God Of War III
God of War III – Playsation 3 – Sony Santa Monica
La Grèce Antique : berceau de la démocratie, le pays est la terre de Dieux et des Héros. C’est à cette époque que naquit Kratos, fier guerrier spartiate. Lors d’une bataille contre les Barbares, il manque de mourir, et implore Arès de le sauver : Le Dieu de la Guerre accepte à une condition : qu’il devienne le chef de ses armées, son soldat personnel et tout puissant. Le Spartiate accepte, et se voir doté de deux armes forgées dans les flammes de l’enfer, et attachées à ses poignets par des chaines divines. Ce qui prouve que les Dieux ne voyaient pas leur futur. Si Arès avait avec vu son avenir, il aurait surement préféré se casser une jambe ce jour-là.

Kneel before Kratos
Bienvenue dans une tragédie grecque, une vraie : une odyssée furieuse et magnifique, dont la beauté n’a d’égale que la violence de son héros. Dans ce qui suit, je révèle quelques passages clés du scénario. Mais même si je donne l’impression d’en dire beaucoup, il n’y a pas tout, et nombre de surprises restent à découvrir.
Sorti en 2005 sur PlayStation 2, le premier God of War nous en mettait déjà plein la vue. On y découvrait dans l’introduction un héros spartiate meurtri, au sommet d’une falaise. Lentement, il se penche et bascule dans le vide pour mettre fin à sa vie. Retour en arrière : Kratos dirige les armées spartiates pour le compte d’Arès. Chaque jour, il devient plus brutal et cruel, laissant peu à peu son humanité s’échapper. Le Dieu de la Guerre lui confie alors une nouvelle mission : détruire un village abritant un temple dédié à Athéna. Emporté par les combats, Kratos réalise trop tard qu’il vient de tuer sa femme et sa fille. Arès souhaitait briser l’humanité de Kratos une bonne fois pour toutes.

Toujours se méfier des chauves, hein Lock ?
L’oracle du village en profite (ne jamais gâcher un moment dramatique) pour maudire Kratos : les cendres de sa fille et de sa femme vont recouvrir son corps, lui donnant son teint gris particulier. Dès lors, Kratos n’aura qu’une idée en tête : se venger et tuer Arès. Carrément.
Pour se faire, il va se mettre au service de l’Olympe pendant plusieurs années, après quoi il demande à Athéna d’avoir enfin la chance de tuer Arès. Au terme d’une aventure riche, en passant par Athènes, le temple de Pandore, des labyrinthes et autres lieux touristiques, il arrivera enfin à acquérir le pouvoir de tuer Arès. Mais une fois la victoire acquise, la malédiction perdure : il est pardonné, mais ne peut oublier ses actes. Kratos souhaite mettre fin à ses jours. Il sera alors sauvé par Athena.
Le premier God of War introduisait un nouveau beat them all (globalement, « battez-les-tous ») avec un scénario magnifique, servi par des visuels enchanteurs (véritable marque de fabrique de la saga). Personne n’attendait ce jeu, et il s’est pourtant rapidement imposé comme le meilleur de sa catégorie. Un des autres traits caractéristiques est la violence homérique du titre : Kratos va affronter divers monstres et personnages de la Grèce antique et va globalement tous les tuer dans sa soif de vengeance. Personne ne doit se mettre en travers de son chemin ; personne, pas même les Dieux, ne seront à l’abri de sa haine. Et il faut le voir pour le croire décapiter l’hydre, déchirer en deux le corps de ses ennemis, empaler le Minotaure, tordre le cou aux Méduses, et globalement détruire toute créature vivante ou morte sur son passage. Le tout agrémenté de quelques phases de plateformes pour respirer un peu.

Vous allez presque regretter d'appuyer
En 2007 les studios Sony Santa Monica récidivent et nous apporte sur un plateau d’argent God of War II : Devine Retribution.
Kratos est donc sauvé par Athéna, et se voir offrir la place laissée vacance de Dieu de la Guerre. Ses nouvelles fonctions sont pour lui l’occasion d’oublier son passé, de mettre en pratique sa haine des Dieux. À la tête de sa chère armée spartiate, il part à l’assaut du monde connu, détruisant cité sur cité. Mais les Dieux ont peur : Arès a été terrassé par ce mortel, qui sera le suivant ? Avec Athéna, Zeus retire alors ces pouvoirs à Kratos et déchaine contre lui le fameux Colosse de Rhodes. Un duel homérique (et c’est peu dire) s’en suit : une fois le colosse défait, Zeus apparait devant un Kratos mal en point et le tue avec la Lame de l’Olympe (qui mit fin à la guerre contre les Titans). Kratos s’enfonce lentement en enfer. Entrent en jeu les Titans eux-mêmes, par l’intermédiaire de Gaia. Désireux de prendre leur revanche, ils voient en Kratos leur nouveau champion. Gaia permet à Kratos de s’échapper des enfers et de continuer sa quête de vengeance envers l’Olympe tout entier. On croisera du beau monde dans cette nouvelle épopée, ce qui donnera lieu à de nouvelles mises à morts incroyables : Prométhée, Icare, Thésée, Cerbère, Euryale, Persée, Jason… Kratos les affronte tous, qu’ils soient envoyés par les Dieux pour l’arrêter, ou en quête de leur propre destin. Le but étant de trouver les Soeurs du Destin, seules capables de le renvoyer à l’instant où Zeus le trahit, seul moment où il pourra renverser le cours des choses.
Kratos arrivera finalement à ses fins, et affronte Zeus. Mais à l’instant où il peut enfin prendre l’avantage, Athéna s’interpose et se sacrifie pour permettre la fuite de Zeus. Elle aura tout de même le temps d’apprendre à Kratos qu’il est le fils caché du maitre de l’Olympe (grosse référence/hommage au Choc des Titans). Kratos ne voit qu’une solution pour en finir : attaque l’Olympe. Et pour se faire, il remonte le temps et ramène les Titans, plus en colère que jamais. Comme le dit si bien la petite phrase du générique : c’est le début de la fin.

Toy Story 4
God of War III est sorti récemment, et se destine à être la dernière partie de l’histoire de Kratos. On reprend l’aventure au moment même où on l’avait laissée : Kratos, sur le dos de Gaia, en train de prendre d’assaut le mont Olympe avec les autres titans. Un véritable déicide s’engage alors sur fond d’apocalypse, parmi les Dieux et les Héros, les quelques survivants n’auront qu’un objectif : survivre, et donc stopper le Spartiate.
Premier constat : le jeu s’impose directement comme un des plus beaux jamais vu sur console. Le game design magnifique des précédents opus rencontre la puissance technique de la PS3 : on sent que les développeurs ont mis le temps qu’il fallait pour maitriser chaque parcelle de la machine afin de nous offrir un monde magnifique. Les textures sont extrêmement travaillées, la modélisation et l’animation des différents protagonistes proche de la perfection (mais pas du réel). Il y a un travail absolument fabuleux sur les lumières, la profondeur de champ et la réalisation. C’est simple on a l’impression d’être devant un film, à la différence qu’il n’existe aucun film de ce niveau.
Imaginez : une montagne grandiose, l’Olympe, escaladée par des Titans gigantesques qui se battent avec des Dieux dans un combat à mort. L’horizon comme seule limite du cadre, et sur le bras d’un des titans, Kratos, qui se bat lui-même contre des hordes d’ennemis. En mouvement, c’est juste incroyable.
L’exploit technique ne s’arrête pas là puisqu’à une époque où les jeux sont de plus en plus gros et nécessitent des gigaoctets de libres pour installer leurs données, God of War ne s’installe pas : le jeu est entièrement lu depuis le Blu-Ray, et grosse cerise sur le gâteau, sans temps de chargement ! Depuis le menu jusqu’au final, l’aventure se joue non-stop : aucun écran de chargement ne viendra casser le rythme : du grand art.
Côté gameplay pas de grosses évolutions, on reste sur les valeurs sures des précédents opus. Ce qui n’est pas plus mal tant le système est bien pensé. On notera quelques petites nouveautés avec des séquences de mouvements originales, de nouvelles chopes et bien sur de nouvelles armes, et il faudra toujours collecter des orbes pour faire évoluer les compétences qui leur sont associées. Simple et extrêmement efficace. On pourrait conseiller au joueur de ne monter que les armes dont il se sert le plus, mais elles ont toute leur utilité. Comme toujours, les différents ennemis nécessitent des tactiques différentes pour s’en débarrasser. Le même principe est appliqué aux boss, et on saluera au passage le talent des développeurs qui n’ont jamais proposé deux fois le même type de combat. À noter que cet opus est de loin le plus bourrin, violent et gore de la trilogie. Pas de pitié pour les âmes sensibles, c’est un festival d’intestins exposés, d’oeil crevé, de têtes arrachées et autres joyeusetés qui passent bien en société.
Mais cette violence n’est pas entièrement gratuite (je vois déjà les hordes de têtes bienpensantes prêtes à clouer le jeu au pilori, mais sans une tache de sang). Dans un sens elle illustre parfaitement la vengeance d’un homme, mortel, qui ne plie le genou devant rien ni personne. Un homme à qui on a enlevé sa liberté, sa famille, son humanité, son libre arbitre, sa vie et même son droit de mourir ; et qui ne pourra jamais les récupérer. Mais qui garde l’espoir secret qu’au bout de sa vendetta, tout sera fini.
Les musiques ne sont pas en reste. Écrites par plusieurs compositeurs, elles s’adaptent en un clin d’oeil à toutes les situations, mettant en avant le gigantisme des décors, ou le rythme des batailles. Les doublages eux aussi sont globalement bons (mention bien à la VF pour fois).
Le principal défaut du jeu ? Comme souvent les jeux de ce genre, il est un peu court. N’hésitez pas à monter la difficulté pour faire durer le plaisir, il vous en demandera globalement une dizaine d’heures.
Comme souvent les tragédies, la fin n’est pas spécialement heureuse. Je ne vous dévoilerai rien, mais sachez qu’elle prend vraiment aux tripes. Les tripes de tout le monde d’ailleurs.
Petite mentions spéciale au générique d’introduction stylisé, qui résume en quelques minutes toute l’histoire des deux premiers opus sur les thèmes musicaux de la saga. Une mise en bouche travaillée, qui nous entraine directement au début du jeu.
Mais pour peu que l’action ne vous effraie pas, que la violence démesurée du titre ne soit pas un obstacle, alors il y a vraiment matière à passer un moment inoubliable. Il y a longtemps qu’un jeu ne m’avait pas autant plu.
Ironie du sort, Kratos rejoint le panthéon des meilleurs jeux, pour notre plus grand plaisir.
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Le jeu le plus bourrin que j’ai jamais vu ! Une violence parfois limite de chez imite et une mise en scène qui hypnotise. Les boss nt lair sacrément difficiles à tuer, en plus…
Ouais pas tous évident, et naturellement plus tu avance plus c’est tendu. Et même sans parler des boss, il m’a fallut recommencer plusieurs fois certains passage avec moult ennemis pour réussir à passer. L’esquive, c’est comme l’airbag et la ceinture de sécurité : parfois ça tue, mais souvent ça sauve la vie.
Tu l’as fini à combien de temps?
bah une semaine en jouant quasiment tous les soirs entre 1h et 2h30… donc une dizaine d’heure ^^