Clip n’ Play : No God Slave de Embryo
Le Metal est une musique de sous-genres. Parcourir les pages d’un magazine spécialisé sur le sujet suffira à vous en convaincre : Heavy Metal, True Metal, Trash Metal, Gore Metal, Grind Core, Sado Metal CyberPunk (authentique), Nuclear Metal, Viking Metal, Black Metal Vampirique, Speed Metal progessif, White Metal (là encore, je déconne pas, se dit d’une certaine forme de metal chrétien), Doom Metal, Metal Indus, Pirate Metal… et j’en passe…
Ayant été un gros consommateur de bouillie sonore à thème dans ma jeunesse, c’est avec une pointe de nostalgie que je vous présente Embryo, un (relativement) jeune groupe italien de Death Metal, fraîchement découvert sur Myspace, qui entonne un tonitruant No God Slave, issu de l’album éponyme sorti en février 2010 chez Rising Records. La formation existe depuis 2000 mais peine à dépasser le stade du clone. Mais bon, c’est un peu le problème de ce genre de musique, trop limitée par ses propres conventions pour permettre aux groupes de se distinguer les uns des autres. Puis, il y a le côté ado puéril aussi, et même le côté facho… Mais bon, si on devait tout prendre au sérieux…
Toujours est-il qu’Embryo joue bien le jeu et livre un titre plutôt péchu, sans en être inaudible, sur un clip glauque à peine caricatural, mais surtout très esthétique… on y croirait presque…
Et les paroles ? Après une rapide recherche, j’ai pu vous en dégoter un extrait, histoire de vous convaincre qu’un texte a bien été rédigé pour structurer les hurlements du type qui tient le micro :
All the time I thought
That life was a familiar favor
All the time so far
That I opened my eyes to the truth
All the reasons to be
Grant for such a divine gift
Have changed into the shameful doubt
That I’m the fruit from a demon seed
I recognized my fate
Demonic signs
The scars and wounds
Won’t be divine again
Bref, on reste dans le stéréotype le plus complet, à tous les points de vue, comme il y a dix ans avec Cradle of Filth, ou comme il y a vingt ans avec Dark Throne… Mais bon, finalement, c’est peut–être ça qui fait tout le charme du truc. Je laisse donc les fans du genre apprécier, et les autres se demander comment on en est arrivé là.
PS : A quand un Kebab Metal?


Un groupe qui joue avec ses tripes ! lol
, le guitariste est un peu trop soft peut-être pour le genre (ça risque de déplaire aux puristes ça.…) et le chant a un placement de voix très bon.
Bon le Death Metal c’est pas trop mon trip (mouahaha ça rime^^), mais bon j’avoue que là ça passe à peu près.
C’est esthétique, aussi bien dans le visuel que dans le sonore : la double pédale est l’amie du batteur
En fait, si le style est hyper conventionné, c’est plus dans la qualité du master qu’il faut chercher la différenciation d’un groupe de ce genre. Qui dit innovation dit quasiment nouvelle sous catégorie de classement dans ce milieu d’ailleurs.
Pour moi le côté intéressant, c’est que le groupe envoie un son rythmiquement structuré et propre (si si on peut dire ça pour du Death Metal). Même si c’est un clone, c’est plutôt bien réussi donc
Bravo pour l’esthétisme ! Moins intéressé par le côté musique…
Grishka, mon passé métal est chargé, j’ai donc été séduit par le son. Je te rejoins sur le clip, qui arrache des potirons à la chaîne, ce qui est vraiment pas courant dans le metal, ou en général c kitschouille, violence et compagnie.
Kryska, je suis d’accord avec toi pour la qualité du master. D’ailleurs, on peut dire que le metal a beaucop perdu avec la généralisation du digital dans ce domaine. Avant ça, c t le son impur qui donnait tout le cachet à cette zik. Seuls quelques groupes (très portés sur le roots) ont réussi à marier la technologie au bourrinage avec succès (en mettant tout sur la patate), parmi eux : Immortal, Dimmu Borgir, Children Of Bodom, pour ne citer que ces derniers.