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		<title>The Avengers</title>
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		<pubDate>Tue, 29 May 2012 11:06:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand un dieu asgardien métrosexuel vole un cube cosmique, un super espion borgne n'a d'autre choix que de réunir un alcoolique en armure, un schizophrène vert et timide, un blondinet avec un bouclier, barbie-marteau, Legolas et une pouffe en cuir pour l'affronter. 
Et si vous avez compris quoi que ce soit à ce que je viens de dire alors vous savez que vous allez vous en payer une bonne tranche.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Marvel&#8217;s THE AVENGERS </strong><em>de Joss Whedon</em> &#8211; 2012</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8267" title="avengers 0" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers-0.jpeg" alt="Marvel's Avengers" width="550" height="813" /></p>
<p>L’histoire :</p>
<p>Quand un dieu asgardien métrosexuel vole un cube cosmique, un super espion borgne n&#8217;a d&#8217;autre choix que de réunir un alcoolique en armure, un schizophrène vert et timide, un blondinet avec un bouclier, barbie-marteau, Legolas et une pouffe en cuir pour l&#8217;affronter.</p>
<p>Et si vous avez compris quoi que ce soit à ce que je viens de dire alors vous savez que vous allez vous en payer une bonne tranche.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8268" title="avengers 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers-1.jpeg" alt="Marvel's Avengers" width="630" height="420" /></p>
<p style="text-align: center;"> <em>How do i ruin the Avengers ?</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>WHY SO SERIOUS ? BECAUSE FUCK YOU, THAT&#8217;S WHY. </em></strong><strong>par Marv</strong></p>
<p>Avengers est un très mauvais film.</p>
<p>Oui, d&#8217;entrée de jeu, j&#8217;annonce.</p>
<p>Sur quoi me baser pour oser balancer une telle énormité gratuite d&#8217;une violence inimaginable ? Quelle mauvaise foi s&#8217;est emparée de moi, quel fait erroné ai-je donc manipulé pour cracher mon venin sur un film tant aimé ?</p>
<p>Parce qu&#8217;à première vue, c&#8217;est l&#8217;unanimité totale qui ressort de la vision du film.</p>
<p>Et comment ne pas y adhérer ? Tout était fait pour que tout le monde aime, non ?</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8269" title="avengers 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers-2.jpeg" alt="Marvel's Avengers" width="400" height="505" /></p>
<p>Rappelons les faits.</p>
<p>Tout commence en 2008, lorsque sort Iron Man, adaptation joyeusement vaine du comics éponyme. Du film sortaient deux faits, deux faits qui ont tout changé.</p>
<p>Le premier c&#8217;est le dernier, c&#8217;est a dire cette scène postgénérique de quelques secondes où un petit dialogue conçu comme un simple clin d&#8217;oeil est devenu une promesse : Iron Man et tous les prochains films de Marvel Studios sont des étapes qui telles des pierres jalonnent un chemin jusqu&#8217;à un but, Avengers.</p>
<p>Le deuxième c&#8217;est le premier, c&#8217;est a dire la scène d&#8217;ouverture où dès les premières lignes de dialogues Robert Downey Jr balance face-caméra cette phrase : « allez, ça fait du bien de rigoler ». Ce n’était pas Tony Stark qui disait ça innocemment dans le courant du dialogue, c&#8217;était la note d&#8217;intention de Jon Favreau et de Kevin Feige, le producteur en chef de Marvel Studios. Une manière de dire au public : « on sait que chez DC Comics, vous avez Nolan et que vous adorez son Batman psychologique réaliste. Nous on s&#8217;en fout et on veut juste vous faire marrer avec les super-héros, pas vous faire réfléchir ».</p>
<p>Voilà qui est bien étrange. La concurrence démontrant sa force en prenant son public pour des gens intelligents, le camp Marvel devrait en conséquence se distinguer en prenant le sien pour des imbéciles ? La logique du fond m&#8217;échappe.</p>
<p>Mais qu&#8217;importe puisque le succès du film lui ouvre les portes de toutes les adaptations possibles.</p>
<p>Dans la foulée sortait le deuxième pas de cette marche, l&#8217;incroyable Hulk. Bien moins populaire, le film de Louis Letterier avait pourtant le mérite de respecter ses personnages sans avoir besoin de forcer l&#8217;humour. Et de les représenter avec toute leur puissance iconique, retranscrire cette mythologie avec tout ce qui faisait sa force et sa pertinence dans les comics. Pourquoi faire de Tony Stark une machine a blagues alors qu&#8217;il ne l&#8217;a jamais été dans les comics ? Parce que ce n’est pas Tony Stark. C&#8217;est Robert Downey Jr. On est plus dans la création artistique, mais dans une pub pour poseur où le nom d&#8217;une franchise devient une simple marque-prétexte a montrer des célébrités, sans se soucier le moins du monde de questions totalement hors sujet tel que la mise-en-scène, le propos, le scénario, ce genre de futilités.</p>
<p>En ce sens, la suite des évènements parait claire et logique. Iron Man 2 devient autant un grand succès populaire en 2010 qu&#8217;une daube notoire monstrueuse où plus rien n&#8217;est pris au sérieux et où l&#8217;on se contente de suivre des personnages vides d&#8217;une situation creuse à une autre situation creuse. Entre la fin d&#8217;Iron Man 1 et la fin d&#8217;Iron Man 2, qui oserait prétendre qu&#8217;un seul des personnages principaux ait un minimum évolué ?</p>
<p>Dans le même sens, Thor pose autant problème : une réalisation complètement aberrante de Kenneth Branagh, une production design hideuse, aucun enjeu et une représentation cheap de ses personnages et de leur univers, le tout lié par un humour calibré pour beaufs. Comment croire un seul instant que Chris Hemsworth est Thor ? Il n&#8217;a ni son verbe, ni sa personnalité, ni son corps, ni sa gestuelle, ni sa force. Et même en oubliant les comics (puisque d&#8217;évidence peu en ont lu, surtout chez ceux qui ont aimé), comment adhérer à un film sensé être un gros morceau de divertissement où les scènes d&#8217;action durent en moyenne 40 secondes, où on est condamné a se taper les mêmes séquences d&#8217;un film a l&#8217;autre, les mêmes explosions, les mêmes voitures qui se retournent, les mêmes retournements de situation, sans pour autant y apporter le moindre soin de la technique ou de l&#8217;émotion ou de l&#8217;histoire ?</p>
<p>Faut quand même avoir en tant que spectateur des exigences au ras du sol pour parvenir a y prendre du plaisir.</p>
<p>La situation est à ce point ridicule que lorsque sort Captain America, le film fait office d&#8217;oeuvre salvatrice pour tout le projet Avengers.</p>
<p>On croit rêver. Juste parce que le film se tient à peu près techniquement, que les personnages sont assez cohérents et que les scènes d&#8217;action évoquent un esprit serial à la Indiana Jones barbouillé de filtres numériques, ça serait un bon film pour autant ? Désolé, mais ça ne suffit pas. Comment oublier que Joe Johnston fait un hors-sujet total par rapport aux comics, que son scénar formaté jusqu&#8217;au trognon (avec l&#8217;aide de Whedon) va jusqu&#8217;à l&#8217;exploit de faire un film sur la Seconde Guerre mondiale sans jamais montrer le moindre affrontement entre son personnage principal et des nazis ?!</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8270" title="avengers 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers-3.jpeg" alt="Marvel's Avengers" width="600" height="400" /></p>
<p>Avant même qu&#8217;Avengers ne sorte, c&#8217;est donc une suite d&#8217;aberrations sans fin qui sort en salles et dont les liens font peur à voir.</p>
<p>Comment Avengers s&#8217;est construit ?</p>
<p>1/Nick Fury dit à la fin d&#8217;Iron Man qu&#8217;il doit lui parler du projet Avengers Initiative.</p>
<p>2/à la fin de Hulk, on imagine que Stark est engagé puisqu&#8217;il va recruter le général Ross, Hulk devenant un héros ou un méchant selon comment on interprète le plan final.</p>
<p>3/finalement Iron Man 2 nous montre que Stark n&#8217;est pas prêt pour les Vengeurs selon Fury, et la scène de postgénérique nous indique juste que le marteau de Thor est tombé au Nouveau-Mexique.</p>
<p>4/à la fin de Thor, Loki est présumé mort, Thor est coincé sur Asgard sans aucun moyen, magique ou technologique pour revenir sur Terre. Ok. Et la fin du générique de fin montre sans cohérence aucune que le Dr. Selvig est en fait sous l&#8217;emprise de Loki au moment où celui-ci découvre le cube cosmique gardé soigneusement par Nick Fury dans un labo sous-terrain.</p>
<p>5/Captain America ne fait pas plus avancer les choses : le cube cosmique au contraire de celui des comics, n&#8217;est qu&#8217;une source d&#8217;énergie et le film se termine sur Cap se réveillant dans le temps présent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Donc on est bien d&#8217;accord en cinq films, rien ne mène particulièrement à Avengers. Tout juste devine-t-on le casting, le méchant et le macguffin, présentés chacun comme des petites pubs hors sujet pour les futurs films sans qu&#8217;ils soient raccord les uns avec les autres. À ce titre j&#8217;aimerais bien connaitre l&#8217;âge d&#8217;Howard Stark à sa mort quand il a eu son fils, sachant que le père était déjà un peu vieux dans les années 40 et qu&#8217;en 2012 le fils est sensé avoir entre 30 et 40 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et de ce brouillon, presque rien ne sert vraiment à Joss Whedon. La scène finale de Hulk n&#8217;a plus aucun sens, Thor débarque sur Terre chercher son frère sans qu&#8217;aucune explication soit délivrée au spectateur (allez j&#8217;exagère, Loki pressent qu&#8217;Odin l&#8217;a renvoyé avec de la matière noire&#8230;. what ? Et il ne pouvait pas le faire à la fin de son film ? Sérieusement ?), Hawkeye et Black Widow sont des simples agents du SHIELD comme chez les Ultimates (alors que dans l&#8217;univers Marvel, ils sont autrement plus complexes et héroïques), et Captain America ayant été traité n&#8217;importe comment par Joe Johnston devient encore une fois sous les traits de Chris Evans un témoin impuissant des évènements. Quand on sait que dans les comics, il devient très vite le leadeur de l&#8217;équipe capable de calmer tous les autres réunis, c&#8217;est plus de l&#8217;abus, c&#8217;est du viol.</p>
<p>Et pourtant, même après tout ça, j&#8217;avais quand même envie d&#8217;y croire.<br />
Parce que c&#8217;était Joss Whedon aux manettes.<br />
Et Joss Whedon sert de caution au film.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8271" title="avengers 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers-4.jpeg" alt="Marvel's Avengers" width="640" height="427" /></p>
<p style="text-align: center;"> <em>Thor maigre comme un clou : vous n&#8217;en rêviez pas ? Ils l&#8217;ont quand même fait.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour ceux qui débarquent, Whedon est le créateur de Buffy. Il est réputé pour son second degré, ses personnages attachants et sa culture geek. Quand il est engagé, on est sûr d&#8217;avoir affaire à quelqu&#8217;un qui sait de quoi il parle. Contrairement à Favreau, Branagh et Johnston, lui a lu les comics. Mieux que ça, il les a compris.</p>
<p>Il a même été scénariste chez Marvel, signant Astonishing X-men, sympathique, mais néanmoins vain et bas de plafonds comics où les héros deviennent plus des poseurs sentimentaux que les super-héros marginaux qu&#8217;ils sont sensé être.</p>
<p>Mais la caution aveugle un point essentiel. Joss Whedon est incapable de bien réaliser. Même si sa vie en dépendait, il serait incapable d&#8217;expliquer un découpage, une coupe autrement que par des canons télévisuels, preuve en est Serenity, téléfilm dans l&#8217;âme qui avait pourtant un énorme budget. Et filmer une série télé, ce n&#8217;est pas filmer un film. Whedon a appris a tourner en 1:33, ou pire encore en 1:77 ou 1:85, des formats propices aux gros plans et aux plans américains, aux histoires intimes (qu&#8217;il affectionne), mais pas à ce projet qui est désigné comme « le plus grand film de super-héros de tous les temps », voire même « le seigneur des anneaux du film de super-héros ». Avare en plans larges et en beaux mouvements de caméra, le film se contentera pour sa majeure partie de simples dialogues filmés simplement champ/contre-champs, sans la moindre notion de la mise en espace. On apprendra même de la bouche du directeur de la photo que certains plans auront été filmés avec un iPhone. Quelle classe !</p>
<p>La problématique du film est donc la suivante : comment prétendre à la grandeur au cinéma quand on n’a pas de véritable réalisateur derrière la caméra ?<br />
Et la réponse est simple et sans appel : on ne peut pas.</p>
<p>J&#8217;ai lu beaucoup de critiques parlant de réalisation classique, de réalisation propre, tout en admettant que c&#8217;était pas le point le plus réussi du film.</p>
<p>Non, rien de classique là-dedans. Juste de la bouillie télévisuelle retranscrite telle quelle au Cinéma. Une mise-en-scène minable, sans envergure, presque jamais composée et dont les mouvements de caméra sont, comme les personnages à l&#8217;écran, des impostures de poseurs.</p>
<p>Parce que même si on oublie ses cadrages immondes, multipliant les dutch angles (voir image) et les travellings dans n&#8217;importe quel sens quand il est a court d&#8217;idées, même si on met de côté l&#8217;absence totale de style ou de parti-pris dans la photo, la colorimétrie, l&#8217;étalonnage allant jusqu&#8217;à donner l&#8217;impression d&#8217;un fan-film surbudgété, même si on passe sur cette lumière atroce ou même le fait de tourner en 2D pour le convertir en 3D, qui est et reste à ce jour un des meilleurs procédés pour rendre l&#8217;image d&#8217;un film moche a vomir et trop sombre, même si on oublie cette partie de la technique&#8230;. que reste-t-il ?</p>
<p>L&#8217;histoire ? Les personnages ? C&#8217;est bien pour ça que Joss Whedon a été engagé, non ?</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8272" title="avengers 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers-5.jpeg" alt="Marvel's Avengers" width="700" height="376" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Bon alors ça c&#8217;est un Dutch Angle : on fout la caméra de traviole et ça donne le tournis. </em></p>
<p><em>Sympathique quand il est utilisé avec parcimonie et sens (comme McTiernan dans Die Hard), mais très rapidement casse-burnes quand on en a toutes les sauces pendant deux heures sans servir le moindre sens esthétique ou narratif.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors, comment expliquer qu&#8217;on se trouve face à un des scénarios les plus stupides qu&#8217;Hollywood nous ai offert depuis 20 ans ?</p>
<p>Sans exagération aucune, sans la moindre mauvaise foi, j&#8217;y trouve plus de points communs avec Power Rangers le film qu&#8217;avec Spider-man 2 ou le Superman de Donner. Je sens la colère de certains monter en lisant ces lignes, mais voyez les choses en face : une armée de méchants identiques (les Chitauris, qui portent bien leur nom pour le coup) tombant comme des mouches, un méchant avec un costume en plastique (joué par Alexis Denisof, un habitué du Whedonverse, tiens donc), servant un seigneur cosmique lui-même portant un costume en carton-pâte, avec un visage semblant tout droit sortir d&#8217;une mauvaise production en latex de&#8230; Buffy, tiens comme on se retrouve.</p>
<p>Joss Whedon le dit lui-même : « This is the silliest thing that i&#8217;ve ever done ».</p>
<p>Venant du type qui a signé une série de vampires où son personnage principal se transformait en muppet le temps d&#8217;un épisode, c&#8217;est quand même significatif.</p>
<p>Le scénario démontre régulièrement son côté artificiel et cynique. Prenons par exemple le cas de Captain America : à travers Coulson, on découvre qu&#8217;il est une légende pour toute la nation, trading cards à l&#8217;appui (Marvel Studios n&#8217;oublie jamais d&#8217;en placer une pour ses produits dérivés). Mais quand il a affaire à deux flics, ceux-ci ne le reconnaissent pas et se demandent pourquoi ils devraient lui obéir. C&#8217;est incohérent. Et ça devient cynique quand la raison même de la mort de Coulson est paraphrasée par l&#8217;intéressé agonisant, l&#8217;évènement étant le moteur qui manquait pour souder l&#8217;équipe. Merci bien, j&#8217;avais pigé.</p>
<p>Est-il bien utile de dire que ce gimmick n&#8217;a rien à voir avec les véritables origines des Vengeurs ?</p>
<p>Je veux bien croire que le projet était difficile à mener, un univers partagé, une continuité, un groupe à créer, à équilibrer&#8230;. Mais quelle gloire peut tirer Whedon de ce plantage dans le fond comme dans la forme ? Parce qu&#8217;au final le sentiment d&#8217;univers partagé ne sert que l&#8217;humour, il n&#8217;a rien à raconter, il se montre incohérent avec l&#8217;univers qu&#8217;il prend et le manque d&#8217;ambition et d&#8217;enjeux crédibles en fait un échec sur toute la ligne.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8273" title="avengers 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers-6.gif" alt="Marvel's Avengers" width="504" height="272" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>#CoupdeCheveux #GeekCredibility</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cependant, je ne peux pas enlever à Whedon le mérite d&#8217;être parfois fidèle aux comics. Seulement je ne vois pas non plus pourquoi on ne pourrait pas lui reprocher dans le même temps d&#8217;avoir adapté les plus crétins d&#8217;entre eux. Pourquoi prendre comme base une équipe où la majeure partie des personnages servent de comic relief alors que ce n’est pas le cas dans les bons comics ?</p>
<p>— Où est passé le Iron Man sérieux et terre-a-terre qui est mort de trouille à l&#8217;idée qu&#8217;un monde comme Asgard puisse exister ? Non là il sort une vanne au Dieu du Tonnerre en le traitant de travelo.</p>
<p>— Où est passé le Captain America chef, qui comme Batman chez DC Comics, démontre par sa seule intelligence qu&#8217;il peut égaler et battre les super-pouvoirs des autres ? Non, on a juste un boy-scout qui doit obéir aux ordres et qui tout à coup en donne sans aucune raison, alors qu&#8217;il fait office presque de figurant dans la bataille finale.</p>
<p>— Où est passée la Black Widow des comics, celle qui s&#8217;infiltre, la joue subtile, peut se rendre invisible à ses ennemis et se sert plus de ses bracelets que de flingues ? Non, elle flingue et lève la patte, et toujours de front.</p>
<p>— Où est passé Le Thor des comics, cette montagne de muscles qui n&#8217;hésite jamais à démontrer sa puissance divine ? Non là on a un mec maigrichon qui semble oublier la majeure partie du temps qu&#8217;il est capable de voler, quand bien même ça pourrait régler des dizaines de situations qu&#8217;il affronte dans le film et malgré ses centaines d&#8217;années d&#8217;expérience.</p>
<p>— Où est passé le Hawkeye des comics, le vrai Clint Barton, un type certes doué avec un arc, mais surtout ex-criminel qui veut devenir un héros sous l&#8217;inspiration de Captain America ? Non là c&#8217;est juste un mercenaire qui sans explications vise mieux à l&#8217;arc que Legolas, à un point qui défie toute crédibilité.</p>
<p>— Où est passé le Bruce Banner des comics, ce génie incompris et arrogant ? Non là on se tape un Mark Ruffalo timide et tout doux. Quant à son Hulk, c&#8217;est rebelote. Encore une fois on a affaire à une brute sans neurones tout juste capable de prononcer deux mots en 2h20 de film. Je rappelle pour ceux qui ne lisent pas de comics que même les versions les plus débiles de Hulk ont toujours été capables de réfléchir, de penser, de parler, discuter normalement. Humaniser le personnage. Pour mieux faire ressentir le contraste avec sa force démentielle. C&#8217;est ce qu&#8217;aurait fait n&#8217;importe quel réalisateur qui a compris ce que signifie adapter un personnage de comics à l&#8217;écran.</p>
<p>Whedon se contente d&#8217;en faire une brute qui va jusqu&#8217;à donner dans le gag à la Tex Avery par deux fois.</p>
<p>Oui, ça fait rire la salle. Oui, ça fera sans doute rire les fanboys.</p>
<p>Moi ça me met juste en colère. Parce que ce n’est pas ça Hulk. Parce que le personnage vaut mieux que ça. Mieux qu&#8217;un simple gag.</p>
<p>Et parce qu&#8217;un affrontement final entre héros et grand méchant pour moi signifie plus qu&#8217;un seul plan où Loki (dont la force rivalise pourtant avec celle de Thor qui lui est capable de faire trembler le géant vert) est balancé comme un jouet par Hulk. On peut rire avec ces personnages, mais rire d&#8217;eux, quel intérêt si ce n&#8217;est le cynisme pur ? C&#8217;est indigne d&#8217;Hulk, c&#8217;est indigne de Loki, c&#8217;est indigne des comics et c&#8217;est indigne du public.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8265" title="avengers 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers-7.gif" alt="Marvel's Avengers" width="472" height="251" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Si vous ne voyez pas ce qui cloche dans cette image, achetez-vous des yeux.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et l&#8217;excuse pour cette vulgarité permanente, cette insulte à toute notion de respect pour le matériau d&#8217;origine, c&#8217;est de nous dire : « ça va, on peut rigoler ».</p>
<p>Et bien, riez maintenant.</p>
<p>Très bien.</p>
<p>Je ne peux pas en vouloir à tous ceux qui aiment le film et qui y ont pris leur pied. Bien au contraire, je les envie. Je les jalouse. J&#8217;aurais tellement aimé aimer le film. Aimer le défendre, aimer y voir la définition ultime du comic-book-movie, du grand film de super-héros.</p>
<p>Mais comprenez bien que pendant plus de deux heures, on se tue à me démontrer que ce monde ne peut pas être pris au sérieux, ces personnages ne peuvent être traités au premier degré et que le seul moyen de les filmer c&#8217;est de se moquer de leur image à chaque scène, à chaque dialogue, à chaque moment iconique.</p>
<p>Pour moi, en tant que cinéphile, en tant que lecteur de comics et en tant que geek, ça casse la magie.</p>
<p>Ce n’est pourtant pas l&#8217;humour qui empêchait Sam Raimi d&#8217;être conséquent et profond quand il tournait Spider-man. Ce n’est pas le fun qui l&#8217;empêchait de composer un plan. Ce n’est pas la « cool attitude » qui l&#8217;empêchait d&#8217;être parfois subtil, intelligent ou tout simplement grandiose et réellement spectaculaire.</p>
<p>Comment on peut afficher un tel mépris pour les films qui essayent de se prendre au sérieux ? Pourquoi ça serait un défaut en soi d&#8217;y prétendre ?</p>
<p>Et ce montage, parlons-en du montage.</p>
<p>On doit tout de même se taper près d&#8217;1h40 de métrage avant que le film commence seulement à décoller. Pour un blockbuster de cette envergure, c&#8217;est hallucinant. Et ce n’est pas 1h40 d&#8217;intrigues et de développement de personnages. C&#8217;est 1h40 de dialogues totalement vides. Il n&#8217;y a à proprement parler que quatre séquences d&#8217;action en 2h20. Et deux d&#8217;entre elles durent deux minutes. La séquence du faux crash de l&#8217;Héliporteur ressemble à s&#8217;y méprendre à une des plus mauvaises séquences de Star Trek IX ou X : tout penche et se crashe sur le pont, mais pas les gens à l&#8217;intérieur ! Hulk fait des gros trous partout&#8230;. et puis on l&#8217;oublie pendant trois minutes ! Black Widow se prend une tannée&#8230;. et se relève cinq minutes plus tard comme si de rien n&#8217;était ! Coulson va affronter Loki seul&#8230;. la cellule la mieux gardée au monde n&#8217;ayant qu&#8217;un seul renfort. Thor peut fracasser la vitre d&#8217;un seul grand coup de marteau ou voler à travers&#8230;. mais attend que sa cage soit a 2 mètres du sol pour se bouger le cul.</p>
<p>Et ça mesdames et messieurs c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle de la crédibilité totale.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8266" title="avengers 8" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/avengers-8-e1338289331181.jpeg" alt="Marvel's Avengers" width="600" height="366" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Whoa, c&#8217;est la première fois qu&#8217;un effet spécial aussi minable m&#8217;oblige à voir la suite d&#8217;un film que je n’ai pas aimé. </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Il est fort, ce Whedon.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Du film, j&#8217;aimerais retenir ce que j&#8217;ai aimé. Une poignée de plans qui font sens, tous issus d&#8217;ILM et qui illustrent ce que sont les comics. Mais ils sont courts, rares et souvent gâchés par une coupe, par un faux-raccord, par une erreur de montage (la bataille finale change l&#8217;emplacement des personnages en quelques instants a de nombreuses reprises, avortant chaque tentative d&#8217;envolée lyrique ou épique) ou tout simplement par le fait qu&#8217;ils sont mal pensés. Certes on pourra s&#8217;extasier sur le plan montrant tous les personnages se battant, mais le problème est qu&#8217;ils se battent chacun de leur côté et non pas ensemble comme ils le devraient. On peut s&#8217;exciter sur ce travelling circulaire repris par les bandes-annonces où tous les personnages se réunissent pour faire front&#8230;. mais à ce moment précis ils ne regardent rien et n&#8217;affrontent rien : c&#8217;est tout le problème du film, faire du creux poseur là où il fallait amener du sens, du propos, de la consistance aux personnages et a leurs liens pour leur donner toute la puissance évocatrice que leurs aventures suggèrent.</p>
<p>Trop dur d&#8217;y croire quand les acteurs cabotinent autant, quand un personnage est sacrifié sans qu&#8217;aucun attachement n&#8217;ai été précédemment crée, quand on amène des seconds rôles féminins sans qu&#8217;ils n&#8217;apportent rien à l&#8217;histoire, quand les punchlines, le sarcasme et l&#8217;ironie cynique devient la base de chaque dialogue, quand le cadrage tourne la caméra dans tous les sens pour donner l&#8217;illusion d&#8217;un quelconque dynamisme et la production design sonnent creux, cheap et faux. Trop dur de le retenir dans son coeur, même son coeur de fan lorsque même un type comme Alan Silvestri est incapable de créer un thème récurrent fiable qui résonne en tête après la séance.</p>
<p>La question n&#8217;est pas de savoir que je suis un « hater » comme c&#8217;est la mode le dire sur internet en ce moment pour tout ce qui sort du discours accepté, ou que j&#8217;avais décidé de détester le film avant de le voir (moi qui aime bien Whedon pourtant et qui a toujours été un pur marvel zombie), ni de dire que seuls Christopher Nolan, Raimi et Del toro ont réussi a en tirer de la matière cinématographique pertinente, mais simplement de voir les choses en face.</p>
<p>Avengers est un film formaté de A à Z, est dépourvu d&#8217;âme et dont les rares moments de lucidité sont si incongrus qu&#8217;ils apparaissent comme des heureux accidents.</p>
<p>Pire encore, fondamentalement, c&#8217;est une oeuvre qui ne semble jamais avoir été pensé comme un film, mais comme une mauvaise franchise télévisuelle pour fans peu exigeants et un grand public qui, visiblement, a soif d&#8217;aventures qui ne le font pas réfléchir et qui se contrefout de la mise-en-scène, fût-ce-t-elle télévisuelle et rabaissant le genre ou le grand cinéma au sens large. Et c&#8217;est ça qui fait le plus mal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les comics valent mieux que ça, et nous aussi on vaut mieux que ça.</p>
<p>Parce que, succès mondial massif ou pas, peu importe, le fait est que sans réalisateur avec une vision, un propos, un style, une technique et un réel sens de la mise-en-scène, le genre est condamné a mourir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1/6</p>
<p>Le gâchis cinématographique le plus monumental jamais entrepris.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>NewzZik : Julia Stone</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 21:48:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kryska</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[NewzZik]]></category>
		<category><![CDATA[angus]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Biolay]]></category>
		<category><![CDATA[by the horns]]></category>
		<category><![CDATA[discograph]]></category>
		<category><![CDATA[folk]]></category>
		<category><![CDATA[Julia Stone]]></category>
		<category><![CDATA[nouvel album]]></category>
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		<description><![CDATA[Salut, salut ! Aujourd&#8217;hui je ne vais pas à proprement vous parler d&#8217;un nouvel artiste, mais de la sortie toute proche chez Discograph du tout nouvel album d&#8217;une chanteuse que nombre d&#8217;entre vous doivent normalement déjà connaître. La demoiselle s&#8217;appelle Julia Stone, et a déjà charmé des centaines de milliers de spectateurs à travers le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut, salut ! Aujourd&#8217;hui je ne vais pas à proprement vous parler d&#8217;un nouvel artiste, mais de la sortie toute proche chez Discograph du tout nouvel album d&#8217;une chanteuse que nombre d&#8217;entre vous doivent normalement déjà connaître. La demoiselle s&#8217;appelle Julia Stone, et a déjà charmé des centaines de milliers de spectateurs à travers le monde, notamment aux côté de son frère Angus…</p>
<p>Petit rafraichissement  pour les oreilles ? Voilà voilà :</p>
<p style="text-align: center;"> <iframe src="https://www.youtube.com/embed/yFTvbcNhEgc?rel=0" frameborder="0" width="853" height="480"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Musique toute cool, écriture relativement simple… mais on s&#8217;en fout parce que ça marche. Ces deux là ont chacun une voix hors du commun, un timbre bien à eux qui attire toute l&#8217;attention. C&#8217;est rare que je le dise, mais le reste à côté n&#8217;est quasiment qu&#8217;habillage…</p>
<p style="text-align: justify;">Alors pour être précis, cet album n&#8217;est pas le premier mais le deuxième en solo pour la jeune australienne. Le premier s&#8217;appelle The Memory Machine, et est sorti le 31 janvier 2011. Une pochette un peu trash, en contrast total avec le côté doux et envoutant de la voix et des mélodies de Julia. Pour trouver un lien, il faut chercher dans la profondeur des paroles : c&#8217;est cool mais juste en apparence en fait. Pour un premier lancement solo, après les 3 ou 4 en duo avec Angus, c&#8217;était quand même pas mal du tout. Perso j&#8217;ai un petit faible pour le titre &laquo;&nbsp;Winter on the Week End&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/BqadOvjNxQU?rel=0" frameborder="0" width="853" height="480"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Une petite berceuse aux paroles noires… L&#8217;ambiance sonore me fait un peu penser à ce qu&#8217;on retrouvait dans le Back to Black d&#8217;Amy Winhouse.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais aujourd&#8217;hui, je suis là non pas pour vous parler du premier, mais bien du second album, qui sortira le 30 mai sous le nom de By the Horns.</p>
<p>Alors pas de gros changement avec la première galette, c&#8217;est la même recette. C&#8217;est doux, envoûtant. Y a de l&#8217;espoir, de la lassitude, on oscille entre ombre et lumière… La composition est intentionnellement dépouillée, ce qui permet de rentrer plus facilement dans le côté intimiste de l&#8217;album. Bon pour ceux qui ont l&#8217;habitude de me lire, vous devez un peu halluciner… mais dites vous bien que j&#8217;en reviens pas moi même d&#8217;écrire ça : parfois le minimalisme, ben c&#8217;est beau. Voilà c&#8217;est dit !</p>
<p>Alors on est d&#8217;accord, avec By the Horns, on est dans de la Pop Folk toute tranquille. C&#8217;est tout doux, tout le temps. Si on n&#8217;avait pas la voix velouté de Julia on pourrait presque s&#8217;ennuyer. N&#8217;attendez donc pas de puissance, ce style de musique ne s&#8217;énerve pas. Là, on a juste envie de tomber amoureux… C&#8217;est sensuel quoi : la voix est légère, virevolte tranquillement au dessus d&#8217;accompagnements instrumentaux d&#8217;une légèreté très intelligente (ni trop, ni pas assez : le bon dosage).  Ça pose, et ça fait du bien. Niveau master y a rien à dire : on est dans un mixage très pro où toutes les voix ressortent sans se couvrir les unes les autres. Tout est très bien spacialisé et on n&#8217;en perd pas une note, et ça, moi j&#8217;aime bien ! Bon en même temps c&#8217;est Patrick Dilett qui a réalisé les sessions (il a d&#8217;ailleurs également mixé The Memory Machine). Le gars a bossé avec des voix puissantes comme Mary J Blige ou Mariah Carey, et aussi avec des musiciens comme David Byrne ou Arto Lindsay. Ça se resent directement dans le mixe, car on a vraiment une mise en valeur de chaque musicien autour de la voix de Julia. Et c&#8217;est ce qui fait la beauté finale : la musique est simple, mais tout ce qui est présenté l&#8217;est avec une efficacité sonore irréprochable.</p>
<p>La première surprise de l&#8217;album ? La participation de Benjamin Biolay sur le premier titre &laquo;&nbsp;Lets Forget All the Things That We Say&nbsp;&raquo; puisqu&#8217;on y entend Julia chanter quelques phrases en français :</p>
<p style="text-align: center;"> <iframe src="http://www.youtube.com/embed/LV-E6ISlhzM?rel=0" frameborder="0" width="853" height="480"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Alors ce n&#8217;est pas parce que je dis &laquo;&nbsp;il n&#8217;y a pas de puissance&nbsp;&raquo; qu&#8217;il faut comprendre que c&#8217;est mou hein. Il y a des titre bien rythmés tout de même, en témoigne la ritournelle de piano accompagnant le magnifique &laquo;&nbsp;Its All Okay&nbsp;&raquo;. On n&#8217;est pas dans du rock progressif où ça commence calme et on atteint une tension, une apotheose en fin de morceau. Non là, on reste calme, on discute sans s&#8217;énerver. Mais ça ne veut pas dire que la conversation est fade ou inintéressante. Le titre éponyme est lui-même assez sympa avec un bon beat de batterie qui va bien.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/qvjx3lr6OAg?rel=0" frameborder="0" width="853" height="480"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Mais n&#8217;en attendez pas plus de moi, je ne vous dévoilerai rien de plus aujourd&#8217;hui. Je vous dirai simplement que pour l&#8217;avoir écouté en avant-première, je suis très agréablement surpris par la qualité de cet album et vous recommande de passer commande !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://itunes.apple.com/fr/preorder/by-the-horns-deluxe-version/id526815634" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-8232" title="julia_stone-01" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/julia_stone-01.jpg" alt="" width="430" height="430" /></a>Précommande iTunes : cliquez sur l&#8217;image</p>
<p>Enjoy !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Star Trek : Insurrection</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 21:27:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Américain]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que la guerre du Dominion fait rage dans tout le Quadrant Alpha, l'Enterprise-E ne s'implique plus que dans la gestion d'affaires diplomatiques mineures. Mais une planète idyllique, contenant une fontaine de jouvence, devient la cible de méchants et belliqueux aliens et de membres de la Fédération corrompus. Jean-Luc Picard et son équipage n'ont d'autre alternative que de monter une insurrection contre leur propre hiérarchie pour sauver sa population d'un génocide. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>STAR TREK : INSURRECTION </strong>de <em>Jonathan Frakes</em> &#8211; 1998</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8246" title="Star Trek Insurrection 0" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/Star-Trek-Insurrection-0.png" alt="Star Trek Insurrection affiche" width="800" height="1200" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’histoire :</p>
<p>Alors que la guerre du Dominion fait rage dans tout le Quadrant Alpha, l&#8217;Enterprise-E ne s&#8217;implique plus que dans la gestion d&#8217;affaires diplomatiques mineures. Mais une planète idyllique, contenant une fontaine de jouvence, devient la cible de méchants et belliqueux aliens et de membres de la Fédération corrompus. Jean-Luc Picard et son équipage n&#8217;ont d&#8217;autre alternative que de monter une insurrection contre leur propre hiérarchie pour sauver sa population d&#8217;un génocide.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8247" title="Star Trek Insurrection" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/Star-Trek-Insurrection-1.jpeg" alt="Star Trek Insurrection" width="600" height="253" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les maquillages pourris rendent Monk très en colère.</em></p>
<p><em>THE BATTLE FOR PARADISE HAS BEGUN</em></p>
<p>Voici ce que Star Trek peut faire de pire au Cinéma. Le point commun de tous les autres épisodes à ce jour était qu&#8217;ils représentaient la franchise de la manière la plus ultime et extrême possible. On avait toujours des enjeux de dingue (sauver la terre, la galaxie, trouver Dieu), des évolutions de personnages marquantes et on a toujours eu, au moins dans l&#8217;idée, la volonté de transcender le matériau de base pour apporter une justification nécessaire à sa transposition sur le grand écran.</p>
<p>Ici mes biens chers frères, que nenni ! Alors quel le film Premier Contact était l&#8217;ancrage idéal pour amener un nouveau public de convertis à des histoires plus profondes et plus &laquo;&nbsp;grandes&nbsp;&raquo;(comprenez par là plus trekiennes que terriennes), Frakes et la Paramount ferment leurs braguettes à toute ambition artistique et s&#8217;enferment dans un téléfilm réunion de la pire espèce.</p>
<p>L&#8217;histoire n&#8217;est qu&#8217;un vague prétexte à un énième rassemblement de la bande à Picard, d&#8217;ailleurs qu&#8217;est-ce que Worf vient foutre là-dedans ? N&#8217;est-il pas sensé commander le Defiant pour assurer la sécurité de Deep Space Nine contre le Dominion ? Pourtant on nous assure que l&#8217;histoire prend bien place dans la continuité, mais pour expliquer la guerre du Dominion en question aux païens, que dalle !</p>
<p>Quand on sait d&#8217;ailleurs que la guerre du Dominion est la plus terrible qu&#8217;ai connu la Fédération et ses alliés en 4 siècles de batailles spatiales, on peut se demander pourquoi l&#8217;Enterprise-E, le vaisseau certainement le plus puissant de leur univers a cette période-là, n&#8217;y prend jamais part ?! Parce que bien que le Dominion se compose d&#8217;alliances diverses dans la galaxie et de millions de vaisseaux, avec une dizaine d&#8217;Enterprise-E, tu fais le ménage en deux semaines !</p>
<p>Mais non non, ils l&#8217;utilisent pour gérer des affaires diplomatiques sans intérêt, et donc ici, sauver 600 neuneus d&#8217;une planète où rien ne vieillit (pourtant y&#8217;a des vieux et des enfants, m&#8217;enfin on est plus à ce genre de détails près) parce qu&#8217;il y&#8217;a des méchants très très méchants (F. Murray Abraham aka Monk et Anthony Zerbe aka Krest dans Permis de Tuer où étrangement il endure quasiment la même mort, un des mystères du 7e art) qui vieillissent eux trop vite et qui veulent les richesses de la planète pour eux tous seuls, bouh les vilains.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8248" title="Star Trek Insurrection 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/Star-Trek-Insurrection-2.jpeg" alt="Star Trek Insurrection" width="600" height="253" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Frakes profite de ce 9e film pour faire une &laquo;&nbsp;Shatnerade&nbsp;&raquo; en mettant son personnage -Riker- beaucoup plus en avant qu&#8217;il ne devrait l&#8217;être, notamment à la tête de l&#8217;Enterprise dans la bataille finale.</em></p>
<p>Donc selon le point de vue, c&#8217;est une espèce de métaphore lourdingue, mais extrêmement politiquement correcte de la bande de Gaza ou des ravages du botox&#8230;Et au milieu de tout ça, les personnages vivent des intrigues parallèles sans le moindre intérêt (Riker perdant sa barbe étant le changement le plus notable de tout le film, oui on en est là), tous les acteurs surjouant des situations minables (Worf qui revit sa puberté, Data apprend a jouer comme un enfant, Picard danse le tango, passez-moi une corde&#8230;).</p>
<p>Le pire c&#8217;est que le film est, bien qu&#8217;assez court, incroyablement long, pénible et surtout atrocement chiant. Les rares spectateurs a ne pas s&#8217;être étouffé 20 fois d&#8217;ici le générique de fin sont ceux qui se seront endormis avant.</p>
<p>Difficile de parler aussi de mise-en-scène ou de montage puisqu&#8217;ils sont inexistants, à l&#8217;image des pires épisodes de next gen. Les seules qualités qui auraient pu sauver le film du naufrage sont les séquences spatiales et les effets spéciaux : une fois encore, c&#8217;est peine perdue, ILM a foutu le camp et ça se voit, les CGI faisant terriblement datés, même pour un film de 1998.</p>
<p>Insurrection, c&#8217;est Star Trek qui touche le fond.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8249" title="Star Trek Insurrection 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/05/Star-Trek-Insurrection-3.jpeg" alt="Star Trek Insurrection" width="1000" height="424" /><em></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Au-delà des CGI pourris, les effets de fumée et d&#8217;explosions spatiales se propagent comme s’il y&#8217;avait une atmosphère dans l&#8217;espace, le genre d&#8217;erreur qu&#8217;on n&#8217;osait même pas dans la série d&#8217;origine, encore moins dans next gen&#8230;</em></p>
<p>0/6</p>
<p>C&#8217;est très simple : c&#8217;est le pire de tous, rien à sauver, inregardable même au 3e degré que ce soit pour les fans ou ceux qui n&#8217;y connaissent rien.</p>
<p>À ne pas voir, en toute occasion.</p>
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		<title>Blog-Bazar Radio</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 09:35:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Radio Blog-Bazar]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjours les Bazarnautes ! Nous voici pour faire un petit point sur la situation. Vous l&#8217;avez sans doute remarqué, le blog ne tourne plus qu&#8217;au ralenti, avec l&#8217;activité moyenne d&#8217;une tortue unijambiste empaillée. Certes, nous ne nous sommes jamais imposé de rythme particulier pour publier nos textes, mais là on frise la non-activité. Mais un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjours les Bazarnautes !</p>
<p>Nous voici pour faire un petit point sur la situation. Vous l&#8217;avez sans doute remarqué, le blog ne tourne plus qu&#8217;au ralenti, avec l&#8217;activité moyenne d&#8217;une tortue unijambiste empaillée. Certes, nous ne nous sommes jamais imposé de rythme particulier pour publier nos textes, mais là on frise la non-activité.</p>
<p>Mais un certain nombre de circonstances font que nous sommes moins présents et moins nombreux. Attention, la passion est toujours là, l&#8217;envie de partager et discuter avec vous également. Mais les biens nommés <em>aléas de la vie</em> ne nous la facilitent pas, la vie. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un travail prenant, d&#8217;une paternité nouvelle ou d&#8217;un retrait progressif de l&#8217;activité du site, autant dire que l&#8217;équipe à de quoi faire, une équipe déjà restreinte suite à des départs ces derniers mois.</p>
<p>Alors que faire ?</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;occasion rêvée pour vous dire que nous accueillons toujours à bras et tentacules ouverts les hommes / femmes / geeks / autres souhaitant faire partie de l&#8217;aventure, partager ses coups de cœurs et coups de gueules jusqu&#8217;à plus soif et partir dans des débat sans fonds dans les commentaires.  Nous avons tous, vous comme nous, une vie à remplir, et ne cherchons donc pas de rédacteurs compulsifs. Seulement des personnes participant de temps en temps, sur le sujet de leur choix (hors politique : on est là pour s&#8217;amuser). Plus l&#8217;équipe est grande, plus il est facile d&#8217;avancer à son rythme, quand on le sent. Si le cœur vous en dit, si vous voulez participer, envoyez nous simplement une petite bafouille <img src='http://www.blog-bazar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Le blog pourrait aussi rester en l&#8217;état, avec son activité digne d&#8217;un épisode de Derrick sous morphine. Une sorte de longue agonie en quelque sorte.</p>
<p>Une autre solution consisterait à dire au-revoir, et laisser les clés à des personnes prêtes à prendre soin de notre bébé pour l&#8217;amener vers de nouveaux horizons.</p>
<p>Ou encore de fermer boutique, tout simplement. Après tout, le BBz à été une expérience géniale pour nous tous, mais il faudra peut-être un jour tourner la page.</p>
<p>Voilà donc quelques pistes que nous explorons. Nous n&#8217;avons aucun plan, aucune idée de la forme que prendra l&#8217;avenir du Blog-Bazar. Mais ce n&#8217;est pas encore la fin, comme qui dirait, y&#8217;a pas le feu ! On peut aussi bien ce décider dans le mois qui vient que dans 2 ans. Mais quoi qu&#8217;il arrive, on est heureux.</p>
<p>Heureux d&#8217;avoir bâtit ce petit bout de web de rien du tout.<br />
Heureux d&#8217;avoir écrit et transmis notre enthousiasme.<br />
Heureux d&#8217;avoir partagé tout ça avec vous.<br />
Heureux d&#8217;avoir fait votre connaissance pendant ce brin de voyage.</p>
<p>See you soon.</p>
<p><em>BBz Team</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Forever 27 Club</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 15:36:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kryska</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quand j&#8217;avais 27 ans, je suis mort. Ça aurait pu être le titre d&#8217;un livre ou celui d&#8217;un film, une phrase bien accrocheuse qui donne envie d&#8217;aller plus loin, de casser le suspense, d&#8217;aller trouver la réponse à la question posée par cette simple affirmation : quand j&#8217;avais 27 ans, je suis mort.</p>
<p>Récemment il m&#8217;est arrivé une chose assez flippante et stressante : je me suis fait opérer. Opération délicate certes, mais finalement je vous rassure : tout s&#8217;est très bien passé. Par contre au moment où j&#8217;ai commencé à dire que ça se ferait plus ou moins le jour de mon anniversaire… Ce fût le drame. Parce qu&#8217;il faut savoir un truc, c&#8217;est que dans le monde de la musique (comme dans le monde du spectacle en général) niveau superstitions on n&#8217;est pas du tout en reste ! J&#8217;allais me faire opérer à 27 ans, et d&#8217;aucun me prédisait déjà que je risquais d&#8217;y rester…</p>
<p>Bon ok, pour calmer tout le monde j&#8217;aurais pu dire que mon anniversaire était le 12, et le bloc, c&#8217;était le 13 au matin donc j&#8217;aurais eu 28 ans ce jour là… Mais bon du coup… Le 13 ne portant pas bonheur pour tout le monde non plus, j&#8217;étais coincé. Et quitte à ce que ma mort soit une implacable certitude (même si j&#8217;avoue avoir réclamé mon mot à dire là dessus) pour ces intraitables prédicateurs, autant pour eux que je fasse partie d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre du Club des 27…</p>
<p>Le Club des 27… Comment ils y vont les copains ! Mais d&#8217;ailleurs, c&#8217;est quoi le Club des 27 ?</p>
<p>Le nom vient d&#8217;un phénomène étrange survenant dans le monde du rock et du blues au début des années 70: la mort de grands artistes dans leur 27ème année. L&#8217;élément déclencheur de ce que certains qualifient de malédiction, c&#8217;est les morts rapprochées entre 1969 et 1971 de musiciens comme Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison, membres bien malgré eux fondateurs du 27 club…</p>
<p>Mais l&#8217;évènement qui a popularisé cette lugubre association, c&#8217;est la mort en 1994, toujours à 27 ans, du chanteur de Nirvana  Kurt Cobain. Et c&#8217;est cette simple phrase de sa mère qui aurait cimenté le Club dans l&#8217;inconscient collectif :</p>
<p style="text-align: center;">« Maintenant, il est parti et a rejoint ce club stupide. Je lui avais dit de ne pas le rejoindre. »</p>
<p style="text-align: justify;">On l&#8217;aura compris, le vrai groupe fondateur c&#8217;est celui-ci. Rien de vraiment chronologique là dedans. On part de la mort de Kurt, on la rapporte à celles hyper rapprochées des quatre autres plus de 20 ans plus tôt, et on commence à imprimer les cartes de membres. Du coup, on n&#8217;hésite pas à aller chercher bien plus loin encore pour étoffer les rangs.</p>
<p>Le doyen de la bande c&#8217;est le guitariste américain Robert Leroy Johnson, disparu en 1938. Son nom ne vous dira peut-être rien, mais le monsieur est considéré par beaucoup comme le &laquo;&nbsp;Grand-père du Rock-and-Roll&nbsp;&raquo;. Quand on sait qu&#8217;il a inspiré rien de moins que Eric Clapton, Jimi Hendrix, Keith Richards… et bien d&#8217;autres grands de notre époque, on dit respect. Dans la (certes truquée) vidéo que vous allez voir, vous pourrez écouter quelques un de ses titres enregistrés entre 1936 et 1937. Une voix et un blues guitare bien loin d&#8217;être démodés de nos jours !</p>
<p style="text-align: center;"><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/FLmlz34BUlk?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/FLmlz34BUlk?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Les conditions de son décès sont un peu floues. Certains disent qu&#8217;il aurait été la victime d&#8217;un mari jaloux. Toujours est-il qu&#8217;il est aujourd&#8217;hui considéré comme le plus ancien et illustre membre du club des 27.</p>
<p>Après Robert Johnson, le plus vieux de la band n&#8217;est autre que Brian Jones, cofondateur des Rolling Stones, qui se serait noyé dans l&#8217;alcool, la drogue et accidentellement dans sa piscine un mois après avoir quitté le groupe. Certains avancent (sans preuve aucune) la thèse du meurtre par un ou plusieurs membres du groupe. Il existe une autre rumeur comme quoi le coupable serait l&#8217;entrepreneur chargé de l&#8217;entretien de la maison de la star, Frank Thorogood. Ce dernier aurait avoué le meurtre sur son propre lit de mort à un ami de Brian en 1994. Nul ne saura jamais ce qu&#8217;il s&#8217;est réellement passé. On ne peut pas vraiment dire que l&#8217;enquête apportera satisfaction aux fans, mais c&#8217;est désormais indéniable : la mort de Jones apporte la pierre qui manquait à l&#8217;édification du mythe des 27.</p>
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<p style="text-align: justify;">Jusque là tout le monde suit ? Ok ça roule !</p>
<p>Bon alors le suivant, c&#8217;est le grand Jimi Hendrix. Décédé le 18 septembre 1970 à l&#8217;âge de… (vous avez compris là non ?!) suite à une surdose d&#8217;alcool et de médicament. Mais là aussi, la thèse du meurtre est avancée. Le coupable présumé serait son manager Michael Jeffery qui lui aurait fait ingurgiter les barbituriques de force avec de l&#8217;alcool en quantité importante. Ça, c&#8217;est la version avancé par son ancien assistant James Tappy Wrigh en 2009. Enfin bref…<br />
Une des grandes particularités d&#8217;Hendrix est d&#8217;avoir su donner toute sa place à la guitare électrique grâce aux sons qu&#8217;il tirait de sa vieille Strat et de son ampli Marshall. Autre particularité : c&#8217;est un gaucher qui jouait comme un dieu sur une guitare de droitier dont il avait inversé la position des cordes. On retrouvera une grosse influence  blues dans ses titres bien sûr, mais ce qui l&#8217;a imposé au monde c&#8217;est sa vélocité, sa technique et ses monstrueuses performances Rythmes and Blues. Devenu lui-même référence dans le domaine guitaristique mais également dans celui de l&#8217;improvisation, il influencera un grand nombre de musiciens de tous horizons, notamment le trompettiste Miles Davis… Perso mes titres préférés resteront Watchtower et Woodoo Child.</p>
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<p>Après Jimi arrive la première fille de l&#8217;équipe, la chanteuse américaine Janis Joplin, qui disparait moins d&#8217;un un mois après lui… La cause de sont départ ? Surdose d&#8217;héroïne. Janis, c&#8217;est la fille rebelle, l&#8217;accro au Speed et à l&#8217;héro, elle boit beaucoup également. Aggressive en public, on disait d&#8217;elle qu&#8217;elle était en réalité timide, réservée et très dévouée à sa famille… Ça ne l&#8217;empêchait pas pour autant d&#8217;avoir des aventures d&#8217;un soir avec Jimi Hendrix et même Eric Clapton…<br />
Elle démarre sa carrière en 1960 avec le groupe &nbsp;&raquo;Big Brother and the Holding Company&nbsp;&raquo;, puis s&#8217;illustre en solo et forme pour l&#8217;accompagner le groupe &laquo;&nbsp;Kozmic Blues Band&nbsp;&raquo; dans les années 68 69. Forcément, la miss a participé au grand évènement que fût Woodstock, tout en interdisant qu&#8217;on la filme ! Le groupe se sépare très rapidement, et Joplin crée le  &nbsp;&raquo;Full Tilt Boogie Band&nbsp;&raquo;. Ensemble ils enregistrent l&#8217;album <em>Pearl </em>(d&#8217;après le surnom de Janis) qui sortira après sa mort et deviendra par la suite son meilleur album. La voix de Janis c&#8217;est ça : maîtrise, puissance, un timbre particulièrement rocailleux qui la différencie des chanteurs folk et jazz blancs de l&#8217;époque. Janis Joplin, c&#8217;était pas n&#8217;importe qui ! Écoutez plutôt :<br />
<em></em></p>
<p style="text-align: center;"><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YYWdiG1Bf0c?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/YYWdiG1Bf0c?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: justify;">Who&#8217;s next ? Jim Morrison m&#8217;sieurs dames ! Bah oui, et en plus il l&#8217;avait dit à ses potes de beuverie : &laquo;&nbsp;Vous êtes en train de boire avec le n°3&#8243;. Vœux (ou prédiction) exaucé, le chanteur sex symbole hypra provocateur des Doors nous quitte le 3 juillet 1971 alors qu&#8217;il séjourne en France. Là aussi, il subsiste un certain flou quant aux circonstances de sa mort. La thèse de la crise cardiaque dans son bain est la plus répandue, c&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui ressort du rapport de la police qui l&#8217;a trouvé ainsi. Une deuxième version dit qu&#8217;il serait mort dans un bar suite à la prise d&#8217;héroïne, et qu&#8217;il aurait été ramené mort et mis dans son bain par ses proches… D&#8217;autres versions tournant autour de consommations de drogues et alcool font le tour du monde et des fans. Et puis il y a cette rumeur, cette croyance qui revient comme une rengaine à chaque décès d&#8217;une grande rock star : Morrison aurait lui-même orchestré sa mort pour prendre sa retraite quelque part au soleil… Jim Morrison est une rock star incontestée, mais aussi  (et sa mort en France ne fait qu&#8217;accentuer ce statut) considéré comme faisant partie du cercle des poètes maudits. Bon quoi qu&#8217;il en soit, Lizard King s&#8217;est barré bien trop tôt, comme les autres…</p>
<p style="text-align: center;"><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lS-af9Q-zvQ?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lS-af9Q-zvQ?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Et puis il y eut Kurt. Je ne savais pas trop encore qui il était à l&#8217;époque : je n&#8217;avais que 10 ans. Mais je me souviens du bruit que ça avait fait… Problèmes avec l&#8217;héroïne lui aussi il semblerait. Mais, suicidaire, il se tire une balle dans la tête le 5 avril 1994. La raison ? Il l&#8217;écrira dans une lettre trouvée près de lui quand il fût découvert après plusieurs jours de recherches :</p>
<blockquote><p><em>« À Boddah (Boddah est l&#8217;ami imaginaire qu&#8217;il s&#8217;était créé)</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>Parlant du point de vue d&#8217;un niais qui en a vu et qui, visiblement, préférerait être un gamin émasculé, cette lettre devrait être assez facile à comprendre. Tous les avertissements qui m&#8217;ont été donnés, au gré des quatre cents coups du punk rock, depuis ma découverte, dirons-nous, de l&#8217;éthique qu&#8217;impliquaient l&#8217;indépendance et l&#8217;embrassement de votre communauté, se sont avérés justifiés. Je n&#8217;ai plus ressenti d&#8217;excitation à écouter de la musique ni même à en créer depuis maintenant trop d&#8217;années. Je me sens coupable de tout cela bien au-delà des mots. Par exemple, lorsque nous sommes en coulisses, que les lumières s&#8217;éteignent et que les hurlements frénétiques de la foule commencent à se faire entendre, cela ne me touche plus autant qu&#8217;un Freddie Mercury, qui semblait adorer et se délecter de l&#8217;amour et de l&#8217;adoration que cette foule lui témoignait, ce que j&#8217;admire et envie totalement. Le fait est que je ne peux pas vous tromper, aucun d&#8217;entre vous. Cela n&#8217;est honnête ni pour vous ni pour moi. Le pire crime auquel je puisse penser serait de duper les gens en prétendant que je m&#8217;amuse encore à 100 %. Parfois, j&#8217;ai l&#8217;impression que c&#8217;était comme si je pointais avant de monter sur scène. J&#8217;ai essayé tout ce qui était en mon pouvoir pour y prendre plaisir (et j&#8217;y prends effectivement plaisir, mon dieu croyez moi, j&#8217;y prends plaisir, mais pas suffisamment). Je me réjouis d&#8217;avoir touché et diverti tant de gens. Je dois être l&#8217;un de ces narcissiques qui n&#8217;apprécient les choses que lorsqu&#8217;elles ne sont plus. Je suis trop sensible. J&#8217;ai besoin d&#8217;être légèrement engourdi pour retrouver l&#8217;enthousiasme de mon enfance. Au cours de nos trois dernières tournées, j&#8217;ai pu apprécier bien mieux tous les gens que j&#8217;ai croisés et les fans ; mais je ne parviens toujours pas à surmonter la frustration, la culpabilité et l&#8217;empathie que j&#8217;éprouve à l&#8217;égard de tout le monde. Il y a de la bonté en chacun de nous et je pense que j&#8217;aime tout simplement trop les gens. Tant et si bien que ça me rend foutrement triste. La tristesse, Petit Jésus indifférent né sous le signe du poisson&#8230;Pourquoi ne pas simplement se réjouir ? Je ne sais pas. J&#8217;ai une femme divine qui transpire l&#8217;ambition et la compassion et une fille qui me rappelle trop ce que j&#8217;ai été, plein d&#8217;amour et de joie, qui embrasse chaque personne qu&#8217;elle croise parce que chacun est bon et ne lui fera pas de mal. Et ça me terrifie au point que je peux difficilement fonctionner. Je ne peux pas me faire à l&#8217;idée que Frances puisse devenir le rocker misérable, autodestructeur et suicidaire que je suis aujourd&#8217;hui. J&#8217;éprouve de la reconnaissance, mais dès l&#8217;âge de sept ans, j&#8217;ai commencé à haïr l&#8217;être humain en général. Simplement parce que ça semble si facile pour les gens de s&#8217;en aller avec la compassion. Seulement parce que j&#8217;aime trop les gens et que je me montre trop compatissant envers eux, je crois. Je vous remercie tous, depuis le gouffre brûlant de mon estomac nauséeux, pour vos lettres et l&#8217;intérêt que vous m&#8217;avez accordé ces dernières années. Je suis quelqu&#8217;un de trop erratique, de trop instable. Je n&#8217;ai plus de passion, alors rappelez-vous : il vaut mieux brûler franchement que s&#8217;éteindre à petit feu. Paix, amour, compassion. Kurt Cobain.</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>Frances et Courtney, je vous adorerai toujours. S&#8217;il te plaît, Courtney, continue pour Frances, pour que sa vie soit bien plus heureuse sans moi. JE VOUS AIME. JE VOUS AIME !!! »</em></p></blockquote>
<p>Ça met tout de suite l&#8217;ambiance non ? Euh bon ok. Perso j&#8217;ai découvert Nirvana quelques années plus tard, et ce fût un de mes premiers gros chocs musicaux dans l&#8217;univers du rock grunge des années 90. &laquo;&nbsp;Nevermind&nbsp;&raquo; reste aujourd&#8217;hui un de mes albums fétiches, et je ne pense pas me tromper en disant qu&#8217;il sera difficilement détrônable. Bien sûr il y a &laquo;&nbsp;Bleach&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;In Utero&nbsp;&raquo; (en plus des lives et compiles), mais je ne sais pas comment expliquer la connexion que j&#8217;ai avec cet album. Enfin bref, pas grâve…</p>
<p>Allez, pour se remonter un peu le moral on se jète un petit &laquo;&nbsp;Smells Like Teen Spirit&nbsp;&raquo; ?</p>
<p style="text-align: center;"><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/hTWKbfoikeg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/hTWKbfoikeg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: justify;">Et puis très récemment (et c&#8217;est peut être par sa mort le 23 juillet 2011 que nombre d&#8217;entre nous avons peut-être découvert la malédiction du 27 Club) nous avons appris que Amy Whinehouse avait à son tour pris sa carte de membre… Je ne sais pas pour vous, mais moi quand je découvre une artiste et qu&#8217;elle meurt quelques jours plus tard, ça à l&#8217;art de me faire un peut… comment dire… bah ça m&#8217;énerve un brun quoi ! En même temps depuis le temps qu&#8217;on me disait qu&#8217;il fallait que je m&#8217;y intéresse… Ma faute ? Ok.</p>
<p>Bon jusque là ça allait, les gars avaient certes mon âge, c&#8217;est toujours triste de voir des gens partir si tôt, mais là je sais pas. Quand c&#8217;est quelqu&#8217;un qui est né seulement un an plus tôt que toi, ça fait pas pareil quand même… Y a comme un truc qui dérange, t&#8217;as juste envie de dire un truc profond genre argh quoi.</p>
<p>Seulement deux albums, une carrière international fulgurante.  La voix de Amy c&#8217;est du old school, un mélange de soul et de jazz avec une touche de nouveauté, de fraicheur. C&#8217;était un peu la Ella Fitzgerald, la Sarah Vaughan des temps modernes quoi. Mais comme tous ses acolytes ou presque, Amy était alcoolique, dépressive, en proie à la drogue. Nul doute que tout ça ne lui a pas fait du bien.</p>
<p>Voilà ce que c&#8217;est, le Forever 27 Club : une bande d&#8217;artistes de grand talent qui ont brûlé par les deux bouts, qui sont partis beaucoup trop tôt et qui ont, chacun à leur manière, marqué à jamais de leur passage notre univers musical. La liste n&#8217;est pas exhaustive, et on espère juste qu&#8217;elle ne grandira pas trop vite…</p>
<p style="text-align: center;"><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/TJAfLE39ZZ8?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/TJAfLE39ZZ8?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un peu triste cette histoire  j&#8217;avoue mais bon. Vous ai pourri la journée avec mon article ? Meuh non. Tout ça c&#8217;était pour vous dire que perso, j&#8217;ai passé le cap !!!!</p>
<p>Euh quoi ? Suis pas une star internationale moi  ?! Euh ouais pas faux… mais quand même… hein ? Bon d&#8217;accord, j&#8217;arrête :-p</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">Enjoy your life, you&#8217;ve got only the one given to you. Take care, be safe and most of all : have fun !</p>
<p style="text-align: center;"> <span style="text-align: center;">Kryska, 28 ans, même pas mort.</span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
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		<title>Hunger Games</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 08:31:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille — les « Tributs » — concourir aux Hunger Games. À la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un évènement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur. C'est spectaculaire et très amusant, surtout quand ils trouvent des objets pointus. La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Ouais, elle est con. Elle se retrouve face à des adversaires surentrainés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct de superwarrior et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années, mais n'est plus désormais qu'une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l'arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l'amour, entre bouffer des écureuils ou des guêpes...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8168" title="Hunger Games 0" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/04/Hunger-Games-0.jpg" alt="" width="450" height="600" /></p>
<p><strong>THE HUNGER GAMES </strong>de <em>Gary Ross</em> — 2012</p>
<p>L’histoire :<br />
Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l&#8217;Amérique du Nord, le Capitole, l&#8217;impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille — les « Tributs » — concourir aux Hunger Games. À la fois sanction contre la population pour s&#8217;être rebellée et stratégie d&#8217;intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un évènement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s&#8217;affronter jusqu&#8217;à la mort. L&#8217;unique survivant est déclaré vainqueur. C&#8217;est spectaculaire et très amusant, surtout quand ils trouvent des objets pointus. La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Ouais, elle est con. Elle se retrouve face à des adversaires surentrainés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct de superwarrior et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années, mais n&#8217;est plus désormais qu&#8217;une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l&#8217;arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l&#8217;amour, entre bouffer des écureuils ou des guêpes&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8169" title="Hunger Games 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/04/Hunger-Games-1-.jpg" alt="" width="425" height="237" /></p>
<p><strong><em>LA MALÉDICTION DES LOUPS-GAROUS ZOMBIES</em></strong><br />
<strong>par Marv</strong></p>
<p>Deux constats préliminaires s&#8217;imposent :<br />
malgré tout ce que vous pourrez lire ou voir dans de nombreuses critiques, The Hunger Games n&#8217;entretient aucun rapport concret avec Twilight ou Battle Royale.<br />
Oui, évidemment, en termes de livres ou de films, c&#8217;est infiniment bien meilleur que tout ce qu&#8217;a pu faire Twillight et non, évidemment que non, ce n&#8217;est ni un remake ni un plagiat consensuel de Battle Royale, désormais devenu un classique.<br />
Pourquoi est-ce important de le dire en préambule ? Parce que le boulot de tout critique qui se respecte n&#8217;est pas de s&#8217;arrêter à la surface des choses ou à ramener la qualité d&#8217;une oeuvre uniquement en la comparant à d&#8217;autres. On peut aller plus loin que ça, ne pas niveler le niveau par le bas et essayer de voir ce qu&#8217;il y&#8217;a au-delà.</p>
<p>Et au-delà, il y a un film. Qui vaut ce qu&#8217;il vaut, mais qui présente au moins le mérite d&#8217;aller totalement à contrecourant des blockbusters modernes.<br />
Notre époque a dicté une certaine manière d&#8217;appréhender les « gros films » quand ceux-ci ne sont pas nés d&#8217;un désir de mise en scène, d&#8217;une impulsion d&#8217;un réalisateur. En général, ces films se doivent de respecter un certain nombre de critères faisant partie de ce qu&#8217;on appelle un « cahier des charges ». Du scénario à la postproduction en passant par la direction technique, tout est étudié et scruté par des experts plus ou moins pertinents selon les projets qui modulent les éléments de l&#8217;histoire et du résultat à l&#8217;écran en fonction du public cible. C&#8217;est par exemple pour cela qu&#8217;on se retrouve dans les Harry Potter de David Yates avec des scènes d&#8217;action réalisée en fonction d&#8217;un quota par films, de même que le temps de présence à l&#8217;écran réparti de façon minutieuse entre les seconds rôles.<br />
Au fil des années, l&#8217;exercice est devenu si formaté et lisse, que sa mécanique devient claire aux yeux de tous, même du grand public. On sait que ce genre de films se construit dans des logiques de franchise, étirées en tous sens, parfois rebootées, remakés, ou même à coups de prequels, de spin-offs, ou autres.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8170" title="Hunger Games  2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/04/Hunger-Games-2.gif" alt="" width="326" height="222" /></p>
<p>Or, un problème se pose.<br />
Car, lorsqu&#8217;on lit Hunger Games, on se rend compte que si le récit se prête à l&#8217;évidence à une adaptation filmée, en respectant les codes d&#8217;un récit fantastique pour ado (triangle amoureux et héroïne en personnage principal pour les filles, l&#8217;action et la violence pour les garçons), son propos, lui par contre, va à l&#8217;encontre d&#8217;une histoire formatée. Le propos même du livre est de prôner l&#8217;émancipation de l&#8217;individu, l&#8217;indignation, la révolte des peuples, la remise en cause du système, de l&#8217;autorité, de détruire les modèles formatés pour survivre et combattre l&#8217;injustice à laquelle aboutit le consensuel, la pensée unique et l&#8217;ordre sécuritaire, c&#8217;est a dire purement et simplement : le fascisme.</p>
<p>Et c&#8217;est encore plus sournois que ça semble l&#8217;être parce que c&#8217;est une trilogie, et que le fond prend le pas sur la forme à mesure que la saga progresse. Et dans ce premier volet, elle est encore assez réduite sur des problématiques presque toujours centrées sur son héroïne, car c&#8217;est elle qui doit d&#8217;abord se libérer du système, le combattre pour éveiller l&#8217;étincelle qui propagera le feu salvateur de la révolution.</p>
<p>Là où ça devient intéressant, c&#8217;est que The Hunger Games est un bestseller, et qu&#8217;il est appuyé par une fanbase constituée principalement de fangirls.<br />
Et les fangirls, elles s&#8217;en foutent de la politique ou de l&#8217;idéologie. Par contre, c&#8217;est sur leur avis que repose le succès du film et pour qu&#8217;elles aiment le film, la production n&#8217;a d&#8217;autre choix que d&#8217;être fidèle au livre, et donc de transmettre ce propos insurrectionnel. C&#8217;est doucement ironique puisque ça rejoint ce qui se passe à la fin de l&#8217;histoire, le pouvoir établi doit céder à la victoire de la liberté pour satisfaire le public et éviter de voir son autorité renversée.</p>
<p>C&#8217;est donc assez intelligent et assez subtil pour être à la fois un produit populaire qui satisfera les masses et en même temps un pur brulot contestataire intègre.<br />
Et voilà pourquoi The Hunger Games est un film intéressant.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8171" title="Hunger Games  3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/04/Hunger-Games-3.jpg" alt="" width="600" height="290" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>155 Millions le premier week-end ? Commerciaaaaaaaaaaaaaaaal !!!!!!</em></p>
<p style="text-align: left;">Mais, hélas, la réalisation ne suit pas.<br />
On tombe sur un pur yes-man qui, s’il conserve bien le propos du livre, en fait un film terriblement cheap et mal foutu.<br />
On doit d&#8217;abord se trimbaler une shaky-cam absolument pas justifiée a des moments calmes où il ne se passe rien, on a une photo granuleuse immonde, un montage hyperartificiel, une production design indigne d&#8217;un dtv bisseux, des acteurs tête-a-claques qui rendent involontairement comique la moindre tentative de dramatisation de l&#8217;histoire et une bande de seconds rôles qui ne font rien d&#8217;autre qu&#8217;attendre leurs chèques (Woody Harrelson, Elisabeth Banks, Lenny Kravitz, Donald Sutherland). Tout cela inspire un film qui parait terriblement creux et con alors qu&#8217;en lisant entre les lignes, il fait passer des critiques juste démentielles sur notre société. C&#8217;est donc d&#8217;autant plus regrettable que le tout soit si mal emballé, et ce n’est pas un Steven Soderbergh bossant en sous-main sur le film qui y changera quoi que ce soit.</p>
<p>Malgré son PG-13, le film est assez violent, brutal et sans concessions. On y voit l&#8217;héroïne tuer froidement ses adversaires sans exprimer le moindre regret, et c&#8217;est tellement rare que ça fait du bien par où ça passe, d&#8217;autant plus que tous les morts sont des gosses.</p>
<p style="text-align: left;"><img class="aligncenter size-full wp-image-8172" title="Hunger Games  4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/04/Hunger-Games-4.png" alt="" width="500" height="257" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>&laquo;&nbsp;OMG, i forgot how to act !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;">Là où le bat blesse vraiment, et ce qui est a mes yeux le symbole du film, c&#8217;est le coup des loups-garous zombies.</p>
<p style="text-align: left;">Je vous explique : dans le bouquin, les jeunes s&#8217;entretuent dans l&#8217;arène et pendant ce temps les autorités du jeu récupèrent leurs cadavres. On devine pourquoi seulement à la fin : les producteurs réintègrent les morts en les modifiant génétiquement pour ne les transformer en rien de moins que des loups-garous.<br />
Ouais.<br />
Parfaitement.<br />
Des putain de loups-garous zombies.<br />
Qui dévorent leurs victimes en leur déchiquetant les tripes.</p>
<p>Et dans le film, ça devient quoi ? Des bouledogues en CGI d&#8217;un mètre de haut. Et techniquement à peine meilleurs que les caniches radioactifs du Hulk d&#8217;Ang Lee. Mon dieu.<br />
Voilà. Là où le livre donne un univers visuel riche qui se pose de manière cohérente au propos, la part de genre et d&#8217;imaginaire se voit bridée à l&#8217;écran, et même pour justifier un quelconque réalisme tant la suspension d&#8217;incrédulité tire plus souvent qu&#8217;à son tour les limites du spectateur.<br />
Non, mais sérieux. Des loups-garous zombies ! ça aurait été génial.</p>
<p>Alors dommage. Dommage qu&#8217;on doive se taper un triangle amoureux inepte, des effets dramatiques complètement couillons, des effets spéciaux nazes, des décors ridicules et surtout une mise en scène aussi immonde.<br />
Dommage parce que, sous la surface, il y a une bonne histoire, et y&#8217;avait un bon film à faire.<br />
Reste un beau plaisir coupable un peu moins coupable que prévu et une base à partir de laquelle les futures suites pourraient tirer vers le haut, à défaut de mettre dans le mille.<br />
À condition de changer de réal.<br />
Ou d&#8217;en trouver un, pour commencer.</p>
<p>3/6<br />
La forme est nulle, mais le fond suffit à lui seul à sauver le film de la logique du film-produit standard.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8167" title="Hunger Games  5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/04/Hunger-Games-5.jpg" alt="" width="500" height="281" /></p>
<p>(cette critique est dédiée à Stephanie Meyers, elle aussi zombie velu à ses heures perdues, qui a créé son pire ennemi en le cautionnant sur chaque dos de couverture)</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>John Carter</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 07:51:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un ancien soldat sudiste de la guerre de sécession se retrouve sur la planète Mars. Il y découvre un monde en guerre mais aussi une gravité moindre que la Terre, lui conférant une agilité et une force surhumaine. C'est l'histoire d'un empire, de rebelles, d'une quête interplanétaire, d'une princesse a sauver et d'un guerrier qui deviendra un héros légendaire connu sous le nom de... John Carter of Mars. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8156" title="John Carter 0" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/03/john-carter-0.jpg" alt="" width="533" height="800" /></p>
<p><strong>JOHN CARTER  </strong><em>d&#8217;Andrew Stanton</em> - 2012</p>
<p>L’histoire :<br />
Un ancien soldat sudiste de la guerre de sécession se retrouve sur la planète Mars. Il y découvre un monde en guerre mais aussi une gravité moindre que la Terre, lui conférant une agilité et une force surhumaine. C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un empire, de rebelles, d&#8217;une quête interplanétaire, d&#8217;une princesse a sauver et d&#8217;un guerrier qui deviendra un héros légendaire connu sous le nom de&#8230; <em>John Carter of Mars</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-8161" title="john carter 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/03/john-carter-1.jpg" alt="" width="640" height="268" /></p>
<p><strong><em>LES GEEKS VIENNENT DE MARS, LES AUTRES DE VÉNUS</em></strong><br />
<strong>par Marv</strong></p>
<p>Du haut des pyramides de Mars, cent années de science-fiction vous contemplent.<br />
Si la curiosité au sujet de ses origines taraude parfois le Geek, voilà une réponse.<br />
Bien sûr, on pourrait remonter la passion de l&#8217;irréel aux temps immémoriaux, aux civilisations d&#8217;antan, aux mythes anciens qui ont nourri l&#8217;imaginaire de l&#8217;humanité entière ces dernières dizaines de milliers d&#8217;années.<br />
Mais il y a un point dans l&#8217;histoire, plutôt une période disons, où la littérature à enflammé l&#8217;imagination en prenant comme nouvelle base la science. La fin du XIXème siècle est une période pleine de magie, de découvertes et d&#8217;inventions, un passage dans le monde occidental d&#8217;une époque où la société obéissait à des rois de droit divin à une époque qui verra naître en quelques années a peine : l&#8217;électricité dans les foyers, la radio, le nucléaire, le voyage dans l&#8217;espace et bien sûr, le cinéma.</p>
<p>C&#8217;est donc l&#8217;époque où les grands récits d&#8217;aventures héroïques prennent de nouvelles formes, dont en 1912, <em>A Princess of Mars</em>, premier opus du cycle de Barsoom d&#8217;Edgar Rice Burroughs.<br />
Burroughs fait parti d&#8217;une toute petite caste d&#8217;écrivains qui peuvent se prétendre comme les pères fondateurs de la science-fiction (on comptera aussi H.G. Wells et Jules Verne).<br />
On désigne ce genre de livres comme du &laquo;&nbsp;pulp fiction&nbsp;&raquo;, des bouquins populaires au papier de qualité médiocre abritant des purs récits de genre (détective, aventure, s-f, horreur, westerns&#8230;).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8157" title="john carter 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/03/john-carter-2.jpg" alt="" width="640" height="268" /></p>
<p>John Carter est ainsi sans le savoir l&#8217;un des premiers récits a concrétiser de manière moderne ce que Joseph Campbell définira plus tard comme le &laquo;&nbsp;monomythe&nbsp;&raquo;. Bien que assez limpide et simple en apparence, l&#8217;histoire de John Carter s&#8217;apprête aux quatre fonctions primordiales du mythe (la fonction psychologique, la fonction cosmologique, la fonction sociologique et la fonction métaphysique) et relève de l&#8217;histoire universelle par excellence, où chaque spectateur peut s&#8217;identifier aux conflits, aux personnages et à leur histoire, d&#8217;où qu&#8217;ils viennent.</p>
<p>Sans systématiquement servir de modèle, John Carter a ainsi nourri le genre dans toute sa variété tout au long du XXième siècle, c&#8217;est une oeuvre séminale par essence. Outre HP Lovecraft, Ray Bradbury, Howard, Arthur C. Clarke  pour la littérature, le cinéma s&#8217;est bien servi, a commencer par les plus célèbres : <strong>Star Wars</strong> et <strong>Avatar</strong>.<br />
Les batailles des vaisseaux, l&#8217;empire, les rebelles, la princesse a sauver, la s-f mélangé à la fantasy, les indigènes de trois mètres, l&#8217;élu, la structure par trilogie&#8230; ces deux oeuvres n&#8217;auraient jamais existé tels qu&#8217;on les connaît sans Burroughs, c&#8217;est un fait.<br />
Mais on retrouve aussi du John Carter dans d&#8217;autres oeuvres, de manière plus ou moins subtil : <strong>Total Recall, Starship Troopers,</strong> la trilogie <strong>Matrix</strong>, des franchises comme <strong>Star Trek</strong> ou <strong>Doctor Who</strong>&#8230;. ils ont tous puisé dedans à différents degrés.<br />
Un héros comme <strong>Superman</strong> (et par conséquent les millions de super-héros issu du modèle qu&#8217;il a imposé) a été crée comme un décalque de John Carter : à l&#8217;origine il était doté des mêmes pouvoirs, juste une force surhumaine et une agilité lui permettant de faire des bonds extraordinaires.</p>
<p>Bref, avant même qu&#8217;on parle d&#8217;adaptation, les bagages de la franchise sont déjà lourds.<br />
Ce qui nous amène a son plus grand problème, car quelle que soit la qualité réelle du film, l&#8217;histoire a autant 100 ans d&#8217;avance sur son temps que son adaptation arrive avec 100 ans de retard sur les écrans. On doit ça à 80 années de development hell (un record en soi, non ?) où le projet est passé de mains en mains, a failli devenir le premier long-métrage d&#8217;animation, puis a connu les affres des politiques de studios successives, a été un des rares récits fondateurs du genre a n&#8217;avoir pas bénéficié de la vague de blockbusters post-star wars. Il fut même un temps où le grand John McTiernan lui-même avait voulu apporter l&#8217;histoire sur grand écran, mais avait du abandonner, les ambitions du script étant contrecarrés par les possibilités techniques du moment.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8158" title="john carter 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/03/john-carter-3.jpg" alt="" width="640" height="268" /></p>
<p>Or, en 2009 sort Avatar, lui aussi grandement inspiré de John Carter. Et parallèlement se développe chez Disney trois projets pour lancer de plus ou moins nouvelles franchises live : Tron Legacy, John Carter et Lone Ranger.<br />
Lone Ranger subissant encore à ce jour une production chaotique, et Tron Legacy se révélant comme un pétard mouillé totalement phagocyté par les costards-cravates de Disney ainsi qu&#8217;un certain nombre de réals qui ont mis les mains dedans (dont Fincher, Lasseter et Stanton, et ouais&#8230;), il ne reste à Disney plus qu&#8217;à miser sur John Carter.<br />
Malheureusement, le studio ne se rendra jamais compte du potentiel du titre. Ils avaient Star Wars dans les mains&#8230; et ils l&#8217;ont traité comme si c&#8217;était Prince of Persia 2.</p>
<p>Malgré une production qu&#8217;on imagine comme forcément difficile (dur d&#8217;imaginer un studio comme WB ou Paramount demander à son réal d&#8217;esquiver chaque esquisse de violence dans sa narration), Andrew Stanton bénéficie du succès de Wall-E pour asseoir son autorité. Il entreprend le film avec une certaine dose de liberté et de savoir-faire mais à l&#8217;instar de Brad Bird sur <strong>Mission Impossible 4</strong>, entre dans le monde du cinéma live en épousant un style bien moins carré que ce qu&#8217;on leur connaissait.<br />
Ainsi, si le film est indéniablement une belle réussite du genre (oui oui c&#8217;est bon ça va j&#8217;y viens), il est autant une démonstration du potentiel -immense, ça va sans dire- de son réalisateur, qu&#8217;une démonstration de ses limites autant dans le cadre d&#8217;une politique de studio aussi balisée qu&#8217;en termes de narration sur un tel sujet.</p>
<p>Car l&#8217;histoire de John Carter peut aisément remplir une belle et grande trilogie avec ses trois premiers volumes. En fait c&#8217;est tellement dense que même pour un film de moins de 2h30 (ah si seulement ce genre de films pouvaient en durer 5&#8230;), Stanton a du mal à faire rentrer ne serait-ce que l&#8217;intrigue du premier volet. Ce qui a pour conséquence un montage construit de manière tout sauf conventionnelle et surtout rempli d&#8217;ellipses. L&#8217;intrigue va si vite en fait qu&#8217;il faut un certain temps pour s&#8217;adapter au rythme. La première demi-heure, un pur western de serial, se décompose comme un résumé d&#8217;épisodes précédents d&#8217;une série qu&#8217;on aurait jamais vu. D&#8217;autant plus qu&#8217;on y fait des aller-retours dans le temps dont on a du mal a combler instinctivement les trous (&laquo;&nbsp;intrigue creuse&nbsp;&raquo; disent certains critiques, mon cul oui) et qui pose le personnage principal comme un superbe modèle de connard.<br />
Ce n&#8217;est qu&#8217;une fois sur Mars qu&#8217;il se trouve une nouvelle identité en trouvant une cause noble (défendre les faibles, tout simplement). Après quoi on entre dans de la pure s-f de fantasy avec un bestiaire de monstres, des races aliens, une guerre, une princesse, toute une mythologie immensément riche. Le tout ponctué de séquences d&#8217;action très travaillées. On est vraiment dans un beau modèle du genre, d&#8217;autant que contrairement à Star Wars, ici aucune fanbase n&#8217;ira se plaindre : Stanton n&#8217;a qu&#8217;a coller à Burroughs pour livrer un grand récit épique classique&#8230;.classique, sauf qu&#8217;au ciné, on a presque jamais rien vu d&#8217;aussi spectaculaire dans ce genre précis&#8230; Sauf que&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8159" title="john carter 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/03/john-carter-4.jpg" alt="" width="640" height="267" /></p>
<p>Sauf qu&#8217;Avatar est sorti plus de deux ans avant John Carter et lui fauché l&#8217;herbe sous le pied.<br />
Allez donc essayez d&#8217;expliquer au quidam moyen que c&#8217;est Avatar et Star Wars qui ont puisé dans John Carter&#8230; Peu importe finalement, puisque sa &laquo;&nbsp;grande adaptation filmique&nbsp;&raquo; arrive après ceux qu&#8217;il a engendré. Et si il tient très bien tout seul sur ses épaules, il perd hélas pas mal de points a partir du moment où le compare avec ceux qui se sont construit sur ses épaules.</p>
<p>John Carter affiche donc un retard considérable sur le dernier opus de Cameron : la performance capture est loin d&#8217;être aussi belle, les Tharks n&#8217;affichent ni le même photo-réalisme (merci Pixar et ses designs cartoons) que les na&#8217;vis ni leur sensualité, et seulement exceptionnellement leur individualités. La planète Mars, pur désert Fordien magnifique n&#8217;a pas le charme ni la complexité ni la variété des jungles et des montagnes de Pandora, la direction de la photo n&#8217;a certainement pas le même panache ou degré de perfectionnisme, là où Cameron pouvait prétendre à de la violence pg-13, Stanton doit baser chaque mort à l&#8217;écran sur le hors-champ. Pire encore, les scènes d&#8217;action, pourtant démentielles, sont terriblement courtes et sur-découpées, en plus avec des plans à l&#8217;épaule parfois un peu maladroits là où celles d&#8217;Avatar transpiraient des plans larges, prenaient leur temps, s&#8217;appuyaient sur la liberté des cadres offerts par la technique. Les acteurs, pourtant bons, font pale figure comparé à la performance d&#8217;une Neytiri. La musique de Giachinno n&#8217;arrive que rarement a la hauteur de James Horner, et enfin, et c&#8217;est pas rien, Avatar a été tourné en 3D native, John Carter en 2D et mal post-convertie, comme dans 99% des cas, ce qui repousse l&#8217;immersion du film.</p>
<p>Et là encore je parle de forme, mais dans le fond, c&#8217;est encore plus cruel parce que Cameron a traité son histoire de manière adulte et complexe, et Stanton peut faire tout ce qu&#8217;il veut, mais il reste trop souvent prisonnier d&#8217;un film Disney. Ainsi les beaux moments du film sont ceux qui semblent totalement échapper à la logique de marché du studio : une introduction en pleine action, une scène de massacre où le héros abat des milliers d&#8217;ennemis a mains nues en se remémorant la mort de sa femme et de sa fille, une scène héroïque où Carter bondit de vaisseau en vaisseau pour sauver Dejah Thoris, la séquence de l&#8217;arène, Carter s&#8217;habituant difficilement à la gravité martienne, une scène de dialogue hallucinante avec Mark Strong, (incarnant pour la 4327ème fois un grand méchant) où le discours du bad guy s&#8217;aligne ni plus ni moins sur le système capitaliste accompagné d&#8217;une vision cynique du monde où les antagonismes sont protégés et encouragés au seul motif du profit sans idéologie, ce qui rappelle autant les conservatismes qui gangrènent la société, qu&#8217;ils soient issu des politiques, des technocrates, des surpuissances industrielles ou même des studios de cinéma, frileux à l&#8217;idée qu&#8217;un individu s&#8217;empare d&#8217;un mégaphone pour proposer une alternative, sans se douter une seule seconde que le message le plus contestataire, humaniste et quasiment communiste puisse s&#8217;insinuer dans le produit &laquo;&nbsp;le plus formaté&nbsp;&raquo; (dixit télérama) qu&#8217;ils puissent vendre.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8160" title="john carter 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/03/john-carter-5.jpg" alt="" width="640" height="265" /></p>
<p>Et pourtant c&#8217;est le cas.<br />
L&#8217;histoire de John Carter, si on veut jouer aux cons avec ceux qui désigneront le film (sans le voir bien entendu) comme une grosse machine à dollars sans âme, c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un mec qui est sans idéologie, ne cherche que le profit et a vivre en ermite, vient de l&#8217;armée sudiste, autrement dit un gros porc raciste et capitaliste bien à droite, qui va abandonner toute possession, devenir un marginal chez les marginaux, puis le héros de ceux qui n&#8217;ont rien et qui partagent tout (y compris leurs gosses) et péter la gueule des riches et des puissants pour l&#8217;émancipation des peuples. Un gros communiste, ouais.<br />
Et c&#8217;est assez subtil pour passer sous le radar de Disney, grâce aux apparats propres à ce type de spectacle.</p>
<p>Le fait est là : John Carter est un bon film, un beau film, rempli de moments forts, filmé sérieusement et avec passion du genre, généreux en termes de Cinéma et qui a une qualité absolument exceptionnel pour un film Disney de nos jours, à savoir ne pas prendre son public pour des cons.<br />
Dommage qu&#8217;il soit accompagné de défauts certes mineurs mains néanmoins présents qui en font en définitive un grand film, mais pas un chef d&#8217;oeuvre somme sur le genre comme ont pu l&#8217;être Star Wars, SDA ou Avatar.<br />
Stanton n&#8217;est pas encore un roi du genre, mais putain, il en a l&#8217;étoffe.</p>
<p>5/6<br />
On est pas passé loin du nouveau Star Wars, rien de moins.</p>
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		<title>NewzZik : Corson</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 11:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kryska</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Si vous  aimez Coldplay, Radiohead, et le meilleur de la pop anglaise, arrêtez vous un instant sur ce nom : Corson (prononcez Corsonne). Cet artiste là n'est pas anglais mais français (bah voui il s'appelle Alain et est originaire de Thionville), mais sa voix et son style pourraient bien rivaliser avec le meilleur du meilleur dans le genre aussi bien dans l'hexagone qu'outre-manche.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Salut les gens ! La vache ça fait un bail qu&#8217;on ne s&#8217;était pas vu dites donc… Faut que ça change ! Et ça tombe bien, aujourd&#8217;hui j&#8217;ai envie de vous parler d&#8217;un artiste que j&#8217;ai découvert très récemment, et j&#8217;espère bien qu&#8217;il va vous plaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous  aimez Coldplay, Radiohead, et le meilleur de la pop anglaise, arrêtez vous un instant sur ce nom : Corson (prononcez Corsonne). Cet artiste là n&#8217;est pas anglais mais français (bah voui il s&#8217;appelle Alain et est originaire de Thionville), mais sa voix et son style pourraient bien rivaliser avec le meilleur du meilleur dans le genre aussi bien dans l&#8217;hexagone qu&#8217;outre-manche.</p>
<p style="text-align: justify;">Corson c&#8217;est quoi ? Le mélange de plusieurs styles, de plusieurs techniques qu&#8217;il  maîtrise parfaitement : la pop et le chant lyrique. En gros, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1loHeQIU3l4" target="_blank">visualisez</a> le duo Bono/Pavarotti sur le titre &laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo; de U2. Si vous demandez à Corson de vous chanter ce titre, il vous fera sans difficulté les deux voix !</p>
<p style="text-align: justify;">Alain nous explique qu&#8217;il a commencé la musique après une anecdote amusante  :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;J&#8217;avais 7 ans et nous étions chez ma cousine qui avait un vieux piano, tout le monde était dehors à table, les fenêtres étaient ouvertes, j&#8217;ai joué pendant une heure en ne sachant pas ce que je faisais, tout le monde a cru que c&#8217;était ma cousine qui jouait lorsqu&#8217;ils se sont aperçus que j&#8217;étais le seul à ne pas être à table&#8230;&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de là les choses s&#8217;enchainent naturellement. À l&#8217;âge de 8 ans, sa mère l&#8217;inscrit à un cours de solfège. Il passe des heures sur son piano, et découvre vite une passion pour la composition et le chant. Il enregistre ses premières maquettes sur son radio cassette et, lorsqu&#8217;il entend pour la première fois Sunday Bloody Sunday de U2 c&#8217;est la révélation. Avec ce titre, et Miss Sarajevo cité plus haut, Alain a le déclic : il veut créer son style en mêlant dans sa voix la pop et le lyrique. Il décide donc de passer une audition pour le Conservatoire Régional de Thionville.  Il est pris et commence son apprentissage en parallèle de son premier groupe de rock &laquo;&nbsp;Samsara&nbsp;&raquo; avec qui il fera ses premières armes sur les scènes de Lorraine.</p>
<p style="text-align: justify;">Et il faut le dire, après visualisation de son premier clip, je trouve le mélange très, mais alors très convaincant :</p>
<p style="text-align: center;"><object width="853" height="480" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/MGwoK4Pgq-I?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0&amp;hd=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="853" height="480" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/MGwoK4Pgq-I?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0&amp;hd=1" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Vous ne sentez pas un fond de Radiohead dans le son là ?</p>
<p>Alors bon, quand je dis que les choses s&#8217;enchainent, il n&#8217;est pas devenu musicien professionnel à 8 ans, on est d&#8217;accord. En fait au départ la musique n&#8217;est qu&#8217;une passion pour lui. Son idée première était de travailler dans le commerce international, genre costume cravate derrière un bureau quoi. Donc il part au Texas pour perfectionner son anglais, réussi son BTS, et est voué à une belle carrière dans une banque d&#8217;affaire luxembourgeoise…</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin ça, c&#8217;est se qui aurait dû se passer s&#8217;il n&#8217;avait pas tout plaqué du jour au lendemain pour tenter l&#8217;aventure musicale à Paris à l&#8217;âge de 22 ans. Inspiré par les musique de U2, Queen, Sting, Nirvana… ses premiers mots quand il compose lui viennent souvent en anglais. Pour &laquo;&nbsp;We&#8217;ll come again&nbsp;&raquo;, il mélange voix lyrique et pop pour la première fois : &nbsp;&raquo;C&#8217;est très bizarre, je ne me souviens même plus avoir composé cette chanson. C&#8217;est comme quand on se réveille après avoir fait un rêve dont on ne se souvient plus très bien&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Il continue a se produire seul dans des bars ou sur des scènes plus importantes comme la Scène Bastille avec ses musiciens. C&#8217;est d&#8217;ailleurs après ce concert que son producteur actuel Selim Mouhoubi lui proposera de produire un album 5 titres.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour son premier EP, Alain choisit de s&#8217;appeler Corson, en hommage à sa mère disparue prématurément. &laquo;&nbsp;J&#8217;ai voulu mettre dans cet enregistrement, ce que j&#8217;avais au plus profond de moi, l&#8217;hommage à ma mère était donc une évidence&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;entoure de musiciens et réalisateurs de talent: Brice Davoli pour les cordes, Jan Pham Huu Trii (Mokaiesh, Brigitte), Bastien Burger (Black Strobe,The Do), Cédric Demazière (Aldebert) et François Maxime Boutault (Dagoba,Manu DiBango), réalisateur de l&#8217;EP avec qui il arrange les titres. Dans ce premier opus, on retrouve toutes les influences anglo saxones de Corson auxquelles il a ajouté ses mélodies très fortes portées par 2 voix: l&#8217;une pure et cristalline et l&#8217;autre plus classique et profonde.</p>
<p>En fait Corson c&#8217;est un peu un schizophrène artistique, et c&#8217;est ce qui fait toute son originalité et son charme.</p>
<p>Allez, juste parce que c&#8217;est vous, je vous offre un autre titre :</p>
<p><object width="100%" height="81" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F5268516&amp;show_comments=true&amp;auto_play=false&amp;color=543e2c" /><embed width="100%" height="81" type="application/x-shockwave-flash" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F5268516&amp;show_comments=true&amp;auto_play=false&amp;color=543e2c" allowscriptaccess="always" /> </object><span>&laquo;&nbsp;The rain&nbsp;&raquo; by CORSON</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://itunes.apple.com/fr/album/corson-ep/id481568855" target="_blank"><img class="size-full wp-image-8113  aligncenter" title="corson1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2012/02/corson1.jpg" alt="" width="500" height="500" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Pour télécharger l&#8217;EP, y clique sur l&#8217;image</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.corson.eu/" target="_blank">Site officiel</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.facebook.com/pages/CORSON/236363666416447" target="_blank">Facebook</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/user/corsonmusic/videos" target="_blank">Youtube</a></p>
<p style="text-align: center;">Affaire à suivre… Enjoy !!!</p>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Mission Impossible</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 08:37:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Américain]]></category>
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		<description><![CDATA[Au départ il y avait une série.
Une série géniale fonctionnant sur le principe d'un groupe d'agents, chacun spécialiste ou avec un talent particulier pour réussir une mission. Des agents du gouvernement déjouant des complots, parvenant à tromper leurs ennemis grâce a des maîtres de l'illusion.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><img class="aligncenter size-full wp-image-8089" title="MI1 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/MI1-1.jpg" alt="" width="500" height="748" /></h1>
<p><em>de Brian de Palma - 1996</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>EXCEPT THE IMPOSSIBLE </em></p>
<p>Au départ il y avait une série.<br />
Une série géniale fonctionnant sur le principe d&#8217;un groupe d&#8217;agents, chacun spécialiste ou avec un talent particulier pour réussir une mission. Des agents du gouvernement déjouant des complots, parvenant à tromper leurs ennemis grâce a des maîtres de l&#8217;illusion. C’était de l’action, du suspense et quelque chose qui tient du cinéma, dans le fait de parvenir a tromper son spectateur, à lui faire croire a quelque chose qui n’existe pas, ce qui est le but de tout film, de fiction, ou non.<br />
Des puzzles comme scénar, des rebondissements constants, des enjeux énormes et des jeux de masques très travaillés. La série est devenue culte, puis il y a eu un relaunch dans les années 80, toujours avec  Jim Phelps et comme toute série à succès, l’adaptation au cinéma était inéluctable.<br />
Là où ça se corse, c’est qu’au lieu d’une adaptation de la série, on en a fait une machine de guerre publicitaire. Du moins c&#8217;était le but. C&#8217;était sans compter sans cet anarchiste de Brian De Palma.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8090" title="MI1 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/MI1-2.jpg" alt="" width="650" height="418" /></p>
<p>Rappelez-vous : Goldeneye sort en 1995 et est un méga-succès, de quoi surfer sur une nouvelle vague d’action stars de l’ère du post-moderne, c&#8217;est-à-dire un poil plus psychologiques et surtout plus lisse. Plus jeunes, plus &laquo;&nbsp;sensibles&nbsp;&raquo;, ils abandonnent le badass et gagnent avec leurs neurones ou plus souvent une chance divine insolente. Pour Tom Cruise, c’est l’occasion rêvée de passer à un autre statut, celui de méga-star du box-office, lui assurant une liberté totale en tant qu’acteur. N’oublions pas non plus qu’avant Mission Impossible, les faits les plus notables de la carrière de Cruise étaient les frères Scott, Oliver Stone, Rain Man et un Scorsese mineur déjà oublié. Après ce film c’est Stanley Kubrick, Michael Mann, Paul Thomas Anderson et Steven Spielberg qui le sollicitent. Il est passé de téléfilms respectables aux grands films hollywoodiens oscarisables et qui marquent l’histoire.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8091" title="MI1 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/MI1-31.gif" alt="" width="500" height="209" /></p>
<p>Mais l’élément qui a vraiment tordu le projet dès sa base, c’est pas Tom Cruise, c’est Brian De Palma.  Alors dans une période qu’on pourra qualifier au choix de déstructuralisme ou de branlette monumentale, le De Palma ne veut pas juste faire une commande de studio, il veut s’approprier le sujet, et putain, il va le faire. Ce qui fait que, en partant d’une série de groupe, on en est arrivés à un film centré sur un seul homme qui va passer d’homme a tout faire de Jim Phelps (Jon Voight) à James Bond américain.<br />
Regardez bien le film : il n’y a que deux séquences de missions de groupe. Tout le reste, c’est Cruise qui court et qui se cache. Ces deux séquences sont intéressantes, elles donnent au film ses meilleurs moments. D’abord ces 20 premières minutes superbes et grandioses, tourné avec une précision extrême et où on y retrouve toute la force de la série transcendée par un véritable metteur-en-scène. Et puis tout se casse la gueule et au lieu d’un plan bien exécuté, toute l’équipe se fait zigouiller en cinq minutes (offrant au passage la meilleure scène de la carrière de Kristin Scott Thomas). Après quoi, Cruise est en fuite pour tout le reste du film. Et là c’est plus Mission Impossible, et ça le sera plus vraiment dans les futures suites. C’est Tom Cruise qui court. Et il court bien.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8092" title="MI1 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/MI1-41.gif" alt="" width="500" height="305" /></p>
<p>Mais sinon qu’est ce qu’on s’emmerde… Il n’y a que deux scènes qui nous empêchent de s&#8217;endormir par la suite. La fameuse scène du câble, devenue culte et parodiée 1 milliard de fois depuis (et c’est vrai qu’elle est très bien cette scène) et la scène d’action dingue de l’hélicoptère accroché à l’Eurostar. On se sent aussi trahis par De Palma en tant que fans de la série en découvrant que le maître du complot n’est autre que Jim Phelps lui-même, et qui en mourant fait de Ethan Hunt (tu parle d’un nom de héros pourri) le nouveau Phelps.<br />
C’est un véritable blockbustrer a contre-courant : on s’attend a un film de groupe, ça se concentre sur Cruise, on s’attend a un one-man-show, il reforme un groupe, on s’attend encore à un truc de groupe et ça reconcentre sur Cruise. C’est rempli de bizarreries qui semblent impossible aujourd’hui pour un film de cette envergure : Cruise ne tire jamais une seule fois avec un flingue, Alan Silvestri s’est fait viré en emportant le score avec lui et se fait remplacer par Danny Elfman et U2, Emilio Estevez se fait buter avant qu’on le reconnaisse, Emmanuelle Béart essaye de nous faire croire qu’elle peut jouer et ainsi de suite…</p>
<p>Il y a malgré tout un côté charmant au fait que ce film soit raté et un hors-sujet total. Il y a quelques pépites (principalement le découpage de De Palma et son montage, comme d&#8217;hab), juste assez pour revoir le film avec une certaine nostalgie. Et vu l’époque, c’est déjà pas mal…</p>
<p>3/6<br />
C&#8217;est pas génial, c&#8217;est pas &laquo;&nbsp;Mission Impossible&nbsp;&raquo;, mai c&#8217;est&#8230;c&#8217;est&#8230; c&#8217;est une commande de studio pour De Palma.<br />
Oh ça va, y&#8217;a pire quand même.</p>
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		<title>Bioshock 1 &amp; 2</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 11:29:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A une époque où le genre roi sur PC est le FPS, et où celui-ci est exploité à outrance et souvent sans génie,  est-il encore possible d'innover et de proposer une expérience riche, belle et inédite ? Et bien oui. Et pour une fois ce n'est pas Valve qui s'y colle mais 2K Games.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><img class="aligncenter size-full wp-image-8059" title="Bioshock 15 Ryan" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-15-Ryan-e1324465101365.jpg" alt="" width="800" height="450" /></h4>
<h4><strong>Bioshock 1 &amp; 2</strong> &#8211; <em>2K Games</em> &#8211; 2007 &amp; 2010</h4>
<p>À une époque où le genre roi sur PC est le FPS, et où celui-ci est exploité à outrance et souvent sans génie,  est-il encore possible d&#8217;innover et de proposer une expérience riche, belle et inédite ? Eh bien oui. Et pour une fois, ce n&#8217;est pas Valve qui s&#8217;y colle, mais 2K Games. <em>ID Software</em> a ouvert la voie avec <strong>Wolfenstein</strong>, <strong>Doom</strong> et <strong>Quake</strong>. Puis la moitié de l&#8217;industrie s’est engouffrée dans la brèche. Bilan : on a beaucoup de jeux sympas, mais pas exceptionnels, beaucoup de jeux globalement bien nuls, et quelques titres qui font briller les yeux des gamers les plus endurcis et rappellent de sacrés souvenirs. Et les deux <strong>Bioshock</strong> font définitivement partis de ces jeux-là ! Le premier <strong>Bioshock</strong> est sorti fin 2007 sur PC et a très rapidement collectionné les bonnes critiques de la presse spécialisée et les louanges des joueurs enchantés. Il faut dire que<em> 2K Games</em> ne s&#8217;est pas contenté de piocher ici et là de bonnes idées pour les intégrer à une base classique, non, ils ont créé un jeu ou chaque élément a été pensé et amélioré pour former un tout cohérent et diablement immersif.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8061" title="Bioshock 17 crach" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-17-crach-e1324465148635.jpg" alt="" width="800" height="500" /></p>
<p><strong>No Gods or Kings. Only Man.</strong></p>
<p>L&#8217;histoire de <strong>Bioshock</strong> commence en 1960 par une cinématique à la première personne : nous sommes dans la peau d&#8217;un homme dans un avion. Il tient un paquet cadeau et fume un cigare. Soudainement l&#8217;appareil subit une perturbation et perd de l&#8217;altitude jusqu&#8217;à s&#8217;écraser en plein océan atlantique. Notre homme se retrouve sous l&#8217;eau, et au prix d&#8217;un énorme effort parvient à atteindre la surface. Le jour prend alors le contrôle : émergeant au milieu des débris en flamme, avec l&#8217;océan à perte de vue, il voit alors un phare, planté là tout seul. Après quelques brasses, il pose le pied sur un vieil escalier de pierre et atteint la porte du phare, entrouverte, comme l&#8217;attendant depuis toujours. Dans le phare il découvre un bathyscaphe. Le joueur y entre et abaisse un levier, et le voilà en train de descendre sous l&#8217;océan, une voix commerciale l&#8217;accompagnant pendant qu&#8217;apparait par le hublot la majestueuse cité sous-marine de Rapture.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8060" title="Bioshock 16 phare" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-16-phare-e1324465184502.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p>Cette cité, véritable miracle technologique et artistique, est l&#8217;oeuvre d&#8217;Andy Ryan. En pleine seconde guerre mondiale, Ryan voit le monde tomber en ruine. Les idéaux de sociétés semblent se résumer à quelques choix caricaturaux et liberticides : le capitalisme libéral de l&#8217;occident, le communisme totalitaire de l&#8217;U.R.S.S et le refuge moral de la religion. Comme le résume très bien le pitch de Ryan que le joueur entend pendant sa descente :</p>
<blockquote><p> « Mon nom est Andrew Ryan. Permettez-moi de vous poser une simple question : ce qu&#8217;un homme obtient par le travail à la sueur de son front… Cela ne lui revient-il pas de droit ? Non répond l&#8217;homme de Washington, cela appartient aux pauvres. Non répond l&#8217;homme du Vatican, cela appartient à Dieu. Non, répond à son tour l&#8217;homme de Moscou, cela appartient au peuple. Pour ma part, j&#8217;ai choisi d&#8217;ignorer ces réponses. J&#8217;ai choisi une voie différente. J&#8217;ai choisi l&#8217;impossible. J&#8217;ai choisi Rapture. Une cité où les artistes ne craindraient pas les foudres des censeurs. Où les scientifiques ne seraient pas inhibés par une éthique aussi artificielle que vaine. Où les grands ne seraient plus humiliés par les petits. Et à la sueur de votre front, cette cité peut aussi devenir là vôtre. »</p></blockquote>
<p>Hélas, tout n&#8217;a pas bien tourné, et l&#8217;utopie de Rapture n&#8217;a pas tardé à sombrer dans une guerre civile opposant Ryan à un certain Atlas pour le contrôle de la cité et la lutte des classes.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8075" title="Rapture 8 Welcome" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-8-Welcome-e1324465237823.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p><strong>Somwhere behind the sea…</strong></p>
<p><em>2K Games</em> a effectué un boulot monstrueux sur Rapture. Ici il ne s&#8217;agit pas de proposer un complexe sous-marin servant de cadre à un FPS défouloir. Il a fallu imaginer Rapture non seulement en tenant compte des possibilités de constructions de l&#8217;époque (matériaux, outils) mais aussi en tenant compte de l&#8217;évolution artistique d&#8217;un tel monde en vase clos, qui reflète les changements des mentalités ainsi que les problèmes ayant causé, et étant survenu après sa chute. D&#8217;autre part le jeu dans son ensemble est designé autour de Rapture. C&#8217;est la cité qui est au centre du processus de création du jeu, la cité et son histoire, tout le reste découle de là. Et le résultat est magnifique. <strong>Bioshock</strong> fait partie de ces jeux ou l&#8217;aspect technique sert un visuel extrêmement travaillé, et passe au second plan. C&#8217;est un jeu culte, dont l&#8217;expérience restera identique dans 10 ans, quand de nombreux autres jeux reposant trop sur leur moteur graphique auront disparu de mémoires. La cité arbore donc un aspect mi-industriel mi-loisir, le tout sous influence art déco. C&#8217;est beau. En fait, chaque lieu, chaque détour, chaque baie vitrée donnant sur l&#8217;océan est un spectacle pour le joueur, une invitation à la contemplation et à la découverte. Rarement un FPS m&#8217;aura autant donné envie de fouiller chaque recoin, d&#8217;observer chaque objet ou affiche tant chacun des éléments à l&#8217;écran est à la fois très beau <strong>et</strong> constitutif de l&#8217;histoire de Rapture. On en apprend autant en observant qu&#8217;en écoutant les multiples journaux audios laissés par les habitants. L&#8217;architecture même de la cité est révélatrice des contradictions qui ont forcé la chute de cette société nouvelle : évoluant coupée du monde sur des bases purement capitalistes, l&#8217;utopie naïve de Ryan s&#8217;est révélée imparfaite, provoquant des inégalités difficiles à gérer.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8046" title="Bioshock 2 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-place-e1324465307121.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>L&#8217;ambiance sous-marine, oppressive et claustrophobe est parfaitement rendue, les éclairages, sublimes, mettent en valeur des scènes d&#8217;intérieur avec d&#8217;énormes baies vitrées derrières lesquelles évoluent des poissons bien heureux de pas être dedans, et derrière lesquels se déploient la magnifique Rapture. Magnifique, quoiqu&#8217;endommagée : ils y a des fuites d&#8217;eau partout, c&#8217;est un vrai gruyère ce coin. Ah un moment donné, les scientifiques de Rapture se sont retrouvés en roue libre (sans éthique) et ont découvert l&#8217;Adam, une substance sécrétée par des grosses limaces du fond de l&#8217;océan. Grâce à l&#8217;Adam, ils ont été en mesure de développer les Plasmides, qui sont en quelque sorte des kits de modification génétique : une fois acheté (a prix d&#8217;or, accentuant le clivage de la cité) et assimilé, ils permettent de développer des capacités diverses et variées dont les plus communes touchent à la télékinésie, les pouvoirs élementaux et j&#8217;en passe. Très vite, il y a eu pénurie d&#8217;Adam, et des effets de manque se sont fait ressentir. Pendant la guerre civile opposant Ryan et Atlas, des habitants ont commencé à muter pour devenir des Chrosomes. Violents, intelligents et vifs, il en existe plusieurs sortes qui vont très rapidement vous gâcher vos vacances improvisées.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8048" title="Bioshock 4 action" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-4-action-e1324465355309.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>Heureusement, le joueur peut lui aussi utiliser ses plasmides et alterner entre plusieurs armes à feu et divers pouvoirs : on se retrouve avec des possibilités quasi illimitées permettant de monter des stratégies très diverses selon la situation et surtout selon le style de jeu : vous avez dit <strong>Deus Ex</strong> ? <strong>System Shock</strong> ?</p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte que le joueur débarque à Rapture. Il se retrouve rapidement en contact avec Atlas qui à besoin de son aide pour libérer sa femme et sa fille, faits prisonniers par Ryan. Le joueur est donc guidé d&#8217;un quartier à l&#8217;autre de Rapture pour y effectuer diverses tâches qui lui sont confiées : ouvrir un accès, permettre au jardin de fonctionner pour rétablir l&#8217;apport d&#8217;oxygène… Elles sont variées et permettent d&#8217;en apprendre toujours plus sur l&#8217;opposition Atlas / Ryan, et de faire la connaissance d&#8217;autres personnages.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8045" title="Bioshock 1 elec" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-1-elec-e1324465393360.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><strong>Are you my Big Daddy ?</strong></p>
<p>Très vite, le joueur croise la route des petites soeurs et de leurs Protecteurs : les terribles Big Daddy. Techniquement, les premières sont des petites filles armées d&#8217;une énorme seringue leur permettant de ponctionner l&#8217;Adam restant dans les cadavres des habitants de Rapture. Ensuite, elles se faufilent dans des conduits d&#8217;aération pour ramener leur butin quelque part. Mais les Chrosomes arpentent aussi la ville pour trouver l&#8217;Adam, donc les Protecteurs ont été créés. Ce sont des hommes enfermés dans un énorme scaphandre de plongée, armée la plupart du temps d&#8217;une foreuse ou d&#8217;une arme à feu. Leur démarche lourde résonne bien avant que vous les aperceviez, et fait même trembler le sol. Ils ne parlent pas et sont conditionnés pour une seule chose : protéger les Petites Soeurs (qui les surnomment Big Daddy, je vous épargne la VF).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8051" title="Bioshock 7 PLS" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-7-PLS-e1324465444440.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>Et à ce point-là, le jeu prend le parti d&#8217;impliquer moralement le joueur dans l&#8217;histoire : chaque petite soeur possède dans sa seringue une bonne quantité d&#8217;Adam. Hors le joueur à besoin de la substance pour améliorer et acquérir des plasmides. Lorsque l&#8217;on croise le duo Protecteur / Petite Soeur, on peut soit ne rien faire (ils vous ignorent), soit les attaquer. Commence alors un duel d&#8217;anthologie avec le Big Daddy : celui-ci va vous charger et tenter de vous tuer par tous les moyens à sa disposition, dans un déluge de violence. Ces duels sont assez exigeants, et demandent un minimum de préparation (repérage des lieux, posage de pièges, préparation des munitions adéquates…). En difficulté normale, ils sont tendus, mais faisables avec un minimum d&#8217;efficacité (bon, quand les Chrosomes s&#8217;en mêlent, ça devient très vite coton). Au-delà du mode normal, accrochez vous, c&#8217;est des bons gros bourrins !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8050" title="Bioshock 6 P" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-6-P-e1324465490966.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Où est Charlie ?</em></p>
<p>Une fois vaincu, le joueur se voit poser un choix moral dont les répercussions et les enjeux ne se dévoileront qu&#8217;au fur et à mesure du jeu (allant jusqu&#8217;à modifier la fin). On peut libérer la Petite Soeur de son conditionnement, pour qu&#8217;elle redevienne une fillette comme une autre et s&#8217;enfuie. Un personnage du jeu nous récompense alors par divers moyens, mais toujours avec un peu d&#8217;Adam. Ou alors la tuer et récupérer une grosse quantité d&#8217;Adam contenu dans la seringue et dans son sang ? Libre à vous, mais attention, tout n&#8217;est pas aussi simple et les conséquences sont grandes. Personnellement j&#8217;ai fait ma première partie en les sauvant toutes. Je ne m&#8217;attendais pas aux implications pour la suite de l&#8217;histoire.</p>
<p><strong>Let&#8217;s Dance</strong></p>
<p>Le gameplay du jeu est réglé au poil de cul. On peut utiliser un grand nombre d&#8217;armes, et chacune peut être améliorée de différentes façons (mais jamais toutes à la fois) et peut utiliser plusieurs types de munition (jusqu&#8217;à 3 ou 4 : perforante, explosive, chercheuse, électrique&#8230;). Déjà là, on se retrouve avec une richesse peu commune dans un FPS. Mais à cela vient s&#8217;ajouter les plasmides, très nombreux, que l&#8217;on peut aussi améliorer contre de l&#8217;Adam. On alterne entre arme et plasmide très simple avec une touche, et là les possibilités sont  juste énormes. Certaines armes et plasmides permettent de poser des pièges, de prendre le contrôle des caméras et tourelles de sécurités… Sans oublier que le joueur peut lui-même s&#8217;améliorer grâce à des « bonus » déblocables de plusieurs façons, notamment grâce à un appareil photo ! Mais on ne peut activer que quelques améliorations à la fois grâce à des bornes ce qui implique des choix cornéliens.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8058" title="Bioshock 14 P" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-14-P-e1324465533797.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Alive and on fire</em></p>
<p>Les systèmes de sécurités sont donc contournables, affrontables et même piratables grâce à un minijeu de logique et de rapidité, certes un peu répétitif. Mais c&#8217;est toujours plus fun que de trouver un tournevis, ouvrir la boite, repérer les bons câbles, shunter le système, et tout ça à clochepied sur une caisse pour atteindre la caméra tout en évitant d&#8217;être repéré. Les combats sont donc tout sauf faciles et répétitifs. Chaque rencontre, c&#8217;est des ennemis dont le nombre et les capacités sont différents, parfois avec des combinaisons bien casse-noisette. L&#8217;environnement changeant permet aussi des petites fantaisies comme enflammer des nappes d&#8217;essences au sol, faire fondre de la glace, ou encore utiliser son plasmide d&#8217;électricité dans l&#8217;eau quand les Chrosomes ou les Protecteurs ont les pieds dedans. Mouahahaha. C&#8217;est simple : que vous soyez furtif, bourrin au contact ou à distance, ou que vous laissiez les autres se battre pour vous, tous les styles de jeux sont possibles et viables. Un petit mot sur la musique : composée par Garry Schyman elle est absolument magnifique et très inspirée.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8055" title="Bioshock 11 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-11-place-e1324465584519.jpg" alt="" width="800" height="500" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8054" title="Bioshock 10 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-10-place-e1324465623946.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>De par sa narration et son univers original et maitrisé de fond en comble, grâce à un gameplay complet, exigeant et parfaitement huilé, <strong>Bioshock</strong> s&#8217;impose naturellement comme un jeu culte, un des meilleurs représentant du petit monde des FPS, aux côtés de Half-Life, Deus Ex et consorts. En tout je peux vous dire qu&#8217;il m&#8217;a scotché du début à la fin comme peu de jeux ont su le faire.</p>
<p><strong><em>Mais…</em></strong></p>
<p><strong>Episode 2 : The Return of the Big Daddy</strong></p>
<p><strong></strong> <em>2K Games</em> ne pouvait pas en rester là. Ils sont donc remis le couvert en 2010 avec <strong>Bioshock</strong> 2. Et croyez-le ou non, mais ils arrivent à faire encore mieux que le 1 sur beaucoup de points (mais pas tous). L&#8217;histoire de <strong>Bioshock</strong> 2 s&#8217;ouvre sur une cinématique intrigante : à la première personne une fois de plus, elle met en scène un Protecteur avec sa Petite Soeur, au milieu d&#8217;une réception datant d&#8217;avant la chute de Rapture. Soudainement, la fillette disparait. Le Protecteur s&#8217;élance comme un bourrin et finit par tomber sur le kidnappeur, qui lui tire dessus. BAM. Fondu au noir, fin de la cinématique. Ok. D&#8217;accord. Pas de problème, on y va !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8066" title="Bioshock 2 5 duel P" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-5-duel-P-e1324465880361.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><strong>Superfreak</strong></p>
<p>Le jeu lui-même commence 10 ans plus tard, après les évènements du premier volet. Le joueur n&#8217;est autre que le Protecteur de la cinématique, qui semble s&#8217;éveiller d&#8217;un long coma. C&#8217;est un modèle Delta, un des premiers modèles de protecteur, costaud, mais bien fragile en comparaison des modèles suivants. On découvre une Rapture toujours aussi belle et fascinante, toujours intrigante et encore un peu plus délabrée. Depuis les évènements du 1, tout part un peu en sucette. Bon, si j&#8217;ai pu donner de minces indications scénaristiques au début, je ne peux pas faire de même pour le second volet : cela donnerait trop d&#8217;indications sur l&#8217;histoire précédente, bla bla bla vous avez compris. Tout ce qu&#8217;il y a à savoir, c&#8217;est que le scénario est toujours aussi adulte et profond, complexe tout en étant moins tortueux que le premier, et réservant moins de surprises. Fatalement on est un tout petit peu moins passionné (mais vraiment un tout petit peu), d&#8217;autant que le jeu ne peut plus autant jouer sur la nouveauté queRapture.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8070" title="Rapture 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-2-e1324465945416.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p>Les ennemis évoluent eux aussi : plus agressifs et rapides, disposants de nouvelles capacités, les combats sont encore plus exigeants et nerveux que par le passé. Notre condition de Protecteur nous offre heureusement une résistance appréciable, quoiqu’insuffisante, et surtout la foreuse ! Celle-ci nous permet de faire une charge violente, souvent fatale (et accessoirement permet d&#8217;ouvrir des murs fragiles bien planqués). Le joueur à encore une fois à sa disposition des plasmides et des armes, sauf que cette fois (enfin) il peut utiliser les deux à la fois : l&#8217;arme dans la main droite, le plasmide dans la main gauche et c&#8217;est parti pour les combos ! Les anciens plasmides ont été modifiés pour inclure de nouvelles subtilités, et de nouveaux venus font leur apparition. Les armes elles aussi connaissent un lifting bienvenue, si bien qu&#8217;on se retrouve avec des sensations de jeux assez fraiches, tout en gardant le gameplay si efficace de<strong> Bioshock 1</strong>, encore qu&#8217;en tant Protecteur, le joueur à la démarche plus lourde (sans oublier le casque).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8062" title="Bioshock 2 1 action" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-1-action-e1324466008105.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><strong>Hey you, want to come with me ?</strong></p>
<p>Et comme plus on est de fou plus, on rit, il y a toujours les Petites Soeurs et leur Big Daddy. Mais avec quelques subtilités en plus : chaque zone du jeu contient un nombre précis de Petite Soeur. On peut les laisser tranquilles de A à Z. Ou alors comme d&#8217;habitude on fonce dans le tas, on fout sur la gueule au Protecteur… et là nouveau choix ! On libère la Petite Soeur ? On récupère l&#8217;Adam ? Ou… on l&#8217;adopte ? Privée de Big Daddy, elle peut tout à fait devenir votre protégée : elle suivra le joueur partout, et lui signalera les cadavres pleins d&#8217;Adam à récolter. Mais attention à chaque fois que vous autoriserez la fillette à ponctionner la précieuse substance des corps, tous les chrosomes du coin seront alertés, et il faudra défendre votre position bec et ongle, et bien sûr surveiller votre protégée. Des phases de jeu qui demande beaucoup de préparation et de repérage, et donc un bon sens tactique.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8071" title="Rapture 3 LS" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-3-LS-e1324466056946.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Are you my Big Daddy ?</em></p>
<p>Et là second choix : récupérer l&#8217;ensemble de l&#8217;Adam en sacrifiant la fillette, ou la sauver (choix identique au 1 à ce point-là). Les conséquences sont moindres que dans le précédent volet, mais impliquent tout de même le joueur dans l&#8217;histoire de Rapture. Sauf que… si par hasard votre soif d&#8217;Adam vous amène à adopter une par une toutes les Petites Soeurs d&#8217;un niveau, vous libérez alors la fureur d&#8217;une… Big Sister. Donc le rôle est de protéger les petites quand les Big Daddy ont échoué. Et à c&#8217;est carrément coton. Sorte de Protecteur au féminin, dopé comme un vainqueur du Tour, pouvant bondir sur les murs, esquiver en un clin d&#8217;oeil et maitrisant autant les plasmides, que les attaques à distance, et au corps à corps, ces Big Sister font passer les Big Daddy pour des vieux marins en service gériatrique, et propose un véritable challenge au joueur souhaitant les affronter. Heureusement, en cas de succès, la récompense est à la hauteur de la difficulté. Je n&#8217;ai jamais essayé en difficile, et je vous avoue que je ne suis pas pressé !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8068" title="Bioshock 2 7 BS" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-7-BS-e1324466102124.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Big Sister want you</em></p>
<p>D&#8217;autres choix moraux sont proposés au joueur. Régulièrement, on rencontrera divers personnages secondaires, dont nous aurons tôt ou tard le sort entre les mains : libre à vous d&#8217;agir selon votre conscience… ou non.</p>
<p><strong>Like a fish</strong></p>
<p>Le monde de Rapture s&#8217;explore toujours avec autant de plaisir, la surprise en moins. Néanmoins, les différents lieux (majoritairement différent de ceux du 1) apportent assez de nouveautés pour entretenir la flamme. Visuellement, le jeu connait quelques améliorations techniques qui servent toujours avant tout le game design et l&#8217;expérience du joueur. Autre nouveauté sympathique bien qu&#8217;anecdotique : les passages sous l&#8217;eau, où, enfermé bien au sec dans notre scaphandre, il nous faudra rejoindre d&#8217;autres entrées dans les bâtiments.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8067" title="Bioshock 2 6 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-6-place-e1324466209163.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ça à quand même plus de gueule que les entrées du métro lyonnais&#8230;</em></p>
<p>Scénaristiquement, on n’est pas au niveau du <strong>Bioshock 1</strong>. Légère panne d&#8217;inspiration, pas de grosses révélations, pas de cliffenger à vous retourner la tête… Mais le plaisir de jouer n&#8217;en est pas diminué, car comme auparavant, l&#8217;histoire de ce monde unique ce découvre par l&#8217;exploration, et souvent dans les détails. On nous sert ici sur un plateau des pans entiers de l&#8217;histoire qui étaient passés sous silence dans le 1, sans parler du lever de rideau sur ce qu&#8217;il s&#8217;est passé ces dix dernières années. Toujours aussi fascinant et captivant. À noter un petit passage vers la fin dans la peau d&#8217;un autre personnage, trop court !</p>
<p><strong>On the road again</strong></p>
<p>Et voilà : en l&#8217;espace de trois ans, on nous a servi deux des meilleurs FPS jamais créés. Quasiment parfaits, il faudrait vraiment se découvrir une allergie profonde pour ce monde sous-marin art déco pour ne pas pouvoir en profiter pleinement. Ou alors, préférer les FPS plus basiques (Call of Machin 12). Tout le mal que je vous souhaite, c&#8217;est d&#8217;y prendre autant de plaisir à découvrir Rapture que je n&#8217;en ai eu.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8072" title="Rapture 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-4-e1324466270543.jpg" alt="" width="800" height="715" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>She is waiting for you</em></p>
<p>    <em>PS</em> : L’équipe a décidé de continuer… dans le changement. En effet, dans quelques mois sortira sur nos machines <strong>Biochock Infinite</strong>. Exit <em>Rapture</em>, et bonjour <em>Columbia</em> la cité volante steam-punk ! Nouveau monde, nouvelle histoire et nouvelles règles : avec un gameplay renouvellé proposant une fois de plus des expériences uniques et un scénario adulte, je peux vous dire que j&#8217;ai sacrément hâte de m&#8217;y plonger ! Stay hungry.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8077" title="infinite 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/infinite-1-e1324466380194.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Comme dirait Buzz, to infinity and beyond</em></p>
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