L’Assassin Royal
L’Assassin Royal – La Citadelle des Ombres – de Robin Hobb (The Farseer Trilogy et The Tawny Man)
Parfois je me demande si on arrivera un jour à ne plus pouvoir inventer / écrire / filmer des choses qui n’aient déjà été faites. L’arrivé d’internet, des blogs… les solutions de montages à la maison, l’accès aux connaissances… Tout le monde peut faire des films, écrire des livres aujourd’hui… (attention je dis pas que tout le monde peut être un génie).
Tout cela pour dire que la fantasy (le hasard dites donc), est un des genres les plus prolifiques en histoires, mais aussi en possibilités. Au milieu des centaines de pavés sans saveurs, il peut arriver au lecteur assidu (ou bien conseillé) de trouver avec un peu de patience et quelques trucs, des petites pépites qui sortent de la moyenne. Y’a t’il d’autres genres pouvant aborder aussi fièrement une collection de cliché à faire pâlir Jésus Truc ? On pourrait sûrement passer plusieurs vies, des dizaines de débats télévisés et plusieurs centaines de nuit blanches à en faire ne serait-ce que l’index. Mais si toute la fantasy est occupée, il semblerait qu’un petit groupe d’auteurs (et je parle bien d’auteurs, pas de gens plus intéressés par le fait d’écrire que par ce qu’ils écrivent) résistent encore et toujours à l’envahisseur “bas de gamme”.
Et c’est alors que vous entrez dans une librairie (ou au moins un rayon livre) et commencer à chercher. Vous passez plus de temps que la moyenne des gens, le vendeur vous regarde comme si vous alliez voler un truc. Et le pire c’est que vous ne savez pas ce que vous cherchez. Peut être bien rien. Quelque chose d’orignal, de méconnu… quelque chose qui vous attirera l’oeil, des mots qui resteront dans la tête. Un monde ou le héros n’est pas un beau brun gominé, paysan devenu héros de la nation, roi du monde avec milles princesses à ces pieds. Un monde où on ne croise pas des magiciens balançant des boules de feu dans tous les patelins, ou le fond historique et politique tient sur un peu plus que 2 pages en début d’intro. Il y en à sûrement non ? Oui, plusieurs, et l’un deux s’appelle l’Assassin Royal.
Robin Hobb. Ca vous dit quelque chose ? Avant le cycle de l’assassin, on en à pas beaucoup entendu parler. Elle a pas mal écrit sous divers pseudonyme et je vous laisse le plaisir de trouver lesquels. Pour en revenir aux livres (13 en poches – 4 en bon gros volumes des familles, comptez au moins 5000 pages) il est une chose remarquable dans l’écriture de Hobb : on ne la voit pas. On commence à lire, et au bout de 4 heures on lève les yeux et on s’aperçoit qu’on est avachis avec un bouquin dans les mains à 3h du mat’; son style nous happe littéralement dans le peau de Fitz Chevalerie, ni héros, ni anti-héros, sans qu’on s’aperçoive que ce ne sont que des mots. Avant d’avoir eu le temps de se dire mentalement si on aime ou pas, on se retrouve à lire le tome 5… Parce que dans le fond c’est pas aussi simple qu’aimer ou non. C’est surtout qu’on est tellement impliqué, on partage tellement de chose avec Fitz qu’il faut absolument qu’on sache comment ça va se passer. Et sans l’ombre d’un cliché gênant (à l’échelle du récit j’entend. Si on fait gaffe un ou deux petits détails sont familiers… mais jamais longtemps Hobb les retournes tous un par un). Et aussi parce que l’auteur prend un malin plaisir à ne rien céder, à ne rien donner au lecteur.
L’histoire est si longue, l’oeuvre si complète que je ne vais vous en dire plus : je ne pourrais qu’abîmer la chose. Sachez seulement que s’il est facile d’y entrer (quoi que), on en ressort pas comme ça. C’est plus compliqué.
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A noter qu’une BD est sortie (2 tomes je crois), j’essayerais de vous en parler.
Dommage qu’il n’y ai pas plus de commentaires de livres : ça commençait très bien avec Fitz Chevalerie !
On va y travailler, promis !
Je confirme… promis