Sunday’s Flash Game : Pwong 1 & 2

mai 30, 2010 1 commentaire de

Les vieux de la vieille vous le confirmeront : au commencement, il y avait Pong.

L’origine de cet erzats numérique de simulation de tennis de table ne remonte pas à 1975, date d’apparition de la console de salon d’Atari, ni à 1972 lorsque l’Odyssey de Magnavox, première console devant l’éternel (et qui marchait avec des piles) faisait irruption dans les foyers pour 99 dispendieux dollars de l’époque. Non messieurs.La première forme de vie « pongienne » remonte en fait à 1958, date à laquelle William A. Higginbotham, physicien américain devant l’éternel, crée Tennis for Two, premier titre non commercialisé alors jouable sur oscilloscope.

Mais s’il n’est pas le premier titre de jeu vidéo tout court, Pong n’en est pas moins le premier titre à succès de sa catégorie, près de 10 000 bornes d’arcades signé Atari ayant été écoulé en 1973, alors que l’Odyssey, qui publiait aussi le jeu, passait elle la barre des 340 000 unités en 1975, date de sortie de la console de salon d’Atari. On est loin des 120 millions d’exemplaires de la Nintendo DS, mais pour l’époque, ces chiffres sont plus qu’éloquents.

L’Odyssey de Magnavox dans toute sa splendeur.

Depuis, la franchise a été déclinée en d’innombrables versions qu’ils serait vain de passer en revue, une grande majorité d’entre elles étant tout simplement dénuée d’intérêt. Après tout, le concept est assez limité en soi, par rapport à un Tetris, un Space Invader ou un Pacman (à qui je souhaite au passage un bon trentième anniversaire avec une semaine de retard). Il reste malgré tout quelques perles, dont celle que je vous présente aujourd’hui : Pwong, signé Jonas Richner et publié par Kongregate.

Pwong, premier ou deuxième opus, c’est tout simplement le pong du raver sous ecsta. Le concept est le même mais agrémenté d’une paire d’innovations lumineuses dans tous les sens du terme : premièrement, si vous commencez la partie en vous échangeant une seule et unique ba-balle phosphorescente, très vite celle-ci commence à se multiplier frénétiquement, vous obligeant à balader votre pad comme un forcené pour les renvoyer vers votre adversaire. Cette particularité ne serait rien si elle ne servait pas un but précis, ce qui nous amène à la deuxième nouveauté : le score oscille en fonction des balles que vous arrivez à passer à votre adversaire et réciproquement. Pour faire simple, vous perdez des points à chaque balle perdue, et en gagnez à chaque balle que le pad d’en face laisse passer, le tout en flux tendu, sans interruption. Plus nombreuses sont les balles à l’écran, moins importants sont les point perdus ou gagnés. Pendant ce temps, une barre en haut de l’écran se remplit et vous avez jusqu’au terme de cette opération our mettre la pâtée à votre adversaire.

Ajoutez à cela quelques tours piqués au casse-briques, comme les altérations de votre pad ou la possibilité de collecter des upgrades qui serviront votre cause, des graphismes hypnotiques et une version happy hardcore du génialissime Popcorn par Hot Butter (qui aussi date de 1972 ^^), et le tour est joué. Si Pwong 1 n’offre que tout ce que je viens de vous décrire, avec 3 niveaux de difficulté, Pwong 2 pousse le bouchon du déséquilibre mental un poil plus loin en proposant d’acquérir des upgrades ainsi qu’en imposant des trophées surréalistes, comme celui qui récompense le renvoi de 50 000 ba-balles dans la tronche de votre adversaire en mode Insane. Ah, oui, il y a aussi deux niveaux de difficulté supplémentaire, sans oublier la possibilité de jouer à deux, avec un track différent en guise de B.O. pour chaque niveau.

Un jeu pour junkies !

Les + : Le concept, la gueule et un mode « focus » mettant automatiquement le jeu sur pause lorsque vous cliquez hors de la fenêtre de votre navigateur, une attention des plus délicate pour un flash. La maniabilité est correcte, et c’est joli tout plein, cette effusion de couleurs. Enfin, quand on vous dit « Insane », c’est Insane.

Les – : Malgré tout ces artifices, ça reste un énième Pong, pas très confortable à jouer à deux alors que c’était ça, l’intérêt à l’époque…

Où le trouver :

http://www.kongregate.com/games/JGames/pwong-2

http://www.mini-jeu-gratuit.fr/divers/jouer+pwong+2-1417.php

http://www.gameonly.com/fr/jeux/jeux-d-action/jouer-jeu-pwong-1317.htm

Pong Tchak ! Pong Tchak ! Pong Tchak !

Jeux, Web game

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A propos de l'auteur

Né au point A. En route pour le point G. Vous pouvez me retrouver sur mon blog perso..

Une réponse to “Sunday’s Flash Game : Pwong 1 & 2”

  1. Grishka says:

    Alors les 20 premières secondes j’étais en terrain connu, les 20 suivantes j’étais en enfer ! Franchement, un jeu marrant, mais je peux pas y passer plus de 5 min ^^

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