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	<title>Blog-Bazar &#187; ian flemming</title>
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	<description>Blog touche a tout</description>
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		<title>Demain ne meurt jamais</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 09:54:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[david arnold]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
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		<category><![CDATA[roger spottiswoode]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans un monde où les mots sont devenus les nouvelles armes, les satellites de communication la nouvelle artillerie et la presse ses bataillons, le magnat du plus grand empire médiatique de tous les temps deviens l'homme le plus puissant de la planète. Complotant un conflit entre le Royaume-Uni et la Chine pour s'assurer une couverture médiatique globale, contrôlant l'information avant même qu'elle ne paraisse et pouvant toucher n'importe quel homme n'importe où, seul James Bond peut empêcher la 3ème guerre mondiale d'éclater. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>TOMORROW NEVER DIES</strong> de Roger Spottiswoode<br />
1997</p>
<p>L’histoire :<br />
Dans un monde où les mots sont devenus les nouvelles armes, les satellites de communication la nouvelle artillerie et la presse ses bataillons, le magnat du plus grand empire médiatique de tous les temps deviens l&#8217;homme le plus puissant de la planète. Complotant un conflit entre le Royaume-Uni et la Chine pour s&#8217;assurer une couverture médiatique globale, contrôlant l&#8217;information avant même qu&#8217;elle ne paraisse et pouvant toucher n&#8217;importe quel homme n&#8217;importe où, seul James Bond peut empêcher la 3ème guerre mondiale d&#8217;éclater.</p>
<p><em>YESTERDAY IS A MEMORY<br />
TODAY IS HISTORY<br />
TOMORROW IS IN THE HANDS OF ONE MAN</em><br />
En 1996, Cubby R. Broccoli rend l&#8217;âme et laisse à sa descendance en héritage la production des Bond.<br />
Après 2 années d&#8217;écritures et de ré-écritures aussi chaotique que sa mise en chantier (le scénario changeait au jour le jour sur le tournage), le tandem mythique Dana Broccoli/Michael G. Wilson  (l&#8217;âme/le coeur) revient au modèle le plus chéri par leur père : <strong>L&#8217;espion qui m&#8217;aimait</strong>.<br />
Le grand secret du film est tout simplement là : <strong>Demain ne meurt Jamais</strong> est le remake de <strong>l&#8217;Espion qui M&#8217;aimait</strong>. Et ce dernier étant lui-même à l&#8217;origine une variation de <strong>On ne Vit Que Deux Fois</strong> déjà plus tard reprise dans <strong>Moonraker</strong> et même jusque dans <strong>Goldeneye</strong>, il est facile de comprendre l&#8217;orientation choisie : montrer le summum d&#8217;action et d&#8217;aventures possible, en continuant le travail de modernisation abordé avec Goldeneye tout en collant surtout au plus près de l&#8217;image du Bond-film (qu&#8217;on peut opposer sur le papier au Bond-fleming présent par exemple dans les Dalton et les Craig). Le cahier des charges est pour une fois rempli à la lettre jusque dans ses moindres détails, tout ou presque y passe : les enjeux de dingue, le smoking, le martini, la voiture, le pré-générique (un des meilleurs de toute la saga), le générique, le thème, la chanson, les musiques (énorme boulot de David Arnold), les deux bond-girls complémentaires (une d&#8217;histoire et une d&#8217;action), Q, M, Moneypenny, les gadgets, les alliés, un homme de main quasi-invincible (Stamper est un ubermensch dans toute sa splendeur aryenne), un grand méchant à l&#8217;égo aussi énorme que sa base, des décors gigantesques à détruire, des paysages exotiques de rêve, un poil de sensualité (un bout de fesse à Oxford, Teri Hatcher en porte-jaretelles dans le meilleur plan de sa carrière), du larger than life en veux-tu en voilà et de l&#8217;action qui pète dans tous les coins dont un marché terroriste rayé de la carte, un dogfight improbable, une frégate ravagée, une descente de building improvisée, un saut HALO, une course-poursuite moto contre hélico, un parking allemand démonté à la roquette, une baston kung-fu, une base marine assiégée à la grenade pour terminer sur la royal navy et l&#8217;aviation chinoise se défoulant conjointement comme des p&#8217;tits fous sur la-dite base dans un torrent de feu et d&#8217;acier infernal. Quantitativement, on ne pourra pas nier que le film joue la carte de la surenchère en toute honnêteté, et les respirations sont courtes et peu nombreuses. A part ça ? Et ben comme d&#8217;habitude, un mégalo doté d&#8217;une puissance de feu hors-du-commun et d&#8217;une armée entière d&#8217;hommes de main à sa disposition concocte un plan bien huilé et Bond n&#8217;est que le petit grain de sable qui va faire s&#8217;écrouler la grande horloge d&#8217;un empire comme un gigantesque château de cartes se prenant des millions de dominos dans la gueule !</p>
<p>Quelques ombres au tableau : des incohérences en pagaille, une Teri Hatcher et un Jonathan Pryce un peu limite, un scénario faiblard, une overdose d&#8217;action dans la dernière heure et de manière générale presque rien qui se rapproche de Ian Fleming. On est priés de laisser son cerveau au vestiaire pour cette fois.<br />
Mais on y trouve surtout une bonne humeur générale communicative, une réalisation invisible (mais pas tâcheronne, grosse nuance), des effets spéciaux qui font leur boulot (le quota de destruction et d&#8217;explosions rempli pour 3 films), des cascades suicidaires totalement irresponsables, un casting de joyeux lurons doués pour la comédie (arrh ! le terrible vincent schiavelli et zon térrible acczent chermaniqueuh !), un montage rythmé du feu de dieu, des références en pagaille, un score jouissif, des punchlines qui font mouche, un Brosnan plus bondien que Bond (maturité adolescente, nymphomane alcoolique nihiliste et auto-destructeur, donc magnifique) et un final exemplaire de malade. Alors c&#8217;est sûr, y&#8217;a pas de quoi laisser un grand film dans l&#8217;histoire du cinéma, mais c&#8217;est un épisode franchement agréable et qui n&#8217;a pas encore pris trop de coups de vieux.</p>
<p>Pour résumer un film totalement fucked up de bout en bout. Et donc rien que pour ça, totalement admirable.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4843" title="TND-1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/TND-1-e1280397008428.jpg" alt="" width="575" height="816" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-le score de David Arnold, une des meilleures musiques de toute la saga rendant justice au personnage et à toute l&#8217;envergure de sa mythologie.<br />
-la chanson de sheryl crow, d&#8217;un classicisme de fer et aidée d&#8217;une intro majestueuse.<br />
-la chanson de générique de fin par k.d. lang, surrender. tout simplement la meilleure chanson bondienne en 30 ans.<br />
-le remix du theme par moby.<br />
-Brosnan qui rempile et remplit son contrat sans se forcer, déjà dans de bonnes vieilles pantoufles. sharp, smooth, le mr. kiss kiss bang bang en bon uniforme.<br />
-Le Pré-générique, un modèle du genre, 8 minutes d&#8217;action épique grandiose.<br />
-le côté jouissif a voir en grand méchant un clone de rupert murdoch et de l&#8217;empire Fox. Visionnaire&#8230;<br />
-Gotz Otto aka Stamper. Einen guten karikaturen choucroute von deutschland.<br />
-Vincent Schiavelli qui a une scène hilarante (alors qu&#8217;elle devrait être dramatique mais bon&#8230;).<br />
-la séquence du parking, ou comment bien utiliser la marque BMW : massacrer toutes les autres bagnolles allemandes du film.<br />
-la poursuite moto/hélico. ça c&#8217;est du larger than life.<br />
-toutes les références aux autres épisodes de la saga qui fourmillent tout le long du film.<br />
-une mythologie riche et respectée.<br />
-le ton ultra-militariste anti-chinois ou du moins ambigu l&#8217;année où le Royaume-Uni dut se retirer de Hong-Kong. Méditez là-dessus.<br />
-le final, reprenant plus ou moins celui du tanker dans l&#8217;espion qui m&#8217;aimait. un terrain de jeu propice à destructions diverses pour finir en domaine apocalyptique.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Johnatan Pryce, qui joue bien la comédie mais a la malchance de tomber sur l&#8217;un des méchants les plus faiblards de la saga<br />
-Teri Hatcher, juste une mauvaise actrice.<br />
-Michelle Yeoh. Excellente quand il faut donner des mandales dans la tronche, excécrable pour donner la réplique. Ah bah on peut pas tout avoir.<br />
-une réalisation de yes-man.<br />
-le trop-plein d&#8217;action en deuxième partie.<br />
-Des dialogues parfois non-sensiques pour appuyer un humour lourdingue.<br />
-une production design inégale pouvant passer du luxe créatif à une pauvreté visuelle en un quart de seconde (voir la partie allemande).</p>
<p>Note générale : 4,5/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 5/7<br />
La suite bigger and louder par excellence. Un film débordant d&#8217;action sans toutefois jamais réussir à égaler ses modèles.<br />
Ultra-bourrin, épique et parfois même viscéral, marquant ainsi l&#8217;apogée iconique de 007 dans sa posture d&#8217;énorme blockbuster d&#8217;action.<br />
de l&#8217;entertainment à l&#8217;état pur, ni plus, ni moins.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4844" title="TND-2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/TND-2.jpg" alt="" width="402" height="600" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-La folle histoire de <strong>Demain ne meurt jamais</strong> :<br />
Si certains se demandent encore comment un réal comme Roger Spottiswoode est arrivé à la barre du film, il ne faut pas oublier que la franchise bondienne s&#8217;est toujours enorgueillit de compter d&#8217;excellents monteurs au poste de réalisateur. Et il se trouve que Spottiswoode a été le monteur de Sam Peckinpah (notamment <strong>les chiens de paille</strong> et <strong>pat garett et billy le kid</strong>) et c&#8217;est sans doute pour ses capacités à découper en séquences nettes un film au scénar hasardeux.<br />
Les premières ébauches de l&#8217;histoire remontent aux années 80 et cette vieille tentation des producteurs d&#8217;amener bond en Chine (une poursuite en moto sur la muraille de Chine était écrite à la base pour le dernier Roger Moore) coïncidant avec l&#8217;acte de sécession du Royaume-Uni se retirant de Hong-Kong en 1997.<br />
Bruce Feirstein, script-doctor de l&#8217;ombre accouche du premier script complet fin 96. L&#8217;histoire comprend une chasse au trésor avec une réserve d&#8217;or dans un sous-marin anglais coulé en mer de chine, une bond-girl australienne et pas mal d&#8217;autres idées avortées.<br />
Spottiswoode retravaille le script de Feirstein (intitulé Tomorrow never Lies &#8211; Demain ne ment jamais) entouré de sept mercenaires de l&#8217;écriture filmique dont Robert Collector (l&#8217;homme invisible de Carpenter) et Nicholas Meyer (scénariste et réalisateur de <strong>Star Trek II</strong> et <strong>Star Trek VI</strong>). Puis ils seront suivis encore par une demi-douzaine d&#8217;autres script-doctors, visiblement coincés avec un scénar devant répondre aux exigences des producteurs (un espion qui m&#8217;aimait moderne) et du studio (du placement de produit réglé à la seconde près). Malgré un casting commencé en amont, le premier jour de tournage, le scénario est loin d&#8217;être achevé et comprend de strous béants et ni teri hatcher ni johnatan pryce ne sont encore castés. Le rôle d&#8217;Eliott carver, a d&#8217;abord été offert à Anthony Hopkins qui est resté 3 jours sur le tournage avant de fuir ce qu&#8217;il décrira comme le bordel le plus insensé qu&#8217;il ai jamais vu. Teri Hatcher accepte le rôle dans l&#8217;urgence et à contre-coeur, d&#8217;abord pour un salaire mirobolant et plus important que celui de Michelle Yeoh même si on ne la voit que dans le premier tiers du film et malgré le fait qu&#8217;elle soit déjà enceinte de 4 mois au moment du tournage (ce qui a été admirablement camouflé par les service costume/maquillage).<br />
Et puis vint un nouveau problème : les studios Leavesden crées par la prod parce que pinewood était overbooké pendant <strong>Goldeneye</strong> sont maintenant remplis a ras-bord par lucasfilm qui y tourne <strong>la menace fantôme</strong>. La prod sera obligée de créer un nouveau studio gigantesque en plus d&#8217;occuper le 007 stage, le plus grand studio de tournage du monde.<br />
tout se complique encore plus quand le gouvernement Vietnamien interdit au dernier moment la prod de séjour sur leur sol (officiellement par manque de moyens, officieusement parce que le ministre de la culture de l&#8217;époque détestait bond et l&#8217;image anti-communiste qu&#8217;il véhiculait dans le monde), eux qui avait prévu d&#8217;y tourner le dernier acte du film. La prod se tourne donc vers les philippines et les îles james bond, nommées ainsi après avoir été découvertes et utilisées pour le tournage de <strong>l&#8217;homme au pistolet d&#8217;or</strong> en 1974.<br />
En Allemagne, Brosnan continue de plus belle en se prenant un casque de cascadeur dans le visage, résultat : 8 points de suture sur une joue et l&#8217;obligation de ne pouvoir filmer qu&#8217;un de ses profils (ce qui se voit dans le film par exemple quand carver appelle bond dans sa voiture).<br />
Du tournage, Brosnan décrira l&#8217;expérience comme se faire arracher les dents pendant un an.<br />
La malédiction semble encore plus s&#8217;abattre le jour de la sortie du film, <strong>Demain ne meurt jamais</strong> sortant le même jour que <strong>Titanic</strong>. Malgré ce chemin de croix et le pari insensé du budget (deux fois supérieur a  celui de goldeneye et même supérieur aux recettes de ce dernier sur le sol us et si le film se plantait c&#8217;était la fin de MGM et United Artists), le film fait un carton dans le monde entier et récolte plus de 333 M $ dans le monde prouvant que <strong>Goldeneye</strong> n&#8217;était pas un coup de chance, que Bond était bien revenu et qu&#8217;il était là pour rester encore un bon moment.</p>
<p>-la participation de BMW pour ce film s&#8217;élève à 40 Millions de $, soit une large partie du budget total de 120 Millions du film (pub comprise).</p>
<p>-Michael G. Wilson continue ses caméos, ici dans la peau d&#8217;un des chiens de guerre des médias de Carver au début du film. Il a même des répliques pour une fois.</p>
<p>-Le titre d&#8217;origine du film était Tomorrow Never Lies. Mais une légendaire erreur de typo d&#8217;un script par une secrétaire remplaça le L de Lies par un D, changeant le titre en <strong>Tomorrow Never Die</strong>s, ce qui fut gardé en fin de compte, même si ça a moins de sens. Le verbe Die a été utilisé à deux autres reprises dans la saga : pour<strong> Live and Let Die</strong> et <strong>Die Another Day</strong>.</p>
<p>-Le personnage de Michelle Yeoh s&#8217;appelait à l&#8217;origine Lin Pow, Pow signifiant en chinois &laquo;&nbsp;fesses&nbsp;&raquo;. N&#8217;ayant absolument rien compris aux bond-girls de ian Fleming, elle demanda a ce qu&#8217;on change le nom, qui devint Wai Lin. Carver a aussi déjà été utilisée pour une bond-girl, Rosie Carver, la première bond-girl noire officielle dans <strong>Vivre et Laisser Mourir</strong>.</p>
<p>-Le seul film de la saga a avoir une dédicace en début de générique de fin, en premier carton. La dédicace s&#8217;adresse à Albert R. Broccoli, décédé en 1996. En hommage, les films gardent depuis l&#8217;inscription &laquo;&nbsp;an Albert R. Broccoli production&nbsp;&raquo;.</p>
<p>-Le vaisseau furtif géant de Carver existe dans le monde réel. Il a été construit au début des années 80 pour la Royal Navy. Il mesure 50 mètres de long et a la même forme que dans le film.</p>
<p>-17 BMW furent détruites pendant le tournage. oups.</p>
<p>-Avant le climax du film, on peut clairement voir à l&#8217;écran les îles james bond utilisées pour le repère de Scaramanga dans <strong>L&#8217;Homme au Pistolet D&#8217;or</strong>.</p>
<p>-Première apparition du nouveau walther ppk P-99, l&#8217;arme fétiche de 007.</p>
<p>-En mettant de côté les personnages de Bond, Q, M et Moneypenny, c&#8217;est le premier et encore à ce jour le seul et unique film officiel de toute la franchise à ne faire jamais référence à un des romans d&#8217;origine d&#8217;aucune manière. Tous les films de <strong>Dr. No</strong> à <strong>Tuer n&#8217;est pas Jouer</strong> reprennent des titres des romans d&#8217;origine. <strong>Permis de Tuer</strong> reprenait des éléments du livre <em>Vivre et Laisser Mourir</em>, <strong>Goldeneye</strong> était nommé en référence à la résidence Jamaïcaine de Fleming,<strong> Le Monde Ne Suffit Pas</strong> marche dans les pantoufles d&#8217;<strong>au service secret de sa majesté</strong>, <strong>Meurs un autre Jour</strong> se sert du livre <em>Moonraker</em> comme base, <strong>Casino Royale</strong>et <strong>Quantum Of Solace</strong> reprennent des titres des romans d&#8217;origine.</p>
<p>-<strong>Demain ne meurt jamais</strong> est le premier film de toute l&#8217;histoire du cinéma a avoir un budget entièrement couvert par les marques publicitaires. Outre BMW, les donations venaient de L&#8217;Oréal, Heineken, Ericsson (le téléphone), Omega (la montre), Smirnoff, Brioni, Bollinger, Avis et Electronic Arts.</p>
<p>-le saut HALO signifie High Altitude Low Opening Jump. BJ Woth vétéran de la cascade, a fait 8 sauts pour le film. soit un peu moins que les 88 qu&#8217;il avait du faire pour <strong>Moonrake</strong>r en 1979.</p>
<p>-Bien que ça fasse parti intégrante de la mythologie bondienne depuis les pyramides, c&#8217;est la première fois qu&#8217;on voit Bond coucher avec une femme mariée dans un des films.</p>
<p>-Il n&#8217;existe que 3 bonds a passer sous la barre des 2 heures. <strong>Les Diamants sont éternels, Demain ne meurt jamais et Quantum Of Solace</strong>.</p>
<p>-les scènes sous-marines ont été tournées dans le bassin que Cameron a utilisé pour <strong>Titanic</strong>.</p>
<p>-Autre lien étrange avec James Cameron : l&#8217;un des premiers titres de travail du film était&#8230;.<strong>Avatar</strong>. Du coup à chaque fois qu&#8217;on tape Avatar sur IMDB, on tombe sur <strong>Demain ne meurt jamais</strong>.</p>
<p>-Le gimmick de la voiture télécommandée vient étrangement d&#8217;une parodie des bonds, <strong>OK Connery</strong> (1967).</p>
<p>-Johnatan Pryce peut se vanter d&#8217;une distinction unique : celle d&#8217;avoir joué a la fois un grand méchant de la franchise et Ian Fleming lui-même dans un documentaire biopic de 2008.</p>
<p>-Terminons sur la belle histoire de David Arnold, LA véritable révélation de <strong>Demain ne meurt Jamais</strong>. En 1996, a peine connu pour ses scores de <strong>Stargate</strong> et <strong>Independance Day</strong>, il sort un album de remixes qui devint un indispensable de chaque fan qui se respecte : <em>Shaken and stirred, the david arnold james bond project</em>, réunissant thèmes electros, reprises de thèmes de John Barry et de certaines chansons, parmi lesquelles You Only Live Twice repris par Bjork, we all the time in the world repris par Iggy Pop, et surtout l&#8217;incroyable reprise d&#8217;on her majesty&#8217;s secret service de 9 minutes par les propellerheads. Repéré par John Barry, flatté de l&#8217;attention, il mit un point d&#8217;honneur à ce qu&#8217;il aie le poste de compositeur pour ce 18ème opus. En sort une des meilleures b-o de toute la franchise, compilation de morceaux extraordinaires, épiques et lyriques comme à la grande époque des meilleurs Barry.<br />
La chanson d&#8217;origine devant être chantée par Pulp, elle échoua finalement à Sheryl Crow car elle était plus connue. La chanson Surrender de générique de fin, hommage brutal de percussions à Shirley Bassey est chantée par kd Lang, lesbienne notoire et ex-petite amie de Leisha Hailey, interprète d&#8217;Alice dans <strong>The L Word</strong>.<br />
Le DVD du film a une piste audio ne contenant que le soundtrack d&#8217;Arnold sans les dialogues ni les bruitages. Autant vous dire que non seulement le film y gagne, mais qu&#8217;il en devient un superbe morceau de bravoure d&#8217;1h59.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4845" title="TND-3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/TND-3.jpg" alt="" width="402" height="600" /></p>
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		<title>Goldeneye</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 14:19:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
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		<description><![CDATA[Goldeneye, un dispositif informatique capable de lancer une impulsion-électromagnétique, détruisant tout appareil électronique dans un rayon de 1000 km à été dérobé par une mystérieuse organisation nostalgique de la guerre froide. A leur tête, Janus, ex-agent 006 et partenaire de 007. Son plan : réduire l'économie mondiale en cendres et faire régresser le Royaume-Uni à l'âge de pierre. Devenu un dinosaure, une relique de la guerre froide, James Bond doit faire face à son pire ennemi : son propre reflet. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>GOLDENEYE</strong> de Martin Campbell<br />
1995</p>
<p>L’histoire :<br />
Goldeneye, un dispositif informatique capable de lancer une impulsion-électromagnétique, détruisant tout appareil électronique dans un rayon de 1000 km à été dérobé par une mystérieuse organisation nostalgique de la guerre froide. A leur tête, Janus, ex-agent 006 et partenaire de 007. Son plan : réduire l&#8217;économie mondiale en cendres et faire régresser le Royaume-Uni à l&#8217;âge de pierre. Devenu un dinosaure, une relique de la guerre froide, James Bond doit faire face à son pire ennemi : son propre reflet.</p>
<p><em>THERE IS NO SUBSTITUTE</em><br />
En 1995, un titre connu de la presse a dit de <strong>Goldeneye</strong> &laquo;&nbsp;Un bond en avant ou trois pas en arrière ?&nbsp;&raquo;.<br />
ça résume plutôt bien toute la problématique du film. après un hiatus insoutenable de 6 ans et le devoir de moderniser la franchise avec un nouvel acteur en la personne de Pierce Brosnan et une nouvelle approche (plus de fric, plus de pub, plus d&#8217;humour, pour schématiser), le tandem Broccoli/Wilson s&#8217;empare du destin de la franchise à un moment crucial. Leur solution, leur proposition, est de donner au public ce qu&#8217;il veut, l&#8217;image de James Bond dans l&#8217;inconscient collectif. Pas de Ian Fleming, retour aux Connery et aux Moore hauts en couleurs, adieux aux aspects les plus rugueux et flemingiens de Dalton. Tout se joue dans la référence, dans l&#8217;aptitude à se ré-approprier les codes, à les digérer et a les ressortir de manière a ce que le public les reconnaisse immédiatement sans forcément les identifier vraiment. Et en 6 ans le monde  a changé, toute l&#8217;histoire et le propos du film c&#8217;est est-ce que James Bond, décrit directement dans le film comme un &laquo;&nbsp;dinosaure, une relique de la guerre froide&nbsp;&raquo;, pourra survivre à la parité, à l&#8217;évolution du féminisme, et surtout à l&#8217;effondrement du bloc soviétique et la fin de la guerre froide ?<br />
Tout le film se joue là-dessus : c&#8217;est pas Bond contre Alec Trevelyan et les hackers qui prennent le conrôle de la planète, c&#8217;est Bond contre lui-même, qui se bat pour trouver sa place dans le monde moderne. Un peu comme dans <strong>On ne vit que deux fois</strong>, le film à un deuxième niveau de lecture symbolique et psychologique bien plus intéressant que le simple film d&#8217;action qu&#8217;il semblait être en 1995.</p>
<p>D&#8217;abord, comme si on voulait tirer définitivement un trait aux années Dalton, Goldeneye commence en 1986, soit un an avant <strong>Tuer n&#8217;est pas jouer</strong>, le 1er Dalton. Puis on saute &laquo;&nbsp;9 ans plus tard&nbsp;&raquo;, donc en 1995 le monde &laquo;&nbsp;d&#8217;aujourd&#8217;hui&nbsp;&raquo;. Ce coup d&#8217;ellipse (un coup unique dans la franchise) place Bond au centre du film, et pas ses enjeux ou ses conflits. Et quelle est la première chose que fait Bond 9 ans plus tard à l&#8217;écran ? Il prend un tournant. (a souligner)<br />
Mais le vieux Bond est toujours là, avec ses vieilles habitudes : il séduit une femme, porte le smoking, conduit l&#8217;aston-martin DB5, joue dans un casino, boit un martini, et découvre un syndicat du crime. Tout ça en deux scènes !</p>
<p>Mais après ce tour d&#8217;échauffement, Bond échoue a stopper le vol de l&#8217;hélicoptère et là fondu au noir. Et dans un sens c&#8217;est la fin d&#8217;un film dans le film parce que tout ce qui suit après sera la construction du premier Bond post-moderne. un film aberrant affirmant que James Bond n&#8217;est pas le maître de l&#8217;univers. Pendant une heure, 007 est ridiculisé, traité de &laquo;&nbsp;sexist misogynist dinosaur&nbsp;&raquo;, déconnecté du monde qui l&#8217;entoure et anachronique dans une ère post-guerre froide. Chaque personnage, sans exception, mettra une claque psychologique à Bond à sa manière. valentin lui demande si il est enfin décidé a rejoindre le 21ème siècle, Jack Wade se fout des codes secrets et des voitures de luxe, 006 fait l&#8217;analyse très juste que le Martini n&#8217;est qu&#8217;une fuite, un refuge loin des cris de tous les hommes qu&#8217;il a tué. Moneypenny lui dit qu&#8217;elle en a marre d&#8217;être victime de son harcèlement sexuel.<br />
Barbara Broccoli va aussi faire de M plus qu&#8217;une femme, une figure maternelle (un concept a peu près inexistant dans les 16 films précédents). Comment Bond répond à tout ça ? Il ne fait rien.</p>
<p>Au lieu de ça, il s&#8217;embarque dans une mission personnelle pour battre le guerrier de la guerre froide en allant a la source : la Russie, un ancien ennemi maintenant handicapé et meurtri (à l&#8217;image de Valentin). Les deux bond-girls sont russes : Natalya, un cerveau avec de longues jambes, et Xenia, une version psychotique de l&#8217;agent triple X de <strong>l&#8217;Espion qui m&#8217;aimait</strong> (et pour la première fois, autre signe du féminisme ambiant, on voit pour la première fois une femme avoir un orgasme dans un bond. depuis le temps.).</p>
<p>Mais c&#8217;est dans un cimetière de Statues soviétiques démembrées (symbolisme lourdaud mais bon ça fonctionne) que Bond rencontre son vrai ennemi : sa propre ombre. Comme 007, 006 est piégé dans dans un trou temporel. Comme Bond, il est devenu a la fois une icône (006/007), un mythe (Janus/Bond) et un homme (Alec/James). et là pas besoin d&#8217;aller très loin dans l&#8217;analyse pour dire que chacun est le reflet de l&#8217;autre et que leur relation est celle d&#8217;un miroir qui donne pas l&#8217;image désirée de soi. Et ça va jusque dans la bataille finale, 006 reprenant le seul schéma de l&#8217;homme que 007 n&#8217;a pas pu attraper, Blofeld dans <strong>on ne vit que deux fois</strong>, reprenant jusque dans l&#8217;iconographie de sa base. ça va même encore plus loin dans leur baston finale, où 007 fait de l&#8217;auto-destruction, à chaque qu&#8217;il donne, il en prend deux autres. Et le plus révélateur arrive au climax quand Bond tue Alec et qu&#8217;il lui dit &laquo;&nbsp;not for England. For me.&nbsp;&raquo;. Pour survivre aux années 90, il tue littéralement une de ses facettes. Le guerrier de la guerre froide n&#8217;est plus. Mission accomplie. Bienvenue dans le 21ème siècle, Mr. Bond.</p>
<p><em>YOU KNOW THE NAME. YOU KNOW THE NUMBER.</em><br />
La psychologie c&#8217;est bien joli, mais que donne le film a part ça ?<br />
Visuellement plutôt pauvre, montage et mise-en-scène old school décalées pour un film des 90&#8242;s qui n&#8217;aide pas au vieillissement du métrage. Et puis un humour lourdaud, des personnages secondaires d&#8217;une banalité écoeurante (Boris et Natalya font parti des pires hommes de main et bond-girls de la saga), une musique synthétique froide d&#8217;Eric Serra a faire vomir les oreilles, et un rythme trop lent et trop lourd pour son ton larger than life.<br />
MAIS ! car il y a toujours un mais, a côté de ça, on a quand même de beaux restes a se mettre sous la dent.<br />
En premier lieu, des scènes d&#8217;action justement old school éblouissantes, dont une séquence de pré-générique commencée et terminée par deux cascades de malade, une poursuite en tank en Russie éclatante, et un final ultra-classique d&#8217;une rigidité de fer.<br />
Et puis il y a le casting. Pierce Brosnan, pas du tout complexé par le rôle et s&#8217;empare avec talent, un Sean Bean formant enfin dieu merci un adversaire principal physique à la hauteur de Bond dans tous les domaines, une femme fatale aux tons comic-book en la personne de Famke Janssen sexuellement ostensible, une nouvelle M d&#8217;une grande classe et un Q toujours au top.<br />
C&#8217;est sûrement pas le meilleur ni le pire de la saga mais c&#8217;était la base solide, ce qu&#8217;il fallait au moment où il le fallait pour coller à la demande du public, à la recherche d&#8217;un bond plus consensuel, tous publics, politiquement correct et lisse. On est loin du Bond de Fleming mais il faut croire que ça aurait été trop demander aux lois du marché de proposer un vrai Bond en ce temps-là.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.jamesbond007.net/Golden/golden1.jpg" border="0" alt="http://www.jamesbond007.net/Golden/golden1.jpg" width="405" height="600" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Pierce Brosnan. Il croit à ce qu&#8217;il fait, le rôle est taillé pour lui et correspond à l&#8217;image qu&#8217;on se fait de Bond dans l&#8217;inconscient collectif.<br />
-L&#8217;incroyable ouverture, ponctuée de deux des plus belles cascades de toute la franchise, le saut de l&#8217;ange sur le barrage, et l&#8217;improbable suicidaire saut où il rattrape l&#8217;avion en chute libre. Du pur larger than life, filmé avec ce qu&#8217;il faut de démesure.<br />
-Xenia Onatopp. Famke Janssen interprète à la perfection la femme fatale soviétique mante religieuse ultra-iconique a souhait.<br />
-006. Sean Bean cabotine mais il colle parfaitement au rôle et sa baston finale est homérique.<br />
-la chanson de Tina Turner. Modernisation pure et simple du Goldfinger de Shirley Bassey, une des meilleures chansons de la franchise d&#8217;une efficacité absolue.<br />
-La galerie de seconds couteaux, M, Q, Tanner, Wade, Valentin, Moneypenny.<br />
-la séquence du tank.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-l&#8217;humour, lourd.<br />
-le montage et le rythme, soporifiques.<br />
-la musique, tout simplement le pire score de la franchise, signé par nôtre cocorico Eric Serra national.<br />
-La réalisation, plutôt pauvre de manière générale, pas assez old school ou pas assez moderne, selon le point de vue.<br />
-Boris, joué par alan cumming. wrong idea.<br />
-les effets en CGI parfois tout pourris (l&#8217;explosion de Goldeneye semble avoir été rendue sur une playstation&#8230;1)<br />
-Tcheky Karyo, qui comme d&#8217;habitude quelque soit son rôle, ne sert a rien si ce n&#8217;est a dire au public ce qu&#8217;il voit déjà à l&#8217;écran.<br />
-le scénario, victime de dizaines de ré-écritures, mais porteur de sacrés boulets qu&#8217;on se demande comment ils ont pu arriver à l&#8217;écran.<br />
-la BMW Z3 d&#8217;une mocheté absolue et totalement inutile à la narration : on y décrit les gadgets un par un&#8230; pour ne jamais les voir au final à l&#8217;écran. et c&#8217;est même pas un gag volontaire.</p>
<p>Note générale : 4/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 4,5/7<br />
La Renaissance, ni plus ni moins. A la charnière du old school et du modernisme perpétuel, un épisode à la croisée des chemins.<br />
Le film a énormément vieillit en 15 ans, la musique, l&#8217;humour, le scénario et la mise-en-scène appartiennent définitivement à un autre âge.<br />
Reste une bond-formula respectée comme la bible, un sous-texte fascinant et un Brosnan plus que convaincant.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://blog.newsok.com/bamsblog/files/2008/11/goldeneye.jpg" border="0" alt="http://blog.newsok.com/bamsblog/files/2008/11/goldeneye.jpg" width="800" height="1153" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Comment Brosnan a eu le rôle ?<br />
En 1981, il est repéré sur les lieux de <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong>, et pour cause, feu sa femme, Cassandra Harris, y interprétait une des bond-girl. D&#8217;après Brosnan, le premier film qu&#8217;il ait vu enfant à son arrivée en aux usa fut <strong>Goldfinger</strong> en 1964. On peut donc dire que lui et Bond, ça remonte à loin. En 1985 après le départ de Roger Moore et un casting géant, on retient trois acteurs : Sam Neill, médaille de bronze, Dalton, médaille d’argent mais indisponible car pris sur le tournage en Amérique de Brenda Starr et Pierce Brosnan (chouchou de Broccoli), médaille d’or à qui on attribue le rôle. Hélas la production de <strong>Remington Steele</strong> qui ne devait produire que 50 épisodes pour qu’il ait le temps d’enchaîner les tournages, réinjecte 6 épisodes de plus dans le contrat de Brosnan, piégant ce dernier.<br />
La production prend donc 3 semaines de retard, ce qui donne pile-poil le temps à Dalton de finir Brenda Starr et d&#8217;enchaîner avec celui de <strong>Tuer n&#8217;est pas Jouer</strong>. s&#8217;ensuit une sale période dans la carrière de Brosnan, alternant films d&#8217;actions de seconde zone et téléfilms bas de gamme. le plus gros succès de sa carrière reste encore à ce jour Mrs Doubtfire en 1993. C&#8217;est en 94  après la fin d&#8217;un long procès avec le Crédit Lyonnais (aujourd&#8217;hui connu sous le nom de LCL), le droit enfin obtenu de re-produire un 007 et la &laquo;&nbsp;démission&nbsp;&raquo; de Timothy Dalton que commence la longue recherche d&#8217;un nouveau bond. Derrière Brosnan, gît d&#8217;autres prétendants à l&#8217;affût pour décrocher le sacro-saint rôle. Parmi eux on trouve Liam Neeson (probablement le second choix de la prod si Brosnan était out), Mel Gibson (rejeté pour sa taille et son appartenance américaine), Sam Neill (trop vieux cette fois), Hugh Grant (pas assez viril) et Lambert Wilson (raisons évidentes).</p>
<p>-Le scénario fut remanié un paquet de fois, notamment a cause du <strong>True Lies</strong> de James Cameron, dont toutes les scènes d&#8217;action étaient complètement identiques. D&#8217;où un retour à l&#8217;Union Soviétique plutôt que le Moyen-Orient en paysage principal. Le scénario final fut achevé par Michael France, scénariste maudit de films ré-écrits des dizaines de fois, notamment <strong>Cliffhanger</strong>, <strong>Hulk</strong>, <strong>Punisher</strong> et <strong>Fantastic Four</strong>. Et pour info, non Michael France n&#8217;est pas français.</p>
<p>-Premier générique crée par Daniel Kleinman, qui reprend de manière moderne ceux de Maurice Binder. A noter la présence d&#8217;effets en CGI, les tous premiers de la saga.</p>
<p>-Première ré-apparition du personnage de Bill Tanner (second rôle récurrent dans les livres) depuis 1981 avec <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong>. Il revient dans <strong>Le Monde ne Suffit pas</strong>, toujours joué par Michael Kitchen.</p>
<p>-Le nom du cheval ailé vu dans la séquence du tank à Saint-Petersbourg est Pegasus. Pegasus est également le nom du cheval de Max Zorin dans <strong>Dangereusement Vôtre</strong>.</p>
<p>-A noter le retour de Joe Don Baker, qui jouait le grand méchant russe dans <strong>Tuer N&#8217;est pas Jouer</strong>. Il fait son retour dans la franchise dans un rôle à l&#8217;opposé de l&#8217;échiquier du bien et du mal, un équivalent de Felix Leiter de la CIA nommé Jack Wade, en référence à Kevin Wade, un des millions de scénaristes du film. Jack Wade revient de plus belle dans <strong>Demain ne meurs Jamais</strong>.</p>
<p>-Première apparition également de Valentin Zukovsky, joué par le grand Robbie Coltrane. Par ordre chronologique de tournage, il est techniquement le premier a avoir donné la réplique à Brosnan dans le rôle de Bond. Il fait également son retour dans <strong>Le Monde ne suffit pas</strong>.</p>
<p>-Le titre <em>Goldeneye</em> ne viens pas d&#8217;un roman de Fleming, mais de sa résidence en Jamaïque où il écrivait ses romans. La résidence elle-même doit son nom à une opération militaire top-secret de la seconde guerre mondiale menée par Fleming lui-même. Vu qu&#8217;il a retenu le nom pour nommer sa maison de loisir et de plaisir (il y vivait avec ses maîtresses), on peut en déduire que ce fut une mission réussie. Sinon, la légende viendrait d&#8217;un plan de guerre concocté par Fleming en cas d&#8217;invasion nazi de l&#8217;Espagne&#8230;</p>
<p>-Goldeneye fut aussi utilisé pour un biopic sur la vie de Ian Fleming en 1990. Puis repris bien sûr pour le jeu-vidéo mythique sur N64, connu et reconnu comme étant l&#8217;un des plus grands jeux de tous les temps, et puis encore pour un autre jeu, Goldeneye : Rogue Agent, qui n&#8217;a aucun rapport avec le film mais se déroule dans le même univers bondien. Tout ça fait de Goldeneye le titre bondien le plus utilisé dans la franchise sous toutes ses formes.</p>
<p>-Premier Bond a être réalisé par un réalisateur non-anglais, Martin Campbell. Ce dernier reviendra pour réaliser <strong>Casino Royale</strong> 11 ans plus tard.</p>
<p>-Le film est souvent reconnu par les fans comme étant celui a avoir nécessité le plus de maquettes de toute la franchise. Profitons-en pour souligner qu&#8217;elles étaient du ressort du vétéran des effets spéciaux Derek Meddings, qui décéda deux mois avant la sortie du film. Il avait travaillé sur 5 bonds, depuis <strong>Vivre et Laisser Mourir</strong>. On lui doit également les effets spéciaux <strong>des nerfs a vif</strong>, <strong>Hudson Hawk</strong>, le<strong>Superman</strong> de Donner et le premier <strong>Batman</strong> de Burton. <strong>Goldeneye</strong> lui est dédié.</p>
<p>-Premier Bond a avoir des scènes vraiment tournées en Russie.</p>
<p>-La coupole du satellite qu&#8217;on voit a la fin du film fut ré-utilisé dans <strong>Contact</strong>, de Robert Zemeckis.</p>
<p>-Les Rolling Stones furent démarchés pour la chanson du film, mais ils refusèrent. La chanson à une histoire secrète intéressante. A l&#8217;origine Ace of Base fut engagé pour faire la chanson, qui fut rejetée. le groupe la récupéra en la renommant &laquo;&nbsp;the juvenile&nbsp;&raquo; (au lieu de  &nbsp;&raquo;the goldeneye&nbsp;&raquo;. La chanson colle étrangement bien plus au score d&#8217;Eric Serra vous pouvez écouter la démo de la chanson là : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE</a> et la version finale là <a href="http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE</a>.<br />
Bien sûr la chanson finit dans les grosses mains pleine de doigts de Bono, The Edge et de Tina Turner avec le succès que l&#8217;on sait.</p>
<p>-Premier Bond original de bout en bout, du moins dans le sens où il ne doit son histoire à aucun roman de fleming ni aucune référence  aux histoires d&#8217;origine.</p>
<p>-Truc de puriste hardcore : le vrai nom de M est Barbara Mawdsley. L&#8217;idée de faire de M une femme vient de Martin Campbell, comme tout le rapport désuet au sexisme développé au long du film (tout ça pour dire au rappel qu&#8217;au final les femmes sont plus encombrantes qu&#8217;utiles dans les &laquo;&nbsp;affaires d&#8217;hommes&nbsp;&raquo;). Le personnage est fortement inspirée de Stilla Rimmington, première femme dirigeante du MI-5. A ne pas confondre avec <strong>Remmington Steele</strong>, le héros de série tv joué par Brosnan dans les 80&#8242;s.</p>
<p>-Pinewood était indisponible à l&#8217;époque du tournage, la production du donc créer un nouveau studio aux proportions mégalomaniaques. D&#8217;une ancienne usine Rolls Royce et d&#8217;un aérodrome fut créer les légendaires Leavesden Studios. Il furent utilisés pour un paquet de blockbusters, notamment la prélogie <strong>star wars</strong> de lucas, <strong>sleepy hollow</strong>, toute la saga <strong>harry potter</strong> et <strong>The Dark Knight</strong>. <strong>Goldeneye</strong> fut son baptême du feu. Son surnom est &laquo;&nbsp;Cubbywood&nbsp;&raquo;.</p>
<p>-M-Michael G. Wilson, le fil rouge des caméos de la franchise depuis déjà un certain temps, joue ici un membre du conseil de sécurité russe, rôle qu&#8217;il occupait déjà dans <strong>Octopussy</strong>.</p>
<p>-Premier Bond depuis <strong>Moonraker</strong> a voir un satellite en orbite au centre des conflits du film.</p>
<p>-Minnie Driver fait un caméo aussi dans le film, dans le rôle d&#8217;une chanteuse russe massacrant stand by your man de Tammy Wynette.</p>
<p>-Premier Gunbarrel &laquo;&nbsp;moderne&nbsp;&raquo;, et a être composé de CGI.</p>
<p>-L&#8217;idée déjà évoquée plus d&#8217;une fois depuis le milieu des années 80, de placer Bond à Hong-Kong et l&#8217;histoire du film en Chine fut une fois de plus rejetée pour cet épisode. Le scénario de cette version était intitulé &laquo;&nbsp;the property of a lady&nbsp;&raquo; l&#8217;un des très rares derniers titres de Fleming a ne pas avoir été portés en film.</p>
<p>-le saut de l&#8217;ange en ouverture fut bien évidemment exécuté en réel et demeure encore aujourd&#8217;hui le record du plus grand saut d&#8217;une structure sans parachute dans un film. La hauteur du saut est de 217 mètres.</p>
<p>-Premier bond à sortir en format DVD.</p>
<p>-Premier film de MGM/United Artists a sortir en Dolby Digital.</p>
<p>-Le petit jet qu&#8217;on voit à la fin du film est le même qu&#8217;utilise Sanchez dans l&#8217;ouverture de <strong>Permis de Tuer</strong>. Ils ont juste changé le numéro de série.</p>
<p>-Après que le remix (musicalement intéressant mais cinématographiquement absolument pas pertinent) du theme de Bond par Eric Serra fut rejeté par la prod, c&#8217;est John Altman qui composa un nouvel arrangement dans la séquence du tank. C&#8217;est un compositeur mineur qui bossa notamment aussi avec James Horner sur la BO de <strong>Titanic</strong>. Cette colobaroation sur un score bondien est un exemple unique dans toute la franchise. Si on excepte le theme de Monty Norman pour <strong>Dr. No</strong>, sur la soundtrack de John Barry&#8230;</p>
<p>-Toujours a propos du score de cet arnaqueur d&#8217;Eric Serra, la chanson du générique de fin, l&#8217;horrible &laquo;&nbsp;experience of love&nbsp;&raquo; chanté par lui-même, est en réalité une version accéléré et chantée d&#8217;un des morceaux de <strong>Léon</strong> !</p>
<p>-Alan Rickman refusa le rôle de 006, fatigué disait-il de jouer les méchants.</p>
<p>-Dernier Bond a avoir été produit et vu du vivant d&#8217;Albert R. Broccoli, instigateur de la franchise au Cinéma et producteur de 17 d&#8217;entre eux en 33 ans.</p>
<p>-Hasards et coïncidences : deux futurs acteurs de la saga <strong>x-men</strong> apparaissent dans le film : Famke Janssen (Jean Grey) et Alan Cumming (Diablo). Halle Berry (Tornade) sera la bond-girl de meurs un Autre Jour et à l&#8217;époque on murmurait très fort que Hugh Jackman était l&#8217;un des favoris pour prendre la relève de Brosnan.</p>
<p>-Campbell fait un caméo comme l&#8217;un des cyclistes au début du film.</p>
<p>-Dans les versions antérieures du script, l&#8217;Amiral Farrel (celui qui finit entre les cuisses de Xenia) devait être américain. Il aurait été changé en russe à la demande du Pentagone, donnant une incohérence supplémentaire au film au passage&#8230;</p>
<p>-Le premier week-end du film aux US a fait très précisément 26,205,007 $.</p>
<p>-Renny Harlin a faillit réaliser le film. On a échappé au pire.</p>
<p>-Début du placement de produits a toutes les sauces (notamment avec le coup de marketing ridicule du camion de Perrier) et du contrat avec BMW de 3 films stipulant que la BMW doit être utilisée comme voiture principale et pas l&#8217;aston-martin. Le contrat de goldeneye stipulait de manière insensée que la voiture devait être présentée toujours comme neuve et gardée intacte à la fin du film. Du coup, malgré une présentation de dizaines de gadgets, aucun des gadgets de la voiture n&#8217;est utilisé dans le film et il n&#8217;y a aucune poursuite avec elle. Les producteurs trouveront le moyen de se &laquo;&nbsp;venger&nbsp;&raquo; sur les caisses dans les 2 épisodes suivants de Brosnan&#8230;<br />
Le côut de BMW sur Goldeneye serait élevé à l&#8217;époque à 3 millions de $ mais aurait rapporté à la marque plus de 240 Millions. Le placement de la BMW Z3 reste aujourd&#8217;hui considérée comme l&#8217;un des meilleurs placements de produits de l&#8217;histoire de la publicité, de même que le modèle suivant utilisé dans <strong>Demain Ne Meurs Jamais</strong>.</p>
<p>-Premier Bond a être produit de manière principale par le tandem Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, demi-frères et soeurs et enfants de Cubby Broccoli. Le conseil le plus important qui leur ai donné sur les bonds : &laquo;&nbsp;don&#8217;t let them screw it up&nbsp;&raquo;.<br />
Promesse difficile a tenir&#8230;</p>
<p>-Connu pour son militantisme écologique, Pierce Brosnan boycotta l&#8217;avant-première française en soutien à Greenpeace qui protestait contre les essais nucléaires de Jacques Chirac dans le pacifique. L&#8217;avant-première fut donc annulée. Par un coup du karma, le film est tout de même &laquo;&nbsp;sponsorisée&nbsp;&raquo; par l&#8217;armée française, une scène se jouant sur la frégate La Fayette et l&#8217;Eurocopter Tiger venant aussi de chez nous.<br />
C&#8217;est cosmique.</p>
<p>-A l&#8217;époque le bond ayant eu le plus succès de la franchise, dépassant aux us pour la 1ère fois la barre symbolique des 100 M $ et atteignant au niveau mondial environ 350 M $.</p>
<p>-Le rôle de 006 devait être à la base un vieux mentor pour Bond, par un reflet fraternel mais une figure paternelle, avec en tête de donner le rôle à Anthony Hopkins. Comme il déclina l&#8217;offre, le rôle fut ré-écrit. Le scénario fut aussi aménagé et plus &laquo;&nbsp;léger&nbsp;&raquo; à l&#8217;annonce du départ de Dalton pour qui le film était écrit à la base, comprendre par là plus dur, violent et réaliste que ce qu&#8217;on a eu au résultat final.</p>
<p>-Première scène de sexe dans un Bond (mais sans Bond).</p>
<p>-Première apparition de Samantha Bond en Miss Monepenny, 4ème actrice a avoir le rôle.</p>
<p>-D&#8217;une des versions d&#8217;origines du scénario, 4 séquences d&#8217;action furent retirées et reprises dans d&#8217;autres films : la fuite de la base nucléaire, un combat contre un hélico a lames géantes (<strong>Le Monde ne suffit pas</strong>), la tentative de lancer un missile contre le satellite (<strong>Meurs un Autre Jour</strong>) et une séquence de chute libre d&#8217;un avion en perdition (<strong>Quantum Of Solace</strong>), bien qu&#8217;on puisse dire que cette dernière idée ait été modifiée pour coller au saut final de la séquence de pré-générique.</p>
<p>-Beaucoup d&#8217;idées du film découlent d&#8217;autres de la saga : la montre-laser et le stylo-explosif (<strong>Jamais plus Jamais</strong>), la poursuite jusqu&#8217;à Monaco (<strong>Au Service Secret de Sa Majesté</strong>), la base caché sous un dôme (<strong>On ne vit que deux fois</strong>), Une tueuse du KGB tuant les hommes avec ses cuisses (<strong>Tuer n&#8217;est pas Jouer</strong>), la scène de la plage (<strong>Dr. No</strong>), le Général Russe dissident (<strong>Octopussy</strong>), la mort présumée d&#8217;un autre agent double-zéro en début de métrage (pas mal d&#8217;autres) pour ne citer qu&#8217;eux. Toutes ces références appuyées par peu de nouvelles références crées dans le film marque le début de ce que j&#8217;appelle l&#8217;ère best-of qui s&#8217;applique de manière exponentielle aux 4 brosnan.</p>
<p>-La version du DVD ultimate sortie en 2008 donne un montage un poil diffèrent, avec un ton un poil plus sombre, une violence accrue (les impacts de balles sont marqués et pas hors-champ, notamment la balle dans la tête de Sean Bean), les scènes connotées sexe avec Onatopp sont rallongées (y compris sa mort incluant un joli coup du lapin de Bond) et quelques faux-raccords ici ou là rectifiés.</p>
<p>-Le premier Bond que vôtre serviteur ait vu au Cinéma.</p>
<p>-Le pur truc de scénaristes fous : au jeu du baccarat au début du film, les mains suivies de Xenia donnent le code 0-0-7 et celles de Bond 0-0-6</p>
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		<title>Permis de Tuer</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 21:50:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
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		<description><![CDATA[Le plus grand baron de la drogue du continent américain s’échappe en pleine arrestation, en prenant le soin de se venger de l’agent américain Felix Leiter (meilleur ami et allié de 007) qui l’a arrêté en le jetant en pâture aux requins et en tuant sa femme. James Bond entre alors dans une vendetta personnelle meurtrière, allant jusqu’à se faire virer des services secrets. Mais Bond s’en fout…. Pour lui plus besoin d’un permis pour tuer. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LICENCE TO KILL</strong> de John Glen<br />
1989</p>
<p>L’histoire :<br />
Le plus grand baron de la drogue du continent américain s’échappe en pleine arrestation, en prenant le soin de se venger de l’agent américain Felix Leiter (meilleur ami et allié de 007) qui l’a arrêté en le jetant en pâture aux requins et en tuant sa femme. James Bond entre alors dans une vendetta personnelle meurtrière, allant jusqu’à se faire virer des services secrets. Mais Bond s’en fout…. Pour lui plus besoin d’un permis pour tuer.</p>
<p><em>HIS BAD SIDE IS A DANGEROUS PLACE TO BE </em><br />
Après un merveilleux <strong>Tuer n’est pas jouer</strong>, et sous la pression de la concurrence (Bond doit faire face a des plus gros poissons comme <strong>l’Arme Fatale</strong>, <strong>Rambo</strong>,<strong>Robocop</strong>, <strong>Batman</strong>, <strong>Indiana Jones</strong>, <strong>John MacClane</strong>, tous bénéficiant d’un plus gros budget que peut se permettre la franchise en 89), Timothy Dalton prend la responsabilité de pousser le curseur Flemingien plus haut que tous les autres réunis. Un pari audacieux car jamais tenté dans de si grandes largeurs mais à double tranchant, car si les fans (minoritaires) saluent cet épisode comme leur plus digne représentant (aujourd’hui encore, le film gagne de plus en plus de supporters, contrairement à d’autres), le public ne va rien comprendre et désapprouver de manière générale <strong>Permis De Tuer</strong>.</p>
<p>Ce revirement du public (pourtant conquis par le 1er Dalton, qui avait aussi bien marché que le dernier Moore) s’explique de plusieurs manières :<br />
La première c’est que Dalton a franchit une limite. Pris visiblement dans un trip avec une réelle et noble intention créative, en se métamorphosant physiquement comme un parfait double de Bond décrit par Fleming jusque dans les moindres détails, il pose une question tabou car dangereuse : Si Fleming était vivant de nos jours, qu’aurait-il crée comme histoire pour son héros ? Et <strong>Permis De Tuer</strong> y répond bien comme une possibilité très logique mais Dalton et le scénario vont en fait tellement loin, qu’ils vont finir par se montrer plus royaliste que le roi. Bond devient donc méchant, violent, ultra-violant même, tuant froidement des hommes même pas armés, trouvant une panoplie de meurtres virant presque à la psychose. Plus qu’un Dark Bond, c’est une vraie raclure qui ne lâche rien, avec un culot et une force de détermination inédite. Bond est au-delà de la colère, il applique les leçons qu’on lui a apprises pour son seul plaisir. Et inutile d’être aveugle pour comprendre que ça a fait peur au public, tellement et si longtemps habitué au calme imperturbable de Connery et aux pitreries de Moore le clown. Ils ne se reconnaissent plus en Bond, qui n’est plus un modèle ou une icône permettant l’identification. C’est un tueur qui tue des tueurs et on fait tout juste la différence pas en matière de violence ou de méchanceté, mais de cause plus ou moins noble et toujours très ambigu. Dalton, à l’image de Bond, met le paquet, toutes ses tripes à l’écran et finit le film à moitié mort sur les rotules, après avoir démantelé de fond en comble un trafic de cocaïne contrôlant un gouvernement, des banques, des industries, toutes les mafias locales, bref un réseau complexe et bien décortiqué.<br />
Ce qui mène au deuxième point qui n’a pas accroché : le réalisme. Oui Bond est toujours le meilleur des agents (sinon ça n’aurait aucun intérêt, est-il utile de préciser ?), toujours le plus fort, mais mis en face d’une armée et d’un homme impossible a atteindre (Sanchez, joué par Robert Davi, un méchant génial). Alors certes, il met la gomme 007, il met tout ce qu’il a dans le cœur et dans le ventre mais il est aussi opposé à une résistance de pointe qu’il aura un mal fou à détruire, notamment en mettant une place une ruse vieille comme le monde, en se faisant entre-tuer ses ennemis entre eux, puis en y allant carrément en faisant tout péter, ce qui se concrétise dans un final hallucinant et infernal. Cette notion de réalisme fait surgir un développement de personnage rarement vu dans la franchise, chacun des 4 personnages principaux ayant des couches d’ambiguïté successives, de nuances et de sentiments, même pour Bond, qui exprime de pur moments de remise en question subtils, de vrais moment de spleen où on peut lire dans son regard une palette d’émotions assez riche.</p>
<div id="attachment_4709" class="wp-caption aligncenter" style="width: 585px"><img class="size-full wp-image-4709" title="ltk 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/ltk-1-e1278452972471.jpg" alt="" width="575" height="323" /><p class="wp-caption-text">Un bin nerveux... ou alors c&#39;est un grosse crampe</p></div>
<p>Et si vous lisez la critique jusque-là, vous devez logiquement vous poser une question : comment se fait-il que le public de 89 n’ont vu dans des qualités quasi-inédites de ce film que des défauts ? C’est une bonne question. Le fait est que, Bond (dès les Connery) en film s’est éloigné du modèle Flemingien pour l’adapter a sa sauce. De films en films, Le personnage a évolué jusqu’à devenir le total opposé de l’original, comme on peut le voir dans les Moore. Le problème c’est que pour le grand public, Bond correspond à cette image et doit donc continuer à y correspondre. Dalton a fait le pari fou d’une coupure radicale, en faisant confiance au public pour qu’ils reconnaissent l’évolution de la qualité et le fait qu’on puisse faire un Bond tout en étant sérieux, intègre et créatif. Ça n’a pas fonctionné car non seulement les qualités sont passées inaperçues ou elles ont fait peur, mais en plus le film a hélas de réels défauts handicapants :<br />
La violence, une vraie surenchère croissante, passe mal. On a droit a des impacts de balle, des litres d’hémoglobines versés (Bond lui-même perd quelques pintes) et même des effets gores sont injectés entre des dizaines de morts violentes. On se croirait presque chez Verhoeven ! On peut même se demander ce qu’il se serait passé en cas de 3ème Dalton…Des membres arrachés avec les dents ? des tronçonneuses dans le crâne en gros plan ? De la dynamite planté dans un œil ? On en est déjà pas loin dans ce film et si ça peut  flatter le coté Mad bourrin et violent des spectateurs dont je fais naturellement parti, il faut quand même reconnaître que même Fleming ne serait pas allé si loin dans l’empilement de cadavres et que c’est un peu too much.<br />
Autre défaut : l’envergure. Tout le film se déroule entre Key West et le Mexique, pas un seul détour par Londres ou Istanbul, rien ne fera bouger Bond du continent américain, qui a certes des paysages variés a proposer, mais la plupart du temps une pauvreté de décors pas très bondiens. L’image et le cadre s’adaptent a ce cadre sec, proche du western ou du film de samourai, ce qui donne du grain a moudre au propos de l’ensemble mais donne un petit goût amer, surtout quand le film se disperse dans des facilités dommageables, comme l’incursion de Q sur le terrain (inutile et incohérent) ou d’un triangle amoureux avec les 2 Bond-girls dont James se fout éperdument dans 90% des scènes quand il les menacent pas de mort si elles bougent un sourcil. Bond redevient macho, mais incohérent quand il consent à se faire violer par la première traînée qui passe, alors qu’il est en plein milieu d’une guerre solitaire. Chassez le naturel…<br />
Le film souffre aussi d’un léger manque en scènes d’action, du moins en quantité car en qualité, elles assurent les meilleurs moments du film.</p>
<p><strong>Permis de Tuer</strong> a le cul entre deux chaises et c’est dommage car avec le recul des années, il gagne a être re-vu et réévalué dans son contexte très particulier. Enfin si vous voulez voir ce que donne à 200% l’esprit de Fleming dans un film pur, entre Au Service secret de sa majesté et Casino Royale, tapez dans une séance de<strong>Permis De Tuer</strong>, vous aurez une trilogie, variée, qualitative et complémentaire qui vous donnera une bonne idée de qui est vraiment Bond.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://images.amazon.com/images/P/B00000K0E7.01._SCLZZZZZZZ_.gif" border="0" alt="http://images.amazon.com/images/P/B00000K0E7.01._SCLZZZZZZZ_.gif" width="325" height="475" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Le final. 8 camions citernes poursuivis par un Bond vengeur déterminé a tout faire péter, ça donne un monde d’explosions, belles et monumentales, s’étirant sur toute la largeur du cadre, faisant trembler la caméra par l’onde de choc. On a pas vu plus bourrin et féroce depuis et pourtant c’est pas faute d’avoir essayé ! Une séquence d’une beauté inouïe a se mettre en boucle comme leçon de mise en scène de l’action. Le dernier grand moment de gloire de John Glen, qui part pas sur la pointe des pieds.<br />
-Le plus hardcore et méchant des Bonds. Des têtes explosées, des hommes de mains broyés, harponnés, explosés, mitraillés, noyés, brûlés, jetés d’un avion en marche, bouffés vivants par des requins, sans parler du final berserek … Ah c’est bon ! Le slogan américain prévient « his bad side is a dangerous place to be », ce qui en français veut dire : il faut pas le faire chier !<br />
-Les Bond-Girls : Carey Lowell est une femme à bars a la hauteur d’un Dalton en rogne c’est dire et Talisa Soto est une bombe avec des yeux qui crient braguette !<br />
-Le machisme régressif du film. Un pur soulagement.<br />
-Le méchant Sanchez joué par un Robert Davi habité. Un vrai salaud sadique et aussi fort que Bond, au moins niveau machiavélisme. Et puis il a vraiment pas une gueule de porte-bonheur qui fait plaisir a voir.<br />
-L’un des nombreux hommes de main de Sanchez, Dario, interprété par un petit nouveau qui débute. Benicio Del Toro. Plus jeune que vous en pouvez l’imaginez, et déjà en détention évidente d’une surcharge de charisme.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-L’ambiance 2 flics a miami qui ressort dans quelques scènes.<br />
-La pauvreté de la production design, faute d’un scénario qui ne permet aucune extravagance.<br />
-Le scénario, irrégulier. Respectant certaines règles a outrance (Q, surutilisé par exemple) et allant sûrement trop loin en franchissant certains tabous trop durs pour le public de l’époque : Bond est devenu semblable à son égo littéraire et même parfois plus violent et calculateur. De toutes évidences le public n’était pas encore a prêt au vrai Bond – La machine a tuer qui a vendu son âme à la reine – Vivement Craig !<br />
-La chanson, le générique et la musique en générale, plutôt tous loupés. Michael Kamen (Die Hard, X-men) s’en tire cela dit plutôt bien sur un gros morceau de 9 minutes pour la séquence finale. Mais Barry est déjà loin, très loin…<br />
-Le film qui a quand même enterré la franchise pour une traversée du désert de 6 ans. Impardonnable.</p>
<p>Note générale : 4/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 4,5/7<br />
Incroyablement faible sur certains points majeurs, <strong>Permis De Tuer</strong> a pourtant assez de qualités pour être revu aujourd’hui à sa juste valeur : une tentative intéressante mais mal gérée de coller à l’esprit de Fleming, quitte à s’aliéner le public. Ne faites pas l’erreur des générations précédentes et donnez une chance au film, vous serez agréablement surpris de retrouver en Dalton ce qui vous a séduit chez Craig.<br />
Pas de chance, pas au bon endroit au bon moment, Timothy Dalton dit l’incompris doit donc laisser sa place à Pierce Brosnan, l’homme du consensus total.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://commanderbond.net/resources/sections/news/images/jeff_marshall_art/jm_ltk.jpg" border="0" alt="http://commanderbond.net/resources/sections/news/images/jeff_marshall_art/jm_ltk.jpg" width="331" height="432" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Et si la vraie raison de l’échec du film en salles était que le film était tout simplement maudit ?<br />
Lors du tournage de la séquence finale avec les camions, qui prit plus d’un mois, l’équipe vécut une période de terreur assez intrigante. Pour la route de la poursuite, ils prennent au nord du Mexique un tronçon d’autoroute abandonnée a cause d’accidents répétitifs, appelé Roumoroso. Plusieurs événements inexpliqués se produisent. D’abord une série d’accidents comme un camion hors de contrôle et qui s’écrase contre une falaise (ce qui sera intégré au film). Puis une pluie d’incidents apparemment techniques, de panne, de freins ne fonctionnant soudainement plus à des moments cruciaux. La nuit, les gardiens dans le parking observent des silhouettes qui s’évanouissent quand on les appelle. Une autre nuit ce sont les voitures, sans chauffeur, qui démarrent, font un bout de route, des virages, et s’arrête contre un mur. Les accidents et les apparitions ne cessent de se multiplier et malgré un rationalisme a toute épreuve, l’équipe commence à chier des briques. Un autre jour, on tire une roquette artisanale atteignant un avion. La roquette est tirée en l’air, tout se passe bien. Sauf qu’à 5 kilomètres de là, un mec travaillant sur un poteau téléphonique se prend la roquette et manque de peu de perdre le bras, très gravement brûlé. Des techniciens enquêtent sur l’affaire en demandant aux villageois du coin. Il se trouve qu’il y a des décennies, 5 religieuses sont mortes dans un accident de bus à l’endroit précis où la plupart des accidents de tournage se produisent. Le tournage du James Bond est hanté par un poltergeist, ce qui devient évident lorsqu’une preuve apparaît aux yeux de tous. Lors de l’explosion finale, gigantesque, une main et un bout de bras géant semblent sortir des flammes comme si allaient attraper un cascadeur. Cela parait dingue mais une photo a été prise, prouvant qu’il n’y a pas eu d’hallucination collective. Tandis que le photographe persiste encore a ce jour a dire qu’il s’agissait d’un effet de vent et d’une suite de coïncidences bizarres, le directeur de la photo recherche la main géante sur les rushs, 6 caméras ayant filmé l’explosion. Sur les images de caméras, la main a disparue.<br />
Et pour tous les sceptiques voici de quoi vous dissuader de passer vos vacances là-bas :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4710" title="ltk 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/ltk-2-e1278453035286.jpg" alt="" width="575" height="431" /></p>
<p>-L’une des versions originales du scénario prévoyait un Bond en Chine, dévalant a moto la grande muraille dans une poursuite avec un hélico. Le gouvernement chinois demandant un veto sur n’importe quel élément du scénar, l’Asie fut abandonnée au profit du nouveau continent.</p>
<p>-Dernier générique de Maurice Binder, mort en 1991. Son successeur Daniel Kleinman avait fait ses armes sur le clip video de la chanson avec Gladys Knight.</p>
<p>-Dernier Bond des années 80 précédant une traversée du désert de 6 ans.</p>
<p>-Dernier gunbarrel classique.</p>
<p>-Dernière apparition de la Moneypenny éclair (2 films, très peu de répliques) Caroline Bliss qui eu une carrière quasi-inexistante.</p>
<p>-Dernière apparition de Robert Brown dans le rôle de M.</p>
<p>-Le titre est le premier a ne pas reprendre un roman ou une nouvelle de Fleming (il reste 6 titres de nouvelles jamais exploités). Un titre provisoire était Permis révoqué, mais fut abandonné car les exécutifs de la MGM ne pensaient pas que le public américain comprendrait le sens du mot révoqué. Une controverse éclata entre le réalisateur et les costards-cravates pour savoir que choisir entre l’appellation anglais ou américaine Licence to kill ou License To kill. La version anglaise fut logiquement retenue.</p>
<p>-Robert Davi et Timothy Dalton se sont concentrés pour leur inspiration sur le roman <strong>Casino Royale</strong> et la description de Fleming concernant les rapports entre Le Chiffre et Bond, comme 2 faces opposées d’une même pièce, quasi-interchangeables.</p>
<p>-Cubby Broccoli tomba très malade pendant le tournage. Il commence alors un long combat contre le cancer et des problèmes cardiaques. Trop malade en 1994 il ne sera que producteur a titre consultatif sur <strong>Goldeneye</strong>. Il mourra le 27 juin 1996 d’une attaque cardiaque alors que ses enfants sont en pleine pré-production de<strong>Demain ne meurt jamais.</strong></p>
<p>-Dans le film la Bond-girl Pam Bouvier prend le pseudo de miss Kennedy. Dans le civil, Jackie Kennedy est née Bouvier.</p>
<p>-Pour éviter un classement R interdit aux moins de 17 ans, le montage dut couper une dizaines de plans gores et ultra-violents, tous présents sur le DVD édité en 2006 a partir de nouveaux masters dépoussiérés.</p>
<p>-Bond et son ami Leiter partagent un triste point commun, celui d’avoir perdu leurs femmes le jour de leurs mariages respectifs.</p>
<p>-La séquence finale des camions a été produite intégralement par Barbara Broccoli, qui deviendra co-productrice officielle avec son beau-frère Michael Wilson (alors scénariste) a partir du 1er Brosnan en 1995.</p>
<p>-Soutenu par les fans hardcore, Glen continue de clamer, peut-être a juste titre que ce film est sa meilleure réal et son meilleur 007.</p>
<p>-<strong>Permis de Tuer</strong> s’est planté au box-office, un vrai bide. Pas le pire, mais le plus évident depuis <strong>l’homme au pistolet d’or</strong>. John Glen qui aura enchaîné 5 épisodes comme réal est remercié, Richard Maibaum claque la porte et pire encore un nouveau procès commence contre Kevin MacClory pour savoir qui a les droits de Bond. Procès qu’il perdra mais qui sera enchaîné par un autre procès contre le Crédit Lyonnais, banque véreuse et détentrice de parts dans EoN la société qui produit les Bonds. Devant l’ampleur du désastre (beaucoup d’argent volé), les juges décident qu’aucun Bond ne sortira tant que l’affaire ne sera pas résolue. Dalton s’impatiente, doute, puis renonce. Il pense et affirme que Bond au cinéma c’est terminé et que rien ne pourra le ramener cette fois. Il abandonne le rôle officiellement 1994 tandis que le procès se dénoue. Cubby Broccoli va enfin pouvoir se remettre au boulot mais il faudra prendre un nouveau départ et tripler le budget. Cette fois ce sera quitte ou double, soit Bond se plante pour la dernière fois, soit c’est le coup de la résurrection. Affaire a suivre dans <strong>Goldeneye</strong>…</p>
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		<title>Tuer n&#8217;est pas Jouer</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 12:33:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[adaptatation]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[integral james bond]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
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		<description><![CDATA[« Smiert Spionam », Mort aux espions en russe, tel est le message laissé sur les cadavres de 002 et 004 tués lors d’un exercice à Gibraltar. Pour James Bond, c’est le début d’une chasse à mort à travers le monde pour trouver les coupables, cachant un gigantesque trafic d’armes et d’héroïne entre des mercenaires américains et les moudjhaidines afghans, prêts à tout pour libérer leur pays. Plus que jamais, L’agent 007 va devoir se battre pour survivre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>THE LIVING DAYLIGHTS</strong> de John Glen<br />
Ian Fleming&#8217;s The Living Daylights<br />
1987</p>
<p>L’histoire :<br />
« Smiert Spionam », Mort aux espions en russe, tel est le message laissé sur les cadavres de 002 et 004 tués lors d’un exercice à Gibraltar. Pour James Bond, c’est le début d’une chasse à mort à travers le monde pour trouver les coupables, cachant un gigantesque trafic d’armes et d’héroïne entre des mercenaires américains et les moudjhaidines afghans, prêts à tout pour libérer leur pays. Plus que jamais, L’agent 007 va devoir se battre pour survivre.</p>
<p><em>THE MOST DANGEROUS BOND</em><br />
Accrochez vos ceintures, Virage à 180 degrés !<br />
Après un dernier Moore honteux, la production peut (enfin) changer radicalement d’orientation avec un nouveau changement d’acteur.<br />
Le grand gagnant de la loterie de 1987 est Timothy Dalton, jeune acteur  de formation théâtrale à l’ancienne (il a passé la moitié de sa vie sur les planches a interpréter tout le répertoire classique). Sous son impulsion, on écrit et on adapte un scénario a son style, novateur et rugueux.<br />
Pour se préparer au rôle, Dalton lit tous les livres de Fleming et regarde tous les films précédents en moins de 2 semaines. En prenant du recul, il prend conscience que l’approche la plus pertinente est de faire de Bond quelque chose de plus sérieux, de plus crédible, de plus réaliste, de plus sombre tout en gardant une petite dose d’humour et de larger than life dans les séquences d’action.<br />
Le scénario fait le même calcul : c’est une pure histoire d’espionnage au déroulement classique mais en relation profonde avec le monde moderne. Durcissement de la fin de la guerre froide, guerre d’Afghanistan, corruption militaire et manipulations politiques où Bond est a la fois un pion et le grain de sable qui détruit toute l’horlogerie.</p>
<p>En parallèle, Bond doit s’adapter à un monde en train de vivre les années Sida. Alors que Moore s’envoyait en l’air avec n’importe qui n’importe quand et sûrement n’importe comment, Dalton devient l’homme d’une seule femme, avec une relation à plusieurs niveaux de lecture. La Bond-Girl est une violoncelliste devenue agent double sans le vouloir, piégée entre le MI6 et le KGB. Elle fascine Bond alors qu’il se demande toujours si il peut lui faire confiance.</p>
<p>Bond étant plus fort, on lui construit des ennemis semblables, plus réalistes et plus durs. Au menu nous aurons donc dans le désordre un agent du KGB particulièrement vicelard, l’armée soviétique avec tanks en option, et un mercenaire trafiquant d’armes mégalomane et fou de guerre, offrant pour la première  fois à Bond un vrai duel final en gunfight radical et brutal.</p>
<p>En somme, on a affaire à un Bond dont la qualité principale est l’intelligence et la rigueur tout en restant fun, ce qui donne un grand film d’espionnage. Que demander de plus ?</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.horreur.net/img/tuernestpasjoueraff.jpg" border="0" alt="http://www.horreur.net/img/tuernestpasjoueraff.jpg" width="328" height="432" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Timothy Dalton, flemingien jusqu’au bout des ongles et ça fait un bien fou…This bond is dangerous !<br />
- Les scènes d’action, imprévisibles et parfois aussi jouissives qu’interminables (ce n’est jamais un défaut quand c’est bien fait). Bond redevient un soldat un peu dingue, bourrin, à l’attitude stylée et quasi-suicidaire. Mieux encore, il se remet enfin à saigner, ce qu’on avait pas vu depuis…depuis…Tiens ben non on l’avait jamais vu saigner comme ça avant.<br />
-Le scénario, aux influences Flemingiennes et hitchcockiennes sans jamais les copier vraiment (si ce n’est une scène du <strong>Troisième homme</strong>, mais assumée)<br />
-La réalisation, faisant tout son possible pour rythmer le film. Contrairement aux derniers Moore on voit jamais le temps passer, et pourtant c’est aussi long qu’avant.<br />
-Le grand retour de l’Aston Martin, pas vue depuis 8 films. Gadgetisée à mort, elle livre une scène superbe en Tchécoslovaquie.<br />
-La musique de John Barry, qui pour sa dernière participation à la franchise (avec un joli cameo en plus) livre les derniers grands morceaux de bravoure et adapte au nouvel acteur un nouveau univers musical, plus sombre, plus pessimiste, avec des sons de synthé et de grands moments opératiques, c’est presque un croisement entre 007 et Wagner.<br />
-La chanson-titre, pop-rock de Ah-ha. Les chansons exécutées par les hommes étant souvent les meilleures, on a un droit ici à un bon morceau. En addition, Chrissy Hynde des Pretenders nous fait deux autres chansons (dont le fabuleux where has everybody gone) s’insérant très bien dans le film.<br />
-Les maquettes de Derrek Meddings. Des avions, aux tanks et aux ponts qui s’explosent, l’illusion est parfaite car imperceptible.<br />
-John Rhys-Davies (Gimly dans la trilogie culte de Jackson, Salah dans celle de Spielberg). Il est énorme.<br />
-Joe Don Baker dans le rôle du grand méchant de l’histoire, Withaker. Pour une fois, l’ennemi est un militariste américain et en plus il veut participer à l’agonie de l’Afghanistan. Nous sommes en 1987. No comment. (Et à la fin les moudjahiddines viennent fêter leur victoire avec Bond en s’excusant de leur retard parce qu’ils ont eu des problèmes à l’aéroport…No comment bis)<br />
-Fleming respecté dans l’esprit</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Une poignée de vannes qui font tâche. Pas autant que dans un mauvais Moore, mais bon…<br />
-Certain détails (des costumes par exemple) propres aux 80’s qui ont trop vieillit.<br />
-Maryam d’Abo, La Bond-Girl. Bien que son personnage soit bien écrit, son manque de sensualité fait cruellement défaut.<br />
-Le manque de perfection dans la direction de photo. Bien que le ton plus réaliste est bien amené, un travail plus profond sur les couleurs aurait été bienvenue.</p>
<p>Note générale : 5/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 6,5/7<br />
Meilleur épisode des années 80, injustement méconnu et sous-évalué. Si il n’est pas à la hauteur du maître du genre de l’époque (<strong>Die Hard</strong>), il a au moins le mérite de préfigurer tout le bon coté ce qui sera fait d’ici les 20 années suivantes dans la franchise. Il serait donc hypocrite de ne pas voir en Timothy Dalton le père légitime de Daniel Craig. <strong>Tuer n’est pas jouer</strong> a préparer le terrain pour son <strong>Casino Royale</strong>…<br />
Un grand pur film d’espionnage, subtil et intelligent. A voir absolument.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://commanderbond.net/resources/sections/news/images/jeff_marshall_art/jm_tld.jpg" border="0" alt="http://commanderbond.net/resources/sections/news/images/jeff_marshall_art/jm_tld.jpg" width="331" height="432" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Comment Dalton a eu le rôle ?<br />
Il fut déjà approché en 1969 mais refusa le rôle car il se trouvait trop jeune. Contacté au début des années 80 on lui annonce qu’il a toutes ses chances de succéder à Moore dès que celui-ci s’arrêtera. En 1985 après un casting géant, on retient trois acteurs : Sam Neil, médaille de bronze, Dalton, médaille d’argent mais indisponible car pris sur le tournage en Amérique de Brenda Starr et Pierce Brosnan (chouchou de Broccoli), médaille d’or à qui on attribue le rôle. Hélas la production de <strong>Remington Steele</strong> qui ne devait produire que 50 épisodes pour qu’il ait le temps d’enchaîner les tournages, réinjecte 6 épisodes de plus dans le contrat de Brosnan, piégant ce dernier.<br />
La production prend donc 3 semaines de retard, ce qui donne pile-poil le temps à Dalton de finir Brenda Starr. Il finira son tournage un samedi, rentra à Londres dimanche, et commenca le Tournage à Pinewood dès lundi matin.</p>
<p>-dernier film a utiliser un titre de Fleming, jusqu’à <strong>Casino Royale</strong>, 20 ans plus tard.</p>
<p>-Premier film a être produit en collaboration avec la fille et le beau-fils de Cubby Brocolli. Une affaire de famille.</p>
<p>-On installa une infirmerie d&#8217;urgence pendant la séquence de bataille en Afghanistan. Un jour, un cascadeur s&#8217;est ouvert le radius et on du improviser une opération chiurgicale sur place dont Barbara Brocolli fut l&#8217;infirmière de service. ça c&#8217;est de la productrice !</p>
<p>-Episode anniversaire, sorti pour les 25 ans de la franchise au cinéma, en plus d’en être le 15ème.</p>
<p>-Lady Di another day ! Venus sur le tournage pendant l’exécution de la scène de Q du film, le Prince Charles et la princesse Diana en profitèrent pour visiter les studios, entourés des dizaines de journalistes et de photographes. Jeroen Krabbe conseilla la princesse de casser une bouteille en faux-verre sur la tête du Princes pour s’amuser, ce qu’elle fit. L’image fit le tour du monde et fut utilisée comme pièce a conviction évidente de la haine entre les époux princiers.</p>
<p>-à un moment un 8eme Moore était envisagé. Le scénario, plus auto-parodique que jamais devait emmener l’agent secret en Chine.</p>
<p>-Dalton accomplit une grande part de ses propres cascades dont quasiment entièrement celle du début, sur le dos d’une Jeep dévalant a toute allure une route sinueuse sur une falaise. Il n’était pas assuré pour.</p>
<p>-Toute une partie du film se déroule à Vienne, en hommage au <strong>Troisième homme</strong> car John Glen était assistant-réal sur ce modèle du film d’espionnage avec Orson Welles.</p>
<p>-John Barry fait un caméo comme chef d’orchestre.</p>
<p>-Ont tentés le casting pour le rôle de 007 : Christophe Lambert, Lambert Wilson, Sean Bean, Sam Neil et des milliers d’autres.</p>
<p>-Joe Don Baker qui joue le maléfique Whitaker, revint plus tard dans la franchise pour le rôle de l’agent de la CIA jack Wade dans <strong>Goldeneye</strong> et <strong>Demain ne meurt jamais</strong>.</p>
<p>-Le titre original est intraduisible, il vient de l’expression anglaise « scare the living daylights out of me », ce qui désigne un mélange entre sensations fortes, grande suprise, grande peur et grande excitation, un peu tout en même temps. Les titres étrangers incluent en Allemagne <strong>l’air de la mort</strong>, <strong>Risque Immédiat</strong>pour le Portugal, <strong>007 : haute tension</strong> en Espagne, et nôtre joyeux <strong>Tuer n’est pas jouer</strong> national qui ironiquement fait que les 2 dalton comportent tous les deux le mot « tuer » dans le titre.</p>
<p>-Dernière apparition du Général Russe Gogol, personnage secondaire récurrent tantôt allié ou ennemi de Bond dans tous les films entre 1977 et 1987.</p>
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		<title>Rien que pour vos yeux</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 22:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<category><![CDATA[carole bouquet]]></category>
		<category><![CDATA[for your eyes only]]></category>
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		<description><![CDATA[Lorsqu’un navire britannique est coulé dans les eaux étrangères, les superpuissances mondiales se mettent à la recherche de sa cargaison : un système sous-marin de contrôle nucléaire. 007 est le seul qui peut empêcher le désastre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>FOR YOUR EYES ONLY</strong> de John Glen<br />
Ian Fleming&#8217;s For Your Eyes Only<br />
1981</p>
<p>L’histoire :<br />
Lorsqu’un navire britannique est coulé dans les eaux étrangères, les superpuissances mondiales se mettent à la recherche de sa cargaison : un système sous-marin de contrôle nucléaire. 007 est le seul qui peut empêcher le désastre.</p>
<p><em>NO ONE COMES CLOSE TO 007 </em><br />
Après un voyage dans l’espace avec <strong>Moonraker</strong>, Bond revient sur Terre au propre comme au figure.<br />
La franchise passe dans les mains du réalisateur John Glen, excellent ancien réal de seconde équipe notamment sur <strong>OHMSS</strong>, et les deux bonds précédents. Pour cette montée en grade, il va avoir de l’exigence et de l’ambition, organisant son film comme une relecture/hommage d’<strong>OHMSS</strong> l’épisode Lazenby si injustement maudit que Glen veut rétablir une forme de justice cinématographique en forme d’honnêteté intellectuelle vers ce qu’il considère comme le meilleur des Bonds et celui qui lui a tout donné.<br />
Bond revient donc à un ton bien plus réaliste, plus froid et plus terre à terre. Glen organise même le film comme une suite directe à <strong>OHMSS</strong> avec en séquence d’ouverture, une visite de 007 sur la tombe de sa femme se concluant par l’affrontement rapide et violent contre un Blofeld qui a gardé ses blessures de l’aventure des Alpes Suisses, induisant au spectateur que dans la continuité des Bonds, que tous les films sortis entre 1970 et 1980 ne comptent pas, ce qui ne serait pas si dommage si ça ne rayait pas de la carte au milieu des nanars des 70’s, l’excellent <strong>Espion qui m’aimait</strong>. Glen y répond donc en renvoyant aussi de nombreuses références à cet épisode précis, notamment dans le scénario, mettant Bond face à la Détente entre les deux blocs de la guerre froide et le contrôle de l’arsenal nucléaire.<br />
En reprenant juste ces deux films comme repères, le premier Bond de l’époque Glen (il en fera 5 au total) aurait pu aisément devenir le meilleur de tous, c’est pourtant loin d’être le cas.</p>
<p>D’abord le film parait un peu hors-sujet dans l’ère Moore : celui-ci parait si sérieux, nerveux, colérique et hésitant qu’il donne un ton étrangement presque trop moderne. On y voit par exemple pour la première fois Bond-Moore tuer un homme de sang froid alors qu’il n’est pas en état de légitime défense. Ce modernisme et ce sérieux sont bienvenus, mais ils contrastent trop après 4 Moore calibrés sur l’humour. Ensuite le film en termes d’enjeux parait trop léger, après 2 épisodes frisant l’hystérie à ce niveau, c’était difficile de faire autrement avec cette nouvelle orientation réaliste. Cela dit, Bond reste bien Bond lors de séquences d’action spectaculaires et jouissives, comme une suite de séquences en skis épuisantes pour un 007 qui se retrouve en plein jeux olympiques d’hiver malgré lui. On peut aussi y voir Bond ficelé et saignant comme jamais, servant d’appât géant à des requins affamés. Le climax du film est une chute hallucinante et réalisée en réel du haut d’une falaise de Bond avec une corde, qui devrait logiquement le briser en deux sous l’impact !<br />
Avec moins de gadgets et plus de vraisemblance, Bond est amené à utiliser sa tête plus que jamais. Pris entre les feux de deux groupes de narcotiques grecs, il offre un jeu de manipulation coutumier des agents secrets mais dont on avait oublié l’importance.</p>
<p>Par contre, ce qui choque dans l’ensemble du film, c’est la mollesse du ton général. Les Bond-girls sont peu passionnantes malgré leurs développements personnels (voir Carole Bouquet sous acides, anti-dépresseurs et alcools durs cependant procure un certain plaisir sarcastique), le méchant n’a pas grande envergure (malgré un nom à couper au couteau – Kristatos – et un acteur –Julian Glover- généralement à l’aise dans ce genre d’exercice). Même les alliés et les homme de mains divers et nombreux (dont un sosie effrayant de Claude Francois !) ne suffisant pas à remplir le film, mou dans ses dialogues et piétinant à essayer de modifier une formule dont ils sont de toute évidence prisonniers.<br />
La partie humoristique est elle particulièrement ratée, notamment lors d’un final avec Margaret Tatcher qui serait drôle si elle n’était pas pathétique vu l’Etat du Royaume-Uni sous son règne.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Roger Moore, vieillissant mais plus sage que dans les autres épisodes. Bond devient petit à petit un vétéran qui se prépare à une retraite. Les Bond girls rajeunissent et lui prend de plus en plus de rides et de kilos. Plus que jamais, les 3 derniers Moore seront l’image caractériel et  quasi-suicidaire d’un homme qui refuse de vieillir et de mourir bien qu’il soit de plus en plus dépassé par un monde qui l’entoure, de plus en plus changeant. Mais contrairement à Connery, Moore assume son poids des ans, ce qui empêche ses derniers Bonds de tomber dans le ridicule.<br />
-Les très nombreuses références à OHMSS dont les scènes de skis, une scène de la plage reprise au millimètre près et bien sûr l’ouverture sur la tombe de Tracy accompagné d’un dernier retour de Blofeld.<br />
-Les séquences d’actions, toujours remarquables et réussies malgré la pire poursuite en voiture possible : Bond en 2CV !!!!<br />
-La réussite de scènes sous-marines, très lumineuses et claires.<br />
-La cascade de la chute en falaise, LE moment bondien du film, faisant entrer visuellement Bond dans les 80’s.<br />
-La musique de Bill Conti, pompière et parfois trop grandiloquente, elle a le mérite de proposer une alternative intéressante et originale au monde musical de John Barry.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-La James Bond-Girl, Carole Bouquet. Belle et jeune, mais visiblement et totalement droguée. Allons, Carole, les placements de caméras entre les prises étaient si longs et si ennuyeux qu’il a fallu que tu piques dans la réserve de tonton Roger ? Mais c’est pas joli-joli dis moi ! Et si t’es pas contente, retourne en France tourner des films que personne verra, au moins tu pourras faire les plateaux télés quand tu voudras pour te plaindre des paparazzis….Et c’est ce qu’elle fit.<br />
-Le méchant, ses hommes de mains et les alliés de Bond, tous manquant plus de charisme les uns que les autres.<br />
-La chanson-titre de Sheena Easton, l’un des plus faibles de toute la saga. Inaudible.<br />
-La mollesse de l’ensemble donnant un rythme trop lent au film. Impardonnable pour un Bond.<br />
-L’humour, lourd ou pas drôle, au choix.</p>
<p>Note générale : 3/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 4/7<br />
Moins bon que la moyenne car pas assez larger than life mais contrebalancé par une modernisation débutante et aussi bienvenue que déroutante, cet hommage à <strong>OHMSS</strong> est assez agréable sans arriver à des hauteurs remarquables, faute à une mollesse entre les séquences d’action. A voir pour les complétistes, les autres pourront passer leur chemin.</p>
<div id="attachment_4509" class="wp-caption alignright" style="width: 239px"><img class="size-medium wp-image-4509" title="FEYEO 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/FEYEO-2-229x300.jpg" alt="" width="229" height="300" /><p class="wp-caption-text">Là c&#39;est le bouquet... (désolé)</p></div>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois c’est la Bond-Girl Carole Bouquet qui assurera le coté frenchy. bon ok y&#8217;a aussi une 2CV jaune.</p>
<p>-Premier film a adapter pas un roman de Fleming mais une de ses nouvelles. Comme d’habitude depuis 1974, on ne reprend que certains éléments ou détails de la nouvelle comme le nom des personnages ou certaines scènes d’action dont une prise dans <strong>Vivre et Laisser Mourir</strong> où Bond et Bouquet sont trainés le long d’un yacht pour servir d’amuse-gueule à faune locale, de grands requins blancs.</p>
<p>-Pour la première et dernière fois dans un générique on peut voir l’intérprète de la chanson-titre chanter à l’écran avec ici Sheena Easton, chanteuse célèbre du début des années 80.</p>
<p>-Dû à la mort de Bernard Lee en 1980, le film est le seul de la franchise à ne pas avoir de M. Celui-ci sera remplacé par Geoffrey Keen dès l’épisode suivant jusqu&#8217;à son remplacement en 1995 par Judi Dench.</p>
<p>-Premier scénario de Michael G. Wilson, beau-fils de Cubby Broccoli et futur producteur officiel de la série dans les années 90, encore au poste aujourd’hui. Son but sera de toujours plus moderniser 007 tout en restant populaire et fidèle à Fleming. Les 3 étant difficiles à concilier, le petit aura pas mal de boulot pour les 25 prochaines années.</p>
<p>-Le méchant Kristatos est joué par Julian Glover, vu en lieutenant impérial sur Hoth dans <strong>l’Empire Contre-Attaque</strong> et en sale collabo nazi dans <strong>Indiana Jones et la dernière croisade</strong>. Il avait fait le casting pour jouer Bond en 1962.</p>
<p>-Une des Bond-Girl secondaires est jouée par Cassandra Lissl, à l’époque mariée à un  beau jeune homme dont on disait qu’il pourrait faire un bond idéal d’ici quelques années….C’était Pierce Brosnan.</p>
<p>-Comme Madame Bouquet était allergique à l’eau pour problèmes de sinus (remplis d’une étrange poudre blanche à ras bord semble-t-il), ses gros plans sous-marins furent tournés en studio. Un filtre flou et bleuté, ainsi que l’incrustation de bulles d’air et de ventilateurs pour mimer le mouvement de l’eau fut mise en place pour parfaire l’illusion, donnant un cachet très (trop ?) net aux gros plans sous les eaux.</p>
<p>-A la fin du générique de <strong>l’Espion qui m’aimait</strong> on peut lire « The end of The Spy Who Loved Me… James Bond Will Return in… For Your Eyes Only ». Mais l’arrivée de <strong>Star Wars</strong>changea les plans de la franchise et Rien que… dut donc passer un tour.</p>
<p>-Ce film a sauvé United Artists. Après plusieurs flops au box-office ayant entrainés un trou de 40 Millions de dollars de dettes, <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong> rapporta près de 200 Millions, sauvant U.A. de mettre la clef sous la porte. Cela dit, ils furent contraints de vendre leurs droits d’exploitation de 007 à la MGM dès le prochain épisode.</p>
<p>-Record du monde du plus gros saut en escalade… en terminant le saut vivant, ça va sans dire.</p>
<p>-Roger Moore  a admis s’être bourré la gueule de bière mélangée à une bonne dose de Valium pour ses scènes d’escalade.</p>
<p>-Premier Bond de l’époque Peter Lamont, remplaçant de Ken Adam, définitivement parti. Lamont sera le décorateur des 9 bonds suivant. Il fut nominé aux oscars pour son travail sur<strong>l’Espion qui m’aimait</strong>, <strong>Aliens</strong> et reçu le prix pour son travail littéralement titanesque sur…<strong>Titanic</strong>.</p>
<p>-L’affiche du film créa une polémique. Les jambes de la dame étant apparemment trop visibles et trop nus vers la zone fessière, ce qui poussa plusieurs mouvements conservateurs à boycotter le film. Aux Etats-Unis, dans plusieurs villes du Sud, le film eu la mention Interdit aux moins de 17 ans pas pour son contenu, mais juste pour son affiche (qui était d’ailleurs interdite ou censurée) ! La polémique fut telle, qu’elle aida énormément la pub du film et son succès en salles.<br />
Voici donc rien que pour vos yeux, l’affiche officielle de <strong>Rien que Pour Vos Yeux</strong> !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4511" title="FYEO 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/FYEO-1.jpg" alt="" width="580" height="902" /></p>
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		<title>Moonraker</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 19:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le détournement d’une fusée amène l’agent 007 à enquêter sur les affaires douteuses de Hugo Drax, l’un des hommes les plus riches du monde décidé à détruire toute vie sur Terre pour créer une race humaine pure en orbite. De Rio de Janeiro à Venise en passant par l’espace, James Bond va devoir livrer la première bataille spatiale du genre humain pour sauver le monde.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>MOONRAKER</strong> de Lewis Gilbert<br />
Ian Fleming&#8217;s Moonraker<br />
1979</p>
<p>L’histoire :<br />
Le détournement d’une fusée amène l’agent 007 à enquêter sur les affaires douteuses de Hugo Drax, l’un des hommes les plus riches du monde décidé à détruire toute vie sur Terre pour créer une race humaine pure en orbite. De Rio de Janeiro à Venise en passant par l’espace, James Bond va devoir livrer la première bataille spatiale du genre humain pour sauver le monde.</p>
<p><em>OUTER SPACE NOW BELONGS TO 007 ! </em><br />
Le succès éclatant de <strong>l’Espion qui m’aimait</strong> pousse la production a garder une ligne de conduite digne des plus gros blockbusters. Mais en 1977 le phénomène <strong>Star Wars</strong> est tel que la franchise est poussée à flirter avec la science-fiction, voire même le space opera. Broccoli décide donc d’adapter le seul roman de Fleming dont le titre pourrait laisser présager une histoire spatiale, <strong>Moonraker</strong>.<br />
Du livre, on ne gardera que le titre et le nom du méchant, le reste ressemblant plus à une version bigger and louder de <strong>Casino Royale</strong>.<br />
Pour le scénario comme pour la réalisation on ne change pas une équipe qui gagne et on va essayer plus ou moins de re-faire le même film sorti 2 ans plus tôt. On remplace le vol de sous-marins par un vol de fusées (autrement dit on revient quasiment au même pitch que <strong>On ne vit que deux fois</strong>) et on garde le même ton : voyage improvisé autour des plus beaux paysages du monde, un méchant qui veut détruire le monde, des scènes d’action spectaculaires et épiques, une bataille militaire dans un milieu hors du commun, des décors gigantesques et un sens du comique bien organisé. On va même garder le même homme de main, Jaws qui va devenir un allié de dernière minute sous la pression des jeunes fans.</p>
<p>Hélas, deux éléments vont éloigner <strong>Moonraker</strong> de ce qui aurait pu être le meilleur des Bonds. Le premier c’est un mauvais équilibre entre humour et sérieux : trop de place est consacré au comique de situation et trop longtemps tandis que les scènes sérieuses (les meilleur moments du film) se font trop rares. Le deuxième élément c’est cette lourdeur perpétuelle à insister sur des choses à éviter, comme la relation hors sujet entre Jaws et une petite suisse, le manque total de profondeur des personnages ou le kitschissime des scènes finales dans l’espace.</p>
<p>En fait il y a deux films dans <strong>Moonraker</strong> : celui d’un coté qui est bordélique, kitsch, parodique et qui part totalement en couilles dans les 20 dernières minutes. Et de l’autre il y a le film convaincant, très sérieux, enchaînant des séquences de pure tension (l’ouverture débutant par une chute libre d’un avion sans parachute filmé du point de vue de chuteurs, l’exécution d’une secrétaire particulière par des dobermans hargneux, Bond enfermé dans une centrifugeuse humaine, Bond piégé à l’arrière d’un réacteur de fusée prêt à s’allumer, la découverte Kubrickienne de la gigantesque station spatiale, et le final reprenant avec plus ou moins de subtilité le couloir de l’étoile de la mort à la sauce bondienne).</p>
<p>Parlons d’ailleurs de l’image signature du film, c&#8217;est-à-dire Bond dans l’espace. Pour être exact, ça ne concerne que 20 minutes et la toute fin du film. Les scènes de vol de fusées sont assez belles sans atteindre un niveau ILMesque, et les maquettes et décors de Ken Adam sont assez convaincants. Le seul truc qui gène c’est lorsque la bataille commence entre l’armée anglaise et américaine envoyant des troupes affronter l’armée de Drax dans l’espace au moyen de pisto-lasers. Et là on a ce qu’on appelle dans le jargon un problème. Car autant Le monde hors-normes de Bond peut aider la suspension d’incrédulité avec un homme assez fort pour sauver le monde et accomplir des prouesses physiques et intellectuelles mais même par rapport à cet univers, le coup de la bataille spatiale aux lasers c’est too much. Même si la plupart des cadres restent poétiques et très beaux ou incroyables sur le plan technique (certains plans ont 48 couches superposées d’effets spéciaux, ce qui leur donnent une grande richesse et une grande complexité) l’ambiance générale de la fin du film se dessine trop entre parodie volontaire et folies scénaristiques. Le larger than life franchit ici une limite trop grande pour la saga et malgré le succès public du film, il faudra revenir à des bases et avoir les pieds sur terre pour ne plus se permettre de partir en vrille.</p>
<p>Cela dit, malgré le ridicule de certaines scènes, l’ensemble reste assez agréable et fun pour remplir des conditions de simple gros film de divertissement.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-La musique de John Barry, frôlant parfois celle de John Williams en excellence. A l’écoute de la b-o seulement, on était en droit d’attendre un chef d’œuvre à l’écran.<br />
-Le méchant Hugo Drax, joué par un Michael Lonsdale très à l’aise dans un Blofeld frenchy.<br />
-La liberté sexuelle. On aura rarement vu Bond enchaîner autant les conquêtes dans un seul film… « Comment passer 5 heures à Rio quand on ne danse pas la samba ? »<br />
-L’ouverture, qui a conservé toute son intensité aujourd’hui. Une chute libre sans parachute où Bond semble presque s’envoler comme Superman. La marque de fabrique de l’ère Moore : fou, drôle et dangereux, tout en même temps.<br />
-Un Bond à Venise, c’est toujours un grand moment…<br />
-La féerie poétique se dégageant des décors et des maquettes de Ken Adam, revenant pour la dernière fois sur un Bond.<br />
-La scène de la centrifugeuse humaine qui parait hors de propos tellement elle est bonne.<br />
-L’arrivée improvisée de Bond dans l’espace et la montée en flèche de la tension lors d’incroyable Climax .</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Le générique, ridicule.<br />
-La chanson du générique de Shirley Bassey, tout aussi ridicule.<br />
-Jaws, plus ridicule que jamais.<br />
-La petite copine de Jaws, encore plus ridicule que lui.<br />
-Les scènes spatiales, qui ont la palme du ridicule.<br />
-en fait l’accumulation d’éléments ridicules…</p>
<p>Note générale : 3/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 4/7<br />
Film schizophrénique par excellence, déchiré entre séquences d’action de grande envergure et un ton général frisant avec une folie douce parfois drôle mais trop souvent ridicule, <strong>Moonraker</strong> se sauve par une rigueur technique dans chaque scène et des moments purs vraiment épiques virant à la féerie, comme si Bond rêvait sa vie le temps d’un film.<br />
Pas un des meilleurs épisodes, loin de là mais assez intéressant et divertissant  pour valoir le coup d’œil.</p>
<div id="attachment_4453" class="wp-caption aligncenter" style="width: 239px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/moonraker-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-4453 " title="moonraker 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/moonraker-1-229x300.jpg" alt="" width="229" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">May the force be with him</p></div>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois c’est simple puisque le film est une co-production française ! Outre des décors français (le château de Drax, l’intérieur de la station spatiale tourné dans le plus grand studio français de l’époque détenu par TF1) on peut y voir une galerie impressionnante d’acteurs français : Michael Lonsdale dans le rôle de Drax (grand acteur vu dans <strong>Munich</strong> de Spielberg, <strong>Le Procès</strong>d’Orson Welles, <strong>Paris Brûle-t-il ?</strong>, sous la direction de Francois Truffaut avec <strong>la Mariée était en noir</strong>, <strong>Baisers volés</strong> mais aussi <strong>Hibernatus</strong> avec De Funès, <strong>La Grande Lessive</strong> de Mocky, <strong>Monsieur Klein</strong> avec Delon,<strong>Folle à tuer</strong> de Boisset, <strong>Le Souffle au cœur</strong> de Louis Malle, <strong>le Fantôme de la liberté</strong> de Bunuel, <strong>Les Chariots de feu</strong>, <strong>Le nom de la Rose</strong> avec Sean Connery, <strong>Ronin</strong> avec De Niro, <strong>5X2</strong> par Ozon, et prochainement<strong>Goya’s Ghosts</strong> sous Milos Forman) Corrine Cléry (connue pour sa participation au film culte <strong>Histoire d’O</strong>), Georges Beller (grande liste de daubes françaises avec la plupart de nos stars des années 70-80, ainsi qu’un petit rôle récent dans <strong>Kaamelott</strong>) et l’impressionnant Jean-pierre Castaldi, dont le fils Benji a pu rencontrer Roger Moore à l’âge de 8 ans à peine, comme quoi les rencontres les plus improbables sont parfois celles qui se produisent le plus souvent !</p>
<p>-Si je vous dis d’imaginer une scène au cinéma montrant deux hommes sautant d’un jet en plein vol se battant bec et ongles dans les airs pour s’approprier un parachute et que vous avez un peu de culture, vous allez me répondre <strong>Point Break</strong> bien sûr avec Keanu Reeves et Patrick Swayze.<br />
Mais ce que vous ne savez pas forcément, c’est que cette scène est en réalité un plagiat plan par plan de la séquence pré-générique de<strong>Moonraker</strong>. Pour cette scène folle, on inventa de nouvelles caméras (car la vitesse de défilement 24 images par seconde fait du battement d’images quand on filme en pleine chute libre) et de nouveaux systèmes (les caméras-men devaient sauter en même temps que les acteurs avec des caméras vissés sur des casques tandis que les cascadeurs devaient porter des parachutes invisibles sous leurs vêtements.) Plus de 80 sauts furent exécutés pour avoir tous les plans requis.</p>
<p>-Ironiquement, Fleming décrivait dans le roman d’origine comme « a Lonsdale figure » sans savoir bien sûr que près de 30 ans plus tard Drax serait joué par un acteur du nom de Michael Lonsdale.</p>
<p>-Jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée de l&#8217;ère Brosnan, <strong>Moonraker</strong> devint et resta le plus gros succès de la franchise.</p>
<p>-La Bond-girl Lois Chiles fut vue dans la série <strong>Dallas</strong> pendant 25 épisodes, le film <strong>Mort sur le Nil</strong> ainsi qu’un petit cameo auto-clin d’œil dans le premier <strong>Austin Powers</strong>.</p>
<p>-En dehors de la référence assumée à <strong>Star Wars</strong> et celles évidentes pendant le film à <strong>Casablanca</strong> et <strong>Les Sept Mercenaires</strong>, il y en a une autre faite à <strong>rencontres du 3ème type</strong> lorsque Bond ouvre une porte avec un mot de passe sont les notes de musique célèbres du film de Spielberg.</p>
<p>-Selon certaines sources, Orson Welles a tenté d’adapter <strong>Moonraker</strong> en 1959 avec Peter Lorre dans le rôle de Drax.</p>
<p>-Première fois qu’on voit Bond monter à cheval.</p>
<p>-Pour la scène de baston entre Bond et Chang à Venise, on dépassé de loin le record de sucre-glaçe brisé pour une seule scène.</p>
<p>-Autre record brisé, celui du nombre d’acteurs en apesanteur dans un même plan (par cordage). Ils devaient être près d’une cinquantaine.</p>
<p>-C’est la cinquième et dernière fois qu’on entendit le 007 theme de John Barry.</p>
<p>-Le budget sandwichs du film dépassait à lui seul le budget de <strong>Dr. No</strong>.</p>
<p>-Troisième et dernière participation de Shirley Bassey. Encore aujourd’hui, elle reste la seule chanteuse à avoir travaillé sur plus d’un Bond.</p>
<p>-Claude Renoir, l’excellent directeur photo de <strong>l’Espion qui m’aimait</strong>, devait reprendre son poste sur cet opus mais du abandonné lorsqu’il perdit la vue.</p>
<p>-Deuxième passage à Venise pour 007. Il y a passé la fin de <strong>Bons Baisers de Russie</strong> et y est retourné pour un petit congé improvisé dans<strong>Casino Royale</strong>.</p>
<p>-L’un des deux seuls Bonds avec <strong>On ne vit que deux fois</strong> où Bond ne conduit jamais de voiture. Par contre c’est le seul qui contient deux scènes de poursuite en bateaux.</p>
<p>-Sur la station spatiale, Drax dévoile son plan montrant une société prête a naître avec autant de femmes que d’hommes. Mais lorsque la bataille finale commence, toutes les femmes semblent avoir disparus alors que les hommes se battent et meurent tous les uns après les autres. Puisqu’on ne voit que la Bond-Girl et la petite copine de Jaws s’en sortir, on peut en conclure que le film détient largement le record de femmes tuées dans un Bond.</p>
<div id="attachment_4454" class="wp-caption aligncenter" style="width: 205px"><img class="size-medium wp-image-4454 " title="moonraker 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/moonraker-2-195x300.jpg" alt="" width="195" height="300" /><p class="wp-caption-text">Il tire plus vite que... non attendez...</p></div>
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		<title>L&#8217;Espion qui m&#8217;aimait</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 19:14:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<category><![CDATA[the spy who loved me]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux Sous-marins nucléaires ont disparus. L’un est Britannique, l’autre Russe. Pour la première fois les deux puissances vont devoir s’allier face à un ennemi commun : l’infâme Stormberg. Terré dans une gigantesque base submersible, il est sur le point de lancer une attaque nucléaire massive dans le seul but d’anéantir la race humaine ! Des Alpes Autrichiennes à l’Egypte en passant par un Supertanker, James Bond doit affronter son plus grand défi. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>THE SPY WHO LOVED ME</strong> de Lewis Gilbert<br />
<em>Ian Fleming&#8217;s The Spy Who Loved Me</em><br />
1977</p>
<p>L’histoire :<br />
Deux Sous-marins nucléaires ont disparus. L’un est Britannique, l’autre Russe. Pour la première fois les deux puissances vont devoir s’allier face à un ennemi commun : l’infâme Stormberg. Terré dans une gigantesque base submersible, il est sur le point de lancer une attaque nucléaire massive dans le seul but d’anéantir la race humaine ! Des Alpes Autrichiennes à l’Egypte en passant par un Supertanker, James Bond doit affronter son plus grand défi.</p>
<p><em>IT’S THE BIGGEST. IT’S THE BEST. IT’S BOND ! AND BEYOND ! </em><br />
Après 3 épisodes consécutifs terriblement mauvais, la franchise bondienne s’offre un sursaut d’orgueil duquel elle en sortira grandit a jamais. Le constat objectif est simple et clair : <strong>L’Espion qui M’aimait</strong> est le meilleur Bond des années 70, le meilleur Roger Moore, et le meilleur film d’action de sa génération. Subjectivement, c’est aussi mon préféré. Il y en a plusieurs causes mais la première et la plus évidente c’est que c’est le plus James Bond des James Bonds. Quand vous pensez à Bond, l’imagerie populaire et la mémoire collective vous dicte un grand anglais en smoking noir buvant un vodka martini avant de serrer une de splus belles femmes du monde entre ses bras. C’est ce que le film montre. Vous imaginez des cascades impossibles dans le monde réel pourtant bien effectuées à l’écran in vivo. C’est ce que le film montre. Vous Pensez à une voiture que vous rêveriez d’avoir, à des paysages beaux à en pleurer, a des explosions extraordinaires, à un fou multimilliardaire dans une base sous-marine qui veut conquérir le monde et qui à un homme de main muet et increvable. C’est ce que le film montre. Et même plus encore.</p>
<p>Pour ce qui est de l’histoire, il est décidé de revenir à des fondamentaux, au dernier film qui a su créer un équilibre entre la réussite au près des fans, du public et des critiques, c&#8217;est-à-dire <strong>On ne vit que deux fois</strong>, dont on va reprendre un pitch de base similaire (remplacez les fusées par des sous-marins) et le même réalisateur, Lewis Gilbert, toujours aussi frais et passionné par l’Aventure avec un grand A.</p>
<p><em>NOBODY DOES IT BETTER ! </em><br />
Ce qui choque avant tout c’est la beauté et la pureté apportée au cadre. Il faut dire qu’ils ont engagé dans leur équipe l’un des plus grands directeurs de la photo de tous les temps, Claude Renoir, neveu du réalisateur Renoir et petit-fils du peintre Renoir. On peut donc constater que la plupart des plans se composent de véritables tableaux dont les couleurs deviennent des lumières ambiantes. De manière stylistique, les bonds entrent ici dans une ère de renaissance dont on comprendra que le soin de l’image est aussi indispensable que la vodka au martini. Véritable délectation de tous les instants pour l’œil, le film séduit d’abord par l’image, puis par l’action.</p>
<p>Dès l’ouverture (une des plus belles cascades de l’histoire du cinéma) le ton est donné : place à la grandeur. Grands espaces, grands environnements (le désert d’Egypte, la mer avec la Sardaigne, la neige avec les Alpes) et gigantesques décors (Le Tanker et Atlantis, qui n’est pourtant qu’une maquette) pour contraster un monde du gigantisme avec l’échelon humain, celui d’un insecte, faisant ainsi prendre conscience du concept du « larger than life » en montrant comment un seul individu peut faire la différence et sauver la planète entière.<br />
Et le film ne contredira jamais cette devise, que ce soit avec l’impressionnante arrivée à l’Atlantis (voir ce plan hallucinant sans coupe partant d’un bateau avec les personnages et filmant l’horizon jusqu’à cette base gigantesque dont on est obligé d’admettre l’existence par le mouvement de la caméra alors qu’il s’agit d’un effet spécial dérisoire), la course-poursuite avec la Lotus Esprit (partant d’un combat sur des routes vertigineuses contre un hélicoptère et finissant dans la mer contre des plongeurs et des véhicules amphibiens rappelant fortement ceux d’<strong>Opération Tonnerre</strong>), une séquence de combat dans l’Orient Express, le désamorçage d’un missile nucléaire, et enfin l’arrivée d’un sous-marin dans un supertanker se poursuivant par la bataille incroyable entre l’armée de Stormberg et un bataillon de soldats menés par Bond lui-même en tenue militaire.<br />
Le film se découpe donc entre grand moment épique et scènes comiques (le personnage de Jaws, grand tueur à la mâchoire d’acier inoubliable) sur fond d’ampleur apocalyptique.<br />
Comme dans un grand huit, le film prend son spectateur et ne le lâche plus, offrant un sens du divertissement à une échelle inimaginable.<br />
Le film donne même des instants de pauses beaux, magiques et lyriques, souvent en compagnie de paysages majestueux et de la James Bond-girl, la belle Anya Amasova (jouée par l’excellente Barbara Bach), vraie équivalent féminin de 007 sur tous les plans, faisant ainsi de la femme non pas une pauvre fille à sauver ou a mettre dans le droit chemin, mais une alliée sine qua none à la victoire finale. Pour la première fois depuis longtemps, on s’essaie à une vraie écriture des personnages et de relations intimistes dans un Bond, ce dont la Bond-girl profite pour gagner en épaisseur, ce qui se répercute sur le personnage de Bond au final.</p>
<div id="attachment_4415" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-4415" title="tswlm 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/tswlm-1-e1274814789836.jpg" alt="" width="580" height="287" /><p class="wp-caption-text">Glouglouglou</p></div>
<p>En s’éloignant totalement des livres de Fleming une bonne fois pour toutes, <strong>l’Espion qui m’aimait</strong> prouve qu’on peut être fidèle à Fleming dans son essence sans adapter un livre pour autant du moment qu’on reste moderne et toujours dans la même philosophie, ce qui deviendra primordial pour les épisodes suivants.</p>
<p>Tout a donc été pensé et réalisé dans l’objectif de produire un film de qualité, une alternative à la réalité faite de sensations fortes, de volupté, de luxe, d’images belles à couper le souffle et d’actions au charme poétique d’un épicurisme immédiat.<br />
L’idéal bondien donc.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Roger Moore, brillantissime et exemplaire, il porte le film sur ses épaules avec une légèreté et une crédibilité inouïe. Pour la première fois de la saga, on prend conscience que cet homme est un vétéran, qu’il est né sur les champs de bataille de la seconde guerre mondiale et qu’il est à sa place seulement une arme à la main face à une armée pour protéger jusqu&#8217;à son dernier souffle sa patrie. On prend conscience qu’il est Commander, et qu’en temps de guerre ouverte, il ne serait pas agent secret mais à la tête d’une flotte navale et qu’il y serait au moins autant a sa place que dans un Casino si ce n’est plus ! Et à l’image du film on trouve un équilibre parfait entre le soldat qui devient sauveur aux proportions bibliques et de l’autre un humour et des envolées douces et romantiques comme dans une aventure d’un conte enfantin.<br />
-La Bond-Girl, Anya Amasova, belle et dangereuse, elle est le modèle de la Femme Fatale qui sévira dans les décennies suivantes.<br />
-La photo de Claude Renoir. Il faudra le voir pour le croire…<br />
-Les Décors de Ken Adam, poussé a bout dans ses idées mégalomaniaques. Ce qu’on imaginait jusque-là possible seulement en maquette prend vie à taille réelle et filmé de façon si impressionnante que le moindre mur semble être plus haut que la façade d’une montagne et dont les hommes ne sont que des insectes. La base d’Atlantis et l’intérieur du Tanker font partis des plus grandes pièces d’histoires de l’héritage bondien.<br />
-La séquence de pré-générique, valant la vision du film à elle seule.<br />
-Le Générique de Maurice Binder, tout simplement le meilleur de tous. Les précédents ressemblent à des brouillons à coté et les suivants à des redites. Visuels incroyablement beaux, enchaînement de couleurs saturées  et de tous les thèmes bondiens dans une féerie bien à l’image du film.<br />
-Jaws, homme de main pourvu d’une dentition métallique assez problématique pour les rapports sociaux. Le plus grand homme de main de la saga, littéralement.<br />
-Le ton, passant de l’humour bien maîtrisé à un grand sérieux lors des scènes d’action.<br />
-La voiture évidemment, superbe Lotus Esprit ’77 amphibie utilisée a sa juste valeur… « Can you swim ? »<br />
-Un format scope 2.35 rendant compte de ce que doit être un beau plan large.<br />
-La musique de Marvin Hamlisch. Sans être à la hauteur de John Barry dans ses grandes heures, on a droit à de grand moments épiques dont un morceau (Bond 77) terriblement bien pensé.<br />
-La chanson-titre de Carly simon. Pur moment de romantisme lançant à l’époque le plus grand slogan de la franchise : Nobody Does It Better.<br />
-L’accumulation de scènes cultes, fun, cool et ultra jouissives.<br />
-Le film a 30 ans et si Cameron et MacTiernan n’avaient pas été là au milieu des années 80, il aurait eu et gardé la couronne du meilleur plus grand film d’action de tous les temps. Cela dit, il reste à la hauteur de ses contemporains qui eux prennent un sacré coup de vieux face à ce monstre pelicullaire.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Le méchant a cet étrange défaut de ne pas faire partie des meilleurs dans un film qui aurait dû logiquement le faire, d’autant qu’il est interprété par un très grand acteur de renom.<br />
-Bien que la b-o soit excellente, on ne peut pas s’empêcher d’imaginer si le film aurait été parfait et complet si John Barry s’en était chargé.</p>
<p>Note générale : 6/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 7/7<br />
Chef d’œuvre du film à grand spectacle se dessinant sous la forme d’une invitation au grandiose, à la classe, au rire, au charisme et à l’émerveillement pur.<br />
Grosse baffe technique et visuelle, acteurs habités, histoire démentielle, décors, paysages et cadres dignes du Louvre et réalisation du plaisir instantané, rarement le terme de « grand film » aura été si peu usurpé.<br />
Un Indispensable a placer dans les meilleurs de la saga.</p>
<div id="attachment_4416" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-4416" title="tswlm 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/tswlm-2-e1274814836722.jpg" alt="" width="580" height="246" /><p class="wp-caption-text">hum...</p></div>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois c’est carrément la Sardaigne et la Corse utilisées pour les extérieurs ainsi que le Sud de la France pour loger l’équipe du film. De plus le méchant même du film, Stormberg est joué par le grand Curt Jurgens, grand acteur autrichien mais ayant passé la majeure partie de sa carrière en France et ayant notamment joué dans les deux <strong>Michel Strogoff</strong>, <strong>Et Dieu créa la femme</strong> de Roger Vadim, <strong>Le Jour le plus long</strong>, <strong>La Bataille d’Angleterre</strong>, <strong>Pas de roses pour OSS 117</strong> (9 ans avant ce Bond) et un film de Pierre Tchérnia aux cotés de Michel Serraut et Jean Poiret s’intitulant <strong>La Gueule de l’autre</strong>.</p>
<p>-Le saut à skis du mont Asgard est bien digne de l’Olympe. Saut unique de ce type à l’époque, il fut réalisé par Rick Sylvester, un dingue d’action paré pour les cascades suicidaires. Le saut ne fut réalisé qu’une seule fois et bien que prise par 5 caméras, une seule réussit à garder le cascadeur dans le cadre pendant tout le saut. Cette prise unique et sans coupure peut être vue dans le film. Lors de l’ouverture du parachute, on peut voir par-dessus les couleurs du drapeau anglais, ce qui déclencha une standing ovation lors de l’avant-première Royale du film.</p>
<p>-Premier Bond à avoir été filmé en Dolby Stéréo.</p>
<p>-Premier Bond à n’avoir été produit que par Albert Cubby Broccoli. Ce personnage si excentrique mérite bien une autre anecdote. Pendant le tournage égyptien, la bouffe était si mauvaise que les techniciens ne voulaient plus faire de pause déjeuner. Cubby voulu faire arriver par avion de la bouffe venue d’Angleterre, mais impossible. Alors, tout simplement, il alla lui-même dans un supermarché occidental du coin, et finit par faire tout seul assez de pâtes bien italiennes pour plus de 300 personnes. Al dante.</p>
<p>-Comme je le dis plus haut, le film n’a pas grand rapport avec le livre du même nom, et pour cause : le roman d’origine est une histoire quasi hors-continuité présentant le point de vue d’une Bond-Girl dirigeant un petit hôtel de Province. Bond n’arrive que dans les tous derniers chapitres et il ne s’y passe pas grand-chose en termes d’action. Fleming lui-même avait précisé dans son contrat qu’il était interdit d’adapter ce roman a la lettre et que 10 ans après sa mort, les scénaristes seraient obligés de changer l’intrigue même si ils gardaient les titres des romans et certains noms de personnages. Une intuition salvatrice qui a permis à la saga de se moderniser sans jamais prendre une ride.</p>
<p>-le film a reçu 3 nominations aux oscars : meilleure direction artistique, meilleure musique et meilleure chanson.</p>
<p>-Pour la première fois, on peut entendre dans un Bond, outre la musique originale, du Bach, du Chopin et même du Mozart…</p>
<p>-Au total 12 scénaristes ont été engagés pour le film dont a été abouti 15 scénarios très différents. Dans une des dernières versions, la tournure de l’histoire avait un coté très intéressant chez les fans : on devait voir le retour du SPECTRE et de Blofeld. Ils kidnappent les sous-marins comme on le voit dans le film et organisent un chantage contre la survie du monde. Une faction traîtresse naît dans les rangs lorsque le nouveau numéro 2, Stormberg propose la destruction du monde sans chantage. Une mutinerie se transforme en guerre et aboutit à la mort de Blofeld, tué par Stormberg qui crée alors un nouveau SPECTRE. Hélas à l’époque Kevin MacClory vient de remporter un de ses procès contre Saltzman et Broccoli, gagnant ainsi un droit exclusif sur les personnages de Blofeld et du SPECTRE dans le but de réaliser un bond concurrent (il y parviendra en 1983 mais c’est une autre histoire).</p>
<p>-Premier Bond à faire référence de manière directe au passé de Bond, créant une continuité entre les ères des différents acteurs et nous poussant a croire qu’il s’agit de la même personne. Dans une scène de bar, on parle du C.V. de 007, ses états de service à la Royal Navy, son mariage et la mort prématurée de sa femme (ce qui énerve Bond d’un coup).</p>
<p>-Lors de la mort d’un soldat on peut entendre le Wilheim scream si cher à George Lucas.</p>
<p>-Sort à la date fatidique du 7/07/1977, le 10ème Bond fut l’un des plus gros succès de sa décennie, récoltant plus de 180 Millions de dollars dans le monde, pour un budget à l’époque colossal de 13,5 Millions (en comparaison le premier <strong>Star Wars</strong> n’avait coûté « que » 8 Millions).</p>
<p>-Pour l’intérieur du Tanker le Liparus, Ken Adam construisit le plus grand studio du monde, toujours existant à l’heure actuelle, à Pinewood Studios, le 007 Stage. Un problème éclata alors : impossible d’éclairer suffisamment, aucune caméra ne pouvait filmer l’ampleur de la construction en entier. Adam appela donc un ami a lui pour lui demander conseil : <strong>Stanley Kubrick</strong> himself ! Le génie barbu lui apporta moult conseils et vint même pendant le tournage incognito pour travailler (il était alors en écriture et en recherche de décors pour<strong>Shining</strong>) à la seule condition que personne ne sache qu’il a aidé. Sa participation au film ne fut découverte qu’après sa mort, en 1999. Le décor fut finalement nommé le Plateau de Jonah, en référence à l’histoire biblique de Jonah dans laquelle il se fait avaler par une baleine. Dans le film, c’est le Tanker qui avalent des sous-marins.</p>
<p>-Réalisateurs considérés pour le film : John Landis et Spielberg. Ce dernier, suite a son refus, inventa son propre Bond avec son pote Lucas pendant l&#8217;été 1977 : un certain <strong>Indiana Jones</strong>…</p>
<p>-Films utilisées comme références directes dans le film (hors-Bond) : <strong>Docteur Jivago</strong> (on peut y entendre la même musique du personnage féminin principal), <strong>Laurence d’Arabie</strong> (le style de Lean est bien repris dans les scènes désertiques et même la célèbre musique du film est reprise dans une séquence hommage) et <strong>les Dents de la Mer</strong> (en vo, le titre du film est Jaws, c’est-à-dire le nom du personnage de Jaws, référence directe à Spielberg en plus du requin combattant Jaws à la fin du film).</p>
<p>-Films qui ont pris l’espion qui m’aimait comme référence (Hors-Bond) : <strong>Bridget Jones 2</strong>,<strong>Austin Powers 3 : Goldmember</strong>, <strong>Team america : World Police</strong>, <strong>Love Actually</strong>, <strong>Lost In Translation</strong>, <strong>Spy Kids</strong>, <strong>Le boulet</strong>, <strong>xXx</strong>, <strong>les Indestrcuctibles</strong>, <strong>True Lies</strong> et la plupart des James Cameron de manière générale pour les scènes sous-marines.</p>
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		<title>Vivre et Laisser Mourir</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 08:46:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[baron samedi]]></category>
		<category><![CDATA[guy hamilton]]></category>
		<category><![CDATA[ian flemming]]></category>
		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[james bonde]]></category>
		<category><![CDATA[jane seymour]]></category>
		<category><![CDATA[live and let die]]></category>
		<category><![CDATA[roger moore]]></category>
		<category><![CDATA[vivre et laisser mourir]]></category>

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		<description><![CDATA[James Bond doit enquêter sur les morts mystérieuses de 3 agents britanniques, tous liés à un gigantesque traffic d’héroïne basé en Jamaïque protégé par l’inquiétant Mr. Big, la populace locale ainsi qu’un impressionnant culte vaudou comprenant une médium, un manchot équipé d’un bras d’acier, un obèse qui murmure et le Baron Samedi alias « l’homme qui ne peut pas mourir ». Mais comment tuer ce qui ne peut pas mourir ? ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LIVE AND LET DIE</strong> de Guy Hamilton - Ian Fleming&#8217;s Live And Let Die  - 1973</p>
<p>L’histoire :<br />
James Bond doit enquêter sur les morts mystérieuses de 3 agents britanniques, tous liés à un gigantesque traffic d’héroïne basé en Jamaïque protégé par l’inquiétant Mr. Big, la populace locale ainsi qu’un impressionnant culte vaudou comprenant une médium, un manchot équipé d’un bras d’acier, un obèse qui murmure et le Baron Samedi alias « l’homme qui ne peut pas mourir ». Mais comment tuer ce qui ne peut pas mourir ?</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4222" title="LALD-1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/LALD-1-e1273567018853.jpg" alt="" width="580" height="363" /></p>
<p><em>ROGER<br />
MOORE<br />
7<br />
IS JAMES BOND </em><br />
Exit Sean Connery et Enter Roger Moore, offrant le 4ème changement d’acteurs à la franchise en 4 films.<br />
Nouveau acteur signifiant obligatoirement nouvelle orientation, Le but de l’ère Moore sera de constamment réactualiser le mythe 007 à travers des enjeux modernes (traffic de drogue, crise énergétique, la détente est-ouest, l’avènement de l’informatique, le démantèlement nucléaire) tout en gardant une énorme part d’humour dans laquelle nôtre cher Roger va tantôt exceller tantôt exaspérer selon le réalisateur et le scénario.<br />
Pas de chance pour lui, son entrée en matière sera hélas terriblement laborieuse et ses 2 premiers films (qu’il juge à juste titre comme expérimentaux) seront des nanars aux allures de téléfilms honteux, la faute au tandem Mankiewicz-Hamilton et la trilogie de la honte, commencée précédemment avec <strong>les Diamants…</strong>, continuant avec <strong>Vivre et Laisser Mourir</strong> ici présent et se terminant sur <strong>L’Homme au Pistolet d’or</strong>.<br />
Pour l’heure c’est <strong>Vivre et Laisser Mourir</strong> qui nous intéresse (<strong>LALD</strong> pour les intimes) épisode historiquement aussi passionnant que cinématographiquement creux, hélas.<br />
Passionnant parce qu’il est à la croisée des chemins, coupant court aux délires auto-parodiques du dernier Connery, oubliant totalement le Lazenby (que Moore adore a juste titre mais pour l’instant on lui demande pas son avis, affaire a suivre dans <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong>).<br />
<strong>LALD</strong> veut coller à son époque. Et les 70’s, c’est la drogue, le sexe, et le Rock’ n’  Roll, c’est connu. Pour la drogue, les méchant s’en occupe, le sexe c’est la libération de la femme qui doit être mieux représentée, limite idolâtrée. On a donc en James Bond-Girl(Jane Seymour, 25 ans avant <strong>Dr. Quinn, femme médecin</strong>) pour la première fois une très jeune vierge douée de pouvoirs mystiques (elle lit l’avenir dans des cartes de tarot). On n’en est pas encore à la femme autonome, on en est même encore loin, mais c’est un premier pas qui va conduire petit à petit la Bond-girl à égaler de plus en plus Bond dans tous les domaines, allant même jusqu&#8217;à le dominer dans le dernier Moore.<br />
Autre évolution importante, on a affaire aussi à la première Bond-Girl noire, à une époque où les couples interraciaux sont encore tabous au ciné.<br />
Enfin pour le Rock’ n’ roll on va mettre un coup de pied dans la musique symphonique habituelle et virer John Barry (grossière erreur vu que celui-ci était dans sa meilleure période en ce temps-là). A la place on voudrait les Beatles mais comme ceux-ci se sont séparés il y a peu, on va prendre Paul Maccartney et son nouveau groupe, les Wings, et pour la b-o originale son propre producteur George Martin, qui si il n’arrive jamais a égaler Barry dans ses plus grandes heures, donne un coup de fouet au monde musical de 007. Pour la première fois on entend des sonorités jazzy, rock, soul, blues et même le james bond theme est modifié, plus rapide, plus méchant, plus énervé, plus rythmé à l’image que le film veut donner.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4223" title="LALD-2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/LALD-2-e1273567101174.png" alt="" width="580" height="313" /></p>
<p>Et le film, justement, qu’est-ce qu’il vaut celui-là ?<br />
Si il apparaît clairement plus frais et plus jeune que son prédécesseur (en même temps c’était pas dur), il garde dans sa structure beaucoup trop de défauts pour prétendre à quoi que ce soit d’honorable.<br />
L’orientation blaxploitation du film, si il a du attirer du monde en salles, ne fait plus illusion aujourd’hui et a part le jeunisme relatif de son acteur principal (ce qui me fait hurler de rire, Moore ayant 3 ans de plus que Connery !!!) n’a pas grand-chose à offrir, le métrage se perdant en références absurdes (le fils de Quarrel, vu dans <strong>Dr. No</strong>), en vannes ridicules (liste trop longue a tenir) et en scènes molles.<br />
Ce premier prototype de l’ère Moore n’est donc qu’un prototype et il restera beaucoup de choses à rectifier avant d’arriver à retrouver la gloire et l’honneur du passé pour ré-imposer la franchise à une nouvelle génération…</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-La chanson générique de Maccartney, superbe, puissante, et très bondienne ainsi que le reste du score, sympathique.<br />
-Roger Moore, pas encore à son aise, pas encore a son plus haut niveau, mais visiblement content d’être là et il tente toujours de justifier sa présence et de légitimer qu’il peut exister après Connery.<br />
-La Bond-Girl Jane Seymour qui, sans être inoubliable, reste agréable a admirer à l’aube de sa carrière.<br />
-le Baron Samedi et son rire. Sans doute le seul homme de main dont on peut vraiment se demander si il a des pouvoirs paranormaux. Il vole chaque scène dès qu’il apparaît et traverse le film comme un personnage de Kafka dans un roman de Pratchett. On se demande pourquoi on l’a pas revu depuis tellement son charisme écrase tout le reste.<br />
-La course-poursuite en hors-bord, franchement fun.<br />
-LA scène bondienne du film : le saut de dos en dos d’alligators affamés pour rejoindre la terre ferme. Un grand moment pour un petit Bond.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4224" title="LALD-3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/LALD-3-e1273567293769.jpg" alt="" width="580" height="313" /></p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-La séquence pré générique, sans Bond. Comme si le scénario était tellement bon qu’il valait mieux centrer la mise en scène sur l’histoire…<br />
-Le problème c’est que l’histoire est extraordinairement faible. On essaye de nous convaincre du machiavélisme et du génie criminel d’une organisation dont on nous décortique les rouages interchangeables à l’infini mais dont on se fout éperdument.<br />
-Le méchant Kananga/Mr Big (Yaphet Kotto, vu dans <strong>Alien</strong>, <strong>Running Man</strong>, <strong>Freddy 6</strong>, <strong>Puppet Masters</strong> et la série <strong>Homicide</strong>) assez charismatique mais ne présentant jamais de menace réelle face à Bond. Son duel final et sa mise à mort font partie des plus ridicules de l’histoire des morts de méchants…<br />
-le montage. C’est lent, mais leeeeent…<br />
-la réalisation, vieillotte et qui n’arrive jamais à la hauteur de ses ambitions. On en vient à la qualité d’un téléfilm, comme si Bond devenait une série TV avec un gros épisode par saison.<br />
-l’ambiance blaxploitation parfois drôle au second degré, mais qui reste douteuse par bien des aspects…on y revient dans la rubrique ce que vous ne saviez pas.</p>
<p>Note générale : 2/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 2/7<br />
Sans être une purge, Vivre et laisser Mourir est un épisode médiocre et un film médiocre. Le jeunisme entraîné par l’arrivée de Moore ne suffit pas a relever le niveau car si on rénove certaines apparences (musique, décors) on garde une réal et un scénar régressif et poussif. James Bond n’est que l’ombre de lui-même et si le film peut faire illusion sur de très courtes séquences, elles sont insuffisantes sur un film de 2 heures.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4225" title="LALD-4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/LALD-4-e1273567423198.jpg" alt="" width="580" height="326" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Septs Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de francais. Cette fois c’est la région la plus française d’Amérique qui est à l’honneur avec la Nouvelle-Orléans, La Louisiane et le bayou, tous étant habitués au parler cajun.</p>
<p>-On proposa le rôle de Bond en 1962 mais celui-ci était sous contrat pour <strong>le Saint</strong>. En 1971 on a failli le prendre mais Connery revint de justesse. Cette année-là, Moore (46 ans en 1973, alors que Bond est sensé avoir entre 35 et 45 ans ) sait qu’il a encore deux ans a attendre avant de remplacer l’écossais. Il co-produit donc une série crée dans le seul et unique but de le faire attendre deux ans tout en gardant une présence continue à la télévision anglaise et américaine. Cette série c’était <strong>Amicalement Vôtre</strong>, sur laquelle il tourna avec plein de gens qui ont participé aux Bonds dont plusieurs réalisateurs. Il jouait Brett Sinclair aux cotés bien sûr du très grand Tony Curtis dans des aventures souvent aux accents bondiens. La série dura donc 2 ans, et passa à la postérité avec des rediffusions incessantes comme chacun sait.</p>
<p>-Pendant une interruption de tournage, les acteurs firent l&#8217;éxpérience d&#8217;aller voir un médium vaudoo et de filmer la séance. Le médium prédit à Jane Seymour qu&#8217;elle se marrierait au moins 3 fois (elle se marria une 4eme fois dans les années 90). Puis il prédit à Roger Moore qu&#8217;il allait avoir un fils. Roger Moore apprit deux jours plus tard que sa femme était enceinte (et ce fut bien un garçon). Enfin le médium lui fit la prédiction qu&#8217;il deviendrait un grand homme de paix, un ambassadeur. dans les années 80, Moore devint ambassadeur officiel de l&#8217;U.N.I.C.E.F. et il l&#8217;est toujours actuellement&#8230;</p>
<p>-Ont faillit prendre la place de Bond à la place de Roger : Paul Newman, Robert Redford, Clint Eastwood, Burt Reynolds, et un certain Timothy Dalton.</p>
<p>-La Chanson-titre fut nominée aux oscars.</p>
<p>-A l’époque où il prit le rôle de Bond, le numéro de téléphone de Moore se terminait par…007.</p>
<p>-Record du monde établit lors de la séquence de poursuite en bateaux pour le plus grand et le plus long saut en hors-bord jamais établit. On remarquera que Bond semble avoir développé un certain goût pour l’utilisation et la destruction de petits moteurs, puisqu’il répéta la même manœuvre dans des circonstances similaires dans <strong>l’homme au pistolet d’or</strong>, <strong>Moonraker</strong>et <strong>Le Monde Ne Suffit Pas</strong>.</p>
<p>-Sur les cartes de tarot vues dans le film, on peut voir à tout moment sur leur dos l’inscription 007 sur le dos… plus fort que l’incohérence, on nous montre carrément l’utilisation de produits dérivés du film pendant le film !</p>
<p>-Seul Bond (<strong>Casino Royale</strong> mis à part puisque préquelle) a ne pas avoir de scènes de Q. A la place Moore présente lui-même à M les gadgets du film…inefficace et inutile puisque Desmond Llewelyn revient heureusement dès le prochain film à la demande des fans.</p>
<p>-Roger Moore porte dans le film une tenue sobre (pull noir et holster marron) qui fut reprise au millimètre près par Belmondo dans <strong>Peur sur la Ville</strong> d’Henri Verneuil. Il est troublant de voir par ailleurs que Belmondo et Moore furent les deux concurrents du film d’action dans les années 70-80, l’un copiant souvent l’autre dans ses cascades, voire ses choix de carrière, leurs suractivités de l’époque faisant souvent juxtaposer les mêmes genres de films sur les mêmes sujets sortant au même moment en France.<br />
Rappelons que l’un des rêves de Belmondo a toujours été, à défaut d’être Bond, d’être un Bond à la française.</p>
<p>-La blaxploitation opportuniste du film réserve une image particulière à la population noire : ils se connaissent tous, sont tous des voleurs, des drogués, des dealers, des feignants qui volent le travail des honnêtes gens, et même leurs femmes. De plus, ce sont des tueurs en puissance, des psychopathes demeurés pour les plus intelligents quand ils ne sont pas alcooliques ou habitués aux cigarettes à l’arôme douteuse. Et puis ils parlent très mal la langue, n’ont rien compris aux valeurs du capitalisme et même quand ils sont sympas avec vous, ils attendent juste que vous ayez le dos tourné pour vous mettre un cobra dans vôtre salle de bains !<br />
Une image révoltante bien fidèle à la vision de Ian Fleming, dont les idéaux ultra patriotique ont parfois fait surgir dans sa narration un racisme sous-jacent délibérément provocateur qui dans le livre éponyme consistait à parodier tous les noirs comme des criminels mais aussi comme un peuple entier à part (on parle là des Jamaïcains) qui savait se débrouiller bien avant l’arrivée des blancs  et qui profitent de leur système (celui du blanc occidental anglo-saxon) pour montrer les limites de leurs valeurs et de leurs idées. Il faut aussi relativiser ça par le fait que Fleming n’est pas un adepte de l’apartheid, qu’il a eu de nombreuses maîtresses de tous les continents et qu’il voulait gentiment provoquer et amuser ses amis jamaïcains, chez qui il a vécu les plus belles années de sa vie. D’ailleurs dans le livre comme dans le film, les noirs ont le dernier mot, se seront joués de Bond de A à Z et continueront leur commerce de substances illicites bien après que tous les bonds du monde leurs soient passé dessus…</p>
<p>-Fait incroyablement révolutionnaire d’une haute importance : Roger Moore est le premier acteur à faire le gun-barrel sans chapeau !<br />
D’autre part Bond ne porte jamais le smoking noir pendant le film, fait quasi-unique.</p>
<p>-Détail important, les caméras furent changés lors de cet épisode. On utilisa des objectifs sphériques au lieu du panavision widescreen habituel. En résulte une image plus carrée, des cadres plus serrés, une réal plus télé, presque plus de plans larges, ce qui participe au manque de grandeur du film.</p>
<p>-Qui est Ross Kananga ? En se promenant pour trouver des extérieurs a filmer, les producteurs tombèrent sur une pancarte sur laquelle il était inscrit « ATTENTION, LES VOLEURS SERONT MANGES » (qu’on peut voir dans le film). Ils y découvrirent Monsieur Kananga, propriétaire d’une ferme de poulets et d’une cinquantaine de crocodiles et autres alligators. Son propre père avait été dévoré vivant par l’un de ses propres bestiaux encore vivant. Quand il était enfant, en jouant avec l’un des reptiles, il mis sa tête dans la gueule grande ouverte de l’animal qui refusa de la rouvrir pour qu’il s’en sorte. Le petit Ross fut bloqué pendant plus d’une heure. C’est long, une heure entre les mâchoires d’un crocodile…<br />
Bref, sa ferme et le personnage furent tellement appréciés par l’équipe du film qu’on l’intégra au scénario (donnant une scène géniale reprise des centaines de fois où Bond s’échappe sautant sur les dos des alligators alors que ceux-ci se retournent pour le bouffer cru) et qu’on lui attribua même le nom du méchant du film. Kananga fut cascadeur et doublure de Moore pour ses affrontements reptiliens.</p>
<p>-Dans le roman d’origine, Félix Leiter est capturé par les méchants et jeté aux requins qui lui dévorent une jambe et le laissent pour quasi-mort. Lorsque Bond le retrouve, il est a peine vivant. Il voit sur son corps qu’on a laissé une note sur laquelle il était inscrit « Il a eu un désaccord avec quelque chose qui l’a mangé ». Jugée trop hardcore pour l’époque, la séquence fut reprise à la lettre en 1989 dans le non moins hardcore [g]Permis De Tuer[g]. Ironiquement et étrangement c&#8217;est le même acteur qui joue Leiter dans le film sus-cité et celui traité ici-même, et c&#8217;est même la seule et unique fois qu&#8217;un même acteur joua Leiter dans plus d&#8217;un film.</p>
<p>-Le film fut le plus gros succès de l’année 1973 sur le sol américain (sans prendre en compte l’inflation). Ça ne s’explique pas par la qualité du film mais l’arrivée d’un acteur de télévision populaire promis au rôle depuis plus de 10 ans et le fait que les gens ne vont plus beaucoup au cinéma en ce temps-là. Messieurs Lucas et Spielberg vont tout changer en deux films, mais on y est pas encore !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4226" title="LALD-5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/LALD-5-e1273567470461.jpg" alt="" width="580" height="326" /></p>
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		<title>Goldfinger</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 06:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
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		<description><![CDATA[L'agent secret 007 est chargé d'enquéter sur les revenus d'Auric Goldfinger. La banque d'Angleterre a découvert qu'il entreposait d'énormes quantités d'or, mais s'inquiète de ne pas savoir dans quel but. Quelques verres, parties de golf, poursuites et autres aventures galantes plus loin, James Bond découvre en réalité les préparatifs du "crime du siècle", l'Opération Grand Schlem, visant à voler le plus grand entrepôt de lingots d'or au monde, rien de moins que Fort Knox !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;"><strong>Goldfinger</strong> de Guy Hamilton<br />
Ian Fleming&#8217;s Goldfinger<br />
1964</p>
<p>L’histoire :<br />
L&#8217;agent secret 007 est chargé d&#8217;enquéter sur les revenus d&#8217;Auric Goldfinger. La banque d&#8217;Angleterre a découvert qu&#8217;il entreposait d&#8217;énormes quantités d&#8217;or, mais s&#8217;inquiète de ne pas savoir dans quel but. Quelques verres, parties de golf, poursuites et autres aventures galantes plus loin, James Bond découvre en réalité les préparatifs du &laquo;&nbsp;crime du siècle&nbsp;&raquo;, l&#8217;Opération Grand Schlem, visant à voler le plus grand entrepôt de lingots d&#8217;or au monde, rien de moins que Fort Knox !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2981 aligncenter" title="goldfinger 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/goldfinger-1-e1268397119637.jpg" alt="" width="580" height="447" /></p>
<p><em>EVERYTHING HE TOUCHES TURNS TO EXCITEMENT !</em><br />
Voilà ce que j&#8217;appelle un James Bond parfait : de l&#8217;action, rythmée et prenante, des femmes splendides, un ennemi charismatique et haïssable à souhait, un homme de main surhumain, des décors d&#8217;intérieur beaux et gigantesques, des paysages superbes, une voiture magnifique, un humour bien dosé et une réalisation qui prend le spectateur comme un gentleman prend une dame pour une valse, à son aise.</p>
<p>le ton et le style évolue avec le changement de réalisateur. Ici, si l&#8217;humour est plus efficace et présent qu&#8217;auparavant, c&#8217;est surtout le dosage de scènes d&#8217;action et de romance qui est a souligner de par sa perfection. Le danger, comme le sexe,  devient une source d&#8217;adrénaline inépuisable, toujours associée au plaisir du spectateur. Le film a incontestablement une âme, avec une forme naïve mais moderne portant sur la mise en danger constante du personnage principal dont on n&#8217;aura de cesse que de le voir se sortir de situations impossibles.</p>
<p>A vrai dire, il est extrêmement difficile de dire du mal de <strong>Goldfinger</strong>. Pas parce qu&#8217;il a fait naître la bond-mania dans le monde, ni parce qu&#8217;il est encore aujourd&#8217;hui connu et reconnu pour faire partie intégrante de la culture générale, mais tout simplement parce que c&#8217;est un excellent film, si ce n&#8217;est un chef d&#8217;oeuvre.<br />
Le film à 43 ans et pas une seule ride. Il fonctionne à chaque vision, donnant au spectateur une place de privilégié, lui donnant tout ce qu&#8217;il désire sans jamais le frustrer.<br />
Chaque département technique(photo, décors, cadrage, découpage, montage) et chaque département artistique(scénario, mise en scène, acteurs, musique) s&#8217;est surpassée pour donner au spectateur tout ce qu&#8217;il est en droit d&#8217;attendre quand il paye son ticket.</p>
<p>C&#8217;est du spectacle total. C&#8217;est du divertissement total. C&#8217;est du cinéma total.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2982" title="goldfinger 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/goldfinger-2.jpg" alt="" width="300" height="400" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-le Pré-générique, résumant et annonçant en 3 minutes ce qui va arriver à l&#8217;écran. De quoi allumer n&#8217;importe quel spectateur et attirer toute son attention.<br />
-la chanson-titre, de Shirley Bassey, associée à un sacré générique, reprenant des images-clés du film.<br />
-La musique de John Barry, d&#8217;une classe folle.<br />
-Sean Connery, à son plus haut-niveau.<br />
-Honor Blackman aka Pussy Galore (vue dans Chapeau Melon et Bottes de Cuir). la sensualité provocatrice incarnée.<br />
-Gert Frobe, trouvant ici le rôle éponyme de sa vie. Son naturel machiavélisme lui donne une grandeur innatendue.<br />
-Oddjob, l&#8217;homme de main, au chapeau rond mortel. génial.<br />
-l&#8217;Aston-Martin DB5, bourrée de gadgets jusqu&#8217;au yeux.<br />
-Le scénario, encore assez fidèle à Fleming, pourvoyeur de scènes cultes et d&#8217;enjeux croissants jusqu&#8217;à un climax haletant.<br />
-Les décors de Ken Adams, reproduisant l&#8217;intérieur de Fort Knox avec une grande précision (les militaires conseillers/experts n&#8217;y ont vu que du feu !)<br />
-LA scène culte de toute une génération et de toute une décennie, la scène de la torture de 007 au laser :<br />
&laquo;&nbsp;Do you expect me to talk ?&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;No, Mr Bond. I expect you to die !!&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
- ça fait plus de 40 ans qu&#8217;on cherche encore&#8230;</p>
<p>Note générale : 6/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 7/7<br />
Rarement on aura autant pris en compte le plaisir du spectateur, et sur le plan historique, c&#8217;est sans doute le meilleur représentant de la saga, tout en étant le plus populaire.<br />
Aujourd&#8217;hui encore, le film mérite d&#8217;être vu et revu tant son pouvoir d&#8217;attraction pèse autant que la matière qu&#8217;il désigne.<br />
Goldfinger, c&#8217;est définitivement un film en or.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.jamesbond007.net/Goldfinger/gold25.jpg" border="0" alt="http://www.jamesbond007.net/Goldfinger/gold25.jpg" width="351" height="480" align="absmiddle" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Bien que plus de la moitié du film se déroule en Amérique, Sean Connery n&#8217;y est jamais allé pour le tournage, tous ses plans raccords étant tournés à Pinewood. Encore un montage de génie dû à Peter Hunt.</p>
<p>-Mais d&#8217;où vient le nom &laquo;&nbsp;Goldfinger&nbsp;&raquo; ? D&#8217;une rencontre dans les années 50 entre Ian Fleming et l&#8217;architecte hongrois Erno Goldfinger. Le bonhomme, réputé pour être un sacré emmerdeur, déplu tellement à Fleming qui lui inspira le roman éponyme, dans lequel il le dépeint (et l&#8217;accuse quasi-publiquement) comme un fasciste S-M sadique et impuissant, et profiteur de l&#8217;après-guerre alors que son rôle durant celle-çi reste un mystère (enfin pas pour Fleming, qui lui était espion pendant la guerre, si vous suivez mon regard). L&#8217;architecte attaqua en justice Fleming et ce dernier trouva une feinte : a chaque fois que Goldfinger est cité dans le livre, il est précédé de son prénom &laquo;&nbsp;Auric&nbsp;&raquo;.</p>
<p>-Goldfinger porte un vêtement ou un objet en or systématiquement dans chaque scène.</p>
<p>-Le film est devenu le plus rapidement rentable au box-office, entrant dès son 1er jour en salles au guiness book des records. Pour un budget de 3 millions (lourd pour l&#8217;époque), il en rapporta plus de 50, rien qu&#8217;aux Etats-Unis (ce qui équivaut aujourd&#8217;hui à plus de 430 M $), le placant à l&#8217;époque comme le 5ème plus gros succès de tous les temps au ciné mondial et 1er du Royaume-Uni évidemment.</p>
<p>-Première apparition d&#8217;un rayon laser au cinéma.</p>
<p>-Honor Blackman est la plus vieille des bond-girl : 37 ans au moment du tournage. Laissez moi vous dire que ça ne se voit pas.</p>
<p>-Gert Frobe, l&#8217;interprète de Goldfinger est porteur de plusieurs anecdotes. D&#8217;abord il fut intégralement doublé tellement son anglais était mauvais. Ensuite, il eut le rôle car il fut repéré dans un film allemand en jouant le rôle d&#8217;un pédophile. Ensuite, il eut des engueulades avec les producteurs sur le scénario, impliquant qu&#8217;il gaze ses ennemis a la fin du film. En tant qu&#8217;allemand, il avait peur de la connotation nazie que pouvait avoir la scène et de la mauvaise image que ça donnerait du peuple allemand. Mais c&#8217;est passé inaperçu, a juste titre.<br />
Enfin, le film fut interdit en Israel lorsque Gert Frobe révéla qu&#8217;il était membre du Parti nazi dans les années 30. L&#8217;interdiction fut levée quand on découvrit qu&#8217;il protégeait de nombreuses familles juives pendant la guerre.</p>
<p>-le nom &laquo;&nbsp;Pussy Galore&nbsp;&raquo; (traduction littrérale : chatte en chaleur) vient du surnom que donnait Fleming à son poulpe, qui lui inspira plus tard &laquo;&nbsp;<strong>Octopussy</strong>&laquo;&nbsp;. A noter que le personnage dans le livre est ouvertement lesbienne. Dans le film, c&#8217;est plus subtil, mais assez visible en filigrane. Pussy Galore est donc officiellement la seule Bond-Girl lesbienne de la saga. Et encore&#8230;</p>
<p>-Il est amusant de savoir que le premier bond a recevoir une statuette d&#8217;or appelé oscar fut comme par hasard <strong>Goldfinger</strong>. Le film fut récompensé pour les effets sonores.</p>
<p>-Orson Welles fut envisagé pour le rôle-titre mais le salaire demandé frisait la vulgarité. Welles s&#8217;en est beaucoup voulu, mais s&#8217;est &laquo;&nbsp;vengé&nbsp;&raquo; en interprétant le chiffre dans la parodie &laquo;&nbsp;<strong>Casino Royale</strong>&nbsp;&raquo; en 67.</p>
<p>-Etrangement, les ventes d&#8217;Aston-Martin DB5 montèrent de 50% dans l&#8217;année qui suivit la sortie du film.</p>
<p>-Ian Fleming, mourut 2 mois avant la sortie du film, avant que la bond-mania explose dans le monde, son oeuvre devenant plus que des best-sellers et une suite de films, mais un véritable phénomène culturel qui perdure encore aujourd&#8217;hui.</p>
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		<title>Bons Baisers De Russie</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 12:10:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
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		<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[L’histoire : James Bond doit affronter la terrible organisation du SPECTRE dans une course contre la montre pour s’emparer du lektor, un décodeur soviétique. L’appât : un agent double russe, la magnifique Tatania Romanova, prête a passer à l’Ouest. D’Istanbul à Venise, le romantisme et la mort n’ont jamais été aussi liés pour 007…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size: medium;">Bons Baisers De Russie</span></strong> <span style="font-size: small;">de Terence Young</span></p>
<p><em><span style="font-size: small;">(Ian Fleming’s </span></em><em><span style="font-size: small;">From </span></em><em><span style="font-size: small;">Russia</span></em><em><span style="font-size: small;"> With Love</span></em><em><span style="font-size: small;">)</span></em></p>
<p><span style="font-size: small;">1963</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;">L’histoire : James Bond doit affronter la terrible organisation du SPECTRE dans une course contre la montre pour s’emparer du lektor, un décodeur soviétique.</span><span style="font-size: small;"> L’appât</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">: un agent double russe, la magnifique Tatania Romanova, prête a passer à l’Ouest. D’Istanbul à Venise, </span><span style="font-size: small;">le romantisme et la mort n’ont jamais été aussi </span><span style="font-size: small;">liés</span><span style="font-size: small;"> pour 007…</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;">JAMES BOND IS B</span><span style="font-size: small;">ACK</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">!</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Si Bons Baisers de Russie reste aujourd’hui l’un </span><span style="font-size: small;">des films les plus marquants de son époque, c’est avant tout parce que c’est un</span><span style="font-size: small;"> très</span><span style="font-size: small;"> bon film. Le scénario, très proche du livre de Fleming, est un grand fuck politiquement incorrect lancé a la guerre froide, montrant pour la première fois au ciné un agent secret anglais allié à un agent soviétique contre un ennemi commun. Traçant des rapports directs avec Kennedy (voir plus bas), le film dose incroyablement bien humour, suspense, action, scènes romantiques et scènes de pur espionnage</span><span style="font-size: small;"> dans</span> <span style="font-size: small;">un monde qui ressemble à une géante partie d’échecs</span><span style="font-size: small;"> dont les agents secrets ne sont que des pions, manipulables et interchangeables</span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;"> </span></span></p>
<div id="attachment_2906" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-2906" title="From russia 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/From-russia-1-e1268136450472.jpg" alt="" width="580" height="326" /><p class="wp-caption-text">&quot;Une interview pour le Blog-Bazar ?&quot;</p></div>
<p><span style="font-size: small;">Contrairement à Dr. No, les personnages prennent ici vraiment une consistance harmonieuse. Si Sean Connery reste imparable, Daniela Bianchi n’est pas en reste.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Les méchants, particulièrement, bénéficient d’un soin attentionné dans leur représentation. Dans ce film, il ne s’agit pas d’un méchant tirant les ficelles mais d’un conglomérat d’esprits tordus tous décidés à pourrir la vie de 007 de «</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">la manière la plus humiliante et douloureuse qui soit</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">».</span><span style="font-size: small;"> Le plus voyant étant Red Grant, joué par Robert Shaw (les Dents de la mer), un tueur froid et subtil qui amènera Bond à un duel dans l’Orient Express d’une rare violence.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Avec des références directes à la mort au trousses (une scène d’hélicoptère énervée fauchant Bond à 2 millimètres près) et au film noir de manière générale (de tous les films de la saga, il est celui qui se démarque le plus comme un précurseur évident du thriller actuel), Bons Baisers… se présente a la fois comme un condensé de ce que doit être un film d’espionnage tout en étant l’un des plus brillants représentants de son époque, voire le plus brillant.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Bref, un film d’une grande classe qui a bien vieillit.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Les +</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-Sean Connery, </span><span style="font-size: small;">évidemment.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-La Bond-Girl, avant-garde d’une évolution croissante.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">les ennemis. Le SPECTRE est et reste la menace ultime de référence.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">Un ton (pour l’époque) assez réaliste dans sa représentation de la violence qui donne au film une crédibilité.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">La musique, avec le «</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">007 theme</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">» de John Barry, présent dans très peu de films de la saga.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">Le style général, envoûtant, et très prenant.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Les –</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">euh…</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">une ou deux incohérences par-ci par-là mais rien de méchant</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">pas de réels défauts a proprement parler, si ce n’est qu’il y a eu mieux depuis…</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;">CONCLUSION</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Malgré son âge, le film peut être vu par n’importe quel public avec un plaisir non dissimulable. </span><span style="font-size: small;">Mêlant</span><span style="font-size: small;"> agréablement action, humour, suspense, jolies filles, </span><span style="font-size: small;">et dangers mortels sur fond historique, il fait parti des épisodes les plus recommandables.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Le plus «</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">thriller</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">» de tous, et sans doute le meilleur coté espionnage pur et dur.</span></p>
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<p><span style="font-size: small;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2907" title="From Russia 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/From-Russia-2.jpg" alt="" width="545" height="739" /><br />
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<p><span style="font-size: small;">CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">Le film tiens des liens tenaces avec John F. Kennedy. Déjà parce que quelques années avant, le livre fait publiquement parti de ses livres préférés (ce qui accroîtra le buzz autour des livres à l’époque). Kennedy aime Bond et Bond le lui rend bien, Fleming ayant rencontré a quelques reprises Kennedy avant qu’il ne devienne président. La Bande-annonce du film y faisait explicitement référence à l’époque dans sa voix-off «</span><span style="font-size: small;">le film le plus </span><span style="font-size: small;">apprécié</span><span style="font-size: small;"> de la Maison-Blanche</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">», sans savoir que le 20 novembre</span><span style="font-size: small;"> 1963(des mois avant la sortie US)</span><span style="font-size: small;">, </span><span style="font-size: small;">une copie du film y sera projeté…. 2 jours avant l’attentat de Dallas, faisant de Bons Baisers de Russie le dernier film vu par JFK.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Beaucoup de spécialistes s’accordent aujourd’hui a dire que le succès du film vient en partie de l’affection que Kennedy portait à 007, influençant le public américain a aller voir le film après sa mort, comme un acte populaire et patriotique</span><span style="font-size: small;"> en hommage au président</span><span style="font-size: small;">…</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">première apparition de Q et du coup du premier gadget, une valise contenant gaz, pièces en or, couteau rétractable et pièges en tout genre…</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">Première apparition de Ernst Stavro Blofeld, ou du moins en partie puisqu’on ne voit jamais son visage. Pour accentuer le mystère autour du personnage (qui incarne le mal absolu tout de même)</span><span style="font-size: small;">, le corps était celui de l’acteur jouant le Pr. dent vu (et mort) dans Dr. No tandis que sa voix….était celle de Joseph Wiseman, aka le Dr. No himself. Et au générique son personnage correspondait à un simple «</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">?</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">»…</span><span style="font-size: small;">.Et voilà comment on crée une génération de geeks…</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-Le </span><span style="font-size: small;">tournage fut éprouvant et presque mortel</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">: lors de la scène de l’hélicoptère, celui-ci se crasha dans l’eau (avec le réalisateur a son bord), manquant de noyer tout le monde. Bien qu’il ai le bras cassé, Terence Young recommença a tourner dans l’heure&#8230;.</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">Ian Fleming était présent lors du tournage, il fait d’ailleurs un cameo dans un insert, jouant un paysan voyant passer l’Orient Express. C’est sa seule apparition de toute la saga.</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-Le film </span><span style="font-size: small;">inaugure les séquences de pré-générique ainsi qu’une </span><span style="font-size: small;">sous-</span><span style="font-size: small;">tradition récurrente</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">: l’ouverture du film sur la mort apparente de James Bond, histoire de chauffer le public. Ça marche à tous les coups.</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-Alfred Hitchcock tenait a faire le film lui-même. Par frustration</span><span style="font-size: small;"> dû au refus des producteurs</span><span style="font-size: small;">, il tourna a la place Marnie, avec Sean Connery.</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">Albert Cubby Broccoli, producteur principal de la franchise et initiateur de tout, considère ce film parmi ses trois préférés avec Goldfinger et L’Espion qui m’aimait. Un choix partagé par beaucoup de fans…</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">Le seul film a ne pas avoir la réplique «</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">Bond….James Bond</span><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;">».</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">L’un des rares films de la franchise qui assume sa filiation avec un épisode précédent, le SPECTRE déclarant vouloir la mort de Bond pour venger la mort de l’un des leur, le Dr. No</span></p>
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<p><span style="font-size: small;">-</span><span style="font-size: small;">Le Bond préféré de Sean Connery.</span></p>
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