Le Labyrinthe de Pan

août 13, 2009 2 commentaires de

Cet article a été écrit par Puscas, auteur invité du Blog-Bazar.

LE LABYRINTHE DE PAN (de Guillermo del Toro)

Les Contes de la Salle de Bain

Les Contes de la Salle de Bain

Je me demande pourquoi je suis allé voir ce film… peut-être parce que j’avais aimé l’Échine du diable ou encore Mimic, mais après avoir vu Hellboy, j’avais de sérieux doutes sur le nouveau film de Guillermo del Toro. Une certaine appréhension qui appelait les fantômes du cinéma Espagnol, le cinoche tendance qui se regarde les doigts de pieds et qui s’epile le nombril…la peur de (re)trouver la fausse poésie d’un Almodovar vieillissant et en panne d’inspiration. Del Toro l’a dit lui-même : “avec les déceptions hollywoodiennes, je veux revenir a mon cinema.”

Pire que Dark Vador le Lopez

Pire que Dark Vador le Lopez

Son cinéma ? J’avais oublié que le cinéma de Del Toro n’est pas ancré dans le moule de la Fashion Attitude Movies et qu’il était de ceux qui ont une patte personnelle et une sensibilité de l’image magnifique. Je sais pourquoi je suis allé voir ce film, tout simplement parce que Guillermo est un maître.

Ofelia, une petite fille timide et refermée sur elle-même se réfugie dans un monde magique et fantastique pour échapper à l’horreur de la période franquiste au paroxysme de sa monstruosité. Orchestré par Sergi Lopez, mine de rien personnage principal du film, le rythme maitrisé nous plonge sans temps mort dans cet univers, et évite toute séquence interminable. Les pics de violence extrêmes, sans être gores, m’ont accroché au siège et font de ce film une beauté visuelle de par son travail soigné sur la douleur visible. Lopez y est extraordinaire en général pervers et ultra méchant, il éclipse presque tous les autres acteurs, pourtant très bons, mention spéciale a Ivana Baquero, divine.

Jeux de mains...

Jeux de mains...

Seul petit bémol notable, une légère faiblesse dans le scénario quelque peu facile, mais tellement fort dans les images que tout est effacé. Les séquences tendues et angoissantes du monde fantasmagorique succèdent aux scènes fortes et violentes de la réalité qui nous tiraillent entre deux univers pour lesquels on éprouve une certaine peur, et l’on est décontenancé lorsque la fillette se perd dans ses propres rêves pour toujours nous balancer entre magnificence et horreur sanglante.

Tout au long du film, une boule de haine se forme dans notre gorge, mais n’explose jamais tellement Ofelia est attendrissante. On est triste puis heureux, puis heureux et triste… le final est tout simplement beau et la boucle est bouclée. On a le sentiment que le film a une fin, une structure logique qui nous ramène à la véracité de notre monde, nous laissant ainsi avec l’impression d’aboutissement pour ce dernier film du génialissime Guillermo.

LOeil du Tigre !

L'Oeil du Tigre !

Petit bonus : Guillermo en plein casting aux pays des merveilles

Petit bonus : Guillermo en plein casting aux pays des merveilles

Ciné reste du monde, Cinéma

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A propos de l'auteur

Guest... Mais qui est Guest ? Tout simplement un auteur de passage, une plume en voyage qui s'est arrêtée quelques instant pour nous écrire un petit quelque chose.

2 réponses to “Le Labyrinthe de Pan”

  1. grishka says:

    Un de mes films culte, par un des mes réalisateurs culte : juste magnifique et totalement maitrisé. J’ajouterai même qu’il est produit par Aflons Cuaron.

  2. grishka says:

    Ouais alfonsO cuaron

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