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	<description>Blog touche a tout</description>
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		<title>Mission Impossible</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 08:37:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au départ il y avait une série.
Une série géniale fonctionnant sur le principe d'un groupe d'agents, chacun spécialiste ou avec un talent particulier pour réussir une mission. Des agents du gouvernement déjouant des complots, parvenant à tromper leurs ennemis grâce a des maîtres de l'illusion.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><img class="aligncenter size-full wp-image-8089" title="MI1 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/MI1-1.jpg" alt="" width="500" height="748" /></h1>
<p><em>de Brian de Palma - 1996</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>EXCEPT THE IMPOSSIBLE </em></p>
<p>Au départ il y avait une série.<br />
Une série géniale fonctionnant sur le principe d&#8217;un groupe d&#8217;agents, chacun spécialiste ou avec un talent particulier pour réussir une mission. Des agents du gouvernement déjouant des complots, parvenant à tromper leurs ennemis grâce a des maîtres de l&#8217;illusion. C’était de l’action, du suspense et quelque chose qui tient du cinéma, dans le fait de parvenir a tromper son spectateur, à lui faire croire a quelque chose qui n’existe pas, ce qui est le but de tout film, de fiction, ou non.<br />
Des puzzles comme scénar, des rebondissements constants, des enjeux énormes et des jeux de masques très travaillés. La série est devenue culte, puis il y a eu un relaunch dans les années 80, toujours avec  Jim Phelps et comme toute série à succès, l’adaptation au cinéma était inéluctable.<br />
Là où ça se corse, c’est qu’au lieu d’une adaptation de la série, on en a fait une machine de guerre publicitaire. Du moins c&#8217;était le but. C&#8217;était sans compter sans cet anarchiste de Brian De Palma.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8090" title="MI1 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/MI1-2.jpg" alt="" width="650" height="418" /></p>
<p>Rappelez-vous : Goldeneye sort en 1995 et est un méga-succès, de quoi surfer sur une nouvelle vague d’action stars de l’ère du post-moderne, c&#8217;est-à-dire un poil plus psychologiques et surtout plus lisse. Plus jeunes, plus &laquo;&nbsp;sensibles&nbsp;&raquo;, ils abandonnent le badass et gagnent avec leurs neurones ou plus souvent une chance divine insolente. Pour Tom Cruise, c’est l’occasion rêvée de passer à un autre statut, celui de méga-star du box-office, lui assurant une liberté totale en tant qu’acteur. N’oublions pas non plus qu’avant Mission Impossible, les faits les plus notables de la carrière de Cruise étaient les frères Scott, Oliver Stone, Rain Man et un Scorsese mineur déjà oublié. Après ce film c’est Stanley Kubrick, Michael Mann, Paul Thomas Anderson et Steven Spielberg qui le sollicitent. Il est passé de téléfilms respectables aux grands films hollywoodiens oscarisables et qui marquent l’histoire.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8091" title="MI1 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/MI1-31.gif" alt="" width="500" height="209" /></p>
<p>Mais l’élément qui a vraiment tordu le projet dès sa base, c’est pas Tom Cruise, c’est Brian De Palma.  Alors dans une période qu’on pourra qualifier au choix de déstructuralisme ou de branlette monumentale, le De Palma ne veut pas juste faire une commande de studio, il veut s’approprier le sujet, et putain, il va le faire. Ce qui fait que, en partant d’une série de groupe, on en est arrivés à un film centré sur un seul homme qui va passer d’homme a tout faire de Jim Phelps (Jon Voight) à James Bond américain.<br />
Regardez bien le film : il n’y a que deux séquences de missions de groupe. Tout le reste, c’est Cruise qui court et qui se cache. Ces deux séquences sont intéressantes, elles donnent au film ses meilleurs moments. D’abord ces 20 premières minutes superbes et grandioses, tourné avec une précision extrême et où on y retrouve toute la force de la série transcendée par un véritable metteur-en-scène. Et puis tout se casse la gueule et au lieu d’un plan bien exécuté, toute l’équipe se fait zigouiller en cinq minutes (offrant au passage la meilleure scène de la carrière de Kristin Scott Thomas). Après quoi, Cruise est en fuite pour tout le reste du film. Et là c’est plus Mission Impossible, et ça le sera plus vraiment dans les futures suites. C’est Tom Cruise qui court. Et il court bien.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8092" title="MI1 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/MI1-41.gif" alt="" width="500" height="305" /></p>
<p>Mais sinon qu’est ce qu’on s’emmerde… Il n’y a que deux scènes qui nous empêchent de s&#8217;endormir par la suite. La fameuse scène du câble, devenue culte et parodiée 1 milliard de fois depuis (et c’est vrai qu’elle est très bien cette scène) et la scène d’action dingue de l’hélicoptère accroché à l’Eurostar. On se sent aussi trahis par De Palma en tant que fans de la série en découvrant que le maître du complot n’est autre que Jim Phelps lui-même, et qui en mourant fait de Ethan Hunt (tu parle d’un nom de héros pourri) le nouveau Phelps.<br />
C’est un véritable blockbustrer a contre-courant : on s’attend a un film de groupe, ça se concentre sur Cruise, on s’attend a un one-man-show, il reforme un groupe, on s’attend encore à un truc de groupe et ça reconcentre sur Cruise. C’est rempli de bizarreries qui semblent impossible aujourd’hui pour un film de cette envergure : Cruise ne tire jamais une seule fois avec un flingue, Alan Silvestri s’est fait viré en emportant le score avec lui et se fait remplacer par Danny Elfman et U2, Emilio Estevez se fait buter avant qu’on le reconnaisse, Emmanuelle Béart essaye de nous faire croire qu’elle peut jouer et ainsi de suite…</p>
<p>Il y a malgré tout un côté charmant au fait que ce film soit raté et un hors-sujet total. Il y a quelques pépites (principalement le découpage de De Palma et son montage, comme d&#8217;hab), juste assez pour revoir le film avec une certaine nostalgie. Et vu l’époque, c’est déjà pas mal…</p>
<p>3/6<br />
C&#8217;est pas génial, c&#8217;est pas &laquo;&nbsp;Mission Impossible&nbsp;&raquo;, mai c&#8217;est&#8230;c&#8217;est&#8230; c&#8217;est une commande de studio pour De Palma.<br />
Oh ça va, y&#8217;a pire quand même.</p>
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		<title>Bioshock 1 &amp; 2</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 11:29:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A une époque où le genre roi sur PC est le FPS, et où celui-ci est exploité à outrance et souvent sans génie,  est-il encore possible d'innover et de proposer une expérience riche, belle et inédite ? Et bien oui. Et pour une fois ce n'est pas Valve qui s'y colle mais 2K Games.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><img class="aligncenter size-full wp-image-8059" title="Bioshock 15 Ryan" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-15-Ryan-e1324465101365.jpg" alt="" width="800" height="450" /></h4>
<h4><strong>Bioshock 1 &amp; 2</strong> &#8211; <em>2K Games</em> &#8211; 2007 &amp; 2010</h4>
<p>À une époque où le genre roi sur PC est le FPS, et où celui-ci est exploité à outrance et souvent sans génie,  est-il encore possible d&#8217;innover et de proposer une expérience riche, belle et inédite ? Eh bien oui. Et pour une fois, ce n&#8217;est pas Valve qui s&#8217;y colle, mais 2K Games. <em>ID Software</em> a ouvert la voie avec <strong>Wolfenstein</strong>, <strong>Doom</strong> et <strong>Quake</strong>. Puis la moitié de l&#8217;industrie s’est engouffrée dans la brèche. Bilan : on a beaucoup de jeux sympas, mais pas exceptionnels, beaucoup de jeux globalement bien nuls, et quelques titres qui font briller les yeux des gamers les plus endurcis et rappellent de sacrés souvenirs. Et les deux <strong>Bioshock</strong> font définitivement partis de ces jeux-là ! Le premier <strong>Bioshock</strong> est sorti fin 2007 sur PC et a très rapidement collectionné les bonnes critiques de la presse spécialisée et les louanges des joueurs enchantés. Il faut dire que<em> 2K Games</em> ne s&#8217;est pas contenté de piocher ici et là de bonnes idées pour les intégrer à une base classique, non, ils ont créé un jeu ou chaque élément a été pensé et amélioré pour former un tout cohérent et diablement immersif.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8061" title="Bioshock 17 crach" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-17-crach-e1324465148635.jpg" alt="" width="800" height="500" /></p>
<p><strong>No Gods or Kings. Only Man.</strong></p>
<p>L&#8217;histoire de <strong>Bioshock</strong> commence en 1960 par une cinématique à la première personne : nous sommes dans la peau d&#8217;un homme dans un avion. Il tient un paquet cadeau et fume un cigare. Soudainement l&#8217;appareil subit une perturbation et perd de l&#8217;altitude jusqu&#8217;à s&#8217;écraser en plein océan atlantique. Notre homme se retrouve sous l&#8217;eau, et au prix d&#8217;un énorme effort parvient à atteindre la surface. Le jour prend alors le contrôle : émergeant au milieu des débris en flamme, avec l&#8217;océan à perte de vue, il voit alors un phare, planté là tout seul. Après quelques brasses, il pose le pied sur un vieil escalier de pierre et atteint la porte du phare, entrouverte, comme l&#8217;attendant depuis toujours. Dans le phare il découvre un bathyscaphe. Le joueur y entre et abaisse un levier, et le voilà en train de descendre sous l&#8217;océan, une voix commerciale l&#8217;accompagnant pendant qu&#8217;apparait par le hublot la majestueuse cité sous-marine de Rapture.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8060" title="Bioshock 16 phare" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-16-phare-e1324465184502.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p>Cette cité, véritable miracle technologique et artistique, est l&#8217;oeuvre d&#8217;Andy Ryan. En pleine seconde guerre mondiale, Ryan voit le monde tomber en ruine. Les idéaux de sociétés semblent se résumer à quelques choix caricaturaux et liberticides : le capitalisme libéral de l&#8217;occident, le communisme totalitaire de l&#8217;U.R.S.S et le refuge moral de la religion. Comme le résume très bien le pitch de Ryan que le joueur entend pendant sa descente :</p>
<blockquote><p> « Mon nom est Andrew Ryan. Permettez-moi de vous poser une simple question : ce qu&#8217;un homme obtient par le travail à la sueur de son front… Cela ne lui revient-il pas de droit ? Non répond l&#8217;homme de Washington, cela appartient aux pauvres. Non répond l&#8217;homme du Vatican, cela appartient à Dieu. Non, répond à son tour l&#8217;homme de Moscou, cela appartient au peuple. Pour ma part, j&#8217;ai choisi d&#8217;ignorer ces réponses. J&#8217;ai choisi une voie différente. J&#8217;ai choisi l&#8217;impossible. J&#8217;ai choisi Rapture. Une cité où les artistes ne craindraient pas les foudres des censeurs. Où les scientifiques ne seraient pas inhibés par une éthique aussi artificielle que vaine. Où les grands ne seraient plus humiliés par les petits. Et à la sueur de votre front, cette cité peut aussi devenir là vôtre. »</p></blockquote>
<p>Hélas, tout n&#8217;a pas bien tourné, et l&#8217;utopie de Rapture n&#8217;a pas tardé à sombrer dans une guerre civile opposant Ryan à un certain Atlas pour le contrôle de la cité et la lutte des classes.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8075" title="Rapture 8 Welcome" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-8-Welcome-e1324465237823.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p><strong>Somwhere behind the sea…</strong></p>
<p><em>2K Games</em> a effectué un boulot monstrueux sur Rapture. Ici il ne s&#8217;agit pas de proposer un complexe sous-marin servant de cadre à un FPS défouloir. Il a fallu imaginer Rapture non seulement en tenant compte des possibilités de constructions de l&#8217;époque (matériaux, outils) mais aussi en tenant compte de l&#8217;évolution artistique d&#8217;un tel monde en vase clos, qui reflète les changements des mentalités ainsi que les problèmes ayant causé, et étant survenu après sa chute. D&#8217;autre part le jeu dans son ensemble est designé autour de Rapture. C&#8217;est la cité qui est au centre du processus de création du jeu, la cité et son histoire, tout le reste découle de là. Et le résultat est magnifique. <strong>Bioshock</strong> fait partie de ces jeux ou l&#8217;aspect technique sert un visuel extrêmement travaillé, et passe au second plan. C&#8217;est un jeu culte, dont l&#8217;expérience restera identique dans 10 ans, quand de nombreux autres jeux reposant trop sur leur moteur graphique auront disparu de mémoires. La cité arbore donc un aspect mi-industriel mi-loisir, le tout sous influence art déco. C&#8217;est beau. En fait, chaque lieu, chaque détour, chaque baie vitrée donnant sur l&#8217;océan est un spectacle pour le joueur, une invitation à la contemplation et à la découverte. Rarement un FPS m&#8217;aura autant donné envie de fouiller chaque recoin, d&#8217;observer chaque objet ou affiche tant chacun des éléments à l&#8217;écran est à la fois très beau <strong>et</strong> constitutif de l&#8217;histoire de Rapture. On en apprend autant en observant qu&#8217;en écoutant les multiples journaux audios laissés par les habitants. L&#8217;architecture même de la cité est révélatrice des contradictions qui ont forcé la chute de cette société nouvelle : évoluant coupée du monde sur des bases purement capitalistes, l&#8217;utopie naïve de Ryan s&#8217;est révélée imparfaite, provoquant des inégalités difficiles à gérer.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8046" title="Bioshock 2 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-place-e1324465307121.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>L&#8217;ambiance sous-marine, oppressive et claustrophobe est parfaitement rendue, les éclairages, sublimes, mettent en valeur des scènes d&#8217;intérieur avec d&#8217;énormes baies vitrées derrières lesquelles évoluent des poissons bien heureux de pas être dedans, et derrière lesquels se déploient la magnifique Rapture. Magnifique, quoiqu&#8217;endommagée : ils y a des fuites d&#8217;eau partout, c&#8217;est un vrai gruyère ce coin. Ah un moment donné, les scientifiques de Rapture se sont retrouvés en roue libre (sans éthique) et ont découvert l&#8217;Adam, une substance sécrétée par des grosses limaces du fond de l&#8217;océan. Grâce à l&#8217;Adam, ils ont été en mesure de développer les Plasmides, qui sont en quelque sorte des kits de modification génétique : une fois acheté (a prix d&#8217;or, accentuant le clivage de la cité) et assimilé, ils permettent de développer des capacités diverses et variées dont les plus communes touchent à la télékinésie, les pouvoirs élementaux et j&#8217;en passe. Très vite, il y a eu pénurie d&#8217;Adam, et des effets de manque se sont fait ressentir. Pendant la guerre civile opposant Ryan et Atlas, des habitants ont commencé à muter pour devenir des Chrosomes. Violents, intelligents et vifs, il en existe plusieurs sortes qui vont très rapidement vous gâcher vos vacances improvisées.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8048" title="Bioshock 4 action" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-4-action-e1324465355309.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>Heureusement, le joueur peut lui aussi utiliser ses plasmides et alterner entre plusieurs armes à feu et divers pouvoirs : on se retrouve avec des possibilités quasi illimitées permettant de monter des stratégies très diverses selon la situation et surtout selon le style de jeu : vous avez dit <strong>Deus Ex</strong> ? <strong>System Shock</strong> ?</p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte que le joueur débarque à Rapture. Il se retrouve rapidement en contact avec Atlas qui à besoin de son aide pour libérer sa femme et sa fille, faits prisonniers par Ryan. Le joueur est donc guidé d&#8217;un quartier à l&#8217;autre de Rapture pour y effectuer diverses tâches qui lui sont confiées : ouvrir un accès, permettre au jardin de fonctionner pour rétablir l&#8217;apport d&#8217;oxygène… Elles sont variées et permettent d&#8217;en apprendre toujours plus sur l&#8217;opposition Atlas / Ryan, et de faire la connaissance d&#8217;autres personnages.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8045" title="Bioshock 1 elec" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-1-elec-e1324465393360.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><strong>Are you my Big Daddy ?</strong></p>
<p>Très vite, le joueur croise la route des petites soeurs et de leurs Protecteurs : les terribles Big Daddy. Techniquement, les premières sont des petites filles armées d&#8217;une énorme seringue leur permettant de ponctionner l&#8217;Adam restant dans les cadavres des habitants de Rapture. Ensuite, elles se faufilent dans des conduits d&#8217;aération pour ramener leur butin quelque part. Mais les Chrosomes arpentent aussi la ville pour trouver l&#8217;Adam, donc les Protecteurs ont été créés. Ce sont des hommes enfermés dans un énorme scaphandre de plongée, armée la plupart du temps d&#8217;une foreuse ou d&#8217;une arme à feu. Leur démarche lourde résonne bien avant que vous les aperceviez, et fait même trembler le sol. Ils ne parlent pas et sont conditionnés pour une seule chose : protéger les Petites Soeurs (qui les surnomment Big Daddy, je vous épargne la VF).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8051" title="Bioshock 7 PLS" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-7-PLS-e1324465444440.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>Et à ce point-là, le jeu prend le parti d&#8217;impliquer moralement le joueur dans l&#8217;histoire : chaque petite soeur possède dans sa seringue une bonne quantité d&#8217;Adam. Hors le joueur à besoin de la substance pour améliorer et acquérir des plasmides. Lorsque l&#8217;on croise le duo Protecteur / Petite Soeur, on peut soit ne rien faire (ils vous ignorent), soit les attaquer. Commence alors un duel d&#8217;anthologie avec le Big Daddy : celui-ci va vous charger et tenter de vous tuer par tous les moyens à sa disposition, dans un déluge de violence. Ces duels sont assez exigeants, et demandent un minimum de préparation (repérage des lieux, posage de pièges, préparation des munitions adéquates…). En difficulté normale, ils sont tendus, mais faisables avec un minimum d&#8217;efficacité (bon, quand les Chrosomes s&#8217;en mêlent, ça devient très vite coton). Au-delà du mode normal, accrochez vous, c&#8217;est des bons gros bourrins !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8050" title="Bioshock 6 P" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-6-P-e1324465490966.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Où est Charlie ?</em></p>
<p>Une fois vaincu, le joueur se voit poser un choix moral dont les répercussions et les enjeux ne se dévoileront qu&#8217;au fur et à mesure du jeu (allant jusqu&#8217;à modifier la fin). On peut libérer la Petite Soeur de son conditionnement, pour qu&#8217;elle redevienne une fillette comme une autre et s&#8217;enfuie. Un personnage du jeu nous récompense alors par divers moyens, mais toujours avec un peu d&#8217;Adam. Ou alors la tuer et récupérer une grosse quantité d&#8217;Adam contenu dans la seringue et dans son sang ? Libre à vous, mais attention, tout n&#8217;est pas aussi simple et les conséquences sont grandes. Personnellement j&#8217;ai fait ma première partie en les sauvant toutes. Je ne m&#8217;attendais pas aux implications pour la suite de l&#8217;histoire.</p>
<p><strong>Let&#8217;s Dance</strong></p>
<p>Le gameplay du jeu est réglé au poil de cul. On peut utiliser un grand nombre d&#8217;armes, et chacune peut être améliorée de différentes façons (mais jamais toutes à la fois) et peut utiliser plusieurs types de munition (jusqu&#8217;à 3 ou 4 : perforante, explosive, chercheuse, électrique&#8230;). Déjà là, on se retrouve avec une richesse peu commune dans un FPS. Mais à cela vient s&#8217;ajouter les plasmides, très nombreux, que l&#8217;on peut aussi améliorer contre de l&#8217;Adam. On alterne entre arme et plasmide très simple avec une touche, et là les possibilités sont  juste énormes. Certaines armes et plasmides permettent de poser des pièges, de prendre le contrôle des caméras et tourelles de sécurités… Sans oublier que le joueur peut lui-même s&#8217;améliorer grâce à des « bonus » déblocables de plusieurs façons, notamment grâce à un appareil photo ! Mais on ne peut activer que quelques améliorations à la fois grâce à des bornes ce qui implique des choix cornéliens.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8058" title="Bioshock 14 P" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-14-P-e1324465533797.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Alive and on fire</em></p>
<p>Les systèmes de sécurités sont donc contournables, affrontables et même piratables grâce à un minijeu de logique et de rapidité, certes un peu répétitif. Mais c&#8217;est toujours plus fun que de trouver un tournevis, ouvrir la boite, repérer les bons câbles, shunter le système, et tout ça à clochepied sur une caisse pour atteindre la caméra tout en évitant d&#8217;être repéré. Les combats sont donc tout sauf faciles et répétitifs. Chaque rencontre, c&#8217;est des ennemis dont le nombre et les capacités sont différents, parfois avec des combinaisons bien casse-noisette. L&#8217;environnement changeant permet aussi des petites fantaisies comme enflammer des nappes d&#8217;essences au sol, faire fondre de la glace, ou encore utiliser son plasmide d&#8217;électricité dans l&#8217;eau quand les Chrosomes ou les Protecteurs ont les pieds dedans. Mouahahaha. C&#8217;est simple : que vous soyez furtif, bourrin au contact ou à distance, ou que vous laissiez les autres se battre pour vous, tous les styles de jeux sont possibles et viables. Un petit mot sur la musique : composée par Garry Schyman elle est absolument magnifique et très inspirée.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8055" title="Bioshock 11 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-11-place-e1324465584519.jpg" alt="" width="800" height="500" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8054" title="Bioshock 10 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-10-place-e1324465623946.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>De par sa narration et son univers original et maitrisé de fond en comble, grâce à un gameplay complet, exigeant et parfaitement huilé, <strong>Bioshock</strong> s&#8217;impose naturellement comme un jeu culte, un des meilleurs représentant du petit monde des FPS, aux côtés de Half-Life, Deus Ex et consorts. En tout je peux vous dire qu&#8217;il m&#8217;a scotché du début à la fin comme peu de jeux ont su le faire.</p>
<p><strong><em>Mais…</em></strong></p>
<p><strong>Episode 2 : The Return of the Big Daddy</strong></p>
<p><strong></strong> <em>2K Games</em> ne pouvait pas en rester là. Ils sont donc remis le couvert en 2010 avec <strong>Bioshock</strong> 2. Et croyez-le ou non, mais ils arrivent à faire encore mieux que le 1 sur beaucoup de points (mais pas tous). L&#8217;histoire de <strong>Bioshock</strong> 2 s&#8217;ouvre sur une cinématique intrigante : à la première personne une fois de plus, elle met en scène un Protecteur avec sa Petite Soeur, au milieu d&#8217;une réception datant d&#8217;avant la chute de Rapture. Soudainement, la fillette disparait. Le Protecteur s&#8217;élance comme un bourrin et finit par tomber sur le kidnappeur, qui lui tire dessus. BAM. Fondu au noir, fin de la cinématique. Ok. D&#8217;accord. Pas de problème, on y va !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8066" title="Bioshock 2 5 duel P" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-5-duel-P-e1324465880361.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><strong>Superfreak</strong></p>
<p>Le jeu lui-même commence 10 ans plus tard, après les évènements du premier volet. Le joueur n&#8217;est autre que le Protecteur de la cinématique, qui semble s&#8217;éveiller d&#8217;un long coma. C&#8217;est un modèle Delta, un des premiers modèles de protecteur, costaud, mais bien fragile en comparaison des modèles suivants. On découvre une Rapture toujours aussi belle et fascinante, toujours intrigante et encore un peu plus délabrée. Depuis les évènements du 1, tout part un peu en sucette. Bon, si j&#8217;ai pu donner de minces indications scénaristiques au début, je ne peux pas faire de même pour le second volet : cela donnerait trop d&#8217;indications sur l&#8217;histoire précédente, bla bla bla vous avez compris. Tout ce qu&#8217;il y a à savoir, c&#8217;est que le scénario est toujours aussi adulte et profond, complexe tout en étant moins tortueux que le premier, et réservant moins de surprises. Fatalement on est un tout petit peu moins passionné (mais vraiment un tout petit peu), d&#8217;autant que le jeu ne peut plus autant jouer sur la nouveauté queRapture.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8070" title="Rapture 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-2-e1324465945416.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p>Les ennemis évoluent eux aussi : plus agressifs et rapides, disposants de nouvelles capacités, les combats sont encore plus exigeants et nerveux que par le passé. Notre condition de Protecteur nous offre heureusement une résistance appréciable, quoiqu’insuffisante, et surtout la foreuse ! Celle-ci nous permet de faire une charge violente, souvent fatale (et accessoirement permet d&#8217;ouvrir des murs fragiles bien planqués). Le joueur à encore une fois à sa disposition des plasmides et des armes, sauf que cette fois (enfin) il peut utiliser les deux à la fois : l&#8217;arme dans la main droite, le plasmide dans la main gauche et c&#8217;est parti pour les combos ! Les anciens plasmides ont été modifiés pour inclure de nouvelles subtilités, et de nouveaux venus font leur apparition. Les armes elles aussi connaissent un lifting bienvenue, si bien qu&#8217;on se retrouve avec des sensations de jeux assez fraiches, tout en gardant le gameplay si efficace de<strong> Bioshock 1</strong>, encore qu&#8217;en tant Protecteur, le joueur à la démarche plus lourde (sans oublier le casque).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8062" title="Bioshock 2 1 action" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-1-action-e1324466008105.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><strong>Hey you, want to come with me ?</strong></p>
<p>Et comme plus on est de fou plus, on rit, il y a toujours les Petites Soeurs et leur Big Daddy. Mais avec quelques subtilités en plus : chaque zone du jeu contient un nombre précis de Petite Soeur. On peut les laisser tranquilles de A à Z. Ou alors comme d&#8217;habitude on fonce dans le tas, on fout sur la gueule au Protecteur… et là nouveau choix ! On libère la Petite Soeur ? On récupère l&#8217;Adam ? Ou… on l&#8217;adopte ? Privée de Big Daddy, elle peut tout à fait devenir votre protégée : elle suivra le joueur partout, et lui signalera les cadavres pleins d&#8217;Adam à récolter. Mais attention à chaque fois que vous autoriserez la fillette à ponctionner la précieuse substance des corps, tous les chrosomes du coin seront alertés, et il faudra défendre votre position bec et ongle, et bien sûr surveiller votre protégée. Des phases de jeu qui demande beaucoup de préparation et de repérage, et donc un bon sens tactique.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8071" title="Rapture 3 LS" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-3-LS-e1324466056946.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Are you my Big Daddy ?</em></p>
<p>Et là second choix : récupérer l&#8217;ensemble de l&#8217;Adam en sacrifiant la fillette, ou la sauver (choix identique au 1 à ce point-là). Les conséquences sont moindres que dans le précédent volet, mais impliquent tout de même le joueur dans l&#8217;histoire de Rapture. Sauf que… si par hasard votre soif d&#8217;Adam vous amène à adopter une par une toutes les Petites Soeurs d&#8217;un niveau, vous libérez alors la fureur d&#8217;une… Big Sister. Donc le rôle est de protéger les petites quand les Big Daddy ont échoué. Et à c&#8217;est carrément coton. Sorte de Protecteur au féminin, dopé comme un vainqueur du Tour, pouvant bondir sur les murs, esquiver en un clin d&#8217;oeil et maitrisant autant les plasmides, que les attaques à distance, et au corps à corps, ces Big Sister font passer les Big Daddy pour des vieux marins en service gériatrique, et propose un véritable challenge au joueur souhaitant les affronter. Heureusement, en cas de succès, la récompense est à la hauteur de la difficulté. Je n&#8217;ai jamais essayé en difficile, et je vous avoue que je ne suis pas pressé !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8068" title="Bioshock 2 7 BS" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-7-BS-e1324466102124.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Big Sister want you</em></p>
<p>D&#8217;autres choix moraux sont proposés au joueur. Régulièrement, on rencontrera divers personnages secondaires, dont nous aurons tôt ou tard le sort entre les mains : libre à vous d&#8217;agir selon votre conscience… ou non.</p>
<p><strong>Like a fish</strong></p>
<p>Le monde de Rapture s&#8217;explore toujours avec autant de plaisir, la surprise en moins. Néanmoins, les différents lieux (majoritairement différent de ceux du 1) apportent assez de nouveautés pour entretenir la flamme. Visuellement, le jeu connait quelques améliorations techniques qui servent toujours avant tout le game design et l&#8217;expérience du joueur. Autre nouveauté sympathique bien qu&#8217;anecdotique : les passages sous l&#8217;eau, où, enfermé bien au sec dans notre scaphandre, il nous faudra rejoindre d&#8217;autres entrées dans les bâtiments.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8067" title="Bioshock 2 6 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-6-place-e1324466209163.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ça à quand même plus de gueule que les entrées du métro lyonnais&#8230;</em></p>
<p>Scénaristiquement, on n’est pas au niveau du <strong>Bioshock 1</strong>. Légère panne d&#8217;inspiration, pas de grosses révélations, pas de cliffenger à vous retourner la tête… Mais le plaisir de jouer n&#8217;en est pas diminué, car comme auparavant, l&#8217;histoire de ce monde unique ce découvre par l&#8217;exploration, et souvent dans les détails. On nous sert ici sur un plateau des pans entiers de l&#8217;histoire qui étaient passés sous silence dans le 1, sans parler du lever de rideau sur ce qu&#8217;il s&#8217;est passé ces dix dernières années. Toujours aussi fascinant et captivant. À noter un petit passage vers la fin dans la peau d&#8217;un autre personnage, trop court !</p>
<p><strong>On the road again</strong></p>
<p>Et voilà : en l&#8217;espace de trois ans, on nous a servi deux des meilleurs FPS jamais créés. Quasiment parfaits, il faudrait vraiment se découvrir une allergie profonde pour ce monde sous-marin art déco pour ne pas pouvoir en profiter pleinement. Ou alors, préférer les FPS plus basiques (Call of Machin 12). Tout le mal que je vous souhaite, c&#8217;est d&#8217;y prendre autant de plaisir à découvrir Rapture que je n&#8217;en ai eu.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8072" title="Rapture 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-4-e1324466270543.jpg" alt="" width="800" height="715" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>She is waiting for you</em></p>
<p>    <em>PS</em> : L’équipe a décidé de continuer… dans le changement. En effet, dans quelques mois sortira sur nos machines <strong>Biochock Infinite</strong>. Exit <em>Rapture</em>, et bonjour <em>Columbia</em> la cité volante steam-punk ! Nouveau monde, nouvelle histoire et nouvelles règles : avec un gameplay renouvellé proposant une fois de plus des expériences uniques et un scénario adulte, je peux vous dire que j&#8217;ai sacrément hâte de m&#8217;y plonger ! Stay hungry.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8077" title="infinite 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/infinite-1-e1324466380194.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Comme dirait Buzz, to infinity and beyond</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Intégrale Steven Spielberg &#8211; Partie 2</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 07:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1977. Spielberg et son pote Lucas sont à Hawaï. Ils sont les deux rois du monde et sirotent leurs victoire sur le monde, l'establishment et le public, tous conquis. Problème : une fois qu'on est au sommet, qu'est ce qu'on fait ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>IV-LES ANNEES 80 (1980-1989)</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7939" title="IJ1 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/IJ1-1.png" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>RAIDERS OF THE LOST ARK</strong> de Steven Spielberg - 1981</h3>
<p><strong>THE RETURN OF THE GREAT ADVENTURE</strong></p>
<p>1977. Spielberg et son pote Lucas sont à Hawaï. Ils sont les deux rois du monde et sirotent leurs victoire sur le monde, l&#8217;establishment et le public, tous conquis. Problème : une fois qu&#8217;on est au sommet, qu&#8217;est ce qu&#8217;on fait ?</p>
<p>Lucas propose à Spielberg la réal de <strong>L&#8217;Empire contre-attaque</strong> et <strong>le Retour du Jedï</strong>. Spielberg refuse. Il a dit non à <strong>Superman</strong> et <strong>les dents de la mer 2</strong>, et fâché du cut de <strong>Close Encounters</strong>, il veut avoir un contrôle absolu sur ses histoires. Il bosse sur <em>Night Skies</em>, une simili-suite de Close Encounters qui se scindra en deux projets, l&#8217;un mélangé à un scénar rejeté du premier <strong>Alien</strong> deviendra plus tard <strong>Gremlins</strong> et le second le futur<strong>E.T.</strong>. En attendant, il veut faire un film iconique, un film de héros. Il aimerait adapter <strong>Tintin</strong> mais Hergé décédera quelques jours avant que les deux hommes se rencontrent et les droits se perdront en méandres nébuleuses. Il est en négociations un temps sur <strong>l&#8217;Espion qui m&#8217;aimait</strong> et travaille même à un traitement, mais on lui refusera les portes du 007. Il ne fait parti de la famille Brocoly et en plus, c&#8217;est un réalisateur, connu et reconnu, américain qui plus est. Sur un Bond, c&#8217;est impossible. Tel un gamin a qui on retire un jouet, Spielberg enrage. Voilà qui tombe bien, son pote Lucas est aussi gamin que lui mais en plus il a assez de fric pour racheter le Burkina Faso, largement de quoi produire Spielberg sur n&#8217;importe quoi. Sur une plage paradisiaque hawaïenne, les deux hommes fantasment sur le film d&#8217;aventures ultime, le héros ultime et comment ramener le genre au goût du jour alors qu&#8217;il a quasiment disparu des grands écrans depuis plus de 30 ans.</p>
<p>Indiana Jones était né.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7940" title="J1 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/J1-2.jpeg" alt="" width="776" height="330" /></p>
<p>Le Spielberg des années 80 tranche avec celui des années 70. La faute à Lucas, qui ne connaît que trop bien la réputation sulfureuse sur les tournages de son pote Geek. Il le prévient une seule fois : &laquo;&nbsp;ici t&#8217;es pas chez universal, t&#8217;es pas chez columbia, et t&#8217;es pas avec tes potes Gale et Zemeckis. Tu bosse pour moi. Alors ailleurs on t&#8217;a laissé faire, mais chez moi, tu n&#8217;aura pas un jour de retard. tu ne dépassera pas le budget d&#8217;un centime. Tu ne me fera pas perdre d&#8217;argent.&nbsp;&raquo;. A partir de ce film, Spielberg ne dépassa plus jamais une deadline et se prit au jeu en essayant de finir ses tournage à l&#8217;avance. terminé les tournages anarchiques un peu trop &laquo;&nbsp;spontanées&nbsp;&raquo; des seventies, <strong>les aventuriers de l&#8217;arche perdue</strong> est un film storyboardé plan par plan (un vrai comic-book en soi), connaît son film par coeur, règle au millimètre près les placements des acteurs et les mouvements de caméra, tout est soigné à l&#8217;extrême. Ce principe de perfectionnisme prend tout son sens dès la première séquence. Tout y est. En une séquence, Spielebrg impose un univers, ses codes, son ton, sa musique et son rythme. On a Harrison ford (charpentier de la famille Lucas il y a encore peu), on a le look, la gestuelle, le phrasé, le fouet, le chapeau, les pièges, l&#8217;ami-traître (Alfred Molina, 23 ans avant de reprendre son héritage geek dans <strong>Spider-man 2</strong>), l&#8217;idole (fortune et gloire !), le sacrifice, la boule géante, le suspense, la tribu indigène, le méchant, la poursuite, les serpents et le thème inoubliable de Williams.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7941" title="J1 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/J1-3.jpeg" alt="" width="469" height="313" /></p>
<p>Le film ressuscite le Serial des années 20-30 et le transcende en y apportant un oeil neuf. Mais là où d&#8217;autres seraient tombé dans un cynisme de second degré vis a vis du genre, Spielberg le traite de front sans jamais traiter de haut son sujet. Il croit à ce qu&#8217;il fait, y compris quand il apporte une dichotomie dans sa perception de l&#8217;icône, à la fois évocation d&#8217;un surhomme et en même temps homme faible, totalement impuissant face à une femme et épris d&#8217;une soif inconditionnelle et inextinguible pour l&#8217;histoire et l&#8217;archéologie qui l&#8217;empêche de détruire l&#8217;arche au bazooka quand bien même il pourrait sauver la situation à un tournant de l&#8217;intrigue. C&#8217;est un gamin, un éternel ado sans mère ni père, éduqué certes, mais violemment bourrin et grognon, tout en même temps. Son ombre géante le précède, son thème l&#8217;annonce, sa façon de se battre, anarchiste et dégueulasse (il passe sous un camion pour remonter à l&#8217;intérieur, se prend une balle dans le bras par manque de prudence, donne un coup de pied traître dans les couilles à une brute nazie) amène toujours un décalage, et c&#8217;était bien avant que ça devienne un code puis un cliché en soi, depuis si copié que redonner dans une iconique pure est devenue le nouveau contre-courant dans l&#8217;industrie. C&#8217;est dire a quel point ce film a influencé sur le 7ème art et le cinoche de genre en particulier.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7942" title="J1 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/J1-4.jpeg" alt="" width="566" height="268" /></p>
<p>Les Aventuriers de l&#8217;Arche perdue ne fait pas parti du genre de films qui pompe ses références mais celui qui les digèrent pour proposer un univers et un regard original et pertinent. Chaque séquence produit un moment culte (la base nazie, l&#8217;île, le final de l&#8217;arche, le hangar,&#8230;) chaque réplique fait mouche, chaque référence amène sa justification et son sens, la musique est parfaite, le montage est fluide, la photo est superbe, la mise-en-scène réglée comme du papier à musique et le scénar un régal de pistes et d&#8217;analyses aux discussions possibles infinies. Car qu&#8217;est ce que l&#8217;arche ? Voilà une fin qui punit les méchants (aah ces têtes qui fondent et explosent) mais dans sa logique nous dit : voir c&#8217;est savoir et savoir, c&#8217;est mourir ! Feu prométhéen ? vengeance divine hébraïque contre l&#8217;Allemagne nazie ? Punition des faux prophètes ? Un pouvoir hors de contrôle et hors de l&#8217;entendement humain qu&#8217;il faut garder là où personne ne le trouvera, symbole du feu nucléaire qui mit fin à la même guerre ?</p>
<p>Il y aurait bien plus a dire, et encore plus à débattre aujourd&#8217;hui encore. C&#8217;est dire si le film malgré ses bientôt 30 ans d&#8217;âge est loin d&#8217;avoir révélé tous ses trésors. Ceux-ci appartiendront donc aux archéologues du Cinéma.</p>
<p>Justice est rendue.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7943" title="J1 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/J1-5.jpeg" alt="" width="500" height="279" /></p>
<p>6/6</p>
<p><strong>Les Aventuriers de l&#8217;Arche perdue</strong> est le mètre-étalon du film d&#8217;aventures-action moderne ET le mètre-étalon du film geek.</p>
<p>Un idéal de cinéma pur, celui des Ford, Hawks, Welles, Kazan et Lean d&#8217;antan, où l&#8217;image produit du sens, où la forme définit son fond où l&#8217;obsession maladive du passé et des âges d&#8217;Or réunit les concepts de Mythes et Chaos dans un grand tout. Pas de doutes : l&#8217;aventure était de retour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7935" title="ET 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/ET-1.jpeg" alt="" width="400" height="600" /></p>
<h3><strong>E.T. : THE EXTRA-TERRESTRIAL</strong> de Steven Spielberg - 1982</h3>
<p><strong>THE STORY THAT TOUCHED THE WORLD</strong></p>
<p><strong>E.T. </strong>est le 4ème film le plus vu de l&#8217;histoire du cinéma aux usa, et a fortiori dans le monde. Il est a ce jour le dernier en date a avoir dépassé le milliard de dollars en termes d&#8217;entrées ajustées. Autrement dit, si mes calculs sont corrects, seuls 3 films ont été plus vus sur un grand écran en plus d&#8217;un siècle de projections.</p>
<p>Dire qu&#8217;E.T. est un film qui touche pas mal de monde est donc un doux euphémisme. Plus universel tu meurs.</p>
<p>A mes yeux, et il faut comprendre qu&#8217;il sera difficile pour moi d&#8217;avoir un minimum de recul quand il s&#8217;agit du premier film que j&#8217;ai vu sur un grand écran quand j&#8217;étais pas plus haut que Yoda, Les raisons qui font de E.T. un film immortel, si universel et si respecté encore aujourd&#8217;hui sont nombreuses.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7936" title="ET 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/ET-2.jpeg" alt="" width="500" height="330" /></p>
<p>On a d&#8217;abord le premier degré : Ce que le pékin lambda est capable de piger. Alors pour se mettre à la place de ce pékin lambda, il faut voir le film, couper le son, si possible mettre le film en noir et blanc et écouter la radio en même temps. Bon, déjà, ça donne une idée. Et bien même dans des conditions épouvantables, on comprend le film. On comprend très bien ce qui se passe, qui est qui, qui a quelle fonction, quels sont les buts et les motivations de chaque personnage. C&#8217;est dire a quel point Spielberg a atteint une pureté virginale avec ce film au point que chaque plan en dit 3 fois plus que chaque ligne de dialogue. L&#8217;éclairage nous parlent, le mouvement de caméra nous dit des choses, les regards des acteurs sont des signes. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle le langage cinématographique. Une grammaire visuelle complète aussi complexe qu&#8217;intuitive conditionnant la réaction du spectateur au moment désiré. Comme le disait un François Truffaut ébahit et admiratif, &laquo;&nbsp;<em>Spielberg ne fait pas de la direction d&#8217;acteurs, il fait de la direction de spectateurs</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Ce qui nous amène au second degré : L&#8217;inconscient. Tout ce qu&#8217;on voit sans le voir, sans forcément pouvoir mettre un mot dessus mais plutôt des sensations, des émotions, des sentiments. Quelque chose de pur. Et c&#8217;est là que simple film fantastique si mignon dévoile son monstrueux niveau de lecture sous-jacent : La vie de Jesus Christ.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7937" title="ET 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/ET-3.jpeg" alt="" width="500" height="297" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que fait E.T. dans le film ?</p>
<p>Il vient du ciel, peut guérir les blessures, peut accomplir &laquo;&nbsp;des miracles&nbsp;&raquo; (le mot est prononcé à un moment-clef dans le film), sonde les coeurs et se met à l&#8217;unisson avec les souffrances d&#8217;autrui. Il apparaît uniquement aux vrais croyants : les enfants. La mère ne le voit même pas alors qu&#8217;elle le croise dans la même pièce et les adultes n&#8217;arrivent jamais a le voir sans passer par une cachette ou au mieux a la fin un masque ou un casque ou un caisson, il y a toujours une coupure physique visuelle. La mère quand elle le voit enfin en a une peur bleue, le grand frère Michael le recouvre d&#8217;un saint-suaire pour le protéger. Il meurt (un signe prémonitoire rappelle la fin de Ben-Hur), ressuscite, apparaît aux vrais croyants avec le suaire dans un nuage de fumée biblique, les bras en croix, il vole et il remonte au ciel comme il est venu. Je crois que c&#8217;est assez clair pour tout le monde. Là-dessus, on peut y greffer un certain nombre de symboles venus d&#8217;autres croyances (judaisme, hindouisme, islam, et même religions pré-greco-romaines, l&#8217;affiche allant jusqu&#8217;à citer la chapelle Sixtine). C&#8217;est l&#8217;histoire des histoires, celle qu&#8217;on raconte depuis l&#8217;aube des temps en modifiant quelques éléments a chaque fois. Un élu, un prophète, un dieu, un demi-dieu, homme mais plus qu&#8217;homme, faisant des miracles, se sacrifiant pour sauver les innocents et les justes, veillant du royaume des cieux sur les vivants qui attendent son éternel retour. Et c&#8217;est juste, juste assez en filigrane pour n&#8217;être ni trop lourd, ni trop pompeux. Ceux qui le voient le voient, ceux qui le voient pas le voient peut-être sans le voir mais de toute façon le symbolisme divin nous parle a tous qu&#8217;on soit croyants, athées ou scientologues, peu importe. Le film nous parle à un degré spirituel, psychologique, mystique. Il nous ramène tous en enfance et, emporté par la musique bouleversante de pur Opéra de John Williams, nous achèvent avant que la première note du générique de fin ne résonne.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7938" title="ET 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/ET-4.jpeg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>C&#8217;est ça le Cinéma.</em></p>
<p>6/6</p>
<p>Spielberg a son plus haut niveau.</p>
<p>Si l&#8217;art et &laquo;&nbsp;la recherche du beau&nbsp;&raquo; sont nôtre manière de traduire nôtre rapport au divin, alors E.T. résume a lui seul ce qu&#8217;est le Cinéma, sans le moindre gramme de prosélytisme ou de ce genre de conneries.</p>
<p>Comme disait Belloq à propos de l&#8217;Arche d&#8217;alliance : <strong>THIS <em>IS</em> HISTORY</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>A noter l&#8217;existence de 2 montages : </em></p>
<p><em>pour le 20ème anniversaire, Spielberg cède à une Lucaserie et se permet de toucher à l&#8217;intouchable. Parfois ça se justifie (le vaisseau qui s&#8217;en va au début) et ça améliore vraiment le film, d&#8217;autres fois on se demande pourquoi Spielberg n&#8217;a pas gardé la scène au placard(la canette de Coca avec un E.T. en CGI soudainement vif comme l&#8217;éclair). Le plus gros changement connu reste deux plans où on voit des policiers avec des flingues remplacés digitalement par des talkies-walkies. Scénaristiquement, ça a du sens. Les flics ne veulent absolument pas tirer sur les gosses ou E.T. a ce moment-là de l&#8217;histoire et on avait jamais vu les scientifiques du gouvernement avec des armes avant, au contraire. Mais qui dit oeuvre intouchable&#8230; </em></p>
<p><em>Bref il aurait du s&#8217;abstenir même si les quelques changements mineurs ne transforment ni l&#8217;or en purin, ni l&#8217;eau en vin, si j&#8217;ose dire&#8230;</em></p>
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<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7944" title="poltergeist 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/poltergeist-1.jpeg" alt="" width="500" height="281" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>-Carol Anne : &laquo;&nbsp;They&#8217;re here.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h3><strong>POLTERGEIST</strong> de Tobe Hooper &amp; Steven Spielberg - 1982</h3>
<p><strong>IT KNOWS WHAT SCARES YOU.</strong></p>
<p>Je suis cinéphile. Je suis un cinéphile éclairé, ou du moins je me plais à le croire. Disons que, sans connaître tout sur tout, je me soigne, et on peut dire que j&#8217;en connais un bon bout (et pas un bambou) sur les carrières de Spielberg et Hooper.</p>
<p>Pendant des décennies, on a attribué la réussite de <strong>Poltergeist</strong> à Hooper. Vous pouvez regarder n&#8217;importe où, jamais vous ne verrez dans une fiche technique le nom de Spielberg au poste de réalisateur. Ayant considérablement contribué à une image faussée d&#8217;un Spielberg voulant trop contrôler ses prods dans les 80&#8242;s, et comme d&#8217;un showman fait de paillettes et d&#8217;artifices vains pour le grand public sans fond ni propos. Au mieux, dans les débats sur la paternité du film, on cède tout juste à Spielberg les débordements les plus &laquo;&nbsp;guimauves&nbsp;&raquo; du film (les &laquo;&nbsp;gentils&nbsp;&raquo; fantômes, j&#8217;insiste sur les guillemets), comme on peut le lire au hasard dans Mad Movies 100, où Didier Allouch (aka &laquo;&nbsp;<em>le cumulard</em>&nbsp;&raquo; comme disait George Marchais) fait ainsi la part des choses :</p>
<p>des spectres sortent de la télé : c&#8217;est du spielberg</p>
<p>un homme se pèle le visage et le détruit en lambeaux : Hooper</p>
<p>les jolies lumières blanches : spielberg</p>
<p>le tas de boue avec les squelettes : Hooper</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7945" title="poltergeist 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/poltergeist-2.jpeg" alt="" width="375" height="250" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Une séquence longtemps attribuée à Hooper avant d&#8217;apprendre que ces mains appartenaient à Spielberg.</em></p>
<p>C&#8217;est dire si l&#8217;image de Spielberg est vue de traviole et comment les jugements arbitraires et les préjugés l&#8217;ont emporté face à la vérité. Car c&#8217;était en fait tout le contraire.</p>
<p>Je suis un cinéphile éclairé. Je sais comment Spielberg compose ses plans. Je sais comment il met-en-scène. Je connais ses films par coeur, je le sais. Je sais aussi comment bosse Hooper. Alors soit on croit à la version officielle de l&#8217;Histoire (la théorie de la balle magique de JFK a côté c&#8217;est crédible) et Hooper a connu un cas extraordinaire de schizophrénie en tant que réalisateur et s&#8217;est révélé juste le temps d&#8217;un film comme un Orson Welles de la caméra pour ne retourner après qu&#8217;a des réals exactement dans la lignée de ce qu&#8217;il faisait avant sans plus jamais toucher à cette recherche du beau plan et de la profondeur de champ (ce qui n&#8217;a JAMAIS fait parti de son répértoire, quoi qu&#8217;on pense de sa filmo), soit on ne croit pas à cette version officielle et on cherche ce qui s&#8217;est passé.</p>
<p>Pourquoi on ne trouve pas le nom de Spielberg au poste de réal au générique alors qu&#8217;il est évident qu&#8217;il s&#8217;est pas contenté de le produire ? Et là on tombe sur un contrat passé avec Universal qui stipule formellement que pendant qu&#8217;il prépare <strong>E.T.</strong> (c&#8217;est a dire pendant le tournage de Poltergeist) il n&#8217;aura pas le droit de réaliser quoi que ce soit d&#8217;autre, c&#8217;est une condition sine qua non pour pouvoir garder le contrôle sur E.T., alors que fait Spielberg ? Il prend un homme de paille. Un Lee Harvey Oswald. Oswald, c&#8217;est Hooper. Le tireur embusqué, c&#8217;est Spielberg.</p>
<p>Que sait-on du tournage du film ? que Spielberg était là chaque jour de tournage. qu&#8217;il a conçu le design des séquences d&#8217;horreur. Qu&#8217;il a réalisé seul toutes les scènes avec Zelda Rubinstein. Qu&#8217;il a dirigé chaque scène avec les gosses. Que c&#8217;est lui qui a mis en scène le visage qui part en miettes (les mains qui tirent les morceaux qu&#8217;on voit, c&#8217;est SES mains). Que c&#8217;est lui qui a mis A guy named Joe dans la télé, qu&#8217;il remakera plus tard (<strong>Always</strong>). Que c&#8217;est lui qui a tourné la scène dans le tas de boue avec les squelettes, il a même du plonger dans la piscine du studio pour rassurer l&#8217;actrice qui avait peur de mourir électrocutée. Que le clown, c&#8217;est lui. Que la télé c&#8217;est lui. Que l&#8217;arbre, c&#8217;est lui. Que les acteurs ont témoigné sur le tournage que Hooper préparait les plans (ça c&#8217;est le boulot de l&#8217;assistant-réal, pas du réal) et que Spielberg faisait la direction d&#8217;acteurs et la mise-en-scène. Qu&#8217;on a un supplément sur le premier dvd zone 1 (introuvable aujourd&#8217;hui, évidemment) montrant sur le tournage Spielberg diriger une séquence de A à Z, tandis que Hooper, médusé et abattu, attend en silence sur une chaise au fond de la pièce. Les faits sont là, accablants. Mais voilà. Pour préserver Poltergeist et E.T., il fallait mentir. Il fallait qu&#8217;il renie sa paternité et qu&#8217;il l&#8217;attribue à Hooper.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7946" title="poltergeist 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/poltergeist-3.jpeg" alt="" width="500" height="261" /></p>
<p>Alors oui, Poltergeist est un film de Steven Spielberg. L&#8217;évidence saute d&#8217;autant plus aux yeux quand on voit E.T. a côté, sorti à une semaine d&#8217;écart. Les deux films sont si proches l&#8217;un de l&#8217;autre, que c&#8217;en est troublant. C&#8217;est la même photo, la même critique de la famille américaine(les parents fument des joints et rejettent leur appartenance sociale a la middle-class), le même genre de lotissement, le même genre de ville provinciale,   la même progression dans l&#8217;intrusion du fantastique. On a dans les deux films une gamine blonde ! Drew Barrymore avait même fait le casting pour ce film-là a la base. Ceci étant posé et démontré, passons au film.</p>
<p>Poltergeist est un film de maison hantée. D&#8217;abord, des phénomènes inexpliqués arrivent dans la maison. Puis, petit a petit, les &laquo;&nbsp;présences&nbsp;&raquo; se manifestent avec plus d&#8217;intensité, jusqu&#8217;à devenir ultra-violentes et kidnapper dans un entre-mondes la gamine de la famille, qui engagera une équipe de scientifiques et une médium pour tenter de la récupérer, alors que les fantômes transforment la maison en véritable théâtre des enfers. L&#8217;explication a ces phénomènes : &laquo;&nbsp;ils&nbsp;&raquo; ont construit la maison sur un ancien cimetière indien ! Les salauds !</p>
<p>Plongée crescendo dans le fantastique, puis l&#8217;horreur et virant même jusqu&#8217;au gore, Poltergeist est un cauchemar, de quoi enfoncer d&#8217;un coup sec la franchise entière des <strong>Freddy</strong> (qui y a pompé un nombre incalculable de ses idées, dont &laquo;&nbsp;la chambre rotative&nbsp;&raquo; du premier opus). Traitant au premier degré le genre, on est accroché, pris a la gorge dans ce train fantôme sans jamais franchir les limites de la suspension d&#8217;incrédulité, un exploit vu a quel point le film va loin.</p>
<p>La photo est magnifique, la réal soignée, les effets spéciaux bien utilisés, l&#8217;atmosphère travaillée, le score est un modèle (Jerry Goldsmith), on marche sur du velours ici.</p>
<p>Très loin de la saga pourrie des <strong>Amityville</strong>, et rappelant plutôt le <strong>Haunting</strong> de Robert Wise, mais sans toucher à la perfection filmique du <strong>Shining</strong> de Kubrick (ne comparons pas l&#8217;incomparable) le film redonne des lettres de noblesse au genre, qui en avait bien besoin.</p>
<p>On s&#8217;amuse, on se fait peur et on entre dans le film pour ne plus en sortir.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7947" title="poltergeist 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/poltergeist-4.jpeg" alt="" width="650" height="436" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>L&#8217;actrice avait peur de finir électrocutée a cause des éclairages sur le plateau. </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Par contre les vrais cadavres utilisés qu&#8217;on voit ici n&#8217;ont dérangé personne.</em></p>
<p>6/6</p>
<p>Le meilleur film de maison hantée de l&#8217;histoire du Cinéma.</p>
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<p><em>Quelque mots a propos de la malédiction Poltergeist : </em></p>
<p><em>L&#8217;équipe des effets spéciaux, soucieuse de faire des économies, a utilisé de véritables cadavres pour la scène de la boue à la fin du film. Autrement dit, ils ont fait exactement la même &laquo;&nbsp;erreur&nbsp;&raquo; que dans l&#8217;histoire du film. Une ironie très troublante quand on sait ce qui s&#8217;est passé ensuite. </em></p>
<p><em>Dominic Dunne, la grande soeur, a été tuée, étranglée par son ex-petit ami, l&#8217;année de sortie du film. </em></p>
<p><em>Julian Beck, le méchant du 2, est mort pendant le tournage du film. Cancer de l&#8217;estomac. </em></p>
<p><em>Will Sampson, le médecin dans le 2, est mort en 87, sur une table d&#8217;opération. </em></p>
<p><em>Heather O&#8217;Rourke, la petite blonde de la trilogie, était atteinte de la maladie de Crohn. Elle est morte à l&#8217;âge de 12 ans, 6 mois avant la sortie de Poltergeist III.</em></p>
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<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7948" title="TZ 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/TZ-1.jpeg" alt="" width="500" height="284" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>-John Valentine : &laquo;&nbsp;There&#8217;s a man on the wing of this plane !&nbsp;&raquo;</em></p>
<h3><strong>TWILIGHT ZONE : THE MOVIE</strong> de John Landis, Steven Spielberg, Joe Dante et George Miller - 1983</h3>
<p><strong>FOUR ACCLAIMED DIRECTORS TAKE YOU INTO ANOTHER DIMENSION</strong></p>
<p>A l&#8217;initiative de Landis et Spielberg, cette adaptation de la série culte de Rod Serling (que Spielberg a connu via Night Gallery), est donc un film a sketches réunissant 4 réals ayant fait leurs preuves dans le fantastique.</p>
<p>Le premier segment est celui de John Landis. Un raciste de la pire envergure se retrouve tour a tour dans la peau d&#8217;un juif en pleine seconde guerre mondiale, un noir poursuivi par le Ku Klux Klan et un Vietnamien pris en cible par l&#8217;armée us. Cet épisode restera dans les mémoires et l&#8217;histoire tristement célèbre pour l&#8217;accident terrible et stupide, ayant entraîné la mort de Vic Morrow et de deux enfants, décapités par un hélicoptère hors de contrôle.</p>
<p>Sans oublier cette tragédie, on peut souligner qu&#8217;il manque quelque chose à ce segment, même si la magie du montage rattrape le coup par une pirouette à la fin. J&#8217;admets que la mise-en-scène est solide et que la séquence des années 40 est bluffante dans sa reconstruction malgré le manque de temps et de moyens. C&#8217;est le seul segment des 4 a ne pas être un remake d&#8217;un épisode de la série d&#8217;origine.</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/TZ-2.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7949" title="TZ 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/TZ-2.jpeg" alt="" width="426" height="240" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>R.I.P.</em></p>
<p>Le second segment est celui de Spielberg. remake de &laquo;&nbsp;Kick the can&nbsp;&raquo;, des petits vieux redeviennent des enfants le temps d&#8217;une nuit. Métaphore évidente sur la vieillesse, la jeunesse intérieure et la magie de l&#8217;enfance, il faut bien reconnaître que Spielberg passe totalement a côté de son sujet et signe le pire segment du film. Sans aller jusqu&#8217;à la purge et plutôt inoffensif grâce à sa courte durée, le sketch trouve une résonance dans la filmo de Spielberg à cette période précise, mais il est bien dommage qu&#8217;il ait choisit un épisode d&#8217;origine déjà mièvre, mou et chiant, qu&#8217;il transcende cela dit sans aucune difficulté.</p>
<p>le troisième segment est celui de Joe Dante. Brillant exercice de voltige hautement casse-gueule, Dante s&#8217;attaque à l&#8217;histoire la plus difficile, celle d&#8217;un gamin omnipotent pouvant ré-écrire la réalité selon ses désirs, créant des absurdités et des visions cauchemardesques de son esprit machiavélique. Critique ouverte de l&#8217;enfant-roi (Spielberg a du adorer), ce segment offre des créations fantastiques de cartoons géniales et un univers grinçant-anar&#8217; préfigurant les <strong>Gremlins</strong> de son auteur.</p>
<p>A noter le rôle de Nancy Cartwright, future interprète de Bart Simpson, qui termine ici coincée dans une télé, condamnée à vivre pour toujours dans un dessin animé. Prophétique.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7950" title="TZ 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/TZ-3.jpeg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Cartoon, drôle et violent : le cinéma dantesque venait de trouver sa voix</em></p>
<p>Le quatrième segment est celui de Miller. Probablement le meilleur des 4 et bien placé dans la montée progressive du fantastique du film, c&#8217;est un remake de l&#8217;épisode peut-être le plus connu (avec William Shatner) racontant l&#8217;expérience d&#8217;un homme pendant un vol, harcelé au hublot par une créature se baladant sur l&#8217;appareil que lui seul voit. Phobie de l&#8217;avion, paranoïa, pression du groupe, folie intérieure, tout y est. Miller, alors encore débutant, est le seul a parvenir a recréer véritablement l&#8217;esprit de la série d&#8217;origine.</p>
<p>Le tout est ficelé par un prologue et un épilogue avec Dan Aykroyd, certes un peu gadget, mais ô combien fun.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>3/6</p>
<p>Qui dit film à sketches dit film inégal, d&#8217;autant que pour le coup les réals confirmés se font complètement bouffer par la génération montante de l&#8217;époque, Spielberg signant son pire travail jusqu&#8217;ici alors que Miller démontre un savoir-faire exemplaire.</p>
<p>On retiendra cela dit l&#8217;épouvantable accident qui a marqué la fabrication et la sortie du film, influençant forcément nôtre jugement dans une mesure que nous ne pouvons pas estimer pour des raisons évidentes.</p>
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<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7951" title="IJ2 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/IJ2-1.jpeg" alt="" width="700" height="394" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>在古白天瞥襪<br />
睊上如同某物不像話<br />
但是在眼前神知道<br />
Anything Goes</em></p>
<h3><strong>INDIANA JONES AND THE TEMPLE OF DOOM</strong> de Steven Spielberg - 1984</h3>
<p><strong>IF ADVENTURE HAS A NAME&#8230; IT MUST BE INDIANA JONES</strong></p>
<p>Dire qu&#8217;<strong>Indiana Jones et le Temple Maudit</strong> est un de mes films de chevet est un doux euphémisme. Aussi loin que la première diffusion télé et que puisse ma mémoire remonter, je ne crois pas qu&#8217;il se soit passé une année sans que je n&#8217;ai revu le film, éplucher chaque plan, anticiper chaque coupure du montage, connaître la partition de Williams a la note près. Il fait partie avec <strong>Gremlins</strong> et <strong>Ghostbusters</strong> (tous trois sortis en 1984, l&#8217;année de ma naissance) des films fondateurs qui ont forgé mon identité de cinéphile. Alors qu&#8217;a sa sortie le film s&#8217;était fait taper sur les doigts outre-atlantique a cause de sa violence trop dure pour les moins de 13 ans, menant à la création du PG-13, moi, a à peine 4 ans environ, je rembobinais la vhs encore et encore, revoyant le film toujours avec le même émerveillement. Ce n&#8217;est que bien plus tard, au début et au milieu des années 90, lorsque le politiquement correct avait totalement dominé l&#8217;industrie, qu&#8217;en revoyant le film, j&#8217;y re-découvrais de nouveaux trésors. Un film pour gosses où on arrache le coeur d&#8217;un homme plein cadre ? Un film du gentil Spielberg où le héros tabasse le gamin qui lui sert de side-kick ?? Un film, un blockbuster pour toute la famille montrant des types se faire déchiqueter par des crocos, d&#8217;autres broyés, d&#8217;autres brûlés vifs, des enfants battus au fouet, un colonialisme triomphant et un anti-héros cherchant &laquo;&nbsp;fortune et gloire&nbsp;&raquo; ??? Ce deuxième volet était alors un symbole de liberté créative où tout était permis. A la sortie de Schindler, le film pris un nouveau sens. Comment ne pas dresser dans la description minutieuse du camp de travail des gamins dans les mines, un parallèle avec la barbarie nazie et l&#8217;horreur des camps de travail et d&#8217;extermination&#8230; Plus tard encore, avec l&#8217;émergence d&#8217;internet, et l&#8217;ouverture de la connaissance, le film pris une épaisseur de plus. Cette fois, on pouvait y voir grâce au recul des années, la réalisation de nombreux fantasmes pour Spielberg dont l&#8217;ouverture, un numéro musical d&#8217;envergure de ceux de l&#8217;âge d&#8217;or d&#8217;Hollywood, renvoyait à celui de <strong>1941</strong>. Aujourd&#8217;hui on voit le film comme un prototype de Tintin. Les références sont si nombreuses à l&#8217;oeuvre d&#8217;Hergé qu&#8217;on ne peut ne pas y voir de lien avec le fait que Spielberg avait tenté en vain de récupérer les droits en 83. Le Temple Maudit est donc un choix alternatif, un Tintin sans Tintin. d&#8217;autant que Lucas avait a la base en tête une histoire de dinosaures dans une vallée perdue (ça vous rappelle quelque chose ?), puis d&#8217;un château hanté en Ecosse (Spielberg lui rétorqua qu&#8217;il venait de faire <strong>Poltergeist</strong>).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7952" title="IJ2 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/IJ2-2.jpeg" alt="" width="700" height="394" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Fortune et Gloire !</em></p>
<p>Un peu comme <strong>l&#8217;Empire contre-Attaque</strong> par rapport au <strong>nouvel espoir</strong>, Le Temple Maudit est une réponse sombre à l&#8217;<strong>Arche Perdue</strong>. les mythes de l&#8217;Orient (pas une scène du film en occident, dépaysement total) placent le film dans l&#8217;univers des Jules verne, Kipling, Conan Doyle, l&#8217;héritage des Serial, des deux aventures exotiques de Fritz Lang (<strong>le tigre du bengale</strong> et <strong>le tombeau hindou</strong>), de la hammer et autres Ray Harryhausen en plus. L&#8217;histoire porte sur la vaine conquête d&#8217;un pouvoir absolu (comme les autres indy), ici une secte cherchant a rassembler les 5 pierres de Sankara afin de mettre le monde sous le règne de Kali, dieu de la mort. C&#8217;est une quête spirituelle pour Indy, devant affronter un lavage de cerveau (nettoyé par un feu purificateur) et comme dans <strong>la Dernière Croisade</strong>, devra traverser un pont qui n&#8217;en est pas un comme acte de foi pour récupérer les pierres, allant jusqu&#8217;à appeler les dieux pour lui venir en aide (&laquo;&nbsp;<em>vous avez trahit Shiva !</em>&laquo;&nbsp;).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7953" title="IJ2 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/IJ2-3.jpeg" alt="" width="700" height="394" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Kali ma, shakthi deh !</em></p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte dark, mystique et violent au ton serial (bien plus que les 3 autres épisodes), que l&#8217;action et l&#8217;aventure s&#8217;épanouissent. Quasiment raconté en temps réel, la narration n&#8217;offre qu&#8217;une poignée de pauses. Entre celles-çi, ça ne s&#8217;arrête jamais. L&#8217;ouverture musicale à Shangaï est directement suivie du grand bordel au club Obi-Wan (on nage en plein <strong>1941</strong>), puis à la poursuite en voiture, puis le crash en avion, le saut de la montagne, l&#8217;arrivée dans le village. Là y&#8217;a une petite pause. On arrive au palais de Pankot à dos d&#8217;éléphant. petit dialogue Là on a le dîner dantesque. Et après ça ne s&#8217;arrêtera plus , comme une gigantesque séquence d&#8217;action ininterrompue : l&#8217;attaque dans la chambre, le passage sous-terrain, le piège de la pièce qui s&#8217;écrase, l&#8217;arrivée dans le temple, la capture, le sacrifice, la libération, les mines, la poursuite sur les rails, l&#8217;inondation et enfin le pont. C&#8217;est une aventure totale de chaque minute, une quête sans relâche, poussant a bout les héros jusqu&#8217;à leurs limites, pour ensuite les franchir et continuer avec un marathon derrière. Et il faut ajouter à ça la violence, l&#8217;humour, le délicieux phrasé des dialogues à l&#8217;ancienne, la recherche esthétique perpétuelle du plan iconique, du symbole universel dans le cadre, du jeu de lumières, du travail de la photo, du montage homérique.</p>
<p>Un divertissement de chaque minute, un spectacle total de chaque instant, une magie à chaque frame, le tout filmé avec la plus grande intelligence sans jamais prendre de haut son sujet, ses références ou son public. C&#8217;est le Cinéma dans toute sa splendeur.</p>
<p>L&#8217;Empire Contre-attaque et le Retour du Jedï mis a part, Indiana Jones et le Temple Maudit est donc le meilleur film des années 80.</p>
<p>Souvent imité, jamais égalé, jamais surpassé.</p>
<p>Fortune et Gloire !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7954" title="IJ2 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/IJ2-4.jpeg" alt="" width="700" height="394" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Oh, shit.</em></p>
<p>6/6</p>
<p>Le plus grand film d&#8217;aventures de toute l&#8217;histoire du Cinéma.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Dr House &amp; Mr Laurie</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 06:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kryska</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand le Dr House bosse sans blouse, Hugh Laurie bosse son blues !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut les gens ! Comment vous allez bien aujourd&#8217;hui ? La forme ? Sûrs ? Non parce que moi, je dis ça je dis rien, mais si vous êtes malades on peut toujours appeler le Docteur…<br />
Ben tiens, pour tout vous dire ça me fait bien rigoler moi. Si on a le malheur de dire qu&#8217;on est barbouillé,  paf : vas voir le Docteur. Comme ça ! Le truc évident quoi.  Malade, Docteur.</p>
<p><strong>-&nbsp;&raquo;But… Who is the Doctor ?&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Ah ça, bonne question petit. Disons que dans la vie d&#8217;un bon geek qui se respecte, il y a au moins deux bons Docteurs.  But Today is the day we are talking about… Dr House !</p>
<p>Alons-y Alonso ! Alors si vous avez bien suivi notre enquête auprès de notre ami <a href="http://www.blog-bazar.com/christophe-hondelatte-faites-entrer-le-chanteur%E2%80%A6/" target="_blank">Christophe Hondelatte</a>, on sait déjà avec certitude, preuves à l&#8217;appui et tout et tout, que le Dr House… ben c&#8217;est pas Mickey Mouse… Nan nan mais c&#8217;est important. Alors moi je me suis dis ok, mais alors c&#8217;est qui ce Dr House ? Et j&#8217;ai continué à investiguer.</p>
<p>Et un jour surprise. J&#8217;apprends que le Dr House en vrai, il s&#8217;appelle Hugh Laurie, et que le monsieur non content de son talent incontestable d&#8217;acteur, scénariste, réalisateur, producteur de cinéma… s&#8217;aventure écrivain et s&#8217;improvise désormais compositeur, musicien, et chanteur. Tout comme Hondelatte, mais en pas pareil !</p>
<p>Si vous êtes fans comme moi de la VO, vous avez remarqué que Laurie joue avec un fort accent américain. Donc forcément il y a des gens qui disent &laquo;&nbsp;ouaaais, il est américaaaaain, tout ça…&nbsp;&raquo;. Que nenni ! N&#8217;en déplaise à Mickey Mouse, le Hugh il est né à Oxford et pi c&#8217;est tout ! L&#8217;accent américain il commence à le prendre pour la première fois dans les films <em>Maybe Baby</em> d&#8217;Elton et les deux <em>Stuart Little. </em>Mais quand il joue aux côtés de  Rowan Atkinson dans la série  <em>Blackadder, </em>là il n&#8217;a pas du tout cet accent. En fait Hugh Laurie commence à être réputé au Royaume Uni dès les années 1980. Mais c&#8217;est véritablement avec la série Dr House en 2004 qu&#8217;il va être reconnu à l&#8217;échelle mondiale, et notamment se faire connaitre du public americain.<br />
Donc voilà. Même s&#8217;il a joué le méchant Jasper pour les studios Disney dans <em>Les 101 Dalmatiens</em>, rien à voir avec Mickey. Non mais !</p>
<p><strong>- &laquo;&nbsp;Mais t&#8217;as dit qu&#8217;il écrit des bouquins aussi ?&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Oui m&#8217;sieur ! Et à priori il est très bon romancier, bien que je n&#8217;ai pas encore pris le temps de lire son livre <em>The Gun Seller </em>(paru en 1996 et traduit en 2009 sous le titre <em>Tout est sous contrôle</em>). Succès à la fois au Royaume Uni et en France ! Il y aurait un deuxième roman dans les starting block, intitullé <em>The Paper</em> <em>Soldier </em>(US) ou <em>Paper Soldiers </em>(UK)<em>. </em>Aucune idée de quand il va sortir mais qui sait, bientôt peut-être ?</p>
<p><strong>-&nbsp;&raquo;Ah ok… Mais t&#8217;as dit… il est musicien ?&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Oui, et exellent musicien qui plus est : Pianiste, guitariste harmoniciste, chanteur… Pour tout dire, pas mal de ses compos sont jouées dans <em>Dr House. G</em>enre dans l&#8217;épisode 9 de la saison 4, <em>Game </em> : le morceau de guitare &laquo;&nbsp;folky&nbsp;&raquo; joué lors de la scène des derniers renvois (et qu&#8217;il dit être du patient), ben c&#8217;est du Laurie.</p>
<p>En fait le déclique c&#8217;est fait en 2006 grace à sa collaboration (<em>House</em> 02&#215;14) avec Greg Grunberg (LOST, Heroes…), fondateur du groupe <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=m9sqDEFWVx8" target="_blank">Band from TV</a>. </em>Greg l&#8217;invite à rejoindre l&#8217;aventure en temps que <a href="http://www.youtube.com/watch?v=x9HnaL1S7pM" target="_blank">pianiste et chanteur</a>. Parmis les membres du groupe :  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ja00b1TeASU&amp;feature=related" target="_blank">Bonnie Somerville</a> (Mary dans <em>Beverly Hills</em>, Mona dans <em>Friends</em>), <a href="http://www.youtube.com/watch?v=duQ2L_JogWA&amp;feature=related" target="_blank">James Denton</a> (Mike Delfino dans <em>Desperate Housewives, </em>Mr Lyle dans <em>Le Caméléon</em>) ou <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ToO5sUfKixY&amp;feature=mfu_in_order&amp;list=UL" target="_blank">Jesse Spencer au violon</a> (Robert Chase dans <em>Dr House</em>). <em>Band from TV</em> se donne pour but d&#8217;aider les assiociations caritatives.</p>
<p>Hugh Laurie a signé en 2010 chez Warner, et son premier album <em>Let Them Talk </em>sort le 18 avril 2011 en France,  le 9 mai au Royaume Uni.</p>
<p>Alors bon comme vous vous en doutez, quand on me propose de la galette, moi forcément je goute. Et bien c&#8217;est du bon ! Du très très bon même ! On peut dire que quand le Dr House bosse sans blouse, Hugh Laurie bosse son blues ! Premier truc à savoir quand on se procure l&#8217;album : il n&#8217;y a pas de compos personnelles. C&#8217;est un peu dommage mais Laurie a juste eu envie de reprendre des titres phares du Blues New Orleans des années 1920-1930. Et qui dit New Orleans, dit bon gros accent de Cowboy ! Ca peut déplaire à des gars en kilt sur une île que je ne citerai pas, moi je trouve ça juste kiffant.</p>
<p>J&#8217;ai dit Blues ? Ah oui tiens. En fait Hugh nous fait une petite blague sur le premier titre <em>St. James Infirmary</em>, puisqu&#8217;il nous offre une très belle ouverture piano minimaliste, hyper calé classique au départ. Puis le son enfle, module petit à petit en intégrant des accords jazz, pour finalement amener et installer le blues sur une base de contrebasse profonde. Tout comme j&#8217;aime. Ca balance, ça groove tout bien comme il faut quoi. Et dès le départ on sent qu&#8217;on est entre de bonnes mains. Laurie nous passe ce message : le blues n&#8217;est pas ma culture d&#8217;origine, et je n&#8217;ai rien composé. J&#8217;arrange seulement à ma sauce. Voilà la culture d&#8217;où je viens, et voilà le son que j&#8217;aime. So just enjoy the trip.</p>
<p style="text-align: center;"><object width="853" height="480" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/UihST5sfwLc?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="853" height="480" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/UihST5sfwLc?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Je ne sais pas vous, mais pour moi c&#8217;est du tout bon. Le trip, je suis à fond dedans ! Juste pour voir, St James infirmary par Cab Calloway c&#8217;était <a href="http://www.youtube.com/watch?v=_2J6bciqkNo&amp;feature=related" target="_blank">ça</a>, par Louis Armstrong ça donnait <a href="http://www.youtube.com/watch?v=oXMx8OW32Bs&amp;feature=fvwrel" target="_blank">ça</a>, et pour le fun la version d&#8217;Eric Clapton et Dr John (oh… another Doctor ? Fantastic !!) c&#8217;est <a href="http://www.youtube.com/watch?v=HJA21UmUquI" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>Sur le deuxième titre (le radiophonique <em>You don&#8217;t Know My Mind</em>), on est sur un blues un peu plus country folk, une rythmique entrainante. Voyez plutôt :</p>
<p style="text-align: center;"><object width="853" height="480" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/LV1Ymtz1a9w?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="853" height="480" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/LV1Ymtz1a9w?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>On revient sur un bon vieux blues avec la balade de <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Rr-9FKvaai0" target="_blank">Six Cold Feet</a></em>. Un son de sax vintage, bien old school. Et surtout un son de guitare qui rappelle celui de Scrapper Blackwell  quand il jouait ce titre enregistré avec le pianiste et compositeur du titre Leroy Carr. Bon j&#8217;avais une version quelque part mais pas moyen de remettre la main dessus…</p>
<p>Un autre grand titre repris par notre bon Docteur, <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ms8dYQWR2lw" target="_blank">Battle of Jericho</a></em>, dont j&#8217;adore la version toute posée et à la fois envoûtante de profondeur. C&#8217;est le genre de chanson dont on ne sait plus vraiment qui la composée, quelle était vraiment sa version originale tellement elle a été reprise un nombre incalculable de fois.</p>
<p>Et on continue avec autre chose, un truc de fou : deux Docteurs qui bossent ensemble ! La chanson s&#8217;appelle <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7P_XNPFoEp0" target="_blank">After You&#8217;ve Gone</a></em>, sur laquelle Laurie chante avec Dr John (the other Doctor who played with Clapton). Bass Clarinet power ! Oh Yeah ! And great duo… Yeah men !</p>
<p>Hum pardon je m&#8217;emballe. Superbe boogie sur <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=AibZ6E13Iao" target="_blank">Swanee River</a></em> !<em> </em>Là aussi en fouillant un peu on trouve pas mal de versions sympas, genre <a href="http://www.youtube.com/watch?v=kcvvUWhckww" target="_blank">celle-ci</a>, mais aussi et surtout la version <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ayfR6umrF3Q" target="_blank">Ray Charles</a>, qui en garde une base à peine reconnaissable mais carrément plus rock. Laurie s&#8217;approprie ce titre à merveille non ?</p>
<p>Pour la prochaine…</p>
<p>Oh, my&#8230;  the Doctor plays the guitar !</p>
<p style="text-align: center;"><object width="853" height="480" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Xzy32So2OYg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="853" height="480" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Xzy32So2OYg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Y a ensuite une chanson qui s&#8217;appelle <em>John Henry.</em> Alors forcément vous lisez ça vous avez envie de demander : &laquo;&nbsp;mais c&#8217;est qui encore que ce toubib ?&nbsp;&raquo;.  Ben c&#8217;est pas un Docteur en fait. C&#8217;est un homme qui fait partie intégrante du folklore américain, puisqu&#8217;il représente un groupe spécifique dans le melting-pot de la classe ouvrière du XIXe siècle. John Henry était un homme grand et fort, un &laquo;&nbsp;pousseur de fer&nbsp;&raquo;, qui travaillait à l&#8217;expension des lignes de chemins de fer vers l&#8217;Ouest des Etats-Unis, à travers les montagnes. On raconte que, la machine supplantant de plus en plus la force humaine, le propriétaire du chemin de fer avait acheté un marteau à vapeur pour faire avancer le travail plus vite que les ouvriers. John Henry, pour sauver son travail et celui des autres gars, lance le pari de défier la machine. Il gagne, mais meurt juste après d&#8217;une crise cardiaque. Ce duo avec Irma Thomas raconte son histoire&#8230;</p>
<p>N&#8217;empêche, pas de bol pour la crise cardiaque ; si le Dr House avait été là…</p>
<p>Bon, je ne vais pas tout vous dire sur l&#8217;album, il faut aussi que vous en décrouvriez un peu par vous-mêmes ! Ah tiens si, juste un truc. Y a un titre que j&#8217;aime bien aussi parce qu&#8217;un gars qui chante dessus, et au départ je ne l&#8217;avais pas forcément bien reconnu dans l&#8217;album. Preuve qu&#8217;il fait parfaitement son job ici. Hugh Laurie (nan, c&#8217;est pas lui que j&#8217;avais pas reconnu ^^) chante sur ce titre avec.… Tom Jones. Si si ! Le gars de <em>Sex Bomb</em> ! Et ça donne un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=fMSxFcmiNGc" target="_blank"><em>Baby</em>, <em>Please Make a Change</em></a> assez cool au final !</p>
<p>Bon ben c&#8217;est Hondelatte qui va être content, on a résolu le cas et on a une bonne idée de qui est le Dr House maintenant. Tiens d&#8217;ailleurs ils en pensent quoi chez Ruquier ?</p>
<p style="text-align: center;"><object width="853" height="480" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6M-0KnTVfs8?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="853" height="480" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/6M-0KnTVfs8?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<object width="853" height="480" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/T16G3mFUrBw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="853" height="480" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/T16G3mFUrBw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Même si vous n&#8217;aimez pas l&#8217;émission, prenez le temps de regarder ça, juste pour les perles de répliques de Hugh Laurie, ça vos le coup de s&#8217;y attarder :p</p>
<p>Bon allez, je vais checker ma boîte aux lettres moi, histoire de voir si je n&#8217;aurais pas reçu un petit EP tout beau tout neuf à vous faire découvrir…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Stay tuned on BBz radio !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Saga du Sorceleur</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 07:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Andrzej Sapkowski]]></category>
		<category><![CDATA[Geralt de Riv]]></category>
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		<category><![CDATA[the witcher]]></category>
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		<description><![CDATA[J'en suis venu à m'intéresser à ce livre grâce à son adaptation videoludique intitulée The Witcher. L'ironie de la chose, c'est que je me suis basé sur les différents tests que j'ai lu, si bien qu'en commençant le bouquin je n'avais en fait jamais jouer au jeu. Et quoi qu'il en soit je n'avais jamais vu le nom de l'auteur en librairie, ce qui prouve que je ne cherche jamais assez. Mais après de longues heures à jouer à STALKER, je dois être mûr pour la littérature de l'Est :-)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Sang des Elfes</strong> &amp; <strong>Le Temps du Mépris</strong> &#8211; tomes 1 &amp; 2<br />
de <em>Andrzej Sapkowski</em> - <em>Bragelonne</em></p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7921" title="sorceleur 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/sorceleur-1.gif" alt="" width="301" height="475" /></div>
<p>J&#8217;en suis venu à m&#8217;intéresser à ce livre grâce à son adaptation videoludique intitulée The Witcher. L&#8217;ironie de la chose, c&#8217;est que je me suis basé sur les différents tests que j&#8217;ai lu, si bien qu&#8217;en commençant le bouquin je n&#8217;avais en fait jamais jouer au jeu. Et quoi qu&#8217;il en soit je n&#8217;avais jamais vu le nom de l&#8217;auteur en librairie, ce qui prouve que je ne cherche jamais assez. Mais après de longues heures à jouer à STALKER, je dois être mûr pour la littérature de l&#8217;Est <img src='http://www.blog-bazar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>La Saga du sorceleur est composée de 5 romans et quelques nouvelles, jusqu&#8217;à maintenant. L&#8217;auteur ayant développé un univers très riche et cohérent, il serait presque surprenant qu&#8217;aucune nouvelle aventure ne parvienne sur nos rayon, surtout avec le succès du jeu-vidéo qui à permis aux livre de se refaire une santé en librairie.<br />
Ce sont les deux premiers tomes qui nous intéressent aujourd&#8217;hui, <strong>Le Sang des Elfes</strong> et <strong>Le Temps du Mépris</strong>.</p>
<p>Si on a bien affaire à un univers de fantasay, Sapkowski évite malgrés tout les pièges trop évidents du déjà vu ou du trop exotiques (des pièges certes, mais pas forcément des faiblesses). Géralt De Riv, notre sorceleur, est un homme très fier, sur de lui et cynique. Un sorceleur est un homme consommant des mutagènes lui permettant d&#8217;améliorer ses capacités. Il s&#8217;est fait une spécialité de tueur de monstres, et ne touche pas à le magie. Lors des chapitres en sa compagnie, on découvre un individu au caractère assez marqué, quoique réservé, qui tente coute que coute de suivre son éthique et sa morale dans un monde ou l&#8217;intérêt personnel, le racisme et l&#8217;appat du gain mènent la danse. Geralt n&#8217;est pas un chevalier servant ne vivant que pour secourir la veuve et l&#8217;orphelin : il monaye ses talents de tueur de monstres quelles que soient les circonstances. Il sait pertinement qu&#8217;il aura gain de cause, car personne à part lui ne pourra régler la situation. Il n&#8217;a que faire de l&#8217;honneur et de la reconnaissance, et ne vit pas pour aider son prochain : il à un talent, et en fait son gagne pain. c&#8217;est un sorte d&#8217;enflure au coeur tendre.</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7922" title="sorceleur 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/sorceleur-2.jpg" alt="" width="450" height="700" /></div>
<p>Il est aussi adroit qu&#8217;il est borné. Non dénué d&#8217;intelligence, il préfera toujours se fier à ses instincts et son expérience plutôt que de suivre les conseils avisés soumis par ses rares amis, n&#8217;hésitant pas ainsi à foncer dans le tas, parfois au mépris des conséquences. Ce comportement est en partie lié à sa position sociale : Pour le peuple, il est un individu dangereux, et son statut de mutant (inexpliqué pour la quasi totalité de la population) le met à la portée du racisme commun. Mais rares sont ces clients à le respecter tel qu&#8217;il est, sans le craindre ni le mépriser. Pour les hommes d&#8217;armes expérimentés, il est dangereux, quant aux mages, ils le méprisent, le voient comme une curiosité vaguement intéréssante, comme un bon numéro de comique.</p>
<p>L&#8217;intrigue déployée par l&#8217;auteur bénéficie d&#8217;un background complexe et fouillé, avec un contexte politique solide où il sera parfois difficile de saisir qui sert qui ou trahit qui, tant il y a de personnages différents. Mais on croisera tout de même les poncifs du genre : mercenaires, armées, magiciens, bourgeois et populaces, ainsi qu&#8217;un bestiaires fantastique classique mais efficace. Mon premier regret est que (jusque la), l&#8217;auteur n&#8217;est pas plus developpé les différentes ethnies.</p>
<p>L&#8217;univers du sorceleur est assez noir et adulte. Comme je l&#8217;ai dit, un climat de racismes permanent plante un déccord propice aux atrocités et vendettas de toutes sortes. L&#8217;auteur n&#8217;hésite pas à aborder d&#8217;autre thèmes comme le sexe, la pedophilie, le meurtre, le sacrifice. Ce qui déstabilise c&#8217;est sa façon d&#8217;en parler : parfois très directement avec un vocabulaire assez rude mais simple, parfois de façon détournée et subtile. Cette alternance n&#8217;est pas foncierement justifiée par le texte, donant le sentiment que l&#8217;auteur choisi selon l&#8217;humeur du moment.</p>
<p>Autre défaut pour moi : le vocabulaire utilisé. La je ne comprend pas, et comme j&#8217;ai arrêté le polonais en 5ème année de maternelle je n&#8217;arrive pas déterminer si, c&#8217;est un défaut de l&#8217;oeuvre ou de la traductrice. Mais l&#8217;utisation de certains mots ou locutions generalement lié à un contexte moderne fait tache. Quand l&#8217;auteur cite un &laquo;&nbsp;poing americain&nbsp;&raquo;, on sort immédiatement du récit. Cela ne se produit pas à chaque page, mais trop de formulations ou locutions introduisent systématiquement une distance entre l&#8217;histoire et le lecteur, c&#8217;est un gros frein à l&#8217;immersion. Sans oublier que pour le reste, l&#8217;ecriture reste tres simpliste, et les dialogues ne viennent pas vraiment relever le niveau.</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7923" title="sorceleur 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/sorceleur-3.png" alt="" width="358" height="400" /></div>
<p>Ces quelques regrets exposés, l&#8217;histoire se laisse decouvrir de façon tres plaisante, avec un rythme changeant et quelques alternances de points de vue toutes les 5 à 10 pages.<br />
Reste donc une aventure bien construite, dans un univers qui bien que peu original, brille par sa complexité et le climat social qui y reigne, le tout emballé dans une écriture et un style sympa, avec des chapitres sans saveur particuliére. Cela dit, la fin du tome 2 relève légèrement le niveau général, esperons que ça continue comme ça. C&#8217;est dommage, mais ça vaut quand meme le coup de s&#8217;y plonger, ne serait ce que pour le sorceleur lui-même, qui reste un personnage trés intéressant.</p>
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		<title>Drive</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 07:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Américain]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Brooks]]></category>
		<category><![CDATA[Bryan Cranston]]></category>
		<category><![CDATA[Carey Mulligan]]></category>
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		<category><![CDATA[film]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Driver est cascadeur.
Le Driver est conducteur pour des malfrats.
Le Driver rencontre une femme, mais leur amour est impossible et des mafieux la menacent.
Le Driver va tout faire pour la protéger.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><img class="aligncenter size-full wp-image-7895" title="Drive 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Drive-1.jpeg" alt="" width="409" height="700" /></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Drive</strong> de <em>Nicolas Winding Refn</em> - 2011</p>
<p>L’histoire :<br />
Le Driver est cascadeur.<br />
Le Driver est conducteur pour des malfrats.<br />
Le Driver rencontre une femme, mais leur amour est impossible et des mafieux la menacent.<br />
Le Driver va tout faire pour la protéger.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7896" title="Driver 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Drive-2.jpeg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p><em>PEUT-ON REALISER UN BON FILM LIVE CLASSIQUE AUJOURD&#8217;HUI ?</em><br />
La question mérite d&#8217;être posée. Regardez les meilleurs réalisateurs aujourd&#8217;hui. Ils cherchent tous de nouvelles manières et de nouvelles techniques pour raconter leur histoires. Quelque soit le domaine de Cinéma que vous préférez, c&#8217;est partout. Je ne sais pas comment le Cinéma va évoluer, a quoi il va ressembler dans 10, 15, 20 ans. Personne ne peut le savoir. Mais on sait que le Cinéma en est train de changer, en tant qu&#8217;art.</p>
<p>Au début des années 2010, il faudra se souvenir que les auteurs, les véritables metteurs-en-scène, ont tous cherché à leur manière de faire quelque chose de neuf. Ils font de la 3D. De l&#8217;animation. Des pitchs comme on les a jamais vu exploités a ce point. les scénarios ne sont pas forcément originaux, c&#8217;est la caméra et son utilisation qui change vraiment. Nolan et l&#8217;IMAX. Cameron, Spielberg, Jackson, Zemeckis avec la performance capture. Les Coen font un Western véritable pour la première fois. Même ceux qui inspirent la controverse cherchent le nouveau. Bay lâchant les chiens de guerre dans la deuxième heure de Transformers 3, Snyder se libérant de presque tout interdit. Le résultat parfois énerve les conservateurs ou même les gens dits &laquo;&nbsp;ouverts&nbsp;&raquo;. Et on en vient a se demander : est-ce qu&#8217;on peut aujourd&#8217;hui, en 2011, réaliser un film live, 2D, contemporain, sans technique originale ni scénario très frais, qui pose des questions de mise-en-scène et faire un grand film ?</p>
<p>Et c&#8217;est là qu&#8217;arrive Drive.<br />
Et la réponse est oui.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7897" title="Drive 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Drive-3.jpeg" alt="" width="500" height="669" /></p>
<p>Oh, quand arrive une nouveau film et qu&#8217;on l&#8217;adore, on cherche souvent a le comparer a ce qu&#8217;on aime, a essayer de le rapprocher d&#8217;autres pour en vanter les mérites. Quand je vois Drive, je pense aux années 80, je pense à <strong>Taxi Driver</strong>, je pense à Kubrick et je pense à Kurosawa. Je pense aussi que je suis un peu a côté de la plaque. Parce que rien ne ressemble plus à un film de Refn qu&#8217;un film de Refn. Ce type, sorti de nulle part (non parce que Pusher, c&#8217;est génial, mais qui connaît à part nous ?), se pointe et fait un film qui, chose exceptionnelle, arrive a faire le pont entre le Festival de Cannes et les cinéphiles geeks. Vous imaginez ? Comme si Inception avait eu le prix de la mise-en-scène ! ou Scott Pilgrim le grand prix !</p>
<p>Et tout le monde est d&#8217;accord parce qu&#8217;avec ce film, il n&#8217;y a pas de débat. Tout est maîtrisé. Chaque plan a du sens. Chaque plan est beau. Chaque mouvement de caméra fait progresser la narration. Et c&#8217;est cool. Et c&#8217;est bien joué. Et ça paraît tellement simple et fluide que c&#8217;en est forcément d&#8217;une complexité de réal dingue.<br />
J&#8217;ai dit que je pensais à Kurosawa et Taxi Driver. J&#8217;aurais très bien pu dire <strong>GTA IV</strong> et Walter Hill. On reprend la base d&#8217;un&#8230;disons&#8230;<strong>Yojimbo</strong>, ou d&#8217;un film avec l&#8217;homme sans nom de Leone, avec un protagoniste quasi-muet (sa première réplique arrive au bout de quoi ? 10, 15 minutes de film ?), d&#8217;un calme olympien, taillé dans le marbre, iconisé à mort sans que ça soit lourd (les contre-plongées sont monumentales) et dont les chansons qui passent sur son auto-radio parlent plus pour lui, sa conscience, ses motivations, son évolution que n&#8217;importe quelle ligne de dialogue du film. C&#8217;est le parcours d&#8217;un mec hors-normes qui va se transformer en héros. Mais pas un héros aux relents ambigus comme Travis chez Scorsese. On est plus proche d&#8217;un super-héros ou d&#8217;un samouraï. Parce que ce type a des règles, des tics, une gestuelle, et qu&#8217;il s&#8217;y tient de la première à la dernière scène. C&#8217;est LE Driver. Il ne se sert jamais d&#8217;un flingue. Il ne frappe qu&#8217;en cas de nécessité. Il ne hausse jamais la voix, ne crie jamais, ne pleure jamais. Il fait tout très lentement, marcher, parler, c&#8217;est une ombre. Mais dès qu&#8217;on l&#8217;attaque, il tire chaque situation a son avantage en un quart de seconde. Refn a crée un super-héros avec une caméra. Et tout en restant au premier degré, il parvient à toucher au sublime et a prendre des élans de lyrisme fulgurants, comme avec la scène de l&#8217;ascenseur. Juste avec une caméra. Et en quelques plans a peine, il fout la honte a tous les films de super-héros bas de gamme de son temps.</p>
<p>Refn est comme le Driver. Il est en retrait, pas excentrique, simple. Mais chacune de ses actions de mise-en-scène est significative et d&#8217;une beauté renversante.<br />
Drive est son effort le plus mainstream a ce jour, et c&#8217;est paradoxalement peut-être son meilleur film. Son style minimaliste est encore plus cut, plus resserré, et il arrive encore mieux a s&#8217;exprimer artistiquement malgré que ça soit un film de studio.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7898" title="Drive 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Drive-4.jpeg" alt="" width="500" height="383" /></p>
<p>A côté de ça, on a un casting au poil : Carey Mulligan (Doctor Who), Albert Brooks (qui a peut-être jamais joué aussi bien de sa vie), Ron Perlman (plus monstrueux que dans Hellboy), Christina Hendricks (Mad Men), Oscar Isaac (Sucker Punch) et donc cette révélation nommé Ryan Gosling, qui comme la plupart des véritables acteurs hollywoodiens, révèle un potentiel massif uniquement lorsqu&#8217;ils ont un metteur-en-scène pour les diriger, et pas un pote ou un yes-man.</p>
<p>La direction de la photo est terriblement léchée (on a envie de bouffer l&#8217;écran), on a un soin de la lumière, du montage, du mixage (chaque coup de feu résonne comme un tremblement de terre), et tout ne vise qu&#8217;a servir le plan, une efficacité maximale pour le moindre d&#8217;effet possible. Voilà comment on se doit d&#8217;exploiter un petit budget : en mettant le fric sur la technique, et pas les acteurs.</p>
<p>Alors certes, c&#8217;est pas un film intellectuel. Ni un trip. Ni un truc fun qu&#8217;on mate avec une bière et une pizza. C&#8217;est un film sérieux mais simple, et qui doit sa complexité, son intelligence et sa profondeur uniquement par sa réalisation. Ne cherchez pas de message politique, philosophique ou de morale ou de sous-texte. On est face a un film aussi pur qu&#8217;un bon film muet, qui raconte une histoire et qui s&#8217;y tient. C&#8217;est carré et précis. Et juste avant une prochaine révolution (qu&#8217;on ne renie pas pour autant, soyons clairs), il est bon de savoir qu&#8217;on peut encore aujourd&#8217;hui signer un classique sans faire un film de vieux con, ni un produit formaté mainstream, ni un pamphlet underground, ni un remake, ni un reboot, ni une préquelle, ni une suite, ni un hommage.</p>
<p>Juste.<br />
Un.<br />
Bon.<br />
Film.</p>
<p>6/6<br />
Une réalisation parfaite.</p>
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		<title>Le cycle Tiphaine Patraque</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 03:55:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[discworld]]></category>
		<category><![CDATA[disque-monde]]></category>
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		<category><![CDATA[mémé ciredutemps]]></category>
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		<category><![CDATA[terry pratchett]]></category>
		<category><![CDATA[tiphaine patraque]]></category>

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		<description><![CDATA[Tiphaine Patraque, apprentie sorcière atypique dont le quatrième volume des aventures est paru le 21 avril cette année dans nos grises contrées. Estampillée Roman du Disque-Monde  en lieu et place des habituelles Anales du Disque-Monde, cette mini-série ne renie par pour autant ces compatriotes et s'évertue au fur à mesure à resserer les liens avec d'autres personnages et lieux connus.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong>Les Ch&#8217;tis Hommes Libres</strong>  (<em>The Wee Free Me</em>n) &#8211; 2006</li>
<li><strong>Un Chapeau de Ciel</strong> (<em>A Hat Full of Sky</em>) &#8211; 2007</li>
<li><strong>L&#8217;Hiverrier</strong> (<em>Wintersmith</em>) &#8211; 2009</li>
<li><strong>Je M&#8217;Habillerai de Nuit</strong> (<em>I Shall Wear Midnight</em>) &#8211; 2011</li>
</ul>
<p>de <strong>Terry Pratchett</strong></p>
<p><strong></strong><br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-7892" title="Les Ch'tits Hommes Libres" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Les-Chtits-Hommes-Libres-e1323937835202.jpg" alt="" width="500" height="700" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Terry Pratchett</strong> c&#8217;est une sorte de dieu pour moi. Voilà maintenant presque 10 ans que ces livres m&#8217;accompagne au grés des sorties françaises et depuis peu anglaises. Presque 10 ans. Je suis pas un très gros lecteur, mais je lis quand même pas mal de livres, et c&#8217;est le seul auteur dont je puisse dire : &laquo;&nbsp;j&#8217;ai grandi avec&nbsp;&raquo; et ça, c&#8217;est pas rien.<br />
Forcément, j&#8217;ai aussi vu l&#8217;auteur évoluer, mûrir, entre l&#8217;âge et la maladie (il lutte contre Parkinson depuis quelques années). Son style, si fluide, imagé et satirique n&#8217;a cessé de se bonnifier au fil du temps, si bien que si un roman de Terry est toujours rapidement identifiables, je préfères quelqu&#8217;uns des récents aux premiers.<br />
Et dans les récents, il y a Tiphaine Patraque, apprentie sorcière atypique dont le quatrième (et dernier ?) volume des aventures est paru le 21 avril cette année dans nos grises contrées. Estampillée <em>Roman du Disque-Monde </em> en lieu et place des habituelles <em>Anales du Disque-Monde</em>, cette mini-série ne renie par pour autant ces compatriotes et s&#8217;évertue au fur à mesure à resserer les liens avec d&#8217;autres personnages et lieux  connus.<br />
Tout commence avec <em>Les Ch&#8217;tis Hommes Libres</em> (<em>The Wee Free Men</em>). <em>Tiphaine Patraque</em> est la fille d&#8217;un fermier dans le Causse, un pays de coline que ne renierai pas un <em>hobbit</em>. La vie n&#8217;y est ni trop facile, ni trop dure, c&#8217;est juste la vie quoi. <em>Tiphaine</em> à 9 ans, aide ses parents du mieux et a les pieds bien sur terre : elle sait autant gerer la fabrication du fromage, le nettoyage de l&#8217;étable, que le monstre de la rivière. Quand son petit frère se fait enlever par la reine des fées, elle sait logiquement que personne d&#8217;autre dans le coin ne peut se charger de l&#8217;affaire, et va donc le chercher, armée d&#8217;une poele à frire et des <em>Feegles</em>. Qui ne sont autres que des tout petits bonhommes bleus en kilt, très costauds, passablement bagarreurs et souvent alcoolisés. Et je vous parle pas de leur défauts… De toute façon faudra s&#8217;y faire, ils suivent <em>Tiphaine</em> tout au long des quatre bouquins.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7894" title="Un Chapeau de Ciel" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Un-Chapeau-de-Ciel-e1323937903865.jpg" alt="" width="500" height="695" /></div>
<p><em>Tiphaine</em> est un personnage très attanchant. Déjà parce qu&#8217;elle est débrouillarde et mature, mais surtout elle réfléchit à tout, et voit et comprend beaucoup plus de choses que le commun des habitants du <em>Causse</em>. Car <em>Tiphaine</em> est une sorcière, et elle va devoir apprendre non seulement la sorcellerie, mais la vie.<br />
<strong>Pratchett</strong>, qui n&#8217;a jamais eu le bégin pour les clichés, ne parle pas ici de sorcellerie classique avec son déluges de baguettes magiques, effets spéciaux et formules magiques rigolottes. Non, la sorcellerie ici est difficile, mal payée, utile et pourtant souvent mal vue. Les sorcières ne sont pas exemptes de pouvoirs, mais le plus grand consiste à écouter, observer et comprendre. Une sorcière, c&#8217;est celle qu&#8217;on appel quand une femme va accoucher, quand le grand-père à encore mal au dos, ou quand deux voisines ne s&#8217;entendent pas, que la jument est malade… C&#8217;est celle qui sait les choses, et parce qu&#8217;elle sait ces choses là, elle est redoutée. Et une sorcière intelligente fait toujours en sorte d&#8217;être quelque peu redoutée. Elle prend les décisions faciles et difficiles, et on l&#8217;écoute, parce que personne d&#8217;autre ne les prends. Très peu de magie là dedans (en même temps la magie c&#8217;est bon pour les mages !). Les sorcières ne réclament jamais d&#8217;argent, mais ont trouve toujours un moyen de les payer (encore qu&#8217;aucune n&#8217;utiliserai jamais ce mot là) : elles ne manquent jamais de nourriture, vieux tissus, chaussure ou bois de chauffage.<br />
Certaines ont malgrés tout quelques talents spéciaux, mais s&#8217;en servent peu. Oh, et elles volent en balais bien sur. Non pas qu&#8217;elles sachent les faire voler, ce sont les nains qui fabriquent les balais volants, tout le monde sait ça non ?<br />
J&#8217;ai trouvé cette vision de la sorcellerie absolument géniale. Parce que franchement, les sorcières avec boules de feu et tout le tralala, on patauge littéralement dedans, et si les visions originales de la magie existent, elles restent en minaurité (Gagner la Guerre, Le Sorcelleur, Jonatan Strange &amp; Mr Norrell pour ne citer qu&#8217;eux). Tiphaine apprend à la dure, dans la vraie vie ou les vieux ont besoin d&#8217;aide pour aller aux toilettes ou prendre un bain, ou les gens ne sont pas bien malin et les taches difficiles sont toujours aussi dificiles. Mais il faut bien que quelqu&#8217;un les fasses pas vrai ? Cela étant dit, Tiphaine à quand même quelques talents plus magiques, mais motus, vous découvrirez ça vous-mêmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7893" title="L'Hiverrier" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/LHiverrier-e1323937934263.jpg" alt="" width="500" height="686" /></div>
<p>Pour des romans qualifiés jeunesse, les aventures de <em>Tiphaine</em> se permettent d&#8217;aborder pas mal de sujet sérieux, parfois bien noir comme cette jeune fille enceinte battue par son père qui en vient à perdre son bébé. Ce parti pris a d&#8217;ailleurs alimenté quelques discussions de fan opposant joyeusement les univers et thèmes de<em> Harry Potter</em> à <em>Tiphaine Patraque</em> (discussions sur-alimentée par une lettre de <strong>Pratchett</strong> au <strong>Times</strong>, <a title="reaction pratchett" href="www.beyondhogwarts.com/story.20050802.html">suivi de cette réaction</a>). Personnellement j&#8217;ai lu les deux, j&#8217;aime les deux et même s&#8217;il est tentant de faire quelques comparaisons, je ne pense pas que ce soit très pertinent : chaque série à des choses différentes à dire, à montrer. Les seuls points communs se résument à l&#8217;univers de la magie (et c&#8217;est clairement pas le même) et à un personnage principal jeune devant grandir. De plus, là où saga de <strong>Rowling</strong> nous offres des personnages évoluants et grandissants dans une histoire de fond vaste et très bien menée, Pratchett lui s&#8217;intéresse à l&#8217;évolution de <em>Tiphaine</em>. Chaque livre à son histoire propre, avec quelques liens et renvois aus précédents, mais on a pas de grande trame de fond prenant le pas sur le personnage ou le guidant vers un dénouement.<br />
Les personnages secondaires sont, comme souvent sous la plume de <strong>Pratchett</strong>, tout aussi bons les uns que les autres. On découvre beaucoup de nouvelles têtes et quelques connues (<em>Mémé Ciredutemps</em> en tête de liste). Je trouve qu&#8217;avec le temps l&#8217;auteur maitrise de mieux en mieux la notion d&#8217;univers partagé : sans parler de lien entre les histoires, on trouve de plus en plus de références, de personnages connus, de contextes introduis par d&#8217;autres tomes. <em>Je m&#8217;habillerai de nuit</em> est à ce titre exemplaire puisque on y croise <em>Ankh-Morpork</em>, avec notemment <em>le Guet</em> et même un personnage qu&#8217;on avait pas revu depuis… le troisème tome des annales ! <strong>Terry</strong> s&#8217;amuse à relier les points, de façon toujours justifiées par l&#8217;histoire. Et disons le tout net, on adore ça ! C&#8217;est un vrai plaisir de fan.<br />
Une autre chose qui me fait plaisir : il y a quelques histoires secondaires qui émmergent, et j&#8217;ai été assez surpris à chaque fois par leur déroulement, tout simplement parce que j&#8217;étais persuadé d&#8217;avoir deviné la suite. Des surprises de temps en temps, on va pas cracher dessus quand même.</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7891" title="Je m'Habillerai de Nuit" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Je-mHabillerai-de-Nuit-e1323937960860.jpg" alt="" width="500" height="685" /></div>
<p>Voilà encore une bonne série de <strong>Sir Terry</strong>. J&#8217;ai dévoré les quatres bouquins avec plaisir (aux éditions <em>Atalantes</em> as always) et j&#8217;espère revoir miss <em>Tiphaine</em> un de ces quatre au détour d&#8217;un nouveau livre. Que vous aimiez ou non la fantasy et quelque soit votre âge, je ne peux que vous recommander cette perle.</p>
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		<title>Star Trek : First Contact</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 05:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bien qu'ayant déjà échoué à un paquet d'occasion, les Borg tentent une nouvelle fois d'assimiler l'humanité, cette fois en voyageant dans le temps à l'époque de Zephram Cochrane, inventeur historique de la vitesse de distorsion, dans le but de l'empêcher d'effectuer son premier vol avec cette technologie révolutionnaire, événement qui conduisit l'humanité au premier contact avec une race extraterrestre, les vulcains, et donc à développer avec le temps à une technologie capable de résister aux Borg. Le Capitain Picard et son équipage, à bord du nouveau USS Enterprise-E, doit les suivre dans ce voyage temporel et les empêcher de changer le cours de l'histoire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7883" title="STFC 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/STFC-1-e1323869321296.jpg" alt="" width="900" height="1349" /></p>
<p><strong>Star Trek : First Contact</strong> (<em>Star Trek : Premier Contact</em>) de <em>Jonathan Frakes </em>- 1996</p>
<h1><span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px; font-weight: normal;">L’histoire :</span></h1>
<p>Bien qu&#8217;ayant déjà échoué à un paquet d&#8217;occasion, les Borg tentent une nouvelle fois d&#8217;assimiler l&#8217;humanité, cette fois en voyageant dans le temps à l&#8217;époque de Zephram Cochrane, inventeur historique de la vitesse de distorsion, dans le but de l&#8217;empêcher d&#8217;effectuer son premier vol avec cette technologie révolutionnaire, événement qui conduisit l&#8217;humanité au premier contact avec une race extraterrestre, les vulcains, et donc à développer avec le temps à une technologie capable de résister aux Borg. Le Capitain Picard et son équipage, à bord du nouveau USS Enterprise-E, doit les suivre dans ce voyage temporel et les empêcher de changer le cours de l&#8217;histoire.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7884" title="STFC 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/STFC-2.jpg" alt="" width="800" height="342" /></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><em>La géniale mais trop courte bataille du début, vengeance du massacre de Wolf 359 de la série.</em></p>
<p style="text-align: left;" align="center"><em>RESISTANCE IS FUTILE</em></p>
<p>Aaaah l&#8217;épisode Borg ! Le film le plus connu et le plus plébiscité en France et par les non-connaisseurs. Autrement dit un mauvais Star Trek ? Pas forcément. Un mauvais film ? Non plus. Quoique ? Quoique.<br />
L&#8217;idée de départ était pourtant très bandante sur le papier : refaire le coup de <strong>la Colère de Khan</strong> (a savoir donner une suite à un épisode de la série pour en faire un film), avec le pitch de <strong>Retour Sur Terre</strong> (retourner dans le passé pour s&#8217;éloigner le plus de l&#8217;univers Star Trek pour que le &laquo;&nbsp;grand public&nbsp;&raquo; comprenne tout) et en prenant comme sujet principal le collectif Borg, concept immédiatement compréhensible pour le premier venu. Autrement dit de quoi facilement rassembler les trekkies et les païens sans s&#8217;aliéner personne, ni trop se fatiguer. Johnattan Frakes (aka William Riker aka Numéro 1) se la joue Leonard Nimoy et passe derrière (et aussi pas mal devant du coup) la caméra. Le film est très simple, très court (1h40, glups !), on dit tout face écran et on explicite chaque élément qui pourrait perdre le spectateur. ça c&#8217;est les borg, ça c&#8217;est un klingon, quand ils font ça, ça veut dire ça et le vaisseau il peut faire ça parce que na na ni et na na na. Limite on nous prend pour des grosses buses incapables d&#8217;activer un neurone dès qu&#8217;on voit un vaisseau spatial. La guerre du Dominion qui faisait alors rage dans le fabuleux <strong>Deep Space Nine</strong> est donc soigneusement évitée jusque dans les dialogues et ses seules traces sont la présence de Worf et du Defiant ainsi que le changement drastique des costumes, qui passent du vilain spandex qui gratouille l&#8217;entrejambe aux jolis costumes gris plus militarisé au buste de velours.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7885" title="STFC 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/STFC-3-e1323869504290.jpg" alt="" width="800" height="341" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><em>-Evitez de regarder en haut les filles ! Au fait, elle vous a plu ma choucroute aux langoustes ce midi ? </em><br />
<em>-capitaine, je crois que je vais gerber.</em></p>
<p>Puisque la production design change et que l&#8217;Enterprise-D a été détruit dans le précédent volet, on construit l&#8217;Enterprise-E, magnifique et somptueux gigantesque vaisseau surpuissant qui humiliera tous ceux qui le défieront du regard, grand symbole du design best of the best de l&#8217;ère next gen, aux lignes complexes mais qui rappellent ceux de l&#8217;Enterprise-A dans sa structure, avec plus de couches de détails, de couleurs pour un aspect plus fonctionnel mais aussi une parure plus rugueuse, je dirais. Un splendide spécimen de symbole phallique mis en action dans le film par ILM. Et les plans montrant (tout au plus une trentaine seulement, argh) l&#8217;Enterprise-E sont les moments les plus forts du film. Mis-en-scène avec plus de délicatesse et de propreté qu&#8217;une pub pour bagnolle allemande, ces plans ultra-léchés donnent un sentiment de ballet spatial féerique qui font rêver. Quelle bonne idée donc de montrer dès le début du film une grande bataille entre une flotte de Starfleet (aidée par un certain Faucon Millenium en caméo !) et un cube Borg, dont on se demande pourquoi il attaque seul le poste le plus défendu de ce quadrant de la galaxie puisqu&#8217;ils ont a leur disposition des centaines de milliers de cube&#8230; Mais passons ce détail, la bataille est magnifique, ça flotte et virevolte dans tous les sens, ça s&#8217;explose et ça s&#8217;esquive et ça&#8230;ça dure a peine 2 minutes, montre en main. argh.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7886" title="STFC 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/STFC-4.jpg" alt="" width="800" height="340" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Oh qu&#8217;il est beau. Je veux le même.</em></p>
<p><em>ASSIMILATE THIS !</em><br />
Pour le grand film de space opera, c&#8217;est loupé, après ça l&#8217;action ne se déroulera plus que dans le vaisseau lui-même mano-a-mano avec les Borg et parallèlement à ça une autre partie de l&#8217;équipage aidera Cochrane a prendre en main son destin et a faire voler sa fusée avec des dialogues d&#8217;une grandiose platitude sensées apporter humour et réconfort aux mioches dans les salles (&laquo;&nbsp;On ne pisse plus au 24ème siècle ?&nbsp;&raquo; digne d&#8217;un George Abitbol de l&#8217;espace). Cela dit, les acteurs s&#8217;épanouissent enfin sur grand écran, Deanna a droit a sa première cuite à la tequila, Laforge peut enfin &laquo;&nbsp;voir&nbsp;&raquo; de ses propres yeux, Riker nous achève avec ses grands principes et James Cromwell cabotine à coeur joie en picolant et en dansant sur du rock&#8217;n'roll 60&#8242;s. Ils ont même réussi a nous placer Reg, un personnage de troisième zone dans la série vu genre 5 fois pour un gag futile. Je reproche pas l&#8217;humour du film puisqu&#8217;en l&#8217;occurrence c&#8217;est assez marrant. Mais c&#8217;est un peu too much avec le contraste des scènes sur l&#8217;Enterprise où l&#8217;équipage se bat pour garder le contrôle du vaisseau, étage par étage, couloir par couloir. La partie dramatique revient une fois de plus à Data (LA star des films next gen) et à Picard, qui ressasse son histoire d&#8217;assimilation, moment culte de la série, jusqu&#8217;au Berserek ! Worf joue les seconds couteaux malgré le fait que toutes ses répliques ou presque soient des punchlines de moins de 3 mots (&laquo;&nbsp;Assimilate this !&nbsp;&raquo;) et on a le solide Neal Mcdonough en Lieutenant Hawk qui joua plus tard dans Minority Report et qui se fait une place à la télé maintenant. Signalons aussi l&#8217;introduction de la Reine Borg (concept un poil déplacé avec Star Trek et un poil pompé à Aliens de Cameron juste un poil hein) joué par la redoutable Alice Krige qui reprendra son rôle plus tard dans la fantastique série <strong>Voyager</strong> où les Borg deviendront le pilier qui lui manquait pour devenir une grande série Star Trek, sans doute une des meilleurs méchantes de l&#8217;univers Trekien. Le casting, même si parfois too much, est a son aise et s&#8217;amuse et c&#8217;est communicatif. Reste que Frakes, malgré sa renommée immédiate qui lui valu le surnom de &laquo;&nbsp;two takes Frakes&nbsp;&raquo; pour son efficacité dans la profession, est loin d&#8217;être un grand metteur-en-scène et a du mal à aller plus loin qu&#8217;une exposition plate de l&#8217;univers Star Trek pour débutants.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7887" title="STFC 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/STFC-5-e1323869430389.jpg" alt="" width="800" height="341" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Dans Star Trek, les premiers contacts passent souvent par l&#8217;alcool.</em></p>
<p>Reste un film fun, des références nombreuses et plutôt bienvenues (le holodeck, Roberto Picardo, le Defiant, la scène des botte gravitationnelles, Locutus et j&#8217;en passe), un score gentillet de Goldsmith à l&#8217;image du film, une équipe confirmée et qui montre enfin pourquoi, un Picard déchaîné qui se la joue Moby Dick comme Kirk dans <strong>Star Trek II</strong>, Berlioz, la progression d&#8217;humanité chez Data, et quand même, mine de rien, les origines de la civilisation Trekienne ou comment l&#8217;exploration spatiale au XXIème siècle a permis la fin de la pauvreté, de la maladie et de la guerre et la disparition de l&#8217;argent au profit d&#8217;une activité humanitaire à l&#8217;échelle de l&#8217;humanité.<br />
ça fait rêver.</p>
<p>3/6<br />
Loin de faire parti des meilleurs films de la saga, et gangrené par des défauts télévisuels gênants, Premier Contact n&#8217;en reste pas moins un film plutôt fun, agréable,  probablement le meilleur épisode filmique de l&#8217;ère Picard et certainement le plus abordable pour les non-connaisseurs avec <strong>Star Trek IV</strong>&#8230;et donc l&#8217;un des plus pauvres et vains thématiquement.<br />
Sympa, mais seulement sympa.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7888" title="STFC 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/STFC-6-e1323869459123.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
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		<title>Assassin&#8217;s Creed</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 07:47:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ubisoft nous invite à incarner un assassin au temps des croisades. Si d'autres jeux nous ont par le passé proposé d'incarner un tueur à gages (Hitman pour ne citer que lui), le contexte historique choisi ici est très intéressant, mais la véritable originalité du titre, c'est le freerun.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<h4 id="internal-source-marker_0.9643133752979338" dir="ltr"><img class="aligncenter size-full wp-image-7874" title="AC1 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-3-e1323848530683.jpg" alt="" width="800" height="500" /></h4>
<h4 dir="ltr">Assassin&#8217;s Creed &#8211; <em>Ubisoft</em> &#8211; PC / PS3 — 2007</h4>
<p>Et voilà, avec quelques années de retard sur sa sortie, je m&#8217;attaque enfin au premier Assassin&#8217;s Creed, un jeu très sympa, mais terriblement frustrant !</p>
<p>Ubisoft nous invite à incarner un assassin au temps des croisades. Si d&#8217;autres jeux nous ont par le passé proposé d&#8217;incarner un tueur à gages (Hitman pour ne citer que lui), le contexte historique choisi ici est très intéressant, mais la véritable originalité du titre, c&#8217;est le freerun.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7873" title="AC1 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-2-e1323848471527.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><em>Here come the killer</em></p>
<p>Le joueur incarne Desmond Miles, un jeune homme sans histoire se retrouvant kidnappé par une organisation souhaitant, grâce à une technologie appelée Animus,  explorer les souvenirs de son ancêtre Altaïr. Celui-ci est membre d&#8217;une confrérie d&#8217;assassins oeuvrant dans l&#8217;ombre afin d&#8217;influencer le cours de l&#8217;histoire tout en servant ses intérêts. Si l’on est bien loin des préoccupations de 47, le tueur de la série Hitman, l&#8217;objectif sera globalement le même : assassiner un certain nombre de cibles. La méthode est assez répétitive : le chef de la confrérie assigne une cible et le joueur doit ensuite atteindre la ville où il se trouve, rencontrer le contact local des assassins, accomplir une sorte d&#8217;enquête afin d&#8217;accumuler des informations permettant ensuite l&#8217;accomplissement de l&#8217;assassinat lui-même.</p>
<p>Le jeu compte trois villes,  Damas, Jérusalem et Acre, elles-mêmes divisées en trois quartiers progressivement débloqués au fil des succès d&#8217;Altaïr. Une fois sa mission connue, le joueur quitte la citadelle des assassins à cheval, traverse la pampa locale : une zone inintéressante, malgré quelques points d&#8217;observation à débloquer, quelques drapeaux à trouver et quelques soldats à occire si l’envie se présente. J&#8217;ai trouvé ces chevauchées un peu longuettes, l&#8217;absence totale de mission annexe n&#8217;aidant pas à briser la monotonie : les décors sont jolis, mais on a vite fait le tour de la question.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7875" title="AC1 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-1-e1323848566346.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>Chaque ville étant gardée par des soldats, il faut trouver un moyen d&#8217;entrer : pas besoin d’avoir une grande imagination, ce sera **toujours** la même chose : un citoyen du coin est agressé par des soldats. Une fois débarrassé des mécréants (au fil de l&#8217;épée bien sûr), des moines apparaissent, et vous font passer les portes de la ville en toute sécurité : les moines étant habillés pratiquement comme les assassins, il suffit de marcher avec eux en faisant semblant de prier. Les voix du Seigneur sont impénétrables.<br />
C&#8217;est là que commence la partie principale du jeu : l’enquête qui mènera fatalement à l’assassinat. Il faut tout d’abord trouver le bureau local des assassins et parler à son responsable. Ensuite, il suffit de localiser et d’escalader les points d&#8217;observation (grande tour type minaret) afin de compléter la carte du quartier et de localiser  les différentes missions. Missions qui sont… répétitives, et en très petit nombre :</p>
<p>1. Sauver des citoyens agressés par la milice locale<br />
2. Trouver, tabasser et interroger un quidam<br />
3. Espionner (s&#8217;assoir sur un banc par loin et écouter quoi, James Bond doit en pleurer)<br />
4. Voler un objet (trouver le gars, le suivre et lui faire les poches discrètement en 15 sec)<br />
5. Aider les membres de la guilde : petite course en freerun, tuer des archers, escorter…</p>
<p>Voilà, c’est a peu près tout ce qu’on va faire pendant le jeu. Bref, autant dire qu&#8217;au début c&#8217;est chouette, mais à la moitié du scénario on s&#8217;amuse déjà beaucoup moins. Ce manque de diversité est clairement le plus gros faible du jeu.<br />
Chaque mission réussie débloque un indice, une fois qu&#8217;on en a assez on peut débloquer la séquence d&#8217;assassinat à proprement parler, qui n&#8217;ont rien de bien original non plus, mais ont le mérite de pousser le joueur à adopter des approches différentes. Une fois le méfait accompli, il ne reste plus qu’a traversé la ville en alerte pour retourner au bureau, puis à la maison-mère.<br />
A chaque assassinat accompli, on gagne ensuite de nouvelles capacités : nouvelle armes, lancé de couteau, parade, attaque puissante&#8230; De quoi renouveler un peu les combats et les approches.</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7876" title="AC1 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-4.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><em>Yamakasi couscous</em></p>
<p>Le scénario est&#8230; comment dire, franchement longuet. On calcule certains retournements quasiment depuis le début du jeu,  et le reste se perd dans une narration complètement ratée qui n’arrive pas à impliquer le joueur dans ces actions. Bof.<br />
Visuellement on prend une claque. Très aboutit techniquement, le jeu affiche des décors magnifiques avec une profondeur de champ assez énorme. De plus le game design distille une ambiance réussie, fruit d’un  gros travail de recherche pour coller à l&#8217;époque (habits, architecture, religion). Le résultat est très beau et donne envie d’explorer. Bon, le moteur graphique n&#8217;est pas non plus exempt de défaut, à savoir du clipping (objets qui clignotent ou apparaissent soudainement à 5m devant le joueur), et des ombres pixellisées dés qu&#8217;on s&#8217;en éloigne un peu (c’est à dire 5m aussi). Rien de très grave, mais l’immersion en pâti.<br />
Musicalement, rien de bien transcendant, un accompagnement simple et pas spécialement remarquable. Certains jingles récurrents sont moches mais ne dures pas longtemps.</p>
<p>Mais tout ça, on s&#8217;en fout ! Là où Assassin&#8217;s Creed est juste jubilatoire, c&#8217;est dans sa maniabilité associée au freerun. Le concept est simple : vous êtes agile. Très agile. En fait vous pouvez grimper, escalader, courir absolument partout et vous accrochez à la moindre poutres, au moindre rebord.</p>
<p>Et là j&#8217;aime autant vous dire que c&#8217;est la fête ! On cours dans tous les sens, on saute de la moindre corniche et on se raccroche en face sur un rebord de fenêtre épais comme une carte de crédit, on se laisse tomber sur une barre en métal avant de sautiller gaiement sur celles qui suivent, puis de tomber sur le dos ce pauvre archer qui ne nous a pas vu venir. De toute façon il ira plus se plaindre à personne.</p>
<p>La liberté impliquée par ce système est tout bonnement phénoménale, chaque recoin, immeuble, toit peut être parcouru (un mini jeu consiste à trouver plusieurs centaines de drapeaux planqués un peu partout). Et comme les trois villes sont immenses, on passe facilement des heures à crapahuter comme un assassin fou. Pour corser le tout, les ennemis (milices, soldats, templiers, archers) sont eux-mêmes assez casse-cous et n&#8217;hésitent à nous traquer en hauteur s&#8217;il le faut, donnant parfois lieu à des situations assez ubuesques : un toit de 4m2 avec le héros et 9 soldats en équilibre. Du coup on passe souvent un meilleurs moment à escalader les points d’observation et rejoindre les lieux des missions qu’à accomplir ces dernières.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7879" title="AC1 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-5.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p><em>Born to kill</em></p>
<p>Heureusement, Altaïr met aussi à profit son agilité en combat. Que ce soit avec une épée, un couteau ou sa lame d&#8217;assassin (une lame courte attachée au bras par un dispositif ingénieux, qui se rétracte quand on ne l&#8217;utilise pas), il donne l&#8217;impression de danser en esquivant les attaques ennemies (gros travail sur les animations). Le système de jeux est basé sur un concept simple : on verrouille l&#8217;ennemi en cours, il faut ensuite parer ses attaques d&#8217;une touche et contre-attaquer d&#8217;une autre touche, avec le bon timing. On peut aussi attaquer non-stop en mode berserk, mais très vite les ennemis se protègent et contre-attaquent aussi. Mais quel plaisir de surprendre sa cible de la façon la plus acrobatique possible, puis ensuite lui sauter dessus et planter une lame dans sa gorge… À ce niveau, c’est un sport. Le jeu aurait sûrement profiter d’un système plus fluide et dynamique comme celui de Batman Arkham City, mais en l’état ça reste parfaitement jouable. On notera que les deux jeux utilise la même ficelle pour faire ressentir la puissance du héros au joueur : en face à face, il est juste impossible de perdre, à moins de jouer avec une main un seul oeil. Le jeux prend un malin plaisir à opposer notre assassin à des groupes de soldat (entre 3 et plus de dix selon les cas), ce qui donne des moments bien sympathiques.</p>
<p>Que retenir du premier Assassin&#8217;s Creed donc ? Loin d&#8217;être parfait, avec quelques longueurs et répétitions mal venues, le jeu a surtout le mérite de poser les bases de la série. Il faut compter une dizaine d&#8217;heures pour le finir, et au final on ressort quand même avec l&#8217;impression d&#8217;avoir passé un bon moment, malgré ses erreurs de jeunesse. Puis ça permet d&#8217;enchaîner directement sur la suite, beaucoup plus intéressante et travaillée.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7880" title="AC1 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-6.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
</div>
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		<title>Les Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 15:43:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il existe une maquette d'un navire. Et dans cette maquette, il y a une énigme cachée. Et derrière cette énigme, il y a une chasse au trésor fantastique. Lorsqu'une course entre le bien et le mal s'engage pour le trouver, c'est l'aventure qui commence pour le plus intrépide des reporters : Tintin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Préambule : </em></p>
<p><em>En tant qu&#8217;auteur de ces lignes, il est de mon devoir de vous informer que cette critique ne fait pas parti du cycle Steven Spielberg faisant partie de l&#8217;Encyclopédie partielle et partiale dédiée à l&#8217;Histoire du Cinéma que j&#8217;ai entrepris. Elle s&#8217;inscrit dans une logique d&#8217;anticipation en forme d&#8217;écho aux doutes de mes milliards de fans afin d&#8217;effacer le terrible et sournois silence associé à la sempiternelle question : « alors, tu l&#8217;as trouvé comment toi, ce film ? » La question suppose deux réponses, la première se réduisant simplement à un « en cherchant dans un cinéma, connard », il m&#8217;a paru plus essentiel d&#8217;apporter du soin à la deuxième, autrement dit mon avis sur le film. Cet avis n&#8217;étant écrit qu&#8217;a quelques jours à peine suivant mes premières visions du métrage, il me parait important de signaler que son manque obligatoire d&#8217;objectivité sera plus dû à un manque de recul sur l&#8217;oeuvre lié au temps nécessaire séparant une vision de son analyse et plus particulièrement a la pertinence et a la justesse de cette dernière qu&#8217;à une soi-disant allégeance naturelle judéo-maçonnique inféodée au grand capital apatride levantin associée à une idolâtrie païenne extrémiste du réalisateur Steven Spielberg. </em></p>
<p><em>Cela étant posé, Steven Spielberg est Dieu et tous les hérétiques qui prétendent le contraire seront mis au bucher. </em></p>
<p><em>Merci de votre attention et bonne lecture. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7795" title="tintin 0" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-0.jpeg" alt="" width="600" height="800" /></p>
<p><strong>THE ADVENTURES OF TINTIN </strong>de Steven Spielberg - 2011</p>
<p><em>(Les Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne) </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’histoire :</p>
<p>Il existe une maquette d&#8217;un navire. Et dans cette maquette, il y a une énigme cachée. Et derrière cette énigme, il y a une chasse au trésor fantastique. Lorsqu&#8217;une course entre le bien et le mal s&#8217;engage pour le trouver, c&#8217;est l&#8217;aventure qui commence pour le plus intrépide des reporters : Tintin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7796" title="tintin 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-1.jpeg" alt="" width="700" height="394" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LE PHÉNOMÈNE APOLLO 12 </strong></p>
<p>Ernesto Guevara a dit « Dans une révolution, on doit triompher ou mourir ».</p>
<p><strong>Avatar</strong> fut le triomphe que l&#8217;on sait, la révolution que si peu encore savent, mais un triomphe total indéniable.</p>
<p>Seulement pour qu&#8217;une révolution prenne, une fois qu&#8217;elle a commencé, il faut qu&#8217;elle s&#8217;étende. Qu&#8217;elle conquiert de nouveaux territoires, accueille de nouveaux adeptes a sa cause. Une étape énorme a été franchie par Cameron en 2009, étape que j&#8217;ai à l&#8217;époque assimilée au pas d&#8217;Armstrong sur la lune. Car en s&#8217;affranchissant de toute limite physique inhérente au tournage classique via la Performance Capture, Cameron (et Zemeckis avant lui, qui y a sacrifié beaucoup) a fait faire un bond en avant au Cinéma.</p>
<p>Guevera a aussi dit « soyez réalistes : demandez l&#8217;impossible ». L&#8217;impossible est ce à quoi le cinéma a toujours aspiré depuis que d&#8217;un procédé photochimique barbare et magique où la lumière visible s&#8217;est imprimée sur des sels d&#8217;argent, de la poussière d&#8217;étoile, des fous, des artisans et des techniciens on crée un art, celui de l&#8217;illusion. Le Cinéma est l&#8217;art du mensonge par excellence, plus il cherche a traduire le réel sans la moindre interférence plus il est artificiel et plus il va loin à développer du faux plus il fait ressortir du vrai. Si vous pensez que j&#8217;ai tort, posez-vous la question deux secondes : pourquoi <strong>Citizen Kane</strong> a marqué l&#8217;Histoire du Cinéma ? Parce qu&#8217;il avait un bon scénar et de bons acteurs ? Non, parce qu&#8217;il avait la réalisation la plus innovatrice de son temps, la mise-en-scène la plus élaborée, la plus pensée et la plus trafiquée possible (un plan sur 3 contient au moins un effet spécial) (oui je parle de Kane là, pas d&#8217;Avatar) pour parvenir au film le plus pur possible, se rapprocher le plus possible d&#8217;un idéal de Cinéma capable de cerner l&#8217;âme humaine à travers l&#8217;évocation de son imaginaire, de ses fantasmes, ses mythes et ses désillusions. C&#8217;est pour ça qu&#8217;il est encore considéré comme l&#8217;un de plus grands films de tous les temps, plus de 70 ans après sa sortie.</p>
<p>Les grandes mises en scène font les grands films, et les meilleurs metteurs en scène font les meilleurs films.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien des révolutions, des sacrifices et des raccourcis plus tard arrive la Performance Capture.</p>
<p>Alors, une bonne fois pour toutes, qu&#8217;est-ce que la Performance Capture et pourquoi une certaine partie de la critique cinéphile fait briller ses yeux à la lecture de ces deux mots ?</p>
<p>Ce qu&#8217;il faut comprendre c&#8217;est que, la Performance Capture&#8230;</p>
<p>Ce n&#8217;est pas de la motion capture.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas de l&#8217;animation.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas une technologie.</p>
<p>C&#8217;est une manière de penser et de faire du Cinéma autrement.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7797" title="tintin 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-2.jpeg" alt="" width="700" height="394" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quand on tourne avec une caméra de manière classique, qui qu&#8217;on soit et quel que soit notre pouvoir sur les éléments et notre compte en banque, nous sommes tous soumis aux mêmes lois de la nature : les caprices de la météo, la fabrication des décors, les acteurs typés pour correspondre à des rôles typés, le maquillage, la mise en place des trucages directs et indirects, les logistiques absurdes amenant des centaines de personnes à l&#8217;autre bout du monde pour filmer un plan, le temps qui joue contre nous, la technique qui lâche, la réussite d&#8217;un raccord, d&#8217;une scène ou d&#8217;une séquence dépendant de milliers de facteurs, tout ça pour dire que faire un film est un compromis avec le monde réel et que ce qu&#8217;on appelle un « tournage » n&#8217;est qu&#8217;une licence sur laquelle on s&#8217;accorde par défaut, mais qui n&#8217;a pas la moindre raison d&#8217;être le seul modèle en vigueur pour produire un film. On pourrait alors se rapprocher du film d&#8217;animation, mais là c&#8217;est un autre problème : aucun film d&#8217;animation, aussi réussi et parfait soit-il n&#8217;a jamais été capable de restituer toutes les nuances d&#8217;un visage humain, des mouvements des yeux, du grain de peau et par compromis encore une fois, n&#8217;a presque jamais aspiré à le faire. La guerre de chapelles fait rage. Les ayatollahs de la bien-pensance et du bon gout ont décidé il y a bien longtemps que le réel devait rendre compte du réel en filmant du réel ou quasi-réel et que l&#8217;animation était tout juste bonne pour… les dessins animés et les animaux qui parlent pour toute la famille, en gros.</p>
<p>La Performance Capture sort de ce système et des clivages en proposant une troisième voie : ni du live, ni de l&#8217;animation. Autre chose.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7798" title="tintin 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-3.jpeg" alt="" width="636" height="226" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7799" title="tintin 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-4.jpeg" alt="" width="636" height="221" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un idéal de théâtre, de mise-en-scène pure auquel les aspirants du cinéma-vérité, de la nouvelle vague et de tout auteur autoproclamé se devrait au minimum de s&#8217;enthousiasmer pour ne pas dire jubiler : un réalisateur face a son acteur. Rien d&#8217;autre au monde. Pas besoin de maquillage ou quoi que ce soit. Juste cette tenue qui permet de capter ses mouvements, son corps et les muscles de son visage et les mouvements des yeux. Tout autour un grand vide ou le strict minimum fait de bâtons en plastique, de scotch et d&#8217;élastiques évoquant une surface, un objet, un décor avec lequel interagir. Il n&#8217;y a rien d&#8217;autre au monde qu&#8217;un réalisateur et son acteur. Et tout ce qui compte c&#8217;est la performance de l&#8217;acteur. C&#8217;est son sujet. Tout le reste est à créer, enfin à penser. Et les possibilités sont infinies. C&#8217;est ce qui fait que, par exemple avec <strong>Beowulf</strong>, d&#8217;un vieil acteur bedonnant, laid et lent on a pu créer un personnage original, rapide, beau, vaillant et fort. Un vrai héros d&#8217;action qui ne ressemble à aucun autre acteur et qui conserve tout le talent et la force de l&#8217;acteur d&#8217;origine. La liberté est partout : tout décor est possible, toute échelle de plan est possible, tout mouvement de caméra est permis, toute obligation de raccord disparait. Une fois qu&#8217;on a atteint ce photoréalisme où notre capacité a créer du faux dépasse notre capacité a le détecter, il ne reste que le jeu des acteurs, à un état pur, évoluant dans un univers précalculé et qui peut se coller sur tout ce qu&#8217;on veut et tout ce qui reste a créer c&#8217;est de la mise-en-scène pure basée sur une seule contrainte : l&#8217;imagination.</p>
<p>Et si la création ne dépend plus que de notre imagination et plus d&#8217;aucune limite physique ou d&#8217;académisme, l&#8217;art peut évoluer à l&#8217;infini. Ce que donne au cinéma ces pionniers que sont Zemeckis, Cameron, Spielberg et Jackson, c&#8217;est un gage d&#8217;immortalité, la garantie de pouvoir se renouveler tant qu&#8217;il y&#8217;aura des esprits assez brillants pour concrétiser leurs visions. Ce don est en soi quelque chose d&#8217;assez puissant pour donner des ailes aux rêveurs et d&#8217;assez méritant pour se voir donner le titre de Révolution.</p>
<p>Mais cette Révolution ne serait rien si elle n&#8217;était pas accompagnée de grandes réussites.</p>
<p>Le Pôle Express, Monster House, Beowulf et A Christmas Carol en auront été l&#8217;avant-garde.</p>
<p>Avatar, le premier chef d&#8217;oeuvre.</p>
<p>Tintin est le second.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7800" title="tintin 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-5.jpeg" alt="" width="700" height="394" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dire de Tintin qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un film parfait serait exagéré.</p>
<p>Cependant, il parvient à un idéal de cinéma pur sur sa quasi-totalité, un exploit assez riche en soi pour ridiculiser la concurrence et pointer du doigt les terribles limites du système traditionnel. Comment ne pas trembler en pensant à la tiédeur d&#8217;un <strong>Rise of The Planet of the Apes</strong> se servant de la méthode comme d&#8217;un simple outil et réduisant ainsi une façon de penser à un simple effet spécial faisant du film un blockbuster anodin, dans la moyenne (et donc moyen) alors qu&#8217;en face Spielberg contribue à réécrire la grammaire cinématographique et n&#8217;oublie jamais son intégrité en chemin. Et quand bien même on pourrait parler des réussites ne serait-ce que cette année, il s&#8217;agit de réussites à reproduire des recettes déjà réussies par le passé. L&#8217;art de la création pure s&#8217;est perdu en chemin, et même si a mes yeux ils sont extrêmement bons, Drive ne va pas plus loin que Michael Mann 20 ans avant Refn et The Artist pas plus que les plus grands films muets il y a 80 ans maintenant. Ces films n&#8217;en demeurent pas moins des réussites, tout comme des tas de films digèrent et intègrent à leur langage l&#8217;Histoire du Cinéma ou les arts chacun a leur manière et parviennent a en faire parfois des chefs-d&#8217;oeuvre, mais qui crée encore aujourd&#8217;hui ? Qui invente réellement ? Personne, ou presque. Combien de yes-man, de remakes et de prequels sans âme pour un Nolan ou deux Wachowskis ?</p>
<p>Là où je veux en venir, c&#8217;est que, en tant que cinéphile, je ne peux pas croire que tout a déjà été fait, que tout a été vu et revu, qu&#8217;il ne reste plus rien à inventer et qu&#8217;il ne reste qu&#8217;à traiter différemment des histoires qu&#8217;on connait tous. Un art qui n&#8217;évolue pas est un art qui meurt et je ne sais pas vous, mais moi, ça me ferait bien chier de voir le Cinéma mourir.</p>
<p>Et un film comme Tintin sauve le Cinéma de la mort. Un plan aussi fou, aussi furieux, aussi intense, aussi détaillé, aussi brillant et aussi complexe que le plan-séquence de la poursuite en moto, ça remet tout le monde a sa place et ça démontre que tout reste à faire et que le meilleur est à venir.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7801" title="tintin 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-6.jpeg" alt="" width="635" height="226" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7802" title="tintin 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-7.jpeg" alt="" width="635" height="225" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&#8217;est aussi cette impression que, comme pour<strong> Indiana Jones et le Temple Maudit </strong>(un film totalement hanté par Tintin, au point qu&#8217;on voit aujourd&#8217;hui le Tintin de Spielberg comme une version « Indiana Jones-isé » quand bien même c&#8217;est Indiana Jones qui s&#8217;est « Tintinisé » à la base), on assiste à un film entier, non pas composé d&#8217;une suite de séquences comprenant chacune des scènes, mais un grand ensemble quasi indissociable (où finit la poursuite du cargo ? À la fin de la poursuite en avion ?À celle en moto ?), c&#8217;est un peu comme si l&#8217;ouverture si folle et si habile et si dense de Speed Racer s&#8217;étendait ici à un film entier. Le film se suit d&#8217;une traite et les pauses aménagées en paraissent d&#8217;autant plus comme les seuls points noirs du film, quand bien même ils sont pertinents. Il s&#8217;agit tout d&#8217;abord de l&#8217;ouverture : oui, cette séquence de génie qui évoque Hergé, Spielberg, l&#8217;appropriation du mythe Tintin par le réalisateur et la composition des personnages autant par le cadre que par les reflets comme le barbu le fait depuis très longtemps maintenant. Cette ouverture si légère (musique de Williams à l&#8217;appui) pour nous habituer au style avant de nous transporter dans une aventure totale nous fait regretter la « belle erreur » de Spielberg sur le premier Indy : commencer le film trop fort sans arriver à rattraper le niveau ensuite. Spielberg s&#8217;est perfectionné et il ne fait presque jamais deux fois la même erreur, il commence donc Tintin doucement et fait monter le rythme progressivement. Ensuite, les rares pauses entre ces moments de pure folie cinématographique, ce sont les scènes avec Dupond et Dupont, scènes qui rappellent bien les bandes dessinées. Là c&#8217;est du gout perso : pour moi Tintin c&#8217;est bon quand ça évoque à la fois l&#8217;aventure, l&#8217;action, le burlesque, la comédie, l&#8217;Histoire et fait cohabiter le micro avec la macro (l&#8217;Anschluss via le sceptre d&#8217;Ottokar ou l&#8217;anticipation de la conquête spatiale dans le diptyque Objectif Lune/On a Marché sur la Lune). Quand ça en reste à des gags purs, visuels ou dialogues, c&#8217;est de l&#8217;art franco-belge assez classique qui ne trouve pas beaucoup de résonance chez moi. Et Spielberg ne triche pas, il colle Hergé et le traduit tel quel en langage cinématographique. Encore que là, on pourrait s&#8217;extasier des cadres sur le pickpocket, renvoyant dans les cordes celui de Robert Bresson, ou sur les fondus oniriques évoquant la barque d&#8217;Haddock et de Tintin dans une flaque d&#8217;eau ou d&#8217;une poignée de mains prenant la forme de la terre qu&#8217;arpentent les héros. Enfin, en réponse à l&#8217;ouverture douce, je reprocherais au film cet épilogue doux, en forme de porte ouverte à une suite se concluant tel un album d&#8217;Hergé sur la malice de Milou là où j&#8217;aurais souhaité (et c&#8217;est très personnel) une fin a bout de souffle où les personnages finiraient leur aventure sur les rotules (oui j&#8217;en reviens toujours au Temple Maudit, je sais). Et encore là, il y a tellement a savourer, ne serait-ce que la lumière sur Haddock se mettant le chapeau de son ancêtre sur la tête ou l&#8217;épiphanie de Tintin en gros plan, son visage recouvrant le côté gauche du cadre et le globe le côté droit, comme une ex-croissance de son esprit. Quant à la 3D, elle est utilisée avec parcimonie ou pas du tout, Spielberg démontrant qu&#8217;il n&#8217;a pas besoin de ça pour mettre de la profondeur dans ses cadres, mais jouant sur le relief avec des idées originales comme les particules de poussières éclairées par la lampe-torche lors de la première visite à Moulinsart, le jeu sur la vitesse lors des poursuites, l&#8217;effet loupe bien retranscrit, le vertige des travellings. Une 3D au final peu présente qui renforce l&#8217;idée que si Révolution il y a, et il y a, ce n&#8217;est pas là-dessus qu&#8217;elle se joue.</p>
<p>Tout ça pour dire que si défauts il y a que je veux bien admettre en toute bonne foi, je les concède si on accorde tout le génie avec lequel ils ont été conçus.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7803" title="tintin 8" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-8.jpeg" alt="" width="629" height="224" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7804" title="tintin 9" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-9.jpeg" alt="" width="638" height="227" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment parler du film sans évoquer ce côté « galactique » comme dirait mes potes amateurs du Football espagnol, ce côté « golf team » comme on disait chez les X-Men à la belle époque. C&#8217;est un cas à ma connaissance unique dans l&#8217;histoire du cinéma : le réal et son premier assistant totalisent a eux deux 3 oscars du meilleur réalisateur, 5 en comptant les mecs qui ont mis au point la méthodologie et les ont engagés en tant que stagiaires sur leurs derniers films. Non, mais rien que ça, imaginez deux secondes : vous êtes un maitre absolu de la réalisation et vous avez derrière vous pour vous soutenir les talents conjugués des génies derrière<strong> le Seigneur des Anneaux, King Kong, Aliens, Terminator, Titanic, Avatar et Retour vers le Futur</strong> tous réunis, pour n&#8217;en citer qu&#8217;une poignée. Déjà, il y a un gage de qualité indéniable. Ensuite, on a les scénaristes. Bon Joe Cornish, je le connais pas trop, mais Steven Moffat, c&#8217;est du solide. C&#8217;est un des esprits les plus inventifs de la télévision en ce moment et ses épisodes de Doctor Who ont fait date, c&#8217;est pas pour rien. Il sait rendre iconique et humaniser des personnages en un seul dialogue, de manière très naturelle, fluide et charismatique. Et comme si ça ne suffisait pas, t&#8217;as Edgar Wright derrière, génie de l&#8217;art du dialogue et des intrigues à tiroir. Il sait jouer sur la musicalité des mots, le rythme du verbe, les répétitions d&#8217;idées, l&#8217;approfondissement et surtout c&#8217;est une machine de guerre en termes de structures narratives. Et le casting se résume à, oh, trois fois rien, Andy Serkis, Daniel Craig, Jamie Bell, Simon Pegg, Nick Frost, des acteurs qui peuvent jouer absolument n&#8217;importe quoi avec un talent fort et égal. Quel pied de voir la dynamique Pegg/Frost cadrée par Spielberg. Quel pied de voir Craig se transcender en pure raclure de serial. Les talents conjugués mis bout à bout donnent le tournis. À part ajouter Guillermo Del Toro et Sam Raimi dans l&#8217;équipe de conception artistique, je ne vois pas comment on aurait pu autant réunir les plus grands esprits actuels du Cinéma, ou plutôt d&#8217;une certaine vision du Cinéma, celle qui aspire à raconter les meilleures histoires le mieux possible et nous faire vivre les sensations et les émotions les plus fortes avec les plus belles images possible et le plus intelligemment possible. Un véritable panthéon qui force l&#8217;admiration et le respect face à la réussite totale du résultat.</p>
<p>Et puis il y a tout le reste du film. Et là, c&#8217;est l&#8217;orgie. Il faudrait bien des heures pour décortiquer chaque élément de chaque plan pour voir toute la perfection du travail de Spielberg. Voir plus que la référence ou le clin d&#8217;oeil. Voir le mouvement de ce plan qui suit le cylindre du mât jusqu&#8217;en dessous de la commode. La plongée labyrinthique dans la bibliothèque, la poursuite héroïque de Milou jusqu&#8217;au dock, la caractérisation d&#8217;un Haddock, faible, lâche, alcoolique, fou, devenant un authentique héros en retraçant les pas de son ancêtre (intéressant ajout au thème éternel du rapport père/fils chez Spielberg), ou la figure universelle de Tintin, ni enfant, ni adulte, mais les deux, renvoyant un écrin naturellement vif, curieux et optimiste dans lequel chaque spectateur colle sa propre identification. Et puis il y a ces séquences de pure folie Spielbergienne, deux scènes de pur swashbuckler détruisant 12 heures de pirates de caraïbes de pacotille en moins de 5 minutes, montre en main, une maestria et une inventivité comme on n’en a jamais vu ailleurs (les deux bateaux qui se montent l&#8217;un sur l&#8217;autre avec le mouvement de balancier, le duel Rackham/Hadoque rythmé par les flammes et l&#8217;anticipation de l&#8217;explosion du navire), et des séquences d&#8217;action mettant une claque à 20 ans de films d&#8217;aventures et d&#8217;action avec cette poursuite parfaite en moto ou comment donner une leçon de mise-en-scène d&#8217;une vie en moins de 20 plans ou ce combat de grues dont l&#8217;adjectif « spectaculaire » ne pourra jamais retranscrire toute la puissance, toute la démesure, toute la beauté. Et il y a tous ces détails qui font d&#8217;un film un grand film. Au hasard, la performance de Daniel Craig en Sakharine, grandiose méchant dont on discerne très bien les traits, les yeux, la gestuelle du James Bond actuel derrière l&#8217;enveloppe virtuelle. Et comment ne pas évoquer la multitude de symboles, l&#8217;aigle de Shakarine à Milou, les descendants aux ancêtres, Dupond à Dupont ? On a une thématique du double dont seul Tintin semble être le seul élément sans contre-partie. Et tout passe naturellement par le langage du cadre, du découpage. Spielberg n&#8217;abolit pas nécessairement la nécessité du raccord alors qu&#8217;en théorie il pourrait faire du film un seul plan-séquence. Il se sert de ce nouveau langage avec justesse et avec ce qu&#8217;il faut de folie pour nous mettre une claque, non pas visuelle ou technique, mais une claque de pure mise en scène.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7805" title="tintin 10" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/11/tintin-10.jpeg" alt="" width="540" height="270" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&#8217;avais écrit en 2009 qu&#8217;à partir d&#8217;Avatar, il faudrait désormais se tenir sur les épaules du film-somme de Cameron pour le surpasser. Tintin ne fait peut-être pas mieux, mais je pense qu&#8217;il fait aussi bien sans qu&#8217;on s&#8217;en rende compte. Un phénomène curieux que je qualifierais « d&#8217;Apollo 12 » : tout le monde se fout d&#8217;Apollo 12 une fois qu&#8217;Apollo 11 a rempli son job. Pourtant c&#8217;est à partir d&#8217;un deuxième pas que commence une marche.</p>
<p>Ce film est le deuxième pas.</p>
<p>Puisse cette marche ne jamais s&#8217;arrêter.</p>
<p>6/6</p>
<p>Avec ce film, Spielberg fait plus que s&#8217;inscrire dans l&#8217;Histoire du Cinéma ou influer sur son cours.</p>
<p>Il l&#8217;incarne.</p>
<p><em>(Cette critique est dédiée à Rafik Djoumi, Yannick Dahan, Arnaud Bordas et Julien Dupuy)</em></p>
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