MGMT : Congratulations guys !
Qui aurait pu croire, il y a à peine deux ans, que les sons electro pop de ce duo de choc décolleraient comme une flèche tout droit de Brookling pour faire planer toute la planète ? Pas grand monde…
MGMT c’est quoi ? Au début on parlait tout simplement de Management… maintenant pour être branché il faut dire Make Great Music Today ! Composé de Ben Goldwasser et Andrew VanWyngarden, MGMT est un groupe indie pop créé en 2002, dont la signature sonore est aisément reconnaissable à ses sons claviers bien rétro seventies. Dans l’idée, imaginez un croisement de Flaming Lips, de Rolling Stones époque 60′s, d’un Bowie debut 70′s, agrémenté de sons electroniques analogiques sur fond pop-hit wonder US…
Après la sortie en 2005 d’un premier Ep Time to Pretend et une tournée promotionnelle, le groupe signe chez SONY/Colombia Records un contrat pour 4 albums.
Le premier n’est autre que Oracular Spectacular. Specacular ? Dans le genre 2 millions d’exemplaires vendu dans le monde, il porte bien son nom le disque !
Alors qu’est-ce qu’il y a de bien là dedans ? Bah écoutez : autant dire qu’il n’y a rien à jeter. On retrouve le titre « Time to Pretend », qu’on retrouvera en BO des séries Skins et Gossip Girl et au générique des matchs de l’euro 2008 sur TF1 ou encore à l’ouverture du film Las Vegas 21 (2008). Mais ce qui marque peut-être le plus les fans français, c’est l’utilisation de « Kids » sans autorisation par l’UMP lors du conseil national du 24 janvier 2009. Plein de bonne volonté le parti avait bien présenté ses excuses et proposé… un euro symbolique de dédommagement ! Si c’est pas de l’insulte ça… Bon depuis, avec l’inflation, tout ça, l’affaire s’est un peu corsée : on parle maintenant de 2 500 euros de frais de justice et 30 000 euros de droits d’auteurs. Droits qui seront reversés au profit d’une association de protection des droits d’auteur. M’est avis que cette association ne portera pas le nom d’hadopi…
Bref, on n’est pas là pour causer polémique politique, mais bien de musique. Bonne tourne de basse sur « Electric Feel », un « Weekend Wars » à fond 60th avec ses arpèges psyché… Ah oui, et « 4th Dimensional Transition », avec ses percu afro beat, super envoutant ! Bon groove sur « The Handshake » et un « Future Reflections » qui laisse augurer d’un avenir plutôt prometteur.
Et l’avenir, c’est maintenant, puisque le deuxième album Congratulations vient tout juste de débouler dans les bacs. Et il faudra vous y faire : ça cartonne grave ! Un son complètement assumé psyché rétro seventies comme on l’aime. Et comme le dit si bien le groupe dans son premier titre : « Its Working » !
Ben présente cet album comme l’opposé émotionnel du précédent album. Et c’est plutôt vrai. Car si la première galette était un générateur de tubes festifs, là on a droit à une explosion d’émotions. On passe de la gaieté à la tristesse, d’un univers explosif à une ambiance plus froide (« Someone’s Missing »)… Et si Time to Pretend foisonnait de singles, ici on n’en aura pas un seul. Pourquoi ? L’album est un tout, à écouter d’un bloc nous dit Ben. A vous de choisir les titres qui sortent du lot. On prend note.
Bah tiens puisqu’on en parle, « Flash Delirium » est un de mes préférés, avec ses petites interventions de flûte. « I Found a Whistle » ? Bah pour la flûte je viens de le dire ! Bon il n’y en a pas dans ce titre, mais on a droit à un son de bon vieux synthétiseur à l’ancienne. J’aime !
Après ça on passe aux choses sérieuses : 12 minutes de « Siberian Breaks », piste instrumentale expérimentale, entrecoupée d’interventions vocales au mélodies variées. Ca me rappelle un peu « Echoes » made in Pink Floyd de 23 minutes, moi.
Bel homage à Bryan Eno, avec une piste qui porte le nom de l’artiste. MGMT met ici à jour une de ses sources d’inspiration les plus importantes. Le son Bryan Eno est une grosse influence pour le groupe ? Et bien pourquoi s’en cacher ? Bon Brian Eno c’est un style ambient song. Pour le coup, le contraste du titre avec le style de Brian est assez fun, puisque on à droit à un son typé punk rock assez rythmé et pêchu. On retrouve par contre en arrière plan des mapes de synthé qui rappellent les compo de Eno. Ou alors, le vrai hommage vient après, avec l’instrumental « Lady Dada’s Nightmare » ? A vous de me dire
Et on arrive gentiment à l’avant dernier titre « Congratulation », qui a donc donné son nom à l’album. Sympathique titre certes, mais pas LE titre de l’album pour autant, si vous voulez mon avis.
Et on termine avec « Inbetween The Liners », originale présentation de l’album, dans lequel une voix quelque peu monocorde présente tour à tour chaque titre de la tracklist sur font de mapes claviers comme on les connait désormais bien…
Waiting for the next one !




S’il y a du Brain En là-dedans, ça peut être que bon ^^
Je me procure le deuxième album au plus vite en tout cas