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	<title>Blog-Bazar &#187; shonen</title>
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		<title>A lire : Young GTO (Shōnan Junai Gumi)</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 13:36:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Lors d&#8217;une précédente chronique (qui remonte à près d&#8217;un an et demi), j&#8217;exhortais les lecteurs du blog à se jeter sans retenue sur les aventures du &#171;&#160;GTO&#160;&#187;, le bien nommé Onizuka Eikichi, ancien loubard ayant choisi d&#8217;embrasser la carrière d&#8217;enseignant dans le Japon des années 90. C&#8217;est avec le même enthousiasme que je vous présente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d&#8217;une précédente chronique (qui remonte à près d&#8217;un an et demi), j&#8217;exhortais les lecteurs du blog à se jeter sans retenue sur les aventures du &laquo;&nbsp;GTO&nbsp;&raquo;, le bien nommé Onizuka Eikichi, ancien loubard ayant choisi d&#8217;embrasser la carrière d&#8217;enseignant dans le Japon des années 90. C&#8217;est avec le même enthousiasme que je vous présente aujourd&#8217;hui la préquelle du manga de <strong>Tōru Fusijawa</strong><em>,</em> plus connu en France sous le nom <em>de Young GTO</em>. Son titre original, <em>Shōnan Junai Gumi</em>, se traduit lui par &laquo;&nbsp;le gang de l&#8217;amour pur de Shōnan <strong>(1)</strong>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><em>Young GTO</em> invite donc le lecteur à voyager à travers les plus belles années de l&#8217;adolescence délinquante d&#8217;Onizuka et de son ami d&#8217;enfance Ryuji Danma, seuls et uniques membres de l&#8217;Onibaku Combi, le duo de choc qui -on ne le dira jamais assez- fit trembler plus d&#8217;une fois les murs des quartiers de Shōnan et les <em>Bōsōzokus </em>qui les rasent habituellement <strong>(2).</strong></p>
<p>Pour ceux qui se posent déjà la question, <em>Young GTO</em> est loin d&#8217;être une nouveauté. Le lancement de la prépublication de ce manga au Japon dans les pages du Sh<em>ōnen Magazine de l&#8217;éditeur K</em><em>odansh</em>a remonte en effet à 1990 et fit le bonheur des lecteurs jusqu&#8217;en 1996, soit un an avant le début de <em>GTO</em> dans le même périodique. L&#8217;appellation &laquo;&nbsp;Young GTO&nbsp;&raquo; est, quant à elle, une trouvaille de <em>Pika Edition</em>, soucieux de souligner la parenté de ce manga avec son illustre successeur (pour des raisons eminemment commerciales), lequel a donc été importé en 2005, soit un an après la publication du dernier tome de GTO sur le sol français.</p>
<h6><span class="Apple-style-span" style="font-size: 10px; font-weight: bold;">(1) <strong>Shōnan</strong> (湘南) est le nom donné à la partie côtière de la préfecture de Kanagawa, autours de la baie de Sagami, à 50 km au sud-ouest de Tokyo..</span></h6>
<h6>(2) Un <em><strong>bōsōzoku</strong></em> (暴走族) est un membre d&#8217;une contre-culture nippone associée à des clubs des motos et des gangs.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/09/Y.GTO_.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-7334" title="Y.GTO" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/09/Y.GTO_-1024x597.png" alt="" width="717" height="418" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce manga nous téléporte dans un Shônan des années 90 reconstitué par l&#8217;auteur et dans lequel les gangs d&#8217;adolescents font la loi et découvrent la vie, dans une impunité quasi-totale. Parmi ces jeunes désœuvrés qui rejettent clairement les valeurs d&#8217;un Japon dévoué corps et âme à la culture du travail et de la réussite scolaire, émerge un duo dont la seule évocation suffit à inonder la plupart des fonds de culotte des malfrats pubères qui hantent la baie de Sagami : l&#8217;Onibaku Combi, composé de Damna Ryuji Damna et d&#8217;Onizuka Eikichi <strong>(3)</strong>.</p>
<p>Il faut savoir que les deux compères ont déjà acquis leur statut de &laquo;&nbsp;membres du duo de la mort&nbsp;&raquo; lorsque le lecteur les rencontre le long des premières pages du manga <strong>(4).</strong> Sans perdre de vue la défense de leur rang, ils se préparent désormais à remporter la victoire dans un autre combat, tout aussi important dans la vie d&#8217;un homme : celui qui fera tomber leur pucelage dans l&#8217;oubli. Leur première confrontation avec le miracle de l&#8217;amour se fera donc pendant les vacances d&#8217;été, aux côtés de deux jeunes étudiantes venues chercher le soleil et l&#8217;aventure sur les plages de Yoroshima <strong>(5)</strong>&#8230;</p>
<h6>(3) Combi&nbsp;&raquo; pour duo et &laquo;&nbsp;oni&nbsp;&raquo; de Onizuka, qui signifie démon et &laquo;&nbsp;baku&nbsp;&raquo; pour Danma, parce que &laquo;&nbsp;bakudan&nbsp;&raquo; signifie bombe, autrement dit : le &laquo;&nbsp;duo démon-bombe&nbsp;&raquo;.</h6>
<h6>(4) Les circonstances de la naissance de leur amitié a fait l&#8217;objet d&#8217;un double volume intitulé <em>Bad Company</em>, paru au Japon en 1998.</h6>
<h6>(5)  Ile situé au nord d&#8217;Okinawa et dépendant de la préfecture de Kagoshima.</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/09/319-1a_YKTQQ-Shounan-Junai-Gumi-v01-c001-009.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7395" title="Young GTO 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/09/319-1a_YKTQQ-Shounan-Junai-Gumi-v01-c001-009-642x1024.jpg" alt="" width="449" height="717" /></a></p>
<p style="text-align: left;">A l&#8217;image de son personnage principal, <em>Young GTO</em> est un manga atypique et inspiré faisant la part belle au sentimentalisme tordu et à la castagne de rue. Détail qui coule de source : la différence se fait au niveau de la maturité du même personnage dans les deux oeuvres. Si l&#8217;Onizuka de <em>GTO</em> cherche sa place dans la mécanique défaillante de la société dans laquelle il évolue, celui de <em>Young GTO</em> se contente de vivre sa vie et de profiter le plus longtemps possible de ce que la jeunesse a à offrir en matière de liberté, de rêve et d&#8217;insouciance. Loin de s&#8217;opposer, les deux personnages sont finalement complémentaires, leurs légendes respectives se justifiant l&#8217;une l&#8217;autre le plus naturellement du monde. Son camarade Ruyji <strong>(6)</strong> se distingue quant à lui par son indéfectible amitié avec Onizuka et par son incorrigible cœur d&#8217;artichaut, qui lui permettra d&#8217;ailleurs de prendre de l&#8217;avance dans sa lutte personnelle contre la virginité.</p>
<p style="text-align: left;">Techniquement,<em> Shōnan Junai Gumi</em> est loin d&#8217;être le prototype du manga parfait. Au niveau du visuel, même s&#8217;il est maîtrisé, le trait de Fujisawa reste résolument grossier et martyrise le concept de l&#8217;esthétique à coups de pioche<strong> (7)</strong>. Ce qui le sauve à ce niveau, c&#8217;est d&#8217;abord sa capacité à caricaturer ses propres personnages avec brio. Un talent naissant dans cette série et qu&#8217;il exploitera à merveille dans la suite des aventures du protagoniste de son histoire. Il y a ensuite sa clairvoyance dans le découpage des scènes de tensions et de combat, qui sont d&#8217;une rigueur clinique, transformant ainsi un manga qui aurait pu être illisible en une véritable autoroute quatre voies avec éclairage permanent qui peut donc se goinfrer en moins de temps qu&#8217;il ne faut pour aller acheter les tomes suivants chez le libraire du coin. Enfin, les choix esthétiques dans la construction des personnages (visages typés shōnen, corps et vêtements d&#8217;adultes portés par des adolescents de 16/17 ans) donnent beaucoup de caractère à l&#8217;ensemble du travail de l&#8217;auteur.</p>
<p style="text-align: left;">
<h6 style="text-align: left;">(6) Qui ira s&#8217;installer à Tokyo en même temps qu&#8217;Eikichi après le lycée et que le lecteur retrouvera donc comme personnage secondaire dans GTO.</h6>
<p style="text-align: left;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 10px; font-weight: bold;">(7) Ami lecteur, retrouveras-t-tu où il est question de pioche dans ce manga ? Indice : chercher du côté de Makoto. Je réfléchirai à une récompense pour toute bonne réponse postée dans les commentaires.</span></p>
<h6 style="text-align: left;"></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/319-61_VUJRA-SJG_v07_c061_p151..jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7420" title="Young GTO 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/319-61_VUJRA-SJG_v07_c061_p151.-682x1024.jpg" alt="" width="477" height="717" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Scénaristiquement, le principal reproche que l&#8217;on peut faire à Fujisawa sur <em>Shōnan Junai Gumi</em> est qu&#8217;il donne l&#8217;impression de ne pas vraiment savoir où il va. Cette observation trouve sa source dans le rythme des aventures de l&#8217;Onibaku : le manga alterne en effet d&#8217;une part, des histoires courtes racontées en un ou deux chapitres et d&#8217;autre part, de véritables feuilletons à rallonge centrés sur une intrigue en particulier. Du coup, le lecteur a du mal à se situer entre l&#8217;histoire complète et la série proprement dit. Pour transposer à la BD européenne, c&#8217;est comme s&#8217;il y avait plusieurs histoires dans un même album de Tintin, et que les dernières pages de ce dernier introduisaient une nouvelle aventure qui s&#8217;étenderait sur deux ou trois volumes suivants, avant de se concentrer à nouveau sur une histoire courte, et ainsi de suite. L&#8217;auteur arrive malgré tout à rester cohérent car c&#8217;est finalement l&#8217;évolution d&#8217;une bande de voyous abandonnant progressivement l&#8217;âge de l&#8217;adolescence qui s&#8217;impose comme l&#8217;un des véritables fil conducteur de ce manga. L&#8217;humour, déjanté sans jamais être indigeste, en est un autre.</p>
<p style="text-align: left;">Autre détail qui pourra, au choix, ravir ou écœurer les lecteurs potentiels : la dose phénomènale de violence verbale et physique dont sont remplis à rabord les 31 volumes qui composent l&#8217;intégralité de cette époque de la vie du GTO. Insultes, appels au meurtre, machisme, violence, torture, glorification des gangs, anarchie, règlements de compte&#8230; la liste est longue et même si le grand cœur du héros de cette histoire s&#8217;abreuve de nobles sentiments, sa reconnaissance commence d&#8217;abord là où ses talents de <em>Bōsōzoku </em>taillent sa réputation de terreur.</p>
<p style="text-align: left;">Ceci dit, toute cette surenchère sert surtout à reproduire le plus romantiquement possible le comportement d&#8217;adolescents bagarreurs s&#8217;employant de manière inconsidérée à se lancer des défis frappés du sceau du bellicisme et de la naïveté. Comme on le devine en parcourant <a href="http://passion-gto.net/gto/interview.php">cette interview de l&#8217;auteur livrée à la fin de la prépublication de GTO</a>, le centre d&#8217;intérêt de Fujisawa n&#8217;est pas le combat, le monde de la rue ou la violence en soi, mais bien la jeunesse qui est obligée d&#8217;évoluer dans ce contexte. Le duo qui forme Onibaku combi est donc avant tout le champion d&#8217;une génération de jeunes qui veulent vivre leur vie sans se faire marcher sur les pieds, dans un pays où ils sont presque tous destinés à passer au hachoir de la vie active nippone <strong>(8)</strong>. Dans une certain sens, on se rapproche d&#8217;Antoine de Saint Exupéry et de son Petit Prince, dans sa défiance pour le monde des adultes, le folklore des voyous japonais en prime.</p>
<p style="text-align: left;">Pour finir cet article, je citerai Monsieur Fujisawa, qui s&#8217;exprimait dans une interview  livrée lors du Comicon de 2002 à San diego (USA) :</p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;TF : Quand j&#8217;étais au lycée, les étudiants détestaient les professeurs et les professeurs pensaient que les étudiants n&#8217;étaient que des trouble-fête. En devenant adulte, j&#8217;ai compris ce que les professeurs enduraient. Naturellement, je comprends les sentiments des étudiants aussi. C&#8217;est la raison pour laquelle j&#8217;ai écrit GTO du point de vue d&#8217;un professeur, même si je n&#8217;ai pas vraiment aimé de professeurs. Puisque maintenant je comprends un peu mieux ce que les professeurs pensent, j&#8217;ai créé le rôle d&#8217;Onizuka pour transmettre aux étudiants comment les professeurs se sentent, même si j&#8217;ai pu être en désaccord avec leurs idéaux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Shonan Junai Gumi</em> fait donc écho à sa suite en se situant cette fois-ci du point de vue des élèves, pour un résultat inspiré qui fait assez vite oublier ses nombreux défauts. Je le recommande donc, pour ceux qui ont été convaincus par GTO, ou les amoureux du manga en général. Par contre, ceux qui sont encore étrangers à ce média devront peut-être faire un détour par des classiques un peu plus accessibles pour pouvoir pleinement apprécier toute l&#8217;intensité et la richesse culturelle <strong>(9)</strong> des aventures de l&#8217;Onibaku.</p>
<p style="text-align: left;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 10px; font-weight: bold;">(8) Rappelons au passage que celle-ci est reconnue pour être l&#8217;une des plus difficiles à vivre en métropole, le pays étant de plus, à l&#8217;époque où est publié <em>Shonan Junaï Gumi</em>, frappé par la crise financière et immobilière subséquente à la politique de surinvestissement du guvernement japonais dans les années 80.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 10px; font-weight: bold;">(9) Monsieur Fujisawa fait partie des auteurs qui sont émerveillés devant la popularité mondiale du manga alors que ces derniers sont souvent destinés au public japonais. De ce fait, il existe de nombreuses références implicites au fonctionnement de la vie en société disséminées dans Shōnan Junai Gumi qui en renforce intelligemment l&#8217;intérêt.</span></p>
<h6 style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/319-54_CPOBL-SJG_v07_c054_p004-005.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7428" title="Young GTO 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/319-54_CPOBL-SJG_v07_c054_p004-005.jpg" alt="" width="540" height="405" /></a><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/2696812338325182208o.png"><br />
</a></h6>
<p style="text-align: left;"><strong>Si vous ne devez en lire qu&#8217;un :</strong> Le tome 1 est assez complet pour servir de test.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Et pour finir, mon préféré :</strong> Le tome 9 ou le terrible secret du professeur Minamino.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Prix par tome</strong> (Pika éditions) : Autours de 6 euros neuf (2 euros en occasion). Chaque tome est assorti d&#8217;un petit lexique pour certains termes techniques ou références culturelles propres au Japon.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Personnage préféré :</strong> comme l&#8217;auteur et son éditeur, je suis un énorme fan de l&#8217;ignoble <strong>Toshiyuki Saéjima </strong>(à l&#8217;extrême droite, sur l&#8217;image ci-dessus) qui est pourtant l&#8217;un des personnages les moins appréciés du public (un détail que vous pouvez découvrir au fil des commentaires laissées par l&#8217;auteur entre les chapitres).</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Divers :</strong> Il existe une série animée forte de 5 épisodes de 52 minutes chacun, qui n&#8217;apportent pas grand chose de nouveau au débat (1994 à 1997) + une adaptation télévisée (un<em> Drama</em>) qui ne casse pas des briques non plus.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/onibakumanga.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-7429" title="Young GTO 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/onibakumanga.png" alt="" width="315" height="364" /></a>PHB</p>
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		<title>A lire (Et pourquoi pas, à voir) : Get Backers</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 18:22:37 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>&laquo;&nbsp;Nous sommes les Get Backers!  Nous récupérons ce qui vous a été volé ou ce que vous avez perdu. Satisfaction garantie à 100% ou presque&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em> </em>Voici (librement retranscrit) le slogan qu&#8217;entonnent en cœur <strong>Mido Ban</strong> (le brun) et <strong>Ginji Amano</strong> (le blond), sur le macadam de cette bonne vieille mégalopole de Tokyo, dans un futur proche. Leur business ne marche pas aussi bien qu&#8217;ils le voudraient, et payer une amende par semaine à la fourrière pour stationnement illicite, n&#8217;arrange rien à l&#8217;état de leurs finances. Peu importe ! Capables de jeûner pendant trois jours, dépositaire d&#8217;une ardoise astronomique au <em>Honky Tonk</em>, la dinette qui leur sert de quartier général, et mus par une motivation sans faille à jouer les justiciers du dimanche, les <em>Get Backers</em> sont indétrônables dans leurs propres petits papiers.</p>
<p>Surtout que les deux énergumènes qui font office de duo de choc dans ce shônen portant le nom de leur raison sociale, ne sont pas de jeunes loups de commune portée. Candide comme la mort, avec son gilet vert et son bermuda court qui lui donnent des allures d&#8217;adolescent attardé, Ginji fut autrefois connu sous le majesteux pseudonyme d&#8217;Empeureur de la foudre. Un titre dont l&#8217;origine n&#8217;est pas étrangère à sa faculté à produire naturellement de l&#8217;électricité et de manipuler les champs magnétiques. Les yeux de Mido Ban, recèlent quant à eux un pouvoir terrifiant appelé le <em>Jagan. </em>Il permet en effet à son utilisateur d&#8217;hypnotiser totalement quiconque croise son regard, et ce pendant une minute, pouvant ainsi réveiller les rêves les plus tendres comme les cauchemards les plus terrifiants dans l&#8217;esprit de ses victimes.</p>
<p>La série des <em>Get Backers</em>, quant à elle, est donc un manga capable de prouver qu&#8217;un scénariste peut tenir une intrigue aussi cohérente qu&#8217;haletante et longue de 39 volumes bien dodus avec une ébauche aussi biscornue.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/569_largeAnimePaperscans_Get-Backers_Hentora_93973.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6287" title="Get Backers 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/569_largeAnimePaperscans_Get-Backers_Hentora_93973.jpg" alt="" width="403" height="470" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Le succès de franchise doit d&#8217;ailleurs beaucoup au talent du très prolifique<strong> Kibayashi Shin</strong>, auteur du fascinant <em>Psychometrer Eiji</em>, ou encore des <em>Gouttes de Dieu</em>, un manga centré sur l&#8217;œnologie et qui défraie forcément la chronique du 9ème art nippon en France. Sous le pseudonyme de<strong> Yûya Aoki</strong>, il est ici associé au dessinateur <strong>Ayamine Rando</strong>, pour qui la renommée se limite, essentiellement et jusqu&#8217;à ce jour, à ce seul titre.</p>
<p style="text-align: left;">Né à Tokyo en 1962, Kibayashi Shin fut diplomé à vingt ans de l&#8217;université de <em>Waseda</em> au sortir d&#8217;un cursus en sciences politiques et d&#8217;économie, et intègra huit ans plus tard la célèbre maison d&#8217;édition <em>Kôdansha</em> (<em>Akira</em>, <em>GTO&#8230;</em>), devenant responsable éditorial de plusieurs titres du <em>Shônen Magazine</em>. L&#8217;influence de ces rédacteurs en chef sur la construction d&#8217;un manga est si grande, que le jargon de la profession les gratifie du titre de &laquo;&nbsp;mangakas de l&#8217;ombre&nbsp;&raquo; (ou <em>tantô</em>, en japonais). Du coup, après avoir participé à l&#8217;élaboration de plusieurs séries, dont le cultissime <em>GTO</em> de <strong>Fusijawa Tooru</strong>, et tenté sa chance dans le registre de la littérature (huit romans inspiré du manga <em>K</em><em>indaichi shōnen no jikenbo </em><strong>(1)</strong>, publié sous le pseudonume d&#8217;<strong>Amaji Seimaru</strong>), il se lança dans la création de <em>Psychometrer Eiji</em>, là encore, sous un autre nom, celui d&#8217;<strong>Andô Yûma</strong>. Ce manga marquera le début de la reconnaissance pour Kibayashi Shin en tant que scénariste de manga, une grâce qu&#8217;il honorera en imaginant<em> Psycho Buster</em>, <em>Tantei Gakuen Q </em>(L&#8217;école des détectives Q) ou encore <em>Kami no Shizuku, </em>le nom japonais des <em>Gouttes de Dieu,</em> pour lesquels il se cache sous le nom de <strong>Tadashi Agi</strong><strong> (2)</strong>. En tout, ce n&#8217;est pas moins de sept pseudonymes différents en plus du vrai nom de l&#8217;auteur qui se partagent l&#8217;ensemble de l&#8217;œuvre de Kibayashi Shin. Aux quatre déjà cités dans ce paragraphe, il faut aussi ajouter <strong>Jôji Arimori</strong> (<em>Snow Dolphin</em> et <em>Asobotto Senki Gokû</em>),<strong> Igano Hiroaki</strong> (<em>Area No Kishi</em>) et <strong>Ryo Ryûmon</strong> (<em>Bloody Monday</em>). Parallèlement, Kibayashi Shin s&#8217;est également essayé au drama (3) et prend aujourd&#8217;hui ses marques dans le kabuki (4).</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(1) Les Enquêtes de Kinaichi, en français, manga dont le scénario de <strong>Kanari Yôzaburô</strong> est soupçonné d&#8217;avoir été initialement crée par </span><span style="font-weight: normal;">Kibayashi</span><span style="font-weight: normal;"> en personne (<strong>Sâto Fumiya</strong> au dessin).</span></h6>
<h6><span style="font-weight: normal;">(2) Merci à la rédaction du mensuel Animeland pour leur dossier sur Kibayashi Shin dans leur numéro de mai 2010.</span></h6>
<h6><span style="font-weight: normal;">(3) Terme utilisé au Japon, en Chine et en Corée pour désigner les séries télévisées racontant une même histoire en plusierus épisodes.</span></h6>
<h6><span style="font-weight: normal;">(4) Théâtre traditionnel japonais.</span></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/ban-mido-6634.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6278" title="ban-mido-6634" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/ban-mido-6634.jpg" alt="" width="551" height="430" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Pour revenir à nos caprinés du genre ovis (à nos moutons, quoi), Get Backers est un manga fantastique qui oscille entre genre policier, shônen de combat et shôjo <strong>(5)</strong> au goût de hentai. Un patchwork improbable auquel les nombreuses références empruntées par le manga fait écho :</p>
<p style="text-align: left;">* Ginji a des faux airs de <em>Naruto</em>, tant sur le plan physique que sur celui du caractère.</p>
<p style="text-align: left;">* Kudo Himiko, amie d&#8217;enfance de Mido Ban est une photocopie de Caska dans <em>Berserk.</em></p>
<p style="text-align: left;">* Kurodo Akabane, aussi connu sous le nom de Dr Jackal, rapelle étrangement Alucard dans <em>Hellsing.</em></p>
<p style="text-align: left;">* Shido Fuyuki, le Beastmaster, est un clone de Sagara Sanosuke dans <em>Kenshin.</em></p>
<p style="text-align: left;">* Mido Ban lui-même ressemble assez à Kenshin Himura, du même manga (même si la ressemblance est un peu moins évidente).</p>
<p style="text-align: left;">* Et que dire du petit côté <em>Sailor Moon</em> de Fucho-In Kazuki, alias le tisseur.</p>
<p style="text-align: left;">En dehors des ressemblances des personnages avec d&#8217;autres héros de manga, <em>Get Backers</em> contient quelques similitudes en terme de décors et de traitement avec d&#8217;autres de ses concurrents. Le quartier de Shinkuju par exemple est ici dominé par une tour gigantesque baptisée <em>Babylon City</em>, et dont le statut n&#8217;est pas sans rappeler la ville de Zalem dans <em>Gummn. </em>Enfin,<em> <span style="font-style: normal;">si </span><span style="font-style: normal;">l&#8217;ambiance générale, l&#8217;humour et le design urbain emprunte quant à eux au registre de </span>GTO<span style="font-style: normal;"> pour les scènes tranquilles (dialogues, contemplations, repas), les combats diffusent, quant à eux, un petit parfum de </span><span style="font-style: normal;">Saint Seiya</span><span style="font-style: normal;">, en moins blèche.</span></em></p>
<p style="text-align: left;"><em><span style="font-style: normal;">Malgré tout, il serait résolument injuste de crier au plagiat.</span></em></p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(5) Désigne un type de manga destiné aux jeunes et petites filles.</span></h6>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Himiska1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-6300" title="Himiska" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Himiska1.png" alt="" width="571" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;impression d&#8217;avoir entre les mains une série qui prône le recyclage sans foi ni loi s&#8217;estompe en effet au bout de quelques chapitres, le temps que le style d&#8217;Ayamine Rando apprivoise le lecteur, et que la trame de Kibayashi Shin fasse clairement comprendre à quel point son géniteur maîtrise les arcanes de l&#8217;intrigue addictive. D&#8217;abord rythmé par une petite série d&#8217;enquêtes destinées à présenter les personnages et leurs capacités, l&#8217;histoire prend une toute autre dimension avec l&#8217;apparition du Dr Jackal, qui oblige les héros, comme dans tout shônen qui se respecte, à placer la barre plus haut. Tout le génie de Kibayashi est d&#8217;avoir su réutiliser les recettes qui marchent en y modifiant le dosage de certains ingrédients à sa manière. Le public aime les méchants qui deviennent gentils ? Dr Jackal sera un méchant qui sera amené à collaborer avec nos héros, sans pour autant devenir leur allié et prenant un malin plaisir à faire planer le doute sur ses motivations. Le public s&#8217;accroche à la logique du héros qui devient de plus en plus fort ? Amano Ginji et Mido Ban sont, dès le début du manga, deux terreurs qui ont décidé de changer de vie. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un aspect assez intéressant de leur relation qui mérite d&#8217;être mis en avant : les deux protagonistes ne sont pas des amis de longue date et le lecteur apprend très vite que leur amitié est assez récente, laissant la place à une révélation progressive de leurs passés respectifs.</p>
<p style="text-align: left;">Côté combat, Ayamine assume sans grande originalité mais avec une finesse somme toute très agréable, l&#8217;orchestration de combats au dénouements aussi variés que la panoplie des techniques employées par les belligérants, qui s&#8217;inspirent d&#8217;un petit peu tout ce qui existe, sans jamais réellement copier personne. Le côté Saint Seiya relevé plus tôt se manifeste à ce niveau, les duels se réglant plus à la botte secrète (avec explication du procédé en cours de route) qu&#8217;à l&#8217;enchaînement de coups comme le ferait un manga plus orienté vers les arts martiaux. Du coup, le découpage tend plus à mettre en avant une série de cases spectaculaires, parfois au détriment de la lisibilité globale. Pour finir sur ce registre, le Jagan (ou l&#8217;œil du démon) est une création intelligente qui apporte le vrai plus de cette série.</p>
<p style="text-align: left;">Reste l&#8217;humour, tantôt enfantin, tantôt adulte, et qui est parfaitement maîtrisé par le scénariste comme par le dessinateur, qui donne par exemple à Ginji les traits d&#8217;un cochon d&#8217;Inde lorsque ce dernier se sent dépassé par les évènements. L&#8217;ensemble est au final plaisant et tient le lecteur en haleine, malgré quelques petits passages à vide bien trop anecdotiques pour entraver l&#8217;engloutissement boulimique de l&#8217;intégralité de la série.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Raitei.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6294" title="Raitei" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Raitei.jpg" alt="" width="388" height="588" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Publié de 1999 à 2007 dans le Weekly Shônen Magazine (<em>Kôdansha</em>)<em>, Get Backers</em> est ce qu&#8217;on pourrait appeler un standard du manga, un cran en dessous du blockbuster international façon <em>One Piece</em>, mais largement plus populaire que des séries plus confidentielles. Les 39 volumes sont disponibles en langue française grâce au éditions <em>Pika</em>. Pour les allergiques aux tankōbon <strong>(6)</strong>, il existe depuis 2002 une adaptation en anime de 49 épisodes de vingt minutes chacun, signé par les Studios <em>DEEN</em> et qui reprend certaines grandes lignes de l&#8217;histoire. D&#8217;assez moyenne facture, celle-ci ne transmettant pas toute la richesse du travail de Kibayashi Shin et Ayamine Rando, je ne saurais que trop vous conseiller de prendre votre courage à deux mains et de plutôt engloutir la quarantaine de volumes qui retrace la délicieuse aventure des Get Backers.</p>
<p style="text-align: left;">Pour vous en convaincre&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(6) Volumes reliés.</span></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/1735152610_small.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6297" title="Get Backers 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/1735152610_small.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p>Si vous ne devez en lire qu&#8217;un : l&#8217;un des deux premiers, l&#8217;histoire prenant un gros coup d&#8217;accélérateur à partir du 3ème.</p>
<p>Et pour finir, mon préféré : Le volume 10, ou le réveil de l&#8217;Empereur de la Foudre.</p>
<p>Prix par volume : aurtours de 6.50 euros.</p>
<p style="text-align: center;">PHB</p>
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		<title>A Lire : 20th Century Boys</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Sep 2010 11:49:01 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois n&#8217;est pas coutume, je vais commencer la présentation du manga de Kurasawa Naoki en vous recommandant d&#8217;écouter ce morceau au titre éponyme du groupe britannique de Glam rock T-Rex, qui sévit de 1967 à 1977, pour s&#8217;éteindre avec le décès dans un accident de voiture, la même année, de son membre fondateur, Marc Bolan, officiant en tant que chanteur, guitariste et compositeur de cette formation.</p>
<p>Cette fantaisie tend à servir deux objectifs : tout d&#8217;abord, faire connaissance avec ce vieux tube qui sert de titre à cet ouvrage comme d&#8217;élément-clé dans l&#8217;intrigue que je suis sur le point de vous dévoiler. Ensuite, vu qu&#8217;il est important que vous découvriez par vous-même ce chef d&#8217;oeuvre de la bande dessinée nippone, vous faire écouter ce morceau est finalement un bon moyen de vous mettre dans l&#8217;ambiance sans trop vous donner de détails. Aussi, je vous souhaite bonne écoute, et bonne lecture !</p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Ylww2dOW7fg?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Ylww2dOW7fg?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>La bande à Kenji</strong></p>
<p>Les enfants adorent jouer aux adultes. Ces derniers passant une bonne partie de leur temps à se battre entre eux et à se plaindre du monde tel qu&#8217;il existe, il n&#8217;est pas étonnant que leurs rejetons tentent souvent de se construire un destin, dont ils consignent les élements constitutifs dans leur jardin secret. Le rêve de la bande à Endô Kenji était de sauver la terre d&#8217;une organisation maléfique imaginaire qui ne souhaitait ni plus, ni moins, la destruction de l&#8217;humanité. Les grandes lignes de ce combat épique furent par conséquent inscrites à jamais dans le &laquo;&nbsp;cahier des prédictions&nbsp;&raquo;. C&#8217;était en 1969. Puis, le temps fit son oeuvre, les enfant devinrent adultes, et le cahier, un souvenir éteint.</p>
<p>Mais en 1997, Donkey, l&#8217;un des membres de cette petite troupe, depuis devenu enseignant, se suicide, laissant les anciens membres de la bande à Kenji découvrir peu à peu que quelqu&#8217;un a commencé à donner vie aux prédictions du cahier&#8230;</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th_century_boys.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4958" title="20th_century_boys" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th_century_boys.jpg" alt="" width="437" height="450" /></a></p>
<p>Ce qui ont déjà lu <a href="http://www.blog-bazar.com/monster/">Monster</a> reconnaîtrons aisément le style d&#8217;Urasawa : son trait sobre mais précis, presque académique; sa tendance à privilégier le texte au dessin (en terme de quantité); sa minutie dans la description des environnements développés (tant sur le plan visuel que scénaristique); ou encore, sa fascination pour le charisme des tyrans et l&#8217;aveuglement des hommes face au pouvoir de ces derniers. Mais il est important de noter que les deux titres n&#8217;ont pourtant pas été traités de la même manière.</p>
<p>Premièrement, si <em>Monster</em> se passe essentiellement en Allemagne, pays que l&#8217;auteur s&#8217;emploie à reconstruire avec brio,<em> 20th Century Boy </em>se déroule dans le Japon natal d&#8217;Urasawa (qui a grandit à Tokyo), d&#8217;où le côté très intimiste du traitement de l&#8217;environnement, dans lequel sont reconstitués pêle-mêle petits restaurants de râmen (nouilles chinoises), combinis (sorte d&#8217;épicerie franchisée), bowling de quartier, quartiers mal famés et autres singularités urbaines que seul un autochtone peut décrire avec autant d&#8217;authenticité.</p>
<p style="text-align: left;">Ceux qui souhaitent parcourir la biographie de l&#8217;auteur découvriront d&#8217;ailleurs, qu&#8217;entre le rock, les références à <em>Astro Boy</em> et aux autres mangas de l&#8217;époque, il se dégage de <em>20th Century Boys</em> un doux parfum de journal intime. C&#8217;est certainement l&#8217;une des raisons pour lesquelles cette histoire touche la corde sensible du lecteur, en reconstituant ce sentiment mélancolique que ressent peut-être tout adulte face aux souvenirs de ses rêves d&#8217;enfance oubliés.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th-century-boys-kanna-kenji.jpg"><img class="size-full wp-image-4959  aligncenter" title="20th-century-boys-kanna-kenji" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th-century-boys-kanna-kenji.jpg" alt="" width="560" height="711" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Ce manga se distingue également par la construction du récit lui-même, dont le fil conducteur zigzague entre plusieurs époques différentes, avec d&#8217;incessants retours en arrière qui apportent autant d&#8217;éléments de réponses aux évènements les plus récents. Pour faire simple, le flashback est ici plus qu&#8217;un outil pour connaître la vérité : c&#8217;est une dimension à part entière. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus, mais sachez toutefois qu&#8217;Urasawa ne s&#8217;est pas perdu en route et qu&#8217;au final, vous aurez droit a un dénouement à la hauteur des vertigineux détours que l&#8217;intrigue nous fait prendre sur 24 tomes. En d&#8217;autres termes, le soufflé ne retombe pas une fois sorti du four, et ce, malgré la rareté des scènes d&#8217;actions.</p>
<p style="text-align: left;">Enfin, la dernière particularité de <em>20th Century Boys </em>réside dans la multiplicité de ses personnages principaux, si bien qu&#8217;il ne serait pas absurde d&#8217;affirmer que le héros de ce manga n&#8217;est autre que l&#8217;ensemble de la bande à Kenji sur près de cinquante ans. Quant à l&#8217;adversaire que doit affronter cette bande, sachez juste qu&#8217;il donne pleinement son sens au mot &laquo;&nbsp;Ami&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20thmanga.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4962" title="20thmanga" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20thmanga.jpg" alt="" width="558" height="539" /></a></p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Que dire de plus, sinon qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;un des mangas les plus palpitants de l&#8217;histoire de l&#8217;interprétation extrême orientale du 9ème art. Un chef d&#8217;oeuvre plébiscité à quatre reprises par de prestigieux prix, dont celui de la meilleure série au festival de la bande dessiné d&#8217;Angoulême, en 2008. Publiée de 2000 à 2007 (avec une coupure de quelques mois en 2006) dans les pages de <em>Weekly Big Comic Spirits</em> (de l&#8217;éditeur <em>Shogakukan</em>), <em>20th Century Boys</em> existe en version reliée de 24 tomes, dont les deux derniers sont intitulés <em>XXI Century Boys</em>, pour des raisons que je vous laisse là aussi découvrir. C&#8217;est sous l&#8217;édition soignée signée <em>Générations Comics</em> (<em>Panini Comics France</em>) que les francophones peuvent se les procurer. Le Japon a lui eu droit a une édition collector des plus originales, avec, entre autres, les paroles et les accords d&#8217;un morceau rock composé par Kenji dans le manga lui-même. Pour finir, le manga a été adapté au cinéma sous la forme d&#8217;une trilogie, sortie dans les salles obscures nippones de 2008 à 2009.</p>
<p style="text-align: left;">Bref, <em>20th Century Boys</em> est un must de chez must, à dévorer sans modération !</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th-century-boyz.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4964" title="20th century boyz" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th-century-boyz.jpg" alt="" width="525" height="389" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Si vous ne devez en lire qu&#8217;un : la question n&#8217;a absolument aucun sens&#8230;il faut tout lire. En fait, si vous ne devez lire qu&#8217;un seul manga de toute votre vie, 2<em>0th Century Boy</em> est un sérieux prétendant.</p>
<p style="text-align: left;">Et pour finir, mon préféré : Le Tome 16, <em>La Base Secrète</em>.</p>
<p style="text-align: left;">Prix par tome : environ 8,50 euros.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20thcb.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4966" title="20thcb" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20thcb.jpg" alt="" width="450" height="345" /></a>PHB</p>
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		<title>A Lire : Full Metal Alchemist</title>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 11:49:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans un monde et une époque qui ne sont pas sans rappeler l&#8217;Europe industrielle du XIXème siècle, Edward et Alphonse Elric, deux jeunes alchimistes d&#8217;Etat, sont à la recherche de la légendaire pierre philosohale. Ed, l&#8217;aîné des deux frères a perdu un bras et une jambe au cours d&#8217;une dangeureuse expérience qu&#8217;il a mené par le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un monde et une époque qui ne sont pas sans rappeler l&#8217;Europe industrielle du XIXème siècle, Edward et Alphonse Elric, deux jeunes alchimistes d&#8217;Etat, sont à la recherche de la légendaire pierre philosohale.</p>
<p>Ed, l&#8217;aîné des deux frères a perdu un bras et une jambe au cours d&#8217;une dangeureuse expérience qu&#8217;il a mené par le passé. Des membres qu&#8217;il a par la suite fait remplacer par des automails, sorte de prothèses métalliques articulées. Quant à Al, le cadet, son corps à tout simplement disparu au cours de cette même expérience ratée. Son âme a donc été fixée par Ed à une vieille armure afin qu&#8217;il puisse rester dans le monde des vivants.</p>
<p>Les deux frères, qui avaient tenté de percer le secret de la transmutation humaine, cherchent maintenant à récupérer leurs corps.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/al.jpg"></a><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/al.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4131" title="al" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/al.jpg" alt="" width="355" height="554" /></a></p>
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<p style="text-align: left;">L&#8217;Alchimie est l&#8217;une des disciplines les plus anciennes de la civilisation. Elle se définit généralement comme l&#8217;art de purifier l&#8217;impur en imitant et en accélérant les opérations de la nature afin de parfaire la matière. S&#8217;il faut attendre le début du deuxième millénaire (ap J.C.) pour que l&#8217;Europe du moyen-âge se passionne pour cette science ésotérique, on en retrouve déjà des traces en Egypte, en Chine ou en Inde dès le IIème siècle ap J.C.</p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;Il s&#8217;agit d&#8217;un corpus de savoirs, distinct de la religion et de la philosophie (même si cela n&#8217;est pas toujours net), car se croyant fondé sur des faits et des déductions, mais sans qu&#8217;il soit possible d&#8217;y trouver des bases scientifiques au sens moderne. Elle se présente comme un ensemble de concepts très généraux et éloignés des faits, qui inspirent cependant un certain nombre de recettes opératoires, et auquel se ramène, de toute façon, toute interprétation des résultats.&nbsp;&raquo; (Larousse)</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;La Pierre Philosophale (ou Pierre des Sages), centre d&#8217;intérêt de l&#8217;alchimie représente l&#8217;aboutissement de ce qui était appelé le Grand Oeuvre. Cette « pierre » serait une substance capable de réaliser la transmutation des métaux « vils » — il faut comprendre non précieux — en or. On pourrait également en extraire la Panacée ou </em><em>Élixir de Longue Vie</em>, qui aurait le pouvoir de guérir tous les maux et rendrait immortel celui qui le boit.&nbsp;&raquo; (Wikipédia).</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est donc autours de ce concept que la charmante <em>Hiromu Arakawa</em> va bâtir son manga.</p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/fullmetal-alchemist.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4145" title="fullmetal-alchemist" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/fullmetal-alchemist.jpg" alt="" width="450" height="480" /></a></p>
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<p style="text-align: left;"><em>Full Metal Alchemist</em> fait partie de ces shônens qui ne me séduisent généralement pas au premier coup d&#8217;oeil, la faute à un design général trop conventionnel et pauvre en détails. J&#8217;ai donc mis un certain temps avant de me décider à me plonger dans cette aventure qui est communément considérée comme l&#8217;un des titres phares de cette dernière décennie. Je constate après coup que ce statut est largement mérité, car ce que je ne jugeais que de loin s&#8217;avère être un petit bijou si on l&#8217;observe d&#8217;un peu plus près.</p>
<p style="text-align: left;">Le dessin, pour commencer, tient bon la rampe et on se rend compte très vite que le côté dépouillé est plus un choix artistique qu&#8217;un aveu de faiblesse face aux impératifs de rythme de diffusion des magazines nippons. Le trait d&#8217;Hiromu est dense et maîtrisé, se concentrant plus sur la clarté des perspectives que sur le détails des textures, ce qui a le mérite de rendre les scènes les plus complexes beaucoup plus lisibles que si elles étaient plus détaillées. On peut sans doute reprocher quelques grossiertés ça et là, mais l&#8217;ensemble est très bon.</p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/FMA8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4147" title="FMA8" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/FMA8.jpg" alt="" width="450" height="366" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Comme souvent dans les shônen à rallonge, les personnages secondaires sont légions. Dans Full Metal Alchemist, tous ont une importance dans le scénario, que ce soit dans le développement de l&#8217;intrigue principale ou juste pour leur participation aux innombrables séquences d&#8217;humour anachronique dont nous fait grâce l&#8217;auteur et que je vous laisse découvrir seuls.</p>
<p style="text-align: left;">Quand à la trame principale, elle est tout simplement géniale et ne s&#8217;arrête pas au simple devenir des héros du manga, plaçant l&#8217;alchimie au coeur du débat. Une trame également renforcée par un petit côté &laquo;&nbsp;road movie au coeur du II ème Reich&nbsp;&raquo; qui se dégage au fil des chapitres, ce qui permet au lecteur de véritablement plonger dans l&#8217;univers d&#8217;Amestris, le pays dans lequel évoluent nos héros. Dernier détails, qui joue beaucoup sur l&#8217;attrait que peut inspirer Full Metal Alchemist : le mélange entre la magie et l&#8217;armée. Une combinaison qui avait déjà été exploitée de manière assez similaire dans la saga des Final Fantasy. C&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;éditeur nippon <em>Square Enix</em> qui se charge de la publication de la série en volumes (25 tomes disponibles début 2010, série en cours).</p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/FMA-7.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4150" title="FMA 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/FMA-7.jpg" alt="" width="368" height="591" /></a></p>
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<p style="text-align: left;">Arrivé en France en 2005, grâce à l&#8217;éditeur <em>Kurokawa</em> (qui en est à 24 tomes traduits), Full Metal Alchemist est ce qu&#8217;on appelle une grosse cylindrée : meilleure vente en 2005, au grand bonheur du <em>Monthly Shonen Gagan</em> de <em>Square Enix,</em> 30 millions de volumes vendus en 2008, une série animée de 53 épisodes s&#8217;inspirant librement de l&#8217;univers en 2003/2004, suivie d&#8217;une autre en 2009, plus fidèle à la trame du manga et toujours en cours, un long métrage animé de très bonne qualité (<em>The Conqueror of Shamballa</em>, 2005), une dizaine de jeux vidéos, la plupart n&#8217;ayant pas été traduits en Europe, et même une série de romans autours de l&#8217;univers du shônen signée Makoto Inoue, disponible en France aux éditions <em>Fleuve Noire</em>&#8230; un palmarès qui en dit long !</p>
<p style="text-align: left;">Personellement, après avoir vaincu mon scepticisme et m&#8217;être laissé convaincre par l&#8217;histoire, je suis actuellement en train d&#8217;acquérir les tomes de la série. Comble du bonheur, à la fin de chaque volume, l&#8217;auteur se lâche en livrant quelques strips mettant en scène soit les personnages de son manga, soit son humble personne, grimée en vachette nervrotique.</p>
<p style="text-align: left;">Que du bonheur !</p>
<p style="text-align: left;">Bref, comme j&#8217;ai l&#8217;habitude de dire, Full Metal Alchemist c&#8217;est vachement bien. N&#8217;hésitez pas ! N&#8217;hésitez plus !</p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/al-21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4155" title="al 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/al-21.jpg" alt="" width="420" height="604" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Si vous ne devez en lire qu&#8217;un : Le tome 1.</p>
<p style="text-align: left;">Et pour finir, mon préféré : Le tome 7 (dans lequel on découvre le personnage de Greed)</p>
<p style="text-align: left;">Prix moyen: autours de 7 euros par tome.</p>
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		<title>A lire (Et Pourquoi Pas, A voir) : Naruto</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 12:10:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Notre histoire se déroule à une époque impossible à dater, mais qui semble postérieure à la nôtre, malgré sa grande ressemblance avec le Japon féodal. Le monde s&#8217;est divisé en cinq grands pays qui comptent sur la puissance militaire des ninjas issus des villages cachés situés à l&#8217;intérieur de leur frontières. Le village caché de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre histoire se déroule à une époque impossible à dater, mais qui semble postérieure à la nôtre, malgré sa grande ressemblance avec le Japon féodal. Le monde s&#8217;est divisé en cinq grands pays qui comptent sur la puissance militaire des ninjas issus des villages cachés situés à l&#8217;intérieur de leur frontières.</p>
<p>Le village caché de la Feuille (<em>Konohagakure no Sato</em>) est le puissant dépositaire de la puissance militaire du Pays du Feu (<em>Hi No Kuni</em>). On raconte que ce village fut pratiquement réduit en cendres quelques années plus tôt, sous les assauts d&#8217;un terrifiant démon connu sous le nom de <em>Kyuubi</em>, le Renard à 9 queues. L&#8217;Histoire veut que ce soit le chef du village, le combattant de génie qui avait accédé très jeune au rang de quatrième <em>Hokage</em> (ombre du feu) qui réussit à mettre fin à l&#8217;offensive du démon. Ce fut sa dernière mission.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/22.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3733" title="Naruto 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/22.jpg" alt="" width="478" height="534" /></a></p>
<p>Apparemment incapable de tuer le <em>Kyuubi</em>, le quatrième <em>Hokage</em> le scella, grâce à un puissant sort, dans le corps d&#8217;un nouveau-né. Ce dernier grandit bien gré mal gré, injustement assimilé à la créature qu&#8217;il abritait en son sein et considéré comme une arme par une parties des respnsables de son village. C&#8217;est les aventures de ce jeune garçon que ce shônen nous propose de suivre : les aventures D&#8217;<em>Uzumaki Naruto</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/wallpaper10_1024.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3738" title="wallpaper10_1024" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/wallpaper10_1024.jpg" alt="" width="462" height="430" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Ma rencontre avec le petit blond qui se donne des airs de terreur remonte à 2006 et coïncide avec l&#8217;arrivée de la <em>freebox</em> dans notre ancienne colocation. A cet époque, la chaîne <em>Game On</em>e était la première à avoir introduit la série en France et mon colocataire était logiquement tombé sous le charme du petit ninja. Personnellement, j&#8217;en avais bien entendu parler mais je m&#8217;appliquais à jouer au réactionnaire tant les similitudes avec le classique<em> Dragonball</em> me sautaient aux yeux, à commencer par la couleur des vêtements du héros ou la coupe de cheveux, très proche des codes de l&#8217;oeuvre de Toriyama.</p>
<p>Mon intuition était bonne tant Naruto est un shônen fidèle à son <em>nekketsu</em> (littéralement sang bouillant), autrement dit, sa recette de <em>shônen</em> : un héros orphelin, honnête à la limite de la naïveté, qui va utiliser ses pouvoirs hors-normes pour réaliser son rêve, et dont les forces se déculperont lorsqu&#8217;il sera sur le point de perdre ou de mourir.</p>
<p style="text-align: left;">Je trouvais aussi que le design géneral de la série était assez grossier, et la qualité d&#8217;animation moyenne. Je fis donc de la résistance pendant un petit mois ou deux&#8230; jusqu&#8217;au jour où je finis par suivre un épisode entier avec mon colocataire, avant d&#8217;enchaîner sur les 5 suivants. Le mal était alors fait. La série comptait alors près de 200 épisodes d&#8217;un premier arc que je me suis goinfré jusqu&#8217;en 2008, année à laquelle le deuxième arc adapté en animé arriva dans nos frontières&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/wallpaper6_1280.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3740" title="Naruto 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/wallpaper6_1280.jpg" alt="" width="537" height="389" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Naruto est donc une série prenante et originale qui pêche néanmoins sur plusieurs aspects. Premier problème, commun à beaucoup de séries au long-cours, le nombre d&#8217;épisodes inutiles, bonus ou traînant en longueur, surchargés de flashbacks et de perspectives souvent futiles et inintéressantes. On suit à contre-coeur parce qu&#8217;il faut suivre et c&#8217;est tout.</p>
<p style="text-align: left;">Deuxième grief, la qualité de l&#8217;animation qui est va de  moyenne à mauvaise, à l&#8217;exception de quelques (trop rares) épisodes dans lesquelles la barre remonte de plusieurs crans. A noter que le deuxième arc, <em>Naruto Shippuden</em> est dans l&#8217;ensemble de bien meilleure qualité.</p>
<p style="text-align: left;">Enfin, les gens allergiques à l&#8217;humour potache à la japonaise sentiront les vannes de naruto passer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/Naruto-6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3742" title="Naruto 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/Naruto-6.jpg" alt="" width="302" height="737" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Alors pourquoi s&#8217;infliger autant d&#8217;épisodes ? Eh bien, si la série se démarque malgré tout par la qualité correcte de la bande son et une certaine régularité dans le traitement d&#8217;une trame aussi longue, les vrais clés du succès planétaire de Naruto sont contenues dans le shônen de <em>Masashi Kishimoto</em>.</p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;univers développé par le magaka est impressionnant : hormis les hordes de personnages secondaires sur lesquels la trame se fixe volontiers, il faut également compter avec un cadre rigoureusement travaillé (un passé dans lequel se mêle des anachronismes technologiques surprenants) et un système de combat très addictif, mélangeant arts ninjas, combat brut et déferlantes sauvages de pouvoir dans un registre visuel sensiblement différents de celui de <em>Dragon Ball</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/Naruto-9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3747" title="Naruto 9" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/Naruto-9.jpg" alt="" width="471" height="698" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Autre point fort, le scénario est centré sur le personnage de Naruto passant progressivement à l&#8217;âge adulte (Un autre point commun avec l&#8217;oeuvre de Toriyama), en insistant beaucoup sur le ressenti du héos face aux dilemne que la vie d&#8217;un guerrier impose et les contraintes posée par la présence d&#8217;un démon dans son corps. Les deux oeuvres se différencient par contre sur le traitement de l&#8217;aspect historique et géopolitique du cadre, très développé dans <em>Naruto et </em>fantastiquement parodié dans Dragonball (souvenez-vous de l&#8217;armée du Ruban Rouge).</p>
<p style="text-align: left;">Il ya ensuite cette intelligence marketing dans la conception même du scénario : le personnage d&#8217;Iruka Sensei apparaissant au début de la série a été &laquo;&nbsp;commandé&nbsp;&raquo; par l&#8217;éditeur dans un souci d&#8217;identification des jeunes lecteurs. Si Uzumaki Naruto est sans conteste la coqueluche des marginaux, son ami et rival Uchiwa Sasuke est le stéréotype même du beau gosse surdoué ténébreux, le fantasme stéréotypé de générations entières d&#8217;adolescentes; Tsunade, la puissante <em>Sannin, </em>utilise un sort pour garder ses 20 ans ainsi qu&#8217;une poitrine de porn star alors que son homologue Jiraya<em> </em>est un pervers<em> </em>qui se complaît dans le rôle d&#8217;auteur de recueils érotiques, son premier fan n&#8217;étant autre que Kakashi Sensei, le second maître de Naruto. Bref, côté public, ça ratisse large.</p>
<p style="text-align: left;">Enfin, l&#8217;intrigue est tout sauf linéaire et fait intervenir des ennemis charismatiques aux profils et aux abilités variés que je vous laisse décourvrir.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/naruto_big_group.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3748" title="naruto_big_group" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/naruto_big_group.jpg" alt="" width="528" height="418" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Comme à mon habitude, lorsque j&#8217;aborde un manga en passant d&#8217;abord par la case &laquo;&nbsp;anime&nbsp;&raquo;, je reprends l&#8217;oeuvre originale au moment ou je rattrape la série télévisée, je la dévore de A à Z pour me retrouver &laquo;&nbsp;Gros Jean comme devant&nbsp;&raquo; avec deux versions de la même franchise à suivre à un rythme de parution régulier. Je me détache d&#8217;ailleurs assez souvent de l&#8217;anime au profit du manga, plus concis et surtout, plus en avance sur l&#8217;histoire. Pour Naruto, j&#8217;avoue que le traitement des derniers épisodes est vraiment de bonne qualité, ce qui m&#8217;a poussé à suivre de temps en temps la progression de l&#8217;anime.</p>
<p style="text-align: left;">Le manga de Naruto souffre également d&#8217;un manque de soin global au niveau du design, franchement limite sur certaines cases tant pour la qualité d&#8217;exécution que pour l&#8217;esthétique, souvent grossière. Ce dernier aspect se comprend mieux quand on sait que ce shônen s&#8217;adresse également à des enfant japonais de pres de 5 ans. Le sujet, aussi guerrier soit-il, ne peut alors évidemment pas être traité comme un <em>Claymore</em>, ou un <em>Berserk</em>.Bref, manga et animé se valent : si le manga va directement à l&#8217;essentiel, la série apporte un gros plus en terme d&#8217;ambiance.</p>
<p style="text-align: left;">Allez, avant de finir, un petit top 5 des génériques de la série !</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ingGUrC_bwI" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/ingGUrC_bwI"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Verdict : Le petit ninja de Konoha s&#8217;est en tout cas imposé comme LA référence du manga grand public, malgré ses nombreux défauts. Au-delà du marketing, au delà de l&#8217;effet de mode, Masashi Kishimoto ne trompe pas son monde et s&#8217;évertue à livrer un contenu cohérent et constant qui fait vibrer son shônen (publié dans Weekly Shonen Jump depuis 1999). Uzumaki Naruto est en tout cas loin d&#8217;être un héros anodin, comme Goku en son temps.</p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;adaptation en série animée signée Studio Pierrot se divise en deux arcs successifs intitulés Naruto (220 épisodes) et Naruto Shippuden (156 épisodes, série en cours). De plus, la franchise est déjà riche de 7 longs métrages animés et d&#8217;une foule astronomique de jeux vidéos inspirés du manga sur toutes le consoles existants depuis le début du XXI ème siècle. La version française du manga, signée <em>Kana,</em> suit quant à elle de près la publication japonaise.</p>
<p style="text-align: left;">A lire, ou à voir, si vous avez BEAUCOUP de temps à perdre.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/naruto-10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3751" title="naruto 10" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/naruto-10.jpg" alt="" width="553" height="415" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Pas de tome préféré ce coup-ci non plus, pour le côté lecture&#8230; l&#8217;ensemble est trop homogène. Mais je peux d&#8217;ores et déjà vous dire que j&#8217;ai adoré le duo Deidara et Sasori et qu&#8217;Orochimaru est un vilain de première catégorie. Concernant l&#8217;anime, la série met un gros coup de trique dès le départ avec les épisodes centrés autours du démon du village de Kiri (nan, rigolez pas).</p>
<p style="text-align: left;">Prix par tome : autours de 7 euros</p>
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		<title>A Lire : Death Note</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 11:47:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[JE M&#8217;APPELLE YAGAMI LIGHT. Je suis né le 2 février 1986 et je vis à Tokyo avec mes parents. Je suis un brillant lycéen au physique des plus agréable, doté d&#8217;une intelligence au-dessus de la moyenne. Sans vouloir me vanter, je pense faire partie de l&#8217;élite de ce pays. Humble et discipliné, je m&#8217;efforce chaque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;"><strong>JE M&#8217;APPELLE YAGAMI LIGHT.</strong></p>
<p>Je suis né le 2 février 1986 et je vis à Tokyo avec mes parents. Je suis un brillant lycéen au physique des plus agréable, doté d&#8217;une intelligence au-dessus de la moyenne. Sans vouloir me vanter, je pense faire partie de l&#8217;élite de ce pays. Humble et discipliné, je m&#8217;efforce chaque jour de rendre hommages aux talents que la nature m&#8217;a confié et que mes parents ont su protéger avec amour. J&#8217;ai aussi une adorable petite soeur, Sayu, qui m&#8217;adore et pour qui je m&#8217;applique à jouer les grands frères modèles.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/121.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2838" title="Yagami Light 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/121.jpg" alt="" width="505" height="239" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Mais ces privilèges n&#8217;ont jamais fait de moi le plus heureux des hommes car j&#8217;ai toujours été trop attentif à la corruption du monde. La violence et la misère semblent en effet indémodables sur cette terre et je suis malheureusement trop réaliste pour espérer pouvoir changer les choses à moi tout seul. Je suis conscient que la vie d&#8217;un homme s&#8217;y épuiserait en vain, et je ne suis moi-même, malgré toutes mes qualités, qu&#8217;un simple mortel.</p>
<p style="text-align: left;">Un jour, je fus témoin d&#8217;un évènement singulier : un cahier noir tomba de je ne sais où pour se poser sur l&#8217;herbe de la cours du lycée. Je pus observer le phénomène depuis la fenêtre de la salle de classe. A la fin de la journée, je fus surpris de retrouver ce même cahier là où mon regard l&#8217;avait laissé. Personne ne semblait y avoir fait attention. Je m&#8217;en approchai alors pour le ramasser. Sa couverture était intégralement noire et mettait en valeur un titre étrange, écrit par une main malhabile : <em>Death Note</em>.</p>
<p style="text-align: left;">Je ne sais toujours pas quelle force poussa l&#8217;être rationnel que je suis à emporter ce cahier chez moi. Peut-être cette phrase, qu&#8217;il contenait et qui énonçait ce qui semblait être la première règle d&#8217;une longue série :</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><em>La personne dont le nom est écrit dans ce cahier mourra&#8230;</em></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/07.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2843" title="Death Note 03" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/07.jpg" alt="" width="503" height="423" /></a><br />
</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>JE M&#8217;APPELLE RYUK ET JE SUIS UN SHINIGAMI.</strong></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">En d&#8217;autres termes, je suis un ange de la mort. Admirez ma dégaine ridicule de clown gothique ! Ne me demandez pas mon âge car il paraît que je suis immortel. Si vous enviez ma position, je vous rassure tout de suite : vous ne ratez rien !</p>
<p style="text-align: left;">Le monde dans lequel je vis n&#8217;est qu&#8217;un désert grisâtre qui s&#8217;étend à perte de vue et dans lequel je m&#8217;emmerde sec avec mes semblables. Tuer les humains depuis ce trou à rats est ma seule attribution et je peux vous dire que ça fait longtemp que ça ne m&#8217;amuse plus. Il faut dire que les tuer en inscrivant simplement leur nom dans le Death Note que le Roi des Shinigamis m&#8217;a refourgué, c&#8217;est marrant cinq minutes. Allez ! Une petite heure tout au plus, le temps de faire le tour de toutes les petites nuances de ce cahier à la con. Mes collèguent, eux, tuent l&#8217;ennui en jouant aux osselets ou aux cartes, mais pour tout vous dire, ça me blase aussi.</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est pour ça que moi, Ruyk le Shinigami, j&#8217;ai trouvé une excellente idée pour passer le temps : <em>j&#8217;ai laissé tomber mon Death Note dans le monde des humains..</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/death-note-1-1024x768.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2846" title="death-note-1-1024x768" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/death-note-1-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="369" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Les concepts les plus simples sont souvent les plus efficaces. Prenez <em>Tetris, </em>par exemple : il s&#8217;agit, dans ce jeu, d&#8217;empiler des briques, l&#8217;une après l&#8217;autre, pour les aligner en vue de les faire disparaître. Le concept tient en une phrase mais son application ouvre la voie à une multitude de combinaisons en fonction de la vitesse de chute des briques, des différentes formes qui se succèdent ou encore de ce que rapporterait une ligne au joueur en terme de récompense.</p>
<p style="text-align: left;">Dans Death Note, le principe est tout aussi sommaire : tuer des gens en inscrivant simplement leur nom sur un cahier prévu à cet effet. Mais, pour que ça marche, il faut avoir en tête le visage de la personne dont on veut se débarasser . Par conséquent, il est impossible de tuer toutes les personnes portant le même nom que l&#8217;élu de votre coeur. Autre petit détail amusant : la mort a lieu par crise cardiaque dans les quarante secondes qui suivent l&#8217;inscription du nom dans le carnet. Il est néanmoins possible de préciser la cause de la mort. Cela fait, l&#8217;utilisateur du Death Note disposera d&#8217;un délai supplémentaire de six minutes et quarante secondes pour détailler les circonstances du décès&#8230; Pour finir, la question qui fait peur et que cet objet met en avant est : que&#8217;est ce que nous rapporterait la mort de quelqu&#8217;un ?</p>
<p style="text-align: left;">Arrêtons-nous là&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/deathnote-hist2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2849" title="Death Note 04" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/deathnote-hist2.jpg" alt="" width="514" height="347" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Death Note est donc un Shonen diabolique dont le scénario a été imaginé par Tsugumi Oba <strong>(1)</strong> et remarquablement mis en images par Takeshi Obata. La publication s&#8217;est faite d&#8217;abord au Japon dans les pages du fameux <em>Weekly Shonen Jump</em>, de décembre 2003 à mai 2006, avant de connaître un franc succès à  l&#8217;international, lui permettant d&#8217;être traduit dans plusieurs langues, dont le français (par Kana, en 13 volumes, série achevée). Le manga fut également adapté en un anime de 37 épisodes d&#8217;une remarquable qualité, signé <em>Studio Madhouse. </em>Enfin, 3 adaptations cinématographiques ont vu le jour au Japon, toutes un gros cran en dessous en terme de qualité. Je vous laisse plutôt jeter un oeil au premier générique de l&#8217;anim.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/grzyzRfKLNE" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/grzyzRfKLNE"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Il n&#8217;y a rien à ajouter sur le manga lui-même : beau, lisible, soigné et offrant une montagne de textes pour décrire une véritable partie d&#8217;échec sur fond de roman policier. L&#8217;édition de Kana est, quant à elle, très élégante.</p>
<h6>(1) Qui est également le scénariste de Bakuman, un manga centré sur l&#8217;univers des magakas.</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/tome-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2861" title="Death Note 05" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/tome-1.jpg" alt="" width="450" height="662" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Le succès de Death Note s&#8217;explique beaucoup par l&#8217;ingéniosité du concept qui a réussi à matérialiser un pouvoir aussi violent que celui de donner la mort à distance dans un des objets les plus universels. De plus, c&#8217;est ici un support destiné à la création qui est mis au service de la destruction, et l&#8217;idée nous amène tous à envisager notre possible réaction si nous nous retrouvions avec un tel objet entre les mains, aussi accessible et terrifiant en même temps ! Nos amis les belges, dont on ne remet plus le sens de l&#8217;humour en question, ont d&#8217;ailleurs fêté Death Note à leur manière :</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.20minutes.fr/article/185417/Monde-Decouverte-macabre-en-Belgique.php">http://www.20minutes.fr/article/185417/Monde-Decouverte-macabre-en-Belgique.php</a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Toujours est-il que voir évoluer Light Yagami, premier de classe en béton armé avec un tel objet est une excellente occasion de voir l&#8217;étendue des possibilités qu&#8217;offre ce pouvoir et les précautions à prendre pour l&#8217;utiliser.</p>
<p style="text-align: left;">Suivez donc le guide&#8230; car Kira veille au grain.</p>
<h6><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/light-yagami-1456812c49.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2853" title="light-yagami-1456812c49" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/light-yagami-1456812c49.jpg" alt="" width="570" height="626" /></a></h6>
<p>Si vous ne devez en lire qu&#8217;un : Le tome 1, puis le 2, puis le 3, puis le 4, puis le 5, puis le 6&#8230;</p>
<p>Notez qu&#8217;il existe un pilote de 55 pages contenu dans le tome 13, qui est plus un guide book. Pour public averti.</p>
<p>Prix Fnac : 8.08 euros.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2855" title="02" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/02.jpg" alt="" width="215" height="358" /></a>PHB</p>
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		<title>A lire : GTO</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 10:47:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ces initiales ne sont pas empruntées au jargon automobile, mais servent d&#8217;étendard à l&#8217;un des héros de manga les plus exubérants de la planète Japon, j&#8217;ai nommé Onizuka Eikichi, 22 ans, célibataire, toujours puceau et autoproclamé Great Teacher Onizuka. Arrivé à Tokyo 6 ans plus tôt ce fier loubard de quartier cherchait toujours aussi désepérément [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Ces initiales ne sont pas empruntées au jargon automobile, mais servent d&#8217;étendard à l&#8217;un des héros de manga les plus exubérants de la planète Japon, j&#8217;ai nommé Onizuka Eikichi, 22 ans, célibataire, toujours puceau et autoproclamé <em>Great Teacher Onizuka</em>.</p>
<p>Arrivé à Tokyo 6 ans plus tôt ce fier loubard de quartier cherchait toujours aussi désepérément du travail. La vie était plus simple à Shonan <strong>(1)</strong>, lorsque son meilleur ami Danma Ryuji et lui, formait le &laquo;&nbsp;Onibaku Combi&nbsp;&raquo;, le duo de motards le plus craint de la région. Une réputation de terreur gagnée à coup de multiples torgnoles savamment administrées ou stoïquement subies. Mais ils avaient grandit tous les deux et Ryuji avait finalement ouvert son propre garage moto. Onizuka, lui, broyait du noir, sentant son magnifique destin de mec le plus génial de la terre s&#8217;envoler à tire-d&#8217;aile.</p>
<h6>(1) Région du centre du Japon, le long de la baie de Sagami.</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/02.jpg"><img class="size-full wp-image-2671   aligncenter" title="GTO 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/02.jpg" alt="" width="410" height="614" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Zi Ultimate Plouc !</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p>Un jour, au terme d&#8217;une énième séance de recherche d&#8217;emploi foireuse, Onizuka Eikichi, 22 ans, célibataire et libre comme l&#8217;air, est frappé par la lumière et décide d&#8217;embrasser le rêve de devenir enseignant. Un moyen idéal d&#8217;allier une situation financière stable et une vie tumultueuse remplie d&#8217;amours interdits avec de jeunes lycéennes, pense alors le brillant carriériste. Se voyant déjà en quadragénaire calvitueux se faire accueillir chez lui par une fringante jeune fille habillée de son seul tablier de cuisine, notre &laquo;&nbsp;hellouf&nbsp;&raquo; prend donc le parti de se donner corps et âme à l&#8217;accomplissement de son destin.</p>
<p>Massivement sous-diplomé, et donc inculte au-delà du réel, Onizuka se heurte d&#8217;abord à la dure réalité du curriculum vitae, de la lettre de motivation et de l&#8217;entretien d&#8217;embauche d&#8217;un enseignant. Au terme d&#8217;un échange plus que calamiteux avec Hiroshi Uchiyamada, le sous-directeur du collège Kisshō, qui pousse presque notre valeureux crétin à abandonner son projet, Onizuka Eikichi, 22 ans, célibataire et ceinture noire de karaté se voit alors offrir une chance inespérée de réaliser son rêve dans cet établissement grâce à la directrice du collège, Mme Sakurai. Sa mission? Devenir le professeur principal de la classe la plus redoutée par tout l&#8217;encadrement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/20.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2684" title="GTO 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/20.jpg" alt="" width="473" height="699" /></a></p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est donc une bande de charmants adolescents d&#8217;éducation bourgeoise qu&#8217;Onizuka doit se taper. Vifs, sournois et méchamment organisés, ces derniers sont prêts à tout pour obtenir son renvoi ou sa démission. La tâche du GTO est compliquée, surtout que l&#8217;utilisation du karaté à des fins pédagogique est proscrite et que le corps enseignant du collège Kisshō voit d&#8217;un très mauvais oeil l&#8217;intégration de cet énergumène au sein de l&#8217;établissement. Mais, au delà de sa délicatesse de porc, de son QI de tortue de mer et de sa plouc-attitude dernier cri, Onizuka Eikichi est un battant, un vrai&#8230; et impossible <strong>(2)</strong> ne fait pas partie de son vocabulaire.</p>
<h6>(2) D&#8217;ailleurs, il ne sait même pas comment ça s&#8217;écrit.</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/Eikichi_Onizuka_28.jpg"><img class="size-full wp-image-2675  aligncenter" title="GTO 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/Eikichi_Onizuka_28.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Le thème central de GTO propose une introspection de la société japonaise, à travers le prisme de l&#8217;enseignement. Les malaises des professeur et des étudiants sont autant d&#8217;obstacles qu&#8217;Onizuka doit franchir pour mener sa mission à bien: aux enfants gâtés, dépressifs, suicidaires, égocentriques ou violents, l&#8217;homme aux mille grimaces apportera son expérience de chien de rue; aux professeurs aigris et usés par leur profession, le maître du German Suplex <strong>(3)</strong> leur rappellera la raison pour laquelle ils ont embrassé la carriere d&#8217;enseignant. Ce qui aurrait pu être un shonen mièvre et moralisateur se transforme en une hilarante leçon de vie dans laquelle le personnage principal fait office de parcours initiatique pour son environnement. De son côte, Onizuka cherche juste à remplir deux objectifs : garder son boulot et trouver une femme ! Qui a dit que la vie était compliquée ?</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Le personnage de Toru Fusijawa est tout simplement génial : un monstre de non-conformisme, loufoque, spontané et lubrique, luttant corps et âmes pour arrêter la marche aveugle d&#8217;une société qui ne prend plus le temps de s&#8217;épanouir dans sa course effréné vers la réussite, n&#8217;hésitant pas à sacrifier son entourage pour parvenir à ses fins. Onizuka Eikichi a lui le pouvoir d&#8217;arrêter cette foule en marche, d&#8217;attirer son attention et de lui imprimer son message subliminal à coup de burin. Exemple et contre-exemle à la fois, il est l&#8217;homme de la situation pour aider les jeunes collégiens à se préparer à l&#8217;âge adulte et à construire leur rêve. Il est également le pilier du scénario, qui perd souvent de sa saveur dès qu&#8217;il s&#8217;éloigne trop longtemps des cases.</p>
<p style="text-align: left;">
<h6>(3) Prise de lutte pour le moins impressionnante lorsqu&#8217;elle est exécutée par Onizuka.</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/GTO_v25_131.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2691" title="GTO 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/GTO_v25_131.jpg" alt="" width="466" height="682" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Côté pinceaux, le design rend brillamment hommage à ce héros, notamment à travers une palette d&#8217;expressions faciales des plus délirantes, qui contrastent toutes avec son air de mec brillant, caricature assumée du héros de papier nippon (les yeux en amande, visage de 3/4, petit sourire carnassier). Un foule de références à d&#8217;autres héros de manga (<em>Ken le survivant</em> et <em>Doremon</em> en tête), vient également relever la sauce.</p>
<p style="text-align: left;">Le reste, bien que très classique, tient bon la rampe et offe une lisibilité plus que correcte faisant de GTO un manga très agréable à lire.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/largeanimepaperscans_great-teacher-onizuka_valkorn_92928.jpg"><img class="size-full wp-image-2693  aligncenter" title="GTO 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/largeanimepaperscans_great-teacher-onizuka_valkorn_92928.jpg" alt="" width="369" height="504" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Ce sont les pages de <em>Shonen Magazine</em> qui hébergèrent GTO dès 1997, primé par <em>Kodansha</em> l&#8217;année suivante (prix du meilleur manga). La série, achevée depuis, connu une excellente adaptation en OAV de 43 épisodes calqués sur le manga, que je vous recommande en VO ainsi qu&#8217;en VF (traduction remarquable). Générique.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/iCZ2DR80Xb0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/iCZ2DR80Xb0"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Une série télévisée avec de vrais acteurs (japonais) a également vu le jour, intitulée <em>GTO Live </em>(12 épisodes)<em>, et </em>qui n&#8217;a malheureusement retenu que le côté une peu cul-cul du manga, pour un résultat final qui fait légèrement sourire sans plus, et une qualité de réalisation digne d&#8217;un Bioman. Les Shonen <em>Young GTO </em>et<em> Bad Company</em>, reviennent, eux, sur la jeunesse mouvementée d&#8217;Eikichi et de Ryuji. Enfin, <em>GTO Shonan, 14 days, </em>publié au Japon depuis 2009 raconte la suite des aventures du professeur le plus atypique du monde. C&#8217;est dire si le personnage est fouillé.</p>
<p style="text-align: left;">La version française du manga est elle éditée chez <em>Pika</em>, en 25 volumes.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">A dévorer, en manga ou en anime. Tout public.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Si vous ne devez en lire qu&#8217;un : Le tome 1.</p>
<p style="text-align: left;">Et pour finir mon préféré : Je ne peux pas répondre à cette question, vu que j&#8217;ai tout lu d&#8217;une traite. Mais l&#8217;épisode des vacances à Okinawa est un must !</p>
<p style="text-align: left;">Prix Fnac : 6.61 euros</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/gto.jpg"><br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-2669" title="GTO 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/gto.jpg" alt="" width="500" height="340" /></a></p>
<p style="text-align: center;">PHB</p>
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		<title>A Lire : Saint Seiya Episode G</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 23:58:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Les chevaliers du Zodiaque&#160;&#187; en français.&#160;&#187;Los Caballeros del Zodiaco&#160;&#187; en espagnol, &#171;&#160;I Cavalieri dello zodiaco&#160;&#187; en Italien, &#171;&#160;Zodiac Knights&#160;&#187; en anglais&#8230;  au regard de cette palette de traductions, il semble que les fans de Saint Seiya soient légion sur cette terre. Pour ceux qui auraient échappé à cette déferlante télévisuelle du début des années 90, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Les chevaliers du Zodiaque&nbsp;&raquo; en français.&nbsp;&raquo;Los Caballeros del Zodiaco&nbsp;&raquo; en espagnol, &laquo;&nbsp;I Cavalieri dello zodiaco&nbsp;&raquo; en Italien, &laquo;&nbsp;Zodiac Knights&nbsp;&raquo; en anglais&#8230;  au regard de cette palette de traductions, il semble que les fans de <em>Saint Seiya</em> soient légion sur cette terre.</p>
<p>Pour ceux qui auraient échappé à cette déferlante télévisuelle du début des années 90, associée en France au Club Dorothé, <em>Saint Seiya</em> est d&#8217;abord un manga de Masami Kuramada (très) librement inspiré de la mythologie grecque et retraçant l&#8217;épopée des chevaliers de la déesse Athéna, réincarnée dans notre monde à chaque fois que la terre est menacée (rien que ça !).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/EpisodeG-0012.jpg"><img class="size-full wp-image-2064 aligncenter" title="EpisodeG-0012" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/EpisodeG-0012.jpg" alt="" width="400" height="570" /></a></p>
<p>Le pouvoir surhumain de chaque chevalier dépend d&#8217;une constellation (si, si !) et est intégré dans une hiéarchie allant du bronze à l&#8217;or, la puissance de chaque classe étant proportionnelle à la valeur du métal de son armure. Le récit est lui centré sur les aventures de cinq chevaliers de bronze (Seiya, du signe de Pégase, Shiryu, du Dragon, Hyoga du Cygne, Shun d&#8217;Andromède et Ikki du Phénix), et leur lutte pour permettre à leur déesse, réincarnée dans la personne de Saori Kido, de récupérer son trône au Sanctuaire, trône ô combien vilement subtilisé par le Grand Pope, premier représentant divin de l&#8217;ordre des chevaliers d&#8217;Athéna.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/aries.jpg"><img class="size-full wp-image-2066   aligncenter" title="aries" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/aries.jpg" alt="" width="468" height="686" /></a></p>
<p>L&#8217;idée était fédératrice et la série, qui fut publiée de 1986 à 1991 dans le très populaire <em>Weekly Shonen Jump</em>, fut assez vite transposée sur le petit écran par la non moins célèbre <em>Toei Animation</em>. Une adaptation qui, malgré le nombre assez impressionnant d&#8217;aberrations de toutes sortes, et ce, jusque dans le doublage <strong>(1)</strong>, forgea la popularité mondiale de la franchise. Comme quoi un manga moyen porté à l&#8217;écran à la va-comme-je-te-pousse peut vraiment casser des briques !</p>
<p>Pour ma part, je ne suis pas ici pour casser du Pégase mais pour vous présenter une filiale plus récente de cet univers, sobrement intitulée <em>Saint Seiya Episode G,</em> le &laquo;&nbsp;G&nbsp;&raquo; servant d&#8217;initiale au mot <em>Gold</em>. Les plus perspicaces d&#8217;entre vous auront compris que ce shônen, scénarisé par le père de la saga originelle et illustrée par Megumu Okada, va se focaliser sur les fameux chevaliers d&#8217;or, personnages secondaires adulés par les fans de la franchise.</p>
<h6>(1) La censure combinée à l&#8217;amateurisme peut faire des ravages. Voir à ce sujet les épisodes doublés en français de <em>Ken le Survivant (</em>adaptation du manga<em> Hokuto No Ken </em>de Tetsuo Hara et Buronson).</h6>
<p><span style="font-size: x-small;"><span><strong><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></strong></span></span></p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/SSEG_v03_ch02_003-004-005.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-2054" title="SSEG_v03_ch02_003-004-005" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/SSEG_v03_ch02_003-004-005-1024x770.jpg" alt="" width="553" height="416" /></a></p>
<p>Entrons donc sans plus tarder dans le vif du sujet&#8230;</p>
<p>Le 28 mars 1979, un incident dramatique frappe le coeur des Etats-Unis : une avarie du réacteur de la centrale nucléaire de Three Mile Island, en Pennsylvanie fait planer le spectre d&#8217;une catastrophe sans précédent sur le sol américain. Pour éviter le pire, les autorités font appel à un négociateur, dont la tâche sera d&#8217;accompagner un jeune garçon aux origines inconnues jusqu&#8217;au coeur de la centrale. Le commanditaire de cet ordre étrange émane d&#8217;une entité qui dépasse le gouvernement américain lui-même alors que tout porte à croire que l&#8217;incident est l&#8217;oeuvre d&#8217;un individu agissant seul.</p>
<p>Le jeune garçon, quant à lui, est l&#8217;un des douze chevaliers d&#8217;Or du sanctuaire d&#8217;Athéna, Aiolia, chevalier d&#8217;Or du Lion&#8230;</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/SSEG_v02_ch01_008.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-2075" title="SSEG_v02_ch01_008" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/SSEG_v02_ch01_008-700x1024.jpg" alt="" width="560" height="819" /></a></p>
<p>Saint Seiya Episode G est tout d&#8217;abord destiné aux fans de la saga originelle de Kuramada. cette déclinaison affichant clairement deux ambitions : Opérer une refonte radicale du graphisme en ne gardant que les armures comme constante, et développer les personnages secondaires de Saint Seiya, en ce concentrant sur ceux qui ont été de tout temps plébiscités par le public : la garde des douzes chevaliers d&#8217;or, calqués sur les douze signes du zodiaque de notre bonne vieille astrologie.</p>
<p>Histoire de ne pas tomber dans le recyclage intégral, un nouvel ennemi fait son apparition des profondeurs de la mythologie grecque : les Titans, ou, très grossièrement, la génération de Cronos <strong>(2)</strong>, père de Zeus. Leur objectif ? Dominer la terre (ben tiens !) et se venger du fils parricide en commençant par en faire voir de toutes les couleurs la petite dernière de la famille, l&#8217;incontournable Athéna, déesse de la justice et de la guerre. Les chevaliers sacrés vont avoir du boulot!</p>
<h6>(2) En fait, Mr Kuramada nous fusionne Cronos, et Chronos, divinité primordiale du temps dans les traditions orphiques. Merci Wiki !</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/Coeos.jpg"><img class="size-full wp-image-2080 aligncenter" title="Coeos" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/Coeos.jpg" alt="" width="404" height="640" /></a></p>
<p>Alors, pari gagné ? Dans un sens, oui.</p>
<p><em>Saint Seiya Episode G </em>fait littéralement passer son référent pour le chevalier du zodiaque du pauvre <strong>(3)</strong> et la technique de Megumu Okada y est pour quelque chose. Le choix d&#8217;un alliage entre dessin à la main et traitement informatique est efficace et renforce l&#8217;impact des manifestations du pouvoir des différents protagonistes. Les dessins sont de ce fait très détaillés, ce qui permet au lecteur de s&#8217;extasier sur l&#8217;attraction principale de cet univers, à savoir les fameuses armures sacrées, qui sont les grandes gagnantes de l&#8217;opération.</p>
<p>L&#8217;ensemble est très spectaculaire mais semble avoir été conçu en haute définition. Du coup, l&#8217;utilisation du noir et blanc et du format de poche pose un problème majeur de lisibilité surtout pour les petites cases. Par conséquent, parcourir les pages de l&#8217;<em>Episode G</em> peut s&#8217;avérer parfois assez pénible, malgré quelques pages en couleurs publiées en début de tome (pour autant d&#8217;oasis pour les yeux). Ceci dit, le manga étant résolument baroque, la fluidité de l&#8217;action passe vite au second plan au profit de la contemplation.</p>
<p>L&#8217;autre choix discutable concerne le design des personnages qui rompt brutalement avec celui de son prédecesseur tout en poussant l&#8217;androgynie jusqu&#8217;à son paroxysme. Visages, corps, mâle ou femelle, tout, à part les yeux, est filiforme. Certains fans ont critiqué cette décision alors que d&#8217;autres l&#8217;ont acclamé. Pour ma part, une fois l&#8217;effet de surprise passé, je dois admettre que le résultat m&#8217;a rapidement plu. C&#8217;est bien entendu un avis tout ce qu&#8217;il y a de plus subjectif, mais force est de reconnaître que ce choix ne dénature pas l&#8217;univers du manga original.</p>
<h6>(3) Bon j&#8217;exagère peut-être un peu, faites vous une idée en jetant un coup d&#8217;oeil vous même. Et ne confondez pas avec <em>Saint Seiya, The Lost Canvas</em>, une autre déclinaison récente du même univers.</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/SSEG_v03_ch02_008-009.jpg"><img class="size-large wp-image-2084 aligncenter" title="SSEG_v03_ch02_008-009" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/SSEG_v03_ch02_008-009-813x1024.jpg" alt="" width="520" height="655" /></a></p>
<p>En ce qui  concerne le scénario, la révolution attendra ! Mr Kuramada nous livre un récit manichéen d&#8217;une lourdeur biblique, dans lequel il est plus question de passion que d&#8217;action, l&#8217;intrigue se limitant presque à une succession de batailles toutes aussi épiques les unes que les autres, avec une petite touche de mystère, pour le principe.<em> </em>La grande thématique est l&#8217;affranchissement de l&#8217;homme par rapport aux Dieux. Point<em>.</em></p>
<p>Mais l&#8217;ingrédient qui sauve la trame de ce shônen est sa grande richesse en termes de références mythologiques, l&#8217;auteur allant jusqu&#8217;à employer le grec ancien pour la dénomination de certains lieux, rituels et attaques. Alors certes, c&#8217;est plus pour faire joli qu&#8217;autre chose, mais il faut admettre que l&#8217;immersion n&#8217;en est que renforcée. A noter également que beaucoup de fans attendaient un récit centré sur la jeunesse des tous les chevaliers d&#8217;or  et que ce voeu-là, a été consciencieusement comblé par Mr. Kuramada. Pour finir, l&#8217;introduction des Titans est, elle, vraiment réussie.</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/SSEG_v03_ch11_082-083.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2096" title="SSEG_v03_ch11_082-083" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/SSEG_v03_ch11_082-083.jpg" alt="" width="567" height="411" /></a></p>
<p><em>Episode G</em>, actuellement publié en France par <em>Panini Comics</em> (<em>Akita Shôten</em> pour le Japon, série achevée) souffre peut-être de sa pesanteur esthétique et d&#8217;une fidélité excessive par rapport à la saga d&#8217;origine. Mais pouvait-il en être autrement, tant le concept se suffit finalement à lui-même, avec toutes les imperfections qu&#8217;il comporte ? Ma réponse personnelle est non, car l&#8217;univers de Saint Seiya n&#8217;est ni plus, ni moins qu&#8217;une fresque apostolique moderne, prêchant la bonne parole en sublimant ses représentants. Et dans un monde aussi iconophage que le nôtre, le combat de Mr Kuramada était gagné d&#8217;avance.</p>
<p>Toujours est-il que ce shônen s&#8217;adresse d&#8217;abord et surtout aux fans de <em>Saint Seiya</em>, mais servira peut-être aux plus jeunes de rampe de lancement vers les aventures des chevaliers de bronze, en anime ou en manga. Pour les plus âgés, même si tout est possible dans ce bas monde, j&#8217;ai bien peur qu&#8217;il ne soit trop tard pour apprécier le délire.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/02-aldebaran.jpg"><img class="size-full wp-image-2101 aligncenter" title="02-aldebaran" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/02-aldebaran.jpg" alt="" width="449" height="650" /></a></p>
<p>Si vous ne devez en lire qu&#8217;un : Le tome 1 (mais lisez le 2 par la suite pour vous faire vraiment une idée).</p>
<p>Et pour finir, mon préféré : Le tome 11.</p>
<p>18 tomes disponibles au Japon, la publication française en est à 17, un tome 0 est à inclure dans le compte (déjà paru en France). Et comme j&#8217;en parle toujours : la série fit son apparition eu Japon dès 2002 dans le magazine <em>Champion Red</em>.</p>
<p>Prix Fnac : 8.95 euros.</p>
<p style="text-align: auto;">&nbsp;</p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/epgvol02075e1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2094 aligncenter" title="epgvol02075e" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/01/epgvol02075e1-226x300.jpg" alt="" width="226" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">PHB</p>
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