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	<title>Blog-Bazar &#187; ian fleming</title>
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	<description>Blog touche a tout</description>
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		<title>Dangereusement vôtre</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 10:33:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[a view to a kill]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
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		<description><![CDATA[007 est engagé dans une course contre la montre pour arrêter un industriel néo-nazi, projetant de tuer des millions d’innocents en noyant toute la Silicon Valley et San Fransisco avec pour empêcher la construction de micropuces. Du sommet de la Tour Eiffel à celui du Golden Gate, James Bond affronte enfin un adversaire à sa hauteur. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A VIEW TO A KILL</strong> de John Glen<br />
Ian Fleming&#8217;s From A View To A Kill<br />
1985</p>
<p>L’histoire :<br />
007 est engagé dans une course contre la montre pour arrêter un industriel néo-nazi, projetant de tuer des millions d’innocents en noyant toute la Silicon Valley et San Fransisco avec pour empêcher la construction de micropuces. Du sommet de la Tour Eiffel à celui du Golden Gate, James Bond affronte enfin un adversaire à sa hauteur.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4571" title="vtk 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/vtk-1.jpg" alt="" width="481" height="755" /></p>
<p><em>HAS JAMES BOND FINALLY MET HIS MATCH ? </em><br />
<strong>Dangereusement Votre</strong> est un mauvais Bond et un mauvais film. Ce postulat de base étant posé, passons à ce qui est vraiment intéressant : le chant du cygne de Roger Moore.<br />
Car sous cette farce qui tente vainement d’être au goût du jour se cache ce qui aurait pu être le <strong>Dark Knight Returns</strong> (1) des James Bond (c’est aussi le cas de <strong>Jamais Plus Jamais</strong> dans la même mesure).<br />
L’agent 007, plus vieux que jamais, fait face à une brochette d’ennemis plus jeunes, plus forts et plus intelligents que lui en premier lieu Max Zorin (Christopher Walken), nazi psychotique voué à ridiculiser Bond . Il doit même combattre une sorte de Némésis, son total opposé en tout point avec MayDay. Cette dernière (jouée par l’inégalable Grace Jones) le bat à chaque rencontre et se trouve même parfois plus Bondienne que lui, notamment en accomplissant un saut de l’ange fou du sommet de la Tour Eiffel.<br />
Bond se fait aussi malmené dans de jolies scènes (les meilleures du film) comme sa fuite désespérée en Russie arctique, son remorquage au bout d’une échelle de camion de pompiers qui n’en fait qu’à sa tête en plein San Fransisco, sa poursuite humiliante dans les rues de Paris où il arrive à découper une voiture en 4 tout en continuant à la conduire et bien sûr le final, accroché à la corde d’un grand dirigeable lui faisant prendre une série d’obstacles comme un chat s’amusant a torturer une souris avant de la décapiter.<br />
Une scène en particulier sort du lot : Bond à cheval. Le saut de haies contre les hommes de main de Zorin marque visuellement (et musicalement même) la signature secrète du film et comment ne pas avoir de la peine pour ce pauvre 007 totalement dépassé par les événements, qui ne fait plus le poids face a ses ennemis, le rouant de coups et le désarçonnant. La crise de la cinquantaine sous-jacente des 3 derniers Moore prend ici un sens vraiment dur. Ce qu’il craignait depuis son premier échec (rappelé dès la première scène de <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong> avec la tombe de sa femme) se matérialise soudainement : il est trop vieux et il est en train de faire la mission de trop. Il aura beau survivre par une série de coups de chances miraculeux et se voiler la face, la dure réalité le rattrape au détour de quelques scènes. Du Bondicide qui aurait pu tellement être mieux traité sur un registre ténébreux et crépusculaire seulement voilà, une fois encore, on va foutre en l’air quelque chose qui aurait pu devenir une référence.</p>
<p>D’abord en essayant de refaire ce qui a déjà été fait, mais en moins bien. La scène de ski du début du film est un parent pauvre de celle de <strong>l’Espion qui m’aimait</strong>, la scène sous-marine sensée faire référence à <strong>Rien que pour vos yeux</strong> est soporifique, le briefing entre grands méchants à la <strong>Goldfinger</strong> manque d’envergure, le générique est une ode à ce que les 80’s ont eu de plus moche, les décors font minuscules, la Bond-Girl (Tanya Roberts) est une poufiasse qui sonne creux, tout le monde cabotine, l’humour y est plus lourdaud que jamais, et même le duel final entre Zorin et Bond manque de pêche, de folie, de Bondeure quoi !<br />
Au final un film mou, se plantant dans les grandes largeurs en jouant la carte de l’humour et offrant un sale départ à Moore, qui méritait pas de maltraiter autant son personnage. Ou alors il fallait le faire vraiment à fond et l’assumer en allant jusqu&#8217;à le mettre à la retraite voire mieux le tuer en mission.<br />
Ah qu’il est dur de traiter au cinéma la mort de Bond ! La tâche, timidement tentée lord d’une poignée de scènes dans les derniers Bonds respectifs de Connery (<strong>Les diamants…</strong>et <strong>Jamais Plus Jamais</strong>), Moore (<strong>Dangereusement Votre</strong>) et Brosnan (<strong>Meurs un Autre Jour</strong>), finit toujours en queue de poisson, virant sur un humour limite voire parodique, sur des scénarios bas de gamme et des acteurs en roue libre croyant bien faire.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Le saut de la Tour Eiffel. Une image unique et marquante.<br />
-Christopher Walken. Il cabotine, il a un rire effrayant et il porte des lunettes de soleil affreuses mais bon c’est Walken quand même… et puis il tue par plaisir et ça, ça fait toujours du bien.<br />
-Bond à cheval, comme je l’ai dit plus haut, la signature du film.<br />
-La chanson de Duran Duran. Pop Rock acidulé dans la plus pure tradition des 80’s. Sympathique. Et tellement meilleure que les 3 dernières…<br />
-La musique de John Barry. Pour ses dernières partitions Mooresques, il se lâche complètement et livre des morceaux de bravoure grandioses. Comme pour son dernier Connery, on a la sensation d’écouter l’univers musical de la mort du moins symbolique de Bond.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Les cascades. Elles sont bien exécutées et spectaculaires pour la plupart mais, gros problème : les doublures de Roger Moore ne ressemblent plus à Moore. On voit donc Rémy Julienne avec une bonne perruque par exemple très longuement dans les scènes parisiennes, ou des acteurs trop maigres (faut dire que Moore a salement pris du bide et des rides dans cet épisode, ah c’est douloureux !) faisant qu’on voit trop de façon évidente que ça ne peut pas être lui. Vite Timmy, prend la relève !<br />
-Le manque de magie des pays visités. Paris s’illustre par sa beaufitude française et San Fransisco par sa beaufitude américaine. Aucune beauté, aucune poésie, aucun charme.<br />
-Le scénario, allant du ridicule à l’incohérence en passant par le manque d’enjeux. On a jamais été aussi proche de <strong>Derrick</strong>, c’est dire.<br />
-Le rôle inutile donné à Patrick Macnee.<br />
-les costumes. 80’s forever ? never again !<br />
-Roger Moore. Si il avait été réservé, plus humain, plus sensible et moins auto-parodique, il aurait emmené a lui seul tout le film dans une meilleure direction. Bon, c’est pas le cas.<br />
-Grace Jones. Il existe parfois des erreurs de casting qui font d’un rôle un défaut a lui seul et qui décrédibilise l’ensemble. C’est exactement ce qui se passe avec Grace Jones, qui n’interprète ni plus ni moins que son propre rôle la plupart du temps et quand c’est pas le cas, c’est une horreur. Ses dernières scènes son une insulte au bon goût à elles seules.<br />
- La Bond-Girl, Stacey Sutton, géologiste…On n’avait pas vu une vraie blonde aussi fidèle à la caricature qu’on en fait.<br />
-Les gadgets, parmi les pires dont une voiture-robot-caméra télécommandée hideuse. La scène finale en fait les frais et donne un goût amer , comme si c’était pas déjà assez douloureux…<br />
-Le rythme mou et un respect syndical du cahier des charges sans jamais se demander qu’est ce qui compte et pourquoi ça compte. John Glen est visiblement paralysé par Roger Moore, je vois que ça.<br />
-L’accumulation de vannes pourries. Un exemple frappant : des policiers arrêtent Bond et celui-ci dit qu’il est James Bond. Le flic réplique « C’est ça et moi, je suis la reine d’Angleterre »… C’est ce qu’on appelle un viol artistique.<br />
-Ian Fleming, quelque part à des années lumières du film, se retourne dans sa tombe et pleure si fort que tout le monde peut l’entendre. Attends Ian, tu seras bientôt vengé par tonton Dalton, garde la foi…</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4572" title="vtk 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/vtk-3.jpg" alt="" width="580" height="326" /></p>
<p>Note générale : 2/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 2/7<br />
Bien que sauvé du naufrage total par des moments inoubliables, <strong>Dangereusement Votre</strong> est un chant du cygne difficile et laborieux, misant trop sur un humour a coté des clous et des cascades dont il est évident que Moore n’y a pas mis un doigt de pied. Devant cet épisode de trop, on ne peut avoir qu’une nostalgie douce-amère et un regard tolérant devant un homme qui a près de 60 ans et qui fait Adieu au rôle de sa vie comme il y est entré : avec naïveté et folie bordélique.<br />
Goodbye Roger, thank you for the show…</p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois pour son dernier Bond ce sera tout simplement la ville de Paris mise à l’honneur. Paris et ses habitants si insultants, Paris et sa circulation dont même Bond aura du mal a se sortir vivant, Paris et sa tour eiffel dont on peut sauter en parachute à condition de ne pas prévenir les administrations.</p>
<p>-Premier rôle de Dolph Lundgren au cinéma, avant <strong>Rocky IV</strong>. Il nous joue un agent de la K.G.B. Temps de présence à l’écran ? 2 minutes et je suis généreux. Il fut pistonné par sa petite amie de l’époque…Grace Jones !</p>
<p>-A l’origine ce n’était pas Christopher Walken qui devait jouer Zorin mais David Bowie. Ce dernier était partant mais il refusa quand il se rendit compte qu’il fallait que son personnage tue gratuitement sans parler des scènes d’action qui étaient loin de l’enchanter. Dommage…</p>
<p>-Patrick Macnee joue le rôle de Tibbett, une sorte d’agent de liaison en France. Ses pitreries aux cotés de Roger Moore n’ont rien de nouveau, les deux bonhommes se connaissaient depuis la 2ème guerre mondiale. Dans les années 60, tandis que l’un jouait dans <strong>Chapeau Melon et Bottes de Cuir</strong>, l’autre travaillait dans les mêmes studios londoniens pour<strong>Le Saint</strong>.</p>
<p>-Dans le rôle d’une Bond-Girl tertiaire et inutile avec la belle I am Jenny Flex (« But of course you are ») on retrouve Alisson Doody. Ça ne vous dit rien ? Et si je vous dis blonde allemande mordillant l’oreille d’Harrisson Ford en quête du Saint-Graal, ça vous parle ? Et oui, 4 ans avant <strong>Indiana Jones et la dernière croisade</strong>…</p>
<p>-Tanya Roberts, découverte dans <strong>Dar l’invincible</strong> (no comment), fut une des rares Bond-Girls de l’époque à avoir une carrière post-Bond. Ainsi, on la retrouva pendant 8 ans dans le rôle récurrent de Midge dans <strong>That 70’s Show</strong>, parodiant son rôle de Bond-Girl en blonde écervelée avec une joie non-dissimulée. Elle fut mémorable et a mourir de rire et il faut savoir que pour un épisode savoureux consacré à son mariage on retrouva en guest-star Maud Adams (<strong>L’homme au pistolet d’or, Octopussy</strong>), Kristyna Wayborn (<strong>Octopussy</strong>) et Barbara Carrera (<strong>Jamais Plus Jamais</strong>).</p>
<p>-Dernière apparition de la grande Lois Maxwell dans le rôle de Miss Monneypenny. Elle est l’actrice la plus récurrente de la saga avec 14 films successifs. Chapeau bas à celle que 007 a affectueusement surnommée « La dernière ligne de défense de l’empire britannique ».</p>
<p>-Les sauts au-dessus de la tour Eiffel furent accomplis sans la permission du maire de l’époque, un certain Jacques Chirac, persuadé que ça augmenterait les tentatives de suicides du monument sans parler de la pub désastreuse en cas de mort du cascadeur, qui n’avait que 3 secondes pour ouvrir son parachute une fois dans les airs. Le saut fut accompli une seule fois. Une fois arrivé à terre, le cascadeur et l’équipe du film furent immédiatement arrêtés  par la police municipale. Par la suite, la mairie fit tout son possible pour mettre des bâtons dans les roues de la production lors du tournage des scènes parisiennes. Plus fort que Ernst Stavro Blofeld, Jacques Chirac !</p>
<p>-L’avant-première du film eut lieu en présence de la Reine d’Angleterre, de la Princesse Lady Diana et du Prince Charles. Cette anecdote n’a aucun intérêt ? Attendez un peu de voir ce que Lady spencer a fait au Prince Charles sur le tournage de <strong>Tuer n’est pas jouer</strong>, vous m’en direz des nouvelles…</p>
<p>-La chanson-titre de Duran Duran fut la dernière du groupe avant leur séparation. La chanson fut la première de la saga à atteindre la place number one du Top 50 aux USA et a peu près partout dans le reste du monde. &laquo;&nbsp;daaaance into the fire&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>-Inutile mais pour le plaisir, rappelons que Christopher Walken a eu l’oscar du meilleur acteur pour <strong>Voyage au bout de l’enfer</strong>, et qu’il participa à de nombreux excellents films dont <strong>Annie Hall</strong>, <strong>Brainstorm</strong>, <strong>Dead Zone</strong> de Cronenberg, <strong>Les Chiens de guerre</strong>, <strong>King of New-York</strong> d’abel Ferrara, <strong>Batman Returns</strong> et <strong>Sleepy Hollow</strong> de Tim Burton, <strong>Pulp Fiction</strong> de Tarantino, <strong>Dernier Recours</strong> de Walter Hill,  <strong>arrête-moi si tu peux</strong> de Steven Spielberg, <strong>Man on fire</strong> et <strong>Domino</strong> de Tony Scott et il devrait bientôt intérpreter Ozzie Osbourne dans le biopic <strong>The Dirt</strong>. On aura rarement vu un acteur avec une carrière aussi exemplaire dans un Bond officiel jouer le méchant officiel…</p>
<p>-La compagnie Kodak a porté plainte contre la production car une équipe a filmé sans autorisation pour certains plans larges le passage du dirigeable Kodak au-dessus du Golden Gate de San Fransisco, servant de doublure au dirigeable Zorin qui possède étrangement le même lettrage et la même forme de logo vue de loin. Non non, ce n’est pas une coincidence…</p>
<p>-D’après les spécialistes, c’est l’utilisation du snowboard par 007 dans le film qui popularisa le sport dans la deuxième moitié des années 80.</p>
<p>-Pour la première fois, on voit 007 accomplir une mission en Russie…scène tournée en Islande… Puisqu’on en parle, on peut voir pendant la scène un soldat Russe appeler Roger Moore à l’aide dans sa langue : « Pomageete ! Roger Moore pomageete ! ».</p>
<p>-7ème et dernier Roger Moore. Pour expliquer rapidement et simplement son départ de la franchise, je donne la parole au clown de service : « Quand la mère de l’actrice principale avec qui vous jouez, est plus jeune qu’à l’âge ou vous avez commencé à jouer le rôle…c’est qu’il est grand temps d’arrêter. ».<br />
Si ça vaut pas tout l’or du monde une phrase pareille ! Mais c’est du Flaubert !<br />
Même si il restera toujours l’acteur a s’être le plus éloigné du Bond de Fleming, faisant du rôle une sorte d’oncle immortel, rigolo, insouciant, bon vivant et aussi bien porté sur la gent féminine que sur les blagues vaseuses, Moore a prouvé qu’on pouvait être aimé du public aussi bien que de Connery et qu’on pouvait faire aussi bien que lui, voire même mieux. Son meilleur épisode , <strong>L’Espion  qui m’aimait</strong> est un film exemplaire, un pur chef d’œuvre du genre et ne serait-ce que pour ce film-là, on peut lui être reconnaissant de son looooong passage sur la franchise. 12 ans, 7 films. Un bon Milliard de dollars engrangés. Une  génération accrochée à 007 et une prochaine prête a prendre le relais, sans accrocs. Merci qui ? Merci Roger !</p>
<p>“I hope you enjoyed the show. Good Night.”</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4573" title="vtk 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/vtk-4-e1277289189294.jpg" alt="" width="580" height="326" /></p>
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		<title>Octopussy</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 16:08:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
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		<description><![CDATA[L’alliance lors d’un traffic de bijoux entre un riche homme d’affaires nommé Kamal Khan, un génral russe véreux et une mystérieuse propriétaire d’une île en Inde exclusive aux femmes déclenche la curiosité de 007, d’autant qu’il est lié à la mort étrange de 009, déguisé en clown et tombé en mission avec un œuf d’or Fabergé à la main. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>OCTOPUSSSY</strong> de John Glen<br />
Ian Fleming&#8217;s Octopussy<br />
1983</p>
<p>L’histoire :<br />
L’alliance lors d’un traffic de bijoux entre un riche homme d’affaires nommé Kamal Khan, un génral russe véreux et une mystérieuse propriétaire d’une île en Inde exclusive aux femmes déclenche la curiosité de 007, d’autant qu’il est lié à la mort étrange de 009, déguisé en clown et tombé en mission avec un œuf d’or Fabergé à la main. Bond ne se doute pas alors que l’affaire cache un complot militariste sur le point de détruire Berlin avec une bombe nucléaire lors d’une réunion de généraux occidentaux. De l’Inde au cirque Karl Marx de Berlin-Est en passant par une mission d’appoint en Amérique Du Sud, Bond va devoir se surpasser pour sauver une fois de plus la situation.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4517" title="octo1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/octo1.jpg" alt="" width="385" height="251" /></p>
<p><em>NOBODY DOES HIM BETTER </em><br />
13ème Bond et 6ème épisode consécutive pour Moore. Après l’austérité de la Grèce dans <strong>Rien Que Pour Vos Yeux</strong>, nous voilà face à l’immensité et la féerie de l’Inde.<br />
Sans doute persuadé qu’il est en train de quitter le rôle de l’agent secret (alors qu’il en fera un 7ème 2 ans plus tard), Moore se demande si il n’est pas en train de faire le Bond de trop, ou même si il ne l’a pas déjà fait. Le précédent opus avait été un retour sur terre brutal et étrange pour le Bond de Moore, si bienveillant et souriant d’habitude. Un peu comme Connery avec <strong>On ne vit que deux fois</strong> (épisode marginal mais déterminant pour tous les suivants vous l’aurez remarqué) On va aller vers quelque chose de plus léger, de plus évasif, comme un retour old school a une sorte de sérial. Bien sûr l’opération est calculée de la part de Broccoli : <strong>Indiana Jones</strong> (la revanche de Spielberg/Lucas pour ne pas avoir eu la permission de faire un 007) a cartonné et enterré au box-office tout ce qui avait été entrepris dans le film d’action et d’aventure. A Bond donc de réagir et de fournir une réponse, une concurrence sérieuse.<br />
Pour Glen, le réalisateur ça signifie faire la part entre deux mondes : l’univers Bond de Moore, humoristique, le moment détente de la guerre froide et la rigueur dure, brutale, fiévreuse et toujours plus folle des séquences d’action, l’autre star des Bonds.</p>
<p>Entre deux punchlines de Roger, plus pouet-pouet camion que jamais, on aura donc droit à des moments d’anthologie comme une des meilleures séquences de pré-génériques où s’improvise une poursuite entre Bond en mini-jet et un missile a tête chercheuse avant d’humilier à lui seul toute l’armée de Bolivie (ou de Colombie…à moins que ce soit le Chili… C’est pas clair dans le film). On verra aussi une poursuite sur un train (qui rappelle furieusement celle 6 ans plus tard de <strong>Indiana Jones et la dernière Croisade</strong>, ironiquement) puis dans les rues de Berlin, très longue et pourtant très bien rythmée et palpitante de la première à la dernière minute se concluant par le désamorçage d’une bombe nucléaire à retardement, de quoi faire péter le peacemaker des plus blasés. Et Enfin un grand final hallucinant et spectaculaire où Bond poursuit à cheval un avion, s’agrippe à son toit pendant le décollage, doit s’accrocher alors que le pilote fait des vrilles et des loopings, détruit un des rotors à mains nues, combat l’homme de main indestructible de service, fait atterrir de force l’avion, sors la Bond-Girl de l’avion pendant l’atterrissage, tombe sur un précipice tandis que l’avion se crashe, et se pète à peu de choses près quelques côtes, les deux bras et une jambe. Dans le genre sensations fortes dans un film d’action, on a rarement fait aussi ambitieux et irresponsable, sachant que tout a été fait en réel avec des cascadeurs devant résister a des vents pouvant les tuer alors qu’ils portent des parachutes sous leurs vêtements pas facile à sortir.<br />
En dehors de ça on a un épisode riche en personnages fascinants dont apparemment 3 ennemis principaux pour le prix d’un. Tout d’abord le méchant naturel qui tuerait père et mère pour l’argent, le pendant charismatique de Bond, Kamal Khan. Avec ses faux airs de prince ou de colonisateur, il donne de la classe et du style à un pur sadique. Puis il y a l’ennemi historique, le général Russe Orlov, prêt à déclencher la 3ème guerre mondiale et à conquérir un empire allant de la Bretagne à la Chine, contre l’avis de son gouvernement. Porté par un acteur excellant à interpréter les pourritures communistes avec une rage toujours intacte, il fascine autant qu’il révulse. Et puis il y a l’ennemi qui est en fait l’alliée qui va faire tout basculer, Octopussy. Enfin avec un nom pareil normal qu’elle s’entende avec monsieur 007 minutes, douche comprise.<br />
Mais ce qui change et qui est intéressant c’est que pour la première fois dans un Bond, une femme domine tous les autres personnages et les manipule à sa guise («enfin jusqu’à un certain point, faut quand même pas déconner, c’est qu’une gonzesse» me souffle Roger). Liée à un niveau profond avec Bond (et reliant le film à la nouvelle subtilement, l’un devenant la suite naturelle de l’autre) elle régente une armée personnelle d’amazones (pour pas dire de catcheuses lesbiennes vu tous les symboles et détails crypto-lesbiens du film dont une side-kick adjointe à Monneypenny qui devait bien s’ennuyer toute seule depuis le temps, on me la fait pas…).<br />
Mais malgré une écriture intéressante, 3 séquences d’action redoutables et une Inde magnifique à l’écran, difficile de se dire que le film parvient parfaitement à ses fins.<br />
D’abord l’humour a de plus en plus de mal à toucher au but. Et si Roger peut encore assurer sur des dialogues bien écrits (dont une vente aux enchères impeccable) il finit par rouler en roue libre et à cabotiner plus que jamais (c’est quand même l’épisode où Bond se déguise en clown, signe très distinctif de l’époque Moore)<br />
L’époque Moore d’ailleurs parlons-en. C’est devenu très clair avec cet épisode, la franchise est entrée dans une routine parfois dérangeante. Plus rien ne surprend, on sait qu’il se taper telle fille pour que l’histoire le fasse se bouger d’un point A à un point B, qu’il va être capturé par le méchant à tel moment, qu’il va s’évader, puis qu’il y aura forcément une poursuite à la 47ème minute pour contrebalancer les 3 scènes de dialogues qu’on vient de voir et qu’on verra Q apparaître à tel moment pour engueuler Bond qui passe son temps à déconner et à détruire le matos qu’on lui donne. Plus que classique, le film respecte trop la sacro-sainte formule qui s’est tristement transformée en cahier des charges en gardant le même acteur un peu trop longtemps. Et pourtant c’est pas faute d’avoir essayé des orientations totalement différentes au cours de ses 7 films mais décidément, quand on s’est évertuée a trouver le juste milieu d’un cocktail consensuel qui plaira à tout le monde, on en finit par oublier qu’on a été jeunes, fous et expérimentaux malgré les budgets records.<br />
C’est un symptôme régulier de la saga : à force de s’entendre dire qu’on cartonne, on s’endort sur ses lauriers. C’est aussi ce qui est arrivé à Connery et à Brosnan sur leurs fins respectives.<br />
Au point où ils en sont, impossible de révolutionner quoi que ce soit à moins d’un changement d’acteur. Et vu qu’il en reste encore un derrière celui-ci, je vous laisse comprendre à quel point la mise à la retraite va être douloureuse pour Sir Roger.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-le point fort du film : les 3 grandes scènes d’action du film. Le final est un symbole époustouflant et haletant d’un James Bond de 56 ans, prêt à se mettre intentionnellement en danger de mort et à se faire mal comme il a jamais eu mal, juste pour se prouver à lui-même qu’il est encore en vie. Ce qui amène à…<br />
-Roger Moore, imparable lors des scènes sérieuses.<br />
-Maud Adams. J’imagine la difficulté d’interpréter un rôle aussi mystérieux avec un nom a coucher dehors et elle s’en sort parfaitement. Une Bond-Girl mature, dominant Bond et tous les autres pendant les trois-quarts du film. Un peu à l’image de Bond, c’est un personnage aventurier qui à tout vécu et qui tente de retrouver une jeunesse perdue en se mettant en danger. Ses dialogues avec 007 marquent la fin d’une période, insistant sur le fait qu’ils sont les produits d’une génération en voie d’extinction. Comme si ils profitaient une dernière fois d’un monde trop petit pour eux, avant de s’arrêter de courir. D’ailleurs c’est aussi ce qu’exprime la chanson. Bon je sais, ça a l’air déprimant dit comme ça, mais oublions pas que c’est un épisode humoristique.<br />
-Louis Jourdan dans le rôle de Kamal Khan. Ne serait-ce que pour sa prononciation si française et voluptueuse du nom Octopussy, son style de jeu si charmant et ses répliques cinglantes envers Bond (dont la punchline culte « You seem to have a nasty habit of surviving ! »), il s’en tire très bien dans un registre où on croyait déjà avoir tout fait.<br />
-Steven Berkoff en Orlov. Le méchant général russe par excellence, fou et avide de guerre (« The west decadent and divided ! »), bref le penchant russe a peine déformé de ce qu’est Bond dans le fond.<br />
-Les hommes de mains, assez nombreux : Des jumeaux spécialistes du lancer du couteau et un certain Gobinda, grosso modo la version indienne de Jaws, l’immortalité et le ridicule en moins, la rage en plus.<br />
-la deuxième Bond-Girl au service de Khan, une suédoise au charme assez vulgaire, la belle Magda, portée par Kristina Wayborn top model pour magazine à ses heures perdues…<br />
-La musique de John Barry, très très en forme sur les derniers Moore. Naviguant entre morceaux poétiques et crescendos explosifs. Très agréable à l’oreille, avec un pur bijou (the Chase bomb theme) dans le lot.<br />
-James Bond qui passe le mur de Berlin pour sauver la ville entière en 1983 ou comment avoir 6 ans d’avance sur l’histoire qu’on connait.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Le générique, trop classique avec une chanson de Rita Coolidge endormante au possible.<br />
-Les amazones d’Octopussy, spécialistes en arts martiaux avec des costumes dont même les figurants de <strong>Mad Max 3</strong> ne voudraient pas. Il y a des jours ou les 80’s font mal aux yeux…<br />
-Bond camouflé dans un crocodile en plastique…<br />
-Bond camouflé en cadavre qui fait peur aux passants…<br />
-Bond qui s’échappe de lianes en lianes en reprenant le cri de Johnny Weissmuller…<br />
-Bond qui fait de l’auto-stop…et se fait prendre par des bavarois très désireux de lui faire goûter choucroute et bières en chemin…<br />
-Bond en clown… La messe est dite, Roger ! Faut que tu sortes du stade maintenant. Quoi un autre ? Comment ça un autre ? Mais t’en a pas marre de ces enfantillages ? Non ? Bon ben au moins ça fait plaisir à quelqu’un…<br />
-La scène de Q. Bond prend une caméra de surveillance et fais des gros plans sur une secrétaire et sa grande capacité pulmonaire. D’ailleurs on a trop de gadgets dans ce film.<br />
-Toutes les scènes d’action hormis les 3 citées plus haut, dont un remake rapide de <strong>The Most Dangerous Game</strong>, autrement dit une chasse à l’homme à dos d&#8217;éléphant en pleine jungle.<br />
-Comme toujours avec Moore, un humour dont on aurait fait mieux de ne pas trop insister… Mais ça passait si bien à l’époque…<br />
-Fleming est loin, très loin…</p>
<p>Note générale : 4,5/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 5/7<br />
Bon épisode grâce à de bons personnages, une intrigue complexe, une poignée de moments épiques et gracieux.<br />
Seuls ombres au tableau : l’humour qui plombe le film et un classicisme de fer. Le film manque cruellement de rigueur perfectionniste, de jeunesse et de folie mais <strong>Octopussy</strong>reste surtout un étalage du cahier des charges sans jamais chercher à les sublimer.<br />
Pour Moore, ça sent définitivement le sapin mais il y a encore assez à boire et à manger là-dedans pour s’amuser.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4518" title="octo2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/octo2.jpg" alt="" width="439" height="600" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Sept Bonds pour Roger Moore et leur grand point commun c’est qu’ils ont tous quelque chose de français. Cette fois c’est encore le méchant bien frenchy, nôtre Louis Jourdan national vu dans <strong>Le Comte de Monte-Cristo</strong> d’Autant-Lara, il joua Pierre Mendès-France dans la série <strong>climax</strong> dont fut issue le premier <strong>Casino Royale</strong> dans les années 50, il fut le narrateur d’<strong>Irma la Douce</strong> de Billy Wilder, mais aussi un savant fou dans les nanars intergalactiques <strong>La créature des marais</strong> et sa triste suite avec Heather Locklear. Il prit sa retraite en 1992 et on entendit plus jamais parler de lui depuis.</p>
<p>-Maud Adams, tenante du rôle-titre fut La James Bond-Girl secondaire de <strong>L’homme au Pistolet d’or</strong>, le 2ème Moore en 74. Il est étonnant de voir qu’elle a joué dans le 2ème et l’avant-dernier Moore, qu’elle a toujours eu en face d’elle une Bond-Girl suédoise comme elle a chaque fois alors que 007 n’y a jamais fait un tour et qu’elle fut la seule actrice a revenir une deuxième fois dans un rôle diffèrent. Des rumeurs persistantes affirment même qu’elle fait un cameo figurant dans <strong>Dangereusement Vôtre</strong>…</p>
<p>-Lors de la séquence de la poursuite en train, la doublure de Roger Moore, accrochée sur le coté, se prit un poteau, lui brisant les deux jambes sur le coup. Il dû faire 8 mois d’hosto et de rééducation pour pouvoir remarcher. Il reprit le travail dès le film suivant…</p>
<p>-Les jumeaux tueurs devaient être à la base….les frères Bogdanoff !!! Mais au moment du casting, le fait qu’ils n’étaient ni bon en anglais ni très performants devant une caméra les recalèrent.</p>
<p>-Roger Moore avait une fin de contrat pour Moonraker. A l’origine il ne devait pas faire <strong>Octopussy</strong> et c’est James Brolin qui allait le remplacer officiellement, tout s’est joué a peu de choses, comme à chaque fois.</p>
<p>-Dernier film à révéler le titre du prochain à la fin du générique. A partir du suivant, et toujours depuis, un simple vague et prophétique « James Bond Will Return » trône les fins de génériques.</p>
<p>-On voit une course de chevaux au début du film pour la seule et unique raison que Cubby Broccoli était passionné d’équitation en ce temps-là. A noter d’ailleurs que Bond monte à cheval dans tous les films entre 1982 et 1988. c’est également pour sa passion pour le tennis qu’on voit l’ex-champion Vijay Rmritraj en homme de liaison en Inde, une raquette de tennis a la main dans une scène de poursuite ridicule.</p>
<p>-Q participe au combat sur le terrain pour la première fois. Mauvaise idée.</p>
<p>-première apparition de Robert Brown en M officiel.</p>
<p>-La chanson-titre est la seule avec celle de <strong>Casino Royale</strong> a ne pas comporter le titre du film dans la chanson. En même temps va me faire rimer Octopussy avec autre chose que Wussy ou Pussy…</p>
<p>-On a vu l’œuf Fabergé bien malmené dans un autre film à grand budget, 20 ans plus tard dans <strong>Ocean’s Twelve</strong> (qui au passage ne manque pas niveau références bondiennes).</p>
<p>-En France, le film est sorti à 1 mois d’intervalle de <strong>Jamais Plus Jamais</strong>, 007 officieux concurrent réalisé par Irvin Kershner (<strong>l’Empire Contre-Attaque</strong>, ça vous dit quelque chose ?) et avec Sean Connery. Pour tout savoir sur ce que les fans ont appelé « La guerre des Bonds » rendez-vous dans la critique de ce dernier film, prochainement.<br />
En attendant, voici comment La campagne marketing française a anticipé l’arrivée du trouble-fête, par un slogan léger et subtil.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4519" title="octo3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/octo3-e1276618112677.jpg" alt="" width="580" height="435" /></p>
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		<title>Les Diamants sont Eternels</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 09:47:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
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		<category><![CDATA[ian fleming]]></category>
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		<description><![CDATA[Après s’être débarrassé très facilement de son ennemi juré Blofeld, 007 est chargé d’enquêter sur un gang de contrebandiers du diamant partant de l’Afrique du Sud jusqu’à Las Vegas en passant par Amsterdam  sous le contrôle de l’un des hommes les plus riches du monde. James Bond découvre que derrière lui se cache un Blofeld bien vivant et tramant un complot visant à envoyer pour plus de 2 Milliards de £ de diamants dans l’espace, ceux-ci formant la courroie d’un satellite géant armé d’un laser prêt à détruire n’importe quelle cible sur la planète. Blofeld prend encore une fois le monde en Otage et cette fois la rançon sera l’armada nucléaire mondial !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>DIAMONDS ARE FOREVER de Guy Hamilton in Ian Fleming&#8217;s Diamonds are Forever 1971</p>
<p>L’histoire : Après s’être débarrassé très facilement de son ennemi juré Blofeld, 007 est chargé d’enquêter sur un gang de contrebandiers du diamant partant de l’Afrique du Sud jusqu’à Las Vegas en passant par Amsterdam  sous le contrôle de l’un des hommes les plus riches du monde. James Bond découvre que derrière lui se cache un Blofeld bien vivant et tramant un complot visant à envoyer pour plus de 2 Milliards de £ de diamants dans l’espace, ceux-ci formant la courroie d’un satellite géant armé d’un laser prêt à détruire n’importe quelle cible sur la planète. Blofeld prend encore une fois le monde en Otage et cette fois la rançon sera l’armada nucléaire mondial !</p>
<p>DIAMONDS ARE FOREVER FOREVER FOREVER…AND NEVER Pour cette 7ème aventure, on quitte l’air frais des Alpes Suisses et on va à Las Vegas, capitale mondiale des casino et donc terrain de jeu logique pour 007. Adieu Lazenby et re-bonjour Connery qui reviens une dernière fois (officielle du moins) interpréter le rôle qui lui a donné une carrière. Enfin interpréter c’est un bien grand mot tant Connery se suffit à être Sean Connery devant la caméra. Le but du film est clair et net : faire oublier au public l’échec d’Au Service Secret De sa Majesté et son acteur principal. Les Diamants Sont Eternels (DAF pour les intimes) s’organise donc comme un rejet total et une anti-thèse du pourtant parfait précédent épisode. Impossible donc a la vision du film de se dire qu’il s’agit d’une suite au Lazenby mais plutôt d’une reprise rétroactive de l’histoire depuis l’évasion de Blofeld dans On ne vit que deux fois. Aucune mention ne sera faite à la vengeance personnelle de 007 qui coulait pourtant de source, aucune allusion a son mariage et à l’assassinat de son épouse. A la réalisation, Peter Hunt cède sa place à Guy Hamilton, réembauché pour faire ni plus ni moins qu’un nouveau Goldfinger. Au scénario on engage Tom Mankiewicz, excellent scénariste américain (Superman I et II, script-doctor sur Le Parrain I et II). Malgré leurs beaux faits d’armes, l’équipe Hamilton-Mankiewicz qui va officier sur 3 bonds consécutifs vont aller de désastres en catastrophes et signer ce que j’appelle « La Trilogie de la honte » comprenant les pires épisodes de la saga dont Vivre et Laisser Mourir, L’Homme Au Pistolet D’Or et commencent par ce triste DAF ici présent. En cherchant a répéter ce qui faisait le succès de Goldfinger, ils vont accumuler les mauvais choix, le premier étant de reprendre Connery qui se fout totalement de ce qu’il fait, n’ayant accepté le rôle que pour un salaire record de 1,3 M $ (l’inflation ridicule des salaires des acteurs américains vient de là, Brando n’ayant fait que surenchérir sur les caprices de Connery).</p>
<p>Hamilton se dit que si le Lazenby n’a pas fonctionné, ça veut dire qu’il faut faire tout le contraire, et là monumentale erreur. Là où OHMSS construisait ses personnages, une histoire crédible et grandiose, ici il ne s’agit que de rafistoler les pires idées possibles. Blofeld devient donc un Howard Hugues de pacotille, armée d’une collection de sosies dont il se sert uniquement pour se foutre de la gueule de 007. Et quand ce dernier tombe a sa merci dans un piège honteux d’évidence, alors qu’il l’a a sa portée, vous pensez qu’il va prendre son flingue et se débarrasser de son pire ennemi ? NON NON ! Il va le mettre dans les mains de ses sbires qui vont se contenter de le paumer dans le désert alors qu’il est inconscient et aussi agressif qu’un nouveau-né. Et le film est rempli de ce genre d’incohérences putassières. Même sans passer par les hommes de main, tous plus gay les uns que les autres (Blofeld ira même jusqu&#8217;à lui-même se travestir en petite vieille et il va pas se précipiter pour se démaquiller hein), l’histoire générale est tellement faible, qu’elle ressemble plus à un brouillon d’Austin Powers, lequel se servira plus de ce film pour sa trilogie que tous les autres réunis.<br />
Jugez plutôt : vous êtes le génie criminel du siècle. Vous utilisez une contrebande de diamants en tuant tous vos collaborateurs, de manière a ce qu’on ne puisse remonter que jusqu&#8217;à vous en cas d’enquête. Vous vous faites passer pour l’homme le plus riche de la planète sans jamais sortir de vôtre bureau et personne ne se doute de rien même si personne n’a vu l’homme en question depuis des années. Vôtre pire ennemi, qui est l’agent secret le plus redoutable de tous, vous l’ignorez et quand il vient jouer dans vôtre propre casino vous vous doutez de rien. Quand enfin il arrive chez vous, vous le tuez pas, vous le laissez vivant et en bonne santé, bien tranquillement. Et enfin vous vous servez de millions de diamants pour construire un satellite parce que c’est connu bien sur les diamants ça renforce les parois du satellite et puis c’est tellement plus discret pour menacer le monde. Ah et j’oubliais, au lieu de se cacher dans un trou perdu, vous vous installez peinard dans l’une des installations les plus visibles et connues de l’homme dont vous avez volé l’identité, en se protégeant avec quoi 12 hommes maxi. Et quand des dizaines d’hélicoptères arrivent pour vous détruire atome par atome genre Apocalypse Now, normalement là ou l’instinct devrait pousser n’importe qui a s’échapper, ben là non !Vous restez planté là et alors que vôtre laser peut détruire n’importe quoi en un instant, vous mettez un compte a rebours d’une heure (une heure !!!!!) pour détruire la seule cible civile de la journée ! Comment voulez-vous dans ces conditions qu’on puisse prendre comme crédible la menace du film ? Et si le méchant n’est pas crédible, le héros ne l’est pas non plus. Mais rien n’est crédible en y réfléchissant bien…</p>
<div id="attachment_4063" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-4063" title="DAF_01" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/DAF_01-e1272966320826.jpg" alt="" width="580" height="359" /><p class="wp-caption-text">My name is Sean...</p></div>
<p>Cependant, tout n’est pas à jeter dans DAF, et j’aurai même tendance à le défendre vu les deux prochains épisodes. On retiendra quand même, outre la musique, cette scène symbolique importante mettant 007 dans un cercueil. Venant de la part de Connery, on peut prendre ça comme un geste prétentieux (Sans moi, James Bond est mort) mais j’interprète ça aussi comme une forme d’Adieu de sa part. Et ça, c’est important.</p>
<p>Mais le film n’en reste pas moins une ode au ridicule. Un ridicule ambiant qui peut faire sourire, mais qui énerve plus qu’autre chose. On atteint parfois des sommets de connerie pure par exemple lorsque Bond, se faisant passer pour un trafiquant de diamants, tue un ennemi en lui glissant son portefeuille dans la veste. La Bond-Girl fouille le cadavre et trouve le portefeuille, sort une carte du Playboy club pour lire le nom du type et s’exclame « Vous avez tué James Bond ! ». et comme si c’était pas déjà a se pendre, Connery en rajoutte une couche : « Ah bon, c’était lui ?! Le célèbre agent secret ?! Comme quoi, personne n’est indestructible ! ». Et c’est là que nous prend l’envie irrésistible de remonter dans le temps, d’organiser une série de coups de pieds au cul général et de faire passer un seul message en l’écrivant sur leur fronts a coups de pelles si il le faut : C’est pas comme ça qu’il faut faire !</p>
<p>Les +</p>
<p>-la musique de John Barry, offrant des morceaux inoubliables de pure tension dont le célébre 007 and counting. Impossible d’imaginer un film pareil en écoutant juste le boulot admirable de Barry.</p>
<p>-Cette scène terrifiante qui met Bond dans un cercueil en pleine crémation sans la moindre échappatoire possible. LE moment bondien du film.</p>
<p>-La production design de Ken Adam. Las Vegas est montré sous son plus beau jour et même si c’est loin d’être son meilleur job, c’est quand même l’un des derniers qui croit encore en ce qu’il fait.<br />
Les –</p>
<p>-Sean Connery, et vas-y que je te cabotine et que je te la joue cynique… Si c’était pour nous faire n’importe quoi c’était pas la peine de revenir !</p>
<p>-Charles Gray, si il est un grand acteur, (the rocky horror picture show, un autre monument dédié au kitsch tendance gay-travelo à la diffèrence près qu’il s’agit là de la meilleure comédie musicale de tous les temps),il reste aussi a ce jour le plus faiblard et ridicule des Blofeld. L’un des méchants les plus nazes de la série.</p>
<p>-La Bond-girl tête a claques qu’on a envie d’étriper, tiffany case jouée pour la bruyante et agaçante Jill St John.</p>
<p>-les hommes de main, Mr Wint et Mr Kidd, premier couple ouvertement gay de la série. On est plus près de la cage aux folles 3 que de Philadelphia et c’est pas peu dire.</p>
<p>-Le scénario, partant d’une fausse bonne idée (faire de Blofeld un Howard Hugues bis pour prétexter un film a vegas) très pauvre, très mince et écrit par un Tom Mankiewicz a coté de la plaque. 007 n’a jamais été aussi con que dans la première moitié des années 70, faut le savoir.</p>
<p>-Guy Hamilton qui foire de manière systématique tout ce qu’il avait réussi sur Goldfinger.</p>
<p>-Le rythme lent, très lent, trop lent qui essaye de combler ses vides avec beaucoup de scènes inutiles. Soporifique. -Les scènes d’action ridicules ou juste mal faites. La poursuite avec le Moon buggy est douloureuse mais le final est encore plus pénible. Insultant.</p>
<p>-Le ton général, apologie d’un kitsch débile qui consiste a se foutre de tout y compris de ce qui faisait la force des précédents films tout en remplissant un cahier des charges stupide, inutile et inefficace. La sacro-sainte bond formula est bafouée, dépouillée de son intelligence et de son charme. Pour la première fois de la saga, Fleming se retourne dans sa tombe, et ça, par-dessus tout, ça fait mal.</p>
<p>Note générale : 1/6 Sur l’échelle des Bonds : 1/7 Première tâche noire de la saga, DAF est un pot pourri de tout ce qu’on peut reprocher à James Bond dans ses pires moments, mais il est quand même sauvé du naufrage total par une ou deux scènes étrangement réussies ainsi que par une bande-son somptueuse. A éviter de manière générale.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4064" title="DAF_02" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/DAF_02-e1272966402844.jpg" alt="" width="580" height="877" /></p>
<p>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS<br />
-Sammy Davis jr, de passage à Vegas à l’époque en profita pour faire un cameo, coupée au final cut. On y voit Sammy jouer a une machine, apercevoir Bond, s’étonner et dire quelque chose du style « c’est vraiment lui ! »….no comment</p>
<p>-Ont passé le casting pour jouer la james bond-girl : Raquel welch, Faye Dunaway et Jane Fonda. Tout ça pour finir avec Jill St John, la première bond-girl américaine au passage.</p>
<p>-Le scénario d’origine provoque chez les fans beaucoup de remises en questions : Guy Hamilton voulait au départ le retour de Gert Frobe, pas dans le rôle de Goldfinger, mais dans celui de son frère jumeau, et on y aurait vu un traffic de diamants prétexte a attirer Bond dans un piège pour le faire publiquement humiler avant de le tuer, histoire de venger la mort du frèrot…no comment bis.</p>
<p>-Le personnage de Willard whyte est basé sur celui de Howard Hugues, ami personnel de Cubby Brocoly. D’ailleurs tous les casinos vus dans le film sont les siens et ils furent expressément fermés pour l’équipe du film, ce qui reste exceptionnel même de nos jours.</p>
<p>-Etrangement, aucun personnage ne prononce les mots « Las Vegas » ou « Vegas » dans le film, ce qui fera plaisir aux bondologues théoriciens pensant que Bond est toujours symboliquement prisonnier de l’enfer ou du purgatoire depuis 1965…no comment ter</p>
<p>-Avis aux fans de Rob Zombie et des Mad cinéphiles, on peut voir Sid Haig aka Captain Spaulding en homme de main, corrigé par sean Connery au moyen d’une tapette à souris….Surréaliste.</p>
<p>-C’est le dernier jour du tournage qu’on filma la scène du cercueil. C’était le vendredi 13 août 1971.</p>
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		<title>Au Service Secret de Sa Majesté</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 08:10:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En bon gentleman qu’il est, James Bond empêche une superbe créature de se suicider et tombe amoureux pour la première fois de sa vie. La jeune femme n’est autre que la fille d’un des parrains les plus puissants de la Mafia. Parallèlement, 007 doit retrouver Blofeld , son pire ennemi qui est sur le point de lâcher un virus capable d’éradiquer la race humaine. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>ON HER MAJESTY’S SECRET SERVICE</strong> de Peter Hunt<br />
Ian Fleming&#8217;s On Her Majesty’s Secret Service<br />
1969</p>
<p>(Vous pouvez voir le trailer en cliquant sur la vignette)</p>
<p>L’histoire :<br />
En bon gentleman qu’il est, James Bond empêche une superbe créature de se suicider et tombe amoureux pour la première fois de sa vie. La jeune femme n’est autre que la fille d’un des parrains les plus puissants de la Mafia. Parallèlement, 007 doit retrouver Blofeld , son pire ennemi qui est sur le point de lâcher un virus capable d’éradiquer la race humaine.</p>
<p><em>FAR OUT ! FAR UP ! FAR MORE ! JAMES BOND 007 IS BACK !</em><br />
Attention les yeux, voici le plus grand James Bond de tous les temps, l’épisode maudit, celui qu’on a voulu vous cacher et qui pourtant porte un vrai chef d’œuvre au sens le plus noble du terme !<br />
Vous ne me croyez pas ? Vous pensez que je m’emporte, que j’exagère parce que c’est Bond ? Ben ça se voit que vous n’avez pas vu le film !<br />
Le but du réalisateur Peter Hunt (ex-monteur et réal de 2ème équipe sur les précédents films) était clair dès le départ : Réaliser le meilleur de tous les James Bond. Et il s’en est donné les moyens. Et il y est arrivé.</p>
<p>Le scénario est le plus fidèle de tous les films au roman de Fleming (dont on dit généralement qu’il est le meilleur de tous, et c’est sans doute vrai), n’ajoute qu’une seule scène d’action et une seule scène de dialogue en plus(la citation d’un poème de James Ellroy, donnant une touche de lyrisme en plus), le reste étant une transposition aussi ressemblante que possible au roman. Le film a donc d’emblée une structure très riche et très équilibrée avec 5 actes discernables comme dans une tragédie de Shakespeare, avec une vraie construction des personnages, tous très crédibles, humains avec des motivations fortes, des sentiments qu’ils essayent de refouler et des obstacles physiques et psychologiques, bref on sent une vraie écriture, jusque dans les dialogues dont on apprécie a leur juste valeurs tous leurs niveaux une fois qu’on les a lu, vu et écoutés plusieurs fois.</p>
<p>C’est sans doute le seul 007 (bon d’accord y’a aussi le nouveau <strong>Casino Royale</strong> maintenant) où il existe une vraie profondeur émotionnelle et l’exploit est d’avoir réussi un film aussi fort sur le plan humain tout en gardant un grand spectacle de pur ciné.<br />
Pour la première fois, on a vu un James Bond humain. On a vu qu’il avait des failles, qu’il était obligé de se servir de sa tête au lieu de compter sur des gadgets (ici il n’y en a qu’un et est invisible) qu’il pouvait perdre, qu’il pouvait avoir peur, qu’il pouvait fuir, qu’il pouvait ressentir des choses et qu’il pouvait même tomber amoureux et demander en mariage une femme !<br />
J’imagine la stupeur du public de l’époque, mais j’imagine aussi les fans de l’époque qui avaient lu le livre et se dire &laquo;&nbsp;ENFIN&nbsp;&raquo; !</p>
<p>Le plus beau dans tout ça c’est qu’on peut prendre le film par n’importe quel bout, tout est parfait. La réalisation est exemplaire quand elle n’est pas révolutionnaire. A cette époque, Hunt savait qu’il fallait que le film puisse passer à la Télévision, et comme c’était l’usage à l’époque, qu’il allait subir un pan and scan, autrement dit un formatage pour que, grosso modo, le rectangle ciné rentre dans la boite carré, coupant ainsi sèchement un quart de l’image à gauche et un quart a droite. Hunt opère donc chaque plan avec toujours l’action au centre de l’image et remplit son cadre avec de superbes compositions se servant admirablement du 2:35. Pas un seul plan n’est vide, pas un seul mouvement n’est injustifié, pas un seul détail de l’image n’est laissé au hasard.<br />
La mise en scène de l’action reprend les évolutions apportées par le jump cut et le crash cut inventés par Hunt et y apporte une nouvelle touche à la réalisation, se focalisant sur les secondes les plus fortes de l’action et coupant tout ce qui est superflu ou marque une pause au sein d’une action. En matière de mise en scène des séquences d’action, le film a au moins 20 ans d’avance sur son temps et même aujourd’hui il fout une branlée monumentale à la plupart de ses contemporains.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3904" title="OHMSS 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/OHMSS-1.jpg" alt="" width="464" height="600" /></p>
<p><strong>Opération Tonnerre</strong> avait révolutionné la façon dont on filmait sous l’eau ? <strong>Au service Secret de Sa Majesté</strong> (<strong>OHMSS</strong> pour les intimes) révolutionnera la façon dont on filme sur la neige. En engageant un skieur olympique pour filmer les poursuites, la caméra n’a jamais été aussi prêt de l’action, le tout avec une vitesse et une dynamique dingues, le caméraman filmant a l’envers a skis aussi vite que les cascadeurs devant lui à l’endroit, sur les côtés, sur un seul skis, avec des sauts, des figures, une course de stock-cars dérapant sur la glace et s’envoyant dans le décor, une poursuite en bobsleighs sur une piste normalement interdite, des prises de vues aériennes à 360 degrés, des chutes sur plus de 100 m, une vraie avalanche qui s’étend sur 3 kilomètres, et j’en oublie… Pour l’époque c’est même pas du jamais vu. C’est juste une remise en question de l’écriture dramaturgique de l’action au cinéma qui balaie d’un coup tout ce qu’on a pu voir avant. Depuis ce film, seuls MacTiernan  et James Cameron ont réussi à se hisser à ce niveau de perfection technique et scénique sur des films entiers.<br />
Et encore, si ça s’arrêtait <em>seulement</em> au scénario et à la réalisation !</p>
<p>Parce qu’en plus, le film se permet d’avoirs d’excellents acteurs, de Telly Savalas (<strong>Kojak</strong>) qui campe le meilleur des Blofeld avec un naturel déconcertant à Diana Rigg dans le rôle de la plus belle et la plus impressionnante de tous les James Bond Girls en passant par George Lazenby, dont on n’attend rien, et qui pourtant offre tout ce qu’il a et mets littéralement ses tripes à l’écran. Ils sont tous brillants d’intensité mais aussi très réalistes, voire parfois même intimiste (qui aurait cru voir un jour l’adjectif &laquo;&nbsp;intimiste&nbsp;&raquo; donné pour un Bond ? Franchement ?). Et il faut voir comment la direction de la photo arrange Diana Rigg, la filtrant jusqu&#8217;à lui donner des allures d’Ange ou de Sainte selon le plan (pas difficile de comprendre pourquoi les fans lui vouent un culte à elle et pas aux autres).</p>
<p>Et vous croyez que ça s’arrête là ? Et bien non, le film offrant en plus des décors magnifiques, une atmosphère originale, belle et étrange (du pur Fleming) liant toujours amour et mort jusque dans les costumes et surtout, at last but not least, la bande originale la plus extraordinaire qu’on ai jamais écrite pour un film d’action, rien que ça. Mélangez vos morceaux préférés de John Williams, d’Howard Shore, de Jerry Goldsmith, de Michael Kamen, De Basil Poledouris, d’Alan Silvestri et d’Ennio Morriconne, et vous aurez une petite idée du niveau carrément divin atteint par John Barry  sur ce film. Rien qu’en l’écoutant, on retrouve la galvanisation, la jubilation et la jouissance que procure le film avec le theme principal explosif, on tombe amoureux et on pleure avec le theme de Tracy, on est terrifié par ceux du Piz Gloria et de Blofeld, mariant le suspense et l’angoisse, bref on a rarement autant été plongé au cœur de l’action qu’avec ce score. Parfait, je vous dis.</p>
<p>Et comme si ça ne suffisait pas, la fin arrache le cœur et traumatise de sa dure morale : pour être le meilleur chevalier au service de sa Majesté il faut n’avoir rien a perdre ou être prêt a tout perdre, y compris ce qu’on aime le plus et même sa propre âme.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Pfiuuuuuuuu par où commencer ??<br />
-Réalisation : parfaite.<br />
-Scénario : parfait.<br />
-Acteurs : parfaits (si si, même Lazenby)<br />
-Production design : parfaite.<br />
-Séquences d’actions : révolutionnaires et parfaits.<br />
-Montage : Parfait.<br />
-Dialogues : Parfaits. (on y cite du Ellroy ! rendez-vous compte un peu de ce que ça implique dans un blockbuster de cette ampleur…)<br />
-Cadrage : Parfait.<br />
-Bond-Girl : Parfaite.<br />
-Méchant : Parfait.<br />
-Le pré-générique : Parfait (ah cette intro !)<br />
-Le Générique : Parfait.<br />
-La Musique : Parfaite.<br />
-La Chanson : Parfaite (Louis Armstrong, c’était pas n’importe qui)</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Non mais cherchez pas, perdez pas vôtre temps, y’en a pas…</p>
<p>Note générale : 6/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 7/7<br />
Objectivement ? Le plus poignant de tous les bonds, le mieux pensé, réalisé, monté, scénarisé, joué, et filmé de tous.<br />
Subjectivement ? Un chef d’œuvre total intemporel a s’en péter les yeux de bonheur, plus qu’un Bond parfait, un film parfait !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3905" title="OHMSS 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/OHMSS-2.jpg" alt="" width="405" height="600" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Il est une légende urbaine fausse et pourtant très répandue que je hais par-dessus tout, c’est de croire que <strong>OHMSS</strong> a fait un bide au ciné. Ce n’est pas vrai. Pour un budget de 7 M $, il en rapporta 87 M dans le monde, ce qui est certes moins que ses prédécesseurs mais qui reste énorme en terme de rapport budget/revenus. Il fut le 2ème plus gros succès mondial de l’année 1970.</p>
<p>-Comment Lazenby eut le rôle de sa vie ? Mettons les événements dans l’ordre chronologique. D’abord on proposa le rôle à Roger Moore, qui aurait bien accepté mais qui était encore sous contrat pour la série Le Saint. On a ensuite proposé le rôle à Timothy Dalton qui refusa car il pensait (à raison) qu’il était alors trop jeune pour le rôle. On est ensuite revenu vers Connery avec un chèque d’1 Million de dollars, mais il refusa. Commença alors une chasse à l’homme inouïe pour trouver LE mec idéal. 2000 acteurs passèrent l’audition. Plus de 400 passèrent le second tour. Toutes les stars de l’époque y sont passés. Aucun n’était satisfaisant. Tous les agents de Londres font passer leurs poulains aux auditions, et dans ceux-là il y en a un ancien vendeur de voitures, un australien devenu mannequin en Angleterre qui n’a jamais joué dans un seul film de sa vie. Ce type, c’est George Lazenby. Et il va tout faire pour avoir le rôle. Il va commencer par aller chez Anthonny Sinclair, le tailleur exclusif de Sean Connery, auquel il rachète un costume d’un de ses films. Le jour même, il va chez le coiffeur à l’hôtel Dorchester en disant au coiffeur qu’il veut la même coupe que Sean Connery. Et là où il a très bien joué son coup, c’est qu’il avait su que ce jour-là il y avait chez ce coiffeur connu, Cubby Broccoli, assis juste derrière le George ! Cubby aurait dit alors à son coiffeur « C’est marrant, le type qui vient de passer aurait fait un bon James Bond, mais on dirait un business man qui a réussi ». L’après-midi qui suit, Lazenby va au siège de EoN Productions sans rendez-vous pour passer le casting. La secrétaire lui refuse l’accès. Il attend qu’elle ait le dos tourné, et il fonce vers les escaliers pour aller vers les bureaux de Harry Saltzman. Il se pose alors contre une porte, peinard, les bras croisés et balance à Saltzman « Alors, il parait que vous cherchez un nouveau James Bond ? ». et voilà, ça a marché au culot… Quelques jours plus tard, George confie un secret au réalisateur Peter Hunt :<br />
-Georges Lazenby :  Peter, je suis désolé mais je suis pas un acteur.<br />
-Peter hunt : Quoi ? Tu Plaisantes ?! Mais t’es forcément acteur !<br />
-Georges Lazenby : Non, non…<br />
-Peter Hunt : Ecoute-moi. Tu ne dis rien à personne, et moi je ferai de toi le prochain James Bond.<br />
Lazenby prit donc ensuite des cours de diction pour effacer son accent australien ainsi que des cours de théatre pour travailler sa gestuelle. Hunt aurait dit alors aux producteurs : « Pas besoin d’un acteur pour faire James Bond. Du moment qu’il est assez grand, qu’il plait aux filles et qu’il bouge bien, on peut prendre n’importe qui et en faire un James Bond ».<br />
Les producteurs veulent quand même s’assurer que Lazenby fait l’affaire en action et lui font tourner une scène de baston contre le catcheur professionnel Yuri Borienko. Lazenby…qui ne s’est jamais battu de sa vie devant une caméra…comment dire… il s’est un peu laissé emporté et a un peu abîmé le russe, allant jusqu&#8217;à lui péter le nez ! L’énorme brute était a terre, pissant le sang et se tordant de douleur (on a encore les photos pour le prouver). Saltzman l’a enjambé, s’est précipité sur Lazenby pour lui serrer la main et lui dire « tu feras l’affaire, mon bonhomme ! »<br />
Et voilà comment on devient James Bond !</p>
<p>-Comment Lazenby perdit le rôle de sa vie ? Il ne fut pas viré par les producteurs, même si il s’entendait très mal avec ceux-ci. L’ambiance du tournage fut exécrable, Lazenby ayant vite prit la grosse tête et enchaînant les gaffes à une vitesse folle. La presse ne fut pas tendre avec lui et entreprit un grand travail de démolition du film un avant sa sortie, sortant les rumeurs les plus invraisemblables mois après mois comme quoi Diana Rigg mangeait de l’ail avant ses scènes de baisers avec lui alors que c’était une blague de plateau. Ou encore que Lazenby ne savait pas conduire, qu’il s’engueulait avec tout le monde, qu’il avait peur de l’eau froide, qu’il s’était cassé une dent de devant… ça vous rappelle quelqu’un ? Enfin bref, tout cela encouragea sûrement ce qui suivit.   Il démissionna, tout simplement et refusa un contrat de 7 (je dis bien 7) films, croyant que Bond était un anachronisme ambulant, ce type en smoking et aux cheveux courts dans une époque de hippies et de <strong>Easy Rider</strong>… Lazenby regretta toute sa vie cette décision. Il pensait pouvoir enchaîner les succès et il avait en projet un film en duo avec Bruce Lee, un de ses amis proches au début des années 70, mais ce dernier mourut quelques semaines à peine avant le tournage du film à Hong-Kong. La carrière de Lazenby fut alors une suite de désastres et de mauvais choix. Si on met de coté la vingtaine de navets qu’il s’est enfilé pendant les 30 années suivantes, on retiendra des participations assez étranges, comme son rôle de Jor-El, père de <strong>Superboy</strong>dans la série des 80’s, ou encore le rôle récurrent de Mario dans la série TV <strong>Emmanuelle</strong> (rassurez-vous, ce n’est qu’un rôle de…dialogues) ou encore la voix d’un méchant pour le D.A. <strong>Batman</strong>. Son dernier film en date est un petit Teen Movie inconnu en France où on le voyait aux cotés de Anna Faris (les <strong>Scary Movie, Lost In Translation</strong>) et Milo Ventimiglia (Rocky Jr dans<strong>Rocky Balboa</strong>). A noter qu’il fut nominé comme meilleure révélation masculine aux Golden Globes de 1970. Sa prestation, bien que mal vue par le grand public, et divisant même une partie des fans, reste tout de même sincère et remarquablement honnête pour un type qui n’avait jamais joué de sa vie. On peut même le dire objectivement, il a accomplit un bien meilleur boulot que Connery ou Moore sur certains de leurs 007. Quoi qu’on en dise, ce type a été une fois James Bond, il l’a bien fait, et il mérite qu’on se souvienne de lui comme on se souvient des autres.</p>
<p>-Le rôle de Tracy fut d’abord proposé à Catherine Deneuve qui refusa car selon elle un film aussi peu sérieux qu’un 007 aurait entaché sa si brillante carrière et tourna donc à la place <strong>Manon 70</strong> dont bien sûr tout le monde se souvient. On proposa ensuite le rôle à Brigitte Bardot qui refusa de tourner dans un Bond si celui-ci se faisait sans Sean Connery. Elle tourna ironiquement la même année avec Connery dans cette magnifique daube qu’est <strong>Shalako</strong>. Le rôle fut donc finalement attribuée à la belle Diana Rigg.</p>
<p>-Puisqu’on en est à Diana Rigg, faisons le point sur les liens qui unissent 007 à <strong>Chapeau melon et Bottes de Cuir</strong> : <strong>Goldfinger</strong>avait Honor Blackman(début de la série), <strong>OHMSS</strong> ici présent a Diana Rigg, ex miss Emma Peel(milieu de la série), on trouve aussi dans le film Joanna Lumley qui joua à la fin de la série mais qui est certes plus connue pour son rôle culte de Patsy dans la série anglaise <strong>Absolutely Fabulous</strong> et enfin Patrick Macnee dans <strong>Dangereusement Vôtre</strong>, le flegmatique John Steed présent à chaque épisode.</p>
<p>-La géniale musique du générique devait à l’origine avoir des paroles ! Mais la difficulté de trouver quoi que ce soit de musical collant avec le titre chanté conduisit Barry a écrire une chanson alternative qu’on retrouve dans le film, variation sur le thème d’amour du film, We Have All the time In the World. La chanson est chantée par Louis Armstrong et c’est d’ailleurs la dernière chanson qu’il enregistra de son vivant.</p>
<p>-Le film joue sur quelques références aux précédents épisodes : Lorsque Bond croise un balayeur, celui-ci siffle le thème de<strong>Goldfinger</strong>. Plus tard, en rangeant son bureau, il retrouve la ceinture du bikini d’Ursula Andress dans <strong>Dr. No</strong>, la montre de Red Grant de <strong>Bons Baisers de Russie</strong>, et le mini-respirateur sous-marin de <strong>Opération Tonnerre</strong>, le tout avec un extrait de bande-son de chaque film collant à l’objet.</p>
<p><img title="(!)" src="http://i.les-forums.com/ic/ic13.gif" alt="(!)" align="absmiddle" /><img title="(!)" src="http://i.les-forums.com/ic/ic13.gif" alt="(!)" align="absmiddle" />(<em>Attention Spoilers</em>)<img title="(!)" src="http://i.les-forums.com/ic/ic13.gif" alt="(!)" align="absmiddle" /><img title="(!)" src="http://i.les-forums.com/ic/ic13.gif" alt="(!)" align="absmiddle" /><br />
-Voici le plan d’origine du réalisateur, sur lequel les fans auront toujours des regrets de ne jamais avoir pu connaître : le film devait finir sur un plan large montrant Tracy et Bond en voiture, partant de leur fête de mariage. Le film suivant(<strong>Les Diamants Sont Eternels</strong>) aurait alors débuté sur la mort de Tracy en séquence de Pré-générique et le reste du film aurait été cette sombre histoire de vengeance se concluant sur un duel au sabre ultra-violent entre Bond et Blofeld, comme décrit dans le roman On ne vit que deux fois. Mais une fois que Lazenby fut viré, ils rajoutèrent la séquence mortuaire d’origine, créant ainsi l’un des premiers twists les plus poignants de l’histoire du cinéma.</p>
<p>-Lazenby est l’acteur le plus jeune a avoir joué James Bond au cinéma (30ans) et le seul a ne pas être né au Royaume-Uni (il vient d’Australie).</p>
<p>-Connaissez-vous l’expression &laquo;&nbsp;briser le quatrième mur&nbsp;&raquo; ? Cela signifie qu’un personnage de fiction à un moment précis prend conscience qu’il est un personnage de fiction et s’adresse directement au public (exemple, Edward Norton expliquant face caméra les boulots de Tyler Durden dans <strong>Fight Club</strong>). <strong>OHMSS</strong> est le seul Bond qui brise le quatrième mur avec une réplique méga-culte chez les fans (qui fut d’ailleurs inexplicablement coupée dans la version française !) de Lazenby nous adressant un cinglant « This Never happened to the other fellow », réplique qu’il avait pris l’horrible habitude de dire durant le Tournage à l’équipe du film pour se plaindre et qui signifie en bon français : «ça, c’est jamais arrivé à l’autre type », faisant bien sûr référence à Sean Connery…</p>
<p>-c’est le seul Bond où Q appelle 007 par son prénom, juste après son mariage. Apparemment ça porte malheur…</p>
<p>-Lorsqu’il cherche son arbre généalogique familial, Bond tombe sur une armoirie vieille du 14ème siècle présentant une devise : Le monde ne suffit pas.<br />
Vous vous doutez bien sûr que le titre du 19ème film vient de là. Pour ce qui est des connexions profondes entre le 3ème Brosnan et <strong>OHMSS</strong>, rendez-vous dans la future critique du film ! (oui je sais, on y est pas encore !)</p>
<p>-Notez le gunbarrel customisé et unique de Lazenby : Lorsqu’il se retourne pour tirer, il est le seul qui aura posé un genou à terre. Marque ultime de servitude envers sa Majesté ?</p>
<p>-Ilse Steppat qui joue le rôle de la femme de Blofeld, Irma Bunt était une grande actrice allemande réputée. Elle mourut d’une crise cardiaque 3 jours après la sortie du film.</p>
<p>-Bien que ce soit déjà le 6ème film et contre les idées reçues, c&#8217;est la première et une des très rares fois où James Bond sauve vraiment le monde dans le sens ou il sauve la planète d&#8217;une destruction totale ou l&#8217;humanité dans son ensemble.</p>
<p>-Le Piz Gloria existe réellement : c’est le premier restaurant au monde a avoir été fabriqué en haut d’une montagne et on ne peut y accéder que par un téléphérique comme dans le film. Le restaurant existe encore à l’heure actuelle, ne survivant rien qu’avec la publicité du film. C’est un des lieux de pèlerinage les plus importants qui existe au monde pour un fan, au même titre que la résidence de Fleming en Jamaïque, le Goldeneye.</p>
<p>-Il y a une scène dans le film où Bond, pour passer le temps, lit un magazine Playboy. Non, Lazenby n’est pas un pervers, c’est simplement une référence : Playboy fut le premier magazine a publier des nouvelles de Fleming dès les années 50, voire des romans entiers, au rythme d’un chapitre par mois. Le magazine entretient beaucoup de liens avec Bond, notamment en mettant en avant les James Bond Girls d’une façon dont je vous laisse imaginer, ou en prenant le sujet 007 comme un fait d’actualité de nombreuses fois en couverture. Timothy Dalton fit même une couverture en 87 (ce qui est exceptionnel pour un homme).</p>
<p>-Les producteurs avaient en tête une scène assez étrange, devant expliquer le changement d’acteur dans l’histoire par le biais d’une opération de chirurgie esthétique. La scène fut abandonnée, heureusement, pour minimiser le plus possible le remplacement.</p>
<p>-Vous vous souvenez de John Jordan, ce caméraman taré ayant perdu un pied lors du précédent Bond ? Il est revenu en pleine forme sur OHMSS en créant un harnais spécial le reliant à l’hélicoptère, rendant ainsi une image aérienne ultra-stable unique à l’époque. Il apporta son invention pour le tournage du film <strong>Catch 22</strong> (grand film de guerre avec Orson Welles), mais brisa son harnais lors du tournage, le faisant chuter à 500 mètres au-dessus de la terre ferme. Sa mémoire et son travail admirable font parti de l’héritage de la saga. R. I. P.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3906" title="OHMSS 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/OHMSS-3.jpg" alt="" width="310" height="460" /><br />
-Dans la première prise du plan final, Lazenby en est venu aux larmes. Peter Hunt retourna une seule autre prise de ce moment historique en grognant à son acteur principal :  &nbsp;&raquo;Bond ne pleure pas.&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>On ne vit que deux fois</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 09:38:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le vol de fusées américaines et russes fissure l’équilibre précaire de la guerre froide, chaque camp accusant son ennemi naturel. Derrière ces kidnappings spatiaux se cache une opération gigantesque du S.P.E.C.T.R.E. et son numéro 1 en chef, Ernst Stavro Blofeld. Pour James Bond, le compte a rebours a commencé et si il échoue, ce sera la troisième guerre mondiale !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>YOU ONLY LIVE TWICE</strong> de Lewis Gilbert<br />
Ian Fleming&#8217;s You Only Live Twice<br />
1967</p>
<p>L’histoire :<br />
Le vol de fusées américaines et russes fissure l’équilibre précaire de la guerre froide, chaque camp accusant son ennemi naturel. Derrière ces kidnappings spatiaux se cache une opération gigantesque du S.P.E.C.T.R.E. et son numéro 1 en chef, Ernst Stavro Blofeld. Pour James Bond, le compte a rebours a commencé et si il échoue, ce sera la troisième guerre mondiale !</p>
<p><em>SEAN CONNERY <span style="text-decoration: underline;">IS</span> JAMES BOND</em><br />
Lyrique, mystérieux et poétique a la fois, <strong>On ne vit que deux fois</strong> a une place particulière dans la saga 007. Déjà parce qu’il est le premier film a s’éloigner vraiment du livre qu’il adapte dans la franchise (logique quand on sait qu’il s’agissait d’une suite directe au tragique <strong>Au Service Secret De Sa Majesté</strong>, lequel fut adapté 2 ans plus tard), ensuite parce qu’il marque le premier « dernier » James Bond de Sean Connery, démission connue au moment du tournage qui influenca certaines orientations du film (apothéose d’une montée en puissance des enjeux sur 5 films portant (sauf exception) sur le SPECTRE et dont on découvre enfin l’identité du numéro 1 au bout de 5 films) et enfin parce que le scénario signé Roald Dahl (<strong>Charlie et la Chocolaterie, James et la pêche géante</strong>, bref pas le genre a bonderies a première vue) est d’une exceptionelle richesse, remplissant parfaitement les règles de la sacro-sainte « bondium formula » et de tout blockbuster au budget illimité qui se respecte de 1967 tout en y incorporant de multiples niveaux de lecture comme on aimerait en voir plus souvent.</p>
<p>Le film débute par la mort de James Bond, et offre alors deux alternatives, deux métrages possibles, le film lui-même ayant deux vies bien distinctes.<br />
D’un coté le James Bond on va dire classique avec Sean Connery se confrontant une fois de plus au SPECTRE, cette fois au Japon, pour sauver l’occident d’une 3ème guerre mondiale, avec gadgets, sublimes nanas, séquences d’action renversantes et tout le bazar. Bon rien de bien folichon ni de très original, on a affaire à un Bond sympathique, exotique et assez régulier quoique étrangement un peu lent (Tiens Peter Hunt n’est plus au montage comme par hasard). Le film offre de jolies séquences comme ce dogfight en plein air avec bond dans un mini-hélico poursuivis par 4 hélicos noir ou encore cette baston entre Bond et 40 japonais qu’il calme en 3 minutes sur un toit de Tokyo. Et grand moment du film, cette arrivée à l’intérieur de ce décor gigantesque, l’intérieur du volcan aménagé en Q.G. pour mégalos voulant conquérir la planète. Bond gagne, rideau. Cool, mais sans plus.</p>
<p>Et voilà que d’un autre coté, en prêtant bien attention à ce qu’on voit, le film en cache un autre, celui d’un bond fantaisiste et dantesque (presque Lynchien, imaginez un peu !) mais s’inscrivant parfaitement dans la pensée de Fleming où un héros meurt dans les premières minutes et dont le but sera de ressuciter a travers un voyage mystique, spirituel et ténébreux dans l’au-delà, du purgatoire jusqu’aux enfers pour réclamer son âme au Diable en personne. Je sais que ça parait un peu dingue lu comme ça et qu’on va croire que j’ai encore trop fumé de substances illicites et pourtant, les faits sont bien là : de l’enterrement à la résurrection en passant par la visite d’anges, une vraie hiérarchie des enfers bien dantesque (le Japon représente le purgatoire, le Volcan l’enfer, Blofeld le diable, l’espace le paradis, les avions et les sous-marins des objets célestes, etc, etc, …). Bond s’y décrit toujours comme un mort dans les dialogues, fait tout à l’envers de ce qu’il faisait vivant (boit un Vodka-Martini agité au lieu de secoué, laisse la femme conduire, dit « Je T’aime », et se transforme en pécheur japonais sans que ça le gêne plus que ça !) coincé de la première a la dernière image du film dans un Japon purgatoire décidé a lui faire expier ses nombreux péchés. Il affrontera des anges comme des démons mais est dépassé par des puissances occupantes, Satan et Saint-Pierre, auxquels il volera respectivement son âme et les clefs de l’au-delà pour retourner sur Terre et finir, comme par hasard, exactement dans la même position de la dernière scène d’<strong>Opération Tonnerre</strong>, sa précédente mission, c’est-à-dire, perdu au milieu de la mer dans un canot de sauvetage jaune avec une fille en bikini comme seule compagnie.<br />
Ce deuxième film, bien plus intéressant que le premier, vous vous en doutez, offre un spectacle beau et poétique, un véritable voyage psychédélique au spectateur, une aventure imaginaire passant d’un humour bien enfantin à un ton sombre en un clin d’œil et des pistes, énigmes et clefs qui rendent le spectateur bien moins passif qu’auparavant.</p>
<p>Le problème c’est que, un peu comme dans un Lynch, les deux films en un se chevauchent et les univers se mélangent, de quoi refroidir le spectateur qui ne sera pas prêt a rentrer dans un film plus original et complexe qu’on aurait bien voulu nous le faire croire. Le film souffre aussi de défauts qu’on ne lui connaissait pas jusqu’ici : un rythme plutôt lent, un montage moins bien pensé qu’auparavant et un manque de conviction évident de la part du casting, Connery en tête, qui se demande manifestement ce qu’il fout encore là. Au contraire Donald Pleasence lui est impeccable dans le rôle de Blofeld, incarnant a plaisir et comme il se doit le mal absolu, et donnant les meilleurs moments du film.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3486" title="007-5 01" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/007-5-01.jpg" alt="" width="323" height="430" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Je le répéte, le meilleur coté du film est son sous-texte, une métaphore filée, belle, sombre et étrange sur la vie après la mort.<br />
-Une direction de la photo vraiment magnifique mettant en valeur un Japon aux couleurs vives et orientées vers des teintes orangées renforçant le coté poétique du film.<br />
-Des scènes d’action recherchant l’originalité<br />
-Un dernier acte assourdissant et démentiel avec une des batailles bondiennes les plus mémorables, celle-ci offrant un contingent de ninjas se battant a mort contre l’armée du SPECTRE, sans une goutte de sang mais avec des centaines de morts.<br />
-Blofeld, dont on voit pour la première fois le visage en la personne de Donald Pleasence, brillant de froideur dont chaque mot prononcé devient un code culte instantané. Définitivement la Némésis de 007.<br />
-D’excellents dialogues.<br />
-la chanson-titre de Nancy Sinatra (reprise par Bjork, Coldplay, Robbie Williams et des dizaines d’autres)<br />
-La musique de John Barry, un peu moins bonne que d’habitude, mais on lui pardonnera avec des morceaux vibrants d’intensité comme les docks de Kobe ou le compte a rebours final.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Sean Connery, en mode mineur, qui se fout un peu de la gueule du monde. Avant il jouait James Bond, maintenant il pense que James Bond c’est Sean Connery avec un autre nom. Comme chacun de ses 4 « derniers » Bonds, il nous joue une sortie faiblarde en tant qu’acteur.<br />
Comme quoi, c’est pas parce que c’est un Connery qu’on peut dire qu’un 007 est bon ou mauvais…<br />
-Les James Bond-girls, indigentes et limite casse-couilles…a oublier<br />
-La lenteur du film, parfois gênante.<br />
-Certains effets spéciaux ou explosions, un peu kitschs.<br />
-Le film a ce défaut étrange d’être coincé entre deux épisodes largement supérieurs…</p>
<p>Note générale : 4,5/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 5/7<br />
Ne nous y trompons pas, <strong>On ne vit que deux fois</strong> fait partie des bons 007 mais certainement pas des meilleurs. Il manque au film un petit quelque chose de bondien et de vigueur et le rythme n’y est certainement pas étranger.<br />
Reste cependant un scénario avec un niveau de lecture exceptionnel et magique qui mérite a lui seul la vision du film à l’image de son méchant, plus intéressant que son héros</p>
<p><em>E QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em><br />
-Merveilleuse histoire du cinéma que la production d’<strong>On ne vit que deux fois</strong>, laissez-moi vous la raconter.<br />
Au départ, les producteurs Harry Saltzman et Cubby Broccoli voulaient faire <strong>Au Service Secret de Sa Majesté</strong>, suivant l’ordre chronologique des livres tout en sachant que ce dernier était le meilleur de tous. Mais l’impossibilité de trouver des extérieurs a temps les obligèrent a faire le suivant, On ne vit qui présentait le défi de majeur d’être situé intégralement au Japon.<br />
Premier jour des repérages, arrivée à tokyo de Cubby, le chef décorateur Ken Adam et du réalisateur Lewis Gilbert. Qui ils trouvent à l’aéroport ? Peter Hunt, chargé du montage sur les 4 premiers Bond qui a en ras-le-bol du montage et veut passer à la réal. Cubby lui propose sur place de prendre en charge la deuxième équipe du film et de réaliser le prochain, Hunt accepte sur le champ évidemment.<br />
Et donc tout ce petit monde part en hélicoptère à la recherche du château style versaillais décrit dans le livre de Fleming avant de se rendre compte tout simplement qu’il n’existe pas. Ils se mettent alors a faire un tour du Japon en hélico pour trouver des paysages intéressants en bord de mer (deux tiers du pays parcouru en 3 semaines avec 7 heures de vol par jour). Et ils finissent par tomber sur ce gigantesque volcan qui les hypnotisent. Là Cubby se dit « putain, ça y est, j’ai mon film ! », il dit aux autres « écoutez les mecs, et si le volcan avait un fond en trompe-l’œil et qu’a l’intérieur il y avait une base géante où vit le méchant ? » les autres trouvent l’idée géniale, Cubby se tourne alors vers Adam et lui demande « tu peux le faire ? ». Ken répond « ça va nous coûter 1 million de dollars (une somme colossale à l’époque) rien que pour la fabrication du décor ». Cubby dit ok et voilà hop le film est parti.<br />
Petites difficultés en perspective : La date de sortie est dans moins d’un an, le contrat de Sean Connery tire a sa fin (et déjà il préviens qu’il ne reviendra jamais… plus jamais ?) et le film n’a même pas encore de script !<br />
Les producteurs décident d’engager un écrivain célébre, Roald Dahl, ami de Ian Fleming mais qui n’a alors aucune éxpérience de scénariste.</p>
<p>Tandis que Ken Adam commence le montage de sa chapelle sixtine, la production trouve les pires difficultés a trouver des acteurs japonais parlant anglais (ce qui était très rare à l’époque) pourtant obligation sine qua none pour tourner sur le territoire japonais. Ils finissent par tomber d’accord sur deux actrices populaires chez elles (elles venaient de jouer dans <strong>King Kong Vs Godzilla</strong>) qu’ils forment eux-mêmes à l’anglais. L’une d’entre elles, qui ne pigait pas 1 mot sur 10 avait tellement peur de se faire virer qu’elle commit une tentative de suicide !</p>
<p>De son coté Ken Adam trouve LE gadget du film : un gyrocoptère fabriquée par un général a la retraite fou de mécanique, merveilleuse petite machine que l’équipe surnomme affectueusement « little neillie ». Cubby demande au général « ça vous dirait de vous battre contre des hélicoptères ? » le général répond que c’est son rêve. Cubby lui tend alors un billet « tenez, vous partez au Japon dans trois semaines ». Il accomplira 85 décollages et atterrissages et vola durant 46 heures pour 7 minutes de film, filmé par Johnny Jordan, le plus grand caméraman aérien de sa génération.<br />
Un jour, a cause des changements de courants d’air, un des hélicoptères se rapprocha trop près de celui portant le cadreur et l’hélice lui arracha le pied. En vrai héros dingue et limite suicidaire comme les équipes des bonds en comptent tant, Jordan continue la prise avec un membre en moins et fait un panoramique sur sa jambe amputée !<br />
Après avoir atterrit, les techniciens trouvent à deux pas de l’accident une convention de chirurgiens qui l’opérèrent sur-le-champ, ce qui lui sauva la vie(ce qui lui empêcha pas de tourner le prochain Bond et d’avoir d’autres bricoles…affaire a suivre).</p>
<p>De retour aux studios Pinewood à Londres, l’équipe tombe nez a nez sur la mise en chantier du décor volcanique de Ken Adam : 200 mètres d’envergure pour 50 mètres de haut ! Le plus grand décor du monde jamais conçu pour le 7eme art est né !<br />
Magnifique exemple de la mégalomanie humaine dans son amour pour le gigantisme, ils utilisèrent plus d’acier pour sa fabrication que pour l’hôtel Hilton de Londres. Le décor, qui a coûté plus cher que <strong>Dr. No</strong> a lui seul, avait un héliport mobile pouvant accueillir de vrais hélicos, des mini-trains circulaient sur un rail faisant le tour, les fusées passaient par un toit ouvrant plus de 150  cascadeurs descendaient en rappel pour se foutre sur la gueule… Un vrai joujou pour géants. D’ailleurs quelques uns se brisèrent les jambes au moment de l’atterrissage et un autre mourut en ratant un trampoline.</p>
<p>-Premier film a voir Bond en uniforme militaire, rappelant qu’il tient le grade de Commander (ce qui en France correspond a Capitaine de Frégate, autrement dit il aurait un gros navire sous son seul commandement en temps de guerre).</p>
<p>-Concluons avec un brin de poésie :<br />
Le titre vient d’un haiku de Fleming dans le roman, ou plutôt de Bond, tentant de faire de la poésie japonaise selon Basho, ce qui donnait :<br />
« You Only live twice,<br />
Once when you are born and once when you look death in the face »</p>
<p>Ce qui donne en Francais :<br />
« On ne vit que deux fois,<br />
en naissant<br />
et quand on est face à la mort ».</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3487" title="007-5 02" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/007-5-02.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
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		<title>DR. NO</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 06:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[dr no]]></category>
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		<category><![CDATA[sean connery]]></category>
		<category><![CDATA[terence young]]></category>
		<category><![CDATA[ursula andress]]></category>

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		<description><![CDATA[L’histoire : La mort mystérieuse d’un agent secret britannique en Jamaïque conduit le MI6 a y envoyer son meilleur agent pour enquêter. Pour sa première mission, il devra affronter un génie scientifique qui prévoit de détruire le programme spatial américain. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2729" title="vignette dr no" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/vignette-dr-no-e1267265907693.jpg" alt="" width="580" height="420" /></p>
<p><strong>DR. NO</strong> de Terence Young<br />
1962</p>
<p>L’histoire : La mort mystérieuse d’un agent secret britannique en Jamaïque conduit le MI6 a y envoyer son meilleur agent pour enquêter. Pour sa première mission, il devra affronter un génie scientifique qui prévoit de détruire le programme spatial américain.</p>
<p><em>THE FIRST JAMES BOND ADVENTURE ON SCREEN !</em><br />
Petite production britannique de 1962, <strong>Dr. No</strong> nous présente un monde jubilatoire, une alternative joyeuse à la guerre froide, montrant non pas un américain combattre des communistes, mais un agent secret anglais combattre des ennemis du genre humain dans une ambiance cool.<br />
Avec un héros définissant a lui seul la notion de charisme, ses jolies filles, et ses séquences d’action rythmées, le film redéfinit le sens du mot divertissement en offrant un spectacle réjouissant.<br />
Le scénario a vieillit ? Oui. C’est Kitsch ? Oh Oui. Y trouve-t-on des scènes qui n’auraient aucun sens aujourd’hui ? Evidemment.<br />
Mais le film a changé la face du 7ème art, et c’est pas rien.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2731" title="James Bond contre Docteur No" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/dr-no-2.jpg" alt="" width="434" height="670" /></p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Sean Connery, iconique a mort, prononcant les mots « Bond. James Bond. ». Traumatisant.<br />
-Ursula Andress qui sort de l’eau. Juste Culte.<br />
-La Jamaïque, seconde patrie de Ian Fleming, donnant au film des couleurs chaudes.<br />
-Le travail brillant sur les décors.<br />
-L’action, révolutionnaire pour l’époque.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Le rythme, vieux de 45 ans.<br />
-kitschissime<br />
-Les James Bond Girls. Plantes verte et victimes sexy.</p>
<p>Note générale : 2/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 3/7<br />
Aujourd’hui le film a une valeur historique indéniable, et il mérite d’être replacé dans son contexte. Il changea la façon de produire un film, de le vendre, tout en lançant de nouvelles normes de montage et de réalisation qui changèrent la manière de reproduire une action sur grand écran.<br />
Cependant, malgré un ensemble sympathique, le film a cruellement vieillit et il faudra être tolérant pour l’accepter d’une traite. A réserver aux plus curieux et aux fans.<br />
D’autre part, bien qu’il soit le premier, il est loin d’être le meilleur et il révèle souvent à travers ses faiblesses son statut de prototype…</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2730" title="dr no 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/dr-no-1.jpg" alt="" width="406" height="600" /></p>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-le budget du film ? 900 000 dollars a peine. Ce qu’il a rapporté ? plus de 350 Millions dans le monde en ajustant l’inflation.</p>
<p>-François Truffaut s’est indigné du film, déclarant que c’était la première fois q’un art aussi dégradant plaisait a un si grand nombre. Pourtant ça ne l’a pas empêché(lui et la nouvelle vague) de lui voler ses techniques de montage…</p>
<p>-Dr. No devait être joué a la base par Christopher Lee, le cousin de Ian Fleming. Finalement celui-ci jouera 12 ans plus tard <strong>L’homme au Pistolet d’or</strong>.</p>
<p>-Le premier choix des producteurs et de Ian Fleming était Roger Moore, hélas à l’époque en contrat pour <strong>Le Saint</strong>.</p>
<p>-Bien que n’étant que le 6ème livre de la saga, il fut choisit d’être adapté en premier car étant le plus simple et facile a adapter avec un seul pays (la Jamaïque) et un seul décor a effets spéciaux.</p>
<p>-Le film reçu un bon acceuil partout dans le monde, sauf au Vatican qui dû sortir un communiqué spécial déplorant l’immoralité du film.</p>
<p>-Historiquement parlant, le 1er acteur a interpréter officiellement James Bond n’est pas Sean Connery mais Bob Simmons, son cascadeur attitré (et auteur des scènes de combat du film) qui endosse le rôle pour le Gunbarrel.</p>
<p>-Première apparition du S.P.E.C.T.R.E.</p>
<p>-Première apparition de Felix Leiter, M, Moneypenny mais pas de Q, ici remplacé par le Major Boothroyd, qui est le véritable nom du personnage de Q dans les livres. Non, ça ne revient pas au même !</p>
<p>-Le film, comme la plupart des Bonds, fut interdit de salles en Russie, en Chine et à Cuba. Il faudra attendre 1979 et <strong>Moonraker</strong> pour que la Russie acceuille 007, la Chine elle ne le fera pas avant <strong>Casino Royale</strong> au début de l’année 2007</p>
<p>-Ian Fleming fut si impressioné par le film que pour l’écriture de son livre suivant (<strong>Au Service Secret de sa Majesté</strong>), il donna des ancêtres écossais à Bond, en référence a Sean Connery, et décrivit Tracy Di Vicenzo, le personnage féminin principal, comme le sosie d’Ursulla Andress.</p>
<p>-C’est le seul film de la saga a ne pas avoir de séquence pré-générique.</p>
<p>-Les décors de Ken Adams impressionnèrent beaucoup le « jeune » Stanley Kubrick qui l’engagea pour <strong>Dr. Folamour</strong> l’année suivante.</p>
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		<title>Casino Royale</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 13:19:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné reste du monde]]></category>
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		<category><![CDATA[james bond]]></category>
		<category><![CDATA[martin campbell]]></category>
		<category><![CDATA[vesper]]></category>

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		<description><![CDATA[A peine gradé agent 00, James Bond doit faire face à sa première mission, arrêter Le Chiffre, banquier d'un mystérieux groupe terroriste, en le battant à un tournoi de poker à 150 millions de dollars au Monténégro, au Casino Royale. Mais que se passe-t-il quand un bulldozer se rend compte qu'il a une âme ? Comment James est devenu Bond ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2155" class="wp-caption aligncenter" style="width: 471px"><img class="size-full wp-image-2155 " title="Casino royal - vignette" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/007_aston-martin-db5_casino-royale-8b63f-e1265116525624.jpg" alt="" width="461" height="267" /><p class="wp-caption-text">Aston forever</p></div>
<p><strong>CASINO ROYALE</strong> de Martin Campbell<br />
2006</p>
<p>L’histoire :<br />
A peine gradé agent 00, James Bond doit faire face à sa première mission, arrêter Le Chiffre, banquier d&#8217;un mystérieux groupe terroriste, en le battant à un tournoi de poker à 150 millions de dollars au Monténégro, au Casino Royale. Mais que se passe-t-il quand un bulldozer se rend compte qu&#8217;il a une âme ? Comment James est devenu Bond ?</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2156" title="casino royal - 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/Poster_29824.jpg" alt="" width="266" height="400" /></p>
<p><em>DANIEL CRAIG IS THE NEW JAMES BOND. DEAL WITH IT.</em><br />
Vous savez ce qui est bien avec les virages dangereux qu&#8217;on prend à pleine vitesse ? C&#8217;est les tonneaux qu&#8217;on se prend avec joie et brutalité.<br />
En 2006, nous vivions une drôle d&#8217;époque où la mode était aux remakes, aux reboots, aux relaunchs. Les deux exemples les plus célèbres et qui ont tendance a mettre le plus de gens d&#8217;accord c&#8217;est <strong>Batman Begins</strong> et ce <strong>Casino Royale</strong> qui fut initié par une suite invraisemblable d&#8217;événements qui ont fait que Barbara Broccoli et Michael Wilson, les pharaons de Pinewood, ont décidé de mettre fin au service de Pierce Brosnan.</p>
<p>Née d&#8217;une vieille idée saugrenue mélangée à un impératif commercial ainsi que d&#8217;un intense brainstorming de 3 ans, <strong>Casino Royale</strong> est le produit (oh oui &laquo;&nbsp;produit&nbsp;&raquo; c&#8217;est le mot) d&#8217;une gestation très étrange conçue pour non seulement moderniser la franchise, mais aussi réussir un grand écart vertigineux entre les aspirations des fans les plus hardcore (un bond flemingien dans la lignée de <strong>OHMSS</strong>), le grand public (un film d&#8217;action post-moderne post-11 septembre), le studio (une vitrine publicitaire), le distributeur (la machine a lancer les ventes de la Playstation 3 et du format blu-ray) et les producteurs (garants de la sacro-sainte formule bondienne). Sans parler en plus de répondre à une attente de 4 ans et à la concurrence qui a sévit depuis (<strong>La mort dans la peau</strong> et <strong>Mission impossible 3</strong> en tête).<br />
Il s&#8217;agit d&#8217;une révolution très élaborée, qui garde ses leçons des Brosnan (grosso modo la même structure) et prend des risques par a-coups.</p>
<p>Donc exit Moneypenny et Q sous prétexte que c&#8217;est un film origine (je vois pas le rapport : ils étaient au MI-6 avant bond, non ?) qui n&#8217;a pas grand intérêt puisque M a bien un secrétaire (zéro charisme) et que le film a bien des gadgets finalement (la puce dans le bras, le téléphone GPS 3D, le kit de survie ultra-élaboré de la boite a gant de l&#8217;aston martin).<br />
De manière assez foireuse, on garde le même M, Judi Dench (la continuité bondienne est un trou de ver&#8230;) et comme on peut plus toucher au SPECTRE pour raisons de droit et que le SMERSH n&#8217;a plus de raisons d&#8217;exister depuis la fin de la guerre froide, on invente une nouvelle organisation terroriste, qui sera a peine élaboré dans ce premier épisode, un peu de la même manière que dans <strong>Dr. No</strong> où il s&#8217;agissait de supprimer un simple agent d&#8217;une entreprise incroyablement plus vaste et qui culminait 5 films plus tard à son chef, Blofeld. D&#8217;ailleurs si on y regarde bien, Le Chiffre n&#8217;est qu&#8217;un bouffon de l&#8217;histoire, les vrais méchants du film sont les agents de l&#8217;organisation a peine esquissés : Mr White qui traverse le film comme le lapin dans Alice au pays des merveilles et Gettler, obscur borgne a une réplique à la fin du film. Moins on en sait et mieux ça vaut : l&#8217;art de créer un buzz sur le prochain film alors qu&#8217;il est même pas encore écrit.</p>
<p>L&#8217;entourage de Bond est renouvelé pour la plus grande joie des fans : on fête le grand retour de Felix Leiter (Jeffrey Wright) pas vu depuis Permis de tuer et René Mathis apparu dans plusieurs romans mais jamais au cinéma (Giancarlo Gianni).</p>
<p>Les bond-girls reviennent dans leur forme classique : deux, une mineure juste là pour le sexe et une majeure avec qui finir le film. Ce qui est moins classique c&#8217;est quand la nana ne termine pas le film, on y reviendra. Et si Caterina Murino se place parmi les pires nanas de la saga, Eva Green se place divinement aux côtés de Diana Rigg dans le coeur des fans.</p>
<p>Maintenant attaquons le gros morceau, le bulldozer, le dada, le cracra, le Daniel Craig.<br />
Alors lui, on peut pas dire qu&#8217;il fasse les choses à moitié.  En quelques mois il s&#8217;est taillé une musculature et un volume de body-builder franchement nouveau pour un Bond (avant c&#8217;était plutôt le style grand fin, là le mec est taillé en V). Il s&#8217;est préparé physiquement et psychologiquement, et il a fait quelque chose qu&#8217;on pensait impossible avant lui. Il a fait de son Bond celui de Ian Fleming. Il est brutal, dur, salaud au coeur de pierre, très bourrin, pratique le sexe comme un passe-temps et il a la maturité d&#8217;un adolescent en rut. Donc il est parfait.<br />
Il a saisit a la perfection la complexité de la psychologie de Bond et mieux que ça, on lui a laissé la marge nécessaire pour le montrer (Brosnan n&#8217;y a jamais eu droit). Pour la deuxième fois en 21 films (voir <strong>OHMSS</strong>), on sent une vraie profondeur émotionnelle derrière ses yeux bleus de tueur. Le mec tue avec facilité, sans plaisir mais sans se faire prier (malgré un petit bodycount de 11 morts seulement dans ce film, ce qui est très peu). Et de manière fluide, distincte et évidente il n&#8217;est plus la même personne entre le début et la fin du film. Comme dans le livre, il est comme un gamin qui vit une expérience traumatique, son premier grand amour et sa perte, qui lui fait permet de se rendre compte pendant un temps très court que, malgré l&#8217;image qu&#8217;il donnait de lui comme agent et être humain et de sa fameuse &laquo;&nbsp;armure&nbsp;&raquo; psychologique, il avait une conscience, il avait une âme. Et pour une fois qu&#8217;il avait une chose a perdre, il a tout perdu. Le lien métaphysique qui unit le film à <strong>OHMSS</strong> est troublant quand on voit Bond vraiment sous le choc, et bien plus qu&#8217;après ses 7 tonneaux en voiture ou sa scène de torture, quand il la ramène sur le toit, qu&#8217;il essaye de la ranimer, qu&#8217;il comprend que c&#8217;est foutu, qu&#8217;il s&#8217;éloigne puis la reprend. Le mec qui a gagné la partie de poker 20 minutes avant, c&#8217;est plus du tout le même mec qui balance à M &laquo;&nbsp;the bitch is dead&nbsp;&raquo; (la dernière réplique du livre). Le choc est comme l&#8217;attaque cardiaque vue au milieu du film. Et en bon personnage de film qu&#8217;il est, ce qui lui arrive au coeur lui arrive aussi aux tripes, d&#8217;où la scène de torture castratrice très significative. Il a fallu détruire son appareil génital, ses couilles (donc ce qu&#8217;il est) pour venir a bout de son armure et en faire un être humain ou du moins de quelque chose d&#8217;approchant.</p>
<div id="attachment_2157" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-2157 " title="casino royale - 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/20061125-20061117HO_Casino_Royal_1_450.jpg" alt="" width="450" height="299" /><p class="wp-caption-text">Tu bluff Martoni !</p></div>
<p>Le film vaut de l&#8217;or au moins pour ça : il montre très bien ce qu&#8217;était Bond avant d&#8217;incarner 007, il montre bien la transformation en machine de guerre insensible et implacable. Et on le doit à Daniel Craig, et à sa rudesse. Et à Eva Green qui remplit son rôle : Bond ne peut tomber amoureux que d&#8217;une fille &laquo;&nbsp;faible&nbsp;&raquo;. Elle ne peut pas être une femme fatale ou une femme d&#8217;action comme on en voit un film sur deux dans la saga. Il fallait qu&#8217;elle ne soit pas une femme indépendante, elle ne pouvait en aucun cas être une femme libre ou libérée. Il faut qu&#8217;elle soit fragile physiquement, qu&#8217;elle craigne la violence (la scène de la douche), parce que Bond a besoin qu&#8217;elle ai besoin de lui. Il n&#8217;y a que comme ça qu&#8217;il pouvait être prêt a tout quitter.<br />
Et sa relation avec Vesper on la doit à Paul Haggis qui s&#8217;est bien adapté au boulot de commande imposé. Il a réussi l&#8217;inédit : injecter du naturel sans perdre du bondien en dialogues.<br />
Quand au travail d&#8217;adaptation, Purvis et Wade s&#8217;en sortent très bien même si on les sent timorées par le manque de folie du projet.</p>
<p>Et là on attaque ce qui me fait grincer des dents : le manque de rêve.<br />
Parce que c&#8217;est bien beau le réalisme, le naturel, le crédible mais faudrait pas oublier qu&#8217;il s&#8217;agit de james bond. le &laquo;&nbsp;larger than life&nbsp;&raquo; est une philosophie qui n&#8217;accepte pas les compromis et c&#8217;est là que les problèmes commencent. Autant je peux comprendre l&#8217;omniprésence des scènes de poker (7 au compteur) , même si elles manquent vraiment d&#8217;intensité face à une vraie grosse explosion, et je peux comprendre l&#8217;importance de l&#8217;évolution du personnage principal, je peux comprendre qu&#8217;il n&#8217;y ait que 3 grandes séquences d&#8217;action pour tout le film. Le problème c&#8217;est que sur ces trois-là, y&#8217;en a qu&#8217;une qui soit vraiment géniale et elle est au début du film.<br />
En effet la poursuite en parkour avec le yamakasi foucan est une introduction superbe, une promesse d&#8217;un Bond bourrin et dur de dur&#8230; mais la promesse n&#8217;est pas forcément tenue sur le reste du film. Certes la séquence de l&#8217;aéroport a de beaux moments et je vois parfaitement ce qu&#8217;a voulu faire Vic Armstrong : un lien subconscient avec le permis de tuer de Dalton dans lequel Bond se débattait aussi avec un camion-citerne. Sauf que dans le Dalton y&#8217;en avait 8, c&#8217;était infernal et jouissivement interminable et là au contraire on fait moins bien que la référence et en plus petit. Donc même si c&#8217;est plus réaliste, on perd en fun et en bondien.<br />
La troisième scène d&#8217;action du film, dans l&#8217;immeuble qui s&#8217;effondre a Venise, elle est typiquement bondienne, ça pas de problèmes. Mais elle est affreusement courte, mal montée et elle s&#8217;appuie sur un ennemi trop intangible pour le public puisque le bad guy du film est déjà mort a ce moment-là depuis un moment.  Si ils avaient remplacé Gettler par Le Chiffre, ça aurait été une vraie montée en puissance et moins frustrant et plus spectaculaire dans la mesure où Bond aurait tué le mec et perdu la fille en une seule scène. Saluons tout de même l&#8217;effort technique, la prouesse d&#8217;avoir fait passer une petite maquette et des effets en CGI pour un véritable immeuble venitien en train de couler.</p>
<p>Autre élément de taille en faveur du film, la direction de la photo de Phil Meheux qui tranche avec les précédents films. On sent que la colorimétrie lumineuse et la profondeur de champ ont été calculés aussi pour le portage du film en HD. C&#8217;est un film qui pète de couleurs et de lumières malgré une prod design dépourvu d&#8217;extravagance.<br />
En effet Peter Lamont s&#8217;est fait une fois de plus piégé par un scénar rédhibitoire, et encore, heureusement que le gars avait un immeuble a couler&#8230;</p>
<p>Un revenant est à la réalisation, Martin Campbell, dont le seul exploit de carrière aura été de relancer la franchise par deux fois. S&#8217;il semble avoir changé de fusil d&#8217;épaule depuis Goldeneye, il n&#8217;en demeure pas moins un yes-man de luxe qui connaît les problèmes du métier. Disons qu&#8217;il a les qualités de ses défauts : puisque le film ne porte pas sa signature, vu qu&#8217;il en a pas, il ne fait que mieux ressortir le fait que le film est porté par Green/Craig à l&#8217;écran et par Broccoli/Wilson derrière la caméra. Et alors là eux, ils peuvent être fiers, c&#8217;est effectivement le meilleur film qu&#8217;ils aient produits a eux deux.</p>
<p>Enfin la musique de David Arnold est comme a chaque fois un moment d&#8217;anthologie renouvelé. Plus Barryesque que jamais, ses nouveaux thèmes donnent une vraie saveur au film et pour la première fois, sans le james bond theme ! enfin jusqu&#8217;au générique de fin. Et la chanson de Chris Cornell est à l&#8217;image du film, cool et brutale et rock et masculine et bourrinne. Une des meilleures, en plus sur un générique novateur de Daniel Kleinman sans les silhouettes.</p>
<p>Bref, <strong>Casino Royale</strong> est un bon film, même si il oublie parfois un peu trop qu&#8217;il est un bond et qu&#8217;il est avant tout un film d&#8217;action, il opte pour une approche flemingienne salvatrice et indispensable à la re-création du personnage, porté par un acteur dont la fraîcheur et la générosité auront marqué son temps. Dans l&#8217;exercice hautement périlleux du remplacement d&#8217;acteur, on s&#8217;en sort très bien, notamment grâce à une bond-girl parfaite, un scénar bien écrit, une photo à tomber par terre et un score d&#8217;enfer. c&#8217;est pas parfait, mais c&#8217;est amplement suffisant à nôtre bonheur. Et si en plus, on aime le poker, alors là&#8230;</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
-Ian Fleming lives ! Jamais en 30 ans dans la franchise on aura montré autant de volonté a vouloir adapter sans chichis et avec des couilles le matériau d&#8217;origines de Fleming. Une vraie fidélité de coeur sur 3 points indispensables : la dureté de Bond, la scène de torture et Vesper Lynd. Le reste c&#8217;est de la littérature&#8230;<br />
-David Arnold, au top.<br />
-Daniel Craig, grande révélation du film.<br />
-Eva Green, la bond-girl fragile qu&#8217;on avait besoin de voir depuis longtemps.<br />
-L&#8217;Aston Martin Vantage. sous-utilisée mais bien cabossée.<br />
-La poursuite au Madagascar, grand moment muet de cinéma d&#8217;action pure.<br />
-Les dialogues Vesper/Bond de Paul Haggis<br />
-Le Relaunch qui donne une nouvelle fraîcheur à l&#8217;ensemble<br />
-La photo de Phil Meheux, raffinée.<br />
-&nbsp;&raquo;vodka-martini&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;secoué ou agité ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;rien a foutre&nbsp;&raquo;<br />
-la scène de torture. &laquo;&nbsp;le monde entier saura que vous êtes mort en me grattant les couilles&nbsp;&raquo;&#8230;. J&#8217;ai attendu cette réplique toute ma vie.<br />
-la mort spectaculaire et bondienne de Vesper<br />
-l&#8217;introduction de l&#8217;organisation Quantum via des personnages joker dans le film, mr. white et gettler, sans aucune autre dimension qu&#8217;incarner des agents d&#8217;on sait pas trop quoi.<br />
-&nbsp;&raquo;the bitch is dead&nbsp;&raquo;<br />
-la crise cardiaque. on avait besoin d&#8217;un éléctrochoc&#8230;<br />
-Le générique se terminant sur la gueule de Craig s&#8217;imposant radicalement comme le nouveau Bond. C&#8217;est exactement ce qu&#8217;il fallait faire et ils l&#8217;ont fait.<br />
-la chanson de Chris Cornell, you know my name, pleine de bruit et de fureur.<br />
-le gunbarrel.<br />
-René mathis et Felix Leiter. Construits pour durer !<br />
-la scène qui voit Bond se soigner et boire cul sec un bourbon.<br />
-le noeud algérien de Vesper, en forme de gunbarrel.<br />
-La pose finale annonçant un prochain film sur la vengeance plein de promesses.</p>
<p><strong>Les –</strong><br />
-Caterina Murino, &laquo;&nbsp;Catastrophe Marinée&nbsp;&raquo; pour les intimes. Mauvaise actrice, mauvais personnage.<br />
-Simon Abkarian, compagnon de Murino dans le film. Même topo que pour sa copine et ajoutons à cela un fâcheux manque d&#8217;envergure<br />
-La partie du film au Bahamas. Si l&#8217;on excepte deux éléments scénaristiques importants (l&#8217;aston martin et &laquo;&nbsp;Ellipsis&nbsp;&raquo;), pas grand intérêt.<br />
-Le Chiffre. Malgré son côté bondien avec ses larmes de sang, il est trop faible, physiquement et intellectuellement pour offrir un vrai défi à 007. Et il n&#8217;est vraiment utile que pour la scène de torture. Un des méchants les plus faiblards de la saga.<br />
-Les hommes de main. Pas un qui sort du lot.<br />
-la gueule d&#8217;eva green photoshopée dans le générique, qui n&#8217;a rien a faire là, et fait stupidement kitsch. Incompréhensible.<br />
-l&#8217;expo body worlds<br />
-l&#8217;absence de Q et de Moneypenny alors que M a toujours un secrétaire et que Bond a toujours des gadgets. Hypocrite.<br />
-le côté vitrine publicitaire du film. On faisait plus subtil dans le temps.<br />
-y&#8217;a-t-&#8217;il un réal dans l&#8217;avion ?</p>
<p>Note générale : 5/6<br />
Sur l’échelle des Bonds : 6/7<br />
La Renaissance. Encore. Re-démarrage solide s&#8217;appuyant sur un acteur de poids que personne n&#8217;a vu venir. Rapidement devenu culte, le film mérite a être reconnu comme un savant juste milieu des demandes des fans et de ce que le public en attendait vraiment. Si le film n&#8217;est pas parfait, surtout en termes d&#8217;action, il offre un tremplin époustouflant qui ne demande qu&#8217;a être sublimé par le prochain épisode.<br />
Et surtout, Daniel Craig <span style="text-decoration: underline;"><strong>est</strong></span> James Bond. Et si ça vous plaît pas, allez vous faire foutre !</p>
<div id="attachment_2158" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img class="size-full wp-image-2158 " title="casino royal - 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/02/Casino-Royale-Japon.jpg" alt="" width="400" height="517" /><p class="wp-caption-text">Le syndrome &quot;Morticia&quot;</p></div>
<p><em>CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS</em></p>
<p>-Le Vesper Martini que commande Bond est impossible dans le monde réel : la demi-mesure de Kina Lillet nécessaire serait difficile a produire vu que le Kina Lillet n&#8217;est plus produit depuis 1985. L&#8217;anachronisme est peut-être voulu.</p>
<p>-Techniquement parlant, c&#8217;est le 4ème Bond à avoir un &laquo;&nbsp;Casino Royale&nbsp;&raquo;. Outre les deux autres films titrés <strong>Casino Royale</strong>,<strong>Jamais Plus Jamais</strong> en avait aussi un, situé à Monte-Carlo. Dans le livre, le Casino est à Royale-les-eaux, ville fictive crée par Fleming. Cela dit, il y a bien un vrai &laquo;&nbsp;Casino Royal&nbsp;&raquo; dans le sud de la France, actif officieusement depuis al seconde guerre mondiale. Je vous dirai pas où il est.</p>
<p>-Deuxième Bond a montrer une partie de carte aux Bahamas, après <strong>Opération Tonnerre</strong>.</p>
<p>-Premier Bond depuis <strong>L&#8217;homme au pistolet d&#8217;or</strong> (1974) a ne pas avoir de grande séquence d&#8217;action pré-générique. Je parie ma chemise que ce sera rectifié dans le prochain.</p>
<p>-Premier Bond a ne pas commencer sur le gunbarrel, bien qu&#8217;il soit inclus plus tard, en introduction au générique.</p>
<p>-Premier Bond a avoir une séquence en noir et blanc.</p>
<p>-Premier Bond a avoir une scène sous la pluie.</p>
<p>-Premier Bond a ne pas avoir Q depuis Vivre et Laisser mourir, le premier Roger Moore.</p>
<p>-Premier Bond à montrer un Felix Leiter joué par un noir. Officieusement c&#8217;était déjà le cas dans <strong>Jamais plus Jamais</strong>, mais bon&#8230; c&#8217;est pas un vrai.</p>
<p>-Premier bond depuis <strong>Tuer n&#8217;est pas Jouer</strong> a utiliser un titre de Fleming.</p>
<p>-Quatrième fois que Bond se sépare de son permis de tuer, en démissionnant ou se faisant virer, les autres étant <strong>OHMSS</strong>,<strong>permis de tuer</strong> et <strong>meurs un autre jour</strong>.</p>
<p>-Deuxième fois qu&#8217;on voit la demeure d&#8217;un M. La première était dans <strong>OHMSS</strong>.</p>
<p>-Troisième passage à Venise dans la saga, après <strong>Bons Baisers de Russie</strong> (1963) et <strong>Moonraker</strong> (1979). Devinez avec lequel<strong>Casino Royale</strong> cherche la filiation.</p>
<p>-Daniel Craig est le premier acteur à faire un 007 plus jeune que la franchise elle-même.</p>
<p>-Dans <strong>Layer Cake</strong>, on voyait Craig parodier Bond, flingue allemand a la main dans une scène. C&#8217;était plus d&#8217;un an avant de savoir qu&#8217;il serait le nouveau Bond. D&#8217;après lui et les producteurs, ce film et <strong>Munich</strong> (dans lequel il joue un espion du Mossad) ont beaucoup joué en sa faveur.</p>
<p>-L&#8217;idée de raconter les origines de Bond a plus de 20 ans. Après le départ de Roger Moore, un script fut écrit, parait-îl très ambitieux, qui voyait un jeune Bond évoluer dans la Royal Navy. Le script fut rejeté par Albert Broccoli en 1986. Il disait que le public n&#8217;était pas prêt.</p>
<p>-premier générique animé dans un Bond depuis la parodie <strong>Casino Royale</strong>. Premier depuis <strong>Dr. No</strong> a ne pas montrer des silhouettes de femmes nues.</p>
<p>-Premier Bond a montrer le logo de Sony/Columbia, qui détient la boîte EoN, qui ne fait quasiment que produire des Bonds depuis près de 50 ans.</p>
<p>-Ian Fleming a basé le personnage de Vesper Lynd sur la résistante Christine Granville (1915-1952), qu&#8217;il a rencontré et avec qui, entre autres, il a mené le débarquement en Province. Son surnom anglais était &laquo;&nbsp;Vesper&nbsp;&raquo; et ils ont probablement couché ensemble pendant la seconde guerre mondiale. ça a pas du très bien se terminer parce qu&#8217;elle était mariée à l&#8217;époque. Sacré Ian, va.</p>
<p>-Sony a placé ses produits un peu partout dans le film. Assez ironiquement, c&#8217;est le premier film de fiction à montrer un lecteur Blu-Ray alors que <strong>Casino Royale</strong> fut lui-même le Blu-Ray le mieux vendu de 2007.</p>
<p>-Eva Green, 5ème Bond Girl française a battu en finale de casting Cécile de France et Audrey Tautou. Ouf.</p>
<p>-Comme par hasard quasiment toutes les voitures du film sont de ford : Land Rover, Ford, Aston Martin (la marque a été rachetée par Ford), Volvo, Jaguar, que des Fords. Et la voiture qui se fait exploser le pare-choc dans le parking était une Mercedes. On appelle ça du marketing sauvage.</p>
<p>-Chris Cornell est le premier homme a chanter une chanson Bondienne depuis Ah-Ha en 1987. le compteur est à 8 films pour les hommes et 13 pour les dames.</p>
<p>-Ironiquement, a cause de l&#8217;expo body worlds, c&#8217;est le 1er Bond a montrer de vrais cadavres à l&#8217;écran.</p>
<p>-Martin Campbell fait un caméo de 8 plans. C&#8217;est le conducteur du camion-citerne qui se fait tuer à l&#8217;aéroport.</p>
<p>-9 nominations aux césars anglais, les BAFTA. 16 prix gagnés dans des festivals techniques ainsi que meilleur film aux saturn awards, récompensant les meilleurs films de genre.</p>
<p>-En 2004, Quentin Tarantino proposa de faire un Casino Royale avec Brosnan qui aurait été la vraie suite de <strong>OHMSS</strong>, probablement l&#8217;idée de fan la plus dingue et bandante qu&#8217;on ait proposé. Broccoli et Wilson n&#8217;auraient jamais pris un &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; réalisateur et c&#8217;était mort vu que le film avait pas une chance de se faire avec Brosnan. On a donc sans doute échappé à un chef d&#8217;oeuvre instantané&#8230; et à la mort de la franchise.</p>
<p>-Un flyer au Japon pour promouvoir le film mentionnait les 7 règles pour recevoir un status double-zéro, jugez plutôt :<br />
1) Ne pas craindre la mort, ne rien lâcher sous la torture<br />
2) Niveau olympien au tir<br />
3) Vous pouvez trahir vos parents mais jamais vous ne trahirez l&#8217;organisation<br />
4) Vous avez la connaissance suffisante pour surprendre un universitaire et un sens de l&#8217;humour pouvant faire pouffer n&#8217;importe quelle blasée.<br />
5) Vous êtes sociable comme un agneau, mais vous restez un loup solitaire<br />
6) Vous avez le plus haut niveau d&#8217;expérience avec l&#8217;alcool, le jeu, les grosses voitures et la bouffe (ils précisent pas les femmes)<br />
7) Vous pouvez tomber amoureux, mais jamais vous ne pourrez aimer.</p>
<p>-Richard Branson, patron de Virgin fait un caméo dans le film (a sa propre demande), dans l&#8217;aéroport. Les airbus qu&#8217;on voit dans le film sont tous de Virgin Atlantic.</p>
<p>-Le costume 3-pièces porté par Bond a la toute fin du film, est une version marine de la même portée par Connery dans<strong>Goldfinger</strong></p>
<p>-Premier Bond a a voir été approuvé par la censure Chinoise. Tous les autres avant lui étaient des versions pirates vendus dans les rues.</p>
<p>-Une semaine après la fin du tournage, le plateau 007 (le plus grand du monde) a brûlé le 30 juillet 2006. C&#8217;est la deuxième fois que ça arrive, la première étant sur le tournage de <strong>Dangereusement Vôtre</strong>.</p>
<p>-La fameuse cascade des 7 tonneaux de l&#8217;Aston fut répétée à 3 reprises, détruisant 3 voitures valant chacune à l&#8217;époque 300 000 dollars.</p>
<p>- En 1999, Sony voulait sortir une nouvelle version de <strong>Casino Royale</strong>, vu qu&#8217;ils détenaient les droits. MGM paya Sony 5 millions de dollars après un long procès pour avoir les droits. Puis, ironiquement, Sony racheta la MGM en 2005 et ils n&#8217;avaient plus que jusqu&#8217;à 2007 pour avoir les droits sur un film <strong>Casino Royale</strong>, il étaient obligés de sortir un film portant ce titre avant cette date. Ce fut donc avant tout pour des raisons de droits et de gros sous (40 M $ dépensés au procès en 5 ans) que fut décidé que<strong>Casino Royale</strong> serait le prochain Bond. Et la paire Broccoli/Wilson d&#8217;en profiter pour faire un relaunch.</p>
<p>-Craig gagna 11 kilos de masse musculaire durant son entraînement draconien.</p>
<p>-Comme toujours, Michael Wilson s&#8217;offre un caméo burlesque, cette fois en chef de la police de Monténégro corrompu. Après avoir joué entre autres dans la saga un général américain et un général russe, il tombe donc en grade.</p>
<p>-Pour la scène de la douche, Vesper devait être à l&#8217;origine en sous-vêtements. Craig protestait, disant que Vesper si elle commençait a s&#8217;enlever ses vêtements, n&#8217;aurait aucune raison d&#8217;arrêter avant d&#8217;avoir tout enlever&#8230;.. La scène fut donc modifiée. Sacré Daniel, va.</p>
<p>-Le prototype du S570 vu dans le film est évidemment une parodie de l&#8217;airbus A380, l&#8217;avion le plus grand du monde. Celui qu&#8217;on voit dans le film est un vieux 747 modifié par la prod.</p>
<p>-Un nombre impressionnant d&#8217;actrices profitèrent du casting de la nouvelle bond-girl pour lancer de fausses rumeurs via leurs agents et le net pour faire croire qu&#8217;elles avaient été engagées et créer du buzz sur leurs noms. Parmi elles on trouve Aishwarya Rai, Naomi Watts, Thandie Newton, Angelina Jolie, Sienna Miller, Rose Byrne, Jessica Simpson, Scarlet Johansson et beaucoup d&#8217;autres.</p>
<p>-Parmi les acteurs mâles ayant été retenus après un premier tour de casting, on pouvait voir sur la liste les noms de Julian McMahon, Hugh Jackman, Gerad Butler. Les finalistes aux côtés de Craig furent Goran Visjnic (pas assez british), Sam Worthington (pas fait ses preuves), Alex O&#8217;Loughlin (pareil), Rupert Friend (trop jeune). Henry Cavill était le remplaçant désigné si Craig lâchait le rôle pour une raison X ou Y. Cavill avait 23 ans en 2006. Un de ses noms pourrait remplacer Craig d&#8217;ici quelques films.</p>
<p>-Le Chiffre est un méchant de star. Avant d&#8217;être sobrement interprété par Mads Mikkelsen (qui connaissait rien à Bond avant et je pense pas qu&#8217;il en sache beaucoup plus aujourd&#8217;hui), le personnage a été joué par Peter Lorre dans le téléfilm de 1954 et par le Dieu Orson Welles dans la parodie de 1967.</p>
<p>-La vieille chinoise qu&#8217;on voit jouer au poker sur le bateau de Le Chiffre était l&#8217;agent chinois d&#8217;Hong-Kong dans <strong>On ne vit que Deux fois</strong>. Plus fort, la femme au tournoi du Casino Royale avait un ptit rôle (trois répliques) au Kiss Kiss Bang Bang Club dans<strong>Opération Tonnerre</strong>. C&#8217;était il y a 40 ans.</p>
<p>-Quand Bond a son attaque cardiaque, son coeur s&#8217;arrête de battre. Donc techniquement parlant, c&#8217;est la première fois qu&#8217;on voit Bond vraiment mourir dans un Bond officiel. Les 7 james bond de Casino Royale (1967) mouraient tous aussi, étrangement.</p>
<p>-troisième Bond consécutif où Bond est torturé. Ce qui est assez ironique puisque la chaise vue dans Le monde ne suffit pas est une subtile référence à la scène de torture du livre Casino Royale.</p>
<p>-Deuxième Bond faisant mourir les deux bond-girls principales. La première fois étant dans <strong>On ne vit que deux fois</strong> (il terminait le film avec une fille tertiaire). Le deuxième également depuis <strong>OHMSS</strong> a montrer la mort de la nana principale, fidèles au roman également.</p>
<p>-Dans le roman, Vesper se suicide avec une overdose de somnifères. Le film a rendu ça plus&#8230;Cinégénique on va dire.</p>
<p>-Regardez bien le film : alors que le mot de code pour la valise et l&#8217;argent devrait être VESPER (donc 837737) on voit Bond taper 836547. J&#8217;ai essayé toutes les combinaisons de mots possibles, ça donne rien de sensé ou de pertinent.</p>
<p>-Comme les autres avant lui, mais de manière plus voyante a cause d&#8217;Internet, Craig fut sévèrement attaqué pendant le tournage par la presse et sur le net. Beaucoup le critiquèrent pour sa, je cite &laquo;&nbsp;gueule de russe&nbsp;&raquo; ainsi que son teint blond. On disait entre autres qu&#8217;il ne savait pas nager, qu&#8217;il ne savait pas conduire, qu&#8217;il s&#8217;était pété des dents de devant et un tas d&#8217;autres rumeurs aussi stupides que fausses. <strong>Casino Royale</strong> est le seul Bond a être entré dans le top 250 imdb et a une moyenne 8/10. Il est le bond qui a le mieux marché sur le sol us, en Angleterre et dans le monde, récoltant presque 600 millions de dollars sur la planète, faisant de lui le film d&#8217;espionnage ayant le mieux marché au box-office. Ah, ça rafraîchit un bon vieux coup de boule dans la gueule, hein ?</p>
<p>-Dans certains pays, certains fans ont pu avoir la chance de voir le film sortir avec 2 mois de retard, faisant de cet épisode le seul a être sorti en 2007, donc sur une année 007. ça n&#8217;arrive qu&#8217;une fois tous les 1000 ans, ce genre de trucs !</p>
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