Goldeneye

juil 14, 2010 3 commentaires de

GOLDENEYE de Martin Campbell
1995

L’histoire :
Goldeneye, un dispositif informatique capable de lancer une impulsion-électromagnétique, détruisant tout appareil électronique dans un rayon de 1000 km à été dérobé par une mystérieuse organisation nostalgique de la guerre froide. A leur tête, Janus, ex-agent 006 et partenaire de 007. Son plan : réduire l’économie mondiale en cendres et faire régresser le Royaume-Uni à l’âge de pierre. Devenu un dinosaure, une relique de la guerre froide, James Bond doit faire face à son pire ennemi : son propre reflet.

THERE IS NO SUBSTITUTE
En 1995, un titre connu de la presse a dit de Goldeneye « Un bond en avant ou trois pas en arrière ? ».
ça résume plutôt bien toute la problématique du film. après un hiatus insoutenable de 6 ans et le devoir de moderniser la franchise avec un nouvel acteur en la personne de Pierce Brosnan et une nouvelle approche (plus de fric, plus de pub, plus d’humour, pour schématiser), le tandem Broccoli/Wilson s’empare du destin de la franchise à un moment crucial. Leur solution, leur proposition, est de donner au public ce qu’il veut, l’image de James Bond dans l’inconscient collectif. Pas de Ian Fleming, retour aux Connery et aux Moore hauts en couleurs, adieux aux aspects les plus rugueux et flemingiens de Dalton. Tout se joue dans la référence, dans l’aptitude à se ré-approprier les codes, à les digérer et a les ressortir de manière a ce que le public les reconnaisse immédiatement sans forcément les identifier vraiment. Et en 6 ans le monde  a changé, toute l’histoire et le propos du film c’est est-ce que James Bond, décrit directement dans le film comme un « dinosaure, une relique de la guerre froide », pourra survivre à la parité, à l’évolution du féminisme, et surtout à l’effondrement du bloc soviétique et la fin de la guerre froide ?
Tout le film se joue là-dessus : c’est pas Bond contre Alec Trevelyan et les hackers qui prennent le conrôle de la planète, c’est Bond contre lui-même, qui se bat pour trouver sa place dans le monde moderne. Un peu comme dans On ne vit que deux fois, le film à un deuxième niveau de lecture symbolique et psychologique bien plus intéressant que le simple film d’action qu’il semblait être en 1995.

D’abord, comme si on voulait tirer définitivement un trait aux années Dalton, Goldeneye commence en 1986, soit un an avant Tuer n’est pas jouer, le 1er Dalton. Puis on saute « 9 ans plus tard », donc en 1995 le monde « d’aujourd’hui ». Ce coup d’ellipse (un coup unique dans la franchise) place Bond au centre du film, et pas ses enjeux ou ses conflits. Et quelle est la première chose que fait Bond 9 ans plus tard à l’écran ? Il prend un tournant. (a souligner)
Mais le vieux Bond est toujours là, avec ses vieilles habitudes : il séduit une femme, porte le smoking, conduit l’aston-martin DB5, joue dans un casino, boit un martini, et découvre un syndicat du crime. Tout ça en deux scènes !

Mais après ce tour d’échauffement, Bond échoue a stopper le vol de l’hélicoptère et là fondu au noir. Et dans un sens c’est la fin d’un film dans le film parce que tout ce qui suit après sera la construction du premier Bond post-moderne. un film aberrant affirmant que James Bond n’est pas le maître de l’univers. Pendant une heure, 007 est ridiculisé, traité de « sexist misogynist dinosaur », déconnecté du monde qui l’entoure et anachronique dans une ère post-guerre froide. Chaque personnage, sans exception, mettra une claque psychologique à Bond à sa manière. valentin lui demande si il est enfin décidé a rejoindre le 21ème siècle, Jack Wade se fout des codes secrets et des voitures de luxe, 006 fait l’analyse très juste que le Martini n’est qu’une fuite, un refuge loin des cris de tous les hommes qu’il a tué. Moneypenny lui dit qu’elle en a marre d’être victime de son harcèlement sexuel.
Barbara Broccoli va aussi faire de M plus qu’une femme, une figure maternelle (un concept a peu près inexistant dans les 16 films précédents). Comment Bond répond à tout ça ? Il ne fait rien.

Au lieu de ça, il s’embarque dans une mission personnelle pour battre le guerrier de la guerre froide en allant a la source : la Russie, un ancien ennemi maintenant handicapé et meurtri (à l’image de Valentin). Les deux bond-girls sont russes : Natalya, un cerveau avec de longues jambes, et Xenia, une version psychotique de l’agent triple X de l’Espion qui m’aimait (et pour la première fois, autre signe du féminisme ambiant, on voit pour la première fois une femme avoir un orgasme dans un bond. depuis le temps.).

Mais c’est dans un cimetière de Statues soviétiques démembrées (symbolisme lourdaud mais bon ça fonctionne) que Bond rencontre son vrai ennemi : sa propre ombre. Comme 007, 006 est piégé dans dans un trou temporel. Comme Bond, il est devenu a la fois une icône (006/007), un mythe (Janus/Bond) et un homme (Alec/James). et là pas besoin d’aller très loin dans l’analyse pour dire que chacun est le reflet de l’autre et que leur relation est celle d’un miroir qui donne pas l’image désirée de soi. Et ça va jusque dans la bataille finale, 006 reprenant le seul schéma de l’homme que 007 n’a pas pu attraper, Blofeld dans on ne vit que deux fois, reprenant jusque dans l’iconographie de sa base. ça va même encore plus loin dans leur baston finale, où 007 fait de l’auto-destruction, à chaque qu’il donne, il en prend deux autres. Et le plus révélateur arrive au climax quand Bond tue Alec et qu’il lui dit « not for England. For me. ». Pour survivre aux années 90, il tue littéralement une de ses facettes. Le guerrier de la guerre froide n’est plus. Mission accomplie. Bienvenue dans le 21ème siècle, Mr. Bond.

YOU KNOW THE NAME. YOU KNOW THE NUMBER.
La psychologie c’est bien joli, mais que donne le film a part ça ?
Visuellement plutôt pauvre, montage et mise-en-scène old school décalées pour un film des 90′s qui n’aide pas au vieillissement du métrage. Et puis un humour lourdaud, des personnages secondaires d’une banalité écoeurante (Boris et Natalya font parti des pires hommes de main et bond-girls de la saga), une musique synthétique froide d’Eric Serra a faire vomir les oreilles, et un rythme trop lent et trop lourd pour son ton larger than life.
MAIS ! car il y a toujours un mais, a côté de ça, on a quand même de beaux restes a se mettre sous la dent.
En premier lieu, des scènes d’action justement old school éblouissantes, dont une séquence de pré-générique commencée et terminée par deux cascades de malade, une poursuite en tank en Russie éclatante, et un final ultra-classique d’une rigidité de fer.
Et puis il y a le casting. Pierce Brosnan, pas du tout complexé par le rôle et s’empare avec talent, un Sean Bean formant enfin dieu merci un adversaire principal physique à la hauteur de Bond dans tous les domaines, une femme fatale aux tons comic-book en la personne de Famke Janssen sexuellement ostensible, une nouvelle M d’une grande classe et un Q toujours au top.
C’est sûrement pas le meilleur ni le pire de la saga mais c’était la base solide, ce qu’il fallait au moment où il le fallait pour coller à la demande du public, à la recherche d’un bond plus consensuel, tous publics, politiquement correct et lisse. On est loin du Bond de Fleming mais il faut croire que ça aurait été trop demander aux lois du marché de proposer un vrai Bond en ce temps-là.

http://www.jamesbond007.net/Golden/golden1.jpg

Les +
-Pierce Brosnan. Il croit à ce qu’il fait, le rôle est taillé pour lui et correspond à l’image qu’on se fait de Bond dans l’inconscient collectif.
-L’incroyable ouverture, ponctuée de deux des plus belles cascades de toute la franchise, le saut de l’ange sur le barrage, et l’improbable suicidaire saut où il rattrape l’avion en chute libre. Du pur larger than life, filmé avec ce qu’il faut de démesure.
-Xenia Onatopp. Famke Janssen interprète à la perfection la femme fatale soviétique mante religieuse ultra-iconique a souhait.
-006. Sean Bean cabotine mais il colle parfaitement au rôle et sa baston finale est homérique.
-la chanson de Tina Turner. Modernisation pure et simple du Goldfinger de Shirley Bassey, une des meilleures chansons de la franchise d’une efficacité absolue.
-La galerie de seconds couteaux, M, Q, Tanner, Wade, Valentin, Moneypenny.
-la séquence du tank.

Les –
-l’humour, lourd.
-le montage et le rythme, soporifiques.
-la musique, tout simplement le pire score de la franchise, signé par nôtre cocorico Eric Serra national.
-La réalisation, plutôt pauvre de manière générale, pas assez old school ou pas assez moderne, selon le point de vue.
-Boris, joué par alan cumming. wrong idea.
-les effets en CGI parfois tout pourris (l’explosion de Goldeneye semble avoir été rendue sur une playstation…1)
-Tcheky Karyo, qui comme d’habitude quelque soit son rôle, ne sert a rien si ce n’est a dire au public ce qu’il voit déjà à l’écran.
-le scénario, victime de dizaines de ré-écritures, mais porteur de sacrés boulets qu’on se demande comment ils ont pu arriver à l’écran.
-la BMW Z3 d’une mocheté absolue et totalement inutile à la narration : on y décrit les gadgets un par un… pour ne jamais les voir au final à l’écran. et c’est même pas un gag volontaire.

Note générale : 4/6
Sur l’échelle des Bonds : 4,5/7
La Renaissance, ni plus ni moins. A la charnière du old school et du modernisme perpétuel, un épisode à la croisée des chemins.
Le film a énormément vieillit en 15 ans, la musique, l’humour, le scénario et la mise-en-scène appartiennent définitivement à un autre âge.
Reste une bond-formula respectée comme la bible, un sous-texte fascinant et un Brosnan plus que convaincant.

http://blog.newsok.com/bamsblog/files/2008/11/goldeneye.jpg

CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS

-Comment Brosnan a eu le rôle ?
En 1981, il est repéré sur les lieux de Rien Que Pour Vos Yeux, et pour cause, feu sa femme, Cassandra Harris, y interprétait une des bond-girl. D’après Brosnan, le premier film qu’il ait vu enfant à son arrivée en aux usa fut Goldfinger en 1964. On peut donc dire que lui et Bond, ça remonte à loin. En 1985 après le départ de Roger Moore et un casting géant, on retient trois acteurs : Sam Neill, médaille de bronze, Dalton, médaille d’argent mais indisponible car pris sur le tournage en Amérique de Brenda Starr et Pierce Brosnan (chouchou de Broccoli), médaille d’or à qui on attribue le rôle. Hélas la production de Remington Steele qui ne devait produire que 50 épisodes pour qu’il ait le temps d’enchaîner les tournages, réinjecte 6 épisodes de plus dans le contrat de Brosnan, piégant ce dernier.
La production prend donc 3 semaines de retard, ce qui donne pile-poil le temps à Dalton de finir Brenda Starr et d’enchaîner avec celui de Tuer n’est pas Jouer. s’ensuit une sale période dans la carrière de Brosnan, alternant films d’actions de seconde zone et téléfilms bas de gamme. le plus gros succès de sa carrière reste encore à ce jour Mrs Doubtfire en 1993. C’est en 94  après la fin d’un long procès avec le Crédit Lyonnais (aujourd’hui connu sous le nom de LCL), le droit enfin obtenu de re-produire un 007 et la « démission » de Timothy Dalton que commence la longue recherche d’un nouveau bond. Derrière Brosnan, gît d’autres prétendants à l’affût pour décrocher le sacro-saint rôle. Parmi eux on trouve Liam Neeson (probablement le second choix de la prod si Brosnan était out), Mel Gibson (rejeté pour sa taille et son appartenance américaine), Sam Neill (trop vieux cette fois), Hugh Grant (pas assez viril) et Lambert Wilson (raisons évidentes).

-Le scénario fut remanié un paquet de fois, notamment a cause du True Lies de James Cameron, dont toutes les scènes d’action étaient complètement identiques. D’où un retour à l’Union Soviétique plutôt que le Moyen-Orient en paysage principal. Le scénario final fut achevé par Michael France, scénariste maudit de films ré-écrits des dizaines de fois, notamment CliffhangerHulkPunisher et Fantastic Four. Et pour info, non Michael France n’est pas français.

-Premier générique crée par Daniel Kleinman, qui reprend de manière moderne ceux de Maurice Binder. A noter la présence d’effets en CGI, les tous premiers de la saga.

-Première ré-apparition du personnage de Bill Tanner (second rôle récurrent dans les livres) depuis 1981 avec Rien Que Pour Vos Yeux. Il revient dans Le Monde ne Suffit pas, toujours joué par Michael Kitchen.

-Le nom du cheval ailé vu dans la séquence du tank à Saint-Petersbourg est Pegasus. Pegasus est également le nom du cheval de Max Zorin dans Dangereusement Vôtre.

-A noter le retour de Joe Don Baker, qui jouait le grand méchant russe dans Tuer N’est pas Jouer. Il fait son retour dans la franchise dans un rôle à l’opposé de l’échiquier du bien et du mal, un équivalent de Felix Leiter de la CIA nommé Jack Wade, en référence à Kevin Wade, un des millions de scénaristes du film. Jack Wade revient de plus belle dans Demain ne meurs Jamais.

-Première apparition également de Valentin Zukovsky, joué par le grand Robbie Coltrane. Par ordre chronologique de tournage, il est techniquement le premier a avoir donné la réplique à Brosnan dans le rôle de Bond. Il fait également son retour dans Le Monde ne suffit pas.

-Le titre Goldeneye ne viens pas d’un roman de Fleming, mais de sa résidence en Jamaïque où il écrivait ses romans. La résidence elle-même doit son nom à une opération militaire top-secret de la seconde guerre mondiale menée par Fleming lui-même. Vu qu’il a retenu le nom pour nommer sa maison de loisir et de plaisir (il y vivait avec ses maîtresses), on peut en déduire que ce fut une mission réussie. Sinon, la légende viendrait d’un plan de guerre concocté par Fleming en cas d’invasion nazi de l’Espagne…

-Goldeneye fut aussi utilisé pour un biopic sur la vie de Ian Fleming en 1990. Puis repris bien sûr pour le jeu-vidéo mythique sur N64, connu et reconnu comme étant l’un des plus grands jeux de tous les temps, et puis encore pour un autre jeu, Goldeneye : Rogue Agent, qui n’a aucun rapport avec le film mais se déroule dans le même univers bondien. Tout ça fait de Goldeneye le titre bondien le plus utilisé dans la franchise sous toutes ses formes.

-Premier Bond a être réalisé par un réalisateur non-anglais, Martin Campbell. Ce dernier reviendra pour réaliser Casino Royale 11 ans plus tard.

-Le film est souvent reconnu par les fans comme étant celui a avoir nécessité le plus de maquettes de toute la franchise. Profitons-en pour souligner qu’elles étaient du ressort du vétéran des effets spéciaux Derek Meddings, qui décéda deux mois avant la sortie du film. Il avait travaillé sur 5 bonds, depuis Vivre et Laisser Mourir. On lui doit également les effets spéciaux des nerfs a vifHudson Hawk, leSuperman de Donner et le premier Batman de Burton. Goldeneye lui est dédié.

-Premier Bond a avoir des scènes vraiment tournées en Russie.

-La coupole du satellite qu’on voit a la fin du film fut ré-utilisé dans Contact, de Robert Zemeckis.

-Les Rolling Stones furent démarchés pour la chanson du film, mais ils refusèrent. La chanson à une histoire secrète intéressante. A l’origine Ace of Base fut engagé pour faire la chanson, qui fut rejetée. le groupe la récupéra en la renommant « the juvenile » (au lieu de   »the goldeneye ». La chanson colle étrangement bien plus au score d’Eric Serra vous pouvez écouter la démo de la chanson là : http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE et la version finale là http://www.youtube.com/watch?v=joqe8oex1OE.
Bien sûr la chanson finit dans les grosses mains pleine de doigts de Bono, The Edge et de Tina Turner avec le succès que l’on sait.

-Premier Bond original de bout en bout, du moins dans le sens où il ne doit son histoire à aucun roman de fleming ni aucune référence  aux histoires d’origine.

-Truc de puriste hardcore : le vrai nom de M est Barbara Mawdsley. L’idée de faire de M une femme vient de Martin Campbell, comme tout le rapport désuet au sexisme développé au long du film (tout ça pour dire au rappel qu’au final les femmes sont plus encombrantes qu’utiles dans les « affaires d’hommes »). Le personnage est fortement inspirée de Stilla Rimmington, première femme dirigeante du MI-5. A ne pas confondre avec Remmington Steele, le héros de série tv joué par Brosnan dans les 80′s.

-Pinewood était indisponible à l’époque du tournage, la production du donc créer un nouveau studio aux proportions mégalomaniaques. D’une ancienne usine Rolls Royce et d’un aérodrome fut créer les légendaires Leavesden Studios. Il furent utilisés pour un paquet de blockbusters, notamment la prélogie star wars de lucas, sleepy hollow, toute la saga harry potter et The Dark KnightGoldeneye fut son baptême du feu. Son surnom est « Cubbywood ».

-M-Michael G. Wilson, le fil rouge des caméos de la franchise depuis déjà un certain temps, joue ici un membre du conseil de sécurité russe, rôle qu’il occupait déjà dans Octopussy.

-Premier Bond depuis Moonraker a voir un satellite en orbite au centre des conflits du film.

-Minnie Driver fait un caméo aussi dans le film, dans le rôle d’une chanteuse russe massacrant stand by your man de Tammy Wynette.

-Premier Gunbarrel « moderne », et a être composé de CGI.

-L’idée déjà évoquée plus d’une fois depuis le milieu des années 80, de placer Bond à Hong-Kong et l’histoire du film en Chine fut une fois de plus rejetée pour cet épisode. Le scénario de cette version était intitulé « the property of a lady » l’un des très rares derniers titres de Fleming a ne pas avoir été portés en film.

-le saut de l’ange en ouverture fut bien évidemment exécuté en réel et demeure encore aujourd’hui le record du plus grand saut d’une structure sans parachute dans un film. La hauteur du saut est de 217 mètres.

-Premier bond à sortir en format DVD.

-Premier film de MGM/United Artists a sortir en Dolby Digital.

-Le petit jet qu’on voit à la fin du film est le même qu’utilise Sanchez dans l’ouverture de Permis de Tuer. Ils ont juste changé le numéro de série.

-Après que le remix (musicalement intéressant mais cinématographiquement absolument pas pertinent) du theme de Bond par Eric Serra fut rejeté par la prod, c’est John Altman qui composa un nouvel arrangement dans la séquence du tank. C’est un compositeur mineur qui bossa notamment aussi avec James Horner sur la BO de Titanic. Cette colobaroation sur un score bondien est un exemple unique dans toute la franchise. Si on excepte le theme de Monty Norman pour Dr. No, sur la soundtrack de John Barry…

-Toujours a propos du score de cet arnaqueur d’Eric Serra, la chanson du générique de fin, l’horrible « experience of love » chanté par lui-même, est en réalité une version accéléré et chantée d’un des morceaux de Léon !

-Alan Rickman refusa le rôle de 006, fatigué disait-il de jouer les méchants.

-Dernier Bond a avoir été produit et vu du vivant d’Albert R. Broccoli, instigateur de la franchise au Cinéma et producteur de 17 d’entre eux en 33 ans.

-Hasards et coïncidences : deux futurs acteurs de la saga x-men apparaissent dans le film : Famke Janssen (Jean Grey) et Alan Cumming (Diablo). Halle Berry (Tornade) sera la bond-girl de meurs un Autre Jour et à l’époque on murmurait très fort que Hugh Jackman était l’un des favoris pour prendre la relève de Brosnan.

-Campbell fait un caméo comme l’un des cyclistes au début du film.

-Dans les versions antérieures du script, l’Amiral Farrel (celui qui finit entre les cuisses de Xenia) devait être américain. Il aurait été changé en russe à la demande du Pentagone, donnant une incohérence supplémentaire au film au passage…

-Le premier week-end du film aux US a fait très précisément 26,205,007 $.

-Renny Harlin a faillit réaliser le film. On a échappé au pire.

-Début du placement de produits a toutes les sauces (notamment avec le coup de marketing ridicule du camion de Perrier) et du contrat avec BMW de 3 films stipulant que la BMW doit être utilisée comme voiture principale et pas l’aston-martin. Le contrat de goldeneye stipulait de manière insensée que la voiture devait être présentée toujours comme neuve et gardée intacte à la fin du film. Du coup, malgré une présentation de dizaines de gadgets, aucun des gadgets de la voiture n’est utilisé dans le film et il n’y a aucune poursuite avec elle. Les producteurs trouveront le moyen de se « venger » sur les caisses dans les 2 épisodes suivants de Brosnan…
Le côut de BMW sur Goldeneye serait élevé à l’époque à 3 millions de $ mais aurait rapporté à la marque plus de 240 Millions. Le placement de la BMW Z3 reste aujourd’hui considérée comme l’un des meilleurs placements de produits de l’histoire de la publicité, de même que le modèle suivant utilisé dans Demain Ne Meurs Jamais.

-Premier Bond a être produit de manière principale par le tandem Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, demi-frères et soeurs et enfants de Cubby Broccoli. Le conseil le plus important qui leur ai donné sur les bonds : « don’t let them screw it up ».
Promesse difficile a tenir…

-Connu pour son militantisme écologique, Pierce Brosnan boycotta l’avant-première française en soutien à Greenpeace qui protestait contre les essais nucléaires de Jacques Chirac dans le pacifique. L’avant-première fut donc annulée. Par un coup du karma, le film est tout de même « sponsorisée » par l’armée française, une scène se jouant sur la frégate La Fayette et l’Eurocopter Tiger venant aussi de chez nous.
C’est cosmique.

-A l’époque le bond ayant eu le plus succès de la franchise, dépassant aux us pour la 1ère fois la barre symbolique des 100 M $ et atteignant au niveau mondial environ 350 M $.

-Le rôle de 006 devait être à la base un vieux mentor pour Bond, par un reflet fraternel mais une figure paternelle, avec en tête de donner le rôle à Anthony Hopkins. Comme il déclina l’offre, le rôle fut ré-écrit. Le scénario fut aussi aménagé et plus « léger » à l’annonce du départ de Dalton pour qui le film était écrit à la base, comprendre par là plus dur, violent et réaliste que ce qu’on a eu au résultat final.

-Première scène de sexe dans un Bond (mais sans Bond).

-Première apparition de Samantha Bond en Miss Monepenny, 4ème actrice a avoir le rôle.

-D’une des versions d’origines du scénario, 4 séquences d’action furent retirées et reprises dans d’autres films : la fuite de la base nucléaire, un combat contre un hélico a lames géantes (Le Monde ne suffit pas), la tentative de lancer un missile contre le satellite (Meurs un Autre Jour) et une séquence de chute libre d’un avion en perdition (Quantum Of Solace), bien qu’on puisse dire que cette dernière idée ait été modifiée pour coller au saut final de la séquence de pré-générique.

-Beaucoup d’idées du film découlent d’autres de la saga : la montre-laser et le stylo-explosif (Jamais plus Jamais), la poursuite jusqu’à Monaco (Au Service Secret de Sa Majesté), la base caché sous un dôme (On ne vit que deux fois), Une tueuse du KGB tuant les hommes avec ses cuisses (Tuer n’est pas Jouer), la scène de la plage (Dr. No), le Général Russe dissident (Octopussy), la mort présumée d’un autre agent double-zéro en début de métrage (pas mal d’autres) pour ne citer qu’eux. Toutes ces références appuyées par peu de nouvelles références crées dans le film marque le début de ce que j’appelle l’ère best-of qui s’applique de manière exponentielle aux 4 brosnan.

-La version du DVD ultimate sortie en 2008 donne un montage un poil diffèrent, avec un ton un poil plus sombre, une violence accrue (les impacts de balles sont marqués et pas hors-champ, notamment la balle dans la tête de Sean Bean), les scènes connotées sexe avec Onatopp sont rallongées (y compris sa mort incluant un joli coup du lapin de Bond) et quelques faux-raccords ici ou là rectifiés.

-Le premier Bond que vôtre serviteur ait vu au Cinéma.

-Le pur truc de scénaristes fous : au jeu du baccarat au début du film, les mains suivies de Xenia donnent le code 0-0-7 et celles de Bond 0-0-6

Ciné reste du monde, Cinéma

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A propos de l'auteur

Descendant direct des plus grands héros de l'espèce humaine, le Marv est un aventurier au coeur d'or, dont le courage et la bravoure sont si puissants qu'ils pourraient lui faire soulever des montagnes ou des jupes par la seule force de sa pensée et dont les exploits sont si impressionants qu'ils sont vénérés jusqu'au pays du soleil couchant. Sans peur, humble et d'une modestie folle, le Marv, ce grand romantique, est un passionné. Amoureux du cinéma depuis 1895, le Marv n'a de cesse que de bouffer de la pelliculle jour et nuit quitte à en exploser. Le Marv est particulièrement féru de cinéma de genre, de tout ce qui se prête à la subversion, la culture geek, la contre culture et qui montre les tripes de son auteur. Le Marv dèteste le politiquement correct et le cynisme. Mais ce que le Marv préfere, ce sont les films qui arrivent a aligner à l'image un sens aigu de l'awesomeness, un propos philosophique, une pertinence métaphysique, des femmes nues et des grosses explosions. Vous pouvez me retrouvez sur mon forum

3 réponses to “Goldeneye”

  1. fylyp82 says:

    Now that’s what i’m talking about : un bon gros film d’action, La cerise sur le gateau ? Tcheky Karyo!

  2. Marv says:

    dsl pour les fautes de grammaire et de mise en page, faut que je rectifie ça…

  3. Grishka says:

    Mon dieu j’avais oublié la musique… ça fait mal. Sinon il a plus vieillit que ce que je pensais (et après avoir vu les Craigs et revus les Daltons, il fait gentiment sourire). Sacré Boromir !

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