<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Blog-Bazar &#187; james bond</title>
	<atom:link href="http://www.blog-bazar.com/tag/james-bond/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.blog-bazar.com</link>
	<description>Blog touche a tout</description>
	<lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 12:00:09 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	
<xhtml:meta xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" name="robots" content="noindex" />
		<item>
		<title>Demain ne meurt jamais</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/demain-ne-meurt-jamais/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/demain-ne-meurt-jamais/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 09:54:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[david arnold]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[johnatan pryce]]></category>
		<category><![CDATA[michelle yeoh]]></category>
		<category><![CDATA[pierce brosnan]]></category>
		<category><![CDATA[roger spottiswoode]]></category>
		<category><![CDATA[sheryl crow]]></category>
		<category><![CDATA[terry hatcher]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4841</guid>
		<description><![CDATA[Dans un monde où les mots sont devenus les nouvelles armes, les satellites de communication la nouvelle artillerie et la presse ses bataillons, le magnat du plus grand empire médiatique de tous les temps deviens l'homme le plus puissant de la planète. Complotant un conflit entre le Royaume-Uni et la Chine pour s'assurer une couverture médiatique globale, contrôlant l'information avant même qu'elle ne paraisse et pouvant toucher n'importe quel homme n'importe où, seul James Bond peut empêcher la 3ème guerre mondiale d'éclater. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>TOMORROW NEVER DIES</strong> de Roger Spottiswoode<br />
1997</p>
<p>L’histoire :<br />
Dans un monde où les mots sont devenus les nouvelles armes, les satellites de communication la nouvelle artillerie et la presse ses bataillons, le magnat du plus grand empire médiatique de tous les temps deviens l&#8217;homme le plus puissant de la planète. Complotant un conflit entre le Royaume-Uni et la Chine pour s&#8217;assurer une couverture médiatique globale, contrôlant l&#8217;information avant même qu&#8217;elle ne paraisse et pouvant toucher n&#8217;importe quel homme n&#8217;importe où, seul James Bond peut empêcher la 3ème guerre mondiale d&#8217;éclater.</p>
<p><em>YESTERDAY IS A MEMORY<br />
TODAY IS HISTORY<br />
TOMORROW IS IN THE HANDS OF ONE MAN</em><br />
En 1996, Cubby R. Broccoli rend l&#8217;âme et laisse à sa descendance en héritage la production des Bond.<br />
Après 2 années d&#8217;écritures et de ré-écritures aussi chaotique que sa mise en chantier (le scénario changeait au jour le jour sur le tournage), le tandem mythique Dana Broccoli/Michael G. Wilson  (l&#8217;âme/le coeur) revient au modèle le plus chéri par leur père : <strong>L&#8217;espion qui m&#8217;aimait</strong>.<br />
Le grand secret du film est tout simplement là : <strong>Demain ne meurt Jamais</strong> est le remake de <strong>l&#8217;Espion qui M&#8217;aimait</strong>. Et ce dernier étant lui-même à l&#8217;origine une variation de <strong>On ne Vit Que Deux Fois</strong> déjà plus tard reprise dans <strong>Moonraker</strong> et même jusque dans <strong>Goldeneye</strong>, il est facile de comprendre l&#8217;orientation choisie : montrer le summum d&#8217;action et d&#8217;aventures possible, en continuant le travail de modernisation abordé avec Goldeneye tout en collant surtout au plus près de l&#8217;image du Bond-film (qu&#8217;on peut opposer sur le papier au Bond-fleming présent par exemple dans les Dalton et les Craig). Le cahier des charges est pour une fois rempli à la lettre jusque dans ses moindres détails, tout ou presque y passe : les enjeux de dingue, le smoking, le martini, la voiture, le pré-générique (un des meilleurs de toute la saga), le générique, le thème, la chanson, les musiques (énorme boulot de David Arnold), les deux bond-girls complémentaires (une d&#8217;histoire et une d&#8217;action), Q, M, Moneypenny, les gadgets, les alliés, un homme de main quasi-invincible (Stamper est un ubermensch dans toute sa splendeur aryenne), un grand méchant à l&#8217;égo aussi énorme que sa base, des décors gigantesques à détruire, des paysages exotiques de rêve, un poil de sensualité (un bout de fesse à Oxford, Teri Hatcher en porte-jaretelles dans le meilleur plan de sa carrière), du larger than life en veux-tu en voilà et de l&#8217;action qui pète dans tous les coins dont un marché terroriste rayé de la carte, un dogfight improbable, une frégate ravagée, une descente de building improvisée, un saut HALO, une course-poursuite moto contre hélico, un parking allemand démonté à la roquette, une baston kung-fu, une base marine assiégée à la grenade pour terminer sur la royal navy et l&#8217;aviation chinoise se défoulant conjointement comme des p&#8217;tits fous sur la-dite base dans un torrent de feu et d&#8217;acier infernal. Quantitativement, on ne pourra pas nier que le film joue la carte de la surenchère en toute honnêteté, et les respirations sont courtes et peu nombreuses. A part ça ? Et ben comme d&#8217;habitude, un mégalo doté d&#8217;une puissance de feu hors-du-commun et d&#8217;une armée entière d&#8217;hommes de main à sa disposition concocte un plan bien huilé et Bond n&#8217;est que le petit grain de sable qui va faire s&#8217;écrouler la grande horloge d&#8217;un empire comme un gigantesque château de cartes se prenant des millions de dominos dans la gueule !</p>
<p>Quelques ombres au tableau : des incohérences en pagaille, une Teri Hatcher et un Jonathan Pryce un peu limite, un scénario faiblard, une overdose d&#8217;action dans la dernière heure et de manière générale presque rien qui se rapproche de Ian Fleming. On est priés de laisser son cerveau au vestiaire pour cette fois.<br />
Mais on y trouve surtout une bonne humeur générale communicative, une réalisation invisible (mais pas tâcheronne, grosse nuance), des effets spéciaux qui font leur boulot (le quota de destruction et d&#8217;explosions rempli pour 3 films), des cascades suicidaires totalement irresponsables, un casting de joyeux lurons doués pour la comédie (arrh ! le terrible vincent schiavelli et zon térrible acczent chermaniqueuh !), un montage rythmé du feu de dieu, des références en pagaille, un score jouissif, des punchlines qui font mouche, un Brosnan plus bondien que Bond (maturité adolescente, nymphomane alcoolique nihiliste et auto-destructeur, donc magnifique) et un final exemplaire de malade. Alors c&#8217;est sûr, y&#8217;a pas de quoi laisser un grand film dans l&#8217;histoire du cinéma, mais c&#8217;est un épisode franchement agréable et qui n&#8217;a pas encore pris trop de coups de vieux.</p>
<p>Pour résumer un film totalement fucked up de bout en bout. Et donc rien que pour ça, totalement admirable.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4843" title="TND-1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/TND-1-e1280397008428.jpg" alt="" width="575" height="816" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-le score de David Arnold, une des meilleures musiques de toute la saga rendant justice au personnage et à toute l&#8217;envergure de sa mythologie.<br />
-la chanson de sheryl crow, d&#8217;un classicisme de fer et aidée d&#8217;une intro majestueuse.<br />
-la chanson de générique de fin par k.d. lang, surrender. tout simplement la meilleure chanson bondienne en 30 ans.<br />
-le remix du theme par moby.<br />
-Brosnan qui rempile et remplit son contrat sans se forcer, déjà dans de bonnes vieilles pantoufles. sharp, smooth, le mr. kiss kiss bang bang en bon uniforme.<br />
-Le Pré-générique, un modèle du genre, 8 minutes d&#8217;action épique grandiose.<br />
-le côté jouissif a voir en grand méchant un clone de rupert murdoch et de l&#8217;empire Fox. Visionnaire&#8230;<br />
-Gotz Otto aka Stamper. Einen guten karikaturen choucroute von deutschland.<br />
-Vincent Schiavelli qui a une scène hilarante (alors qu&#8217;elle devrait être dramatique mais bon&#8230;).<br />
-la séquence du parking, ou comment bien utiliser la marque BMW : massacrer toutes les autres bagnolles allemandes du film.<br />
-la poursuite moto/hélico. ça c&#8217;est du larger than life.<br />
-toutes les références aux autres épisodes de la saga qui fourmillent tout le long du film.<br />
-une mythologie riche et respectée.<br />
-le ton ultra-militariste anti-chinois ou du moins ambigu l&#8217;année où le Royaume-Uni dut se retirer de Hong-Kong. Méditez là-dessus.<br />
-le final, reprenant plus ou moins celui du tanker dans l&#8217;espion qui m&#8217;aimait. un terrain de jeu propice à destructions diverses pour finir en domaine apocalyptique.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Johnatan Pryce, qui joue bien la comédie mais a la malchance de tomber sur l&#8217;un des méchants les plus faiblards de la saga<br />
-Teri Hatcher, juste une mauvaise actrice.<br />
-Michelle Yeoh. Excellente quand il faut donner des mandales dans la tronche, excécrable pour donner la réplique. Ah bah on peut pas tout avoir.<br />
-une réalisation de yes-man.<br />
-le trop-plein d&#8217;action en deuxième partie.<br />
-Des dialogues parfois non-sensiques pour appuyer un humour lourdingue.<br />
-une production design inégale pouvant passer du luxe créatif à une pauvreté visuelle en un quart de seconde (voir la partie allemande).</p>
<p>Note générale : 4,5/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 5/7<br />
La suite bigger and louder par excellence. Un film débordant d&#8217;action sans toutefois jamais réussir à égaler ses modèles.<br />
Ultra-bourrin, épique et parfois même viscéral, marquant ainsi l&#8217;apogée iconique de 007 dans sa posture d&#8217;énorme blockbuster d&#8217;action.<br />
de l&#8217;entertainment à l&#8217;état pur, ni plus, ni moins.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4844" title="TND-2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/TND-2.jpg" alt="" width="402" height="600" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-La folle histoire de <strong>Demain ne meurt jamais</strong> :<br />
Si certains se demandent encore comment un réal comme Roger Spottiswoode est arrivé à la barre du film, il ne faut pas oublier que la franchise bondienne s&#8217;est toujours enorgueillit de compter d&#8217;excellents monteurs au poste de réalisateur. Et il se trouve que Spottiswoode a été le monteur de Sam Peckinpah (notamment <strong>les chiens de paille</strong> et <strong>pat garett et billy le kid</strong>) et c&#8217;est sans doute pour ses capacités à découper en séquences nettes un film au scénar hasardeux.<br />
Les premières ébauches de l&#8217;histoire remontent aux années 80 et cette vieille tentation des producteurs d&#8217;amener bond en Chine (une poursuite en moto sur la muraille de Chine était écrite à la base pour le dernier Roger Moore) coïncidant avec l&#8217;acte de sécession du Royaume-Uni se retirant de Hong-Kong en 1997.<br />
Bruce Feirstein, script-doctor de l&#8217;ombre accouche du premier script complet fin 96. L&#8217;histoire comprend une chasse au trésor avec une réserve d&#8217;or dans un sous-marin anglais coulé en mer de chine, une bond-girl australienne et pas mal d&#8217;autres idées avortées.<br />
Spottiswoode retravaille le script de Feirstein (intitulé Tomorrow never Lies &#8211; Demain ne ment jamais) entouré de sept mercenaires de l&#8217;écriture filmique dont Robert Collector (l&#8217;homme invisible de Carpenter) et Nicholas Meyer (scénariste et réalisateur de <strong>Star Trek II</strong> et <strong>Star Trek VI</strong>). Puis ils seront suivis encore par une demi-douzaine d&#8217;autres script-doctors, visiblement coincés avec un scénar devant répondre aux exigences des producteurs (un espion qui m&#8217;aimait moderne) et du studio (du placement de produit réglé à la seconde près). Malgré un casting commencé en amont, le premier jour de tournage, le scénario est loin d&#8217;être achevé et comprend de strous béants et ni teri hatcher ni johnatan pryce ne sont encore castés. Le rôle d&#8217;Eliott carver, a d&#8217;abord été offert à Anthony Hopkins qui est resté 3 jours sur le tournage avant de fuir ce qu&#8217;il décrira comme le bordel le plus insensé qu&#8217;il ai jamais vu. Teri Hatcher accepte le rôle dans l&#8217;urgence et à contre-coeur, d&#8217;abord pour un salaire mirobolant et plus important que celui de Michelle Yeoh même si on ne la voit que dans le premier tiers du film et malgré le fait qu&#8217;elle soit déjà enceinte de 4 mois au moment du tournage (ce qui a été admirablement camouflé par les service costume/maquillage).<br />
Et puis vint un nouveau problème : les studios Leavesden crées par la prod parce que pinewood était overbooké pendant <strong>Goldeneye</strong> sont maintenant remplis a ras-bord par lucasfilm qui y tourne <strong>la menace fantôme</strong>. La prod sera obligée de créer un nouveau studio gigantesque en plus d&#8217;occuper le 007 stage, le plus grand studio de tournage du monde.<br />
tout se complique encore plus quand le gouvernement Vietnamien interdit au dernier moment la prod de séjour sur leur sol (officiellement par manque de moyens, officieusement parce que le ministre de la culture de l&#8217;époque détestait bond et l&#8217;image anti-communiste qu&#8217;il véhiculait dans le monde), eux qui avait prévu d&#8217;y tourner le dernier acte du film. La prod se tourne donc vers les philippines et les îles james bond, nommées ainsi après avoir été découvertes et utilisées pour le tournage de <strong>l&#8217;homme au pistolet d&#8217;or</strong> en 1974.<br />
En Allemagne, Brosnan continue de plus belle en se prenant un casque de cascadeur dans le visage, résultat : 8 points de suture sur une joue et l&#8217;obligation de ne pouvoir filmer qu&#8217;un de ses profils (ce qui se voit dans le film par exemple quand carver appelle bond dans sa voiture).<br />
Du tournage, Brosnan décrira l&#8217;expérience comme se faire arracher les dents pendant un an.<br />
La malédiction semble encore plus s&#8217;abattre le jour de la sortie du film, <strong>Demain ne meurt jamais</strong> sortant le même jour que <strong>Titanic</strong>. Malgré ce chemin de croix et le pari insensé du budget (deux fois supérieur a  celui de goldeneye et même supérieur aux recettes de ce dernier sur le sol us et si le film se plantait c&#8217;était la fin de MGM et United Artists), le film fait un carton dans le monde entier et récolte plus de 333 M $ dans le monde prouvant que <strong>Goldeneye</strong> n&#8217;était pas un coup de chance, que Bond était bien revenu et qu&#8217;il était là pour rester encore un bon moment.</p>
<p>-la participation de BMW pour ce film s&#8217;élève à 40 Millions de $, soit une large partie du budget total de 120 Millions du film (pub comprise).</p>
<p>-Michael G. Wilson continue ses caméos, ici dans la peau d&#8217;un des chiens de guerre des médias de Carver au début du film. Il a même des répliques pour une fois.</p>
<p>-Le titre d&#8217;origine du film était Tomorrow Never Lies. Mais une légendaire erreur de typo d&#8217;un script par une secrétaire remplaça le L de Lies par un D, changeant le titre en <strong>Tomorrow Never Die</strong>s, ce qui fut gardé en fin de compte, même si ça a moins de sens. Le verbe Die a été utilisé à deux autres reprises dans la saga : pour<strong> Live and Let Die</strong> et <strong>Die Another Day</strong>.</p>
<p>-Le personnage de Michelle Yeoh s&#8217;appelait à l&#8217;origine Lin Pow, Pow signifiant en chinois &laquo;&nbsp;fesses&nbsp;&raquo;. N&#8217;ayant absolument rien compris aux bond-girls de ian Fleming, elle demanda a ce qu&#8217;on change le nom, qui devint Wai Lin. Carver a aussi déjà été utilisée pour une bond-girl, Rosie Carver, la première bond-girl noire officielle dans <strong>Vivre et Laisser Mourir</strong>.</p>
<p>-Le seul film de la saga a avoir une dédicace en début de générique de fin, en premier carton. La dédicace s&#8217;adresse à Albert R. Broccoli, décédé en 1996. En hommage, les films gardent depuis l&#8217;inscription &laquo;&nbsp;an Albert R. Broccoli production&nbsp;&raquo;.</p>
<p>-Le vaisseau furtif géant de Carver existe dans le monde réel. Il a été construit au début des années 80 pour la Royal Navy. Il mesure 50 mètres de long et a la même forme que dans le film.</p>
<p>-17 BMW furent détruites pendant le tournage. oups.</p>
<p>-Avant le climax du film, on peut clairement voir à l&#8217;écran les îles james bond utilisées pour le repère de Scaramanga dans <strong>L&#8217;Homme au Pistolet D&#8217;or</strong>.</p>
<p>-Première apparition du nouveau walther ppk P-99, l&#8217;arme fétiche de 007.</p>
<p>-En mettant de côté les personnages de Bond, Q, M et Moneypenny, c&#8217;est le premier et encore à ce jour le seul et unique film officiel de toute la franchise à ne faire jamais référence à un des romans d&#8217;origine d&#8217;aucune manière. Tous les films de <strong>Dr. No</strong> à <strong>Tuer n&#8217;est pas Jouer</strong> reprennent des titres des romans d&#8217;origine. <strong>Permis de Tuer</strong> reprenait des éléments du livre <em>Vivre et Laisser Mourir</em>, <strong>Goldeneye</strong> était nommé en référence à la résidence Jamaïcaine de Fleming,<strong> Le Monde Ne Suffit Pas</strong> marche dans les pantoufles d&#8217;<strong>au service secret de sa majesté</strong>, <strong>Meurs un autre Jour</strong> se sert du livre <em>Moonraker</em> comme base, <strong>Casino Royale</strong>et <strong>Quantum Of Solace</strong> reprennent des titres des romans d&#8217;origine.</p>
<p>-<strong>Demain ne meurt jamais</strong> est le premier film de toute l&#8217;histoire du cinéma a avoir un budget entièrement couvert par les marques publicitaires. Outre BMW, les donations venaient de L&#8217;Oréal, Heineken, Ericsson (le téléphone), Omega (la montre), Smirnoff, Brioni, Bollinger, Avis et Electronic Arts.</p>
<p>-le saut HALO signifie High Altitude Low Opening Jump. BJ Woth vétéran de la cascade, a fait 8 sauts pour le film. soit un peu moins que les 88 qu&#8217;il avait du faire pour <strong>Moonrake</strong>r en 1979.</p>
<p>-Bien que ça fasse parti intégrante de la mythologie bondienne depuis les pyramides, c&#8217;est la première fois qu&#8217;on voit Bond coucher avec une femme mariée dans un des films.</p>
<p>-Il n&#8217;existe que 3 bonds a passer sous la barre des 2 heures. <strong>Les Diamants sont éternels, Demain ne meurt jamais et Quantum Of Solace</strong>.</p>
<p>-les scènes sous-marines ont été tournées dans le bassin que Cameron a utilisé pour <strong>Titanic</strong>.</p>
<p>-Autre lien étrange avec James Cameron : l&#8217;un des premiers titres de travail du film était&#8230;.<strong>Avatar</strong>. Du coup à chaque fois qu&#8217;on tape Avatar sur IMDB, on tombe sur <strong>Demain ne meurt jamais</strong>.</p>
<p>-Le gimmick de la voiture télécommandée vient étrangement d&#8217;une parodie des bonds, <strong>OK Connery</strong> (1967).</p>
<p>-Johnatan Pryce peut se vanter d&#8217;une distinction unique : celle d&#8217;avoir joué a la fois un grand méchant de la franchise et Ian Fleming lui-même dans un documentaire biopic de 2008.</p>
<p>-Terminons sur la belle histoire de David Arnold, LA véritable révélation de <strong>Demain ne meurt Jamais</strong>. En 1996, a peine connu pour ses scores de <strong>Stargate</strong> et <strong>Independance Day</strong>, il sort un album de remixes qui devint un indispensable de chaque fan qui se respecte : <em>Shaken and stirred, the david arnold james bond project</em>, réunissant thèmes electros, reprises de thèmes de John Barry et de certaines chansons, parmi lesquelles You Only Live Twice repris par Bjork, we all the time in the world repris par Iggy Pop, et surtout l&#8217;incroyable reprise d&#8217;on her majesty&#8217;s secret service de 9 minutes par les propellerheads. Repéré par John Barry, flatté de l&#8217;attention, il mit un point d&#8217;honneur à ce qu&#8217;il aie le poste de compositeur pour ce 18ème opus. En sort une des meilleures b-o de toute la franchise, compilation de morceaux extraordinaires, épiques et lyriques comme à la grande époque des meilleurs Barry.<br />
La chanson d&#8217;origine devant être chantée par Pulp, elle échoua finalement à Sheryl Crow car elle était plus connue. La chanson Surrender de générique de fin, hommage brutal de percussions à Shirley Bassey est chantée par kd Lang, lesbienne notoire et ex-petite amie de Leisha Hailey, interprète d&#8217;Alice dans <strong>The L Word</strong>.<br />
Le DVD du film a une piste audio ne contenant que le soundtrack d&#8217;Arnold sans les dialogues ni les bruitages. Autant vous dire que non seulement le film y gagne, mais qu&#8217;il en devient un superbe morceau de bravoure d&#8217;1h59.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4845" title="TND-3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/TND-3.jpg" alt="" width="402" height="600" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/demain-ne-meurt-jamais/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Goldeneye</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/goldeneye/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/goldeneye/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 14:19:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[espion]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[pierce brosnan]]></category>
		<category><![CDATA[spy]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4759</guid>
		<description><![CDATA[Goldeneye, un dispositif informatique capable de lancer une impulsion-électromagnétique, détruisant tout appareil électronique dans un rayon de 1000 km à été dérobé par une mystérieuse organisation nostalgique de la guerre froide. A leur tête, Janus, ex-agent 006 et partenaire de 007. Son plan : réduire l'économie mondiale en cendres et faire régresser le Royaume-Uni à l'âge de pierre. Devenu un dinosaure, une relique de la guerre froide, James Bond doit faire face à son pire ennemi : son propre reflet. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>GOLDENEYE</strong> de Martin Campbell<br />
1995</p>
<p>L’histoire :<br />
Goldeneye, un dispositif informatique capable de lancer une impulsion-électromagnétique, détruisant tout appareil électronique dans un rayon de 1000 km à été dérobé par une mystérieuse organisation nostalgique de la guerre froide. A leur tête, Janus, ex-agent 006 et partenaire de 007. Son plan : réduire l&#8217;économie mondiale en cendres et faire régresser le Royaume-Uni à l&#8217;âge de pierre. Devenu un dinosaure, une relique de la guerre froide, James Bond doit faire face à son pire ennemi : son propre reflet.</p>
<p><em>THERE IS NO SUBSTITUTE</em><br />
En 1995, un titre connu de la presse a dit de <strong>Goldeneye</strong> &laquo;&nbsp;Un bond en avant ou trois pas en arrière ?&nbsp;&raquo;.<br />
ça résume plutôt bien toute la problématique du film. après un hiatus insoutenable de 6 ans et le devoir de moderniser la franchise avec un nouvel acteur en la personne de Pierce Brosnan et une nouvelle approche (plus de fric, plus de pub, plus d&#8217;humour, pour schématiser), le tandem Broccoli/Wilson s&#8217;empare du destin de la franchise à un moment crucial. Leur solution, leur proposition, est de donner au public ce qu&#8217;il veut, l&#8217;image de James Bond dans l&#8217;inconscient collectif. Pas de Ian Fleming, retour aux Connery et aux Moore hauts en couleurs, adieux aux aspects les plus rugueux et flemingiens de Dalton. Tout se joue dans la référence, dans l&#8217;aptitude à se ré-approprier les codes, à les digérer et a les ressortir de manière a ce que le public les reconnaisse immédiatement sans forcément les identifier vraiment. Et en 6 ans le monde  a changé, toute l&#8217;histoire et le propos du film c&#8217;est est-ce que James Bond, décrit directement dans le film comme un &laquo;&nbsp;dinosaure, une relique de la guerre froide&nbsp;&raquo;, pourra survivre à la parité, à l&#8217;évolution du féminisme, et surtout à l&#8217;effondrement du bloc soviétique et la fin de la guerre froide ?<br />
Tout le film se joue là-dessus : c&#8217;est pas Bond contre Alec Trevelyan et les hackers qui prennent le conrôle de la planète, c&#8217;est Bond contre lui-même, qui se bat pour trouver sa place dans le monde moderne. Un peu comme dans <strong>On ne vit que deux fois</strong>, le film à un deuxième niveau de lecture symbolique et psychologique bien plus intéressant que le simple film d&#8217;action qu&#8217;il semblait être en 1995.</p>
<p>D&#8217;abord, comme si on voulait tirer définitivement un trait aux années Dalton, Goldeneye commence en 1986, soit un an avant <strong>Tuer n&#8217;est pas jouer</strong>, le 1er Dalton. Puis on saute &laquo;&nbsp;9 ans plus tard&nbsp;&raquo;, donc en 1995 le monde &laquo;&nbsp;d&#8217;aujourd&#8217;hui&nbsp;&raquo;. Ce coup d&#8217;ellipse (un coup unique dans la franchise) place Bond au centre du film, et pas ses enjeux ou ses conflits. Et quelle est la première chose que fait Bond 9 ans plus tard à l&#8217;écran ? Il prend un tournant. (a souligner)<br />
Mais le vieux Bond est toujours là, avec ses vieilles habitudes : il séduit une femme, porte le smoking, conduit l&#8217;aston-martin DB5, joue dans un casino, boit un martini, et découvre un syndicat du crime. Tout ça en deux scènes !</p>
<p>Mais après ce tour d&#8217;échauffement, Bond échoue a stopper le vol de l&#8217;hélicoptère et là fondu au noir. Et dans un sens c&#8217;est la fin d&#8217;un film dans le film parce que tout ce qui suit après sera la construction du premier Bond post-moderne. un film aberrant affirmant que James Bond n&#8217;est pas le maître de l&#8217;univers. Pendant une heure, 007 est ridiculisé, traité de &laquo;&nbsp;sexist misogynist dinosaur&nbsp;&raquo;, déconnecté du monde qui l&#8217;entoure et anachronique dans une ère post-guerre froide. Chaque personnage, sans exception, mettra une claque psychologique à Bond à sa manière. valentin lui demande si il est enfin décidé a rejoindre le 21ème siècle, Jack Wade se fout des codes secrets et des voitures de luxe, 006 fait l&#8217;analyse très juste que le Martini n&#8217;est qu&#8217;une fuite, un refuge loin des cris de tous les hommes qu&#8217;il a tué. Moneypenny lui dit qu&#8217;elle en a marre d&#8217;être victime de son harcèlement sexuel.<br />
Barbara Broccoli va aussi faire de M plus qu&#8217;une femme, une figure maternelle (un concept a peu près inexistant dans les 16 films précédents). Comment Bond répond à tout ça ? Il ne fait rien.</p>
<p>Au lieu de ça, il s&#8217;embarque dans une mission personnelle pour battre le guerrier de la guerre froide en allant a la source : la Russie, un ancien ennemi maintenant handicapé et meurtri (à l&#8217;image de Valentin). Les deux bond-girls sont russes : Natalya, un cerveau avec de longues jambes, et Xenia, une version psychotique de l&#8217;agent triple X de <strong>l&#8217;Espion qui m&#8217;aimait</strong> (et pour la première fois, autre signe du féminisme ambiant, on voit pour la première fois une femme avoir un orgasme dans un bond. depuis le temps.).</p>
<p>Mais c&#8217;est dans un cimetière de Statues soviétiques démembrées (symbolisme lourdaud mais bon ça fonctionne) que Bond rencontre son vrai ennemi : sa propre ombre. Comme 007, 006 est piégé dans dans un trou temporel. Comme Bond, il est devenu a la fois une icône (006/007), un mythe (Janus/Bond) et un homme (Alec/James). et là pas besoin d&#8217;aller très loin dans l&#8217;analyse pour dire que chacun est le reflet de l&#8217;autre et que leur relation est celle d&#8217;un miroir qui donne pas l&#8217;image désirée de soi. Et ça va jusque dans la bataille finale, 006 reprenant le seul schéma de l&#8217;homme que 007 n&#8217;a pas pu attraper, Blofeld dans <strong>on ne vit que deux fois</strong>, reprenant jusque dans l&#8217;iconographie de sa base. ça va même encore plus loin dans leur baston finale, où 007 fait de l&#8217;auto-destruction, à chaque qu&#8217;il donne, il en prend deux autres. Et le plus révélateur arrive au climax quand Bond tue Alec et qu&#8217;il lui dit &laquo;&nbsp;not for England. For me.&nbsp;&raquo;. Pour survivre aux années 90, il tue littéralement une de ses facettes. Le guerrier de la guerre froide n&#8217;est plus. Mission accomplie. Bienvenue dans le 21ème siècle, Mr. Bond.</p>
<p><em>YOU KNOW THE NAME. YOU KNOW THE NUMBER.</em><br />
La psychologie c&#8217;est bien joli, mais que donne le film a part ça ?<br />
Visuellement plutôt pauvre, montage et mise-en-scène old school décalées pour un film des 90&#8242;s qui n&#8217;aide pas au vieillissement du métrage. Et puis un humour lourdaud, des personnages secondaires d&#8217;une banalité écoeurante (Boris et Natalya font parti des pires hommes de main et bond-girls de la saga), une musique synthétique froide d&#8217;Eric Serra a faire vomir les oreilles, et un rythme trop lent et trop lourd pour son ton larger than life.<br />
MAIS ! car il y a toujours un mais, a côté de ça, on a quand même de beaux restes a se mettre sous la dent.<br />
En premier lieu, des scènes d&#8217;action justement old school éblouissantes, dont une séquence de pré-générique commencée et terminée par deux cascades de malade, une poursuite en tank en Russie éclatante, et un final ultra-classique d&#8217;une rigidité de fer.<br />
Et puis il y a le casting. Pierce Brosnan, pas du tout complexé par le rôle et s&#8217;empare avec talent, un Sean Bean formant enfin dieu merci un adversaire principal physique à la hauteur de Bond dans tous les domaines, une femme fatale aux tons comic-book en la personne de Famke Janssen sexuellement ostensible, une nouvelle M d&#8217;une grande classe et un Q toujours au top.<br />
C&#8217;est sûrement pas le meilleur ni le pire de la saga mais c&#8217;était la base solide, ce qu&#8217;il fallait au moment où il le fallait pour coller à la demande du public, à la recherche d&#8217;un bond plus consensuel, tous publics, politiquement correct et lisse. On est loin du Bond de Fleming mais il faut croire que ça aurait été trop demander aux lois du marché de proposer un vrai Bond en ce temps-là.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.jamesbond007.net/Golden/golden1.jpg" border="0" alt="http://www.jamesbond007.net/Golden/golden1.jpg" width="405" height="600" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Pierce Brosnan. Il croit à ce qu&#8217;il fait, le rôle est taillé pour lui et correspond à l&#8217;image qu&#8217;on se fait de Bond dans l&#8217;inconscient collectif.<br />
-L&#8217;incroyable ouverture, ponctuée de deux des plus belles cascades de toute la franchise, le saut de l&#8217;ange sur le barrage, et l&#8217;improbable suicidaire saut où il rattrape l&#8217;avion en chute libre. Du pur larger than life, filmé avec ce qu&#8217;il faut de démesure.<br />
-Xenia Onatopp. Famke Janssen interprète à la perfection la femme fatale soviétique mante religieuse ultra-iconique a souhait.<br />
-006. Sean Bean cabotine mais il colle parfaitement au rôle et sa baston finale est homérique.<br />
-la chanson de Tina Turner. Modernisation pure et simple du Goldfinger de Shirley Bassey, une des meilleures chansons de la franchise d&#8217;une efficacité absolue.<br />
-La galerie de seconds couteaux, M, Q, Tanner, Wade, Valentin, Moneypenny.<br />
-la séquence du tank.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-l&#8217;humour, lourd.<br />
-le montage et le rythme, soporifiques.<br />
-la musique, tout simplement le pire score de la franchise, signé par nôtre cocorico Eric Serra national.<br />
-La réalisation, plutôt pauvre de manière générale, pas assez old school ou pas assez moderne, selon le point de vue.<br />
-Boris, joué par alan cumming. wrong idea.<br />
-les effets en CGI parfois tout pourris (l&#8217;explosion de Goldeneye semble avoir été rendue sur une playstation&#8230;1)<br />
-Tcheky Karyo, qui comme d&#8217;habitude quelque soit son rôle, ne sert a rien si ce n&#8217;est a dire au public ce qu&#8217;il voit déjà à l&#8217;écran.<br />
-le scénario, victime de dizaines de ré-écritures, mais porteur de sacrés boulets qu&#8217;on se demande comment ils ont pu arriver à l&#8217;écran.<br />
-la BMW Z3 d&#8217;une mocheté absolue et totalement inutile à la narration : on y décrit les gadgets un par un&#8230; pour ne jamais les voir au final à l&#8217;écran. et c&#8217;est même pas un gag volontaire.</p>
<p>Note générale : 4/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 4,5/7<br />
La Renaissance, ni plus ni moins. A la charnière du old school et du modernisme perpétuel, un épisode à la croisée des chemins.<br />
Le film a énormément vieillit en 15 ans, la musique, l&#8217;humour, le scénario et la mise-en-scène appartiennent définitivement à un autre âge.<br />
Reste une bond-formula respectée comme la bible, un sous-texte fascinant et un Brosnan plus que convaincant.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://blog.newsok.com/bamsblog/files/2008/11/goldeneye.jpg" border="0" alt="http://blog.newsok.com/bamsblog/files/2008/11/goldeneye.jpg" width="800" height="1153" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Comment Brosnan a eu le rôle ?<br />
En 1981, il est repéré sur les lieux de <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong>, et pour cause, feu sa femme, Cassandra Harris, y interprétait une des bond-girl. D&#8217;après Brosnan, le premier film qu&#8217;il ait vu enfant à son arrivée en aux usa fut <strong>Goldfinger</strong> en 1964. On peut donc dire que lui et Bond, ça remonte à loin. En 1985 après le départ de Roger Moore et un casting géant, on retient trois acteurs : Sam Neill, médaille de bronze, Dalton, médaille d’argent mais indisponible car pris sur le tournage en Amérique de Brenda Starr et Pierce Brosnan (chouchou de Broccoli), médaille d’or à qui on attribue le rôle. Hélas la production de <strong>Remington Steele</strong> qui ne devait produire que 50 épisodes pour qu’il ait le temps d’enchaîner les tournages, réinjecte 6 épisodes de plus dans le contrat de Brosnan, piégant ce dernier.<br />
La production prend donc 3 semaines de retard, ce qui donne pile-poil le temps à Dalton de finir Brenda Starr et d&#8217;enchaîner avec celui de <strong>Tuer n&#8217;est pas Jouer</strong>. s&#8217;ensuit une sale période dans la carrière de Brosnan, alternant films d&#8217;actions de seconde zone et téléfilms bas de gamme. le plus gros succès de sa carrière reste encore à ce jour Mrs Doubtfire en 1993. C&#8217;est en 94  après la fin d&#8217;un long procès avec le Crédit Lyonnais (aujourd&#8217;hui connu sous le nom de LCL), le droit enfin obtenu de re-produire un 007 et la &laquo;&nbsp;démission&nbsp;&raquo; de Timothy Dalton que commence la longue recherche d&#8217;un nouveau bond. Derrière Brosnan, gît d&#8217;autres prétendants à l&#8217;affût pour décrocher le sacro-saint rôle. Parmi eux on trouve Liam Neeson (probablement le second choix de la prod si Brosnan était out), Mel Gibson (rejeté pour sa taille et son appartenance américaine), Sam Neill (trop vieux cette fois), Hugh Grant (pas assez viril) et Lambert Wilson (raisons évidentes).</p>
<p>-Le scénario fut remanié un paquet de fois, notamment a cause du <strong>True Lies</strong> de James Cameron, dont toutes les scènes d&#8217;action étaient complètement identiques. D&#8217;où un retour à l&#8217;Union Soviétique plutôt que le Moyen-Orient en paysage principal. Le scénario final fut achevé par Michael France, scénariste maudit de films ré-écrits des dizaines de fois, notamment <strong>Cliffhanger</strong>, <strong>Hulk</strong>, <strong>Punisher</strong> et <strong>Fantastic Four</strong>. Et pour info, non Michael France n&#8217;est pas français.</p>
<p>-Premier générique crée par Daniel Kleinman, qui reprend de manière moderne ceux de Maurice Binder. A noter la présence d&#8217;effets en CGI, les tous premiers de la saga.</p>
<p>-Première ré-apparition du personnage de Bill Tanner (second rôle récurrent dans les livres) depuis 1981 avec <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong>. Il revient dans <strong>Le Monde ne Suffit pas</strong>, toujours joué par Michael Kitchen.</p>
<p>-Le nom du cheval ailé vu dans la séquence du tank à Saint-Petersbourg est Pegasus. Pegasus est également le nom du cheval de Max Zorin dans <strong>Dangereusement Vôtre</strong>.</p>
<p>-A noter le retour de Joe Don Baker, qui jouait le grand méchant russe dans <strong>Tuer N&#8217;est pas Jouer</strong>. Il fait son retour dans la franchise dans un rôle à l&#8217;opposé de l&#8217;échiquier du bien et du mal, un équivalent de Felix Leiter de la CIA nommé Jack Wade, en référence à Kevin Wade, un des millions de scénaristes du film. Jack Wade revient de plus belle dans <strong>Demain ne meurs Jamais</strong>.</p>
<p>-Première apparition également de Valentin Zukovsky, joué par le grand Robbie Coltrane. Par ordre chronologique de tournage, il est techniquement le premier a avoir donné la réplique à Brosnan dans le rôle de Bond. Il fait également son retour dans <strong>Le Monde ne suffit pas</strong>.</p>
<p>-Le titre <em>Goldeneye</em> ne viens pas d&#8217;un roman de Fleming, mais de sa résidence en Jamaïque où il écrivait ses romans. La résidence elle-même doit son nom à une opération militaire top-secret de la seconde guerre mondiale menée par Fleming lui-même. Vu qu&#8217;il a retenu le nom pour nommer sa maison de loisir et de plaisir (il y vivait avec ses maîtresses), on peut en déduire que ce fut une mission réussie. Sinon, la légende viendrait d&#8217;un plan de guerre concocté par Fleming en cas d&#8217;invasion nazi de l&#8217;Espagne&#8230;</p>
<p>-Goldeneye fut aussi utilisé pour un biopic sur la vie de Ian Fleming en 1990. Puis repris bien sûr pour le jeu-vidéo mythique sur N64, connu et reconnu comme étant l&#8217;un des plus grands jeux de tous les temps, et puis encore pour un autre jeu, Goldeneye : Rogue Agent, qui n&#8217;a aucun rapport avec le film mais se déroule dans le même univers bondien. Tout ça fait de Goldeneye le titre bondien le plus utilisé dans la franchise sous toutes ses formes.</p>
<p>-Premier Bond a être réalisé par un réalisateur non-anglais, Martin Campbell. Ce dernier reviendra pour réaliser <strong>Casino Royale</strong> 11 ans plus tard.</p>
<p>-Le film est souvent reconnu par les fans comme étant celui a avoir nécessité le plus de maquettes de toute la franchise. Profitons-en pour souligner qu&#8217;elles étaient du ressort du vétéran des effets spéciaux Derek Meddings, qui décéda deux mois avant la sortie du film. Il avait travaillé sur 5 bonds, depuis <strong>Vivre et Laisser Mourir</strong>. On lui doit également les effets spéciaux <strong>des nerfs a vif</strong>, <strong>Hudson Hawk</strong>, le<strong>Superman</strong> de Donner et le premier <strong>Batman</strong> de Burton. <strong>Goldeneye</strong> lui est dédié.</p>
<p>-Premier Bond a avoir des scènes vraiment tournées en Russie.</p>
<p>-La coupole du satellite qu&#8217;on voit a la fin du film fut ré-utilisé dans <strong>Contact</strong>, de Robert Zemeckis.</p>
<p>-Les Rolling Stones furent démarchés pour la chanson du film, mais ils refusèrent. La chanson à une histoire secrète intéressante. A l&#8217;origine Ace of Base fut engagé pour faire la chanson, qui fut rejetée. le groupe la récupéra en la renommant &laquo;&nbsp;the juvenile&nbsp;&raquo; (au lieu de  &nbsp;&raquo;the goldeneye&nbsp;&raquo;. La chanson colle étrangement bien plus au score d&#8217;Eric Serra vous pouvez écouter la démo de la chanson là : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE</a> et la version finale là <a href="http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE</a>.<br />
Bien sûr la chanson finit dans les grosses mains pleine de doigts de Bono, The Edge et de Tina Turner avec le succès que l&#8217;on sait.</p>
<p>-Premier Bond original de bout en bout, du moins dans le sens où il ne doit son histoire à aucun roman de fleming ni aucune référence  aux histoires d&#8217;origine.</p>
<p>-Truc de puriste hardcore : le vrai nom de M est Barbara Mawdsley. L&#8217;idée de faire de M une femme vient de Martin Campbell, comme tout le rapport désuet au sexisme développé au long du film (tout ça pour dire au rappel qu&#8217;au final les femmes sont plus encombrantes qu&#8217;utiles dans les &laquo;&nbsp;affaires d&#8217;hommes&nbsp;&raquo;). Le personnage est fortement inspirée de Stilla Rimmington, première femme dirigeante du MI-5. A ne pas confondre avec <strong>Remmington Steele</strong>, le héros de série tv joué par Brosnan dans les 80&#8242;s.</p>
<p>-Pinewood était indisponible à l&#8217;époque du tournage, la production du donc créer un nouveau studio aux proportions mégalomaniaques. D&#8217;une ancienne usine Rolls Royce et d&#8217;un aérodrome fut créer les légendaires Leavesden Studios. Il furent utilisés pour un paquet de blockbusters, notamment la prélogie <strong>star wars</strong> de lucas, <strong>sleepy hollow</strong>, toute la saga <strong>harry potter</strong> et <strong>The Dark Knight</strong>. <strong>Goldeneye</strong> fut son baptême du feu. Son surnom est &laquo;&nbsp;Cubbywood&nbsp;&raquo;.</p>
<p>-M-Michael G. Wilson, le fil rouge des caméos de la franchise depuis déjà un certain temps, joue ici un membre du conseil de sécurité russe, rôle qu&#8217;il occupait déjà dans <strong>Octopussy</strong>.</p>
<p>-Premier Bond depuis <strong>Moonraker</strong> a voir un satellite en orbite au centre des conflits du film.</p>
<p>-Minnie Driver fait un caméo aussi dans le film, dans le rôle d&#8217;une chanteuse russe massacrant stand by your man de Tammy Wynette.</p>
<p>-Premier Gunbarrel &laquo;&nbsp;moderne&nbsp;&raquo;, et a être composé de CGI.</p>
<p>-L&#8217;idée déjà évoquée plus d&#8217;une fois depuis le milieu des années 80, de placer Bond à Hong-Kong et l&#8217;histoire du film en Chine fut une fois de plus rejetée pour cet épisode. Le scénario de cette version était intitulé &laquo;&nbsp;the property of a lady&nbsp;&raquo; l&#8217;un des très rares derniers titres de Fleming a ne pas avoir été portés en film.</p>
<p>-le saut de l&#8217;ange en ouverture fut bien évidemment exécuté en réel et demeure encore aujourd&#8217;hui le record du plus grand saut d&#8217;une structure sans parachute dans un film. La hauteur du saut est de 217 mètres.</p>
<p>-Premier bond à sortir en format DVD.</p>
<p>-Premier film de MGM/United Artists a sortir en Dolby Digital.</p>
<p>-Le petit jet qu&#8217;on voit à la fin du film est le même qu&#8217;utilise Sanchez dans l&#8217;ouverture de <strong>Permis de Tuer</strong>. Ils ont juste changé le numéro de série.</p>
<p>-Après que le remix (musicalement intéressant mais cinématographiquement absolument pas pertinent) du theme de Bond par Eric Serra fut rejeté par la prod, c&#8217;est John Altman qui composa un nouvel arrangement dans la séquence du tank. C&#8217;est un compositeur mineur qui bossa notamment aussi avec James Horner sur la BO de <strong>Titanic</strong>. Cette colobaroation sur un score bondien est un exemple unique dans toute la franchise. Si on excepte le theme de Monty Norman pour <strong>Dr. No</strong>, sur la soundtrack de John Barry&#8230;</p>
<p>-Toujours a propos du score de cet arnaqueur d&#8217;Eric Serra, la chanson du générique de fin, l&#8217;horrible &laquo;&nbsp;experience of love&nbsp;&raquo; chanté par lui-même, est en réalité une version accéléré et chantée d&#8217;un des morceaux de <strong>Léon</strong> !</p>
<p>-Alan Rickman refusa le rôle de 006, fatigué disait-il de jouer les méchants.</p>
<p>-Dernier Bond a avoir été produit et vu du vivant d&#8217;Albert R. Broccoli, instigateur de la franchise au Cinéma et producteur de 17 d&#8217;entre eux en 33 ans.</p>
<p>-Hasards et coïncidences : deux futurs acteurs de la saga <strong>x-men</strong> apparaissent dans le film : Famke Janssen (Jean Grey) et Alan Cumming (Diablo). Halle Berry (Tornade) sera la bond-girl de meurs un Autre Jour et à l&#8217;époque on murmurait très fort que Hugh Jackman était l&#8217;un des favoris pour prendre la relève de Brosnan.</p>
<p>-Campbell fait un caméo comme l&#8217;un des cyclistes au début du film.</p>
<p>-Dans les versions antérieures du script, l&#8217;Amiral Farrel (celui qui finit entre les cuisses de Xenia) devait être américain. Il aurait été changé en russe à la demande du Pentagone, donnant une incohérence supplémentaire au film au passage&#8230;</p>
<p>-Le premier week-end du film aux US a fait très précisément 26,205,007 $.</p>
<p>-Renny Harlin a faillit réaliser le film. On a échappé au pire.</p>
<p>-Début du placement de produits a toutes les sauces (notamment avec le coup de marketing ridicule du camion de Perrier) et du contrat avec BMW de 3 films stipulant que la BMW doit être utilisée comme voiture principale et pas l&#8217;aston-martin. Le contrat de goldeneye stipulait de manière insensée que la voiture devait être présentée toujours comme neuve et gardée intacte à la fin du film. Du coup, malgré une présentation de dizaines de gadgets, aucun des gadgets de la voiture n&#8217;est utilisé dans le film et il n&#8217;y a aucune poursuite avec elle. Les producteurs trouveront le moyen de se &laquo;&nbsp;venger&nbsp;&raquo; sur les caisses dans les 2 épisodes suivants de Brosnan&#8230;<br />
Le côut de BMW sur Goldeneye serait élevé à l&#8217;époque à 3 millions de $ mais aurait rapporté à la marque plus de 240 Millions. Le placement de la BMW Z3 reste aujourd&#8217;hui considérée comme l&#8217;un des meilleurs placements de produits de l&#8217;histoire de la publicité, de même que le modèle suivant utilisé dans <strong>Demain Ne Meurs Jamais</strong>.</p>
<p>-Premier Bond a être produit de manière principale par le tandem Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, demi-frères et soeurs et enfants de Cubby Broccoli. Le conseil le plus important qui leur ai donné sur les bonds : &laquo;&nbsp;don&#8217;t let them screw it up&nbsp;&raquo;.<br />
Promesse difficile a tenir&#8230;</p>
<p>-Connu pour son militantisme écologique, Pierce Brosnan boycotta l&#8217;avant-première française en soutien à Greenpeace qui protestait contre les essais nucléaires de Jacques Chirac dans le pacifique. L&#8217;avant-première fut donc annulée. Par un coup du karma, le film est tout de même &laquo;&nbsp;sponsorisée&nbsp;&raquo; par l&#8217;armée française, une scène se jouant sur la frégate La Fayette et l&#8217;Eurocopter Tiger venant aussi de chez nous.<br />
C&#8217;est cosmique.</p>
<p>-A l&#8217;époque le bond ayant eu le plus succès de la franchise, dépassant aux us pour la 1ère fois la barre symbolique des 100 M $ et atteignant au niveau mondial environ 350 M $.</p>
<p>-Le rôle de 006 devait être à la base un vieux mentor pour Bond, par un reflet fraternel mais une figure paternelle, avec en tête de donner le rôle à Anthony Hopkins. Comme il déclina l&#8217;offre, le rôle fut ré-écrit. Le scénario fut aussi aménagé et plus &laquo;&nbsp;léger&nbsp;&raquo; à l&#8217;annonce du départ de Dalton pour qui le film était écrit à la base, comprendre par là plus dur, violent et réaliste que ce qu&#8217;on a eu au résultat final.</p>
<p>-Première scène de sexe dans un Bond (mais sans Bond).</p>
<p>-Première apparition de Samantha Bond en Miss Monepenny, 4ème actrice a avoir le rôle.</p>
<p>-D&#8217;une des versions d&#8217;origines du scénario, 4 séquences d&#8217;action furent retirées et reprises dans d&#8217;autres films : la fuite de la base nucléaire, un combat contre un hélico a lames géantes (<strong>Le Monde ne suffit pas</strong>), la tentative de lancer un missile contre le satellite (<strong>Meurs un Autre Jour</strong>) et une séquence de chute libre d&#8217;un avion en perdition (<strong>Quantum Of Solace</strong>), bien qu&#8217;on puisse dire que cette dernière idée ait été modifiée pour coller au saut final de la séquence de pré-générique.</p>
<p>-Beaucoup d&#8217;idées du film découlent d&#8217;autres de la saga : la montre-laser et le stylo-explosif (<strong>Jamais plus Jamais</strong>), la poursuite jusqu&#8217;à Monaco (<strong>Au Service Secret de Sa Majesté</strong>), la base caché sous un dôme (<strong>On ne vit que deux fois</strong>), Une tueuse du KGB tuant les hommes avec ses cuisses (<strong>Tuer n&#8217;est pas Jouer</strong>), la scène de la plage (<strong>Dr. No</strong>), le Général Russe dissident (<strong>Octopussy</strong>), la mort présumée d&#8217;un autre agent double-zéro en début de métrage (pas mal d&#8217;autres) pour ne citer qu&#8217;eux. Toutes ces références appuyées par peu de nouvelles références crées dans le film marque le début de ce que j&#8217;appelle l&#8217;ère best-of qui s&#8217;applique de manière exponentielle aux 4 brosnan.</p>
<p>-La version du DVD ultimate sortie en 2008 donne un montage un poil diffèrent, avec un ton un poil plus sombre, une violence accrue (les impacts de balles sont marqués et pas hors-champ, notamment la balle dans la tête de Sean Bean), les scènes connotées sexe avec Onatopp sont rallongées (y compris sa mort incluant un joli coup du lapin de Bond) et quelques faux-raccords ici ou là rectifiés.</p>
<p>-Le premier Bond que vôtre serviteur ait vu au Cinéma.</p>
<p>-Le pur truc de scénaristes fous : au jeu du baccarat au début du film, les mains suivies de Xenia donnent le code 0-0-7 et celles de Bond 0-0-6</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/goldeneye/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Permis de Tuer</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/permis-de-tuer/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/permis-de-tuer/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 21:50:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[espion]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[integral james bond]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[John glen]]></category>
		<category><![CDATA[license to kill]]></category>
		<category><![CDATA[permis de tuer]]></category>
		<category><![CDATA[timothy dalton]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4705</guid>
		<description><![CDATA[Le plus grand baron de la drogue du continent américain s’échappe en pleine arrestation, en prenant le soin de se venger de l’agent américain Felix Leiter (meilleur ami et allié de 007) qui l’a arrêté en le jetant en pâture aux requins et en tuant sa femme. James Bond entre alors dans une vendetta personnelle meurtrière, allant jusqu’à se faire virer des services secrets. Mais Bond s’en fout…. Pour lui plus besoin d’un permis pour tuer. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LICENCE TO KILL</strong> de John Glen<br />
1989</p>
<p>L’histoire :<br />
Le plus grand baron de la drogue du continent américain s’échappe en pleine arrestation, en prenant le soin de se venger de l’agent américain Felix Leiter (meilleur ami et allié de 007) qui l’a arrêté en le jetant en pâture aux requins et en tuant sa femme. James Bond entre alors dans une vendetta personnelle meurtrière, allant jusqu’à se faire virer des services secrets. Mais Bond s’en fout…. Pour lui plus besoin d’un permis pour tuer.</p>
<p><em>HIS BAD SIDE IS A DANGEROUS PLACE TO BE </em><br />
Après un merveilleux <strong>Tuer n’est pas jouer</strong>, et sous la pression de la concurrence (Bond doit faire face a des plus gros poissons comme <strong>l’Arme Fatale</strong>, <strong>Rambo</strong>,<strong>Robocop</strong>, <strong>Batman</strong>, <strong>Indiana Jones</strong>, <strong>John MacClane</strong>, tous bénéficiant d’un plus gros budget que peut se permettre la franchise en 89), Timothy Dalton prend la responsabilité de pousser le curseur Flemingien plus haut que tous les autres réunis. Un pari audacieux car jamais tenté dans de si grandes largeurs mais à double tranchant, car si les fans (minoritaires) saluent cet épisode comme leur plus digne représentant (aujourd’hui encore, le film gagne de plus en plus de supporters, contrairement à d’autres), le public ne va rien comprendre et désapprouver de manière générale <strong>Permis De Tuer</strong>.</p>
<p>Ce revirement du public (pourtant conquis par le 1er Dalton, qui avait aussi bien marché que le dernier Moore) s’explique de plusieurs manières :<br />
La première c’est que Dalton a franchit une limite. Pris visiblement dans un trip avec une réelle et noble intention créative, en se métamorphosant physiquement comme un parfait double de Bond décrit par Fleming jusque dans les moindres détails, il pose une question tabou car dangereuse : Si Fleming était vivant de nos jours, qu’aurait-il crée comme histoire pour son héros ? Et <strong>Permis De Tuer</strong> y répond bien comme une possibilité très logique mais Dalton et le scénario vont en fait tellement loin, qu’ils vont finir par se montrer plus royaliste que le roi. Bond devient donc méchant, violent, ultra-violant même, tuant froidement des hommes même pas armés, trouvant une panoplie de meurtres virant presque à la psychose. Plus qu’un Dark Bond, c’est une vraie raclure qui ne lâche rien, avec un culot et une force de détermination inédite. Bond est au-delà de la colère, il applique les leçons qu’on lui a apprises pour son seul plaisir. Et inutile d’être aveugle pour comprendre que ça a fait peur au public, tellement et si longtemps habitué au calme imperturbable de Connery et aux pitreries de Moore le clown. Ils ne se reconnaissent plus en Bond, qui n’est plus un modèle ou une icône permettant l’identification. C’est un tueur qui tue des tueurs et on fait tout juste la différence pas en matière de violence ou de méchanceté, mais de cause plus ou moins noble et toujours très ambigu. Dalton, à l’image de Bond, met le paquet, toutes ses tripes à l’écran et finit le film à moitié mort sur les rotules, après avoir démantelé de fond en comble un trafic de cocaïne contrôlant un gouvernement, des banques, des industries, toutes les mafias locales, bref un réseau complexe et bien décortiqué.<br />
Ce qui mène au deuxième point qui n’a pas accroché : le réalisme. Oui Bond est toujours le meilleur des agents (sinon ça n’aurait aucun intérêt, est-il utile de préciser ?), toujours le plus fort, mais mis en face d’une armée et d’un homme impossible a atteindre (Sanchez, joué par Robert Davi, un méchant génial). Alors certes, il met la gomme 007, il met tout ce qu’il a dans le cœur et dans le ventre mais il est aussi opposé à une résistance de pointe qu’il aura un mal fou à détruire, notamment en mettant une place une ruse vieille comme le monde, en se faisant entre-tuer ses ennemis entre eux, puis en y allant carrément en faisant tout péter, ce qui se concrétise dans un final hallucinant et infernal. Cette notion de réalisme fait surgir un développement de personnage rarement vu dans la franchise, chacun des 4 personnages principaux ayant des couches d’ambiguïté successives, de nuances et de sentiments, même pour Bond, qui exprime de pur moments de remise en question subtils, de vrais moment de spleen où on peut lire dans son regard une palette d’émotions assez riche.</p>
<div id="attachment_4709" class="wp-caption aligncenter" style="width: 585px"><img class="size-full wp-image-4709" title="ltk 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/ltk-1-e1278452972471.jpg" alt="" width="575" height="323" /><p class="wp-caption-text">Un bin nerveux... ou alors c&#39;est un grosse crampe</p></div>
<p>Et si vous lisez la critique jusque-là, vous devez logiquement vous poser une question : comment se fait-il que le public de 89 n’ont vu dans des qualités quasi-inédites de ce film que des défauts ? C’est une bonne question. Le fait est que, Bond (dès les Connery) en film s’est éloigné du modèle Flemingien pour l’adapter a sa sauce. De films en films, Le personnage a évolué jusqu’à devenir le total opposé de l’original, comme on peut le voir dans les Moore. Le problème c’est que pour le grand public, Bond correspond à cette image et doit donc continuer à y correspondre. Dalton a fait le pari fou d’une coupure radicale, en faisant confiance au public pour qu’ils reconnaissent l’évolution de la qualité et le fait qu’on puisse faire un Bond tout en étant sérieux, intègre et créatif. Ça n’a pas fonctionné car non seulement les qualités sont passées inaperçues ou elles ont fait peur, mais en plus le film a hélas de réels défauts handicapants :<br />
La violence, une vraie surenchère croissante, passe mal. On a droit a des impacts de balle, des litres d’hémoglobines versés (Bond lui-même perd quelques pintes) et même des effets gores sont injectés entre des dizaines de morts violentes. On se croirait presque chez Verhoeven ! On peut même se demander ce qu’il se serait passé en cas de 3ème Dalton…Des membres arrachés avec les dents ? des tronçonneuses dans le crâne en gros plan ? De la dynamite planté dans un œil ? On en est déjà pas loin dans ce film et si ça peut  flatter le coté Mad bourrin et violent des spectateurs dont je fais naturellement parti, il faut quand même reconnaître que même Fleming ne serait pas allé si loin dans l’empilement de cadavres et que c’est un peu too much.<br />
Autre défaut : l’envergure. Tout le film se déroule entre Key West et le Mexique, pas un seul détour par Londres ou Istanbul, rien ne fera bouger Bond du continent américain, qui a certes des paysages variés a proposer, mais la plupart du temps une pauvreté de décors pas très bondiens. L’image et le cadre s’adaptent a ce cadre sec, proche du western ou du film de samourai, ce qui donne du grain a moudre au propos de l’ensemble mais donne un petit goût amer, surtout quand le film se disperse dans des facilités dommageables, comme l’incursion de Q sur le terrain (inutile et incohérent) ou d’un triangle amoureux avec les 2 Bond-girls dont James se fout éperdument dans 90% des scènes quand il les menacent pas de mort si elles bougent un sourcil. Bond redevient macho, mais incohérent quand il consent à se faire violer par la première traînée qui passe, alors qu’il est en plein milieu d’une guerre solitaire. Chassez le naturel…<br />
Le film souffre aussi d’un léger manque en scènes d’action, du moins en quantité car en qualité, elles assurent les meilleurs moments du film.</p>
<p><strong>Permis de Tuer</strong> a le cul entre deux chaises et c’est dommage car avec le recul des années, il gagne a être re-vu et réévalué dans son contexte très particulier. Enfin si vous voulez voir ce que donne à 200% l’esprit de Fleming dans un film pur, entre Au Service secret de sa majesté et Casino Royale, tapez dans une séance de<strong>Permis De Tuer</strong>, vous aurez une trilogie, variée, qualitative et complémentaire qui vous donnera une bonne idée de qui est vraiment Bond.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://images.amazon.com/images/P/B00000K0E7.01._SCLZZZZZZZ_.gif" border="0" alt="http://images.amazon.com/images/P/B00000K0E7.01._SCLZZZZZZZ_.gif" width="325" height="475" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Le final. 8 camions citernes poursuivis par un Bond vengeur déterminé a tout faire péter, ça donne un monde d’explosions, belles et monumentales, s’étirant sur toute la largeur du cadre, faisant trembler la caméra par l’onde de choc. On a pas vu plus bourrin et féroce depuis et pourtant c’est pas faute d’avoir essayé ! Une séquence d’une beauté inouïe a se mettre en boucle comme leçon de mise en scène de l’action. Le dernier grand moment de gloire de John Glen, qui part pas sur la pointe des pieds.<br />
-Le plus hardcore et méchant des Bonds. Des têtes explosées, des hommes de mains broyés, harponnés, explosés, mitraillés, noyés, brûlés, jetés d’un avion en marche, bouffés vivants par des requins, sans parler du final berserek … Ah c’est bon ! Le slogan américain prévient « his bad side is a dangerous place to be », ce qui en français veut dire : il faut pas le faire chier !<br />
-Les Bond-Girls : Carey Lowell est une femme à bars a la hauteur d’un Dalton en rogne c’est dire et Talisa Soto est une bombe avec des yeux qui crient braguette !<br />
-Le machisme régressif du film. Un pur soulagement.<br />
-Le méchant Sanchez joué par un Robert Davi habité. Un vrai salaud sadique et aussi fort que Bond, au moins niveau machiavélisme. Et puis il a vraiment pas une gueule de porte-bonheur qui fait plaisir a voir.<br />
-L’un des nombreux hommes de main de Sanchez, Dario, interprété par un petit nouveau qui débute. Benicio Del Toro. Plus jeune que vous en pouvez l’imaginez, et déjà en détention évidente d’une surcharge de charisme.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-L’ambiance 2 flics a miami qui ressort dans quelques scènes.<br />
-La pauvreté de la production design, faute d’un scénario qui ne permet aucune extravagance.<br />
-Le scénario, irrégulier. Respectant certaines règles a outrance (Q, surutilisé par exemple) et allant sûrement trop loin en franchissant certains tabous trop durs pour le public de l’époque : Bond est devenu semblable à son égo littéraire et même parfois plus violent et calculateur. De toutes évidences le public n’était pas encore a prêt au vrai Bond – La machine a tuer qui a vendu son âme à la reine – Vivement Craig !<br />
-La chanson, le générique et la musique en générale, plutôt tous loupés. Michael Kamen (Die Hard, X-men) s’en tire cela dit plutôt bien sur un gros morceau de 9 minutes pour la séquence finale. Mais Barry est déjà loin, très loin…<br />
-Le film qui a quand même enterré la franchise pour une traversée du désert de 6 ans. Impardonnable.</p>
<p>Note générale : 4/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 4,5/7<br />
Incroyablement faible sur certains points majeurs, <strong>Permis De Tuer</strong> a pourtant assez de qualités pour être revu aujourd’hui à sa juste valeur : une tentative intéressante mais mal gérée de coller à l’esprit de Fleming, quitte à s’aliéner le public. Ne faites pas l’erreur des générations précédentes et donnez une chance au film, vous serez agréablement surpris de retrouver en Dalton ce qui vous a séduit chez Craig.<br />
Pas de chance, pas au bon endroit au bon moment, Timothy Dalton dit l’incompris doit donc laisser sa place à Pierce Brosnan, l’homme du consensus total.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://commanderbond.net/resources/sections/news/images/jeff_marshall_art/jm_ltk.jpg" border="0" alt="http://commanderbond.net/resources/sections/news/images/jeff_marshall_art/jm_ltk.jpg" width="331" height="432" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Et si la vraie raison de l’échec du film en salles était que le film était tout simplement maudit ?<br />
Lors du tournage de la séquence finale avec les camions, qui prit plus d’un mois, l’équipe vécut une période de terreur assez intrigante. Pour la route de la poursuite, ils prennent au nord du Mexique un tronçon d’autoroute abandonnée a cause d’accidents répétitifs, appelé Roumoroso. Plusieurs événements inexpliqués se produisent. D’abord une série d’accidents comme un camion hors de contrôle et qui s’écrase contre une falaise (ce qui sera intégré au film). Puis une pluie d’incidents apparemment techniques, de panne, de freins ne fonctionnant soudainement plus à des moments cruciaux. La nuit, les gardiens dans le parking observent des silhouettes qui s’évanouissent quand on les appelle. Une autre nuit ce sont les voitures, sans chauffeur, qui démarrent, font un bout de route, des virages, et s’arrête contre un mur. Les accidents et les apparitions ne cessent de se multiplier et malgré un rationalisme a toute épreuve, l’équipe commence à chier des briques. Un autre jour, on tire une roquette artisanale atteignant un avion. La roquette est tirée en l’air, tout se passe bien. Sauf qu’à 5 kilomètres de là, un mec travaillant sur un poteau téléphonique se prend la roquette et manque de peu de perdre le bras, très gravement brûlé. Des techniciens enquêtent sur l’affaire en demandant aux villageois du coin. Il se trouve qu’il y a des décennies, 5 religieuses sont mortes dans un accident de bus à l’endroit précis où la plupart des accidents de tournage se produisent. Le tournage du James Bond est hanté par un poltergeist, ce qui devient évident lorsqu’une preuve apparaît aux yeux de tous. Lors de l’explosion finale, gigantesque, une main et un bout de bras géant semblent sortir des flammes comme si allaient attraper un cascadeur. Cela parait dingue mais une photo a été prise, prouvant qu’il n’y a pas eu d’hallucination collective. Tandis que le photographe persiste encore a ce jour a dire qu’il s’agissait d’un effet de vent et d’une suite de coïncidences bizarres, le directeur de la photo recherche la main géante sur les rushs, 6 caméras ayant filmé l’explosion. Sur les images de caméras, la main a disparue.<br />
Et pour tous les sceptiques voici de quoi vous dissuader de passer vos vacances là-bas :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4710" title="ltk 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/ltk-2-e1278453035286.jpg" alt="" width="575" height="431" /></p>
<p>-L’une des versions originales du scénario prévoyait un Bond en Chine, dévalant a moto la grande muraille dans une poursuite avec un hélico. Le gouvernement chinois demandant un veto sur n’importe quel élément du scénar, l’Asie fut abandonnée au profit du nouveau continent.</p>
<p>-Dernier générique de Maurice Binder, mort en 1991. Son successeur Daniel Kleinman avait fait ses armes sur le clip video de la chanson avec Gladys Knight.</p>
<p>-Dernier Bond des années 80 précédant une traversée du désert de 6 ans.</p>
<p>-Dernier gunbarrel classique.</p>
<p>-Dernière apparition de la Moneypenny éclair (2 films, très peu de répliques) Caroline Bliss qui eu une carrière quasi-inexistante.</p>
<p>-Dernière apparition de Robert Brown dans le rôle de M.</p>
<p>-Le titre est le premier a ne pas reprendre un roman ou une nouvelle de Fleming (il reste 6 titres de nouvelles jamais exploités). Un titre provisoire était Permis révoqué, mais fut abandonné car les exécutifs de la MGM ne pensaient pas que le public américain comprendrait le sens du mot révoqué. Une controverse éclata entre le réalisateur et les costards-cravates pour savoir que choisir entre l’appellation anglais ou américaine Licence to kill ou License To kill. La version anglaise fut logiquement retenue.</p>
<p>-Robert Davi et Timothy Dalton se sont concentrés pour leur inspiration sur le roman <strong>Casino Royale</strong> et la description de Fleming concernant les rapports entre Le Chiffre et Bond, comme 2 faces opposées d’une même pièce, quasi-interchangeables.</p>
<p>-Cubby Broccoli tomba très malade pendant le tournage. Il commence alors un long combat contre le cancer et des problèmes cardiaques. Trop malade en 1994 il ne sera que producteur a titre consultatif sur <strong>Goldeneye</strong>. Il mourra le 27 juin 1996 d’une attaque cardiaque alors que ses enfants sont en pleine pré-production de<strong>Demain ne meurt jamais.</strong></p>
<p>-Dans le film la Bond-girl Pam Bouvier prend le pseudo de miss Kennedy. Dans le civil, Jackie Kennedy est née Bouvier.</p>
<p>-Pour éviter un classement R interdit aux moins de 17 ans, le montage dut couper une dizaines de plans gores et ultra-violents, tous présents sur le DVD édité en 2006 a partir de nouveaux masters dépoussiérés.</p>
<p>-Bond et son ami Leiter partagent un triste point commun, celui d’avoir perdu leurs femmes le jour de leurs mariages respectifs.</p>
<p>-La séquence finale des camions a été produite intégralement par Barbara Broccoli, qui deviendra co-productrice officielle avec son beau-frère Michael Wilson (alors scénariste) a partir du 1er Brosnan en 1995.</p>
<p>-Soutenu par les fans hardcore, Glen continue de clamer, peut-être a juste titre que ce film est sa meilleure réal et son meilleur 007.</p>
<p>-<strong>Permis de Tuer</strong> s’est planté au box-office, un vrai bide. Pas le pire, mais le plus évident depuis <strong>l’homme au pistolet d’or</strong>. John Glen qui aura enchaîné 5 épisodes comme réal est remercié, Richard Maibaum claque la porte et pire encore un nouveau procès commence contre Kevin MacClory pour savoir qui a les droits de Bond. Procès qu’il perdra mais qui sera enchaîné par un autre procès contre le Crédit Lyonnais, banque véreuse et détentrice de parts dans EoN la société qui produit les Bonds. Devant l’ampleur du désastre (beaucoup d’argent volé), les juges décident qu’aucun Bond ne sortira tant que l’affaire ne sera pas résolue. Dalton s’impatiente, doute, puis renonce. Il pense et affirme que Bond au cinéma c’est terminé et que rien ne pourra le ramener cette fois. Il abandonne le rôle officiellement 1994 tandis que le procès se dénoue. Cubby Broccoli va enfin pouvoir se remettre au boulot mais il faudra prendre un nouveau départ et tripler le budget. Cette fois ce sera quitte ou double, soit Bond se plante pour la dernière fois, soit c’est le coup de la résurrection. Affaire a suivre dans <strong>Goldeneye</strong>…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/permis-de-tuer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tuer n&#8217;est pas Jouer</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/tuer-nest-pas-jouer/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/tuer-nest-pas-jouer/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 12:33:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[adaptatation]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[integral james bond]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[John glen]]></category>
		<category><![CDATA[the living daylights]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4658</guid>
		<description><![CDATA[« Smiert Spionam », Mort aux espions en russe, tel est le message laissé sur les cadavres de 002 et 004 tués lors d’un exercice à Gibraltar. Pour James Bond, c’est le début d’une chasse à mort à travers le monde pour trouver les coupables, cachant un gigantesque trafic d’armes et d’héroïne entre des mercenaires américains et les moudjhaidines afghans, prêts à tout pour libérer leur pays. Plus que jamais, L’agent 007 va devoir se battre pour survivre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>THE LIVING DAYLIGHTS</strong> de John Glen<br />
Ian Fleming&#8217;s The Living Daylights<br />
1987</p>
<p>L’histoire :<br />
« Smiert Spionam », Mort aux espions en russe, tel est le message laissé sur les cadavres de 002 et 004 tués lors d’un exercice à Gibraltar. Pour James Bond, c’est le début d’une chasse à mort à travers le monde pour trouver les coupables, cachant un gigantesque trafic d’armes et d’héroïne entre des mercenaires américains et les moudjhaidines afghans, prêts à tout pour libérer leur pays. Plus que jamais, L’agent 007 va devoir se battre pour survivre.</p>
<p><em>THE MOST DANGEROUS BOND</em><br />
Accrochez vos ceintures, Virage à 180 degrés !<br />
Après un dernier Moore honteux, la production peut (enfin) changer radicalement d’orientation avec un nouveau changement d’acteur.<br />
Le grand gagnant de la loterie de 1987 est Timothy Dalton, jeune acteur  de formation théâtrale à l’ancienne (il a passé la moitié de sa vie sur les planches a interpréter tout le répertoire classique). Sous son impulsion, on écrit et on adapte un scénario a son style, novateur et rugueux.<br />
Pour se préparer au rôle, Dalton lit tous les livres de Fleming et regarde tous les films précédents en moins de 2 semaines. En prenant du recul, il prend conscience que l’approche la plus pertinente est de faire de Bond quelque chose de plus sérieux, de plus crédible, de plus réaliste, de plus sombre tout en gardant une petite dose d’humour et de larger than life dans les séquences d’action.<br />
Le scénario fait le même calcul : c’est une pure histoire d’espionnage au déroulement classique mais en relation profonde avec le monde moderne. Durcissement de la fin de la guerre froide, guerre d’Afghanistan, corruption militaire et manipulations politiques où Bond est a la fois un pion et le grain de sable qui détruit toute l’horlogerie.</p>
<p>En parallèle, Bond doit s’adapter à un monde en train de vivre les années Sida. Alors que Moore s’envoyait en l’air avec n’importe qui n’importe quand et sûrement n’importe comment, Dalton devient l’homme d’une seule femme, avec une relation à plusieurs niveaux de lecture. La Bond-Girl est une violoncelliste devenue agent double sans le vouloir, piégée entre le MI6 et le KGB. Elle fascine Bond alors qu’il se demande toujours si il peut lui faire confiance.</p>
<p>Bond étant plus fort, on lui construit des ennemis semblables, plus réalistes et plus durs. Au menu nous aurons donc dans le désordre un agent du KGB particulièrement vicelard, l’armée soviétique avec tanks en option, et un mercenaire trafiquant d’armes mégalomane et fou de guerre, offrant pour la première  fois à Bond un vrai duel final en gunfight radical et brutal.</p>
<p>En somme, on a affaire à un Bond dont la qualité principale est l’intelligence et la rigueur tout en restant fun, ce qui donne un grand film d’espionnage. Que demander de plus ?</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.horreur.net/img/tuernestpasjoueraff.jpg" border="0" alt="http://www.horreur.net/img/tuernestpasjoueraff.jpg" width="328" height="432" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Timothy Dalton, flemingien jusqu’au bout des ongles et ça fait un bien fou…This bond is dangerous !<br />
- Les scènes d’action, imprévisibles et parfois aussi jouissives qu’interminables (ce n’est jamais un défaut quand c’est bien fait). Bond redevient un soldat un peu dingue, bourrin, à l’attitude stylée et quasi-suicidaire. Mieux encore, il se remet enfin à saigner, ce qu’on avait pas vu depuis…depuis…Tiens ben non on l’avait jamais vu saigner comme ça avant.<br />
-Le scénario, aux influences Flemingiennes et hitchcockiennes sans jamais les copier vraiment (si ce n’est une scène du <strong>Troisième homme</strong>, mais assumée)<br />
-La réalisation, faisant tout son possible pour rythmer le film. Contrairement aux derniers Moore on voit jamais le temps passer, et pourtant c’est aussi long qu’avant.<br />
-Le grand retour de l’Aston Martin, pas vue depuis 8 films. Gadgetisée à mort, elle livre une scène superbe en Tchécoslovaquie.<br />
-La musique de John Barry, qui pour sa dernière participation à la franchise (avec un joli cameo en plus) livre les derniers grands morceaux de bravoure et adapte au nouvel acteur un nouveau univers musical, plus sombre, plus pessimiste, avec des sons de synthé et de grands moments opératiques, c’est presque un croisement entre 007 et Wagner.<br />
-La chanson-titre, pop-rock de Ah-ha. Les chansons exécutées par les hommes étant souvent les meilleures, on a un droit ici à un bon morceau. En addition, Chrissy Hynde des Pretenders nous fait deux autres chansons (dont le fabuleux where has everybody gone) s’insérant très bien dans le film.<br />
-Les maquettes de Derrek Meddings. Des avions, aux tanks et aux ponts qui s’explosent, l’illusion est parfaite car imperceptible.<br />
-John Rhys-Davies (Gimly dans la trilogie culte de Jackson, Salah dans celle de Spielberg). Il est énorme.<br />
-Joe Don Baker dans le rôle du grand méchant de l’histoire, Withaker. Pour une fois, l’ennemi est un militariste américain et en plus il veut participer à l’agonie de l’Afghanistan. Nous sommes en 1987. No comment. (Et à la fin les moudjahiddines viennent fêter leur victoire avec Bond en s’excusant de leur retard parce qu’ils ont eu des problèmes à l’aéroport…No comment bis)<br />
-Fleming respecté dans l’esprit</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Une poignée de vannes qui font tâche. Pas autant que dans un mauvais Moore, mais bon…<br />
-Certain détails (des costumes par exemple) propres aux 80’s qui ont trop vieillit.<br />
-Maryam d’Abo, La Bond-Girl. Bien que son personnage soit bien écrit, son manque de sensualité fait cruellement défaut.<br />
-Le manque de perfection dans la direction de photo. Bien que le ton plus réaliste est bien amené, un travail plus profond sur les couleurs aurait été bienvenue.</p>
<p>Note générale : 5/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 6,5/7<br />
Meilleur épisode des années 80, injustement méconnu et sous-évalué. Si il n’est pas à la hauteur du maître du genre de l’époque (<strong>Die Hard</strong>), il a au moins le mérite de préfigurer tout le bon coté ce qui sera fait d’ici les 20 années suivantes dans la franchise. Il serait donc hypocrite de ne pas voir en Timothy Dalton le père légitime de Daniel Craig. <strong>Tuer n’est pas jouer</strong> a préparer le terrain pour son <strong>Casino Royale</strong>…<br />
Un grand pur film d’espionnage, subtil et intelligent. A voir absolument.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://commanderbond.net/resources/sections/news/images/jeff_marshall_art/jm_tld.jpg" border="0" alt="http://commanderbond.net/resources/sections/news/images/jeff_marshall_art/jm_tld.jpg" width="331" height="432" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Comment Dalton a eu le rôle ?<br />
Il fut déjà approché en 1969 mais refusa le rôle car il se trouvait trop jeune. Contacté au début des années 80 on lui annonce qu’il a toutes ses chances de succéder à Moore dès que celui-ci s’arrêtera. En 1985 après un casting géant, on retient trois acteurs : Sam Neil, médaille de bronze, Dalton, médaille d’argent mais indisponible car pris sur le tournage en Amérique de Brenda Starr et Pierce Brosnan (chouchou de Broccoli), médaille d’or à qui on attribue le rôle. Hélas la production de <strong>Remington Steele</strong> qui ne devait produire que 50 épisodes pour qu’il ait le temps d’enchaîner les tournages, réinjecte 6 épisodes de plus dans le contrat de Brosnan, piégant ce dernier.<br />
La production prend donc 3 semaines de retard, ce qui donne pile-poil le temps à Dalton de finir Brenda Starr. Il finira son tournage un samedi, rentra à Londres dimanche, et commenca le Tournage à Pinewood dès lundi matin.</p>
<p>-dernier film a utiliser un titre de Fleming, jusqu’à <strong>Casino Royale</strong>, 20 ans plus tard.</p>
<p>-Premier film a être produit en collaboration avec la fille et le beau-fils de Cubby Brocolli. Une affaire de famille.</p>
<p>-On installa une infirmerie d&#8217;urgence pendant la séquence de bataille en Afghanistan. Un jour, un cascadeur s&#8217;est ouvert le radius et on du improviser une opération chiurgicale sur place dont Barbara Brocolli fut l&#8217;infirmière de service. ça c&#8217;est de la productrice !</p>
<p>-Episode anniversaire, sorti pour les 25 ans de la franchise au cinéma, en plus d’en être le 15ème.</p>
<p>-Lady Di another day ! Venus sur le tournage pendant l’exécution de la scène de Q du film, le Prince Charles et la princesse Diana en profitèrent pour visiter les studios, entourés des dizaines de journalistes et de photographes. Jeroen Krabbe conseilla la princesse de casser une bouteille en faux-verre sur la tête du Princes pour s’amuser, ce qu’elle fit. L’image fit le tour du monde et fut utilisée comme pièce a conviction évidente de la haine entre les époux princiers.</p>
<p>-à un moment un 8eme Moore était envisagé. Le scénario, plus auto-parodique que jamais devait emmener l’agent secret en Chine.</p>
<p>-Dalton accomplit une grande part de ses propres cascades dont quasiment entièrement celle du début, sur le dos d’une Jeep dévalant a toute allure une route sinueuse sur une falaise. Il n’était pas assuré pour.</p>
<p>-Toute une partie du film se déroule à Vienne, en hommage au <strong>Troisième homme</strong> car John Glen était assistant-réal sur ce modèle du film d’espionnage avec Orson Welles.</p>
<p>-John Barry fait un caméo comme chef d’orchestre.</p>
<p>-Ont tentés le casting pour le rôle de 007 : Christophe Lambert, Lambert Wilson, Sean Bean, Sam Neil et des milliers d’autres.</p>
<p>-Joe Don Baker qui joue le maléfique Whitaker, revint plus tard dans la franchise pour le rôle de l’agent de la CIA jack Wade dans <strong>Goldeneye</strong> et <strong>Demain ne meurt jamais</strong>.</p>
<p>-Le titre original est intraduisible, il vient de l’expression anglaise « scare the living daylights out of me », ce qui désigne un mélange entre sensations fortes, grande suprise, grande peur et grande excitation, un peu tout en même temps. Les titres étrangers incluent en Allemagne <strong>l’air de la mort</strong>, <strong>Risque Immédiat</strong>pour le Portugal, <strong>007 : haute tension</strong> en Espagne, et nôtre joyeux <strong>Tuer n’est pas jouer</strong> national qui ironiquement fait que les 2 dalton comportent tous les deux le mot « tuer » dans le titre.</p>
<p>-Dernière apparition du Général Russe Gogol, personnage secondaire récurrent tantôt allié ou ennemi de Bond dans tous les films entre 1977 et 1987.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/tuer-nest-pas-jouer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dangereusement vôtre</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/dangereusement-votre/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/dangereusement-votre/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 10:33:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[a view to a kill]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[dangereusement vôtre]]></category>
		<category><![CDATA[espion]]></category>
		<category><![CDATA[grace jones]]></category>
		<category><![CDATA[ian fleming]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[John glen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4557</guid>
		<description><![CDATA[007 est engagé dans une course contre la montre pour arrêter un industriel néo-nazi, projetant de tuer des millions d’innocents en noyant toute la Silicon Valley et San Fransisco avec pour empêcher la construction de micropuces. Du sommet de la Tour Eiffel à celui du Golden Gate, James Bond affronte enfin un adversaire à sa hauteur. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A VIEW TO A KILL</strong> de John Glen<br />
Ian Fleming&#8217;s From A View To A Kill<br />
1985</p>
<p>L’histoire :<br />
007 est engagé dans une course contre la montre pour arrêter un industriel néo-nazi, projetant de tuer des millions d’innocents en noyant toute la Silicon Valley et San Fransisco avec pour empêcher la construction de micropuces. Du sommet de la Tour Eiffel à celui du Golden Gate, James Bond affronte enfin un adversaire à sa hauteur.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4571" title="vtk 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/vtk-1.jpg" alt="" width="481" height="755" /></p>
<p><em>HAS JAMES BOND FINALLY MET HIS MATCH ? </em><br />
<strong>Dangereusement Votre</strong> est un mauvais Bond et un mauvais film. Ce postulat de base étant posé, passons à ce qui est vraiment intéressant : le chant du cygne de Roger Moore.<br />
Car sous cette farce qui tente vainement d’être au goût du jour se cache ce qui aurait pu être le <strong>Dark Knight Returns</strong> (1) des James Bond (c’est aussi le cas de <strong>Jamais Plus Jamais</strong> dans la même mesure).<br />
L’agent 007, plus vieux que jamais, fait face à une brochette d’ennemis plus jeunes, plus forts et plus intelligents que lui en premier lieu Max Zorin (Christopher Walken), nazi psychotique voué à ridiculiser Bond . Il doit même combattre une sorte de Némésis, son total opposé en tout point avec MayDay. Cette dernière (jouée par l’inégalable Grace Jones) le bat à chaque rencontre et se trouve même parfois plus Bondienne que lui, notamment en accomplissant un saut de l’ange fou du sommet de la Tour Eiffel.<br />
Bond se fait aussi malmené dans de jolies scènes (les meilleures du film) comme sa fuite désespérée en Russie arctique, son remorquage au bout d’une échelle de camion de pompiers qui n’en fait qu’à sa tête en plein San Fransisco, sa poursuite humiliante dans les rues de Paris où il arrive à découper une voiture en 4 tout en continuant à la conduire et bien sûr le final, accroché à la corde d’un grand dirigeable lui faisant prendre une série d’obstacles comme un chat s’amusant a torturer une souris avant de la décapiter.<br />
Une scène en particulier sort du lot : Bond à cheval. Le saut de haies contre les hommes de main de Zorin marque visuellement (et musicalement même) la signature secrète du film et comment ne pas avoir de la peine pour ce pauvre 007 totalement dépassé par les événements, qui ne fait plus le poids face a ses ennemis, le rouant de coups et le désarçonnant. La crise de la cinquantaine sous-jacente des 3 derniers Moore prend ici un sens vraiment dur. Ce qu’il craignait depuis son premier échec (rappelé dès la première scène de <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong> avec la tombe de sa femme) se matérialise soudainement : il est trop vieux et il est en train de faire la mission de trop. Il aura beau survivre par une série de coups de chances miraculeux et se voiler la face, la dure réalité le rattrape au détour de quelques scènes. Du Bondicide qui aurait pu tellement être mieux traité sur un registre ténébreux et crépusculaire seulement voilà, une fois encore, on va foutre en l’air quelque chose qui aurait pu devenir une référence.</p>
<p>D’abord en essayant de refaire ce qui a déjà été fait, mais en moins bien. La scène de ski du début du film est un parent pauvre de celle de <strong>l’Espion qui m’aimait</strong>, la scène sous-marine sensée faire référence à <strong>Rien que pour vos yeux</strong> est soporifique, le briefing entre grands méchants à la <strong>Goldfinger</strong> manque d’envergure, le générique est une ode à ce que les 80’s ont eu de plus moche, les décors font minuscules, la Bond-Girl (Tanya Roberts) est une poufiasse qui sonne creux, tout le monde cabotine, l’humour y est plus lourdaud que jamais, et même le duel final entre Zorin et Bond manque de pêche, de folie, de Bondeure quoi !<br />
Au final un film mou, se plantant dans les grandes largeurs en jouant la carte de l’humour et offrant un sale départ à Moore, qui méritait pas de maltraiter autant son personnage. Ou alors il fallait le faire vraiment à fond et l’assumer en allant jusqu&#8217;à le mettre à la retraite voire mieux le tuer en mission.<br />
Ah qu’il est dur de traiter au cinéma la mort de Bond ! La tâche, timidement tentée lord d’une poignée de scènes dans les derniers Bonds respectifs de Connery (<strong>Les diamants…</strong>et <strong>Jamais Plus Jamais</strong>), Moore (<strong>Dangereusement Votre</strong>) et Brosnan (<strong>Meurs un Autre Jour</strong>), finit toujours en queue de poisson, virant sur un humour limite voire parodique, sur des scénarios bas de gamme et des acteurs en roue libre croyant bien faire.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Le saut de la Tour Eiffel. Une image unique et marquante.<br />
-Christopher Walken. Il cabotine, il a un rire effrayant et il porte des lunettes de soleil affreuses mais bon c’est Walken quand même… et puis il tue par plaisir et ça, ça fait toujours du bien.<br />
-Bond à cheval, comme je l’ai dit plus haut, la signature du film.<br />
-La chanson de Duran Duran. Pop Rock acidulé dans la plus pure tradition des 80’s. Sympathique. Et tellement meilleure que les 3 dernières…<br />
-La musique de John Barry. Pour ses dernières partitions Mooresques, il se lâche complètement et livre des morceaux de bravoure grandioses. Comme pour son dernier Connery, on a la sensation d’écouter l’univers musical de la mort du moins symbolique de Bond.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Les cascades. Elles sont bien exécutées et spectaculaires pour la plupart mais, gros problème : les doublures de Roger Moore ne ressemblent plus à Moore. On voit donc Rémy Julienne avec une bonne perruque par exemple très longuement dans les scènes parisiennes, ou des acteurs trop maigres (faut dire que Moore a salement pris du bide et des rides dans cet épisode, ah c’est douloureux !) faisant qu’on voit trop de façon évidente que ça ne peut pas être lui. Vite Timmy, prend la relève !<br />
-Le manque de magie des pays visités. Paris s’illustre par sa beaufitude française et San Fransisco par sa beaufitude américaine. Aucune beauté, aucune poésie, aucun charme.<br />
-Le scénario, allant du ridicule à l’incohérence en passant par le manque d’enjeux. On a jamais été aussi proche de <strong>Derrick</strong>, c’est dire.<br />
-Le rôle inutile donné à Patrick Macnee.<br />
-les costumes. 80’s forever ? never again !<br />
-Roger Moore. Si il avait été réservé, plus humain, plus sensible et moins auto-parodique, il aurait emmené a lui seul tout le film dans une meilleure direction. Bon, c’est pas le cas.<br />
-Grace Jones. Il existe parfois des erreurs de casting qui font d’un rôle un défaut a lui seul et qui décrédibilise l’ensemble. C’est exactement ce qui se passe avec Grace Jones, qui n’interprète ni plus ni moins que son propre rôle la plupart du temps et quand c’est pas le cas, c’est une horreur. Ses dernières scènes son une insulte au bon goût à elles seules.<br />
- La Bond-Girl, Stacey Sutton, géologiste…On n’avait pas vu une vraie blonde aussi fidèle à la caricature qu’on en fait.<br />
-Les gadgets, parmi les pires dont une voiture-robot-caméra télécommandée hideuse. La scène finale en fait les frais et donne un goût amer , comme si c’était pas déjà assez douloureux…<br />
-Le rythme mou et un respect syndical du cahier des charges sans jamais se demander qu’est ce qui compte et pourquoi ça compte. John Glen est visiblement paralysé par Roger Moore, je vois que ça.<br />
-L’accumulation de vannes pourries. Un exemple frappant : des policiers arrêtent Bond et celui-ci dit qu’il est James Bond. Le flic réplique « C’est ça et moi, je suis la reine d’Angleterre »… C’est ce qu’on appelle un viol artistique.<br />
-Ian Fleming, quelque part à des années lumières du film, se retourne dans sa tombe et pleure si fort que tout le monde peut l’entendre. Attends Ian, tu seras bientôt vengé par tonton Dalton, garde la foi…</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4572" title="vtk 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/vtk-3.jpg" alt="" width="580" height="326" /></p>
<p>Note générale : 2/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 2/7<br />
Bien que sauvé du naufrage total par des moments inoubliables, <strong>Dangereusement Votre</strong> est un chant du cygne difficile et laborieux, misant trop sur un humour a coté des clous et des cascades dont il est évident que Moore n’y a pas mis un doigt de pied. Devant cet épisode de trop, on ne peut avoir qu’une nostalgie douce-amère et un regard tolérant devant un homme qui a près de 60 ans et qui fait Adieu au rôle de sa vie comme il y est entré : avec naïveté et folie bordélique.<br />
Goodbye Roger, thank you for the show…</p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois pour son dernier Bond ce sera tout simplement la ville de Paris mise à l’honneur. Paris et ses habitants si insultants, Paris et sa circulation dont même Bond aura du mal a se sortir vivant, Paris et sa tour eiffel dont on peut sauter en parachute à condition de ne pas prévenir les administrations.</p>
<p>-Premier rôle de Dolph Lundgren au cinéma, avant <strong>Rocky IV</strong>. Il nous joue un agent de la K.G.B. Temps de présence à l’écran ? 2 minutes et je suis généreux. Il fut pistonné par sa petite amie de l’époque…Grace Jones !</p>
<p>-A l’origine ce n’était pas Christopher Walken qui devait jouer Zorin mais David Bowie. Ce dernier était partant mais il refusa quand il se rendit compte qu’il fallait que son personnage tue gratuitement sans parler des scènes d’action qui étaient loin de l’enchanter. Dommage…</p>
<p>-Patrick Macnee joue le rôle de Tibbett, une sorte d’agent de liaison en France. Ses pitreries aux cotés de Roger Moore n’ont rien de nouveau, les deux bonhommes se connaissaient depuis la 2ème guerre mondiale. Dans les années 60, tandis que l’un jouait dans <strong>Chapeau Melon et Bottes de Cuir</strong>, l’autre travaillait dans les mêmes studios londoniens pour<strong>Le Saint</strong>.</p>
<p>-Dans le rôle d’une Bond-Girl tertiaire et inutile avec la belle I am Jenny Flex (« But of course you are ») on retrouve Alisson Doody. Ça ne vous dit rien ? Et si je vous dis blonde allemande mordillant l’oreille d’Harrisson Ford en quête du Saint-Graal, ça vous parle ? Et oui, 4 ans avant <strong>Indiana Jones et la dernière croisade</strong>…</p>
<p>-Tanya Roberts, découverte dans <strong>Dar l’invincible</strong> (no comment), fut une des rares Bond-Girls de l’époque à avoir une carrière post-Bond. Ainsi, on la retrouva pendant 8 ans dans le rôle récurrent de Midge dans <strong>That 70’s Show</strong>, parodiant son rôle de Bond-Girl en blonde écervelée avec une joie non-dissimulée. Elle fut mémorable et a mourir de rire et il faut savoir que pour un épisode savoureux consacré à son mariage on retrouva en guest-star Maud Adams (<strong>L’homme au pistolet d’or, Octopussy</strong>), Kristyna Wayborn (<strong>Octopussy</strong>) et Barbara Carrera (<strong>Jamais Plus Jamais</strong>).</p>
<p>-Dernière apparition de la grande Lois Maxwell dans le rôle de Miss Monneypenny. Elle est l’actrice la plus récurrente de la saga avec 14 films successifs. Chapeau bas à celle que 007 a affectueusement surnommée « La dernière ligne de défense de l’empire britannique ».</p>
<p>-Les sauts au-dessus de la tour Eiffel furent accomplis sans la permission du maire de l’époque, un certain Jacques Chirac, persuadé que ça augmenterait les tentatives de suicides du monument sans parler de la pub désastreuse en cas de mort du cascadeur, qui n’avait que 3 secondes pour ouvrir son parachute une fois dans les airs. Le saut fut accompli une seule fois. Une fois arrivé à terre, le cascadeur et l’équipe du film furent immédiatement arrêtés  par la police municipale. Par la suite, la mairie fit tout son possible pour mettre des bâtons dans les roues de la production lors du tournage des scènes parisiennes. Plus fort que Ernst Stavro Blofeld, Jacques Chirac !</p>
<p>-L’avant-première du film eut lieu en présence de la Reine d’Angleterre, de la Princesse Lady Diana et du Prince Charles. Cette anecdote n’a aucun intérêt ? Attendez un peu de voir ce que Lady spencer a fait au Prince Charles sur le tournage de <strong>Tuer n’est pas jouer</strong>, vous m’en direz des nouvelles…</p>
<p>-La chanson-titre de Duran Duran fut la dernière du groupe avant leur séparation. La chanson fut la première de la saga à atteindre la place number one du Top 50 aux USA et a peu près partout dans le reste du monde. &laquo;&nbsp;daaaance into the fire&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>-Inutile mais pour le plaisir, rappelons que Christopher Walken a eu l’oscar du meilleur acteur pour <strong>Voyage au bout de l’enfer</strong>, et qu’il participa à de nombreux excellents films dont <strong>Annie Hall</strong>, <strong>Brainstorm</strong>, <strong>Dead Zone</strong> de Cronenberg, <strong>Les Chiens de guerre</strong>, <strong>King of New-York</strong> d’abel Ferrara, <strong>Batman Returns</strong> et <strong>Sleepy Hollow</strong> de Tim Burton, <strong>Pulp Fiction</strong> de Tarantino, <strong>Dernier Recours</strong> de Walter Hill,  <strong>arrête-moi si tu peux</strong> de Steven Spielberg, <strong>Man on fire</strong> et <strong>Domino</strong> de Tony Scott et il devrait bientôt intérpreter Ozzie Osbourne dans le biopic <strong>The Dirt</strong>. On aura rarement vu un acteur avec une carrière aussi exemplaire dans un Bond officiel jouer le méchant officiel…</p>
<p>-La compagnie Kodak a porté plainte contre la production car une équipe a filmé sans autorisation pour certains plans larges le passage du dirigeable Kodak au-dessus du Golden Gate de San Fransisco, servant de doublure au dirigeable Zorin qui possède étrangement le même lettrage et la même forme de logo vue de loin. Non non, ce n’est pas une coincidence…</p>
<p>-D’après les spécialistes, c’est l’utilisation du snowboard par 007 dans le film qui popularisa le sport dans la deuxième moitié des années 80.</p>
<p>-Pour la première fois, on voit 007 accomplir une mission en Russie…scène tournée en Islande… Puisqu’on en parle, on peut voir pendant la scène un soldat Russe appeler Roger Moore à l’aide dans sa langue : « Pomageete ! Roger Moore pomageete ! ».</p>
<p>-7ème et dernier Roger Moore. Pour expliquer rapidement et simplement son départ de la franchise, je donne la parole au clown de service : « Quand la mère de l’actrice principale avec qui vous jouez, est plus jeune qu’à l’âge ou vous avez commencé à jouer le rôle…c’est qu’il est grand temps d’arrêter. ».<br />
Si ça vaut pas tout l’or du monde une phrase pareille ! Mais c’est du Flaubert !<br />
Même si il restera toujours l’acteur a s’être le plus éloigné du Bond de Fleming, faisant du rôle une sorte d’oncle immortel, rigolo, insouciant, bon vivant et aussi bien porté sur la gent féminine que sur les blagues vaseuses, Moore a prouvé qu’on pouvait être aimé du public aussi bien que de Connery et qu’on pouvait faire aussi bien que lui, voire même mieux. Son meilleur épisode , <strong>L’Espion  qui m’aimait</strong> est un film exemplaire, un pur chef d’œuvre du genre et ne serait-ce que pour ce film-là, on peut lui être reconnaissant de son looooong passage sur la franchise. 12 ans, 7 films. Un bon Milliard de dollars engrangés. Une  génération accrochée à 007 et une prochaine prête a prendre le relais, sans accrocs. Merci qui ? Merci Roger !</p>
<p>“I hope you enjoyed the show. Good Night.”</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4573" title="vtk 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/vtk-4-e1277289189294.jpg" alt="" width="580" height="326" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/dangereusement-votre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Octopussy</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/octopussy/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/octopussy/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 16:08:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[1983]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[anglais]]></category>
		<category><![CDATA[epsion]]></category>
		<category><![CDATA[ian fleming]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[John glen]]></category>
		<category><![CDATA[octopussy]]></category>
		<category><![CDATA[roger moore]]></category>
		<category><![CDATA[spy]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4515</guid>
		<description><![CDATA[L’alliance lors d’un traffic de bijoux entre un riche homme d’affaires nommé Kamal Khan, un génral russe véreux et une mystérieuse propriétaire d’une île en Inde exclusive aux femmes déclenche la curiosité de 007, d’autant qu’il est lié à la mort étrange de 009, déguisé en clown et tombé en mission avec un œuf d’or Fabergé à la main. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>OCTOPUSSSY</strong> de John Glen<br />
Ian Fleming&#8217;s Octopussy<br />
1983</p>
<p>L’histoire :<br />
L’alliance lors d’un traffic de bijoux entre un riche homme d’affaires nommé Kamal Khan, un génral russe véreux et une mystérieuse propriétaire d’une île en Inde exclusive aux femmes déclenche la curiosité de 007, d’autant qu’il est lié à la mort étrange de 009, déguisé en clown et tombé en mission avec un œuf d’or Fabergé à la main. Bond ne se doute pas alors que l’affaire cache un complot militariste sur le point de détruire Berlin avec une bombe nucléaire lors d’une réunion de généraux occidentaux. De l’Inde au cirque Karl Marx de Berlin-Est en passant par une mission d’appoint en Amérique Du Sud, Bond va devoir se surpasser pour sauver une fois de plus la situation.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4517" title="octo1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/octo1.jpg" alt="" width="385" height="251" /></p>
<p><em>NOBODY DOES HIM BETTER </em><br />
13ème Bond et 6ème épisode consécutive pour Moore. Après l’austérité de la Grèce dans <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong>, nous voilà face à l’immensité et la féerie de l’Inde.<br />
Sans doute persuadé qu’il est en train de quitter le rôle de l’agent secret (alors qu’il en fera un 7ème 2 ans plus tard), Moore se demande si il n’est pas en train de faire le Bond de trop, ou même si il ne l’a pas déjà fait. Le précédent opus avait été un retour sur terre brutal et étrange pour le Bond de Moore, si bienveillant et souriant d’habitude. Un peu comme Connery avec <strong>On ne vit que deux fois</strong> (épisode marginal mais déterminant pour tous les suivants vous l’aurez remarqué) On va aller vers quelque chose de plus léger, de plus évasif, comme un retour old school a une sorte de sérial. Bien sûr l’opération est calculée de la part de Broccoli : <strong>Indiana Jones</strong> (la revanche de Spielberg/Lucas pour ne pas avoir eu la permission de faire un 007) a cartonné et enterré au box-office tout ce qui avait été entrepris dans le film d’action et d’aventure. A Bond donc de réagir et de fournir une réponse, une concurrence sérieuse.<br />
Pour Glen, le réalisateur ça signifie faire la part entre deux mondes : l’univers Bond de Moore, humoristique, le moment détente de la guerre froide et la rigueur dure, brutale, fiévreuse et toujours plus folle des séquences d’action, l’autre star des Bonds.</p>
<p>Entre deux punchlines de Roger, plus pouet-pouet camion que jamais, on aura donc droit à des moments d’anthologie comme une des meilleures séquences de pré-génériques où s’improvise une poursuite entre Bond en mini-jet et un missile a tête chercheuse avant d’humilier à lui seul toute l’armée de Bolivie (ou de Colombie…à moins que ce soit le Chili… C’est pas clair dans le film). On verra aussi une poursuite sur un train (qui rappelle furieusement celle 6 ans plus tard de <strong>Indiana Jones et la dernière Croisade</strong>, ironiquement) puis dans les rues de Berlin, très longue et pourtant très bien rythmée et palpitante de la première à la dernière minute se concluant par le désamorçage d’une bombe nucléaire à retardement, de quoi faire péter le peacemaker des plus blasés. Et Enfin un grand final hallucinant et spectaculaire où Bond poursuit à cheval un avion, s’agrippe à son toit pendant le décollage, doit s’accrocher alors que le pilote fait des vrilles et des loopings, détruit un des rotors à mains nues, combat l’homme de main indestructible de service, fait atterrir de force l’avion, sors la Bond-Girl de l’avion pendant l’atterrissage, tombe sur un précipice tandis que l’avion se crashe, et se pète à peu de choses près quelques côtes, les deux bras et une jambe. Dans le genre sensations fortes dans un film d’action, on a rarement fait aussi ambitieux et irresponsable, sachant que tout a été fait en réel avec des cascadeurs devant résister a des vents pouvant les tuer alors qu’ils portent des parachutes sous leurs vêtements pas facile à sortir.<br />
En dehors de ça on a un épisode riche en personnages fascinants dont apparemment 3 ennemis principaux pour le prix d’un. Tout d’abord le méchant naturel qui tuerait père et mère pour l’argent, le pendant charismatique de Bond, Kamal Khan. Avec ses faux airs de prince ou de colonisateur, il donne de la classe et du style à un pur sadique. Puis il y a l’ennemi historique, le général Russe Orlov, prêt à déclencher la 3ème guerre mondiale et à conquérir un empire allant de la Bretagne à la Chine, contre l’avis de son gouvernement. Porté par un acteur excellant à interpréter les pourritures communistes avec une rage toujours intacte, il fascine autant qu’il révulse. Et puis il y a l’ennemi qui est en fait l’alliée qui va faire tout basculer, Octopussy. Enfin avec un nom pareil normal qu’elle s’entende avec monsieur 007 minutes, douche comprise.<br />
Mais ce qui change et qui est intéressant c’est que pour la première fois dans un Bond, une femme domine tous les autres personnages et les manipule à sa guise («enfin jusqu’à un certain point, faut quand même pas déconner, c’est qu’une gonzesse» me souffle Roger). Liée à un niveau profond avec Bond (et reliant le film à la nouvelle subtilement, l’un devenant la suite naturelle de l’autre) elle régente une armée personnelle d’amazones (pour pas dire de catcheuses lesbiennes vu tous les symboles et détails crypto-lesbiens du film dont une side-kick adjointe à Monneypenny qui devait bien s’ennuyer toute seule depuis le temps, on me la fait pas…).<br />
Mais malgré une écriture intéressante, 3 séquences d’action redoutables et une Inde magnifique à l’écran, difficile de se dire que le film parvient parfaitement à ses fins.<br />
D’abord l’humour a de plus en plus de mal à toucher au but. Et si Roger peut encore assurer sur des dialogues bien écrits (dont une vente aux enchères impeccable) il finit par rouler en roue libre et à cabotiner plus que jamais (c’est quand même l’épisode où Bond se déguise en clown, signe très distinctif de l’époque Moore)<br />
L’époque Moore d’ailleurs parlons-en. C’est devenu très clair avec cet épisode, la franchise est entrée dans une routine parfois dérangeante. Plus rien ne surprend, on sait qu’il se taper telle fille pour que l’histoire le fasse se bouger d’un point A à un point B, qu’il va être capturé par le méchant à tel moment, qu’il va s’évader, puis qu’il y aura forcément une poursuite à la 47ème minute pour contrebalancer les 3 scènes de dialogues qu’on vient de voir et qu’on verra Q apparaître à tel moment pour engueuler Bond qui passe son temps à déconner et à détruire le matos qu’on lui donne. Plus que classique, le film respecte trop la sacro-sainte formule qui s’est tristement transformée en cahier des charges en gardant le même acteur un peu trop longtemps. Et pourtant c’est pas faute d’avoir essayé des orientations totalement différentes au cours de ses 7 films mais décidément, quand on s’est évertuée a trouver le juste milieu d’un cocktail consensuel qui plaira à tout le monde, on en finit par oublier qu’on a été jeunes, fous et expérimentaux malgré les budgets records.<br />
C’est un symptôme régulier de la saga : à force de s’entendre dire qu’on cartonne, on s’endort sur ses lauriers. C’est aussi ce qui est arrivé à Connery et à Brosnan sur leurs fins respectives.<br />
Au point où ils en sont, impossible de révolutionner quoi que ce soit à moins d’un changement d’acteur. Et vu qu’il en reste encore un derrière celui-ci, je vous laisse comprendre à quel point la mise à la retraite va être douloureuse pour Sir Roger.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-le point fort du film : les 3 grandes scènes d’action du film. Le final est un symbole époustouflant et haletant d’un James Bond de 56 ans, prêt à se mettre intentionnellement en danger de mort et à se faire mal comme il a jamais eu mal, juste pour se prouver à lui-même qu’il est encore en vie. Ce qui amène à…<br />
-Roger Moore, imparable lors des scènes sérieuses.<br />
-Maud Adams. J’imagine la difficulté d’interpréter un rôle aussi mystérieux avec un nom a coucher dehors et elle s’en sort parfaitement. Une Bond-Girl mature, dominant Bond et tous les autres pendant les trois-quarts du film. Un peu à l’image de Bond, c’est un personnage aventurier qui à tout vécu et qui tente de retrouver une jeunesse perdue en se mettant en danger. Ses dialogues avec 007 marquent la fin d’une période, insistant sur le fait qu’ils sont les produits d’une génération en voie d’extinction. Comme si ils profitaient une dernière fois d’un monde trop petit pour eux, avant de s’arrêter de courir. D’ailleurs c’est aussi ce qu’exprime la chanson. Bon je sais, ça a l’air déprimant dit comme ça, mais oublions pas que c’est un épisode humoristique.<br />
-Louis Jourdan dans le rôle de Kamal Khan. Ne serait-ce que pour sa prononciation si française et voluptueuse du nom Octopussy, son style de jeu si charmant et ses répliques cinglantes envers Bond (dont la punchline culte « You seem to have a nasty habit of surviving ! »), il s’en tire très bien dans un registre où on croyait déjà avoir tout fait.<br />
-Steven Berkoff en Orlov. Le méchant général russe par excellence, fou et avide de guerre (« The west decadent and divided ! »), bref le penchant russe a peine déformé de ce qu’est Bond dans le fond.<br />
-Les hommes de mains, assez nombreux : Des jumeaux spécialistes du lancer du couteau et un certain Gobinda, grosso modo la version indienne de Jaws, l’immortalité et le ridicule en moins, la rage en plus.<br />
-la deuxième Bond-Girl au service de Khan, une suédoise au charme assez vulgaire, la belle Magda, portée par Kristina Wayborn top model pour magazine à ses heures perdues…<br />
-La musique de John Barry, très très en forme sur les derniers Moore. Naviguant entre morceaux poétiques et crescendos explosifs. Très agréable à l’oreille, avec un pur bijou (the Chase bomb theme) dans le lot.<br />
-James Bond qui passe le mur de Berlin pour sauver la ville entière en 1983 ou comment avoir 6 ans d’avance sur l’histoire qu’on connait.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Le générique, trop classique avec une chanson de Rita Coolidge endormante au possible.<br />
-Les amazones d’Octopussy, spécialistes en arts martiaux avec des costumes dont même les figurants de <strong>Mad Max 3</strong> ne voudraient pas. Il y a des jours ou les 80’s font mal aux yeux…<br />
-Bond camouflé dans un crocodile en plastique…<br />
-Bond camouflé en cadavre qui fait peur aux passants…<br />
-Bond qui s’échappe de lianes en lianes en reprenant le cri de Johnny Weissmuller…<br />
-Bond qui fait de l’auto-stop…et se fait prendre par des bavarois très désireux de lui faire goûter choucroute et bières en chemin…<br />
-Bond en clown… La messe est dite, Roger ! Faut que tu sortes du stade maintenant. Quoi un autre ? Comment ça un autre ? Mais t’en a pas marre de ces enfantillages ? Non ? Bon ben au moins ça fait plaisir à quelqu’un…<br />
-La scène de Q. Bond prend une caméra de surveillance et fais des gros plans sur une secrétaire et sa grande capacité pulmonaire. D’ailleurs on a trop de gadgets dans ce film.<br />
-Toutes les scènes d’action hormis les 3 citées plus haut, dont un remake rapide de <strong>The Most Dangerous Game</strong>, autrement dit une chasse à l’homme à dos d&#8217;éléphant en pleine jungle.<br />
-Comme toujours avec Moore, un humour dont on aurait fait mieux de ne pas trop insister… Mais ça passait si bien à l’époque…<br />
-Fleming est loin, très loin…</p>
<p>Note générale : 4,5/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 5/7<br />
Bon épisode grâce à de bons personnages, une intrigue complexe, une poignée de moments épiques et gracieux.<br />
Seuls ombres au tableau : l’humour qui plombe le film et un classicisme de fer. Le film manque cruellement de rigueur perfectionniste, de jeunesse et de folie mais <strong>Octopussy</strong>reste surtout un étalage du cahier des charges sans jamais chercher à les sublimer.<br />
Pour Moore, ça sent définitivement le sapin mais il y a encore assez à boire et à manger là-dedans pour s’amuser.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4518" title="octo2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/octo2.jpg" alt="" width="439" height="600" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois c’est encore le méchant bien frenchy, nôtre Louis Jourdan national vu dans <strong>Le Comte de Monte-Cristo</strong> d’Autant-Lara, il joua Pierre Mendès-France dans la série <strong>climax</strong> dont fut issue le premier <strong>Casino Royale</strong> dans les années 50, il fut le narrateur d’<strong>Irma la Douce</strong> de Billy Wilder, mais aussi un savant fou dans les nanars intergalactiques <strong>La créature des marais</strong> et sa triste suite avec Heather Locklear. Il prit sa retraite en 1992 et on entendit plus jamais parler de lui depuis.</p>
<p>-Maud Adams, tenante du rôle-titre fut La James Bond-Girl secondaire de <strong>L’homme au Pistolet d’or</strong>, le 2ème Moore en 74. Il est étonnant de voir qu’elle a joué dans le 2ème et l’avant-dernier Moore, qu’elle a toujours eu en face d’elle une Bond-Girl suédoise comme elle a chaque fois alors que 007 n’y a jamais fait un tour et qu’elle fut la seule actrice a revenir une deuxième fois dans un rôle diffèrent. Des rumeurs persistantes affirment même qu’elle fait un cameo figurant dans <strong>Dangereusement Vôtre</strong>…</p>
<p>-Lors de la séquence de la poursuite en train, la doublure de Roger Moore, accrochée sur le coté, se prit un poteau, lui brisant les deux jambes sur le coup. Il dû faire 8 mois d’hosto et de rééducation pour pouvoir remarcher. Il reprit le travail dès le film suivant…</p>
<p>-Les jumeaux tueurs devaient être à la base….les frères Bogdanoff !!! Mais au moment du casting, le fait qu’ils n’étaient ni bon en anglais ni très performants devant une caméra les recalèrent.</p>
<p>-Roger Moore avait une fin de contrat pour Moonraker. A l’origine il ne devait pas faire <strong>Octopussy</strong> et c’est James Brolin qui allait le remplacer officiellement, tout s’est joué a peu de choses, comme à chaque fois.</p>
<p>-Dernier film à révéler le titre du prochain à la fin du générique. A partir du suivant, et toujours depuis, un simple vague et prophétique « James Bond Will Return » trône les fins de génériques.</p>
<p>-On voit une course de chevaux au début du film pour la seule et unique raison que Cubby Broccoli était passionné d’équitation en ce temps-là. A noter d’ailleurs que Bond monte à cheval dans tous les films entre 1982 et 1988. c’est également pour sa passion pour le tennis qu’on voit l’ex-champion Vijay Rmritraj en homme de liaison en Inde, une raquette de tennis a la main dans une scène de poursuite ridicule.</p>
<p>-Q participe au combat sur le terrain pour la première fois. Mauvaise idée.</p>
<p>-première apparition de Robert Brown en M officiel.</p>
<p>-La chanson-titre est la seule avec celle de <strong>Casino Royale</strong> a ne pas comporter le titre du film dans la chanson. En même temps va me faire rimer Octopussy avec autre chose que Wussy ou Pussy…</p>
<p>-On a vu l’œuf Fabergé bien malmené dans un autre film à grand budget, 20 ans plus tard dans <strong>Ocean’s Twelve</strong> (qui au passage ne manque pas niveau références bondiennes).</p>
<p>-En France, le film est sorti à 1 mois d’intervalle de <strong>Jamais Plus Jamais</strong>, 007 officieux concurrent réalisé par Irvin Kershner (<strong>l’Empire Contre-Attaque</strong>, ça vous dit quelque chose ?) et avec Sean Connery. Pour tout savoir sur ce que les fans ont appelé « La guerre des Bonds » rendez-vous dans la critique de ce dernier film, prochainement.<br />
En attendant, voici comment La campagne marketing française a anticipé l’arrivée du trouble-fête, par un slogan léger et subtil.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4519" title="octo3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/octo3-e1276618112677.jpg" alt="" width="580" height="435" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/octopussy/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rien que pour vos yeux</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/rien-que-pour-vos-yeux/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/rien-que-pour-vos-yeux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 22:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[carole bouquet]]></category>
		<category><![CDATA[for your eyes only]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[John glen]]></category>
		<category><![CDATA[rien que pour vos yeux]]></category>
		<category><![CDATA[roger moore]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4506</guid>
		<description><![CDATA[Lorsqu’un navire britannique est coulé dans les eaux étrangères, les superpuissances mondiales se mettent à la recherche de sa cargaison : un système sous-marin de contrôle nucléaire. 007 est le seul qui peut empêcher le désastre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>FOR YOUR EYES ONLY</strong> de John Glen<br />
Ian Fleming&#8217;s For Your Eyes Only<br />
1981</p>
<p>L’histoire :<br />
Lorsqu’un navire britannique est coulé dans les eaux étrangères, les superpuissances mondiales se mettent à la recherche de sa cargaison : un système sous-marin de contrôle nucléaire. 007 est le seul qui peut empêcher le désastre.</p>
<p><em>NO ONE COMES CLOSE TO 007 </em><br />
Après un voyage dans l’espace avec <strong>Moonraker</strong>, Bond revient sur Terre au propre comme au figure.<br />
La franchise passe dans les mains du réalisateur John Glen, excellent ancien réal de seconde équipe notamment sur <strong>OHMSS</strong>, et les deux bonds précédents. Pour cette montée en grade, il va avoir de l’exigence et de l’ambition, organisant son film comme une relecture/hommage d’<strong>OHMSS</strong> l’épisode Lazenby si injustement maudit que Glen veut rétablir une forme de justice cinématographique en forme d’honnêteté intellectuelle vers ce qu’il considère comme le meilleur des Bonds et celui qui lui a tout donné.<br />
Bond revient donc à un ton bien plus réaliste, plus froid et plus terre à terre. Glen organise même le film comme une suite directe à <strong>OHMSS</strong> avec en séquence d’ouverture, une visite de 007 sur la tombe de sa femme se concluant par l’affrontement rapide et violent contre un Blofeld qui a gardé ses blessures de l’aventure des Alpes Suisses, induisant au spectateur que dans la continuité des Bonds, que tous les films sortis entre 1970 et 1980 ne comptent pas, ce qui ne serait pas si dommage si ça ne rayait pas de la carte au milieu des nanars des 70’s, l’excellent <strong>Espion qui m’aimait</strong>. Glen y répond donc en renvoyant aussi de nombreuses références à cet épisode précis, notamment dans le scénario, mettant Bond face à la Détente entre les deux blocs de la guerre froide et le contrôle de l’arsenal nucléaire.<br />
En reprenant juste ces deux films comme repères, le premier Bond de l’époque Glen (il en fera 5 au total) aurait pu aisément devenir le meilleur de tous, c’est pourtant loin d’être le cas.</p>
<p>D’abord le film parait un peu hors-sujet dans l’ère Moore : celui-ci parait si sérieux, nerveux, colérique et hésitant qu’il donne un ton étrangement presque trop moderne. On y voit par exemple pour la première fois Bond-Moore tuer un homme de sang froid alors qu’il n’est pas en état de légitime défense. Ce modernisme et ce sérieux sont bienvenus, mais ils contrastent trop après 4 Moore calibrés sur l’humour. Ensuite le film en termes d’enjeux parait trop léger, après 2 épisodes frisant l’hystérie à ce niveau, c’était difficile de faire autrement avec cette nouvelle orientation réaliste. Cela dit, Bond reste bien Bond lors de séquences d’action spectaculaires et jouissives, comme une suite de séquences en skis épuisantes pour un 007 qui se retrouve en plein jeux olympiques d’hiver malgré lui. On peut aussi y voir Bond ficelé et saignant comme jamais, servant d’appât géant à des requins affamés. Le climax du film est une chute hallucinante et réalisée en réel du haut d’une falaise de Bond avec une corde, qui devrait logiquement le briser en deux sous l’impact !<br />
Avec moins de gadgets et plus de vraisemblance, Bond est amené à utiliser sa tête plus que jamais. Pris entre les feux de deux groupes de narcotiques grecs, il offre un jeu de manipulation coutumier des agents secrets mais dont on avait oublié l’importance.</p>
<p>Par contre, ce qui choque dans l’ensemble du film, c’est la mollesse du ton général. Les Bond-girls sont peu passionnantes malgré leurs développements personnels (voir Carole Bouquet sous acides, anti-dépresseurs et alcools durs cependant procure un certain plaisir sarcastique), le méchant n’a pas grande envergure (malgré un nom à couper au couteau – Kristatos – et un acteur –Julian Glover- généralement à l’aise dans ce genre d’exercice). Même les alliés et les homme de mains divers et nombreux (dont un sosie effrayant de Claude Francois !) ne suffisant pas à remplir le film, mou dans ses dialogues et piétinant à essayer de modifier une formule dont ils sont de toute évidence prisonniers.<br />
La partie humoristique est elle particulièrement ratée, notamment lors d’un final avec Margaret Tatcher qui serait drôle si elle n’était pas pathétique vu l’Etat du Royaume-Uni sous son règne.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Roger Moore, vieillissant mais plus sage que dans les autres épisodes. Bond devient petit à petit un vétéran qui se prépare à une retraite. Les Bond girls rajeunissent et lui prend de plus en plus de rides et de kilos. Plus que jamais, les 3 derniers Moore seront l’image caractériel et  quasi-suicidaire d’un homme qui refuse de vieillir et de mourir bien qu’il soit de plus en plus dépassé par un monde qui l’entoure, de plus en plus changeant. Mais contrairement à Connery, Moore assume son poids des ans, ce qui empêche ses derniers Bonds de tomber dans le ridicule.<br />
-Les très nombreuses références à OHMSS dont les scènes de skis, une scène de la plage reprise au millimètre près et bien sûr l’ouverture sur la tombe de Tracy accompagné d’un dernier retour de Blofeld.<br />
-Les séquences d’actions, toujours remarquables et réussies malgré la pire poursuite en voiture possible : Bond en 2CV !!!!<br />
-La réussite de scènes sous-marines, très lumineuses et claires.<br />
-La cascade de la chute en falaise, LE moment bondien du film, faisant entrer visuellement Bond dans les 80’s.<br />
-La musique de Bill Conti, pompière et parfois trop grandiloquente, elle a le mérite de proposer une alternative intéressante et originale au monde musical de John Barry.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-La James Bond-Girl, Carole Bouquet. Belle et jeune, mais visiblement et totalement droguée. Allons, Carole, les placements de caméras entre les prises étaient si longs et si ennuyeux qu’il a fallu que tu piques dans la réserve de tonton Roger ? Mais c’est pas joli-joli dis moi ! Et si t’es pas contente, retourne en France tourner des films que personne verra, au moins tu pourras faire les plateaux télés quand tu voudras pour te plaindre des paparazzis….Et c’est ce qu’elle fit.<br />
-Le méchant, ses hommes de mains et les alliés de Bond, tous manquant plus de charisme les uns que les autres.<br />
-La chanson-titre de Sheena Easton, l’un des plus faibles de toute la saga. Inaudible.<br />
-La mollesse de l’ensemble donnant un rythme trop lent au film. Impardonnable pour un Bond.<br />
-L’humour, lourd ou pas drôle, au choix.</p>
<p>Note générale : 3/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 4/7<br />
Moins bon que la moyenne car pas assez larger than life mais contrebalancé par une modernisation débutante et aussi bienvenue que déroutante, cet hommage à <strong>OHMSS</strong> est assez agréable sans arriver à des hauteurs remarquables, faute à une mollesse entre les séquences d’action. A voir pour les complétistes, les autres pourront passer leur chemin.</p>
<div id="attachment_4509" class="wp-caption alignright" style="width: 239px"><img class="size-medium wp-image-4509" title="FEYEO 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/FEYEO-2-229x300.jpg" alt="" width="229" height="300" /><p class="wp-caption-text">Là c&#39;est le bouquet... (désolé)</p></div>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois c’est la Bond-Girl Carole Bouquet qui assurera le coté frenchy. bon ok y&#8217;a aussi une 2CV jaune.</p>
<p>-Premier film a adapter pas un roman de Fleming mais une de ses nouvelles. Comme d’habitude depuis 1974, on ne reprend que certains éléments ou détails de la nouvelle comme le nom des personnages ou certaines scènes d’action dont une prise dans <strong>Vivre et Laisser Mourir</strong> où Bond et Bouquet sont trainés le long d’un yacht pour servir d’amuse-gueule à faune locale, de grands requins blancs.</p>
<p>-Pour la première et dernière fois dans un générique on peut voir l’intérprète de la chanson-titre chanter à l’écran avec ici Sheena Easton, chanteuse célèbre du début des années 80.</p>
<p>-Dû à la mort de Bernard Lee en 1980, le film est le seul de la franchise à ne pas avoir de M. Celui-ci sera remplacé par Geoffrey Keen dès l’épisode suivant jusqu&#8217;à son remplacement en 1995 par Judi Dench.</p>
<p>-Premier scénario de Michael G. Wilson, beau-fils de Cubby Broccoli et futur producteur officiel de la série dans les années 90, encore au poste aujourd’hui. Son but sera de toujours plus moderniser 007 tout en restant populaire et fidèle à Fleming. Les 3 étant difficiles à concilier, le petit aura pas mal de boulot pour les 25 prochaines années.</p>
<p>-Le méchant Kristatos est joué par Julian Glover, vu en lieutenant impérial sur Hoth dans <strong>l’Empire Contre-Attaque</strong> et en sale collabo nazi dans <strong>Indiana Jones et la dernière croisade</strong>. Il avait fait le casting pour jouer Bond en 1962.</p>
<p>-Une des Bond-Girl secondaires est jouée par Cassandra Lissl, à l’époque mariée à un  beau jeune homme dont on disait qu’il pourrait faire un bond idéal d’ici quelques années….C’était Pierce Brosnan.</p>
<p>-Comme Madame Bouquet était allergique à l’eau pour problèmes de sinus (remplis d’une étrange poudre blanche à ras bord semble-t-il), ses gros plans sous-marins furent tournés en studio. Un filtre flou et bleuté, ainsi que l’incrustation de bulles d’air et de ventilateurs pour mimer le mouvement de l’eau fut mise en place pour parfaire l’illusion, donnant un cachet très (trop ?) net aux gros plans sous les eaux.</p>
<p>-A la fin du générique de <strong>l’Espion qui m’aimait</strong> on peut lire « The end of The Spy Who Loved Me… James Bond Will Return in… For Your Eyes Only ». Mais l’arrivée de <strong>Star Wars</strong>changea les plans de la franchise et Rien que… dut donc passer un tour.</p>
<p>-Ce film a sauvé United Artists. Après plusieurs flops au box-office ayant entrainés un trou de 40 Millions de dollars de dettes, <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong> rapporta près de 200 Millions, sauvant U.A. de mettre la clef sous la porte. Cela dit, ils furent contraints de vendre leurs droits d’exploitation de 007 à la MGM dès le prochain épisode.</p>
<p>-Record du monde du plus gros saut en escalade… en terminant le saut vivant, ça va sans dire.</p>
<p>-Roger Moore  a admis s’être bourré la gueule de bière mélangée à une bonne dose de Valium pour ses scènes d’escalade.</p>
<p>-Premier Bond de l’époque Peter Lamont, remplaçant de Ken Adam, définitivement parti. Lamont sera le décorateur des 9 bonds suivant. Il fut nominé aux oscars pour son travail sur<strong>l’Espion qui m’aimait</strong>, <strong>Aliens</strong> et reçu le prix pour son travail littéralement titanesque sur…<strong>Titanic</strong>.</p>
<p>-L’affiche du film créa une polémique. Les jambes de la dame étant apparemment trop visibles et trop nus vers la zone fessière, ce qui poussa plusieurs mouvements conservateurs à boycotter le film. Aux Etats-Unis, dans plusieurs villes du Sud, le film eu la mention Interdit aux moins de 17 ans pas pour son contenu, mais juste pour son affiche (qui était d’ailleurs interdite ou censurée) ! La polémique fut telle, qu’elle aida énormément la pub du film et son succès en salles.<br />
Voici donc rien que pour vos yeux, l’affiche officielle de <strong>Rien que Pour Vos Yeux</strong> !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4511" title="FYEO 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/FYEO-1.jpg" alt="" width="580" height="902" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/rien-que-pour-vos-yeux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Moonraker</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/moonraker/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/moonraker/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 19:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[Espace]]></category>
		<category><![CDATA[espion]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[lewis gilbert]]></category>
		<category><![CDATA[lune]]></category>
		<category><![CDATA[moonraker]]></category>
		<category><![CDATA[roger moore]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4448</guid>
		<description><![CDATA[Le détournement d’une fusée amène l’agent 007 à enquêter sur les affaires douteuses de Hugo Drax, l’un des hommes les plus riches du monde décidé à détruire toute vie sur Terre pour créer une race humaine pure en orbite. De Rio de Janeiro à Venise en passant par l’espace, James Bond va devoir livrer la première bataille spatiale du genre humain pour sauver le monde.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>MOONRAKER</strong> de Lewis Gilbert<br />
Ian Fleming&#8217;s Moonraker<br />
1979</p>
<p>L’histoire :<br />
Le détournement d’une fusée amène l’agent 007 à enquêter sur les affaires douteuses de Hugo Drax, l’un des hommes les plus riches du monde décidé à détruire toute vie sur Terre pour créer une race humaine pure en orbite. De Rio de Janeiro à Venise en passant par l’espace, James Bond va devoir livrer la première bataille spatiale du genre humain pour sauver le monde.</p>
<p><em>OUTER SPACE NOW BELONGS TO 007 ! </em><br />
Le succès éclatant de <strong>l’Espion qui m’aimait</strong> pousse la production a garder une ligne de conduite digne des plus gros blockbusters. Mais en 1977 le phénomène <strong>Star Wars</strong> est tel que la franchise est poussée à flirter avec la science-fiction, voire même le space opera. Broccoli décide donc d’adapter le seul roman de Fleming dont le titre pourrait laisser présager une histoire spatiale, <strong>Moonraker</strong>.<br />
Du livre, on ne gardera que le titre et le nom du méchant, le reste ressemblant plus à une version bigger and louder de <strong>Casino Royale</strong>.<br />
Pour le scénario comme pour la réalisation on ne change pas une équipe qui gagne et on va essayer plus ou moins de re-faire le même film sorti 2 ans plus tôt. On remplace le vol de sous-marins par un vol de fusées (autrement dit on revient quasiment au même pitch que <strong>On ne vit que deux fois</strong>) et on garde le même ton : voyage improvisé autour des plus beaux paysages du monde, un méchant qui veut détruire le monde, des scènes d’action spectaculaires et épiques, une bataille militaire dans un milieu hors du commun, des décors gigantesques et un sens du comique bien organisé. On va même garder le même homme de main, Jaws qui va devenir un allié de dernière minute sous la pression des jeunes fans.</p>
<p>Hélas, deux éléments vont éloigner <strong>Moonraker</strong> de ce qui aurait pu être le meilleur des Bonds. Le premier c’est un mauvais équilibre entre humour et sérieux : trop de place est consacré au comique de situation et trop longtemps tandis que les scènes sérieuses (les meilleur moments du film) se font trop rares. Le deuxième élément c’est cette lourdeur perpétuelle à insister sur des choses à éviter, comme la relation hors sujet entre Jaws et une petite suisse, le manque total de profondeur des personnages ou le kitschissime des scènes finales dans l’espace.</p>
<p>En fait il y a deux films dans <strong>Moonraker</strong> : celui d’un coté qui est bordélique, kitsch, parodique et qui part totalement en couilles dans les 20 dernières minutes. Et de l’autre il y a le film convaincant, très sérieux, enchaînant des séquences de pure tension (l’ouverture débutant par une chute libre d’un avion sans parachute filmé du point de vue de chuteurs, l’exécution d’une secrétaire particulière par des dobermans hargneux, Bond enfermé dans une centrifugeuse humaine, Bond piégé à l’arrière d’un réacteur de fusée prêt à s’allumer, la découverte Kubrickienne de la gigantesque station spatiale, et le final reprenant avec plus ou moins de subtilité le couloir de l’étoile de la mort à la sauce bondienne).</p>
<p>Parlons d’ailleurs de l’image signature du film, c&#8217;est-à-dire Bond dans l’espace. Pour être exact, ça ne concerne que 20 minutes et la toute fin du film. Les scènes de vol de fusées sont assez belles sans atteindre un niveau ILMesque, et les maquettes et décors de Ken Adam sont assez convaincants. Le seul truc qui gène c’est lorsque la bataille commence entre l’armée anglaise et américaine envoyant des troupes affronter l’armée de Drax dans l’espace au moyen de pisto-lasers. Et là on a ce qu’on appelle dans le jargon un problème. Car autant Le monde hors-normes de Bond peut aider la suspension d’incrédulité avec un homme assez fort pour sauver le monde et accomplir des prouesses physiques et intellectuelles mais même par rapport à cet univers, le coup de la bataille spatiale aux lasers c’est too much. Même si la plupart des cadres restent poétiques et très beaux ou incroyables sur le plan technique (certains plans ont 48 couches superposées d’effets spéciaux, ce qui leur donnent une grande richesse et une grande complexité) l’ambiance générale de la fin du film se dessine trop entre parodie volontaire et folies scénaristiques. Le larger than life franchit ici une limite trop grande pour la saga et malgré le succès public du film, il faudra revenir à des bases et avoir les pieds sur terre pour ne plus se permettre de partir en vrille.</p>
<p>Cela dit, malgré le ridicule de certaines scènes, l’ensemble reste assez agréable et fun pour remplir des conditions de simple gros film de divertissement.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-La musique de John Barry, frôlant parfois celle de John Williams en excellence. A l’écoute de la b-o seulement, on était en droit d’attendre un chef d’œuvre à l’écran.<br />
-Le méchant Hugo Drax, joué par un Michael Lonsdale très à l’aise dans un Blofeld frenchy.<br />
-La liberté sexuelle. On aura rarement vu Bond enchaîner autant les conquêtes dans un seul film… « Comment passer 5 heures à Rio quand on ne danse pas la samba ? »<br />
-L’ouverture, qui a conservé toute son intensité aujourd’hui. Une chute libre sans parachute où Bond semble presque s’envoler comme Superman. La marque de fabrique de l’ère Moore : fou, drôle et dangereux, tout en même temps.<br />
-Un Bond à Venise, c’est toujours un grand moment…<br />
-La féerie poétique se dégageant des décors et des maquettes de Ken Adam, revenant pour la dernière fois sur un Bond.<br />
-La scène de la centrifugeuse humaine qui parait hors de propos tellement elle est bonne.<br />
-L’arrivée improvisée de Bond dans l’espace et la montée en flèche de la tension lors d’incroyable Climax .</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Le générique, ridicule.<br />
-La chanson du générique de Shirley Bassey, tout aussi ridicule.<br />
-Jaws, plus ridicule que jamais.<br />
-La petite copine de Jaws, encore plus ridicule que lui.<br />
-Les scènes spatiales, qui ont la palme du ridicule.<br />
-en fait l’accumulation d’éléments ridicules…</p>
<p>Note générale : 3/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 4/7<br />
Film schizophrénique par excellence, déchiré entre séquences d’action de grande envergure et un ton général frisant avec une folie douce parfois drôle mais trop souvent ridicule, <strong>Moonraker</strong> se sauve par une rigueur technique dans chaque scène et des moments purs vraiment épiques virant à la féerie, comme si Bond rêvait sa vie le temps d’un film.<br />
Pas un des meilleurs épisodes, loin de là mais assez intéressant et divertissant  pour valoir le coup d’œil.</p>
<div id="attachment_4453" class="wp-caption aligncenter" style="width: 239px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/moonraker-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-4453 " title="moonraker 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/moonraker-1-229x300.jpg" alt="" width="229" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">May the force be with him</p></div>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois c’est simple puisque le film est une co-production française ! Outre des décors français (le château de Drax, l’intérieur de la station spatiale tourné dans le plus grand studio français de l’époque détenu par TF1) on peut y voir une galerie impressionnante d’acteurs français : Michael Lonsdale dans le rôle de Drax (grand acteur vu dans <strong>Munich</strong> de Spielberg, <strong>Le Procès</strong>d’Orson Welles, <strong>Paris Brûle-t-il ?</strong>, sous la direction de Francois Truffaut avec <strong>la Mariée était en noir</strong>, <strong>Baisers volés</strong> mais aussi <strong>Hibernatus</strong> avec De Funès, <strong>La Grande Lessive</strong> de Mocky, <strong>Monsieur Klein</strong> avec Delon,<strong>Folle à tuer</strong> de Boisset, <strong>Le Souffle au cœur</strong> de Louis Malle, <strong>le Fantôme de la liberté</strong> de Bunuel, <strong>Les Chariots de feu</strong>, <strong>Le nom de la Rose</strong> avec Sean Connery, <strong>Ronin</strong> avec De Niro, <strong>5X2</strong> par Ozon, et prochainement<strong>Goya’s Ghosts</strong> sous Milos Forman) Corrine Cléry (connue pour sa participation au film culte <strong>Histoire d’O</strong>), Georges Beller (grande liste de daubes françaises avec la plupart de nos stars des années 70-80, ainsi qu’un petit rôle récent dans <strong>Kaamelott</strong>) et l’impressionnant Jean-pierre Castaldi, dont le fils Benji a pu rencontrer Roger Moore à l’âge de 8 ans à peine, comme quoi les rencontres les plus improbables sont parfois celles qui se produisent le plus souvent !</p>
<p>-Si je vous dis d’imaginer une scène au cinéma montrant deux hommes sautant d’un jet en plein vol se battant bec et ongles dans les airs pour s’approprier un parachute et que vous avez un peu de culture, vous allez me répondre <strong>Point Break</strong> bien sûr avec Keanu Reeves et Patrick Swayze.<br />
Mais ce que vous ne savez pas forcément, c’est que cette scène est en réalité un plagiat plan par plan de la séquence pré-générique de<strong>Moonraker</strong>. Pour cette scène folle, on inventa de nouvelles caméras (car la vitesse de défilement 24 images par seconde fait du battement d’images quand on filme en pleine chute libre) et de nouveaux systèmes (les caméras-men devaient sauter en même temps que les acteurs avec des caméras vissés sur des casques tandis que les cascadeurs devaient porter des parachutes invisibles sous leurs vêtements.) Plus de 80 sauts furent exécutés pour avoir tous les plans requis.</p>
<p>-Ironiquement, Fleming décrivait dans le roman d’origine comme « a Lonsdale figure » sans savoir bien sûr que près de 30 ans plus tard Drax serait joué par un acteur du nom de Michael Lonsdale.</p>
<p>-Jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée de l&#8217;ère Brosnan, <strong>Moonraker</strong> devint et resta le plus gros succès de la franchise.</p>
<p>-La Bond-girl Lois Chiles fut vue dans la série <strong>Dallas</strong> pendant 25 épisodes, le film <strong>Mort sur le Nil</strong> ainsi qu’un petit cameo auto-clin d’œil dans le premier <strong>Austin Powers</strong>.</p>
<p>-En dehors de la référence assumée à <strong>Star Wars</strong> et celles évidentes pendant le film à <strong>Casablanca</strong> et <strong>Les Sept Mercenaires</strong>, il y en a une autre faite à <strong>rencontres du 3ème type</strong> lorsque Bond ouvre une porte avec un mot de passe sont les notes de musique célèbres du film de Spielberg.</p>
<p>-Selon certaines sources, Orson Welles a tenté d’adapter <strong>Moonraker</strong> en 1959 avec Peter Lorre dans le rôle de Drax.</p>
<p>-Première fois qu’on voit Bond monter à cheval.</p>
<p>-Pour la scène de baston entre Bond et Chang à Venise, on dépassé de loin le record de sucre-glaçe brisé pour une seule scène.</p>
<p>-Autre record brisé, celui du nombre d’acteurs en apesanteur dans un même plan (par cordage). Ils devaient être près d’une cinquantaine.</p>
<p>-C’est la cinquième et dernière fois qu’on entendit le 007 theme de John Barry.</p>
<p>-Le budget sandwichs du film dépassait à lui seul le budget de <strong>Dr. No</strong>.</p>
<p>-Troisième et dernière participation de Shirley Bassey. Encore aujourd’hui, elle reste la seule chanteuse à avoir travaillé sur plus d’un Bond.</p>
<p>-Claude Renoir, l’excellent directeur photo de <strong>l’Espion qui m’aimait</strong>, devait reprendre son poste sur cet opus mais du abandonné lorsqu’il perdit la vue.</p>
<p>-Deuxième passage à Venise pour 007. Il y a passé la fin de <strong>Bons Baisers de Russie</strong> et y est retourné pour un petit congé improvisé dans<strong>Casino Royale</strong>.</p>
<p>-L’un des deux seuls Bonds avec <strong>On ne vit que deux fois</strong> où Bond ne conduit jamais de voiture. Par contre c’est le seul qui contient deux scènes de poursuite en bateaux.</p>
<p>-Sur la station spatiale, Drax dévoile son plan montrant une société prête a naître avec autant de femmes que d’hommes. Mais lorsque la bataille finale commence, toutes les femmes semblent avoir disparus alors que les hommes se battent et meurent tous les uns après les autres. Puisqu’on ne voit que la Bond-Girl et la petite copine de Jaws s’en sortir, on peut en conclure que le film détient largement le record de femmes tuées dans un Bond.</p>
<div id="attachment_4454" class="wp-caption aligncenter" style="width: 205px"><img class="size-medium wp-image-4454 " title="moonraker 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/moonraker-2-195x300.jpg" alt="" width="195" height="300" /><p class="wp-caption-text">Il tire plus vite que... non attendez...</p></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/moonraker/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Espion qui m&#8217;aimait</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/lespion-qui-maimait/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/lespion-qui-maimait/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 May 2010 19:14:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[l'espion qui m'aimait]]></category>
		<category><![CDATA[lewis gilbert]]></category>
		<category><![CDATA[roger moore]]></category>
		<category><![CDATA[the spy who loved me]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4410</guid>
		<description><![CDATA[Deux Sous-marins nucléaires ont disparus. L’un est Britannique, l’autre Russe. Pour la première fois les deux puissances vont devoir s’allier face à un ennemi commun : l’infâme Stormberg. Terré dans une gigantesque base submersible, il est sur le point de lancer une attaque nucléaire massive dans le seul but d’anéantir la race humaine ! Des Alpes Autrichiennes à l’Egypte en passant par un Supertanker, James Bond doit affronter son plus grand défi. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>THE SPY WHO LOVED ME</strong> de Lewis Gilbert<br />
<em>Ian Fleming&#8217;s The Spy Who Loved Me</em><br />
1977</p>
<p>L’histoire :<br />
Deux Sous-marins nucléaires ont disparus. L’un est Britannique, l’autre Russe. Pour la première fois les deux puissances vont devoir s’allier face à un ennemi commun : l’infâme Stormberg. Terré dans une gigantesque base submersible, il est sur le point de lancer une attaque nucléaire massive dans le seul but d’anéantir la race humaine ! Des Alpes Autrichiennes à l’Egypte en passant par un Supertanker, James Bond doit affronter son plus grand défi.</p>
<p><em>IT’S THE BIGGEST. IT’S THE BEST. IT’S BOND ! AND BEYOND ! </em><br />
Après 3 épisodes consécutifs terriblement mauvais, la franchise bondienne s’offre un sursaut d’orgueil duquel elle en sortira grandit a jamais. Le constat objectif est simple et clair : <strong>L’Espion qui M’aimait</strong> est le meilleur Bond des années 70, le meilleur Roger Moore, et le meilleur film d’action de sa génération. Subjectivement, c’est aussi mon préféré. Il y en a plusieurs causes mais la première et la plus évidente c’est que c’est le plus James Bond des James Bonds. Quand vous pensez à Bond, l’imagerie populaire et la mémoire collective vous dicte un grand anglais en smoking noir buvant un vodka martini avant de serrer une de splus belles femmes du monde entre ses bras. C’est ce que le film montre. Vous imaginez des cascades impossibles dans le monde réel pourtant bien effectuées à l’écran in vivo. C’est ce que le film montre. Vous Pensez à une voiture que vous rêveriez d’avoir, à des paysages beaux à en pleurer, a des explosions extraordinaires, à un fou multimilliardaire dans une base sous-marine qui veut conquérir le monde et qui à un homme de main muet et increvable. C’est ce que le film montre. Et même plus encore.</p>
<p>Pour ce qui est de l’histoire, il est décidé de revenir à des fondamentaux, au dernier film qui a su créer un équilibre entre la réussite au près des fans, du public et des critiques, c&#8217;est-à-dire <strong>On ne vit que deux fois</strong>, dont on va reprendre un pitch de base similaire (remplacez les fusées par des sous-marins) et le même réalisateur, Lewis Gilbert, toujours aussi frais et passionné par l’Aventure avec un grand A.</p>
<p><em>NOBODY DOES IT BETTER ! </em><br />
Ce qui choque avant tout c’est la beauté et la pureté apportée au cadre. Il faut dire qu’ils ont engagé dans leur équipe l’un des plus grands directeurs de la photo de tous les temps, Claude Renoir, neveu du réalisateur Renoir et petit-fils du peintre Renoir. On peut donc constater que la plupart des plans se composent de véritables tableaux dont les couleurs deviennent des lumières ambiantes. De manière stylistique, les bonds entrent ici dans une ère de renaissance dont on comprendra que le soin de l’image est aussi indispensable que la vodka au martini. Véritable délectation de tous les instants pour l’œil, le film séduit d’abord par l’image, puis par l’action.</p>
<p>Dès l’ouverture (une des plus belles cascades de l’histoire du cinéma) le ton est donné : place à la grandeur. Grands espaces, grands environnements (le désert d’Egypte, la mer avec la Sardaigne, la neige avec les Alpes) et gigantesques décors (Le Tanker et Atlantis, qui n’est pourtant qu’une maquette) pour contraster un monde du gigantisme avec l’échelon humain, celui d’un insecte, faisant ainsi prendre conscience du concept du « larger than life » en montrant comment un seul individu peut faire la différence et sauver la planète entière.<br />
Et le film ne contredira jamais cette devise, que ce soit avec l’impressionnante arrivée à l’Atlantis (voir ce plan hallucinant sans coupe partant d’un bateau avec les personnages et filmant l’horizon jusqu’à cette base gigantesque dont on est obligé d’admettre l’existence par le mouvement de la caméra alors qu’il s’agit d’un effet spécial dérisoire), la course-poursuite avec la Lotus Esprit (partant d’un combat sur des routes vertigineuses contre un hélicoptère et finissant dans la mer contre des plongeurs et des véhicules amphibiens rappelant fortement ceux d’<strong>Opération Tonnerre</strong>), une séquence de combat dans l’Orient Express, le désamorçage d’un missile nucléaire, et enfin l’arrivée d’un sous-marin dans un supertanker se poursuivant par la bataille incroyable entre l’armée de Stormberg et un bataillon de soldats menés par Bond lui-même en tenue militaire.<br />
Le film se découpe donc entre grand moment épique et scènes comiques (le personnage de Jaws, grand tueur à la mâchoire d’acier inoubliable) sur fond d’ampleur apocalyptique.<br />
Comme dans un grand huit, le film prend son spectateur et ne le lâche plus, offrant un sens du divertissement à une échelle inimaginable.<br />
Le film donne même des instants de pauses beaux, magiques et lyriques, souvent en compagnie de paysages majestueux et de la James Bond-girl, la belle Anya Amasova (jouée par l’excellente Barbara Bach), vraie équivalent féminin de 007 sur tous les plans, faisant ainsi de la femme non pas une pauvre fille à sauver ou a mettre dans le droit chemin, mais une alliée sine qua none à la victoire finale. Pour la première fois depuis longtemps, on s’essaie à une vraie écriture des personnages et de relations intimistes dans un Bond, ce dont la Bond-girl profite pour gagner en épaisseur, ce qui se répercute sur le personnage de Bond au final.</p>
<div id="attachment_4415" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-4415" title="tswlm 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/tswlm-1-e1274814789836.jpg" alt="" width="580" height="287" /><p class="wp-caption-text">Glouglouglou</p></div>
<p>En s’éloignant totalement des livres de Fleming une bonne fois pour toutes, <strong>l’Espion qui m’aimait</strong> prouve qu’on peut être fidèle à Fleming dans son essence sans adapter un livre pour autant du moment qu’on reste moderne et toujours dans la même philosophie, ce qui deviendra primordial pour les épisodes suivants.</p>
<p>Tout a donc été pensé et réalisé dans l’objectif de produire un film de qualité, une alternative à la réalité faite de sensations fortes, de volupté, de luxe, d’images belles à couper le souffle et d’actions au charme poétique d’un épicurisme immédiat.<br />
L’idéal bondien donc.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Roger Moore, brillantissime et exemplaire, il porte le film sur ses épaules avec une légèreté et une crédibilité inouïe. Pour la première fois de la saga, on prend conscience que cet homme est un vétéran, qu’il est né sur les champs de bataille de la seconde guerre mondiale et qu’il est à sa place seulement une arme à la main face à une armée pour protéger jusqu&#8217;à son dernier souffle sa patrie. On prend conscience qu’il est Commander, et qu’en temps de guerre ouverte, il ne serait pas agent secret mais à la tête d’une flotte navale et qu’il y serait au moins autant a sa place que dans un Casino si ce n’est plus ! Et à l’image du film on trouve un équilibre parfait entre le soldat qui devient sauveur aux proportions bibliques et de l’autre un humour et des envolées douces et romantiques comme dans une aventure d’un conte enfantin.<br />
-La Bond-Girl, Anya Amasova, belle et dangereuse, elle est le modèle de la Femme Fatale qui sévira dans les décennies suivantes.<br />
-La photo de Claude Renoir. Il faudra le voir pour le croire…<br />
-Les Décors de Ken Adam, poussé a bout dans ses idées mégalomaniaques. Ce qu’on imaginait jusque-là possible seulement en maquette prend vie à taille réelle et filmé de façon si impressionnante que le moindre mur semble être plus haut que la façade d’une montagne et dont les hommes ne sont que des insectes. La base d’Atlantis et l’intérieur du Tanker font partis des plus grandes pièces d’histoires de l’héritage bondien.<br />
-La séquence de pré-générique, valant la vision du film à elle seule.<br />
-Le Générique de Maurice Binder, tout simplement le meilleur de tous. Les précédents ressemblent à des brouillons à coté et les suivants à des redites. Visuels incroyablement beaux, enchaînement de couleurs saturées  et de tous les thèmes bondiens dans une féerie bien à l’image du film.<br />
-Jaws, homme de main pourvu d’une dentition métallique assez problématique pour les rapports sociaux. Le plus grand homme de main de la saga, littéralement.<br />
-Le ton, passant de l’humour bien maîtrisé à un grand sérieux lors des scènes d’action.<br />
-La voiture évidemment, superbe Lotus Esprit ’77 amphibie utilisée a sa juste valeur… « Can you swim ? »<br />
-Un format scope 2.35 rendant compte de ce que doit être un beau plan large.<br />
-La musique de Marvin Hamlisch. Sans être à la hauteur de John Barry dans ses grandes heures, on a droit à de grand moments épiques dont un morceau (Bond 77) terriblement bien pensé.<br />
-La chanson-titre de Carly simon. Pur moment de romantisme lançant à l’époque le plus grand slogan de la franchise : Nobody Does It Better.<br />
-L’accumulation de scènes cultes, fun, cool et ultra jouissives.<br />
-Le film a 30 ans et si Cameron et MacTiernan n’avaient pas été là au milieu des années 80, il aurait eu et gardé la couronne du meilleur plus grand film d’action de tous les temps. Cela dit, il reste à la hauteur de ses contemporains qui eux prennent un sacré coup de vieux face à ce monstre pelicullaire.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Le méchant a cet étrange défaut de ne pas faire partie des meilleurs dans un film qui aurait dû logiquement le faire, d’autant qu’il est interprété par un très grand acteur de renom.<br />
-Bien que la b-o soit excellente, on ne peut pas s’empêcher d’imaginer si le film aurait été parfait et complet si John Barry s’en était chargé.</p>
<p>Note générale : 6/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 7/7<br />
Chef d’œuvre du film à grand spectacle se dessinant sous la forme d’une invitation au grandiose, à la classe, au rire, au charisme et à l’émerveillement pur.<br />
Grosse baffe technique et visuelle, acteurs habités, histoire démentielle, décors, paysages et cadres dignes du Louvre et réalisation du plaisir instantané, rarement le terme de « grand film » aura été si peu usurpé.<br />
Un Indispensable a placer dans les meilleurs de la saga.</p>
<div id="attachment_4416" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-4416" title="tswlm 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/tswlm-2-e1274814836722.jpg" alt="" width="580" height="246" /><p class="wp-caption-text">hum...</p></div>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois c’est carrément la Sardaigne et la Corse utilisées pour les extérieurs ainsi que le Sud de la France pour loger l’équipe du film. De plus le méchant même du film, Stormberg est joué par le grand Curt Jurgens, grand acteur autrichien mais ayant passé la majeure partie de sa carrière en France et ayant notamment joué dans les deux <strong>Michel Strogoff</strong>, <strong>Et Dieu créa la femme</strong> de Roger Vadim, <strong>Le Jour le plus long</strong>, <strong>La Bataille d’Angleterre</strong>, <strong>Pas de roses pour OSS 117</strong> (9 ans avant ce Bond) et un film de Pierre Tchérnia aux cotés de Michel Serraut et Jean Poiret s’intitulant <strong>La Gueule de l’autre</strong>.</p>
<p>-Le saut à skis du mont Asgard est bien digne de l’Olympe. Saut unique de ce type à l’époque, il fut réalisé par Rick Sylvester, un dingue d’action paré pour les cascades suicidaires. Le saut ne fut réalisé qu’une seule fois et bien que prise par 5 caméras, une seule réussit à garder le cascadeur dans le cadre pendant tout le saut. Cette prise unique et sans coupure peut être vue dans le film. Lors de l’ouverture du parachute, on peut voir par-dessus les couleurs du drapeau anglais, ce qui déclencha une standing ovation lors de l’avant-première Royale du film.</p>
<p>-Premier Bond à avoir été filmé en Dolby Stéréo.</p>
<p>-Premier Bond à n’avoir été produit que par Albert Cubby Broccoli. Ce personnage si excentrique mérite bien une autre anecdote. Pendant le tournage égyptien, la bouffe était si mauvaise que les techniciens ne voulaient plus faire de pause déjeuner. Cubby voulu faire arriver par avion de la bouffe venue d’Angleterre, mais impossible. Alors, tout simplement, il alla lui-même dans un supermarché occidental du coin, et finit par faire tout seul assez de pâtes bien italiennes pour plus de 300 personnes. Al dante.</p>
<p>-Comme je le dis plus haut, le film n’a pas grand rapport avec le livre du même nom, et pour cause : le roman d’origine est une histoire quasi hors-continuité présentant le point de vue d’une Bond-Girl dirigeant un petit hôtel de Province. Bond n’arrive que dans les tous derniers chapitres et il ne s’y passe pas grand-chose en termes d’action. Fleming lui-même avait précisé dans son contrat qu’il était interdit d’adapter ce roman a la lettre et que 10 ans après sa mort, les scénaristes seraient obligés de changer l’intrigue même si ils gardaient les titres des romans et certains noms de personnages. Une intuition salvatrice qui a permis à la saga de se moderniser sans jamais prendre une ride.</p>
<p>-le film a reçu 3 nominations aux oscars : meilleure direction artistique, meilleure musique et meilleure chanson.</p>
<p>-Pour la première fois, on peut entendre dans un Bond, outre la musique originale, du Bach, du Chopin et même du Mozart…</p>
<p>-Au total 12 scénaristes ont été engagés pour le film dont a été abouti 15 scénarios très différents. Dans une des dernières versions, la tournure de l’histoire avait un coté très intéressant chez les fans : on devait voir le retour du SPECTRE et de Blofeld. Ils kidnappent les sous-marins comme on le voit dans le film et organisent un chantage contre la survie du monde. Une faction traîtresse naît dans les rangs lorsque le nouveau numéro 2, Stormberg propose la destruction du monde sans chantage. Une mutinerie se transforme en guerre et aboutit à la mort de Blofeld, tué par Stormberg qui crée alors un nouveau SPECTRE. Hélas à l’époque Kevin MacClory vient de remporter un de ses procès contre Saltzman et Broccoli, gagnant ainsi un droit exclusif sur les personnages de Blofeld et du SPECTRE dans le but de réaliser un bond concurrent (il y parviendra en 1983 mais c’est une autre histoire).</p>
<p>-Premier Bond à faire référence de manière directe au passé de Bond, créant une continuité entre les ères des différents acteurs et nous poussant a croire qu’il s’agit de la même personne. Dans une scène de bar, on parle du C.V. de 007, ses états de service à la Royal Navy, son mariage et la mort prématurée de sa femme (ce qui énerve Bond d’un coup).</p>
<p>-Lors de la mort d’un soldat on peut entendre le Wilheim scream si cher à George Lucas.</p>
<p>-Sort à la date fatidique du 7/07/1977, le 10ème Bond fut l’un des plus gros succès de sa décennie, récoltant plus de 180 Millions de dollars dans le monde, pour un budget à l’époque colossal de 13,5 Millions (en comparaison le premier <strong>Star Wars</strong> n’avait coûté « que » 8 Millions).</p>
<p>-Pour l’intérieur du Tanker le Liparus, Ken Adam construisit le plus grand studio du monde, toujours existant à l’heure actuelle, à Pinewood Studios, le 007 Stage. Un problème éclata alors : impossible d’éclairer suffisamment, aucune caméra ne pouvait filmer l’ampleur de la construction en entier. Adam appela donc un ami a lui pour lui demander conseil : <strong>Stanley Kubrick</strong> himself ! Le génie barbu lui apporta moult conseils et vint même pendant le tournage incognito pour travailler (il était alors en écriture et en recherche de décors pour<strong>Shining</strong>) à la seule condition que personne ne sache qu’il a aidé. Sa participation au film ne fut découverte qu’après sa mort, en 1999. Le décor fut finalement nommé le Plateau de Jonah, en référence à l’histoire biblique de Jonah dans laquelle il se fait avaler par une baleine. Dans le film, c’est le Tanker qui avalent des sous-marins.</p>
<p>-Réalisateurs considérés pour le film : John Landis et Spielberg. Ce dernier, suite a son refus, inventa son propre Bond avec son pote Lucas pendant l&#8217;été 1977 : un certain <strong>Indiana Jones</strong>…</p>
<p>-Films utilisées comme références directes dans le film (hors-Bond) : <strong>Docteur Jivago</strong> (on peut y entendre la même musique du personnage féminin principal), <strong>Laurence d’Arabie</strong> (le style de Lean est bien repris dans les scènes désertiques et même la célèbre musique du film est reprise dans une séquence hommage) et <strong>les Dents de la Mer</strong> (en vo, le titre du film est Jaws, c’est-à-dire le nom du personnage de Jaws, référence directe à Spielberg en plus du requin combattant Jaws à la fin du film).</p>
<p>-Films qui ont pris l’espion qui m’aimait comme référence (Hors-Bond) : <strong>Bridget Jones 2</strong>,<strong>Austin Powers 3 : Goldmember</strong>, <strong>Team america : World Police</strong>, <strong>Love Actually</strong>, <strong>Lost In Translation</strong>, <strong>Spy Kids</strong>, <strong>Le boulet</strong>, <strong>xXx</strong>, <strong>les Indestrcuctibles</strong>, <strong>True Lies</strong> et la plupart des James Cameron de manière générale pour les scènes sous-marines.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/lespion-qui-maimait/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;homme au pistolet d&#8217;or</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/lhomme-au-pistolet-dor/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/lhomme-au-pistolet-dor/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 18 May 2010 09:21:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Lee]]></category>
		<category><![CDATA[dosser 007]]></category>
		<category><![CDATA[espion]]></category>
		<category><![CDATA[guy hamilton]]></category>
		<category><![CDATA[ian felmming]]></category>
		<category><![CDATA[integral james bond]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[john barry]]></category>
		<category><![CDATA[l'homme au pistolet d'or]]></category>
		<category><![CDATA[mankiewicz]]></category>
		<category><![CDATA[roger moore]]></category>
		<category><![CDATA[the man with golden gun]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4308</guid>
		<description><![CDATA[Le MI6 reçoit un message. Une balle d’or, ornée d’un matricule 007. C’est signé Francisco Scaramanga alias « L’homme au pistolet d’or » dont la réputation de tueur a gages n’a d’égal que celle de Bond. Il ne rate jamais sa cible et maintenant sa cible c’est 007. James Bond part donc à la recherche de son assassin. Personne n’a jamais vu son visage, mais Bond lui connaît un détail marquant : L’homme au pistolet d’or a aussi un troisième téton ! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>THE MAN WITH THE GOLDEN GUN</strong> de Guy Hamilton &#8211; 1974<br />
<em>Ian Fleming&#8217;s The Man With The Golden Gun</em></p>
<p>L’histoire :<br />
Le MI6 reçoit un message. Une balle d’or, ornée d’un matricule 007. C’est signé Francisco Scaramanga alias « L’homme au pistolet d’or » dont la réputation de tueur a gages n’a d’égal que celle de Bond. Il ne rate jamais sa cible et maintenant sa cible c’est 007. James Bond part donc à la recherche de son assassin. Personne n’a jamais vu son visage, mais Bond lui connaît un détail marquant : L’homme au pistolet d’or a aussi un troisième téton !</p>
<p><a href="C'est quand même ridicule comme pose"><img class="aligncenter size-full wp-image-4310" title="goldengun 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/goldengun-1.jpg" alt="" width="580" height="326" /></a></p>
<p><em>HE NEVER MISSES HIS TARGET AND NOW HIS TARGET IS 007 </em><br />
Si les mauvais films pouvaient se quantifier en mètres, <strong>L’homme au pistolet d’or</strong> serait l’Everest des Bonds.<br />
On atteint avec ce 9ème film le fond du fond du fond et c’est pas peu dire.<br />
Le tandem Hamilton-Mankiewicz va ici tellement loin en termes de nullité filmique que même le plus hardcore et aveugle des fans de 007 ne peuvent pas défendre le film.<br />
Tout est la parodie d’un cliché usé 1 milliard de fois, chaque ligne de dialogue est plus lourde qu’un éléphant racontant les pires blagues Carambar d’Arthur, les Bond-Girls sont des corps vides de sens, les ennemis sont des attardés dont on se demande comment ils font pour mettre un pied devant l’autre et je doute même que James Bond lui-même possède une réflexion dépassant le Quotient Intellectuel d’un pot de yaourt vide !<br />
Outre la stupidité générale du métrage, la réalisation est ahurissante tellement elle opte pour une stratégie de l’échec qui parait presque préméditée a ce stade. Les scènes d’actions sont toutes handicapées par le rythme d’un sanglier ivre mort et ont autant de justifications que la 1001ème  enclume que peut prendre un coyote dans un cartoon. Rien ne porte le film, rien ne le sauve, tout est lissé, politiquement correct, même les meurtres se font sans la moindre goutte de sang ou once de violence.<br />
Tout ce qui pourrait nous intéresser a travers le voyage de Bond aux philippines, c’est la promesse d’un duel old school a la western entre les deux protagonistes. Et quand ce moment arrive enfin, il est lui-même tourné au ridicule dans une sorte de fête foraine qui se voudrait ténébreuse et qui fait moins peur, plus ridicule et plus carton-pâte que la grotte du dragon de Disneyland. Quand on pense que la même année, Spielberg sortait <strong>Les Dents de la Mer</strong>, on sent un fossé de taille planétaire entre un film exemplaire et novateur pour ce qui est de représenter l’action au cinéma et de l’autre le 9ème film d’une franchise qui n’est plus que l’ombre parodique d’elle-même, insultant le créateur de la saga au degré le plus vil.<br />
La trilogie de la honte s’achève sur une performance du pire possible qui puisse arriver dans un Bond.<br />
A vrai dire c’est à se demander comment la franchise a pu survivre à un tel échec (justement récompensé par un bide au box-office).</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Christopher Lee. Même si il est l’ombre de lui-même, c’est Chistopher Lee ! C’est quand même <em>Dracula, Saroumane, le Comte Dooku</em> et <em>l’homme au pistolet d’or</em> ! Pour avoir participé à 4 des plus grandioses franchises de l’histoire du 7ème art, on lui pardonnera d’être tombé dans le pire Bond officiel.<br />
-La cascade de la vrille parfaite en voiture, pour la première fois présentée au cinéma sans que la voiture finisse son atterrissage en miettes ou en explosant.<br />
-…c’est tout.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Roger Moore fait du sous-Connery<br />
-Hamilton fait du sous-Hamilton<br />
-Mankiewicz fait du sous-sous-Mankiewicz<br />
-Barry fait du sous-Barry<br />
-la Bond-girl est la plus niaise et la plus débile de tous les temps : elle ira jusqu&#8217;à activer un laser avec son popotin !<br />
-Même les effets spéciaux sont cheap<br />
-Le pire homme de main de tous les temps : un nain d’1 mètre 10 nommé Nick-Nack dont les armes les plus redoutables sont la rhétorique et le cynisme (et en VF avec la voix de Roger Carel)<br />
-le coup du troisième téton…<br />
-Christopher Lee en Jogging<br />
-Le retour du shériff J.W. Pepper…même pas digne d’une parodie de side-kick<br />
-une poursuite en canoe inutile, mal faite et embarrassante au possible<br />
-L’accumulation de scènes honteuses, dont l’extirpation d’une balle d’or avec les dents situé dans le nombril d’une danseuse du ventre.<br />
-la mode kung-fu exploitée à l’aune de la mort de Bruce Lee, particulièrement douteuse.<br />
-On s’ennuie pendant 90% du film. Et ça pour un Bond c’est impardonnable.<br />
-Rythme mal géré qui devient insupportable</p>
<p>Note générale : 0,5/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 1/7<br />
Considéré la plupart du temps comme le pire épisode de la saga, vous qui n’avez jamais vu le film, soyez bénis et ne soyez pas fous, fuyez ! Fuuuuyez devant ce désastre ciné cataclysmique, cette bouse intergalactique indéfendable trop longue et lassante pour attendre ne serait-ce que des vannes drôles au 4ème degré.<br />
Contre-exemple parfait, le film montre tout ce qu’il ne faut pas faire au cinéma de manière générale et au cinéma d’action de manière précise.<br />
Dieu Merci c’est la fin de l’époque Hamilton-Mankiewicz et maintenant Moore va enfin vraiment pouvoir commencer son règne de façon qualitative et plus quantitative.</p>
<div id="attachment_4311" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-4311" title="goldengun 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/goldengun-2.jpg" alt="" width="580" height="327" /><p class="wp-caption-text">Un petit Bond</p></div>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Septs Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de francais. Cette fois c’est deux acteurs qui sont à l’honneur puisque outre Hervé Villechaize jouant Nick-Nack et donnant du «Monsieur» à Roger Moore, on a droit à Christopher Lee, francophone maniant parfaitement la langue de Zinedine Zidane puisqu’il a passé une partie de sa vie dans nôtre beau pays.</p>
<p>-Le livre éponyme est une source inépuisable de débats chez les fans. Treizième et dernier roman a part entière (des nouvelles suivirent) a sortir après la mort de Ian Fleming en 1964, il est souvent jugé comme le moins bon de tous et pour cause : Le roman aurait été terminé, corrigé et complété par les héritiers de Fleming, avides de ne pas perdre la poule aux œufs d’or. On y trouve un style étonnamment mou et banal exceptionnel pour un 007 littéraire, et Bond lui-même ne semble être que l’ombre de ce qu’il était, dans un état semi dépressif, cynique et blasé. De toute évidence commencé par un Fleming qui se savait mourrant, qui savait que sa création allait lui survivre et qu’elle lui avait échappé malgré des efforts désespérés dans le but de le tuer (pas mal des derniers romans se lisent comme une chute en enfer abyssale pour 007 où il perd successivement son âme, sa femme, son identité, son job, sa santé mentale et où il finit manifestement par mourir jusqu&#8217;à ce qu’on découvre dans le roman suivant qu’il a miraculeusement survécu), le livre est un testament morbide dont Bond aurait sûrement gagné en profondeur s’il en était mort. Du film, le livre ne garde que deux éléments : le troisième téton et le nom du personnage de Scaramanga. Tout le reste est diffèrent : Mary Goodnight n’est qu’une subalterne au même titre que Monneypenny et pas une bond-girl, l’histoire se déroule en Jamaïque et pas aux Philippines et l’intrigue n’a aucun rapport…  Même le pistolet d’or est très diffèrent (un colt à 6 coups que Fleming lui-même s’était fait construire à usage personnel).</p>
<p>-<strong>Dr. No</strong> et son budget de fourmis mis a part , le film est celui qui a fait le moins de recettes de toute la saga, ajustements, Lazenby et Dalton compris. En fait l’échec du film a été tel qu’il a bien failli être le dernier. Hors des problèmes de recettes, le co-producteur Harry Saltzman s’est trouvé avec des dettes venant de bides qu’il produisait avec les recettes des 007. Obligé de vendre ses parts à United Artists, le départ de Saltzman ainsi que l’échec critique et public du film contribua à un hiatus de 3 ans de la saga avant de repartir comme jamais en 1977 avec <strong>l’Espion qui m’aimait</strong>.</p>
<p>-La chanson originale est de lulu, connue dans les 70’s pour être la femme d’un des Bee Gees, d’où un ton pop très marqué. Au départ une première version avait été enregistrée, très différente par Alice Cooper (qu’il a d’ailleurs sortie sur un de ses albums). Cette version, bien meilleure, est un modèle punchy qui se situe dans ligne droite de l’excellent <strong>Live And Let Die</strong> de Paul Maccartney.</p>
<p>-Dernier film de la franchise a être tourné en 1.85:1, d’où un penchant pour des cadres hideux plus sensibles a la télé mais totalement inappropriés au grand écran.</p>
<p>-La géographie du monde a changé après le tournage du film. En effet les îles vierges utilisées lors du tournage aux Philippines ont été renommées « les îles James Bond » et sont devenues un coin touristique qui a énormément enrichi la région, toujours existant à l’heure actuelle. En 1997, la production y retourna pour tourner une séquence entre la référence et l&#8217;hommage dans <strong>Demain ne Meurt Jamais</strong>.</p>
<p>-le passé de Christopher Lee en Dracula ressurgit lors du tournage d’une scène dans une grotte d’où s’échappa des milliers de chauve-souris à la surprise de l’équipe. Lee répliqua d’une voix grave «Pas maintenant, Stanislas !». Au passage, en dehors de sa carrière monumentale, Christopher Lee partage un lien avec 007 peu commun : il est le cousin de Ian Fleming ! Ils se sont peu vus  étant enfants(Fleming a grandi dans un cadre bien plus bourgeois que Lee) mais une fois devenus adulte, ils se rencontrèrent lors de parties de golf mémorables dans la banlieue de Londres. Soucieux de faire partager avec sa famille du succès de Bond, Fleming voulait à l&#8217;origine pistonner Lee pour qu&#8217;il ait le rôle de <strong>Dr. No</strong> dans le film éponyme, influencé dans son choix par l&#8217;intérprétation de Lee dans le rôle du Dr. Fu Manchu, grande inspiration bondienne.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/lhomme-au-pistolet-dor/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

