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	<title>Blog-Bazar &#187; Ciné Français</title>
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	<description>Blog touche a tout</description>
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		<title>The Artist</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 09:44:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Français]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Bérénice Bejo]]></category>
		<category><![CDATA[film muet]]></category>
		<category><![CDATA[james cromwell]]></category>
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		<category><![CDATA[the artist]]></category>

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		<description><![CDATA[L’histoire :  Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, devenir une star.  Dans un jeu d'équilibre, leurs destins croisés a l'arrivée du parlant fera autant monter l'un au firmament que descendre l'autre aux enfers. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7500" title="Affiche The Artist" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/the-artist-0.jpeg" alt="Affiche The Artist" width="680" height="924" /></p>
<p><strong>The Artist</strong> de <em>Michel Hazanavicius</em> &#8211; 2011</p>
<p><span style="direction: ltr;">L’histoire :  </span><span style="direction: ltr;">Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, devenir une star.  </span><span style="direction: ltr;">Dans un jeu d&#8217;équilibre, leurs destins croisés a l&#8217;arrivée du parlant fera autant monter l&#8217;un au firmament que descendre l&#8217;autre aux enfers. </span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7501" title="the artist 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/the-artist-1.jpeg" alt="the artist 1" width="760" height="506" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><em>TOUS LES CINÉMAS</em></h4>
<p>Le Cinéma est pluriel.</p>
<p>Cette simple affirmation qui peut paraître évidente semble pourtant échapper au sens commun lorsque le 7ème art évolue.</p>
<p>Le Cinéma est pluriel, et en perpétuelle évolution. Il y a de tout, pour tous. Et tout change. Tout le temps. Rendez-vous compte qu&#8217;aujourd&#8217;hui un film peut se tourner sans ce qu&#8217;on appelle une caméra. Rendez-vous compte qu&#8217;on est passé en 100 ans a peine pour la définition d&#8217;un film lambda d&#8217;une petite image carrée d&#8217;un seul plan fixe, floue, pleine de défauts, accélérée, muette, de quelques secondes a peine à une image étendue sur des dizaines de mètres, d&#8217;une image de définition pouvant restituer des milliards de nuances de couleurs, une durée parfois de plus de 3 heures, un son immersif, une bande-son originale orchestrale, une caméra libre pouvant franchir les limites du réel, un montage, les valeurs de plan, le découpage, et une technique si perfectionnée qu&#8217;elle peut restituer d&#8217;un être humain de manière si réaliste qu&#8217;elle dépasse notre capacité a détecter le faux. <span style="direction: ltr;"> </span></p>
<p>Où est-ce que je veux en venir ? Que parler de The Artist et que cerner la pertinence, l&#8217;intelligence et le tour de force qu&#8217;il constitue revient a devoir parler un peu de l&#8217;Histoire du Cinéma.</p>
<p>Une fois qu&#8217;il fut adopté la forme d&#8217;un long-métrage et d&#8217;une narration se découpant en séquences et ces séquences en scènes, la première grande révolution technique fut l&#8217;arrivée du parlant. Le parlant a tout changé. En bien et en mal. En mal parce que tout le travail qu&#8217;exigeait auparavant de faire passer une information au spectateur, une émotion ou le sens de l&#8217;histoire uniquement par l&#8217;image a pu se réduire à des mots récités par des acteurs. Et dès lors le Cinéma, grand art visuel, est devenu un art d&#8217;image et de son forcément moins évocateur et donc moins magique. Et trop souvent le son s&#8217;est imposé au mépris de l&#8217;image. L&#8217;image est et sera toujours supérieur au verbe, c&#8217;est pourquoi les historiens comme les cinéphiles notent une baisse de qualité significative dans l&#8217;industrie en général. Mais c&#8217;était aussi une bonne révolution, car elle a rapproché les metteurs-en-scène, les vrais, de leur but, de leur idéal : être libéré de toutes contraintes physique et avoir comme seule limite l&#8217;imaginaire. Et c&#8217;est là qu&#8217;Hitchcock déploie ses ailes de géant. Et c&#8217;est là que John Ford s&#8217;impose comme le maître absolu de l&#8217;univers. Certes Murnau disparaît, mais ses films restent. Les hommes meurent, les films restent. Et on regarde toujours du Murnau aujourd&#8217;hui et son influence continue de porter ses fruits sur n&#8217;importe quel freluquet voulant filmer en hommage à Tim Burton. Et finalement, l&#8217;image reste toujours au mépris des mots. On se souvient d&#8217;un coup de couteau dans une douche, d&#8217;un homme pendu au Mont Rushmore, des oiseaux, pas d&#8217;un nom de personnage ou d&#8217;un dialogue. Le Cinéma n&#8217;a jamais été l&#8217;art du dialogue, même si parfois l&#8217;art du dialogue a pu servir le Cinéma.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7502" title="the artist 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/the-artist-2-e1318671169794.jpeg" alt="the artist 2" width="1000" height="666" /></p>
<p>Ce que je veux dire c&#8217;est qu&#8217;on s&#8217;en fout qu&#8217;on regarde un film muet, parlant, 2D ou 3D, en 1:33 ou en 2:65, en numérique ou en pellicule&#8230; On s&#8217;en branle. Tout ce qu&#8217;on veut c&#8217;est voir des bons films. <span style="direction: ltr;">Et ce qu&#8217;on peut regretter, sans être un vieux con au discours débile du &laquo;&nbsp;c&#8217;était mieux avant&nbsp;&raquo;, c&#8217;est que parfois, quand une révolution s&#8217;impose, elle efface la méthode précédente dans les courants grand public. Or, justement, là où j&#8217;en viens, et ce que dit Hazanavicius avec ce film et de manière générale avec sa filmo, c&#8217;est que TOUS les cinémas peuvent exister au même moment, vivre ensemble. Il n&#8217;y a pas un seul modèle technique ou économique viable sur une période donnée et tout est possible. Plus que de ressusciter l&#8217;art du cinéma muet, il est donc ici question d&#8217;affirmer que le muet n&#8217;est pas mort et ne le sera jamais, tant qu&#8217;il y aura des gens pour le filmer et des gens pour le voir. Chaque orientation, dogme, chapelle, technique peut exister et se doit d&#8217;exister, mais jamais au mépris d&#8217;une autre. Il faut briser les conventions et les préjugés. Chaque Cinéma mérite d&#8217;être filmé et d&#8217;être vu. </span></p>
<p>Une idéologie qui rejoint parfaitement les théories communistes et anarchistes dépeintes dans La Classe Américaine qui découlent autant de Guy Debord que d&#8217;un amour passionné, d&#8217;un amour fou porté au Cinéma, dans son ensemble. Et pour cerner ça, et pour le filmer, il fallait un auteur autant qu&#8217;un metteur-en-scène autant qu&#8217;un authentique cinéphile.</p>
<p>Et putain de bordel de merde, il se trouve que c&#8217;est tombé sur un français. <span style="direction: ltr;"> </span></p>
<p>Michel Hazanavicius. Peut-être le seul réalisateur français actuel (oh d&#8217;accord, y&#8217;a aussi Noé, Kounen et peut-être Kassovitz, ok) (je compte pas Yannick Dahan, on va m&#8217;accuser de corporatisme) a avoir l&#8217;espace suffisant d&#8217;une ambition artistique pertinente dans notre pays et a pouvoir l&#8217;exprimer pleinement sans être plombé par les Ayatollahs de la bonne conscience drapés dans leur robes austères de certitudes et de faux-académismes créaticides. <span style="direction: ltr;">Il a la chance d&#8217;avoir les hommes d&#8217;argent. Il a la chance d&#8217;avoir eu Dujardin et les OSS 117, ce qui lui donne le droit de réaliser un projet personnel en même temps qu&#8217;un réel projet de mise-en-scène. Il a les armes de ses moyens et en profite a fond. Et tant mieux. </span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7503" title="the artist 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/the-artist-3.jpeg" alt="the artist 3" width="760" height="1140" /></p>
<p>On sent dans sa caméra la manière, la volonté de bien faire. De faire du muet pas pour la frime ou la posture, mais uniquement pour donner du sens a sa narration et rendre toute sa puissance à ce qu&#8217;il aime. C&#8217;est un peu la même démarche qu&#8217;un Tarantino avec le western (ou, encore une fois, LES western, pas LE western) via Kill Bill Vol.2 ou Wright avec le buddy-movie avec Hot Fuzz. Sauf qu&#8217;au lieu d&#8217;un recul post-moderne ou méta ou d&#8217;une digestion propre, Hazanavicius fait un vrai film muet. Certes il a deux séquences où on pourrait dire qu&#8217;il triche, mais ça serait de la connerie car l&#8217;histoire du film est bien l&#8217;évolution du cinéma lui-même. <span style="direction: ltr;"> </span></p>
<p>Que devient un genre, ou une technique ou une star quand son successeur prend sa place ?</p>
<p>Il devient Has-been. Déprécié. Rabaissé. Il se bat, par orgueil, puis par instinct de survie. Et puis, il disparaît. Jusqu&#8217;au jour où on comprend que le nouveau n&#8217;aurait jamais pu exister sans l&#8217;ancien et que le nouveau n&#8217;a jamais fait que se tenir sur les épaules de l&#8217;ancien, en lui vouant un culte que même le public a parfois du mal a comprendre. L&#8217;art se nourrit de l&#8217;art et l&#8217;art crée l&#8217;art. Et alors on ramène l&#8217;ancien. Oh, pas comme avant, car rien ne sera jamais tout a fait comme avant, mais en l&#8217;accompagnant, en le faisant évoluer lui aussi pour lui permettre de revivre une nouvelle heure de gloire grâce au nouveau.</p>
<p>Ce que le personnage de Bérénice Béjo fait à celui de Dujardin n&#8217;est rien de moins que ce que Hazanavicius fait avec le muet. Il l&#8217;iconise, le vénère, rit avec lui et de lui. Puis fait tout pour le sauver et le ramener a la vie. Ne pas laisser la pellicule brûler. Ne pas laisser ce cinéma mourir. Au contraire, le ramener au devant de la scène, se battre pour lui et le faire briller sans qu&#8217;il n&#8217;ait besoin d&#8217;aucun artifice. Juste en ramenant ce pourquoi les gens l&#8217;aimaient depuis toujours. Et alors, le nouveau et l&#8217;ancien font la paix et vivent en harmonie. Amen.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7504" title="the artist 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/the-artist-4-e1318671304335.jpeg" alt="the artist 4" width="950" height="534" /></p>
<p>Tout ce propos passe uniquement par le cadre, la taille du plan, la composition, le découpage, les mouvements, les détails (voyez le look du &laquo;&nbsp;nouveau&nbsp;&raquo; petit copain de Béjo et son look Langien/Hawksien période parlant ou encore des affiches pour des films titrés &laquo;&nbsp;Le Nègre&nbsp;&raquo; en arrière-plan), le caractère bien défini de chaque personnage (la loyauté de Cromwell, la curiosité cinéphile sensuelle de Macdowell, le studio personnifié par Goodman), les mouvements des personnages et leur comportement. Tout se joue au millimètre près dans le cadre. Dujardin d&#8217;abord sur le même plan que les jambes de Béjo. Béjo et son sifflement. Puis quand Béjo devient une star, Dujardin se situant en bas des marches et elle en haut. Elle parle, tout le temps, lui en est incapable, écoute, simplement et ne dit rien ou presque jamais rien. Le plan d&#8217;ouverture sont des méchants le torturant pour le faire parler. Ses premières paroles en carton sont &laquo;&nbsp;je ne parlerai pas ! je ne dirais pas un mot !&nbsp;&raquo;. Et chaque plan du film recèle ces couches, ces textures et quoi qu&#8217;on voit à l&#8217;écran, il y a toujours quelque chose a tirer et quelque chose a analyser et quelque chose en plaisir immédiat. Voilà ce qu&#8217;est le Cinéma tel que je l&#8217;aime et tel qu&#8217;il devrait toujours être. Simple mais intelligent. Divertissant et pertinent. Drôle et touchant. Cinéphile et Cinéphage. <span style="direction: ltr;"> </span></p>
<p>Et une fois encore, il n&#8217;y a aucune amertume ou regret dans mon propos, et sans jamais renier une révolution en cours ou future (la 3D, la 3D sans lunettes, les 60 images/secondes, la perf-cap,&#8230;), il est bon de savoir qu&#8217;on peut faire un chef d&#8217;oeuvre tout a fait original et neuf avec des techniques anciennes qui ont toujours été efficaces du moment qu&#8217;elles ont été soutenues par une mise-en-scène élevée, comme avec chaque technique.</p>
<p>Tout cela avec une forme parfaite et un fond qui ne dit rien d&#8217;autre que &laquo;&nbsp;Vive le Cinéma, Vive les Cinémas&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Respect et bravo.</p>
<p><span style="direction: ltr;">6/6 </span></p>
<p>Merci Monsieur Hazanavicius.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7505" title="the artist 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/the-artist-5-e1318671365879.jpeg" alt="the artist 5" width="950" height="633" /></p>
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		<title>Napoleon</title>
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		<pubDate>Sat, 22 May 2010 13:49:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Français]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[abel gance]]></category>
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		<description><![CDATA[Au grand désarroi de certains esprits mal avisés, à l'oubli et au déni d'autres, le Cinéma en tant que forme de spectacle total, de divertissement ultime, est une invention française. 
Si Griffith a inventé le cinéma épique avec naissance d'une Nation, c'est Gance qui concevra la premier la grande fresque aux proportions bibliques de l'histoire. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>NAPOLEON</strong> d&#8217;Abel Gance &#8211; 1927</p>
<p><em>LE CINEMA EST PUISSANCE</em><br />
Au grand désarroi de certains esprits mal avisés, à l&#8217;oubli et au déni d&#8217;autres, le Cinéma en tant que forme de spectacle total, de divertissement ultime, est une invention française.<br />
Si Griffith a inventé le cinéma épique avec naissance d&#8217;une Nation, c&#8217;est Gance qui concevra la premier la grande fresque aux proportions bibliques de l&#8217;histoire.</p>
<p>Ce projet titanesque que Gance met au point, il sera si ambitieux, si grand, ni monumental, qu&#8217;il dépasse le simple cadre du Cinéma. C&#8217;est l&#8217;idée de la représentation adaptée à une échelle inconnue pour l&#8217;époque. La vie de Napoléon. 6 parties, 6 films. Chaque film montrera une partie de sa vie, le premier étant ce film qui montrera la jeunesse de Napoléon et son ascension jusqu&#8217;à sa victoire dans la campagne d&#8217;Italie en 1797.</p>
<p>Et c&#8217;est Gance qui comprend que le projet est si énorme qu&#8217;il va falloir faire évoluer la technique pour raconter l&#8217;histoire à sa juste valeur. La mise-en-scène avec deux glands dans une cuisine et les histoires de vaudeville c&#8217;est bon pour la littérature et le théâtre, le Cinéma doit faire plus, doit faire mieux. Il faut créer des plans plus beaux que des peintures, des scénarios plus complexe que de grands romans, il faut surpasser toutes les autres formes d&#8217;art, créer quelque chose de nouveau, d&#8217;autre, d&#8217;original. IL FAUT PLUS.</p>
<div id="attachment_4377" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-4377" title="napoleon_1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/napoleon_1-e1274536111492.jpg" alt="NAPOLEON © Cinémathèque française" width="580" height="418" /><p class="wp-caption-text">© Cinémathèque française</p></div>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;<strong><em>Il faut que ce film nous permette d&#8217;entrer dans le temple des arts par la gigantesque porte de l&#8217;histoire.</em></strong>&nbsp;&raquo; (Abel Gance)</em></p></blockquote>
<p>Et c&#8217;est là que Gance va mettre au point le truc qui va tout changer. Le Cinéma c&#8217;est un écran plus ou moins carré, petit. Napoléon, c&#8217;est un grand film : il aura l&#8217;écran qu&#8217;il mérite. Une forme d&#8217;enveloppe. Un rectangle. Du 4:00 (de quoi calmer le minuscule 2:35). On élargit le champ, on l&#8217;adapte au regard humain. Plus large, plus grand. Comme ça on peut montrer plus de décors, plus de profondeur de champ, plus de personnages, on ne met plus en scène deux couillons dans un jardin, on filme des montagnes et des hommes qui y font face. Le Cinéma en tant qu&#8217;objet artistique, devient soudain un moyen d&#8217;exprimer le gigantisme, le divin, le monstrueux, l&#8217;humain face au vaste. C&#8217;est tout l&#8217;art qui en sort grandit.</p>
<p>Ici l&#8217;écran est triple, comme un triptyque (forme connue en sculpture pour les fresques religieuses, l&#8217;analogie est importante). L&#8217;écran peut être réduit à son milieu, comme un écran normal, ou prendre une ampleur vertigineuse dès qu&#8217;il utilise ses 3 cadres. Le regard humain mêlé a la bataille de corps indiscernables : un seul plan. Les armées en entier : un seul plan. Toute une vallée, tout l&#8217;horizon a perte de vue : un seul plan. Le CinémaScope date de 53 : Gance a donc 30 ans d&#8217;avance sur les américains et le reste du monde. Quand au split-screen, on n&#8217;en parle même pas&#8230;</p>
<p>Pas étonnant que l&#8217;expression porte ce titre : le premier film révolutionnaire parle de révolution. Napoléon est un témoin du monde, un acteur de l&#8217;Histoire en marche, ses décisions influent sur le destin du monde, et l&#8217;image est à son hauteur. Ça ne s&#8217;arrête pas au gigantisme, c&#8217;est aussi une révolution visuelle plastique : les images sont parfois coloriées, prenant les couleurs du drapeau français par exemple. On est vraiment dans du grand cinéma expérimental à son meilleur niveau. Gance essaye, tente de faire différemment, même au niveau du cadrage. Parce que si la taille de l&#8217;écran s&#8217;adapte harmonieusement à nôtre regard, la manière de filmer s&#8217;y colle aussi. C&#8217;est d&#8217;une évidence limpide : si on filme un cheval d&#8217;un point fixe, que tu fasse un pano ou un plan fixe, tu vois un objet rapide passer devant toi : tu reste spectateur des événements. Si par contre tu fais porter ta caméra par un mec a cheval qui filme un autre mec a cheval a côté de toi : là tu est dans l&#8217;action, tu participe au film, tu t&#8217;implique, tu t&#8217;identifie aux personnages, tu tiens a savoir ce qui va arriver. avec la caméra a la main, Gance a inventé une nouvelle grammaire cinématographique, un nouveau langage qui s&#8217;adapte à la technologie. Voyez n&#8217;importe quel film des années 10 ou 20, n&#8217;importe lequel, grand ou petit, et comparez-le à celui-là. L&#8217;écart creusé est hallucinant. les effets spéciaux sont aussi en avance sur leur époque, le principe de surimpression, d&#8217;effets de montage (reproduction de l&#8217;image, détournement, répétitions) arrivant là à un nouveau stade. On parle ici d&#8217;un degré d&#8217;ambition pour se sur-élever par rapport a la production mondiale jamais ré-atteint dans l&#8217;histoire du cinéma français. Napoléon c&#8217;est le summum.</p>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;<strong><em>Napoléon est un paroxysme dans son époque, laquelle est un paroxysme dans le temps. Et le cinéma pour moi, est le paroxysme de la vie.</em></strong>&nbsp;&raquo; (Abel Gance)</em></p></blockquote>
<p>A sa sortie, il fut taxé de fascisme. Pas étonnant. On trouve là un culte du héros qui, normal vu l&#8217;époque décrite, n&#8217;était pas encore le chef de guerre mégalo qui défigura l&#8217;Europe. Napoléon est magnifié, c&#8217;est un demi-dieu, un vrai héros et on ne doit pas chercher ici une reconstitution historique comme on l&#8217;entend aujourd&#8217;hui : c&#8217;est une démarche artistique qu&#8217;entreprend Gance, pas un bouquin d&#8217;histoire. C&#8217;est de la poésie visuelle. Gance était un amateur d&#8217;images fortes, de montage, de symbolisme, de technique. Il fut donc perçu comme d&#8217;autres ont vu les travaux de Milius, Vheroeven, Hill, c&#8217;est a dire du mauvais oeil politicien. Mais il n&#8217;est pas question de politique ou d&#8217;idéologie ici, encore moins d&#8217;une apologie du meurtre de masse ou de crime contre l&#8217;humanité. C&#8217;est une peinture. Quel glas d&#8217;effroi que de constater au passage qu&#8217;il disparu purement et simplement (faute de copie légitime) de l&#8217;éducation culturelle cinéphilique et qu&#8217;il est encore aujourd&#8217;hui si peu vu, si peu connu, au point que en France on commence l&#8217;histoire du cinéma a tort par renoir ou quai des brumes ou pire encore par la nouvelle vague et qu&#8217;on le délimite a si peu alors que Gance a fait tant en un seul film.</p>
<p>Le film en entier (tel qu&#8217;il n&#8217;existe plus aujourd&#8217;hui) fait 6 heures. 6 heures de développement de personnages, d&#8217;intrigues, de reconstitution, de batailles. On recense à ce jour 19 montages différents du film. Le film fut remonté à l&#8217;infini par Gance, sonorisé une première fois en 1931, une autre en 1971. Coppola (qui y voyait l&#8217;Apocalypse Now du muet a juste titre) supervisa une version plus complète en 81. La version la plus proche connue aujourd&#8217;hui (datant de 2000) garde plus de 5 heures de métrage et a été projeté une poignée de fois a peine depuis, et même là, il manque des idées brillantes qui ont un siècle d&#8217;avance. Par exemple, lors d&#8217;une bataille, la caméra épouse le point de vue d&#8217;une balle et avance jusqu&#8217;à atteindre sa cible, l&#8217;une après l&#8217;autre. Il avait inventé le FPS avant tout le monde. Et des inventions comme ça y&#8217;en a tout le long, ça ne s&#8217;arrête jamais, c&#8217;est une montagne de tout. On espère donc un jour voir un blu-ray ou un format qui pourra pour la première fois montrer dans sa quasi-intégralité le film surtout dans sa version &laquo;&nbsp;polyvision&nbsp;&raquo; c&#8217;est a dire avec les 3 écrans dans toute sa puissance magistrale ce chef d&#8217;oeuvre immortel.</p>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;</em><em><strong>Le temps de l&#8217;image est venu !</strong></em>&nbsp;&raquo; (Abel Gance)</p></blockquote>
<p>6/6<br />
le plus grand film de son temps.<br />
Encore aujourd&#8217;hui un film-somme avant-gardiste, monumental, révolutionnaire, définitif.<br />
Une des contributions les plus majeures de l&#8217;histoire du 7ème art.</p>
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		<title>La Grande illusion</title>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 11:05:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir - 1937 &#171;&#160;JE CRAINS QUE NI VOUS NI MOI NE PUISSIONS ARRÊTER LA MARCHE DU TEMPS&#160;&#187; La France perd son titre des meilleurs des meilleurs dans les années 30-40. La faute à la guerre, à Pétain et au fait qu&#8217;en Amérique un certain John Ford aligne les chefs d&#8217;oeuvres à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LA GRANDE ILLUSION</strong> de Jean Renoir - 1937</p>
<div id="attachment_4258" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/grande_illusion-1.jpg"><img class="size-full wp-image-4258" title="grande_illusion 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/grande_illusion-1.jpg" alt="" width="290" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;La peinture de ce milieu me permettait d&#39;insister sur une théorie qui m&#39;a toujours été chère que les hommes ne se divisent pas en nations mais peut-être en catégories de travail. C&#39;est ce que l&#39;on FAIT qui est notre véritable Nation.&quot; (Jean Renoir)</p></div>
<p><em>&laquo;&nbsp;JE CRAINS QUE NI VOUS NI MOI NE PUISSIONS ARRÊTER LA MARCHE DU TEMPS&nbsp;&raquo;</em><br />
La France perd son titre des meilleurs des meilleurs dans les années 30-40. La faute à la guerre, à Pétain et au fait qu&#8217;en Amérique un certain John Ford aligne les chefs d&#8217;oeuvres à un rythme de mitraillette et ridiculise le reste de la production mondiale. Plus tard, c&#8217;est Orson Welles qui avec son Citizen Kane met a mal les acquis sur lesquels les français se reposent.<br />
Une poignée de cinéastes sort du lot, quand même. Parmi eux, un fera de son combat contre la guerre, contre le nazisme et contre l&#8217;antisémitisme un chef d&#8217;oeuvre. C&#8217;est Jean Renoir avec La Grande Illusion.</p>
<p>L&#8217;histoire se déroule pendant la première Guerre Mondiale. Deux pilotes français (Gabin et Fresnay) sont faits prisonniers par un commandant allemand aristocrate (Erich Von Stroheim). La vie du camp de prisonniers est rythmé par les multiples tentatives d&#8217;évasion. Plus tard, ils sont transférés dans une véritable forteresse en montagne, dirigé par le commandant allemand qui les avait fait chutés. Maintenant infirme, il commence a nouer une relation respectueuse avec un prisonnier juif et les deux français. Et après, ça se complique.</p>
<p>Je partage l&#8217;analyse de Godard sans en tirer les mêmes conclusions : on est émerveillés par le côté magique du Cinéma et devant sa puissance, et pourtant aucun plan, aucune scène, aucun réalisateur, aucun film n&#8217;a pu empêcher la seconde guerre mondiale ni l&#8217;horreur de l&#8217;holocauste. Même Renoir, considéré comme &laquo;&nbsp;le patron&nbsp;&raquo; par la Nouvelle Vague (totalement récupéré et instrumentalisé dans les 50&#8242;s et 60&#8242;s alors que le mec s&#8217;était barré de France après la guerre pour faire des films aux usa en contrat avec la 20th Century Fox, ça calme), même la Grande Illusion, considéré unanimement par tous ceux qui l&#8217;ont vu (et ils sont nombreux) comme un chef d&#8217;oeuvre, n&#8217;a pas pu arrêter la machine infernale. C&#8217;est l&#8217;échec du Cinéma de ne pas avoir été au rendez-vous des combats humanistes du XXième siècle. Parce que l&#8217;image a un grand pouvoir et que comme l&#8217;a dit Spider-man un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, c&#8217;était le devoir des caméras et de ceux qui la tenaient de filmer ce qui était en train d&#8217;arriver. Même sans être forcément engagé politiquement, il fallait montrer et ils l&#8217;ont pas fait.</p>
<p>Ici Renoir prend la première guerre mondiale comme métaphore de ses contemporains de 37. C&#8217;est un esprit brillant, politiquement ancré a gauche (a gauche de la gauche même), et il voit la catastrophe se pointer, il est pas con, il le voit bien que c&#8217;est la merde et que c&#8217;est en train d&#8217;empirer. Son film c&#8217;est donc une oeuvre humaniste, c&#8217;est un film &laquo;&nbsp;pour la vie&nbsp;&raquo;. il veut aussi éradiquer le principe de classes et il sait que c&#8217;est dans le corps militaire que se trouve a la fois l&#8217;énonciation du problème (des soldats qui font la guerre) et sa solution : c&#8217;est des hommes, qui n&#8217;ont plus de classe, tous alignés sur la même ligne de conneries, ils sont tous égaux à nouveau. Du coup, y&#8217;a un lien, y&#8217;a une notion de respect, un début d&#8217;amitié. C&#8217;est plus &laquo;&nbsp;je te bute histoire d&#8217;être sûr que tu va pas me buter&nbsp;&raquo;, c&#8217;est &laquo;&nbsp;ça sert a rien de se buter, nos dirigeants sont des fils de pute, on n&#8217;a qu&#8217;a se barrer et leur guerre ils ont qu&#8217;a se la foutre au cul&nbsp;&raquo;. Je caricature mais c&#8217;est ça. Et donc le film rejoint la confrontation idéologique entre cette machine infernale et qu&#8217;on ne peut arrêter qu&#8217;est la guerre et les individus qui sont broyés mais qui se débattent pour s&#8217;en extraire.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><img class="aligncenter" title="grande_illusion 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/grande_illusion-2-e1273834846611.jpg" alt="" width="580" height="430" /></strong></p>
<p>Et donc l&#8217;erreur, l&#8217;echec, le merveilleux et le terrible echec du film et de Renoir et par extension de la Nouvelle Vague qui y a voué un culte (enfin plus à La Règle du jeu, mais ça revient au même), c&#8217;est d&#8217;avoir voulu se distancier par rapport a tout ce qui avait rapport au film de genre et de vouloir chercher le réalisme a tout prix, le fameux réalisme-social. Elle est là, la régression du cinéma parlant : comme t&#8217;a plus à passer que par l&#8217;image pour exprimer une idée, tu te contente de faire dire a tes personnages ce que tu pense face-caméra, et hop, c&#8217;est bon, t&#8217;a un propos. Du coup, ça te dispense d&#8217;avoir une forme autour, puisque de toute façon ça pourrait au mieux que parasiter le propos. Et elle est là la connerie, parce que c&#8217;est pas le discours de Renoir mais de celui qui l&#8217;ont récupéré à des fins pas forcément intellectuellement honnête ou intègres. Y&#8217;a qu&#8217;a voir le film : c&#8217;est pas un film de guerre, ok, ni un gros truc épique, d&#8217;accord, mais c&#8217;est quand même un film de prisonniers de guerre qui a crée ou s&#8217;est collé aux codes du genre : les amitiés entre prisonniers, la caractérisation ambiguë des &laquo;&nbsp;méchants&nbsp;&raquo; qui tiennent le camp, l&#8217;art de la survie, l&#8217;absurdité de la guerre, les évasions, les sacrifices vains, tout y est. Renoir fait un film réaliste, politique, engagé, humaniste, c&#8217;est vrai. Mais il le fait en passant par le cinéma de genre, et ça, ça a toujours été renié, démenti, mis sous silence, par les Rivette, les Godard, les Truffaut et les Bazin. Parce que si ils avaient du admettre que c&#8217;était le genre qui servait le propos, ils auraient du se remettre en question à un tel point qu&#8217;ils auraient été obligés en partie de renier leur dieu Renoir, et l&#8217;araignée regnier renie renoir, c&#8217;est très difficile a dire.</p>
<p>La Grande Illusion n&#8217;est donc pas un monstre de la technique (ah si seulement), mais d&#8217;une vraie solidité de réal et de montage. Chaque séquence, chaque scène a un but, un message ou une information a faire passer, y&#8217;a rien d&#8217;inutile. Y&#8217;a pas de bataille, pas de scènes d&#8217;action a proprement parler, mais c&#8217;est comme si, parce que les dialogues font avancer l&#8217;intrigue autant que les tentatives foireuses d&#8217;évasion de Gabin et de ses potes. D&#8217;ailleurs soulignons le jeu, non pas de Gabin, mais celui d&#8217;Erich Von Stroheim, génie du Cinéma et de l&#8217;actorat tombé dans l&#8217;oubli et utilisé par des cinéphiles pour lui rendre hommage, comme ici ou aux usa dans sunset boulevard. Il vampirise chaque scène de sa présence, Gabin fait petit minot a côté, c&#8217;est hallucinant. Et c&#8217;est pas pour rien qu&#8217;on l&#8217;a considéré comme pendant très longtemps comme l&#8217;un des plus grands, voire LE plus grand film de tous les temps (la nouvelle vague a voulu le faire oublier au profit de la Règle du Jeu mais aujourd&#8217;hui dans la culture populaire y&#8217;a plus d&#8217;écart a cause des 70 ans de recul).</p>
<p>Et puis qu&#8217;est ce que ça veut dire la Grande Illusion d&#8217;abord ? On dit que Renoir l&#8217;a repris d&#8217;un essai de 1910 qui désignait l&#8217;absurdité d&#8217;une guerre européenne qui allait contre les intérêts économiques (pas humains hein) des pays d&#8217;Europe, mais Renoir lui-même a dit que c&#8217;était surtout parce que ça désignait tout et rien a la fois. Chaque spectateur doit tirer du film sa propre Grande Illusion. L&#8217;illusion de la lutte des classes ? L&#8217;illusion de l&#8217;idée de classes ? L&#8217;illusion d&#8217;une guerre soi-disant éclair et qui va s&#8217;éterniser ? L&#8217;illusion de l&#8217;entre-deux guerres qui va conduire au génocide ? L&#8217;illusion de l&#8217;amitié, l&#8217;illusion de la haine des peuples montée par ses dirigeants ? Pour moi, la solution est plus évidente :<br />
La Grande Illusion n&#8217;est-elle pas finalement celle que constitue ce film ? Ne dit-on pas du Cinéma qu&#8217;il n&#8217;est qu&#8217;illusion ? Alors d&#8217;autant plus quand il se présente comme reflet volontaire de la réalité qu&#8217;il ne pourra jamais que représenter mais jamais être ? On se plaisait a croire en ce temps-là  à un art qui parlerait pour le peuple, pour les faibles, les opprimés, mais c&#8217;était de la connerie. Le pire c&#8217;est d&#8217;apprendre que Hitler lui-même aimait le film ! Mussolini aimait tellement le film qu&#8217;il avait sa copie perso ! Les hommes qui ont ravagé l&#8217;Europe eux-mêmes étaient en admiration devant la Grande Illusion de Renoir ! Il a été projeté partout dans le monde, félicité partout. On lui a remis des prix, on l&#8217;a applaudit. Goebbels le considérait comme tellement dangereux avec son message pacifiste qu&#8217;il s&#8217;est empressé de l&#8217;interdire des cinémas allemands. Tous ont vu un risque en voyant ce film, tout en vouant ses qualités.  Et qu&#8217;est ce que ça a changé ? rien. Que dalle.<br />
En un seul film, dès 1937, Renoir avait donc démontré toutes les limites du cinéma engagé, du cinéma a message, du cinéma réaliste.<br />
Est-ce que la leçon fut retenue pour autant ? Absolument pas.<br />
Et aujourd&#8217;hui encore, on paye nos erreurs et celles des générations passées , chèrement, a chaque fois qu&#8217;on s&#8217;inscrit dans cette veine réaliste qui veut tenter de &laquo;&nbsp;changer les choses&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Nous restons, comme Renoir, endettés à vie de l&#8217;histoire du monde.</p>
<p style="text-align: left;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4260" title="grande_illusion 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/grande_illusion-3.jpg" alt="" width="576" height="441" /></p>
<p>6/6<br />
Le film est un chef d&#8217;oeuvre. Indiscutablement.<br />
Mais ce qui reste le plus fascinant c&#8217;est ce qu&#8217;il montre et démontre sur son histoire, nôtre histoire, et celle du Cinéma Français qu&#8217;il a marqué à jamais.</p>
<div style="text-align: left;"><strong><br />
</strong></div>
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		<title>Les Vampires</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 06:28:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Français]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema français]]></category>
		<category><![CDATA[histoire du cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[louis feuilade]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[La France a inventé le serial. Le feuilleton filmé à suivre, les sagas à suites à l'infinies, les séries télé, c'est nous. Bon ça vient pas vraiment de Vampires mais de Nick Carter mais c'est quand même français à la base. Et puis après carter il y a eu Zigomar, et après ça la saga des Fantomas, et enfin en 1915, Les Vampires de Feuillade. Comme son nom l'indique de manière évidente, la saga de Feuillade (10 films entre 40 min et une heure) ne parle pas du tout de suceurs de sang mais d'un groupe de criminels poursuivi par un journaliste sans relâche à travers Paris.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LES VAMPIRES</strong> de Louis Feuillade - 1915-1916</p>
<p><em>IRMA VEP</em></p>
<p>La France a inventé le serial. Le feuilleton filmé à suivre, les sagas à suites à l&#8217;infinies, les séries télé, c&#8217;est nous.</p>
<p>Bon ça vient pas vraiment de Vampires mais de Nick Carter mais c&#8217;est quand même français à la base. Et puis après carter il y a eu Zigomar, et après ça la saga des Fantomas, et enfin en 1915, Les Vampires de Feuillade.</p>
<p>Comme son nom l&#8217;indique de manière évidente, la saga de Feuillade (10 films entre 40 min et une heure) ne parle pas du tout de suceurs de sang mais d&#8217;un groupe de criminels poursuivi par un journaliste sans relâche à travers Paris.</p>
<p>Chaque semaine, le texte qui accompagne le film paraît dans le journal, et on retrouve l&#8217;épisode suivant avec le texte qui va avec la semaine d&#8217;après, et ainsi de suite jusqu&#8217;en 1916. Feuillade s&#8217;inspire de la peinture, de romans, de ses précédents travaux (fantomas, c&#8217;était lui aussi) et il écrit l&#8217;histoire au fur et a mesure qu&#8217;il l&#8217;a filme (ce qui se ressent dans les derniers épisodes, de plus en plus longs et de plus en plus compliqués).</p>
<p>Bien sûr c&#8217;est du cinéma muet. Les intrigues complexes doivent être quand même assez lisibles pour qu&#8217;on puisse les piger a travers le langage corporel des acteurs. L&#8217;image est donc particulièrement soignée, marquante, remplie de symboles. L&#8217;image-signature reste donc Irma Vep (anagramme de..de&#8230;arme vip ?), la première vamp du cinéma (d&#8217;où le terme, bah oui). Une silhouette très féminine serrée dans un costume de soie noir très moulant. D&#8217;abord personnage secondaire, elle devient si évidente, si populaire, qu&#8217;elle prend de plus en plus d&#8217;importance jusqu&#8217;à devenir la chef des Vampires. Erotique, surréaliste, lyrique, ses apparitions font preuve d&#8217;une beauté étrange, nouvelle, macabre. On sent ici l&#8217;inspiration directe ou indirecte de millions de travaux, films et autres. Pas étonnant que les surréalistes se soient jetés sur l&#8217;actrice (Musidora, sans déconner, elle s&#8217;appelait Musidora) pour en faire leur égérie. C&#8217;est le sexe et la violence, l&#8217;amour et la mort, eros et thanatos, tout en un seul personnage. Une somme de poésie, un noir profond qui la fait naturellement ressortir de chaque plan puisque c&#8217;est du noir et blanc très grisâtre. C&#8217;est le fantasme des hommes et un pouvoir imaginaire libérateur que de voir cette femme aller de toit en toit et faire ses acrobaties pour transgresser la loi et toute forme d&#8217;autorité.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4098" title="vamp1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/vamp1.jpeg" alt="" width="400" height="300" /></p>
<div id="attachment_4099" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-4099" title="Vamp2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/Vamp2.jpeg" alt="" width="500" height="376" /><p class="wp-caption-text">&quot;Selina Kyle, vous êtes virée ! Quant à Bruce Wayne, pourquoi diable vous déguiser comme Batman ?&quot;</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Et oublions pas qu&#8217;on est Fin 1915-Début 1916. On est en plein milieu de la première guerre mondiale alors que les français crèvent partout dans les tranchées. Le public avait besoin de s&#8217;échapper de cette réalité étouffante, besoin de pouvoir rêver, de pouvoir imaginer autre chose, besoin de se divertir. C&#8217;est une saga d&#8217;utilité publique qu&#8217;a fait Feuillade. D&#8217;autant que c&#8217;est pas un con : même si il flirte parfois avec le fantastique, il tient coûte que coûte a placer son univers larger than life et ses personnages ô combien théâtraux dans une réalité tangible, crédible. Pour lui c&#8217;était du décor naturel et de simples extérieurs. Mais pour nous, qui voyons ça avec un siècle d&#8217;écart, c&#8217;est un film historique, qui nous rend compte de l&#8217;environnement de cette époque, a quoi ressemblait la vie, les rues, Paris, les maisons, le quotidien. L&#8217;intérêt est donc multiple a le découvrir ou le revoir aujourd&#8217;hui : c&#8217;est une source d&#8217;histoire, une source séminale infinie pour le cinéma de genre (dont nous sommes les garants, les initiateurs et les maîtres absolus en cette époque) et c&#8217;est vraiment fun. Alors oui c&#8217;est très vieux et faut s&#8217;accrocher pour ceux qui sont pas habitués au muet, mais ça reste vraiment prenant et rempli de pépites et on se dit souvent &laquo;&nbsp;meeeeerde, ça aussi, ça venait de là ?!&nbsp;&raquo;. Et ça, c&#8217;est la marque des grands.</p>
<p>6/6</p>
<p>poétique, envoûtant, drôle, addictif et visuellement un trésor qu&#8217;on a jamais cessé de piller depuis.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Voyage dans la Lune</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 09:44:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Français]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema français]]></category>
		<category><![CDATA[george méliès]]></category>
		<category><![CDATA[invention]]></category>
		<category><![CDATA[le voyage dans la lune]]></category>
		<category><![CDATA[Science fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Méliès n'a pas inventé le Cinéma. Il n'a pas inventé le montage, ni la narration. Il n'a pas inventé le film d'amour, ni le polar, ni le porno, ni la comédie musicale, ni le western, ni le film d'action. Il a pas inventé non plus le documentaire, ni le gore, ni le burlesque, ni la comédie, ni l'animation.
Par contre, il a peu près inventé tout le reste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LE VOYAGE DANS LA LUNE</strong> de George Méliès - 1902</p>
<p><em>UN SAUT DE GÉANT</em><br />
Méliès n&#8217;a pas inventé le Cinéma. Il n&#8217;a pas inventé le montage, ni la narration. Il n&#8217;a pas inventé le film d&#8217;amour, ni le polar, ni le porno, ni la comédie musicale, ni le western, ni le film d&#8217;action. Il a pas inventé non plus le documentaire, ni le gore, ni le burlesque, ni la comédie, ni l&#8217;animation.<br />
Par contre, il a peu près inventé tout le reste.<br />
Méliès a été le premier metteur-en-scène tel qu&#8217;on l&#8217;entend aujourd&#8217;hui, le premier auteur. C&#8217;est le premier a avoir eu une velléité artistique, c&#8217;est le premier qui a vu une caméra comme un peintre voit un pinceau. C&#8217;est un français qui a inventé le cinéma, mais c&#8217;est aussi un français qui a inventé l&#8217;objet-art de cinéma. Et c&#8217;est ce même français qui a inventé le cinéma de genre. Pas un anglais, ni un américain. Ça vient pas d&#8217;Eisenstein, ni de Griffith, ni d&#8217;Edison. Le cinéma de genre, c&#8217;est une invention française. C&#8217;est a nous.<br />
C&#8217;est donc à Méliès qu&#8217;on doit le premier film fantastique, le premier film d&#8217;horreur, le premier film d&#8217;aventure, le premier film à énigmes, le premier film de guerre, le premier biopic et surtout le premier film de science-fiction.</p>
<p>Alors techniquement, le premier film de s-f n&#8217;est pas Le Voyage Dans La lune, mais La Lune à un mètre, du même Méliès (1898) où un astronome rêve de la Lune. Mais avec Le Voyage Dans La Lune, c&#8217;est un peu l&#8217;ancêtre du blockbuster qui est monté : de grands moyens, une durée très longue pour l&#8217;époque (environ un quart d&#8217;heure selon la vitesse), des effets spéciaux, des héros, des méchants, un happy end, de la violence, de la romance, de l&#8217;aventure, du rêve, de la magie. Et non seulement la s-f c&#8217;est français, mais en plus ça s&#8217;inspire d&#8217;un bouquin aussi français, de la Terre à La Lune de Jules Verne. C&#8217;est vraiment la culture française qui inspire la création artistique française. C&#8217;est dire a quel point ça fait partie de nôtre patrimoine et de nôtre culture. Et c&#8217;est ce qui a amené au serial, le serial à la série b, puis à <strong>Star Trek</strong>, puis à <strong>2001</strong>, puis à <strong>Star Wars</strong>, puis à <strong>Avatar</strong>.</p>
<div id="attachment_3797" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-3797 " title="voyage lune 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/voyage-lune-1.jpeg" alt="" width="500" height="361" /><p class="wp-caption-text">Au clair de Terre</p></div>
<p>L&#8217;histoire raconte comment le professeur barbenfouillis va créer un obus et le faire propulser sur la Lune. Une fois arrivés, les astronautes combattent les sélénites (une vieille légende grecque reprise par H.G. Wells en son temps), ils s&#8217;échappent et rentrent sur Terre en héros avec un sélénite accroché à l&#8217;obus. Le film consiste en une dizaine de  saynètes en plans fixes, chaque effet venant du plateau (comme au théâtre) ou à la caméra : superpositions, fondus, effets de montage (les sélénites explosent dans un nuage de fumée quand on les frappe). Il y a un côté féerique dans l&#8217;aventure : les astronautes rêvent des étoiles, il neige sur la Lune, celle-ci est personnifiée par Méliès lui-même avec l&#8217;obus dans l&#8217;oeil&#8230; Les plans sont composés, minutieusement, élégamment. Il y a du style, de la texture, de la recherche plastique.</p>
<p>Il y a aussi une émotion qui se dégage, une expérience, un divertissement, quelque chose qu&#8217;on ne retrouve pas dans la nature et que seul l&#8217;art de la représentation pouvait créer. Et c&#8217;est créée par le trucage, par la technique, par le fait de faire de grands décors compliqués, de placer de l&#8217;action a mesure que le film avance. C&#8217;est une leçon de Cinéma rudimentaire mais essentielle que trop oublient aujourd&#8217;hui. C&#8217;est du noir et blanc, c&#8217;est muet, ça dure une dizaine de minutes, ça a plus d&#8217;un siècle, et ça a pourtant plus de peps, d&#8217;inventivité et de création artistique que la plupart des films français aujourd&#8217;hui. Et quand Edison a volé une copie pour en tirer des milliers d&#8217;exemplaires sans verser un centime à Méliès, ça a été le début de la fin. Une dizaine d&#8217;années plus tard, Méliès prenait se retraite définitive et forcée, ruiné. C&#8217;est peut-être le vol de propriété intellectuelle qui a achevé Méliès, mais a chaque fois qu&#8217;on oublie la leçon de cinéma, la leçon du rêve, la leçon du merveilleux, la leçon d&#8217;art qu&#8217;il nous a donné avec Le Voyage dans la Lune, c&#8217;est lui qu&#8217;on tue une nouvelle fois.</p>
<p>6/6<br />
Chaque réalisateur, chaque scénario, chaque film qui a touché de près ou de loin à la science-fiction le doit et le devra pour l&#8217;éternité à un français : George Méliès.</p>
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		<title>OSS 117 : Rio ne répond plus</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 11:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Français]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l'autre bout du monde. Lancé sur les traces d'un microfilm compromettant pour l'Etat français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec une séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio au sommet du Christ du Corcovado, c'est une nouvelle aventure qui commence. Plus misogyne, plus gaulliste, plus homophobe, antisémite et raciste que jamais, Hubert Bonisseur de la Bath est nôtre seul espoir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>OSS 117, RIO NE REPOND PLUS</strong> de Michel Hazanavicius</p>
<p>L’histoire :<br />
Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l&#8217;autre bout du monde. Lancé sur les traces d&#8217;un microfilm compromettant pour l&#8217;Etat français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec une séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio au sommet du Christ du Corcovado, c&#8217;est une nouvelle aventure qui commence. Plus misogyne, plus gaulliste, plus homophobe, antisémite et raciste que jamais, Hubert Bonisseur de la Bath est nôtre seul espoir.</p>
<p><em>LA CLASSE FRANÇAISE 2 : LE RETOUR DU ROI DE LA CLASSE, L&#8217;HOMME TROP BIEN SAPÉ<br />
ou<br />
L&#8217;INVASION DES PERVERS POLYMORPHES MEXICAINS<br />
ou<br />
LE TRIOMPHE DE BALI-BALO DE LA BATH<br />
ou<br />
LA SPLENDEUR DE LA HONTE V : WHAT HAPPENS IN RIO STAYS IN RIO </em><br />
Le cinéma français c&#8217;est super bon. Classe, man, top of ze pop.<br />
Vous voyez cet homme ?</p>
<div id="attachment_3419" class="wp-caption aligncenter" style="width: 430px"><img class="size-full wp-image-3419" title="OSS117-2 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/OSS117-2-1.jpg" alt="" width="420" height="300" /><p class="wp-caption-text">&quot;J&#39;ai connu un mec de droite une fois, il avait 10 fois plus de classe.&quot; (Jacques Chirac)</p></div>
<p>Il est très connu. Par contre avant ça c&#8217;était un parfait inconnu. C&#8217;est fou, non ? il est aussi très grand. Par contre avant ça, il était petit. mais trêve de discussions philosophiques, maestro. Je vous écris cette longue lettre épistolaire pour vous raconter une histoire pas banale. Attention, ce flim n&#8217;est pas un flim sur le cylcimse, merci de vôtre compréhension. Je fais allusion a cette missive que nous reçûmes un jour, Hugues et moi. Cela avait l&#8217;air urgent, à en croire la hâte du cavalier du <strong>Poney</strong> Express, en effet l&#8217;expéditeur avait pris soin d’écrire au dos de l’enveloppe « presse le pas, facteur, car l’amitié n’attend pas ! ». La lettre provenait d’un ami, Dino, qui me demandait de lui venir en aide. Bref en un mot comme en cent, nous nous mîmes en route promptement.</p>
<p>Mais de quoi on parle là ?</p>
<p>Ben je vais vous dire de quoi on parle.<br />
Rentre, fouille-merde. je vais t&#8217;en filer moi, du <strong>biscuit</strong> sur ce flim pour ta feuille de chou, ça va fuser les potins, les ragots. C&#8217;est ma profession, moi de critiquer. mes critiques c&#8217;est pas de la daube. Vous êtes un peu surpris. en cliquant sur cette page, vous pensiez trouver une vraie critique avec de vraies informations. Mais faut pas de vraies informations pour vendre une critique. La vérité, ça n&#8217;a jamais intéressé personne. Tiens, regarde OSS 117, par exemple. La vérité, c&#8217;est que pendant qu&#8217;il était peinard, à se cuire un croco, moi j&#8217;étais super loin sur mon bateau, à la pêche. mais faut savoir la rendre excitante, la vérité. Moi à la pêche, lui sur son croco&#8230;moi à la pêche&#8230;.lui le croco&#8230;ah ouais c&#8217;est bon comme ça.</p>
<div id="attachment_3420" class="wp-caption aligncenter" style="width: 210px"><img class="size-full wp-image-3420" title="OSS117-2 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/OSS117-2-2.jpg" alt="" width="200" height="150" /><p class="wp-caption-text">Bonjour. Oui c&#39;est moi, michel hazanavicius. Je me permets d&#39;interrompre cette critique parce qu&#39;on se fout un peu de ma gueule, c&#39;est du vol et du plagiat. J&#39;aime pas trop les voleurs et les fils de pute.</p></div>
<p>Ce que je peux raconter, c&#8217;est que moi je l&#8217;ai jamais rencontré, OSS 117. Je sais que c&#8217;était l&#8217;homme le plus classe du monde, mais c&#8217;est tout. Moi ? Je suis un type qui a fait beaucoup pour l’écologie. Je vous assure, c’est vrai, hein. Tiens, si je vous disais qu’il y a rien que j’adorais plus que les longues chevauchées solitaires dans les grands espaces vierges. La communion intime avec la nature, l’extase des sens, un sentiment grisant de liberté, l’osmose, quoi.</p>
<p>Politiquement parlant, je déteste les animaux <strong>préhistoriques</strong> partouzeurs de droite, bordel ! C’est de la merde. Mélanger comme ça partouze et politique… C’est mieux de faire les choses dans l’ordre !<br />
Et là qu’est-ce que j’apprends, Frankie ? Espèce de malhonnête. Il paraît que tu as des propos intolérables, où il y a pas de tolérance ? Tu sais donc pas que c’est pas bien, d’être raciste ? Que c’est mal ? Qu’on ne doit pas faire de discrimination raciale, c’est mal. Juger les gens sur leur religion, c’est mal. Sur leur couleur de peau, sur leurs origines sociales ou sur leur nationalité, c’est mal. C’est un cri de révolte que je lance à mes frères opprimés. Finissons-en avec la résignation et l’indifférence. Ouvrons les yeux ! Partout l’injustice, le nationalisme, l’exclusion, ça me débecte. Tu as déjà entendu parler de l<strong>’hégémonie</strong> du grand capital ? Tu t’intéresses pas à la politique ? Ben tu devrais. Faut se mettre au travail, afin de vaincre les fanascismes. C’est un concept à moi, ça dénonce à la fois les fascistes et les fanatiques. Je t&#8217;ai ouvert les yeux ? Regarde plutôt la route.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3423" title="OSS117-2 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/OSS117-2-3.jpg" alt="" width="503" height="167" /></p>
<p>6/6<br />
Le Cinéma Français n&#8217;a pas connu mieux depuis le 31 décembre 1993, entre l&#8217;australia et la south america, dans l&#8217;océan pacific, sur l&#8217;atoll de pom pom galli&#8230;</p>
<p>[nggallery id=11]</p>
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		<title>OSS 117 : LE CAIRE, NÎD D&#8217;ESPIONS</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 06:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le problème est connu des cinéphiles, les comédies françaises ont un mal fou a fonctionner ces derniers temps, et il faut remonter à 1994 et à La Cité de la peur pour retrouver une comédie culte.
Heureusement, Oss 117 cru 2006 viens renverser la donne pour le plus grand plaisir du grand public et des cinéphiles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>OSS 117 : LE CAIRE, NÎD D&#8217;ESPIONS</strong> de Michel Hazanavicius</p>
<p>Le problème est connu des cinéphiles, les comédies françaises ont un mal fou a fonctionner ces derniers temps, et il faut remonter à 1994 et à <strong>La Cité de la peur</strong> pour retrouver une comédie culte.</p>
<p>Heureusement, Oss 117 cru 2006 viens renverser la donne pour le plus grand plaisir du grand public et des cinéphiles.</p>
<div id="attachment_3006" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-3006" title="oss117 caire 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/oss117-caire-1-e1268399401844.jpg" alt="" width="580" height="372" /><p class="wp-caption-text">&quot;A l&#39;occasion je vous mettrai un petit coup de polish...&quot;</p></div>
<p style="text-align: left;">
<p>Et si le film est bon, on le doit à une franchise au drôle de destin.<br />
Tout d&#8217;abord on a Oss 117, héros de romans d&#8217;espionnage crée avant James Bond mais dont le succés et la renomée ne se construira que par rapport à l&#8217;agent au service secret de sa majesté.<br />
007 version papier devient un phénomène de lecture au milieu des années 50 et Oss 117 ne peut que proposer une modeste alternative franchouillarde se jouant déjà à l&#8217;époque de la concurrence en adoptant un ton de plus en plus comique.<br />
En 1962 sort <strong>Dr. NO</strong>, et son succés mondial va pousser les producteurs français a profiter de la vague, ce qui sera le cas du monde entier au fur et à mesure des sorties des Bonds, le suivant remportant toujours plus de succès que le préçédent et enregistrant des records d&#8217;entrée que seuls les Disney pouvaient se permettre.<br />
Ainsi 5 films basés sur les aventures d&#8217;Oss 117 furent produits durant les 60&#8242;s, remportant un succès modeste.<br />
Nourris d&#8217;un budget ridicule, la saga ne peut décemment rivaliser avec 007, d&#8217;autant plus que les films sont des navets comme on en trouvait des centaines en ce temps-là.</p>
<div id="attachment_3007" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/oss117-caire-3.jpg"><img class="size-full wp-image-3007" title="oss117 caire 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/oss117-caire-3-e1268399443592.jpg" alt="" width="580" height="386" /></a><p class="wp-caption-text">Un stupide accident de jokari</p></div>
<p>Bien sûr, comme toute le reste de la concurrence de l&#8217;époque, la saga fut balayée par Bond, et Oss 117 sembla rendre son dernier souffle a la fin des années 60.</p>
<p>Près de 40 ans passèrent (et Bond continue au passage d&#8217;enchainer les films et les grands succès quasiment sans grande interruption).</p>
<p>Finalement, de nos jours, il aura fallu un petit malin pour ressuciter l&#8217;espion francais, un réalisateur du nom de Michel Hazanavicius.</p>
<p>Qui est Michel H. ?<br />
C&#8217;est homme est un trésor national. Scénariste de <strong>Delphine 1, Ivan 0</strong>, il fait partie des auteurs des nuls pendant les années 90 (d&#8217;ou cet esprit canal conservé à l&#8217;écran, dont il est l&#8217;un des derniers représentants encore en exercice) et réalise ce bijou de réalisation en 1994 qui est à mon sens le plus grand film francais de tous les temps qu&#8217;est <strong>La Classe Américaine</strong>.<br />
Incroyable cinéphile, au sens de l&#8217;humour et du dialogue parfait, Michel H. s&#8217;empare d&#8217;Oss 117 avec un vrai projet de réalisation aussi ambitieux que démesuré : réaliser un hommage a tout un pan du cinéma en adoptant la même réalisation de l&#8217;époque tout en réussissant une comédie culte et digne de ce nom.</p>
<p>Comme quoi , quand on a des tripes et une énorme paire de cojones, ça paie souvent à l&#8217;arrivée, puisque OSS 117 est tout simplement une des meilleures comédies de ces 10 dernières années.</p>
<p>La force du film étant d&#8217;avoir su digérer ses classiques (autrement dit les Bonds, les Oss 117, l&#8217;histoire française et les ZAZ) pour pouvoir faire plus qu&#8217;une simple parodie.<br />
D&#8217;ailleurs le film ne peut se lire comme une parodie actuelle des Bonds, puisque le film se base entièrement sur les années 60, plus préçisèment la période Sean Connery des 007, et accessoirement la partie au caire de <strong>L&#8217;Espion qui m&#8217;aimait</strong> et le scénario de <strong>Goldeneye</strong> auquels sont fait référence au moins trois fois par plan.</p>
<div id="attachment_3008" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-3008" title="oss117 caire 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/oss117-caire-4-e1268399569204.jpg" alt="" width="580" height="386" /><p class="wp-caption-text">&quot;Tu te tais ou je te tais !&quot;</p></div>
<p>Le film gère avec habilité ses milliers de références (bien plus nombreuses qu&#8217;il n&#8217;y parait, et là c&#8217;est le fan de 007 qui parle) et si on met de côté ses écarts comiques, il pourrait presque passer pour un film d&#8217;espionnage de 1962. Ainsi le traitement adopté apporte beaucoup au rendu, ce qui passe par des dialogues naifs, des personnages caricaturaux et des situations classiques détournables non par rapport aux 007 mais par rapport à Oss lui-même, ce qui fait toute la diffèrence entre une comédie sincère et une parodie hypocrite qui se sert de ses réferences pour pallier son manque d&#8217;inventivité.<br />
Tout est fait comme à l&#8217;époque : les décors, toute la production design, les costumes, la direction de la photo, le scénar, l&#8217;action, la musique, les bruitages, le générique, les femmes, la politique, le rythme, les sfx, la réal , TOUT est fait comme si ils l&#8217;avaient fait a cette époque (a une exception pres, la scène sous-marine).</p>
<p>C&#8217;est un réel plaisir cinéphilique que de voir ce film dans un pays ou la caractèristique prinicipale est quand même le renoncement total en termes de mise en scène, qu&#8217;un réal ne lésine aucun aspect technique tout en conservant un véritable projet de mise en scène.<br />
C&#8217;est simple : le nombre de plans et de cadrages qui ne sont pas directement repris de l&#8217;époque se comptent sur les doigts d&#8217;une main d&#8217;un boucher aveugle.</p>
<p>Si <strong>Oss 117</strong> est aussi bon que <strong>Brice de Nice</strong> est mauvais, c&#8217;est aussi parce que Michel H. a su maitriser l&#8217;art d&#8217;un acteur au potentiel extraordinaire et en pleine mutation, je parle bien sûr de Jean Dujardin qui trouve içi son réel premier grand rôle en s&#8217;investissant a fond dans son personnage, et allant même jusqu&#8217;a reprendre la gestuelle et le phrasé de Sean Connery tout en gardant le coté comique intact. Autrement dit il a réussi là ou beaucoup s&#8217;y sont cassé les dents (dont Peter Sellers, David Niven, Mike Myers et Louis Jourdan).<br />
(Et a noter au passage ce grand moment de cinéma déjà culte qu&#8217;est le Bambino chanté en arabe par Dujardin himself)</p>
<div id="attachment_3009" class="wp-caption aligncenter" style="width: 425px"><img class="size-full wp-image-3009" title="oss117 caire 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/oss117-caire-2.jpg" alt="" width="415" height="265" /><p class="wp-caption-text">&quot;j&#39;aime me battre&quot;</p></div>
<p>4,5/6<br />
Une des meilleures comédies actuelles, et la première aussi culte depuis la cité de la peur, c&#8217;est vraiment&#8230;la classe francaise.</p>
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		<title>Gainsbourg (vie héroïque)</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 06:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une nuit qu'il était à se morfondre, dans quelque pub anglais, au coeur de Londres, parcourant l'amour monstre de Pauwels, lui vint une vision dans l'eau de Seltz...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>GAINSBOURG, VIE HÉROÏQUE</strong> de Joann Sfar<br />
L’histoire :<br />
Une nuit qu&#8217;il était à se morfondre, dans quelque pub anglais, au coeur de Londres, parcourant l&#8217;amour monstre de Pauwels, lui vint une vision dans l&#8217;eau de Seltz&#8230;</p>
<p><em>ILS VAINCRONT LES MALEFICES JUSQU&#8217;EN 70</em><br />
Bon, moi, Gainsbourg&#8230;je trouve ça pas mal. Gainsbourg pour moi, c&#8217;est la liberté, la folie, la poésie, la VRAIE provocation, c&#8217;est a dire celle qui emmerde tout le monde y compris les plus soi-disant &laquo;&nbsp;tolérants&nbsp;&raquo;, une véritable manifestation d&#8217;expression libre qui enverra se faire enculer tout ce qui pourra l&#8217;enfermer a moyen terme dans une case. Gainsbourg, autant de par sa vie que par son oeuvre parvenait a toucher l&#8217;indicible, la beauté, la douleur, la connerie, la corruption, la rédemption et encore une fois par-dessus tout envoyer se faire foutre la terre entière. Bref un modèle de liberté d&#8217;expression capillaire et de fuck you attitude que vôtre serviteur n&#8217;hésite pas a pilier à la moindre occasion, plus souvent qu&#8217;a son tour.<br />
Aussi, la tentation de vouloir adapter la vie de Gainsbourg apparaît tout autant irrésistible que comme un piège inextricable. Car quand bien même on pourrait trouver 1001 angles d&#8217;attaque différents pour approcher le salopard aux grandes oreilles, parvenir a trouver et a filmer la substantifique moelle du sujet sur un simple long-métrage revient a devoir expliquer la physique quantique en 30 secondes à des CM2.</p>
<div id="attachment_2999" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-2999" title="gainsbourg 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/gainsbourg-1-e1268398683588.jpg" alt="" width="580" height="391" /><p class="wp-caption-text">Almeria</p></div>
<p>Mais il n&#8217;y a pas de sujet inattaquable avec le cinéma, et tant mieux. Alors quand Joann Sfar, dessinateur, prend les commandes de ce premier long-métrage à 20 millions d&#8217;euros le bébé, il fait un choix et l&#8217;assume : on ne verra pas un biopic style la môme, on va voir l&#8217;histoire de la vie de gainsbourg mais fantasmée par Sfar, avec une vraie bonne dose d&#8217;onirisme pur. On va donc parcourir sa vie, les étapes importantes, les gens qui ont compté pour lui, ceux qui ont changé sa vie et le voir a travers le prisme de son double, Gainsbarre, la gueule (Doug Jones ??? Doug Jones ?! qu&#8217;est ce que tu fous là, Faune sapien surfer !). Et c&#8217;est grâce a cette approche que Sfar se sauve du naufrage, car il n&#8217;échappe ni a des pures erreurs de premier long ni a celles des biopics qui veulent bien faire. A vouloir compartimenter chaque partie de la vie du poinçonneur des Lilas, le film finit par ressembler non pas à une suite de sketches comme on pouvait le craindre, mais à une sorte téléfilm avec coupures publicitaires visibles et préméditées. Les différentes parties (l&#8217;enfance-les débuts-birkin-la fin) sont hermétiques et raccordées avec deux rouleaux de scotch bien baveux. Rien de plus logique : Sfar n&#8217;a pas découpé son scénar comme un scénar mais comme une Bande Dessinée, et c&#8217;est bien dans la structure que le bât blesse. Le film dure donc plus de 2 h, mais il manque au moins autant de temps de métrage pour vraiment toucher au but&#8230;Un diptyque comme pour le Che aurait été plus approprié, n&#8217;en déplaise aux fans intégristes qui n&#8217;y verront comme depuis les prémices du projet qu&#8217;une tentative scandaleuse d&#8217;exploitation morbide du mythe du juif qui chantait nazi rock&#8230;</p>
<div id="attachment_3000" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-3000" title="gainsbourg 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/gainsbourg-2-e1268398728978.jpg" alt="" width="580" height="385" /><p class="wp-caption-text">&quot;hey france gall, tu veux que je te montre pourquoi on m&#39;appelle &quot;le poinçonneur des lilas&quot; ?</p></div>
<p>Alors c&#8217;est une vision B.D. franco-belge de la vie de Gainsbourg qu&#8217;on a. C&#8217;est pas pour autant qu&#8217;elle n&#8217;en demeure pas moins pertinente. La personnalité de l&#8217;homme a tête de chou transparaît via l&#8217;interprétation plutôt bonne d&#8217;Eric Elmosnino, plus d&#8217;ailleurs dans les détails et la sobriété que l&#8217;accumulation de tics de langage, oral ou corporel. Encore que, dès qu&#8217;on franchit la barre temporelle des cheveux gris, le jeu de l&#8217;acteur comme tout le film semble sombrer dans une caricature casse-gueules jusqu&#8217;au générique de fin. A ce titre, rien a spoiler : le film est dépourvu de fin. Il manque une scène ou une séquence entière, je sais pas, mais il manque une fin ou une résolution et Sfar, qui reste coincé, d&#8217;une part figé par la taille de la légende et de l&#8217;autre coincé dans sa vision de papier finalement réductrice&#8230;</p>
<p>Reste un casting foutrement excellent même si caricatural (Mouglalis, Philippe Katerine, feu-Lucy Gordon, forestier entre autres), une b-o soignée même si à des années-lumière des oeuvres d&#8217;origines, une réelle compréhension musicale de l&#8217;évolution du fumeur de gitanes (c&#8217;est le minimum syndical hein), et son rapport aux femmes, même si il ne fait que littéralement caresser la surface de son sujet sans jamais vraiment parvenir à le&#8230;pénétrer.<br />
Et puis le vrai avait déjà un côté complice convenu sur le fait qu&#8217;il se vende sur sa personnalité , il jouait de ça et rien de plus normal que de le voir aujourd&#8217;hui exploité une fois encore pour envoyer chier le monde entier, spectateurs inclus. Et un extrait de la personnalité de Gainsbourg qui transparaît sur grand écran, qu&#8217;il soit fugace, faux, parodique, caricatural ou même totalement artificiel, reste quand même un extrait de Gainsbourg.<br />
C&#8217;est plus qu&#8217;il n&#8217;en faut pour suivre de près les futurs travaux de Sfar, ou espérer d&#8217;autres biopics de celui qui conta l&#8217;histoire de melody nelson, et peut-être qu&#8217;un jour, il en émergera le film impossible qui mettra au moins les fans d&#8217;accord. Dans le bon sens.</p>
<div id="attachment_3001" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-3001" title="gainsbourg 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/gainsbourg-3-e1268398759544.jpg" alt="" width="580" height="388" /><p class="wp-caption-text">...hmmrmrmmm&#39;emmerdez avec vos histoires hrmmmmm</p></div>
<p>3/6<br />
Et ben c&#8217;est pas faute d&#8217;essayer et Sfar peut se permettre de récolter le mérite d&#8217;avoir au moins tenté de filmer un de ces sujets soi-disant &laquo;&nbsp;infilmables&nbsp;&raquo;.<br />
Si vous voulez avoir la vraie vie de Gainsbourg, ben y&#8217;a toujours les bouquins et wikipedia. Si vous voulez une pointe, mais juste une pointe hein, de folie et de poésie et de facilité à l&#8217;image du bonhomme et ben maintenant y&#8217;a ce film. C&#8217;est peu, mais c&#8217;est un début.</p>
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		<title>La Horde</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 12:43:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marv</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Français]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[benjamin rocher]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Perron]]></category>
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		<category><![CDATA[film de genre]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Pierre Martins]]></category>
		<category><![CDATA[la horde]]></category>
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		<description><![CDATA[Décidé à venger la mort d'un des leurs, des policiers prennent d'assaut une tour HLM, dans laquelle s'est barricadée une bande de gangsters. Mais la tour va se retrouver assaillie par une armée de morts-vivants et flics et malfrats n'auront d'autre solution qu'unir leurs forces pour vaincre la horde...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LA HORDE</strong> de Yannick Dahan et Benjamin rocher</p>
<p>L’histoire :<br />
Décidé à venger la mort d&#8217;un des leurs, des policiers prennent d&#8217;assaut une tour HLM, dans laquelle s&#8217;est barricadée une bande de gangsters. Mais la tour va se retrouver assaillie par une armée de morts-vivants et flics et malfrats n&#8217;auront d&#8217;autre solution qu&#8217;unir leurs forces pour vaincre la horde&#8230;</p>
<p><em>OPERATION FRISSON</em><br />
Alors autant vous le dire tout de suite, il sera difficile de prétendre à un quelconque recul critique un minimum objectif pour moi. Non pas parce que j&#8217;ai fait parti des 300 geeks a jouer les figurants, apparaissant dans le film pendant au moins un bon quart de seconde dans le rôle-titre, ni parce que ma main passe à la postérité wharolienne en étant sur l&#8217;affiche du film (tout a droite, la plus proche du shotgun d&#8217;Ebouaney, c&#8217;est bibi), mais parce que je m&#8217;attaque au premier film du mec qui m&#8217;a donné envie de faire de la critique de films en premier lieu. Si vous lisez ça, ici, maintenant, ben c&#8217;est a cause de lui. Plus qu&#8217;un maître a penser de l&#8217;art de la rhétorique ou qu&#8217;un mentor de l&#8217;analyse filmique doublé d&#8217;un fin amateur de substances psychotropes, il a représenté ma meilleure école de Cinéma (et donc si je deviens un mauvais réalisateur, je pourrai toujours dire que c&#8217;est de sa faute), le mec qui m&#8217;a enseigné ce qu&#8217;est le 7ème art, l&#8217;importance de la technique, d&#8217;un découpage, d&#8217;un cadrage, de la supériorité de la réalisation et de la mise-en-scène, de se démarquer des guerres de chapelles et des Ayatollahs de tous bords qui ne manqueront pas, soyez en sûrs, de dézinguer le film avant même qu&#8217;il sorte en salles.<br />
Si je parle a tout bout de champ de cojones, d&#8217;oeuvres viscérales, de montage, l&#8217;importance capitale du film de genre comme garde-fou sociétal, vecteur de puissance d&#8217;évocation et de libération d&#8217;imaginaire ou d&#8217;outil hygiénique de subversion, c&#8217;est a cause d&#8217;un chauve toulousain fan de star trek et de steven seagal, qui décrit spielberg comme le cinéaste le plus complet de l&#8217;histoire du 7ème art, est capable de dresser des filiations entre les Carpenter, Mctiernan, Coen, Zombie d&#8217;aujourd&#8217;hui et les Hawks, Ford, Peckinpah d&#8217;hier et dénonce les &laquo;&nbsp;pantalonnades gonzos&nbsp;&raquo; comme la gangrène du cinéma français entre deux parties de Warcraft en bouffant des choucroutes à la bière.</p>
<div id="attachment_2986" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-2986" title="horde 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/horde-1-e1268397567540.jpg" alt="" width="580" height="386" /><p class="wp-caption-text">&quot;Bonjour c&#39;est pour le recensement&quot;</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Après avoir contribué à Positif et Mad Movies et fait les beaux jours de canalsat sur DVD Amor puis le mythique Opération Frisson, première émission du PAF a dire du mal des sorties dvd et a ne pas hésiter a raconter à l&#8217;antenne ses brouilles burlesques avec les attachés de presse, ce qui lui a valu une réputation telle qu&#8217;il se trouve craint et presque jamais invité sur les plateaux télé critiques qui n&#8217;ont de critiques que le nom, et il suffit d&#8217;avoir vu la bête se charger de cas cliniques (François Bégaudeau sur <strong>Halloween</strong> et Christophe Honoré sur <strong>Starship Troopers</strong>, entre autres) qui comprennent autant le cinéma que mon système digestif comprend la cuisine indienne pour comprendre que le toulousain peut détruire la crédibilité de n&#8217;importe lequel de ces imposteurs en deux temps, trois mouvements.<br />
Symbole iconique malgré lui d&#8217;un mouvement de pensée Geek au pays des fromages qui puent comme l&#8217;a pu l&#8217;être Kevin Smith à ses débuts (toutes proportions gardées), et jusqu&#8217;à encore très récemment seul défenseur télévisuel des Del Toro, Peter Jackson et autres Sam Raimi, le voilà qui passe de la théorie a la pratique et du verbe à l&#8217;action.</p>
<p><em>THE WILD BUNCH</em><br />
Comme premier film, Dahan (accompagné ne l&#8217;oublions pas de l&#8217;indispensable Benjamin Rocher) annonce franchement la couleur : Huis-clos, zomblards, Flics, Gangsters, shotguns, explosions, traitement comic-book, sans concessions, hardcore autrement dit une véritable profession de foi pour un cinoche de genre français intègre et viscéral (voyez) et offre aux cinéphages acharnés un monument de culture geek aussi jouissif que dévastateur.<br />
Que les choses soient bien claires, après avoir sué sang et eau au financement (minime de 2 millions d&#8217;euros, autrement dit presque rien) et avoir ramés sur le styx pour soigner la post-prod, <strong>La Horde</strong>apparaît comme un véritable miracle de production dans une industrie sur le point de renoncer presque définitivement au cinoche de genre, sous la forme d&#8217;une déclaration d&#8217;amour au cinéma que NOUS on aime doublé d&#8217;un bon coup de shotgun dans la face de tous ceux qui nous empêchent d&#8217;en voir plus souvent.</p>
<div id="attachment_2987" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-2987" title="horde 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/horde-2-e1268397611998.jpg" alt="" width="580" height="246" /><p class="wp-caption-text">Beau à mourir</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Autant ultra-référentiel que généreux et radical dans sa mise-en-scène, Dahan et Rocher réalisent ni plus ni moins que le premier avatar d&#8217;une nouvelle culture badass à la française digne de ce nom qui n&#8217;a rien a envier à ses concurrents espagnols, mexicains, anglais, ricains ou même néo-zélandais. Vendu sur l&#8217;argument &laquo;&nbsp;<em>The shield meets 28 jours plus tard</em>&laquo;&nbsp;, le film tend plutôt son pitch vers un remake officieux d&#8217;<strong>Assault sur le Central 13</strong> de Carpenter auquel il offre (plus que son remake de richet) une deuxième santé et une approche digne d&#8217;un Rob Zombie sur son <strong>Halloween</strong> en même temps qu&#8217;une relecture pertinente et respectueuse du genre huis-clos. Un peu a la manière d&#8217;<strong>Une nuit en Enfer</strong>, le film glisse et bascule du polar au fantastique via un traitement comic-book assumé et d&#8217;un premier degré sans faille sans que ça l&#8217;empêche de virer dans des débordements comiques qui permettent de faire respirer le récit. Armé d&#8217;un casting de puissants salopards à l&#8217;interprétation toujours sur le fil (grand jean-pierre martins), toujours intense (énorme aurélien recoing, méconnaissable), parfois même too much (Eriq Ebouaney hurlant dans le vide&#8230;), cadré serré, souvent à l&#8217;épaule et découpé en fonction du sens du plan (et pas du dialogue) Dahan évite les scènes plans-plans et les champs/contrechamps, prend parfois le temps de bien articuler ses scènes (le toit), de composer soigneusement ses beaux plans (le premier zomblard, Paris version apocalyptique en pano large ou le même paris entre-aperçu via le reflet d&#8217;une porte vitrée faisant furieusement penser à<strong>Munich</strong> et <strong>la Guerre des Mondes</strong>), aligne les moments de bravoure et d&#8217;épique comme on en rarement vu dans le genre zomblard (dont une gatling semblant tout droit sortir de <strong>Predator</strong> ou du Vulcan Raven de <strong>Metal Gear Solid</strong> ou encore une pure vision de l&#8217;enfer digne d&#8217;un dessin de Frazetta et de la jaquette du premier <strong>Doom</strong> avec la scène la plus badass de toute l&#8217;histoire du cinéma français, d&#8217;une puissance iconique rare et je suis pas peu fier de dire que c&#8217;est celle où j&#8217;apparais), donne du grain a moudre a sa superbe b-o (composée par Christophe Fennertz, un sous-Michael Giacchino habitué aux musiques de jeux videos comme <strong>Medal of Honor</strong>) et n&#8217;hésite pas a éjaculer des hectolitres de liquide sanguin à la gueule du spectateur qui doit se rendre compte que c&#8217;est un putain de miracle que le film se ramasse seulement une interdiction aux moins de 12 ans avec avertissement (alors que pire l&#8217;aurait condamné à un ghetto dans la distribution).</p>
<div id="attachment_2988" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-2988" title="horde 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/horde-3-e1268397641972.jpg" alt="" width="580" height="385" /><p class="wp-caption-text">&quot;J&#39;insiste, prenez un chewing gum Emile&quot;</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Alors comprenez moi bien, je dis pas que tout est parfait (y&#8217;a des raccords dans l&#8217;axe qui me font grincer des dents, des dialogues gonzos bien tartinés de bout en bout et la chanson de rap du générique de fin est a hurler de rire), je ne crie pas au grand chef d&#8217;oeuvre définitif qui parviendrait a rattraper 30 ans de retard d&#8217;un seul coup en 1h40, mais il comble un vide vertigineux et face à une telle démonstration de sincérité, de volonté, d&#8217;ambitions, de générosité, de radicalisme, de respect et de compréhension du cinéma de genre on ne peut que s&#8217;incliner et en redemander.<br />
Putain, vivement le prochain.</p>
<p>5/6<br />
La coïncidence tombe bien : Le premier film de zombies français est aussi un des meilleurs modèles du genre.<br />
Digne héritier de Carpenter, Milius et Peckinpah et lourd symbole geek, La Horde marque de par sa simple existence une forme de succès salvateur qui ne doit pas rester un prêche dans le désert.</p>
<div id="attachment_2989" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-2989 " title="horde 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/03/horde-4-e1268397667741.jpg" alt="" width="580" height="386" /><p class="wp-caption-text">&quot;Chérie ça va couper&quot;</p></div>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Le Cinquième Élément (Luc Besson)</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 12:48:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Français]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[bruce willis besson element cinquieme 5e]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé du scénario : Bruce Willis sauve le monde. Non, ne partez pas, c&#8217;est assez réducteur je le reconnais, mais soyons franc c&#8217;est toujours fun de voir un quasi chauve sauver des trucs comme le monde non ? Sorti en 1997, Le Cinquième Élément pourrait facilement passer pour un blockbuster américain. Casting ricain jusqu&#8217;à la chaussette, effets [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000;">Résumé du scénario : Bruce Willis sauve le monde.</span></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="color: #000000;"> </span></strong></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_183" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/le-cinquieme-element.jpg"><img class="size-medium wp-image-183" title="5eme element 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/le-cinquieme-element-300x224.jpg" alt="Dans 50 ans, le orange sera obligatoire sauf pour les vieux" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Dans 50 ans, le orange sera obligatoire sauf pour les vieux</p></div>
<p></strong></p>
<p>Non, ne partez pas, c&#8217;est assez réducteur je le reconnais, mais soyons franc c&#8217;est toujours fun de voir un quasi chauve sauver des trucs comme le monde non ?</p>
<p>Sorti en 1997, <strong>Le Cinquième Élément</strong> pourrait facilement passer pour un blockbuster américain. Casting ricain jusqu&#8217;à la chaussette, effets spéciaux à gogo et à gaga&#8230; mais voilà notre gros bonhomme national, j&#8217;ai nommé <em>Luc Besson</em>, a bien fait les choses et le film est de nationalité française.</p>
<div id="attachment_184" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/dvd-image1.jpg"><img class="size-medium wp-image-184" title="5eme element 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/dvd-image1-300x197.jpg" alt="La grosse patate pas gentille" width="300" height="197" /></a><p class="wp-caption-text">La grosse patate pas gentille</p></div>
<p>Toujours accompagné de <em>Éric Serra</em> pour la musique, Luc a donc fait le pari de faire un space opera (au sens propre d&#8217;ailleurs) français, qui fait big boom badaboum dans tous les sens.</p>
<p>Comment s&#8217;attaquer à un genre archicodé, qui évolue par vague depuis les années 40 ?</p>
<p>Déjà les costumes de <em>Jean-Paul Gaultier</em>, il fallait oser ! Mais le style est assumé et s&#8217;intègre parfaitement dans cet univers futuriste décadent.</p>
<div id="attachment_185" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/le_cinquieme_element_1.jpg"><img class="size-medium wp-image-185" title="5eme element 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/le_cinquieme_element_1-300x201.jpg" alt="La dégénérescence capillaire, un fléau du futur" width="300" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">La dégénérescence capillaire, un fléau du futur</p></div>
<p>Comment rendre des éléments farfelus logiques ? En créant un univers décalé et farfelu : les codes graphiques du genre sont joyeusement revisités et détournés dans une explosion de couleurs flashis et de personnages à contre-emploi. Si Korben Dallas, notre Bruce de service, se révèle sans surprise dans son rôle d&#8217;ex-militaire, son sens de l&#8217;humour désabusé mixé a son sens du bourrinisme fait toujours mouche (heureusement qu&#8217;il n&#8217;a pas basé sa carrière uniquement là dessus). Comme souvent ce sont les seconds rôles qui épatent le plus : <em>Milla Jovovich</em>, <em>Gary Oldman</em>, <em>Ian Holm</em>, <em>Chris Tucker</em>, tous jouent et surjouent comme des gosses dans un remake maison de star-wars.</p>
<p>La bonne ambiance communicative aidera à passer outre un scénario sympathique, mais qui tient au mieux sur quelques feuilles. La mythologie du film est tout juste effleurée, mais parait suffisamment crédible pour alimenter quelques livres/ BD/ séries (plusieurs choix possibles). Là où Luc est malin,  c&#8217;est dans l&#8217;utilisation absolument géniale des détails : chaque scène ou presque fourmille d&#8217;éléments visuels ou sonores qui donnent une vraie consistance et une vraie cohérence à ce patchwork d&#8217;influences (relisez lentement, c&#8217;est français j&#8217;en suis sûr).</p>
<p>Que penser de tout ça ? Que c&#8217;est un sacré film ! Pas forcément un Grand Film, mais bon plat charnu, bien présenté, mélangeant le sucré, le salé et autres saveurs sans ambiguïtés. Un tel pari présent un toutefois un risque certain : soit le style graphique (hors effets spéciaux) va perdurer et en inspirera d&#8217;autre ; soit il est condamné à rapidement mal vieillir et devenir un nanard sympathique et acidulé.</p>
<p>A redécouvrir aujourd&#8217;hui en DVD ou BluRay, pour ne pas oublier que si l&#8217;ami Luc à beaucoup de défauts, il a aussi quelques qualités (sur le marché, un « 5e élément » vaut largement plus que 4 « taxis » et quelques « Transporteur »).</p>
<div id="attachment_186" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/le_cinquieme_element_1996_reference.jpg"><img class="size-medium wp-image-186" title="5eme element 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/le_cinquieme_element_1996_reference-300x195.jpg" alt="C'est pas tous les jours... c'est même pas dans le film ^^" width="300" height="195" /></a><p class="wp-caption-text">C&#39;est pas tous les jours... c&#39;est même pas dans le film ^^</p></div>
<div id="attachment_187" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-187" title="5eme element 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/08/FifthElement4-300x168.jpg" alt="Aziz..." width="300" height="168" /><p class="wp-caption-text">Aziz...</p></div>
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