NewzZik : Marie Espinosa, la démarrante

nov 08, 2009 4 commentaires de Kryska
MarieEspinosa

Commencer un article par une annonce pareille, je sais pas vous mais moi ça me fait un petit quelque chose !
Et bien nous voilà parti pour notre deuxième découverte newzZikale, avec une jeune chanteuse qui, même si elle officie dans un genre musical assez éloigné de mes goûts habituels, a réussi à attirer mon attention. Cette chanteuse s’appelle Marie Espinosa. Vous la connaissez peut-être mieux en temps qu’actrice, puisque Marie a débuté sa carrière en 2004 avec le premier rôle féminin (Darya) dans le film The Keeper de Kayvan Mashayek, sélectionné au Festival du Film de Moscou en 2005.

Kamran est un jeune iranien âgé de douze ans, vivant en exil aux Etats-Unis, et qui découvre que son ancêtre est Omar Khayyam, mathématicien, astronome, poète de la Perse du 11ème siècle. Cette histoire est transmise de génération en génération et c’est à lui que revient le devoir de perpétuation. Le film relate l’épisode historique où Omar Khayyam est à la fois ami et rival de Hassan Sabbah, le fondateur de la secte des Hassashins et leur amour commun pour la belle et jeune esclave Darya. Le film a été tourné dans les décors naturels somptueux de Samarkand et Bukhara, en Ouzbékistan.

Marie enchaîne ensuite avec le rôle de Morgane, une jeune fille nymphomane et mythomane, dans la série de M6 Faites comme chez vous, diffusée sur la chaîne depuis le 03/04/2005 :

Au 1er étage, le couple gay formé par Julien (Arnaud Gidoin) et Rémi (Mattéo Vallon) voisine avec les deux soeurs Valentine (Geneviève Fontanel) et Maryse (Claire Maurier) qui espionnent la vie des autres et propagent des rumeurs malveillantes. Au 2e, ce sont la famille Costa dont le père Christian (Roland Marchisio) est président du conseil syndical et les Fouchard: Solange (Charlotte Maury-Sentier), ménagère acariâtre qui vit avec son fils, et sa petite fille, et qui loue un appartement à deux jeunes femmes au 3e Elsa (Elodie Frenck) et Babette (Sophie Le Tellier).

Au 3e également, vient de s’installer un jeune couple Chloé (Alicia Alonso) et Mehdi (Farouk Bermouga). Et le gardien de l’immeuble (Didier Becchetti), qui n’a d’autre ambition que de vivre tranquille, essaie de concilier tout ce petit monde.

Evidemment, entre les deux sœurs langues de vipère, et le “coming out” tardif du couple gay, les embrouilles sentimentales de Chloé et Mehdi et la crise d’adolescence de la fille Costa, la vie de l’immeuble n’est que saynètes de vaudeville, quiproquos et malentendus.

Marie décroche ensuite en 2005 le second rôle féminin (celui de Claudine) auprès d’Arielle Dombasle dans C’est Gravida qui vous appelle, film d’Alain Robbe-Grillet.

John Locke (rien avoir avec Lost^^) est un historien de l’art, passionné de peintures orientales et plus particulièrement de la femme en tant qu’objet : objet de l’art, objet érotique, à la fois jeune esclave cruellement punie et déesse inaccessible. Il s’installe dans les ruines d’un ancien palace près de Marrakech, dans les montagnes marocaines de l’Atlas, sur les traces de Delacroix qui est le sujet de son étude. Malgré les attentions jalouses et amoureuses de sa jeune et énigmatique servante/maîtresse Belkis, il est piégé par un aveugle et tombe entre les mains d’Anatoli et de sa maîtresse Claudine, organisateurs d’exhibitions orientales pour amateurs pervers. Victime de leurs fantasmes érotico sadiques, John Locke croisera sur son chemin Hermione (rien à voir avec Harry Potter non plus !), apparition évanescente à travers les ruelles labyrinthiques de la Médina de Marrakech. Est-elle une illusion, un spectre, une victime ou une manipulatrice ? Trop perdu dans ses rêves, il sera incapable de voir le destin tragique qui l’attend.

En 2006, Marie monte sur les planches de l’opéra bastille pour jouer dans l’opéra rock Le temps des Gitans, adapté par Emir Kusturica de son film du même nom sorti en 1998. Magnifique histoire qui raconte la dramatique vie de Perhan, fils naturel d’un soldat et d’une Tzigane, qui rêve d’un avenir riche et heureux. Elevé par sa grand mère qui l’adore, il est bientôt arraché à elle pour aller travailler en Italie pour un trafiquant d’enfants…

On retrouve dans cet opéra les musiques de Goran Bregovic, dont les compositions (notamment le magnifique Ederlezi) avaient déjà grandement contribuées au succès du film. Mises une seconde fois en scène avec brio par Kusturica, conteur et styliste de talent, elles témoignent de sa réussite au plus subtile des mélanges entre lyrisme poétique et cruauté de la vie.

Tenez, puisqu’on parle de cruauté de la vie, si on en croit les Rita Mistouko, les histoires d’amours finissent mal, en général. Enfin bon des fois on s’en sort bien quand même ! C’est en tout cas suite à un chagrin d’amour que Marie décide de composer son premier disque La démarante.

Un album très inspiré par ses modèles tels que Emily Dickinson (qu’elle site dans son titre ambigu “Elle couche”), Barbara, Gainsbourg et Michel Berger, Nico, Radiohead, Lennon ou encore Nancy Sinatra, à qui elle lance des clins d’œil malicieux tout au long de son album. Une batterie qui sonne comme dans un Sean Lennon, une basse made in Gainsbourg, des messages personnels chers à Hardy.

Dans cet album où se succèdent les photographies sentimentales de sa vie, Marie se raconte en onze titres sur des envolées de piano, des airs d’accordéon, des ballades countrysantes, des ritournelles radieuses. Chacune de ses chansons a une humeur et un climat.

Coup de foudre, course aux auditions, « rêves sans emploi », histoires d’un soir. C’est un autoportrait avec des larmes et des pastels, des rires et des soupirs et bien sûr des mots tendres et choisis chantés d’une voix mutine. Marie a collaboré  avec Philippe Uminski pour les premiers refrains, au début de cette aventure, en 2007. Mais c’est toute seule qu’elle a posté L’Annonce sur MySpace. Une semaine plus tard, la salle parisienne Le Réservoir  la programmait pour jouer dans un tremplin. Le producteur Marc Lumbroso ( JJ Goldman, Vanessa Paradis, Raphael) la découvre,  et de fil en aiguille… voilà que déboule La démarrante, composé au piano, un vieux Gaveau, ou à la guitare, enregistré en partie à Nashville avec Joe Hardy ( ZZ top, Steve Earle) et en partie à Paris avec Jacques Ehrhart (Camille, Henri Salvador). Un jour, Roman Romanelli (accompagnateur, entre autres, de Barbara pendant plus de 15 ans) est passé en studio. Marie s’en souvient encore, des sourires pleins la tête. C’est ça La démarrante. Ca commence sur un coup de blues, ça finit par un éclat de rires.

L’album La démarrante devrait montrer le bout de son nez le 4 janvier 2010. Le single L’annonce est quand à lui d’hors et déjà disponible dans les bacs !

Alors si l’annonce vous plait, n’hésitez pas à nous poster votre réponse !

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Passionné de new-techs, de zique à ouïr, de movies à mirer et de bouquins à dévorer ;-)

4 réponses à “NewzZik : Marie Espinosa, la démarrante”

  1. fylyp82 says:

    Sacré article encore une fois… pleins de pistes à saisir pour une mp3othèque en mal de nouveauté ^_^ M. Espinosa est tout a fait charmante (look et zik).

  2. Kryska says:

    J’ai oublié de le préciser dans l’article mais pour ceux qui souhaitent découvrir Marie Espinosa en live, elle fait actuellement les premières parties de Calogero. Plus précisément elle sera à la halle Tony Garnier à Lyon le 3 décembre :-)

  3. grishka says:

    Une bonne bande “annonce”, a confirmer avec l’album. J’aime bien la voix !

  4. Kryska says:

    Marie Espinosa a sortie son album, disponible dès aujourd’hui !
    1 – L’annonce
    2 – L’âge des possibles
    3 – Qu’est-ce qui t’a plu .
    4 – C’est pas facile
    5 – Toi de Paris
    6 – Pour un beau chanteur
    7 – La fille bien née
    8 – Elle couche…
    9 – Elle me dit
    10 – La chanson sans refrain
    11 – Tant et tant
    Disponible à 9,99 sur iTunes

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