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	<title>Blog-Bazar &#187; Série</title>
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		<title>Battlestar Galactica 2003</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 12:44:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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Un nombre incalculable de séries se vendent comme de la SF, du bon, du moins bon et du bof déjà vu un bon millier de fois.
Il est une série qui ces dernières années à su réinventer le genre et lui redonner ses lettres de noblesse : Battlestar Galactica. Deux mots qui me filent des frissons.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7283" title="galactica 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-1.jpeg" alt="" width="782" height="499" /></p>
<p><strong>Battlestar Galactica</strong> &#8211; <em>2003/2006 </em>-<em> 4 saisons, 3 téléfilms (The Series, Razor, The Plan)</em></p>
<p>Si je vous dis Science-Fiction et Télévision, vous allez me répondre des choses comme Star Trek, Stargate, Cosmos 99, V&#8230; Un nombre incalculable de séries se vendent comme de la SF, du bon, du moins bon et du bof déjà vu un bon millier de fois. Il est une série qui ces dernières années à su réinventer le genre et lui redonner ses lettres de noblesse : Battlestar Galactica. Deux mots qui me filent des frissons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Jump !</strong></em></p>
<p>La série dont je vous parle est un remake : l&#8217;original s&#8217;appelait Galactica et passait sur le petit écran en 1978. Mais ce n&#8217;est pas un simple remake avec des effets spéciaux tout neufs, non il s&#8217;agit ici d&#8217;une véritable réécriture, actualisée et pourtant intemporelle.</p>
<p>Tout commence par un Battlestar Galactica the miniséries, une introduction de 3 h diffusée en deux parties à la télé, et visible d&#8217;un seul tenant en DVD : nous découvrons ici la civilisation humaine vivant sur douze planètes (les colonies), dans le même système solaire. Point de Terre ici, mais une religion polythéiste inspirée par la Grèce antique. Caprica est la planète la plus peuplée, et une des plus influente et cosmopolites de toutes. Ce jour célèbre la mise aux rebus du vieux Battlestar Galactica, un ancien vaisseau spatial de guerre. Car il y a 30 ans, l&#8217;homme a créé les Cylon (CYbernetic LifefOrm Node, et aussi <a title="cylon wiki" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cylon" target="_blank">un conspirateur athénien</a>, hasard ? je ne crois pas !), une intelligence artificielle dirigeant une armée de robots métallique avec qui l&#8217;humanité est entrée en guerre. Après de lourdes pertes et sacrifices de part et d&#8217;autre, les Cylons ont été exilés et ont fui aux confins de la galaxie.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7284" title="galactica 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-2.jpeg" alt="" width="400" height="268" /></p>
<p>Seulement voilà, ils sont de retour. Et ils sont bien préparés ! Après des années de recherches (qui avaient déjà commencé il y a trente ans), les Cylons sont parvenus à créer 12 modèles humains : des êtres de chairs et d&#8217;os, dont la nature synthétique ne peut être prouvée que suite à des analyses approfondies. Depuis quelques années, certains de ces modèles ont infiltré les mondes humains pour préparer leur vengeance. Et c&#8217;est ainsi qu&#8217;ayant les codes militaires de la défense des planètes humaines, ils vont exterminer 99,9 % de la population dans la première heure du pilote, un véritable holocauste nucléaire.</p>
<p>Les survivants, au nombre d&#8217;un peu plus de 47 000 âmes sont majoritairement des personnes se trouvant dans l&#8217;espace à ce moment-là, vont devoir fuir, accompagnés et protégés par le vieillissant Battlestar Galactica. C’est le point de départ d&#8217;une aventure humaine comme on en a rarement vu.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7285" title="galactica 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-3-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p><em><strong>Frackin&#8217; toasters</strong></em></p>
<p>Car s&#8217;il elle se déroule dans l&#8217;espace, avec des vaisseaux, quelques technologies futuristes et de belles images, il ne faut pas s&#8217;y tromper, cette série parle de l&#8217;homme, de son histoire, de sa survie et de sa nature.</p>
<p>Imaginez un peu la situation : 20 000 personnes, réparties sur une vingtaine de vaisseaux de taille et de provenance différentes (croisière, prison, exploitation minière, transport, guerre&#8230;) avec un vaisseau militaire qui prend la tête de l&#8217;expédition et qui possède dans son armature 99 % des armes, une ministre de l&#8217;éducation rescapée et atteinte d&#8217;un cancer, des fanatiques religieux, des terroristes, et aucune source d&#8217;approvisionnement en eau, nourriture et matières premières (comme le carburant pour ne citer que lui). Pour couronner le tout, ils sont privés de foyer, de société, de règles, et poursuivis par un ennemi implacable, supérieur en nombre et omniprésent. Sans compter quelques modèles de Cylons humains infiltrés dans les rangs, ce qui permet la mise en place d&#8217;un climat de paranoïa absolument inquiétant.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7287" title="galactica 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-5-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p><strong>Catch your gun and bring the cat</strong></p>
<p>A mes yeux la grande force de BSG, c&#8217;est ces personnages. Contrairement à d&#8217;autres séries de SF (Stargate par exemple), les créateurs ont parfaitement réussi à éviter l&#8217;écueil des stéréotypes inhérent au genre : gentil et méchant éclairement identifié, rapport de force qui n&#8217;évolue quasiment jamais.</p>
<p>Ici chaque personnage peut être adoré et détesté : le clivage gentil/méchant n&#8217;existe tout simplement pas, mais chaque rôle est juste, et évolue tout au long de l&#8217;aventure. Les persos passent par des hauts, des bas, agissent comme des héros ou comme de gros salauds, parfois en même temps. Ni blanc, ni noir, ni gris : juste humain et donc changeant au gré des évènements et des intérêts. Si on peut noter une évolution légère des personnages de Stargate sur 10 saisons, dans BSG ils évoluent tous les 2 épisodes quasiment. Cela permet un grand dynamisme dans les situations, et pas mal de surprises inattendues. Mais dans tous les cas, on s&#8217;attache très rapidement à la galerie de rôle qui nous est présentée.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7288" title="galactica 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-6-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p>D&#8217;autre part BSG est une série adulte, et elle est traitée comme telle, sans fantaisie, sans concession et sans facilité. Les différents personnages sont régulièrement amenés à faire des choix impossibles, avec des conséquences difficiles à prévoir sur le long terme. Et comme le but de cette fuite en avant est de survivre coute que coute, ces conséquences sont souvent désastreuses : d&#8217;ailleurs, le décompte des survivants, présent au début du générique des trois premières saisons, nous le rappel douloureusement en diminuant régulièrement. D&#8217;autant plus que les scénaristes n&#8217;hésitent pas à sacrifier des centaines de personnes d&#8217;un coup, lorsque l&#8217;histoire le justifie. Sans parler des personnages principaux qui semblent parfois disparaitre à tour de bras.</p>
<p>Mention spéciale également aux dialogues qui juste très bien écrit. Sans pour autant tomber dans le style léger et pourtant très intelligent de Dr Who, on a ici des échanges justes, et parfois très poignants (j&#8217;ai en tête plusieurs dialogues sur les Cylons pour justifier des décisions parfois très dures, ou encore un témoignage lors d&#8217;un procès de la saison 3). Entre les one shoot (histoire simple sur un épisode), les différents arcs scénaristiques, les dialogues, les personnages, les thèmes : on obtient une vraie pépite scénaristique, qu&#8217;on ne lâche plus avant le dernier épisode.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7289" title="galactica 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-7-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p><em><strong>All along the watchtowers</strong></em></p>
<p>Autre élément déterminant, la musique de Bear McCreary, absolument somptueuse. Les thèmes composés sont diablement efficaces et restent en mémoire. Le compositeur a su marier plusieurs influences telles que la musique tribale, militaire, l&#8217;opéra et la guitare pour un mélange original (je vous garantis que ça ne ressemble à rien d&#8217;autre), collant parfaitement aux épisodes. À noter la présence du thème de l&#8217;ancienne série, composé par Glen A. Larson, ainsi que d&#8217;une reprise de All Along the Watchtowers, qui a une grande importance dans l&#8217;histoire. Personnellement, c’est la meilleure BO de série que je connaisse (rejointe récemment par celle de Dr Who, grandiose elle aussi)</p>
<p>Voici deux sélections de musique via youtube : <a title="jukebox 1" href="http://www.youtube.com/watch?v=5vcFFf9aa7k&amp;playnext=1&amp;list=PL16908258F9BACB92" target="_blank">la première</a> et <a title="jukebox 2" href="http://www.youtube.com/watch?v=31LLTrFkTAY&amp;feature=bf_prev&amp;list=PL14B06704826CD331&amp;index=9" target="_blank">la seconde</a>.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7290" title="galactica 8" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-8-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p><em><strong>Why don&#8217;t you get off my ship, colonel ?</strong></em></p>
<p>Une série de SF sans effet spéciaux c&#8217;est compliqué, et dans l&#8217;espace c&#8217;est impossible. Dans certaines séries, cet un élément ajouté pour faire bien, mais le manque de moyens et de talent en fait un élément raté, qui sort le spectateur du… et bien du spectacle. C&#8217;est un élément qu&#8217;on pouvait facilement craindre dans BSG : heureusement, là aussi les créateurs ont assuré le coup.</p>
<p>Le maitre mot de la série, que ce soit en terme de décors réels ou d&#8217;effets spéciaux, c&#8217;est le réalisme. Le Battlestar Galactica est un vieux vaisseau de guerre à la coque criblée d&#8217;impact, avec seulement une baie vitrée sur l&#8217;extérieur et un poste de commandement fermé. Pas de bouclier énergétique ici, ni de laser à tout va, et encore moins de technologie futuriste : on avance avec du carburant, on utilise toujours du papier, les pannes sont aussi fréquentes que la pluie à Londre et quand on se fait canarder, bah on présente la partie blindée et on tient bon.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7295" title="galactica 13" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-13-1024x640.jpg" alt="" width="1024" height="640" /></p>
<p>Les vaisseaux sont extrêmement bien modélisés et leur comportement dans l&#8217;espace est assez réaliste. Les Vipers notamment (petit chasseur monoplace, principale force d&#8217;attaque ou de défense) sont très maniables, et utilisent des jets de gaz comprimé pour manoeuvrer. Les pilotes en prennent soin, les munitions sont comptées et les pièces de rechange aussi.</p>
<p>Pour les plus gros vaisseaux, ça ne se manoeuvre pas comme un vaisseau de Stargate (encore, oui désolé, pourtant je l&#8217;aime bien aussi cette série). Et il ne faut pas trop de plusieurs pilotes (un peu comme un sous-marin) pour déplacer précisément un bâtiment du gabarit du Galactica.</p>
<p>Dans l&#8217;ensemble, les scènes spatiales sont très bien rendues, avec juste ce qu&#8217;il faut de technique et de talents pour avoir un rendu propre, réaliste et efficace. Il suffit de voir une flotte Cylon attaquer la flotte humaine, et voir les différents vaisseaux changer de formation, le Galactica se mettre en travers en alignant ses canons de DCA pour protéger les plus petits… Magnifique, un vrai ballet.</p>
<p>Les autres effets fonctionnent aussi, je pense notamment aux Cylons mécaniques, explosions ou autres décors difficiles à produire en vrai. Et ce qui est formidable, c&#8217;est que jamais les effets spéciaux ne prennent le pas sur l&#8217;aventure humaine, sur l&#8217;émotion, les enjeux et le jeu des acteurs. C&#8217;est juste un contexte, un accompagnement sans tape à l&#8217;oeil.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7294" title="galactica 12" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-12.jpeg" alt="" width="299" height="277" /></p>
<p><em><strong>Switch off this caméra !</strong></em></p>
<p>Côté réalisation, chapeau bas : on n’avait pas vu une telle maitrise de la réalisation dans une série depuis longtemps. Encore une fois l&#8217;approche réaliste est privilégiée, avec beaucoup de caméras à l&#8217;épaule et des zooms panoramiques dignes d&#8217;un reportage dans l&#8217;espace. Mais attention, on ne tombe pas ici dans le syndrome Blair Witch : l&#8217;image et les actions restent parfaitement lisibles. J&#8217;ai trouvé intéressant le parti pris de faire de la caméra un objet à part entière qui subit aussi l&#8217;action : les souffles ou autres tremblements d&#8217;explosion, les chocs avec d&#8217;autres objets projetés, les éclaboussures… Tout ceci rend le spectacle plus vrai, plus immersif.</p>
<p>L&#8217;alternance de séquence différente démontre tout le talent des réalisateurs, et croyez moi ils maitrisent leur sujet : que ce soit au sol, dans les airs, dans l&#8217;espace ou dans les couloirs claustrophobiques des vaisseaux, le cadre s&#8217;adapte, se fait tantôt contemplatif, tantôt menaçant, discret ou bien omniprésent. Une vraie réussite.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7292" title="galactica 10" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-10.jpeg" alt="" width="500" height="371" /></p>
<p><em><strong>Are you an angel ?</strong></em></p>
<p>Un des grands avantages de la série, c&#8217;est d&#8217;avoir su s&#8217;arrêter. La série s&#8217;étale sur 4 saisons de durées variables (la saison un notamment est plus courte), et on assiste à une histoire complète, avec un vrai début et une vraie fin. Un gros avantage à une époque où beaucoup de séries commencent sans jamais finir ou durent sur plus de saisons qu&#8217;il n&#8217;en faut, dans le but de capitaliser leur succès. Si l&#8217;histoire le justifie, je ne dis pas. Mais Lost par exemple n&#8217;a pas su s&#8217;arrêter à temps, et du coup n&#8217;a pas fini son histoire à la fin (un vrai paradoxe lostien quand on y pense). La fin d&#8217;ailleurs, parlons-en : moi, j&#8217;ai juste adoré, et j&#8217;aurais même été tenté de verser une petite larme. Son ampleur ne se révèle qu&#8217;au bon moment, et croyez moi c&#8217;est du lourd. MAIS je peux comprendre qu&#8217;elle paraisse légère à certains. Pour moi, on nous a offert la seule conclusion logique possible.</p>
<p>Voilà j&#8217;ai fait le tour, j&#8217;espère que ça vous aura donné envie de tenter l&#8217;aventure, et plus encore j&#8217;espère que vous adorerez autant que moi. Évidemment, si vous n&#8217;aimez pas la SF, tant pis, je ne peux plus rien pour vous <img src='http://www.blog-bazar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7291" title="galactica 9" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-9.jpeg" alt="" width="630" height="385" /></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/q2x14ZhEc9k" frameborder="0" width="425" height="349"></iframe></p>
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		<title>Japon : L&#8217;industrie du manga gère l&#8217;après-tsunami</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 09:19:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Japon est touché par un désastre sans précédent. Une fois avoir appris la nouvelle avec stupeur et effroi, ma petite personne égoïste, qui comme beaucoup d'internautes ne connaît ce pays que par le biais d'une de ses sous-cultures les plus populaires dans le monde, à savoir le manga, me suis instantanément angoissé pour la survie de ceux qui s'échinent à les dessiner, à les animer et à les distribuer.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Japon est aujourd&#8217;hui touché par un désastre sans précédent. Une fois avoir appris la nouvelle avec stupeur et effroi, ma petite personne égoïste, qui comme beaucoup d&#8217;internautes ne connaît ce pays que par le biais d&#8217;une de ses sous-cultures les plus populaires dans le monde, à savoir le manga, s&#8217;est instantanément angoissé pour la survie de ceux qui s&#8217;échinent à les dessiner, à les animer et à les distribuer.</p>
<p>Bien que déplacée, la question n&#8217;en restait pas moins censée dans la mesure ou le raz-de-marée qui se déchaînait sur les côtes japonaises quelques heures après le tremblement de terre, endommageait un nombre incalculable (et pourtant calculé) d&#8217;infrastructures en tout genre au Nord du Japon, handicapant ainsi l&#8217;ensemble du pays et faisant même planer le spectre d&#8217;une nouvelle catastrophe nucléaire, après celles de <strong>Three Miles Island</strong> aux Etats-Unis (1979), <strong>Tchernobyl</strong> en Ukraine (1986), ou encore <strong>Blayais</strong> en France girondine (2002), pour ne citer que ces dernières <strong>(1)</strong>.</p>
<p>Le premier réflexe de beaucoup d&#8217;internautes, quelques heures après le début des hostilités de mère nature, fut donc de s&#8217;enquérir sur la santé et l&#8217;intégrité physique de leurs magakas préférés. Le site anglo-saxon des canadiens <strong>Christopher MacDonald</strong> et <strong>Daniel Delorme</strong>, <em><a href="http://www.animenewsnetwork.com/">Anime News Network</a> mis </em>ainsi en place un système de recensement listant la majeure partie des membres de l&#8217;industrie du manga et de l&#8217;anime, mis à jour par les administrateurs comme par les visiteurs du site en fonction des informations glanées à leur sujet. A noter que ce sont les <em>tweets</em> qui facilitèrent le traçage pour alimenter cette <a href="http://www.animenewsnetwork.com/news/2011-03-11/anime/manga/game-industry-members-check-in-after-quake">page</a>. A ce jour, aucun décès n&#8217;est apparemment à déplorer chez les grosses têtes, alors que les petites mains semblent aussi avoir été épargnées.</p>
<p>Relevons tout de même que quelques voix ont été fort agacées par cette compassion ciblée, qui n&#8217;accordait que peu d&#8217;intérêt pour les anonymes ou encore les membres d&#8217;autres industries, à commencer par ceux qui s&#8217;occupent des centrales. Sur ce point, je me contenterai d&#8217;avancer que cet argument est recevable, sans pour autant suffire à condamner.</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(1) Wikipedia recense d&#8217;ailleurs un nombre bien plus important d&#8217;incidents survenus dans des centrales nucléaires depuis les années 60. Une liste qui fait froid dans le dos :</span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d'accidents_nucléaires"><span style="font-weight: normal;"> http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d&#8217;accidents_nucléaires</span></a><span style="font-weight: normal;">.</span></h6>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/jump2122.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6773" title="jump2122" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/jump2122.jpg" alt="" width="445" height="640" /></a></p>
<p>Il restait bien sûr une autre inconnue après le désastre : le décalage dans la parution des différents magazines prébubliant toutes les séries en cours, tout comme dans la diffusion de leurs adaptations en anime. Après une surprenante publication dans les temps, la semaine du 14 mars dernier, du <em>Weekly Shônen Jump</em> (<em>Bleach</em>, <em>Naruto</em>, <em>One Piece</em>&#8230;) de Shueisha, et du <em>Weekly Shônen Magazine</em> (<em>Fairy Tail</em>, <em>Ashita no Joe</em>, <em>Air Gear</em>&#8230;) de Kōdansha, soit deux des plus imposants membres de l&#8217;industrie du manga, l&#8217;heure est aux aménagements de planning, pour d&#8217;évidentes raisons des disfonctionnement des infrastrutures de bases (électricité, eau courante, gaz, routes&#8230;). Le Jump a donc par exemple publié en lieu et place de son numéro de la semaine, un <a href="http://www.animesbakuhatsu.info/">communiqué</a> organisant le report des prochaines éditions jusqu&#8217;en mai : il faut donc attendre le 4 avril pour avoir le prochain numéro. Les fans de<em> Bleach</em> attendront&#8230;</p>
<p>Beaucoup d&#8217;autres éditeurs, studios ou chaînes de télévision avaient d&#8217;ores et déjà annoncé quel impact allait avoir le désastre sur les différentes programmations en cours. Le forum du site <em><a href="http://theanimelounge.com/">The Anime Lounge</a></em> avait d&#8217;ailleurs publié le 15 mars, une liste d&#8217;annonces allant dans ce sens et concernant plusieurs groupes, dont l&#8217;éditeur <strong>Shogakukan</strong> ou encore la chaîne de télévision nippone <strong>NHK</strong>. Pour plus d&#8217;informations :</p>
<p><a href="http://theanimelounge.com/thread/16184-animemanga-releases-delayed-cancelled-after-quake/">http://theanimelounge.com/thread/16184-animemanga-releases-delayed-cancelled-after-quake/</a></p>
<p>Si vous souhaitez obtenir des informations à ce sujet, je vous recommande le site<em><a href="http://www.animenewsnetwork.com/"> Anime News Network</a></em>, qui est le plus complet et le plus actif de tout ceux qui touchent de près ou de loin à ce domaine. Le site <a href="http://mangastream.com/">Mangastream</a>, spécialisé dans la scanlation (l&#8217;art de traduire et de numériser le 9ème art) communique lui via tweeter les informations sur les séries qu&#8217;ils mettent habituellement en ligne. Je n&#8217;ai pour l&#8217;instant pas trouvé de site similaire assez rigoureux en français, donc n&#8217;hésitez pas à partagez si vous en connaissez un.</p>
<p>Pour finir, l&#8217;image en tête de cet article est tiré de la version colorée du manga <em>Akira</em> signé par <strong>Otomo Katsuhiro</strong> (qui semble aller bien, lui aussi), le seul à mes yeux qui a réussi à retranscrir avec beaucoup de réalisme, ce que pouvait provoquer une catastrophe naturelle de grande ampleur sur les constructions humaines. Après avoir vu une semaine plus tôt les images du tsunami ravageant tout sur son passage, j&#8217;ai malheureusement pu me rende compte à quel point la terre pouvait être autrement plus terrifiante que dans les plus apocalyptiques de nos fantasmes.</p>
<p>Bref, affaire à suivre donc et une sincère pensée pour ceux dont personne ne parle jamais&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/japan.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-6775" title="japan" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/japan.gif" alt="" width="420" height="280" /></a></p>
<p style="text-align: center;">PHB</p>
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		<title>A lire (Et Pourquoi Pas, A voir) : Naruto</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 12:10:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Notre histoire se déroule à une époque impossible à dater, mais qui semble postérieure à la nôtre, malgré sa grande ressemblance avec le Japon féodal. Le monde s&#8217;est divisé en cinq grands pays qui comptent sur la puissance militaire des ninjas issus des villages cachés situés à l&#8217;intérieur de leur frontières. Le village caché de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre histoire se déroule à une époque impossible à dater, mais qui semble postérieure à la nôtre, malgré sa grande ressemblance avec le Japon féodal. Le monde s&#8217;est divisé en cinq grands pays qui comptent sur la puissance militaire des ninjas issus des villages cachés situés à l&#8217;intérieur de leur frontières.</p>
<p>Le village caché de la Feuille (<em>Konohagakure no Sato</em>) est le puissant dépositaire de la puissance militaire du Pays du Feu (<em>Hi No Kuni</em>). On raconte que ce village fut pratiquement réduit en cendres quelques années plus tôt, sous les assauts d&#8217;un terrifiant démon connu sous le nom de <em>Kyuubi</em>, le Renard à 9 queues. L&#8217;Histoire veut que ce soit le chef du village, le combattant de génie qui avait accédé très jeune au rang de quatrième <em>Hokage</em> (ombre du feu) qui réussit à mettre fin à l&#8217;offensive du démon. Ce fut sa dernière mission.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/22.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3733" title="Naruto 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/22.jpg" alt="" width="478" height="534" /></a></p>
<p>Apparemment incapable de tuer le <em>Kyuubi</em>, le quatrième <em>Hokage</em> le scella, grâce à un puissant sort, dans le corps d&#8217;un nouveau-né. Ce dernier grandit bien gré mal gré, injustement assimilé à la créature qu&#8217;il abritait en son sein et considéré comme une arme par une parties des respnsables de son village. C&#8217;est les aventures de ce jeune garçon que ce shônen nous propose de suivre : les aventures D&#8217;<em>Uzumaki Naruto</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/wallpaper10_1024.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3738" title="wallpaper10_1024" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/wallpaper10_1024.jpg" alt="" width="462" height="430" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Ma rencontre avec le petit blond qui se donne des airs de terreur remonte à 2006 et coïncide avec l&#8217;arrivée de la <em>freebox</em> dans notre ancienne colocation. A cet époque, la chaîne <em>Game On</em>e était la première à avoir introduit la série en France et mon colocataire était logiquement tombé sous le charme du petit ninja. Personnellement, j&#8217;en avais bien entendu parler mais je m&#8217;appliquais à jouer au réactionnaire tant les similitudes avec le classique<em> Dragonball</em> me sautaient aux yeux, à commencer par la couleur des vêtements du héros ou la coupe de cheveux, très proche des codes de l&#8217;oeuvre de Toriyama.</p>
<p>Mon intuition était bonne tant Naruto est un shônen fidèle à son <em>nekketsu</em> (littéralement sang bouillant), autrement dit, sa recette de <em>shônen</em> : un héros orphelin, honnête à la limite de la naïveté, qui va utiliser ses pouvoirs hors-normes pour réaliser son rêve, et dont les forces se déculperont lorsqu&#8217;il sera sur le point de perdre ou de mourir.</p>
<p style="text-align: left;">Je trouvais aussi que le design géneral de la série était assez grossier, et la qualité d&#8217;animation moyenne. Je fis donc de la résistance pendant un petit mois ou deux&#8230; jusqu&#8217;au jour où je finis par suivre un épisode entier avec mon colocataire, avant d&#8217;enchaîner sur les 5 suivants. Le mal était alors fait. La série comptait alors près de 200 épisodes d&#8217;un premier arc que je me suis goinfré jusqu&#8217;en 2008, année à laquelle le deuxième arc adapté en animé arriva dans nos frontières&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/wallpaper6_1280.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3740" title="Naruto 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/wallpaper6_1280.jpg" alt="" width="537" height="389" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Naruto est donc une série prenante et originale qui pêche néanmoins sur plusieurs aspects. Premier problème, commun à beaucoup de séries au long-cours, le nombre d&#8217;épisodes inutiles, bonus ou traînant en longueur, surchargés de flashbacks et de perspectives souvent futiles et inintéressantes. On suit à contre-coeur parce qu&#8217;il faut suivre et c&#8217;est tout.</p>
<p style="text-align: left;">Deuxième grief, la qualité de l&#8217;animation qui est va de  moyenne à mauvaise, à l&#8217;exception de quelques (trop rares) épisodes dans lesquelles la barre remonte de plusieurs crans. A noter que le deuxième arc, <em>Naruto Shippuden</em> est dans l&#8217;ensemble de bien meilleure qualité.</p>
<p style="text-align: left;">Enfin, les gens allergiques à l&#8217;humour potache à la japonaise sentiront les vannes de naruto passer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/Naruto-6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3742" title="Naruto 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/Naruto-6.jpg" alt="" width="302" height="737" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Alors pourquoi s&#8217;infliger autant d&#8217;épisodes ? Eh bien, si la série se démarque malgré tout par la qualité correcte de la bande son et une certaine régularité dans le traitement d&#8217;une trame aussi longue, les vrais clés du succès planétaire de Naruto sont contenues dans le shônen de <em>Masashi Kishimoto</em>.</p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;univers développé par le magaka est impressionnant : hormis les hordes de personnages secondaires sur lesquels la trame se fixe volontiers, il faut également compter avec un cadre rigoureusement travaillé (un passé dans lequel se mêle des anachronismes technologiques surprenants) et un système de combat très addictif, mélangeant arts ninjas, combat brut et déferlantes sauvages de pouvoir dans un registre visuel sensiblement différents de celui de <em>Dragon Ball</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/Naruto-9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3747" title="Naruto 9" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/Naruto-9.jpg" alt="" width="471" height="698" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Autre point fort, le scénario est centré sur le personnage de Naruto passant progressivement à l&#8217;âge adulte (Un autre point commun avec l&#8217;oeuvre de Toriyama), en insistant beaucoup sur le ressenti du héos face aux dilemne que la vie d&#8217;un guerrier impose et les contraintes posée par la présence d&#8217;un démon dans son corps. Les deux oeuvres se différencient par contre sur le traitement de l&#8217;aspect historique et géopolitique du cadre, très développé dans <em>Naruto et </em>fantastiquement parodié dans Dragonball (souvenez-vous de l&#8217;armée du Ruban Rouge).</p>
<p style="text-align: left;">Il ya ensuite cette intelligence marketing dans la conception même du scénario : le personnage d&#8217;Iruka Sensei apparaissant au début de la série a été &laquo;&nbsp;commandé&nbsp;&raquo; par l&#8217;éditeur dans un souci d&#8217;identification des jeunes lecteurs. Si Uzumaki Naruto est sans conteste la coqueluche des marginaux, son ami et rival Uchiwa Sasuke est le stéréotype même du beau gosse surdoué ténébreux, le fantasme stéréotypé de générations entières d&#8217;adolescentes; Tsunade, la puissante <em>Sannin, </em>utilise un sort pour garder ses 20 ans ainsi qu&#8217;une poitrine de porn star alors que son homologue Jiraya<em> </em>est un pervers<em> </em>qui se complaît dans le rôle d&#8217;auteur de recueils érotiques, son premier fan n&#8217;étant autre que Kakashi Sensei, le second maître de Naruto. Bref, côté public, ça ratisse large.</p>
<p style="text-align: left;">Enfin, l&#8217;intrigue est tout sauf linéaire et fait intervenir des ennemis charismatiques aux profils et aux abilités variés que je vous laisse décourvrir.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/naruto_big_group.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3748" title="naruto_big_group" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/naruto_big_group.jpg" alt="" width="528" height="418" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Comme à mon habitude, lorsque j&#8217;aborde un manga en passant d&#8217;abord par la case &laquo;&nbsp;anime&nbsp;&raquo;, je reprends l&#8217;oeuvre originale au moment ou je rattrape la série télévisée, je la dévore de A à Z pour me retrouver &laquo;&nbsp;Gros Jean comme devant&nbsp;&raquo; avec deux versions de la même franchise à suivre à un rythme de parution régulier. Je me détache d&#8217;ailleurs assez souvent de l&#8217;anime au profit du manga, plus concis et surtout, plus en avance sur l&#8217;histoire. Pour Naruto, j&#8217;avoue que le traitement des derniers épisodes est vraiment de bonne qualité, ce qui m&#8217;a poussé à suivre de temps en temps la progression de l&#8217;anime.</p>
<p style="text-align: left;">Le manga de Naruto souffre également d&#8217;un manque de soin global au niveau du design, franchement limite sur certaines cases tant pour la qualité d&#8217;exécution que pour l&#8217;esthétique, souvent grossière. Ce dernier aspect se comprend mieux quand on sait que ce shônen s&#8217;adresse également à des enfant japonais de pres de 5 ans. Le sujet, aussi guerrier soit-il, ne peut alors évidemment pas être traité comme un <em>Claymore</em>, ou un <em>Berserk</em>.Bref, manga et animé se valent : si le manga va directement à l&#8217;essentiel, la série apporte un gros plus en terme d&#8217;ambiance.</p>
<p style="text-align: left;">Allez, avant de finir, un petit top 5 des génériques de la série !</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ingGUrC_bwI" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/ingGUrC_bwI"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Verdict : Le petit ninja de Konoha s&#8217;est en tout cas imposé comme LA référence du manga grand public, malgré ses nombreux défauts. Au-delà du marketing, au delà de l&#8217;effet de mode, Masashi Kishimoto ne trompe pas son monde et s&#8217;évertue à livrer un contenu cohérent et constant qui fait vibrer son shônen (publié dans Weekly Shonen Jump depuis 1999). Uzumaki Naruto est en tout cas loin d&#8217;être un héros anodin, comme Goku en son temps.</p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;adaptation en série animée signée Studio Pierrot se divise en deux arcs successifs intitulés Naruto (220 épisodes) et Naruto Shippuden (156 épisodes, série en cours). De plus, la franchise est déjà riche de 7 longs métrages animés et d&#8217;une foule astronomique de jeux vidéos inspirés du manga sur toutes le consoles existants depuis le début du XXI ème siècle. La version française du manga, signée <em>Kana,</em> suit quant à elle de près la publication japonaise.</p>
<p style="text-align: left;">A lire, ou à voir, si vous avez BEAUCOUP de temps à perdre.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/naruto-10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3751" title="naruto 10" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/naruto-10.jpg" alt="" width="553" height="415" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Pas de tome préféré ce coup-ci non plus, pour le côté lecture&#8230; l&#8217;ensemble est trop homogène. Mais je peux d&#8217;ores et déjà vous dire que j&#8217;ai adoré le duo Deidara et Sasori et qu&#8217;Orochimaru est un vilain de première catégorie. Concernant l&#8217;anime, la série met un gros coup de trique dès le départ avec les épisodes centrés autours du démon du village de Kiri (nan, rigolez pas).</p>
<p style="text-align: left;">Prix par tome : autours de 7 euros</p>
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		<title>A Lire (Et Surtout, A Voir) : Samurai Champloo</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 10:50:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout le monde sait ce qu&#8217;est un samouraï (je vous fais confiance). Champloo, ou chanpurū (チャンプルー) est par contre un terme tout droit issu du dialecte Okinawais et qui désigne un plat touillé-cuit à base de légumes, de tofu de poisson ou de viande. Alors, non, je ne vais pas vous parler d&#8217;un manga centré sur la gastronomie, dans lequel le personnage principal serait un chef japonais qui se retrouverait en formation chez Nicolas Lebec. Je vais plutôt aborder avec vous l&#8217;un des road trips les plus relevés jamais imaginés dans le monde de l&#8217;animation du soleil levant.</p>
<p>Samurai Champloo c&#8217;est d&#8217;abord un scénario : Dans une petite ville du Japon de l&#8217;ère Edo (1600-1868), deux hommes sont sur le point d&#8217;être décapités sur ordre du seigneur local, présent pour l&#8217;occasion. La scène se passe sur une place publique, à la tombée du jour. Le seigneur s&#8217;approche des deux condamnés tenus en garde à genoux, côte à côte, et leur demande, le ton débordant d&#8217;arrogance et de mépris s&#8217;ils sont prêts à se jeter à ses pieds pour implorer son pardon.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/jin-mugen-fuu-166448c7e1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3349" title="jin-mugen-fuu-166448c7e" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/jin-mugen-fuu-166448c7e1.jpg" alt="" width="513" height="384" /></a></p>
<p>Le condamné de droite, à l&#8217;impressionnante tignasse et au faux-airs de sale gosse relève la tête et répond avec vigueur et sans hésitation :</p>
<p><em>- Si vivre revient à courber la tête devant les enfoirés de ton espèce, alors je mourrais debout et la tête haute !</em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">(Convulsions du seigneur).</span></em></p>
<p>Celui de gauche, aux traits plus doux et élégants jusque dans les montures de ses lunettes ajoute sobrement, un petit sourire moqueur aux lèvres :</p>
<p><em>- Bien dit, je suis d&#8217;accord avec lui.</em></p>
<p>Le regard mauvais des hommes de pouvoirs corrompus immaculant son visage bouffi, l&#8217;aristocrate ordonne que soient éxecutés les deux compères. Dans le vacarme assourdissant des corbeaux animant le crépuscule, les sabres des bourreaux entament leur progression vers les cous des deux rebelles, avant de ralentir, puis de s&#8217;arrêter net&#8230; pour nous laisser le temps de revenir un jour en arrière !</p>
<h6><em>(Dialogues directement traduits par mes soins de la version anglaise).</em></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/jin-mugen-fuu-166456219.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3343" title="jin-mugen-fuu-166456219" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/jin-mugen-fuu-166456219.jpg" alt="" width="513" height="320" /></a></p>
<p>Un jour plus tôt donc, dans un salon de thé d&#8217;une petite ville du Japon de l&#8217;ére Edo, travaille Fuu, une jolie jeune fille de quinze ans. Manque de bol pour elle, c&#8217;est le jour où le fils du seigneur local a décidé de venir s&#8217;étaler avec ses hommes de mains dans son établissement. Dans ce genre de situations, mieux vaut prendre son mal en patience et prier pour que tout se passe bien jusqu&#8217;au départ des dangeureux pochtrons, car en cas de litige, la notion de procès équitable ne sera certainement pas à l&#8217;ordre du jour.</p>
<p>Exaspérée par les manières de voyous de ces visiteurs qu&#8217;elle est obligée de servir, Fuu finit par manquer de prudence et trébucher, répandant malencontreusement tout le contenu de son plateau sur le noble décadent, peu après qu&#8217;un type à la coupe bizarre et vêtu d&#8217;un short fit son entrée dans le salon&#8230;</p>
<p>Au même moment, le seigneur du coin prend plaisir à humilier publiquement un artisan au bord de la faillite, barrant sans le savoir la route à un bel et grand homme portant des lunettes&#8230;</p>
<p>Je vous laisse imaginer la suite&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/mugen-jin-166455a48.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3348" title="mugen-jin-166455a48" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/mugen-jin-166455a48.jpg" alt="" width="509" height="318" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Samurai Champloo, c&#8217;est ensuite une qualité de design et d&#8217;animation largement au-dessus de la moyenne. Pour vous donner une idée, il doit y avoir un épisode de <em>Naruto</em> (sur 374 au total en mars 2010) qui arrive d&#8217;un bout à l&#8217;autre à tenir la comparaison avec n&#8217;importe lequel des 26 tableaux que compte la série (*). <em>Shinichiro Watanabe, </em>qui a notammnent entre autres réalisé et scénarisé deux segments d&#8217;<em>Animatrix</em> (<em>Kid&#8217;s Story</em> et <em>A Detective Story</em>, avec <em>Studio 4 </em><em>°</em><em>C</em>) a su rester dans une ligne graphique très fidèles aux conventions du manga pour ce qui est des traits des personnages mais en y ajoutant les petits détails nécessaires pour les différencier de leurs clones.</p>
<p style="text-align: left;">La beauté des décors n&#8217;est pas en reste, ni dans les choix artistiques, ni dans la précision du travail de reconstitution du Japon de la fin du XVIIème. L&#8217;anime tiens là aussi garde la tête haute face aux long-métrages d&#8217;animation, prouvant, comme Miyazaki Hayao (<em>Princesse Mononoke</em>), Mamoru Oshii (<em>Ghost In The Shell</em>), Kawajiri Yoshiaki (<em>Ninja Scroll</em>) ou encore Hiroyuki Morita (<em>Neko No Ongaeshi</em> - <em>Le Royaume Des Chats</em>) que l&#8217;animation à la main a encore de beaux jours devant elle. Bien entendu, l&#8217;informatique vient l&#8217;épauler sur pas mal de niveaux (couleurs, perspective des décors), mais bon, le petit trait à l&#8217;encre sur le contours des personnages garde son plein effet.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/Samurai-Champloo_nona_1572.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3353" title="Samurai-Champloo_2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/Samurai-Champloo_nona_1572.jpg" alt="" width="479" height="359" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Samurai Champloo, c&#8217;est enfin un style. <em>Shinichiro Watanabe</em> n&#8217;en était pas à son coup d&#8217;essai lorsqu&#8217;il s&#8217;est lancé dans le projet, comptant en effet le révolutionnaire <em>Cowboy Beebop </em>à son actif, série animée et long-métrage d&#8217;animation compris, qui mêlait science-fiction et jazz/blues. Ici nous avons droit à un mix Edo/Hip Hop vibrant. La bande-son a été enregistrée par une pléiade d&#8217;artistes japonais (<em><a href="http://www.myspace.com/nujabes">Nujabes</a></em>, <a href="http://www.myspace.com/shing02">Shin02</a>, <a href="http://www.myspace.com/forceofnature_jp">Force of Nature</a>, <a href="http://www.minmi.jp/index.html">MINMI</a> et <a href="http://www.myspace.com/tsutchie21">Tsutchie</a>) ainsi que l&#8217;américain <a href="http://www.myspace.com/fatjon35">Fat Jon</a>. Le réalisateur pousse même le vice jusqu&#8217;à intégrer des scratchs dans l&#8217;animation sur certains passages. Du grand art !</p>
<p style="text-align: left;">Mais le décalage ne s&#8217;arrête pas là. L&#8217;univers que parcoure le trio Mugen/Jin/Fuu est bardé d&#8217;anachronismes de toutes sortes. Si certains sont rapidement identifiables (le style de combat de Mugen s&#8217;apparente à du Break Dance, Jin a des montures de lunettes façon XXème siècle, le seigneur cité plus haut a un motif sur son kimono qui ressemble beaucoup au vieux logo d&#8217;Adidas), d&#8217;autres seront plus discrets voire requerront un sacré niveau d&#8217;érudition pour être détectés. A ce propos, voici un <a href="http://translate.google.fr/translate?hl=fr&amp;langpair=en%7Cfr&amp;u=http://www.spookhouse.net/angelynx/comics/anachronisms.html">guide complet</a> de ces anomalies sur l&#8217;ensemble des 26 épisodes, en français, traduit de l&#8217;anglais.</p>
<p style="text-align: left;">Enfin, le tout est parachevé par une critique décalée de la société japonaise et ses travers : regard porté sur l&#8217;homosexualité, le travail esclavagiste, la société des plaisirs, l&#8217;omniprésence de la corruption&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Du grand art, on vous dit&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/SamuraiChamploo_.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3356" title="SamuraiChamploo_" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/SamuraiChamploo_.jpg" alt="" width="553" height="415" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Diffusée sur Fuji TV à partir du 19 mai 2004, la série fut importée en France par <em>Canal + Décalé </em>dès 2005. Elle existe actuellement en DVD (coffret de 6). Samurai Champloo est sans conteste ce qu&#8217;on appelle un chef d&#8217;oeuvre de l&#8217;animation façon soleil levant et donnera au public de tous les âges, toutes tendances, l&#8217;envie d&#8217;avaler les 26 épisodes d&#8217;une traite.</p>
<p style="text-align: left;">Et pour parler de manga, du coup, l&#8217;anime a été adaptée peu après en version papier par l&#8217;inconnu<em> Gotsubo Masaru</em>, en deux tomes publiés en France chez <em>Soleil Manga </em>(après tout, nous sommes bien dans la rubrique <em>A Lire</em>). Eh, bien&#8230; comment dire&#8230;mmm&#8230; Je crois qu&#8217;un franc &laquo;&nbsp;c&#8217;est de la merde&nbsp;&raquo; aurait suffit pour beaucoup, ce qui aurait été injustement sommaire comme verdict. Disons que c&#8217;est honteusement interressé et spectaculairement baclé mais qu&#8217;en l&#8217;espace d&#8217;un tome et demi, l&#8217;ami Gotsubo a malgré tout réussi à me refaire rire avec les vannes de la série animée grâce à un dessin dépouillé qui s&#8217;est révélé très efficace pour réinterpréter le tout à sa manière, d&#8217;autant plus qu&#8217;il ne reprend pas le scénario original à la lettre (je dirais même plus : il taille dans le lard comme un cochon). Si talent il y avait, il a été noyé dans le mépris capitaliste pour les valeurs non marchandes</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Bref, une adaptation (incomplète en plus) qui décevra beaucoup les fans de l&#8217;anime par le manque de soin qui y est apporté, et qui ne comblera pas les amoureux de la bande dessinée pour la même raison. Rabattez-vous donc sans hésitation sur le travail de <em>Shinichiro Watanabe</em> dont voici le générique de début. Et donnez-moi un verre d&#8217;eau&#8230; j&#8217;ai le ventre vide&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/4OuRajFzMYI" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/4OuRajFzMYI"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">Pour ceux que ça intéresse quand même, le prix par tome est autours de 8 euros (en plus).</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/samuraichamploouz2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3339" title="samuraichamploouz2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/samuraichamploouz2.jpg" alt="" width="523" height="338" /></a>PHB</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
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		<title>Veronica Mars : Les mystères de Neptune</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Jan 2010 21:47:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série]]></category>
		<category><![CDATA[Télé]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article a été écrit par Mason, auteur invité du Blog-Bazar. Vous en avez surement entendu parler, voir même peut être tombé dessus lors de sa diffusion sur M6, en VF. Oui, « Veronica Mars » a eu les honneurs d’une diffusion sur une chaine nationale. Raison de plus pour vous faire découvrir cette petite merveille, injustement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Cet article a été écrit par Mason, auteur invité du Blog-Bazar.</p></blockquote>
<p>Vous en avez surement entendu parler, voir même peut être tombé dessus lors de sa diffusion sur M6, en VF. Oui, « Veronica Mars » a eu les honneurs d’une diffusion sur une chaine nationale. Raison de plus pour vous faire découvrir cette petite merveille, injustement annulée après 3 ans de diffusion.</p>
<p>Tout d’abord, rendons à César ce qui est à César. Le personnage de Veronica est né de l’imagination de Rob Thomas, auteur de quelques romans et surtout scénariste doté d’une forte culture populaire, connaissant ses classiques, du film policier des années 40 aux séries actuelles, citant à tour de bras du  Battlestar Galactica sans oublier des renvois aux grandes heures du polar US. Voulant écrire une série adolescente, Rob Thomas décida de planter ses aventures dans le lycée de la Ville de Neptune. Mais encore faut-il avoir une once d’originalité ; aussi, il crée le personnage de Veronica.  À un détail près, elle sera détective, comme papa, à ses heures perdues (entre les cours de Géo et Physique). Et là, c’est le coup de génie. Conscient de son postulat plus que prometteur, il envoie le Pilote à CW. La suite, la voici.</p>
<p><strong>« Veronica, à l’intérieur c’est du marshmallow. »</strong></p>
<p>La série nous narre donc les aventures de Veronica, ancienne fille populaire du lycée, belle et intelligente, tombée en disgrâce après une erreur de jugement de son père, alors shérif, après l’assassinat de sa meilleure amie. Reléguée au rang de sans- ami, on la découvre habitant un motel avec son père, devenu détective. Autour de notre héroïne, Wallace, nouveau venu et immédiatement sympathisant de la cause Mars Père et fille, Duncan ex de Veronica, Logan, fils à papa cachant de lourds secrets , et Weevil, racaille latino motorisée, avec un cœur gros comme sa cylindrée, mais ayant une nette tendance à chercher les embrouilles. Autant de personnages et autant de classes sociales obligées de cohabiter au sein de Neptune High. Ville bourgeoise où comme il est précisé en 1<sup>ère</sup> saison, « à Neptune, soit vous avez une voiture de luxe, soit vous vivez en nettoyant celle des autres ».</p>
<p>La série pose son style, BO soignée ( procurez vous d’ailleurs la BO, les chansons ne sont pas choisies au hasard), scénarios intelligents, et surtout interprètes immédiatement attachants ( exception faite de Duncan, aussi charismatique qu’un pneu crevé). D’ailleurs VM ne serait pas ce qu’elle est sans son interprète . Kristen Bell.  Une révélation. Véritable pile électrique , capable de faire passer du rire aux larmes en 2 sec, elle porte le show sur ses épaules. Son charisme est sa gouaille rendent son personnage ultra crédible, Veronica n’est pas surdouée, elle est juste plus fut fut que la moyenne . Prête à tout pour atteindre ses objectifs et gardant toujours les pieds sur terre ( Veronica se fait souvent rémunérer pour ses «  services ») elle a ce petit quelque chose qui lui a  valu de devenir en l’espace d’une saison une idole de tous les geeks : un concentré de Pop culture ,des references  culturelles qui sont autant de clins d’œil aux spectateurs. ( «  mais combien de couples devront se disputer sur le meilleur modèle de cylons ??! ») et ce petit côté asocial mais attachant. Et elle manie le taser comme personne.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 470px"><img src="http://image.guardian.co.uk/sys-images/Arts/Arts_/Pictures/2007/06/13/veronicamars460.jpg" alt="" width="460" height="300" /><p class="wp-caption-text">Veronica Mars</p></div>
<p>Maintenant les présentations faites, bienvenue à Neptune High où rien n’arrive jamais par hasard…</p>
<p><strong>Saison 1 : « comment j’ai perdu ma virginité ?? oui moi aussi j’aimerais savoir… »</strong></p>
<p>Oui, ça commence fort. Le pilote nous donnera toutes les infos nécessaires pour la suite. Dans l’ordre, VM a perdu sa meilleure amie, sœur assassinée de son ex. Son père a enquêté, choppé un mauvais suspect, disgrâce pour la famille mars, départ de la mère, et puis viol de Veronica, sous GHB, deux fils rouges qui marqueront la saison.</p>
<p>Mais Rob Thomas, conscient qu’il ne tiendrait pas 24 épisodes là dessus, fait de Veronica une enquêtrice hors pairs. Et fouille-merde sur les bords, car son père, devenu détective, sous-traite ses enquêtes à sa fille. Ça tombe bien, elle adore ça : fouiner. Parfois là où il ne faut pas. Mais surtout au lycée, où elle est (re)connue pour ça, même par le proviseur. Un souci ? venez voir Veronica. RDV dans les wc pour une étude de votre cas. Si les fils rouges reviennent assez fréquemment, la série est composée à 60% de loners. Tout le monde a ses petits secrets et Veronica aime les découvrir. Des petits larcins (qui a volé la mascotte de l’équipe de basket) aux plus glauques (comment retrouver le père d’un élève, prétendu mort, alors qu’il a en fait refait sa vie… et est devenu une femme). Parallèlement à ça, l’enquête sur le meurtre de son amie évolue, enchainant les flashbacks et les faux semblants, jusqu’au dénouement, imprévisible. Seul élément resté en suspens, son viol. Qui ?</p>
<p>La saison 1 donne le ton : des dialogues ciselés (les échanges Veronica/ proviseur Clemmons), des personnages écrits à la perfection (la relation Veronica/Keith est d’une rare justesse) des moments bien jubilatoires, surtout quand l’héroïne se fout ouvertement de la police, toujours 3 wagons derrières elle, et d’autres plus tristes, VM ayant perdu une amie, et découvrant le pire en déterrant l’affaire. On attend impatiemment la saison 2. Veronica finit la saison sur les rotules, mais en ayant gagné une victoire sur ses fantômes, et s’en étant fait au passage des amis précieux (Wallace, Logan et Weevil).</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img src="http://www.krinein.com/img_oc/big/2639.jpg" alt="" width="300" height="450" /><p class="wp-caption-text">casting de la saison 1</p></div>
<p><strong>Saison 2 : plus dure sera la chute, surtout dans un ravin</strong></p>
<p>On reprend les mêmes et on reprend là où on les avait laissés 2 mois plus tard. Le meurtrier de son amie est sous les verrous, VM a un emploi de serveuse, renoué avec son ex, et attaque sa dernière année à Neptune. Wallace est parti, laissant VM plus seule que jamais. Nouveaux venus, Dick et son frère Cassidy/Beaver, et Mac, jeune prodige de l’informatique, amie de Veronica dans la saison 1.</p>
<p>Mais qui dit nouvelle année dit nouvelle enquête et celle-ci sera encore plus terrible. Le premier épisode nous montre une Veronica plus que jamais à l’écart des autres étudiants, qui la rejette, la laissant sur le bord de la route, au propre comme au figuré lors d’un voyage scolaire. Bien lui en prendra, le bus terminant sa course au fond de l’océan… Qui ? Pourquoi ? Comment ?</p>
<p>Le fil rouge de la saison est planté. Et cette fois-ci, Veronica devra faire la lumière sur ce qui a causé la mort de ses camarades, pas aidé par un complexe de la survivante qu’on ne manquera pas de lui rappeler. Sinon le personnage de Duncan, son ex, disparaît. Pas plus mal, les capacités d’acting de son interprète étant plutôt limitées, concentration à 100% sur le bus. À côté de ça, toujours des loners (qui a volé la cagnotte pour le voyage des séniors ? qui fait du chantage à la vidéo hot à la pompom girl en chef ?) Des enquêtes menées tambour battant, sans temps mort. Et beaucoup d’humour, en off « c’est le moment de vous montrer que je l’ai pas volé ma nomination aux Emmy Awards.</p>
<p>Étonnamment, ce qui marque dans cette saison, c’est qu’elle marche encore mieux à la deuxième vision. Pourquoi ? Parce que pour le coup, Veronica enquête sur un crime auquel elle n’est pas rattachée personnellement. Elle n’a pas toutes les infos. On découvre donc les indices en même temps qu’elle, se demandant bien qui a pu avoir l’idée de balancer ses camarades dans le ravin.</p>
<p>Deuxième raison, l’identité du tueur nous est dévoilée. Et comment dire, on n’aurait jamais pu deviner, pour commencer. Ensuite, ses motivations nous sont expliquées. Et là, on se remet à penser à ses phrases, ses réactions, tout au long de la saison. On se dit « je comprends mieux sa réticence à faire ceci dans tel épisode ». Je vous dévoilerais pas son identité, mais sachez qu’elle est assez surprenante, ne vous attachez à aucun personnage et sachant que Rob Thomas, ayant appris que sa série n’allait peut être pas survivre à sa 2ème année, décide de clore la story line du viol de Veronica. Là aussi, je vous laisse découvrir. Mais sachez que « bippp » reste mon personnage préféré, toute saison confondue.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 410px"><img src="http://ef.img.v4.skyrock.net/ef2/x-vs/pics/990040454_small.jpg" alt="" width="400" height="300" /><p class="wp-caption-text">les frères casablancas, dick &amp; cassidy. </p></div>
<p>À part ça, on pose les bases d’une éventuelle saison 3 à la fac, avec un violeur en série, adepte de la tondeuse pour humilier ses victimes.</p>
<p>Sans doute la meilleure saison de la série. Drôle, émouvante (merci Beaver et Mac), surprenante, et touchante (j’ai eu un sourire con lors des adieux Veronica/proviseur Clemmons et cette phrase culte</p>
<p>-          Comment vais-je faire sans vous veronica.. ?</p>
<p>-          Bah commencez par ne plus cacher vos mots de passe sous votre agrapheuse..</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 264px"><img src="http://media.seriesplus.com/base/photo/0100/ep405237770.id100548.22_unerelationepique.jpg" alt="" width="254" height="172" /><p class="wp-caption-text">graduation day</p></div>
<p><strong>Saison 3. «  le football américain..ou la violation du traité de Geneve érigée en sport national.. »</strong></p>
<p>Comme dit plus haut, la série devait s’achever à la saison 2. VM ne doit son salut qu’aux fans, ils ont réclamé une saison 3, ils l’auront.</p>
<p>Saison qui prend place à la fac. Nouveau générique, plus posé, plus calme, plus mature. Après les révélations-chocs du Season Finale, il faut passer à autre chose.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://toonsntunes.files.wordpress.com/2008/02/veronica-mars-season-3-20070614050127049.jpg" alt="season 3 cast." width="460" height="345" /></p>
<p>Veronica découvre un Nouveau Monde, mais les petits crimes et secrets ne changent pas. On quitte des délinquants lycéens pour les retrouver à la Fac.…Accompagnée de Wallace et Piz, nouveau venu, Veronica va enquêter sur le violeur, et plein d’autres choses encore. Des expériences de criminologie aux sous-sols des fraternités suspectes, Veronica est sur tous les fronts. Et c’est ce que vont reprocher les fans d’ailleurs à Rob Thomas. La saison 3 est définitivement une saison « bâtarde », à part la story line du serial rapist, ça part dans tous les sens. Ça reste d’un niveau d’écriture excellent, certains épisodes valent leur pesant de barres de rire (il faut voir Mac et Veronica retaper leur piaule en maison du Canada, en mettant juste une photo de Caribou au mur), mais ça se disperse trop vite. Même, la love story Piz/Veronica est mal intégrée, bien que comme le fait justement remarquer Keith, ça fait du bien de voir VM en couple avec une personne « dont le casier judiciaire est encore vierge ». Certains persos sont éjectés (Shérif Lamb), ou mal traités (Keith et sa candidature). Reste le plaisir de retrouver toute la p’tite bande de bras cassés comme Dick, Logan et Weevil, pour un ultime tour de piste. La série ne connaît même pas de fin, à proprement parler, laissant Veronica et les spectateurs dans le doute…</p>
<p>Et toutes les lettres et les barres de Mars envoyées à la prod n’y feront rien. Veronica Mars est annulée. Dommage, le teaser présent sur le DVD de la saison 3, nous laisse entrevoir une Veronica embrassant sa vocation et travaillant… au FBI.</p>
<p>Je ne peux que vous conseiller de découvrir ou redécouvrir cette pépite télévisuelle, d’une qualité d’écriture remarquable. Et pour les fans de Rob Thomas, allez jeter u œil à sa nouvelle série « Party Down », sur des recalés du show-biz. Les ¾ du casting de VM s’y retrouvent.</p>
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		<title>&#171;&#160;Urgences&#160;&#187;. 1994-2009, chronique hospitalière de Chicago.</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/urgences-1994-2009-chronique-hospitaliere-de-chicago/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 23:22:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série]]></category>
		<category><![CDATA[Télé]]></category>
		<category><![CDATA[drama]]></category>
		<category><![CDATA[ER]]></category>
		<category><![CDATA[urgences]]></category>

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		<description><![CDATA[présentation du monument télévisuel "Urgences".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 23.0px; font: 12.0px Arial; color: #cccccc} --></p>
<blockquote><p><em>Cet article a été écrit par Mason, auteur invité du Blog-Bazar.</em></p></blockquote>
<p>2 avril 2009.</p>
<p>Pour de nombreux téléspectateurs, une date parmi d&#8217;autres. Pour les plus assidus, c&#8217;est une page qui se tourne. En effet, cette date marque la diffusion du dernier et ultime épisode d&#8217; &nbsp;&raquo; Urgences&nbsp;&raquo;, ou &laquo;&nbsp;Er&nbsp;&raquo; pour les puristes. La série phare de NBC s&#8217;est éteinte à 22h, heure locale. Cause du décès: vieillesse, mais une vie bien remplie. La Série Finale n&#8217;a pas spécialement affolé l&#8217;audimat, mais il a permis de réunir les aficionados de la première heure, les déçus de la période post &nbsp;&raquo; Dr Greene&nbsp;&raquo;, et les Tvphiles, curieux de voir comment allait se finir ce monument de la Télévision, devenu une référence en matière de Tv Show. Retour donc sur cette série qui aura marqué son temps et redéfini quelques règles du drama, et pas uniquement médicales.</p>
<p><strong>NFS, Chimi, Iono. à 3 on y va..</strong></p>
<p>Pour mémoire, &nbsp;&raquo; Er&nbsp;&raquo; était prévu, à l&#8217;origine, par Michael Crichton et Steven Spielberg pour être un film. Un long film. Une chronique qui aurait narré les tribulations de docteurs de Chicago. Conscients qu&#8217;ils tenaient là un sujet en or, ils décidèrent de montrer leur scénario à NBC. Pour info, à cette époque, 1994 donc, les dramas médicaux ne se bousculaient pas sur les grilles des networks, et ce qui avait été fait avant n&#8217;avait jamais vraiment dépassé les frontières US ( qui connait &laquo;&nbsp;St Elsewhere&nbsp;&raquo; en France ?). NBC, flairant la bonne affaire, leur commande donc le Pilot, en Midseason. Début d&#8217;une ascension fulgurante&#8230;</p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 13.0px 0.0px; line-height: 19.0px; font: 13.0px Georgia;"><strong>&laquo;&nbsp;You set the tone Carter&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Le Pilot nous plonge donc de plain-pied dans l&#8217;univers du Cook County Hospital de Chicago. On découvre les médecins en activité dans les lieux, des personnages somme toute assez banals, futurs mythes de la TV. Le docteur Greene, le docteur Ross (Clooney à ses presque débuts), Carol Hathaway, infirmière, Benton et Susan Lewis. Tout ce petit monde s&#8217;agite pour tout (les malades) et rien (Ross complètement bourré) et fait connaissance du petit nouveau : John Carter.</p>
<p>Pendant 1h30, le rythme ne va pas faiblir une seule minute nous faisant passer du rire aux larmes, en osant même l&#8217;impensable pour un pilote : montrer un de ses héros tenter de se foutre en l&#8217;air. Avant goût de ce que la série allait se permettre par la suite. Niveau mis en scène, c&#8217;est du jamais vu. La steadycam nous fait coller aux basques des médecins, plongeant directement dans l&#8217;action. Choix de mise en scène idéal, rapprochant parfois le Tvshow du documentaire.</p>
<p>Le style &laquo;&nbsp;Urgences&nbsp;&raquo; était né. Le résultat ne se fait pas attendre, carton plein, les audiences explosent. NBC commande sans hésiter une deuxième saison, qui verra arriver un autre personnage clé, pilier si l&#8217;on peut dire : Kerry Weaver.</p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 13.0px 0.0px; line-height: 19.0px; font: 13.0px Georgia;"><strong>&laquo;&nbsp;Sometimes we save them, and sometimes we don&#8217;t&nbsp;&raquo; saison 1 à 5</strong></p>
<p>Autre idée de génie des scénaristes : suivre le docteur Carter, un nouveau, un bizuth qui, bercé d&#8217;idéalisme et de naïveté, va découvrir les joies et les peines du monde médical. Si l&#8217;ont peut se réjouir d&#8217;avoir accouché un bébé, on peut que compatir à la tristesse de voir mourir un enfant dont on avait promis la guérison aux parents (1&#215;19). Chaperonné par les doyens de l&#8217;hôpital, il sera placé sous la férule de Peter Benton, chirurgien chevronné, mais moins doué en relationnel.</p>
<p>Pour dresser un bilan des 3 premières années de &nbsp;&raquo; ER&nbsp;&raquo;, on aura eu déjà un bon aperçu des personnages clés de l&#8217;hôpital, Doug et Carol, âme sœur, Dr Greene, le doc idéal, Kerry Weaver, peau de vache avec béquilles, Benton et Carter. Lewis n&#8217;étant pas le personnage le plus intéressant, son personnage dégagera d&#8217;ailleurs en fin de saison 3.</p>
<p>Puis, à l&#8217;aube de la 4ème année, les créateurs décident de frapper un grand coup. Ce n&#8217;est pas le tout d&#8217;avoir du succès, encore faut-il amener de la nouveauté. Et là, ils ont fait fort, le 4&#215;01 &laquo;&nbsp;ambush&nbsp;&raquo; sera diffusé&#8230;en direct. Oui, 45 min en live. Pour résumer, c&#8217;est un tour de force. Clooney fait son show, Carter se tape peut être le plus grand moment de solitude de sa vie, et l&#8217;épisode nous présente au passage un nouveau médecin, Dr Corday, suivi de près par LE personnage star d&#8217;Urgences : Robert Romano.  Si vous n&#8217;aimiez pas les médecins, vous allez aimer les voir emmerder un hôpital entier. Petit, cynique, rentre-dedans&#8230; chaque descente de Robert au service des urgences est anthologique.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 160px"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/hu/thumb/d/df/Robert_Romano.jpg/150px-Robert_Romano.jpg" alt=" youve seen the memo? the one which said im the boss" width="150" height="226" /><p class="wp-caption-text">&quot;You&#39;ve seen the memo? the one which said i&#39;m the boss&quot;</p></div>
<p>Arrive alors la saison 5, premier ventre mou de la série, premier coup de pompe ; saison moyenne, ne servant qu&#8217;à éjecter le Dr Ross, Clooney ayant à l&#8217;époque des velléités de grand écran. Pour vous dire, ce sera le seul grand moment de la saison. Consolation : arrivée de l&#8217;étudiante Lucy Knight, placée sous la tutelle du Dr Carter, avec qui elle entretiendra une brève relation. On se dit qu&#8217;il serait temps que la série se renouvelle. Et c&#8217;est ce qui va se passer d&#8217;ailleurs, sans tarder.</p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 13.0px 0.0px; line-height: 19.0px; font: 13.0px Georgia;"><strong>&laquo;&nbsp;We should put a &laquo;&nbsp;go away&nbsp;&raquo; cardboard in the entrance of this service&nbsp;&raquo; saison 6 à 8</strong></p>
<p>Saisons 6 donc, qui commencera en douceur avec l&#8217;arrivée du Dr Kovac, qui se rapprochera de Carol. Arrivée également de Malluci, médecin foufou, d’Abby Lockhart et surtout retour de Chen/Jing-Mei. Les personnages d&#8217;avant sont plus fouillés, découverts du statut d&#8217;adoptée de Weaver par exemple, et d&#8217;autres se rapprochent, à l&#8217;image de Greene et Corday, mais le véritable tournant se fera quelques épisodes plus tard, dans le double épisode &laquo;&nbsp;Be sweet my heart&nbsp;&raquo; &amp; &laquo;&nbsp;All in the family&nbsp;&raquo;. Véritable traumatisme pour les fans, car marqué par l&#8217;agression de Carter et Lucy, qui ne s&#8217;en relèvera pas. Chargé de soigner un patient bipolaire, celui-ci se vengera en fin d&#8217;épisode le soir de la St Valentin en les poignardant pendant la fête organisée par l&#8217;équipe et c&#8217;est Kerry qui les trouvera par accident dans le deuxième épisode. Résultat, un épisode traumatisant, qui verra toute l&#8217;équipe se mobiliser pour sauver Lucy qui ne s&#8217;en sortira pas d&#8217;ailleurs&#8230;</p>
<p>Tout le reste de la saison sera d&#8217;ailleurs marqué par le calvaire de Carter, drogué aux inflammatoires qui échouera en désintox, suivi de près par le départ de Carol, laissant le service exsangue, mais comme on dit, ce qui ne nous tue pas&#8230;.</p>
<p>Retour donc en début de saison 7 du Dr Carter en plein foutoir. Et là on retrouve le vrai &nbsp;&raquo; Er&nbsp;&raquo; celui qu&#8217;on aime. C&#8217;est le bordel (grève des hommes d&#8217;entretien de l&#8217;Hôpital), ce n’est pas réaliste pour deux sous (faut voir Cléo cavaler après un patient avec sa seringue), mais ça fait un bien fou, le seul à être perdu c&#8217;est Carter. ^^. C&#8217;est au cours de cette saison que vont se construire les arcs essentiels des saisons à venir. Pour commencer, le développement du personnage d’Abby, flanqué d&#8217;une famille de bipolaires, découverte de l&#8217;homosexualité de Kerry et surtout l&#8217;union de Greene et Corday, qui accouchera d&#8217;une petite Ella. Malheureusement, c&#8217;est dans cette saison que vont commencer les soucis pour Greene, découvrant sa tumeur au cerveau, il sera sauvé par une opération, mais fera face à une épreuve finale, la menace d&#8217;un père revanchard sur sa famille (&laquo;&nbsp;Rampage&nbsp;&raquo;) épisode qui fera couler beaucoup d&#8217;encre, avec la réaction finale de Greene, qui laissera mourir l&#8217;homme qui a tenté de faire du mal à ses femmes et fille..</p>
<p>La saison 8 sera dans le prolongement des arcs de la saison 7, avec Kerry assumant son homosexualité au travail, le départ de Malluci, le retour de Lewis, mais surtout le départ de Greene. On le croyait sauver, mais en plus d&#8217;assister à l&#8217;overdose de sa fille il découvre que sa tumeur est revenue et qu&#8217;elle lui sera fatale. La dernière moitié de la saison est d&#8217;une tristesse abyssale, Anthony Edwards jouant chaque scène comme si c&#8217;était la dernière et son dernier épisode en tant que docteur est émouvant comme jamais (&laquo;&nbsp;Orion in the sky&nbsp;&raquo;).</p>
<p>Arrive l&#8217;épisode &laquo;&nbsp;The letter&nbsp;&raquo; qui commence par l&#8217;annonce de la mort de Greene. Coup dur pour l&#8217;équipe et pour les fans, un mythe s&#8217;est éteint. L&#8217;épisode qui suit &laquo;&nbsp;On the beach&nbsp;&raquo;, nous montre les derniers instants du médecin préféré de la télévision, qui s&#8217;éteint paisiblement à Hawaii, bercé par le &laquo;&nbsp;Over the rainbow&nbsp;&raquo; de Israel Kanakawiwo&#8217;ole, une page se tourne. À l&#8217;hôpital c&#8217;est pas mieux, une épidémie de variole de prépare, les urgences ferment pour contamination.</p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 13.0px 0.0px; line-height: 19.0px; font: 13.0px Georgia;"><strong>&laquo;&nbsp;Urgences ? mouais&#8230; après Greene je n’ai pas regardé.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Effectivement, après le départ de Greene, la série accuse un coup de mou. On a l&#8217;impression que les scénaristes ont perdu leur carte maîtresse. D&#8217;où besoin de relancer assez maladroitement les storylines des autres personnages et c&#8217;est ce qui va se passer, pendant cette laborieuse saison 9. Pas grand chose à sauver, la relation Abby/Carter est mal foutue, Romano s&#8217;en prend plein la poire et perd son bras, Kovac part en vrille et va s&#8217;exiler en Afrique pour de l&#8217;humanitaire, rejoint en fin de saison par Carter. À signaler le développement du personnage de Pratt. Niveau moments clés, peu ou pas du tout, et encore ce ne sera pas pour les scénariis, mais pour la mise en scène, avec un épisode raconté à rebours (&laquo;&nbsp;Rétrospectivement&nbsp;&raquo;) et un autre avec deux récits entrecroisés (&laquo;&nbsp;Quand la nuit rencontre le jour&nbsp;&raquo;). C&#8217;est simple, l&#8217;épisode final ne se passe même pas à Chicago, mais en Afrique. Ajoutez à cela la désagréable impression que toute la saison se passe de nuit et vous obtiendrez 22 épisodes assez pénibles.</p>
<p style="margin: 0.0px 0.0px 13.0px 0.0px; line-height: 19.0px; font: 13.0px Georgia;"><strong>Les médecins changent, pas les malades… saison 10 à 15</strong></p>
<p>Pour &laquo;&nbsp;Urgences&nbsp;&raquo; ça s&#8217;annonce mal, les audiences commencent à chuter, présence du Mastodonte &laquo;&nbsp;CSI&nbsp;&raquo; oblige, et légère impression de tourner en rond. Alors, pour pallier à ce souci, les créateurs ont le bon réflexe. Il faut : de la Nouveauté. On garde les anciens, du moins ceux qui restent, et on accueille les nouveaux : Dr Neela Rasgotra, Londonienne, Sam Taggart, infirmière, remplaçant au pied levé Abby, Wannabe docteur, ainsi que Archie Morris&#8230; et là la série reprend du poil de la bête. Carter revient d&#8217;Afrique, est bientôt papa, Kerry roucoule avec sa femme pompier, que du bonheur. Mais on est dans Urgences, ça ne dure pas, les scénaristes réservant toujours le pire à leurs héros. La palme revenant à Romano qui meurt, écrasé par un hélico. La série se terminera sur 2 morts et un cliffhanger pour deux des personnages. Cliffhanger qui deviendra routine pour les 5 saisons à venir.</p>
<p>Les saisons 11 à 13 continuent sur cette lancée. Dans la saison 11, on relèvera surtout le départ de Corday, et celui de Carter, ainsi que la mise en avant du personnage de Kerry, qui acquiert une profondeur d&#8217;écriture assez remarquable. Certains épisodes sont réellement marquants (&laquo;&nbsp;Fear&nbsp;&raquo;), d&#8217;autres sont nostalgiques (&laquo;&nbsp;Mr Rubadoux&nbsp;&raquo;) quand d&#8217;autres sont de vrais tours de force, notamment l&#8217;épisode en temps réel (&laquo;&nbsp;Time of death&nbsp;&raquo; avec Ray Liotta).</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 255px"><img src="http://images.usatoday.com/life/_photos/2007/12/05/ER-liottax.jpg" alt=" time of death" width="245" height="307" /><p class="wp-caption-text">&#39; time of death&quot;</p></div>
<p>À côté de ça on note une fâcheuse tendance à mettre en avant des personnages qui ne cassent pas des briques, Sam, pour ne pas la nommer, a dégagé comme des malpropres les piliers (Jing-Mei) et a injustement laissé dans l&#8217;ombre des personnages qui auraient mérité d&#8217;être au générique (Leland orser), le temps d&#8217;une escapade à Paris pour Carter et nous voilà déjà en saison 13, sympa sans plus, rehaussée par le personnage de Forest Whitaker et le départ de Kerry. ER commence à s&#8217;essouffler et à souffrir de la comparaison avec Grey&#8217;s Anatomy. Et c&#8217;est là que le bât blesse &laquo;&nbsp;Er&nbsp;&raquo; va se Grey&#8217;s Anatomyser en 14eme année. Merci la grossesse d&#8217;Abby et à John Stamos et son rôle de toubib beau gosse, qui va presque toutes les faire craquer&#8230; Seul point positif, l&#8217;apparition, le temps d&#8217;un épisode, de Jeanie Boulet. Survivor&#8230;</p>
<p><strong>La fin est proche</strong></p>
<p>Assistant à la débâcle de leur tvshow, les producteurs décident que la 15ème année d&#8217;Urgences sera la dernière, alors on sort le grand jeu. On fait venir des p’tits bleus bites (Julian Morris, Shiri Appleby) on fait mourir les derniers debout, on rappelle tout le monde : les vivants qui ont marqué les esprits (Doug et Carol), les morts (Romano) et les éternels, Greene en premier, iconisé à mort par un plan de toute beauté (15&#215;07).</p>
<p>Des guests en pagaille, des départs, Neela et Abby, et une actrice de premier choix pour recevoir ce beau monde : Angela Basset, reine de cérémonie du grand Final. Tout le monde est réuni pour la série finale, autour de Carter, même Benton et Fils…</p>
<p>L&#8217;épisode final est à tomber, concluant de manière assez logique l&#8217;histoire de ces médecins, avec une passation qu&#8217;on n’attendait pas (Rachel Greene), et un plan final à vous filer des frissons, avec cette réplique finale de Carter à Rachel :</p>
<p>&nbsp;&raquo; Dr Greene, You&#8217;re coming&nbsp;&raquo;&#8230; ?</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 460px"><img src="http://cdn.videogum.com/img/thumbnails/photos/ER_finale.jpg" alt="15 ans plus tard" width="450" height="284" /><p class="wp-caption-text">15 ans plus tard</p></div>
<p>Le rideau est tombé sur &laquo;&nbsp;Er&nbsp;&raquo;.  Ce fut exceptionnel, certains épisodes sont devenus des classiques de la télévision, les acteurs ont été plus remarqués depuis (Clooney peut remercier Crichton), les guests stars se sont bousculés pour y participer (Jame Woods, Forest Whitaker, Peter Fonda, Ewan Mcgregor, Kirsten Dunst, Mary Mcdonnell, Thandie Newton, Steve Buscemi, Susan Sarandon, Angela Basset, James Cromwell, Alan Alda&#8230;) et le thème musical est devenu légendaire, ça donne envie de replonger dans ces 15 années à Chicago&#8230;</p>
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		<title>Black Books</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Aug 2009 11:36:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guest</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série]]></category>
		<category><![CDATA[Télé]]></category>
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		<description><![CDATA[Bernard Black (Dylan Moran) est irlandais, avec tout ce qu’implique l’irlandisme : alcool, mauvaise humeur et misanthropie intempestive. Bernard tient une librairie appelée Black Books à Londres, mais a un très gros problème : il ne peut pas blairer les gens en général et surtout ses clients.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>BLACK BOOKS &#8211; </strong>Série anglaise - 3 saisons (2000, 2002, 2004) - Avec Dylan Moran, Bill Bailey, Tamsin Greig</p>
<blockquote><p>Cet article a été écrit par Puscas, auteur invité du Blog-Bazar.</p></blockquote>
<p><em>LIBRE ET RIT</em></p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/ban223.jpg"><img title="black books 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/ban223.jpg" alt="vignette black book" width="600" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">So Happy !</p></div>
<p>Bon… mon séjour dans le nord-ouest de l’Angleterre se passe divinement bien, pour ceux que ça intéresse. Les autres, ceux qui s’en foutent, ils ont raison. MAIS ! vivre sur l’île de Sa Majesté m’a fait découvrir quelques perles en terme de série télévisée. Et je vous jure qu’ils sont balèzes les salauds. Certes, les Anglais ont le pudding, le sandwich de frites et surtout le fish and chips, immondice parmi les horreurs. Alors oui, l’Angleterre déconne sur la bouffe, c’est vrai… mais quand il s’agit d’écrire et de réaliser une série, ce sont des génies, des dieux du rire et de la farce. Et moi, français aimant mon pays pour diverses raisons, je dois m’incliner. Il faut dire que nous, nous avions « Salut les muscles », « Le miel et les abeilles » ou encore « Pour être libre », la fameuse série des 2be3 (ecarquillement des yeux : « oh putain ! je les avais oublie ces cons la… » Pas moi)</p>
<p>donc en gros pas franchement dur de s’extasier sur des produits étrangers quand on connaît les notres. Mais faisant abstraction de ma honte nationale, je me suis mis à chercher par-ci par-la et bilan : EXTRAORDINAIRE. Et je commencerais par Black Books, ma préférée (qui n’a rien à voir avec le film récent) écrite par Dylan Moran, vu notamment dans Shaun Of The Dead.</p>
<div id="attachment_396" class="wp-caption aligncenter" style="width: 575px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/bb4_copy0.jpg"><img class="size-full wp-image-396" title="black book 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/bb4_copy0.jpg" alt="Mais on comprend rien quand tu parles" width="565" height="312" /></a><p class="wp-caption-text">Mais on comprend rien quand tu parles</p></div>
<p>ON DÉTESTE LES GENS, ET ON LES DÉTESTE BIEN</p>
<p>Bernard Black (Dylan Moran) est irlandais, avec tout ce qu’implique l’irlandisme : alcool, mauvaise humeur et misanthropie intempestive. Bernard tient une librairie appelée Black Books à Londres, mais a un très gros problème : il ne peut pas blairer les gens en général et surtout ses clients. Ce qu’il aime : fumer 40 millions de clopes par jour, boire autant de verre de vin (tant que ce n’est pas du Chardonnay) et lire un livre dans le silence. Sa meilleure amie, Fran (Tamsin Craig), est gérante d’un magasin de babioles, voisin à la librairie. Elle est la seule personne que Bernard tolère dans périmètre de 2m50 et est aussi la seule personne a apprécier Bernard pour ses qualités de… n’en avoir aucune. Elle aime boire, fumer et coucher avec des mecs sexy, ce qu’elle n’arrive jamais à faire. Elle a aussi une tendance à être maniaco-dépressive. Ils rencontrent Manny (Bill Bailey), un comptable ayant perdu son emploi après avoir avalé le livre du calme (si si…) qui aime les lampes, le piano et les glaces, et qui postule pour un poste de vendeur à la librairie. Bernard accepte à contrecœur, et voila nos trois troubadours en place pour ce qui est une hilarité garantie.</p>
<p>Le titre de la série est révélateur : l’humour noir est de mise, et ce, quelle que soit la situation. Pas toujours de très bon goût ni politiquement correct, mais avec une grande finesse d’esprit qui fait presque peur. Au travers des « aventures » que vivent ses trois personnages clichetiques dans notre monde actuel, les auteurs passent en revue et critiquent avec drôlerie les choses de la vie qui gonflent royalement. Autrement dit… à peu près tout ce qui est quotidien. Tout est prétexte a l’énervement, a la boisson a l’excès et a la critique acerbe qui tombe pile poil la ou il faut. Fran et Manny en prennent aussi pour leur grade, Bernard n’étant pas le modèle parfait du type qui sait faire des concessions. Mention spéciale a ma réplique favorite de toute la série, Bernard a Manny : « tu n’es qu’une barbe avec un crétin dessous ».</p>
<p>Trois saisons de six épisodes chacune ont été écrite, produites et réalises…seulement. C’est maigre, mais c’est comme un bon Saint-émilion : ça se déguste par petite gorgée et il ne faut pas en abuser pour ne pas perdre cette sensation de merveille. Les « guests » se succèdent les uns aux autres dans cette série, quelques noms que l’on connaît déjà chez nous comme Nick Frost ou Simon Pegg (acteur magnifique), les deux compères de Shaun Of The Dead et Hot Fuzz, mais aussi d’autres immenses stars de Grande-Bretagne comme Peter Serafinowitz, Graham Linehan et beaucoup d’autres. Et à vrai dire, il semblerait que la comédie en Angleterre est un cercle d’amis qui passent leur temps à se caster les uns les autres. Toutes ses séries sont produites par Channel 4 et diffusées sur cette même chaîne, d’où viennent Spaced et Ali G, joue par Sasha Baron Cohen (Borat).</p>
<div id="attachment_397" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/blackbooks2.jpg"><img class="size-full wp-image-397" title="black books 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/blackbooks2.jpg" alt="Veuillez laisser un message…" width="480" height="270" /></a><p class="wp-caption-text">Veuillez laisser un message…</p></div>
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