Sherlock Holmes

jan 28, 2010 2 commentaires de Marv

Humour Crypto-Gay a couper au couteau, dans la grand tradition de Top Gun et autres Batman et Robin

SHERLOCK HOLMES de Guy Ritchie
L’histoire :
Sherlock Holmes et le Dr. Watson mènent une enquête qui les guide vers un vaste complot visant à prendre le contrôle du parlement anglais

ALIMENTAIRE, MON CHER WATSON !
Sherlock Holmes au Cinéma, c’est loin d’être la première fois (221ème interprétation filmée, ça remonte à 1905 quand même) et en 100 ans d’adaptations officielles ou officieuses des travaux de Sir Conan Doyle, on a eu a boire, a manger et de la pure pantalonnade gonzo. Le nouveau film de Guy Ritchie appartient sans peine un peu aux 3 catégories, sans pour autant qu’on arrive bien a en distinguer leurs frontières.
Alors énorme blockbuster, nouvelle machine a gagner des pépettes de tonton Joel Silver, (qui est loin d’être puceau en la matière), début de franchise appelant irrémédiablement à une suite, ça c’est évident. Que le film soit le Sherlock le plus cher de l’histoire et de loin, ça aussi c’est évident. Qu’il faille pour autant tomber dans une ouverture au grand public jusqu’à virer dans le fucked up à côté de la plaque….c’était prévisible. Voire élémentaire.

La vraie énigme du film : comment Mark Strong a pu bouffer Andy Garcia ?

Alors entendons nous bien, ce Sherlock est pas dénué de qualités pour autant : un score hallucinant de Hans Zimmer, des scènes d’action d’envergure plutôt sympatoches à l’oeil, une reconstruction du Londres du début du XIXème bien faite, un montage tape à l’oeil mais fluide et un cast qui y croit. Downey reste Downey, fait du Downey et ne compose jamais. C’est la différence entre une star et un acteur. Un acteur aurait interprété Holmes, si c’est une star, alors Holmes devient la star. Alors minettes de tous poils et autres groupies du junkie en armure rouge-et-or, réjouissez vous ! Parce que du cabotinage du robert, vous allez en bouffer, et pas qu’un peu. Et admettons-le : ce type est drôle.

Par contre, si jamais, par malheur, il vous est arrivé d’ouvrir un livre écrit par Conan Doyle, vous aurez la malchance de découvrir une pure escroquerie hollywoodienne situé à des années-lumière des oeuvres d’origine, plus proche finalement d’un James Bond des années 70 qu’autre chose. Tout y est : gadgets, menace nationale voire mondiale, grand méchant type SPECTRE (avec Moriarty en émule du Blofeld de Bons baisers de Russie et Opération Tonnerre !! fallait oser !!!), hommes de mains pitoyables, femme fatale (Irene Adler devient la grand-mère de Vesper Lynd), bastons old school, grosses explosions, destructions massives juste pour attraper un gars et un clone français de jaws (a voir en vo absolument pour voir a quel point le Downey massacre la langue de Molière et Fatal Bazooka) !
Quand a la qualité intellectuelle du truc ou des énigmes, ne comptez pas être stimulés du neurone une seconde, on est assistés tout le long et y’a pas grand chose a deviner au final…grand public, vous dis-je.

Un générique de fin somptueux qui vaut a lui seul la vision du film

Alors on s’emmerde pas pour autant, le spectacle est plutôt plaisant, la réal de Ritchie est quasi-invisble (a part dans quelques écarts dispensables qui l’éloignent encore plus de Doyle), ça se mange sans faim… Mais loin des reboots pertinents de Batman Begins et Star Trek, au vu du potentiel que pouvait apporter un budget de blockbuster, vu la richesse de la mythologie Holmesienne, vu les moyens déployés, y’a de quoi se pendre devant l’ampleur de l’hérésie…

3/6
Joyeusement gonzo, sympathique et assez marrant mais pour voir le vrai Sherlock Holmes, faudra chercher ailleurs…

Ciné Américain, Cinéma

A propos de

Descendant direct des plus grands héros de l'espèce humaine, le Marv est un aventurier au coeur d'or, dont le courage et la bravoure sont si puissants qu'ils pourraient lui faire soulever des montagnes ou des jupes par la seule force de sa pensée et dont les exploits sont si impressionants qu'ils sont vénérés jusqu'au pays du soleil couchant. Sans peur, humble et d'une modestie folle, le Marv, ce grand romantique, est un passionné. Amoureux du cinéma depuis 1895, le Marv n'a de cesse que de bouffer de la pelliculle jour et nuit quitte à en exploser. Le Marv est particulièrement féru de cinéma de genre, de tout ce qui se prête à la subversion, la culture geek, la contre culture et qui montre les tripes de son auteur. Le Marv dèteste le politiquement correct et le cynisme. Mais ce que le Marv préfere, ce sont les films qui arrivent a aligner à l'image un sens aigu de l'awesomeness, un propos philosophique, une pertinence métaphysique, des femmes nues et des grosses explosions.

2 réponses à “Sherlock Holmes”

  1. fylyp82 says:

    Le premier que j’ai lu était le Chien des Baskervilles, qui était proprement angoissant… J’imagine que pour retrouver ces sensations là, je devrai repasser.
    Mais c’est vrai que Downey EST drôle….

  2. Grishka says:

    Musiques excellente, Downey cabotin, réalisation convenue, visuel pas mauvais…
    Bon on voit pas le trop le temps passé, l’ambiance est pas trop mal (a quand un Sherlock Vs Jack The Ripper, par Burton ou Nolan ? ). Le film reste fun, mais complètement assisté (n’ayez crainte jeunes gens, quelqu’un pense pour vous). Même le méchant n’offre pas un défi à la mesure de notre Sherlock, et malgré la promesse d’une suite, j’ai peine à croire que Moriarty fera mieux… A défaut du reste, ça restera fun à voir !

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