Che : part two

CHE : PART TWO de Steven Soderbergh
(Che – Deuxième partie – Guérilla)
L’histoire :
Dans la deuxième moitié des années 60 Ernesto Che Guevara tente de commencer la grande révolution américaine en partant pour la Bolivie.
BOLIVIA
Soderbergh ne semble pas avoir construit son film comme un tout, mais plutôt comme un possible de démarrage de franchise dont il se serait occupé des deux épisodes les plus intéressants.
C’est donc en toute confiance qu’on s’attaque au second épisode du diptyque (pour l’instant ?), en plus galvanisé par un prédécesseur impeccable.
Et là patatras ! Le projet reprend enfin sa dimension casse-gueules avec la campagne bolivienne. Certes on pourra toujours constater que la deuxième partie répond en contrastes à la première, les deux se renvoyant constamment la ba-balle, ce qui fait que chaque victoire ou moment heureux +++ est contre-balancé par une défaite ou moment malheureux – - -, mais du coup ça pénalise et handicape plus le deuxième que ça ne sert le premier (et pourtant). La narration prend donc une tournure plus linéaire et moins cinématographique, ponctué d’une myriades de désillusions et d’échecs. Les batailles se font très rares et se concluent logiquement de plus en plus mal.
Cela dit, il y a de beaux restes. La photo reste superbe, le montage straight et cut, la musique toujours impecc’(putain de balderrama !).
La dernière demi-heure (la prise du Che par l’armée bolivienne et les gars de la CIA) offre tout de même un incroyable chant du cygne et ne semble répéter qu’une phrase en fond sonore ”ce n’est qu’un homme”.
Pourtant, même si Soderbergh ne s’en tient qu’aux faits, le Che prend naturellement l’allure d’un Christ moderne. Il n’y peut rien, le réalisme ne peut l’empêcher : la figure, l’icône dépassera toujours l’homme. Authenticité de l’histoire oblige, les dernières heures de Guevara ressemble à un sacré chemin de croix, avant de s’achever sur une montée au ciel renvoyant directement à des références style l’ouverture en hélico de la Dolce Vita de Fellini. Un peu pompeux mais on lui pardonnera de céder au dernier moment à quelques artifices dont il ne pourra jamais se séparer.

Et belle reprise du joueur Argentin acculé dans sa surface qui essaye de faire danser la maccarena à ses adversaires avec son flingue, qu'il est joueur !
On regrettera aussi l’emploi d’acteurs reconnaissables alors que la première partie brillait d’anonymes, qui nous faisait oublier le del toro pour ne voir plus que son personnage.
ça reste quand même très largement au-dessus de moult biopics, au point qu’on en vient à espérer qu’un jour Soderbergh rempilera pour raconter la dernière campagne du Che jamais filmée mais ô combien passionante : sa désastreuse tentative de Guérilla au Congo.
5/6
Un gros cran en-dessous du premier, faute de cinégénie possible dans l’Histoire. Reste un grand final, un excellent dyptique et j’attends avec impatience une sortie DVD de la version cannoise de plus de 4 heures.










Attitude
4 heures 0_0
ya une version longue de la partie 1 aussi ?
A voir à la suite un soir
sniff pas de version de plus de 4h en dvd…
cela dit, avec le recul, je conseille vraiment plus la 1ere partie que la 2eme.
la 1ere a un vrai souffle épique naturaliste alors que la seconde fait un peu réponse au carnets de voyage, version épilogue…
Question d’une lectrice :
Ou peux-t-on se procurer le Che d’Omar sharif?
le film n’existe pas en dvd.
pour le trouver faut passer par la vod, la vhs ou la case “pirate”.
noté, merci Marv’
Éventuellement, voir chez Gibert Joseph (sur le site, ou idéalement en magasin) si ils ne l’ont pas d’occase.