Zik n’ Show : Arctic Monkeys Au Summum
Grenoble, le 27 janvier 2010… Le fond de l’air était rouge dans l’Arctic…
Les premiers coups de projecteurs affichaient rouge mercredi dernier au Summum de Grenoble. Rouge colère, rouge infernal, rouge luxure sont autant d’adjectifs qui nous viendraient à l’esprit pour décrire la représentation que nous ont offert les Arctic Monkeys ce mercredi 28 janvier.
Pourtant, le concert était sans prétention. Le professionnalisme de nos stars n’égalaient pas l’image de jeunes pubères déglingés qui leur colle à la peau sur les premières de couvertures. Le public s’en est bien aperçu et il était évident que beaucoup attendaient ce rendez-vous avec grande impatience. Ils étaient généralement bien préparés : bretelles viollettes, ceintures à clous, lunettes de soleil retro et carreaux jusqu’au bout des bottes, tous étaient prêts à accueillir les vedettes. Le look s’affichait alors comme un message grandiloquent d’amour à leur attention, mais étonnement, la prestation ne semblait pas vouloir donner le “la” au public.
Vous dites? Mais qui sont donc les Arctic Monkeys?
C’est dans la ville de Sheffield, dans le comté du Yorkshire du Sud que le groupe apprend à manier les intruments de base du rock. Leur premier concert a lieu dans un pub de la ville, le 13 juin 2003, soit deux ans après leur premiers pas en tant que musicens ! Ces jeunes gens, qui n’aiment décidément pas faire comme les autres, sont même promus par leurs fans qui auraient lancé leur Myspace à leur place.
Après 2 années d’errance, pendant lesquelles leurs morceaux gagnent en popularité sur le net, ils signent chez Domino Records, label entre autre respnsable de la déferlante Franz Ferdinand. I Bet You Look Good On The Dancefloor et When The Sun Goes Down sont les deux singles qui annoncent le carton du premier album Whatever What people Say I Am, That’s What I’m Not, l’une des sorties les plus attendues de l’année 2006 en Angleterre. Ce succès traversera vite les frontières des Iles Britanniques.
Deux albums, un changement de bassiste (avec le départ d’Andy Nicholson pour cause de grosse fatigue) et 4 ans plus tard, la bande de Sheffield arpente les scènes d’Europe de Lisbonne à Offenbach, en passant donc par Grenoble, qui vole, une fois de plus, la vedette à Lyon.

On ne les voit pas d'ici, mais d'énormes canons à confettis s'apprêtent à assaillir les 4500 spectateurs présents au Summum de Grenoble !
La présentation de leur dernier album (sorti en 2009) incarne lui-même une heureuse surprise. Alors que nous étions habitués à une pop anglaise “dynamite”, Humbug nous donne à entendre une nouvelle facette de leur univers musical, imprégné de rythmes blues, de sons punk-rock en mode “grosse artillerie”, et un gros rappel du son des sixties/seventies sur l’ensemble des compositions. L’écoute de ce nouvel opus confirme que les Arctics Monkeys ne sont pas des adeptes du copier/coller. En effet, la reprise du titre Red Right hand, concédé par Nick Cave, a pu trouver un nouveau souffle dans les micros des singes de l’arctique qui ont su renover tout le glamour du morceau, façon nouvelle génération.
Il serait un peu exageré d’affirmer qu’Alex Turner et ses potes ont radicalement changé de couleur musicale depuis leurs débuts. Comme le disait très bien un des spectateurs du concert : “Les Arctics Monkeys n’innovent en rien. Mais ce qu’ils font, ils le font bien. Ils ont leur propre marque de fabrique.” Tout est dit !
Line up :
Alex Turner (Chant+Guitares)
Jamie Cook (Guitares)
Nick O’Malley (Bass)
Matt Helders (Batterie)
Les prochaines dates de concert sont disponible sur : http://www.arcticmonkeys.com/
PHB & Melanie












Attitude
Merci à Mel pour son inestimable participation !! Vas-vite voir d’autres concerts please! Un par semaine pas moins!
de rien
A découvrir donc !
A découvrir carrément en fait… après une écoute minutieuse de Humbug et des précédents…
Juste après Gorillaz alors
Mais alors, totalement ! ^_^
Bon j’organiserais bien un concert Arctic Monkeys vs. Space Monkeys vs. Gorillaz, moi.
Qu’est ce que vous en dites ?
Deal !
Ce matin je me lève (déjà un exploit lol), je me connecte sur le site histoire de me remettre au courant après un petit moment d’inactivité assumée (oui j’avoue…), et qu’ouïe-je, qu’entends-je que lis-je ?? Un Zik N’ Show tout beau tout neuf, que c’est même pas moi qui l’ai publié en plus ! :-p
Alors bon moi j’ai rien contre, surtout quand c’est pour me parler d’un groupe dont le nom n’avait fait que m’effleurer les oreilles.
Alors voilà, merci mon petit fylyp, d’avoir rectifié le tir pour que leur son vienne tapper direct dans mes tympans !
Merci Kryska, et content que tu aies aimé !
On attends ton prochain article avec impatience !!!
Rah décidemment vous êtes obligés de me faire réagir sur ce blog ! Cette fois je vais essayer d’être brève. Je suis une inconditionelle des Monkeys et il faut l’avouer, leur dernier opus est une vraie pépite ! D’une sobriété et d’une richesse incroyable. Ca sent la pesanteur du désert et la rocaille dans les sons de guitares. Bref, le pied total ! J’te dis pas le bonheur quand j’ai enfin tenu le billet de concert. Bordeaux, 30 janvier, Monkeys, me voilà ! J’ai trépigné d’impatience et le jour J est arrivé. Je sais pas si c’est le fait d’avoir rencontré des pures connasses, genre ados pré-pubères qui n’était là que pour voir Alex Turner rejetter sa méchouille toute graisseuse (YEAH ROCK’N'ROLL GUYS) et hurler “AH J’ADORE CETTE CHANSON !” (beh écoute ma chérie, tu prend ton CD, le mode repeat et anda !) mais alors, ma déception à été grande ! Je sais pas, je m’attendais à ce qu’ils envoient la purée les 4 de Sheffield ! Rien du tout ! Dépenser 30 euros pour entendre une compil des 3 opus j’avais la rage ! Ouais, parce que ça, mon iTunes il sait le faire et gratuit même que ! Une barrière infranchissable entre eux et le public, zéro communication, pas un regard, pas un sourire : NIET ! Désagréables pour ne pas dire détestables, avec un Nick qui nous ignorait royalement, un Alex qui n’était même pas capable de garder les yeux ouverts tant il était défoncé et…on aurait pas été là qu’il en aurait été la même ! Quand je vous dis imperturbable, c’est imperturbable ! La meuf en chaleur à ma droite semble au bord de l’hystérie et commence à se faire de l’air en soufflant “Ohlala, mon dieu c’était le me-i-lleur concert de ma vie toute entière” (Oui t’en à vu deux et le premier c’était quoi ? Amel Bent ? hum,mais non, je suis pas mauvaise langue) Quoi qu’il en soit vous avez bien entendu, il est 22h30, c’est fini, ils plient bagages ! Moi j’ai envie de dire WHAT THE FUCK ?! Alors pour moi on ne m’y reprendra plus, les Monkeys c’est le CD et pas plus, sur scène ça vaut pas un copec ! A moins que vous ayez les arguments pour me faire virer de bord mais croyez moi, il va me falloir du lourd !
Sur ces belles paroles, je vous souhaite une bonne soirée, Talissa.
Je n’ai pas été à ce concert (c’est Mel qui nous a rendu ce service), mais je vois ce que tu veux dire. Avec ce genre de “petit” groupe, il faut s’attendre à un certain manque de rigueur lors des lives. Ca s’est déjà vu avec MGMT, par exemple, qui, au moment où leur premier album cassait des briques (et éclipsait Britney Spears sur les fréquences hertziennes), leurs lives laissaient franchement à désirer. A 30 Euros le ticket, c’est clair que ça fait mal.
Bonc ce concert-là, à Grenoble, faisait apparemmement partie des bons, ce qui est très possible sur une même tournée. Petit exemple metal extrême : en 2000, Cradle Of Filth fait sa tournée pour Midian. alors que le concert à la Laiterie de Strasbourg était surprenant de rigueur, celui qui eut lieu à Marseille, à quelques jours de là, fut un véritable fiasco (Dani Filth, le chanteur, bourré comme un coing et sa suite).
Bref tout ça pour dire que la tenue d’un concert dépend visiblement de la capacité du groupe à jouer en live + une multitudes de facteurs liée à l’organisation, à la salle, au public, voire au taux d’ébriété des artistes en question. Je pense qu’il faut aussi compter sur l’impression des musiciens sur la ville avant de jouer, ce qui peut aussi avoir un impact. Exemple : Babylon Circus, habiitué à de bonnes copies en live, sont venus au liban à la fête de la musique (en 2006 ou 2007 je crois), et on fait, du fait de leur apparente euphorie de jouer dans ce pays, un concert exceptionnel en face d’un public qui, en grande partie, allait découvrir le ska le soir même.
Tout ces facteurs peuvent donc influer sur la qualité des concerts dans une même tournée, et expliquer pourquoi celui de Grenoble (ou en plus le public est réputé pour être très chaud), s’est mieux déroulé que celui auquel tu as assisté à Bordeau.
Sinon, merci de commenter, honorable lectrice ^^ Et en espérant te relire bientôt !
Je comprend parfaitement ce que tu veux dire là mais en répondant brièvement, je pense surtout qu’il y à des groupes qu’ont peut appeler des “groupes de scène” et d’autres qui ne le sont pas. Bêtement, je dirait que les Arctic Monkeys font partie de la seconde catégorie car finalement les versions live de leurs chansons n’apportent rien de plus que celles que nous pouvons écouter sur leurs albums. Je ne me fait pas cette idée simplement sur le concert de Bordeaux mais aussi avec les deux lives que j’ai pu voir en vidéo celui à L’Apollo, GB mais aussi celui à Glastonbury…Bref, je pense qu’ils n’ont pas le charisme nécessaire pour être totalement à l’aise sur les planches et faire vibrer l’audience comme il se doit.
Merci à toi de prendre le temps de me répondre. Talissa.
C’est clair qu’à côté d’un Maiden, les Artics font figure de ouistitis du live. Après, même dans cette deuxième catégorie, on peut avoir de bonne surprises. Mais bon, c’est vrai que c’est la loterie à 30 euros le ticket, et ça fait mal !
(courbette révérencieuse, ma chère lectrice)