Nightwish : Hyvää joulua ja onnellista uutta vuotta !!

jan 02, 2010 6 commentaires de

Quoi ? Vous ne comprenez pas le titre ? Ah bah fallait prendre finlandais en LV1 au collège aussi hein ! Comment ? Y avait pas ? Ah… dommage.

Non, je vous rassure, je ne parle pas couramment finlandais non plus. Mais je trouvais assez classe de vous souhaiter un joyeux Noël (certes un peu en retard) et une bonne année dans la langue maternelle de notre groupe d’aujourd’hui.

Bon par contre je continue en français sinon je sens qu’il y en a certains (surtout dans le fond là bas…) qui ne vont pas suivre !

So, let’s talk about Nightwish !

Tuomas

On doit la naissance de ce groupe Metal Symphonique à notre ami Tuomas, qui commence la musique dès son plus jeune âge (7 ans), en pratiquant la clarinette et le piano. A 15 ans il part vivre une année aux Etats-Unis. C’est dans cette période qu’il assiste à un concert de Metallica à Wichita dans le Kansas, concert qui sera une révélation pour lui. A 16 ans il intègre la formation Dismal Silence, groupe d’amis proches dans lequel il délaisse pour la première fois le piano pour le synthé. Il intègre environ à la même époque le groupe Nattvidens Grat. Bien qu’ayant déjà une attirance particulière pour la composition (il a déjà écrit « A New Even A New Earth », pour l’album Heirs Of the Northstar), il se sent vite à l’étroit dans ces deux groupes pour lesquels il ne s’estime pas autorisé à écrire, et décide de voler de ses propres ailes.

C’est donc en 1996 qu’il lance son propre projet. Il s’entoure de Jukka, batteur qu’il connait déjà très bien, de Emppu (guitare), et d’un certain Samppa qui sera occasionnellement bassiste pour le groupe. Quant à la chanteuse Tarja, les deux se connaissent depuis l’âge de 13 ans, puisqu’ils ont appris la musique ensemble dans la même classe et jouaient dans le même groupe… de jazz ! Lorsque Tuomas lui propose de rejoindre ce qu’il appelle le projet Nightwish, Tarja accepte immédiatement et enregistre en 2 jours les démos de « Nightwish », « Forever Moments », et « Etiäinen ».

Et comme je suis trop bon avec vous, voici les 3 démos :

Etiäinen ? Mais qu’est-ce que c’est donc que ce mot ? Alors bon autant mettre les points sur les « i » tout de suite (et sur les « a » aussi tant qu’on y est…) je ne vais pas systématiquement tout vous traduire. Mais disons que dans le folklore finlandais, un Etiäinen est un esprit envoyé par un shaman ou une personne en grande détresse. L’esprit doit être capable de délivrer un message succinct à un proche, sans jamais pour autant donner beaucoup de détails. Sympa non ?

Le titre ne vous dit peut-être rien mais vous reconnaissez la musique ? Ce n’est pas étonnant. En réalité “Etiäinen” apparaît mixé dans la dernière piste de l’édition la plus répandue du premier album de Nightwish Angels Fall First. Cette dernière piste a pour nom « Lappi », et se compose des 4 mouvements suivants :

  1. Erämaajärvi (2′ 15)
  2. Witchdrums (1′ 19)
  3. This Moment Is Eternity (3′ 12)
  4. Etiäinen (2′ 34)

Bon j’en vois déjà au moins un qui va me dire  » m’sieur m’sieur tu dis n’impe y a pas un gramme de métal dans ta zique là ». Bien vu petit. Si le groupe est maintenant classé dans le style Métal Symphonique, ça n’a pas été le cas dès le début. Au départ Tuomas imaginait son concept autour d’instruments acoustiques afin de créer une musique d’ambiance… très inspirée de The 3rd and the Mortal ou The Gathering.

Tarja

Mais très vite son idée va évoluer. Sa surprise en entendant pour la première fois la voix puissante de Tarja a due grandement y participer. Le groupe démarre donc avec Tarja au chant, une guitare acoustique, une flûte et un synthé… rien de plus. Nightwish enregistre très vite une démo de 7 titres (qui deviendra par la suite la version ultra limitée de Angels Fall Firts). Mais le groupe peine à se faire connaître, d’autant plus que certains magazines de chronique de démos ont la critique bien affûtée : « aucun potentiel commercial, cette musique atmosphérique est-elle bien appropriée à ses ambitions ? » (Soundi Magazine). Mais heureusement la presse finlandaise est enthousiaste, allant même jusqu’à prétendre avoir enfin trouvé le Gathering finlandais !

En 1997, alors de retour de tournée avec son groupe Nattvidens Grat, Tuomas apprend qu’une première maison de disque propose un contrat pour Nightwish. 500 exemplaires de la démo seront donc commercialisés (raretés pouvant se négocier aujourd’hui jusqu’à 700 euros l’unité !) On s’autorise même à penser dans les milieux autorisés (salut Coluche !!) que lorsqu’il a découvert Nightwish, le responsable d’une maison de disque allemande aurait assuré vouloir couvrir tous les frais si le groupe lui présentait une version plus heavy de leur démo. Ni une ni deux Tuomas compose 4 titres supplémentaires : « Elvenpath », « Beauty And The Beast », « Tutankhamen » et « Know Why The Nightingale Sings ». Le groupe échange donc le set acoustique contre une session plus dynamique et électrique. Pour affirmer son côté plus métal, le groupe décide de retirer de la nouvelle tracklist deux balades présentes sur la première démo (« Once Upon a Troubadour » et « Return to The Sea »).

Et voilà que fin 97 débarque dans les bacs le premier album de Nightwish Angels Fall First !


Un album qui reste tout de même un peu acoustique (« Angels Fall First », « Lappi »), mais qui peut tout aussi bien partir dans des sonorités plus heavy (« Elvenpath »). J’aime beaucoup ce premier album pour son côté expérimental. On sent déjà le potentiel encore timide de Tarja. Elle est d’ailleurs accompagnée par Emppu à la basse, et par Tuomas à la voix, détails qui donnent à cet album son côté unique, puisque aucun, ni d’Emppu ni de Tuomas, ne renouvellera l’expérience. Tuomas, trouvant sa voix détestable dans ce premier album, refusera de rechanter. Il faut dire que Tarja met d’hors et déjà la barre très haut ! On commence avec « Elvenpath », très péchu, avec des guitares aux rythmes bien agressifs boostant à merveille les envolées lyriques de Tarja. « Beauty and The Beast », malgré la voix mal assurée de Tuomas, est tout de même bien sympathique à écouter, avec de très beaux solos de guitare. The Carpenter, tout premier single de Nightwish, est un excellent duo entre Tuomas chantant tous les couplets, et Tarja qui se contera du refrain et du pont, mais se rattrapera grandement sur de magnifiques vocalises en fin de titre. Un clip sera même tourné, sur lequel n’apparaîtra étrangement que Tarja…

On pourrait penser qu’à partir de la sortie de ce premier album tout roule pour Nightwish. Et bien non, loin de là. Les quelques concerts qui suivront seront vécus comme un véritable calvaire pour la majorité de l’équipe, qui découvre la scène avec beaucoup d’anxiété. D’autant que les critiques ont alors plutôt tendance à mettre un point d’honneur à descendre Angels Fall First en flèche. L’année suivante, limité par les obligations de chacun, le groupe ne donnera que 7 concerts !

Emppu

En 1998, Nightwish fait appelle à Sami (le bassiste de Nattvindens Grat) pour assurer les nouvelles parties de basse du groupe, Emppu préférant se cantonner à la guitare. Pour l’enregistrement des chants masculins sur le prochain album, Tuomas fait venir en studio le chanteur Tapio Wilska (faisant de lui le premier guest sur un album du groupe). Bien que Wilska plie l’enregistrement de « Devil and the Deep Dark Ocean » et « The Pharaoh Sails to Orion » en moins d’une heure, Tuomas et Tarja vivent un véritable enfer.

Comparées à Angels Fall First, les compositions de Tuomas pour Oceanborn sont bien plus techniques pour la chanteuse, qui ne parvient pas au départ à satisfaire les exigences vocales imposées par l’écriture complexe de Tuomas. C’est indéniable, la réalisation de l’album fait appel à toute la technique de l’ensemble des musiciens. Les tempos sont bien plus rapides, les titres bien plus agressifs. Le groupe estime Oceanborn comme étant le recueil des chansons les plus difficiles de son répertoire. Tuomas considère d’ailleurs cet album comme étant le véritable premier album, reléguant presque Angels Fall First au rang de démo. Une grande majorité de fans considère de loin Oceanborn comme L’ALBUM de Nightwish. Vous l’aurez compris : si vous ne devez en acheter qu’un, c’est forcément celui-ci !


C’est simple : musicalement y a que du bon dedans ! Un mixage très approfondi, avec une richesse instrumentale sans commune mesure avec le premier album. On découvre la dimension symphonique des nouvelles compositions, tout en retrouvant les intros purement pianistiques (« Gethsemane »). Si pour Angels Fall First on décèle une tendance récurrente à faire passer la guitare et le synthé au premier plan, ici on a un mastering bien plus équilibré et pure, qui met l’auditeur au centre de l’écoute. Cela est en grande partie lié au travail de Mikko Karmila, l’ingénieur son pour Stratovarius (groupe reconnu par Nightwish comme étant une de ses plus grosses influences) qui vient parachever le mixage en studio. Oceanborn cartonne dans les charts finlandais, une vraie boîte à tubes, plus particulièrement un générateur de singles. Le premier à sortir pour la promo de l’album n’est autre que Sacrament of Wilderness, bien que le clip, tourné un peu trop à la va vite, ait été complètement raté ! Walking in the Air, bien que magnifique, n’a quant à lui tout simplement pas fait l’objet de clip. Le véritable single, c’est finalement Sleeping Sun, titre spécialement écrit par Tuomas à l’occasion de l’éclipse solaire totale, visible en Europe le 11 août 1999. La piste n’était cependant pas présente sur la version originale de l’album, qui fut alors réédité pour proposer cette magnifique balade en bonus track.

Il est pas magnifique ce clip ? (version 2005)

Autre titre que j’adore, c’est « Passion and the Opera », dont un passage bien particulier (≈ 2″ 20) qui me fait toujours un peu penser à la diva Plavalaguna dans Le cinquième élément… Oui bon d’accord Tarja n’est pas bleue et ne trimbale pas de caillasses dans le bide. Mais bon y a quand même une petite ressemblance dans le chant non ? Hmm… bon c’est pas grave continuons. Savez-vous que « Moondance » ne devait à la base pas faire partie de l’album ? Emppu a cédé sous l’insistance des autres membres du groupe ! Avouez que ça aurait été dommage de manquer ça !

Bon on pourrait rester là à parler des heures de cette pure bombe d’album, mais faut qu’on parle du reste aussi quand même !

Après l’énorme succès d’Oceanborn, comment espérer faire encore mieux ? N’a t-on pas déjà atteint le maximum des capacités techniques du groupe ? Que de questions que Tuomas se posera pendant un moment. Mais il arrive tout de même à rassembler de nouvelles idées créatrices. L’enregistrement du troisième album débutera en 2000. Pour la petite histoire, la session d’enregistrement sera interrompue pour permettre au groupe de préparer les qualifications finlandaises pour… l’Eurovision ! Leur chanson s’appelle « Sleepwalker« , et bien que favori du public, Nightwish termine troisième dans le classement du jury ! Non non, je ne ferai pas de commentaire sur cette émission politique !! Oups trop tard…

Même si « Sleepwalker » a su plaire au public finlandais, le titre n’apparaît pas pour autant sur l’album Wishmaster, qui s’avère être bien plus simple à réaliser que le précédant.

A nouveau de très bons titres dans cet album. A l’époque de leur écriture, Tuomas est professeur en Lycée. Et lorsque le 20 avril 1999 survient la fusillade du Lycée de Columbine, notre compositeur est tellement bouleversé qu’il en fera une chanson. Celle-ci s’appelle « The Kinslayer », ce sera la deuxième piste de Wishmaster. Ce morceau sera joué sur la majorité des concerts jusqu’en 2005. Un autre titre que j’aime également beaucoup écouter : « Dead Boy’s Poem ».

Marco

Surfant sur la vague du succès engendré par Oceanborn (cette même année le groupe remporte 4 disques d’or pour Oceanborn et les singles Sacrament of Wilderness, Sleeping Sun et Walking in the Air), Wishmaster propulse Nightwish sur les routes. Le public accueille la tournée avec beaucoup d’enthousiasme ; à tel point que Wishmaster devient disque de platine à la fin de l’année 2000 ! Vous pourrez trouver un Live DvD de cette tournée, ainsi qu’un album live (tiré à 10 000 exemplaires et sorti uniquement en Finlande), tous deux sous le nom de From Wishes to Eternity. Et croyez-moi c’est de la bombe ! Vous y retrouverez tout l’univers de Nightwish comme si vous y étiez. Avec une majorité des titres issus de Wishmaster (normal jusque là), mais également une bonne reprise des précédents albums !

2001, année noire pour le groupe, et grosse frayeur pour les fans. Nightwish traverse une crise identitaire sans précédent, et doit faire face à un public violent en Russie, se voyant également obligé par les forces de l’ordre coréennes de stopper leur concert. On est bien loin de l’ambiance du Wishmaster Tour. Tuomas traverse une très mauvaise passe, et annonce officiellement la fin de Nightwish en septembre. Les choses se gâtent avec les membres du groupe (prévenus après les labels finlandais et allemands…) et tout semble montrer que le groupe est dans la tombe, bien mort et enterré.

Tuomas décroche un moment, et se recentre sur lui même. Il parvient à reprendre confiance, et commence une nouvelle vie. Il décide de faire renaître Nightwish de ses cendres, mais prend la décision de se séparer de Sami, alors complètement démotivé, et propose à un certain Marco de le remplacer. Marco accepte, et sera très rapidement intégré comme bassiste et chanteur masculin.

Début 2002, Century Child est dans les starting blocs, et l’ambiance dans le groupe, grâce à l’arrivée de Marco, est très bonne.

L’album est peut-être un peu plus sombre que les précédents, notamment avec « Slaying the Dreamer », titre dans lequel Emppu et Tuomas ont mis un bon concentré d’agressivité. On est loin de « Dead’s Boy Poem », dont le thème tournait autour du pardon. Ici on dénonce, on insulte, dans un esprit de vengeance. On découvre également la patte de Marco dans la compo, puisque ce dernier écrit le premier mouvement de « Beauty of The Beast ».

Jukka

Mais la grosse innovation vient essentiellement de l’orchestration. En effet, c’est la première fois que Nightwish enregistre avec un orchestre symphonique (celui de Joensuu, près de Kitee, leur ville natale), jouant davantage sur la corde classique. Ce qui nous donne un résultat magnifique dans la symphonie « Beauty of The Beast », tout comme sur les titres « Ever Dream », « Feel for You » ou encore « Bless the Child ». Le single de l’album, Ever Dream, est disque d’or 2 heures seulement après sa sortie en Finlande, et l’album disque de platine en à peine 2 semaines !

Mais une rumeur fait trembler les fans : le départ éventuel de Tarja. La rumeur est vite démentie, mais pour permettre à Tarja de finir ses études, le groupe décide de faire une pause d’un an sitôt rentré de tournée.

Once upon a time… en 2004 ! Vous l’aurez compris, je parle du 5ème album. Bon alors que dire ? Encore un orchestre : celui du London Studio Orchestra et ses 52 musiciens, dirigés par Pip Williams (à qui on doit la magnifique BO du Seigneur des Anneaux), qui enregistrera 9 des 11 pistes de l’album avec le groupe. Beaucoup plus présent donc que l’orchestre de Joensuu !

Un des meilleurs albums de Nightwish avec Oceanborn à mon goût, devenant d’ailleurs disque d’or le jour même de sa sortie, tout comme son Single Nemo. On découvre pour la seconde fois un titre entièrement chanté en finnois (on n’avait plus rien eu depuis « Lappi »), qui n’est autre que « Kuolema Tekee Taiteilijan ». Avec la partie de violoncelle, là ? Juste énormissime !

L’album démarre sur les chapeaux de roues avec le très énergique « Dark Chest of Wonder », savant mélange de guitares bien heavy et de violons endiablés, pour le plus grand bonheur de nos oreilles bien sûr ! On est tout de suite mis dans le bain, et quand je parle de bain, faut comprendre du bain de metaleux hein ! Plus de 4 minutes de bourinage symphonique ! On est bien loin du petit hobbit joufflu dans sa Comté et de la musique d’ambiance chantée au coin du feu par Tuomas, mais on assume !

Un autre titre incontournable de cet album, « I Wish I Had An Angel », superbe duo entre Marco et Tarja, qui deviendra par la suite le second Single sorti sur la déferlante de Once, et la chanson de clôture de tous les concerts du groupe dans la période 2004-2005. Je sais pas vous mais le tandem Marco-Tarja, moi, je kiff grâve ! Pour les cinéphiles, vous aurez sans doute remarqué que « I Wish I Had An Angel », apparaît sur la bande son de Alone in The Dark ?

Le 4ème Single (le 3ème étant Kuolema Tekee Taiteilijan, sorti uniquement en Finlande), Siren, prend des airs légèrement orientaux assez envoûtants. Un clip avait été réalisé, mais fût très vite retiré pour cause de très mauvaise qualité.

Très bon dépaysement également avec la participation de l’indien John Two-Hawks sur « Creek Mary’s Blood » !

C’est album est celui de tous les records. Avec ses 4 single, Once sera dès fin 2005 triple platine en Finlande, platine en Allemagne, or en Suède, Norvège, Suisse, Grèce et Autriche.

Et on comprend pourquoi !

La classe nightwishienne

Le succès de l’album aboutit au Once Upon A Tour, tournée gigantesque dans le monde entier ! Effets spéciaux et pyrotechnique comme les fans n’en ont jamais vu !

21 Octobre 2005, lors du dernier concert de la tournée devant 11 500 personnes à Helsinki (concert filmé qui deviendra le DvD End of an Era). Ce qui devait être la plus mémorable des clôtures de tournée devient le plus gros traumatisme ressenti par les fans. A la fin du concert, Tuomas, Emppu, Marco et Jukka donnent à Tarja et Marcelo (son mari et manager) une lettre ouverte indiquant leur éviction du groupe. Cette lettre faisant référence aux attitudes et comportements de ceux-ci observés pendant la dernière tournée, estimés totalement déphasés avec l’esprit de Nightwish. Tarja étant davantage préoccupée par sa carrière solo que par celle du groupe.

Mais contre toute attente, le renvoi de Tarja ne signifie nullement la fin de Nightwish. Malgré tout le tapage médiatique, le groupe part à la recherche de sa nouvelle chanteuse dès la fin de l’année. Tarja vit très mal cette mise à l’écart publique, et 2 conférences de presse (une pour la presse finlandaise et une pour la presse internationale) sont organisées en réponse à la lettre de Tuomas à Tarja.

Le couple n’en reste pas là, et le conflit lié à leur renvoi par le groupe semble vouloir prendre une tournure juridique qui mettrait en péril les sorties annoncées pour début 2006 (Nightwish Book et DvD End of an Era). Mais heureusement toute tension s’estompe dès le printemps, Tarja préférant se concentrer sur sa carrière solo.

Janvier 2007, les auditions se terminent. Mais le nom de la nouvelle chanteuse ne sera révélée au public que le 27 mai. Elle est suédoise et s’appelle Anette Olzon (du groupe Alyson Avenue). En attendant cette officialisation, le groupe n’a tout de même pas chômé, et le 6ème album est déjà très avancé dans sa phase d’enregistrement. Dès février, le groupe annonce la sortie du single Eva, qui sera diffusé via le net uniquement dès le 25 mai. Le 2ème single Amaranth sort quand à lui le 22 août, pour devenir disque d’or seulement 2 jours après. Contre toute attente, un single sort également en Finlande, Erämaan Viimeinen. Le morceau n’apparaîtra cependant pas sur les premières versions de l’album. Il s’agit en fait du titre instrumental « Last Of the Wilds », sur lequel ont été rajoutées les paroles. Mais attention : Anette ne parlant pas un mot de finlandais, la performance vocale est donc confiée à Jonsu, la chanteuse du groupe Indica.

Le 4ème single ne passera quant à lui pas inaperçu. En effet, il s’agit de Bye Bye Beautifull, qui fait directement et sans détour allusion au départ de Tarja. Malgré le rythme agressif soutenu et la violence du chant de Marco, la chanson n’est PAS une attaque envers Tarja, mais seulement un au revoir.

On retrouve inévitablement quelques petits pics bien placés…

« It’s not the tree that forsakes the flower… »

« Blink your eyes just once… »

… mais aussi certaines paroles assez gentilles, qui laissent à penser que le groupe pourrait re collaborer avec Tarja à l’occasion :

« You chose the long road and we’ll be waiting… »

Bien sûr, Tarja est partie pour de bon et ne reviendra sûrement pas de sitôt. Mais peut-être leurs chemins se recroiseront pour de plus ponctuels projets…

En tout cas, Dark Passion Play, sorti le 28 septembre 2007, marche très fort ! Et Anette semble bien accueillie par les fans, même si les comparaisons avec Tarja restent, il faut bien le reconnaître, très tentantes… Il faut dire que les deux chanteuses sont issues d’univers bien différents. Pour ma part j’apprécie autant Anette que Tarja. Et quitte à froisser les fans incorruptibles, je dirais simplement en faveur d’Anette que son timbre de voix correspond peur-être davantage au type de chanteuse que Tuomas recherchait lorsqu’il réfléchissait à son projet Nightwish… Mais n’entrons pas dans ce genre de débat sans fin !

On a droit là à un album, que dis-je : double album de très grande qualité, qui s’inscrit dans la continuité de Once. Dark Passion Play se montre très ambitieux, et nous offre un premier disc chanté, quand le second est purement orchestral ! Nightwish choisit ici de nous faire voyager à travers la culture celte et les musiques irlandaises. On retrouve la cornemuse et la flûte irlandaise dans « Last of The Wilds », et le magnifique « Meadows of Heaven ». Quant au clip de « The Islander », il est de toute beauté !

On retrouve également un côté un peu arabisant, en particulier dans les sessions d’orchestre de « Sahara ».

La tournée qui a suivie la sortie du dernier album c’est avérée être un gros succès, Nightwish à guichet fermé dans la plupart de ses concerts en Finlande, Les Etats-Unis, l’Irlande, le Royaume Uni et la France ! L’album est quadruple disque de platine en Finlande, or et platine dans de nombreux pays d’Europe…

D’ailleurs j’en profite pour rassurer les septiques : pour avoir assisté au concert de la Halle Tony Garnier, je vous garantie qu’Anette assure sur scène ! Et ce aussi bien sur les titres de Dark Passion Play que sur des chansons plus anciennes.

La tournée du Dark Passion Tour s’est terminée le 19 septembre 2009 au Hartvall Arena à Helsinki (la même salle que pour la tournée de Once en 2005). Et vu que c’était le goupe Appocaliptica qui assurait la première partie, ça a du forcément être encore un très bon moment !

Quand à Tarja, elle continue sa route seule (je ne saurais que vous conseiller son album My Winter Storm), mais ça, c’est une autre histoire… :-p

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Bonne année 2010 à tous

BioZik, Musique

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A propos de l'auteur

Passionné de new-techs, de zique à ouïr, de movies à mirer et de bouquins à dévorer ;-)

6 réponses to “Nightwish : Hyvää joulua ja onnellista uutta vuotta !!”

  1. grishka says:

    Très bon article ! Bon t’a raison l’Eurovision on reviendra pas dessus.. trop risqué.
    Sinon j’adore ce groupe ! Tuomas est vraiment impressionnant dans sa maitrise de la composition.
    Dark Passion Play est effectivement assez ambitieux, tant au niveaux technique que artistique et m’a même semblé un poil plus cohérent que Once (déjà énormissime). A noté que le deuxième CD présente les mêmes musiques que le CD1 en orchestral, pas d’autre compositions.
    Pour les intéréssé voilà un très bon site français sur le groupe : http://www.nightwish.fr/

    • Kryska says:

      Oui effectivement très bon site bouré de détails ! Je me suis surpris à y rester quelques heures à voyager d’une page à l’autre ! Merci pour le lien.
      Pour Dark Passion Play, je n’avais pas précisé que les titres du second cd sont les mêmes que ceux du premier. Mais la version purement orchestrale n’est pas pour autant moins intéressante à écouter. Elle permet de (re)découvrir toute la beauté de l’orchestration, et pourquoi pas, pour les plus téméraires, de s’improviser chanteur ^^
      Pour moi cette configuration d’album contient un message : ce n’est pas le chanteur qui fait Nightwish, il n’est qu’un élément du groupe…

  2. fylyp82 says:

    Sacré article… j’aurais mis le temps à le lire. Mon expérience Nightwish avait commencé par la claque Oceanborn, dès les premières notes.. le reste m’avait plu, jusqu’à Century Child Inclus… par contre, le départ de Tarja m’a fait l’effet Max Cavalera (qui, lorsqu’il avait quitté Sepultura avait laissé un gouffre béant).

    Je vais donc m’atteler à revoir ma position, vu que le talent de Tuoma semble être resté intact.

    • Kryska says:

      C’est sûr que le changement de chanteuse a fait évoluer le style. On passe d’une voix lyrique sophistiquée à quelque chose de plus typé pop rock, mais grâce à une compo intelligente, Nightwish a su garder son identité. Ce qui vaut le coup de s’y intéresser.
      Je te laisse le temps de te faire une idée, mais ton avis m’intéresse !
      :-)

  3. Emilie says:

    Nightwish à certes changé de chanteuse , mais leurs voix sont différente et cela change le style de musique et varis ainsi les succès , toute leurs chansons sont géniales et c’est ce qui fait leurs gloire !!

    • Kryska says:

      Salut Emilie ! Je suis à 100% d’accord avec toi sur les voix. J’aime toujours autant ce que fait Tarja (son dernier album What Lies Beneath est une vraie tuerie), et suis fan de Nightwish depuis le début. Mais comme je le dis dans l’article, Anette a parfaitement sa place aux côtés des autres membres du groupe. Le duo de voix avec Marco fonctionne nickel. Un peu plus pop rock dans le chant ? On s’en fout tellement c’est bon !
      Tiens en attendant l’album Imaginarium en 2012, je te conseille de faire un tour sur le myspace d’Anette, où elle vient de publier la démo d’Ever Dream, qu’elle avait envoyé au groupe lors de son audition ;-)

      http://www.myspace.com/anetteolzonofficial

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