Harry Potter and the Prisoner of Azkaban
Harry Potter and the Prisoner of Azkaban (de Alfonso Cuaron)
Attention : cet article n’est absolument pas objectif, et c’est comme ça.

Pas touche !
En l’an de grâce 2004 arriva sur nos écrans la troisième adaptation cinématographique de la saga Harry Potter. Et comme un hasard n’arrive jamais seul, il s’agit du troisième livre, le Prisonnier d’Azkaban.
Je ne reviendrai pas sur les qualités diverses et variées du livre, je vous renvoie pour cela sur le blog de Vert (http://nevertwhere.blogspot.com/2009/07/harry-potter-reboot-38-sirius-black.html).
Et venons-en donc au film lui-même : Chris Colombus lâche enfin le morceau (je suis méchant, mais bon, à la limite son style collait assez aux deux premiers films) et est remplacé par Alfonso Cuaron, mexicain de son état, et un des mes réalisateurs fétiche par ailleurs (voir notamment Children of Men).
C’est un peu comme de changé un bon votre vieille Super 5 contre une Aston Martin : c’est radical, aussi bien dans le confort de conduite, dans la réactivité, que dans l’aspect général.
Trêve de comparaisons automobiles, pourquoi donc Alfonso Cuaron est-il un bon réalisateur ?

Wouaf wouaf !
Déjà, il est aidé par un bon script (oui les puristes au fond là, certaines scènes ont été virées, et alors ? Ça vous défrise ?). Tout comme dans le livre, il s’agit ici d’un changement profond dans l’histoire : on passe du monde enfantin et féérique à un univers plus sombre, plus gothique et moins coloré. Alfonso l’a bien compris et nous offre un univers plus sombre. Il n’y a pas d’autre mot. Et tout ceci passe en grande partie par un éclairage de génie, magnifique en toute circonstance et donnant une vraie substance aux ombres (la scène du couloir avec la carte par exemple).
Ensuite, la direction d’acteur change. Harry trouve ici une pêche assez intéressante (début de crise d’ado oblige) avec un jeu beaucoup plus nerveux et réactif. Le personnage est dynamique, il domine la plupart des scènes. Les autres acteurs ne sont pas en reste, mais demeurent un poil en dessous. Mention bien à Michael Gambon qui incarne un nouveau Dumbledore plus frais lui aussi, moins vieillard que Richard Harris.
Tertio, et c’est là le point qui m’est le plus cher : Cuaron est un réalisateur génial. Il utilise sa caméra sans esbroufe, mais avec une virtuosité, une fluidité et un sens de l’espace fantastique. Il suffit de voir comment il peut être tantôt calme et posé (souvent en steadycam) et tantôt d’un dynamisme monstre, s’adaptant sans problème aux moindres scènes : le détraqueur dans le train avec ce mouvement calqué sur « l’aspiration des souvenirs » ; le quidditch ; le travelling au travers de l’horloge (thème récurrent dans cet opus) ; la séquence avec le sol cogneur. On est bien loin des séquences insipides de Colombus. Ajouter à cela quelques effets bien trouvés comme les fondus quand Harry perd connaissance ; ou encore le passage des saisons très bien illustré…

black is black
Dernier film pour John Williams qui semble donner ici bien plus que les partitions convenues des deux premiers opus. Les mouvements s’adaptent parfaitement au propos et à l’ambiance mi-gothique mi-baroque du Prisonnier D’Azkaban. Les thèmes principaux (Hedwige, Harry Potter) sont maintenus, mais légèrement retravaillés dans un contexte moins féérique et un style moins « gentil » (je tenterais bien une comparaison avec Disney, mais je vais me mettre du monde à dos là).
C’est véritablement à partir du 3 que les films commencent à emprunter leur propre voie, avec moins de détails pittoresques, tout en gardant les saveurs de l’univers Potter. Pour la première fois ont assiste à de vraies coupes dans le scénario et au remaniement de certaines scènes. Rien de grave (sauf pour les archifans qui ne comprennent pas qu’une œuvre littéraire ne se transpose pas telle quelle en film, après tout c’est une adaptation non ?), encore une fois la logique du récit est conservée. Le scénario reste ici particulièrement bien écrit, merci à J.K. Rowling pour tous ces éléments bien ficelés !
Vous l’aurez aisément compris, the Prisoner of Azkaban est mon film préféré dans la saga, pour des raisons majoritairement cinématographiques. Il faudrait que je relise le livre un jour…

Blue is blue
audra ptet que je m’y mete, à l’univers Potter
Ha, mon film préféré de la saga aussi
vraiment bien fait.
Reste à voir le 7 pour voir si ça à changé… mais j’en doute ! Bienvenue à toi !
Hey salut juliette et bienvenue sur le BBz !
Alors je suis entièrement d’accord avec toi : Azkaban c’est le meilleur de tous jusqu’à maintenant.
Merci pour tes commentaires