Le Cinquième Élément (Luc Besson)
Résumé du scénario : Bruce Willis sauve le monde.
Non, ne partez pas, c’est assez réducteur je le reconnais, mais soyons franc c’est toujours fun de voir un quasi chauve sauver des trucs comme le monde non ?
Sorti en 1997, Le Cinquième Élément pourrait facilement passer pour un blockbuster américain. Casting ricain jusqu’à la chaussette, effets spéciaux à gogo et à gaga… mais voilà notre gros bonhomme national, j’ai nommé Luc Besson, a bien fait les choses et le film est de nationalité française.
Toujours accompagné de Éric Serra pour la musique, Luc a donc fait le pari de faire un space opera (au sens propre d’ailleurs) français, qui fait big boom badaboum dans tous les sens.
Comment s’attaquer à un genre archicodé, qui évolue par vague depuis les années 40 ?
Déjà les costumes de Jean-Paul Gaultier, il fallait oser ! Mais le style est assumé et s’intègre parfaitement dans cet univers futuriste décadent.
Comment rendre des éléments farfelus logiques ? En créant un univers décalé et farfelu : les codes graphiques du genre sont joyeusement revisités et détournés dans une explosion de couleurs flashis et de personnages à contre-emploi. Si Korben Dallas, notre Bruce de service, se révèle sans surprise dans son rôle d’ex-militaire, son sens de l’humour désabusé mixé a son sens du bourrinisme fait toujours mouche (heureusement qu’il n’a pas basé sa carrière uniquement là dessus). Comme souvent ce sont les seconds rôles qui épatent le plus : Milla Jovovich, Gary Oldman, Ian Holm, Chris Tucker, tous jouent et surjouent comme des gosses dans un remake maison de star-wars.
La bonne ambiance communicative aidera à passer outre un scénario sympathique, mais qui tient au mieux sur quelques feuilles. La mythologie du film est tout juste effleurée, mais parait suffisamment crédible pour alimenter quelques livres/ BD/ séries (plusieurs choix possibles). Là où Luc est malin, c’est dans l’utilisation absolument géniale des détails : chaque scène ou presque fourmille d’éléments visuels ou sonores qui donnent une vraie consistance et une vraie cohérence à ce patchwork d’influences (relisez lentement, c’est français j’en suis sûr).
Que penser de tout ça ? Que c’est un sacré film ! Pas forcément un Grand Film, mais bon plat charnu, bien présenté, mélangeant le sucré, le salé et autres saveurs sans ambiguïtés. Un tel pari présent un toutefois un risque certain : soit le style graphique (hors effets spéciaux) va perdurer et en inspirera d’autre ; soit il est condamné à rapidement mal vieillir et devenir un nanard sympathique et acidulé.
A redécouvrir aujourd’hui en DVD ou BluRay, pour ne pas oublier que si l’ami Luc à beaucoup de défauts, il a aussi quelques qualités (sur le marché, un « 5e élément » vaut largement plus que 4 « taxis » et quelques « Transporteur »).

Aziz...




Le film a peu vieilli jusqu’à présent. Pourvu que ça dure ^_^
Lilou Dallas moultipass… moooooulttipaaasss !!
Pour moi LE film de Besson. Toujours pas sur mon étagère dvds ?! Va falloir y remédier ^^