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	<title>Blog-Bazar &#187; Manga</title>
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		<title>A lire : Satsuma Gishiden</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 22:14:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que savons-nous vraiment sur les Samourais ? La réponse la plus sincère qui soit venant à l&#8217;esprit de tout lecteur disposant d&#8217;un niveau de connaissance moyen sur la question (tout comme votre serviteur), ne saurait être autre que &#171;&#160;peu de choses, malheureusement&#160;&#187;, en dehors des films d&#8217;Akira Kurosawa, des trop rares reportages sur Arté (1), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que savons-nous vraiment sur les Samourais ? La réponse la plus sincère qui soit venant à l&#8217;esprit de tout lecteur disposant d&#8217;un niveau de connaissance moyen sur la question (tout comme votre serviteur), ne saurait être autre que &laquo;&nbsp;peu de choses, malheureusement&nbsp;&raquo;, en dehors des films d&#8217;Akira Kurosawa, des trop rares reportages sur Arté <strong>(1)</strong>, de la propension de Tom Cruise à pourrir un film sur le sujet et des innombrables séries animées en version originale sous-titrée qui piochent sans retenue dans la culture traditionnelle de leur pays.</p>
<p><em>Satsuma</em> est le titre d&#8217;un gekiga <strong>(2)</strong> signé par le talentueux et passionné <strong>Hiroshi Hirata</strong>, lequel s&#8217;emploie à combler en partie cette lacune, en livrant une fresque historique centrée sur le célèbre clan Shimazu. Son objectif principal est d&#8217;ailleurs d&#8217;attirer l&#8217;attention de ses compatriotes sur un pan très controversé de l&#8217;Histoire du Japon : la réfection des barrages destinés à contenir les crues des fleuves Kiso, Nagara et Ibi, dans les fiefs de Mio, Ise et Owari au XVIIIème siècle. Car en effet, l&#8217;organisation de ces grands travaux furent aussi l&#8217;occasion pour les <strong>Togukawa</strong>, alors au pouvoir, d&#8217;affaiblir et de ruiner le clan<strong> Shimazu</strong> de Satsuma. Une manoeuvre inspirée par une rivalité historique entre les deux familles avec pour point d&#8217;orgue, le dénouement de la bataille de Sekigahara (1600 apr. J.-C.).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6><em>(1) Preuve que la seule chaîne culturelle du PAF d&#8217;origine livre souvent du contenu de qualité, je vous recommande, pour parfaire votre culture sur le sujet, ce documentaire sur les katanas disponible sur le </em><a href="http://reportagejapon.canalblog.com/archives/2007/04/10/4579394.html"><em>lien suivant</em></a><em>. </em></h6>
<h6><em>(2) Branche de bande dessinée pour adultes, au Japon. A distinguer de ce qui est communément appelé Seinen, et qui concerne les mangas s&#8217;adressant à un public de jeunes adultes (15 à 30 ans). A également distinguer du Hentai, qui est une autre déclinaison du manga pour adulte, à caractère érotique ou pornographique.</em><span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal; font-size: 13px;"> </span></h6>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/p001.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-7654" title="La région dans laquelle se croisent les trois fleuves, Kiso, Nagara et Ibi" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/p001.gif" alt="" width="349" height="429" /></a></p>
<h4 style="text-align: center;">La jonction des trois fleuves.</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nos lecteurs assidus se rappelleront que la question de cette rivalité avait été esquissée lors de la présentation d&#8217;un autre manga, <em>Drifters</em> de <strong>Hirano Kōta</strong>. Cet article sur <em>Satsuma Gishiden </em>(l&#8217;Honneur des Samourais) permet aujourd&#8217;hui d&#8217;aborder la question un peu plus en profondeur :</p>
<p><strong>La bataille de Sekigahara</strong>, à l&#8217;aube du XVIIème siècle, marque donc le début du règne des <strong>Togukawa</strong>. Le chef de ce clan à l&#8217;époque, <strong>Tokugawa Ieyasu </strong>(1543-1616), fut reconnu, au terme de son accession au statut de shogun en 1603, comme le dernier des trois grands unificateurs du Japon, avec <strong>Toyotomi Hideyoshi</strong>, surnommé &laquo;&nbsp;<strong>Hashiba&nbsp;&raquo;</strong> (1536-1598), ainsi que le célèbre <strong>Oda Nobunaga</strong> (1534-1582). Ieyasu est également devenu de facto le fossoyeur de l&#8217;ère Sengoku (littéralement, l&#8217;âge des provinces en guerre) et le père de l&#8217;ère Edo (1600-1868), qui porte aussi le nom de période Tokugawa dans les lirves d&#8217;Histoire.</p>
<p>Reconnue pour la valeur et le courage de ses guerriers pendant cette période, le clan <strong>Shimazu</strong>, qui occupait alors les provinces de Satsuma, Osumi et Hyuga, sur l&#8217;île de  Kyūshū située à l&#8217;extrême sud de l&#8217;archipel nippon <strong>(3)</strong>, ne voyait pas ces vélléités de centralisation du pouvoir d&#8217;un très bon oeil. La souverainté du clan avait en effet déjà été menacée par la domination de Hashiba (bataille de Okita Nawate en 1584 et siège de la forteresse de Takajo en 1587) et ses valeureux guerriers avaient déjà beacoup à faire pour contrer les invasions sino-coréennes à la fin du XVIème siècle<strong> (4)</strong>.</p>
<p>La fameuse bataille de Sekigahara (située géographiquement au centre de l&#8217;île de Honshū <strong>(5)</strong>, au niveau de l&#8217;actuelle préfécture de Gifu) trouve quant à elle sa source dans la guerre de succession entre les cinq régents mis en place pour assurer l&#8217;intérim du fils-héritier de Hashiba, à la mort de ce dernier en 1598. Togukawa Ieyasu était alors devenu l&#8217;un de ces administrateurs après avoir officié par le passé en tant que lieutenant d&#8217;Oda Nobunaga. Le conflit opposa finalement le Daimyo <strong>(6)</strong> aux forces d&#8217;<strong>Ishida Mitsunari</strong>, général gouverneur descendant des <strong>Fujiwara</strong> <strong>(7)</strong>, fidèles à l&#8217;héritier du trône et auxquelles se joignèrent les Shimazu, avec à leur tête <strong>Shimazu Yoshihiro</strong> (1535-1619), surnommé le &laquo;&nbsp;Démon Simazu&nbsp;&raquo;, en rapport avec ses talents de guerrier.</p>
<p>Les Shimazu embrassèrent donc le camp des perdants et durent donc officiellement se soumettre au Shogunat Tokugawa au terme de cette &laquo;&nbsp;bataille qui décida de l&#8217;avenir du pays&nbsp;&raquo; (<em>Tenka wakeme no kassen). </em>C&#8217;est aussi à partir de cet évènement que Monsieur Hirata, l&#8217;auteur de <em>Satsuma Gishiden</em>, reprend la main pour nous apprendre que le dénouement de ce conflit fut plus subtil que l&#8217;Histoire officielle ne le laissa entendre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6>(3) Cette île, la troisième plus grande et la plus méridionale des quatre îles principales du Japon, est par ailleurs considérée comme le lieu de naissance de la civilisation japonaise.</h6>
<h6>(4) Les dynasties Ming (Chine) et Choson (Corée), s&#8217;impliqueront dans ce que l&#8217;Histoire appellera la guerre Ijmin, de 1592 à 1598. La bataille navale de No Ryang, sera en outre le théâtre de la toute première utilisation du Kobuk-Son ou Keobukseon (bateau tortue), premier navire blindé à livrer bataille en haute mer.</h6>
<h6>(5) L&#8217;île principale de l&#8217;archipel japonais sur laquelle est notamment établie la ville de Tokyo.</h6>
<h6>(6) Titre de noblesse japonaise.</h6>
<h6>(7) Famille de la noblesse japonaise qui a donné de nombreux régents aux empereurs Japonais. Son allégeance au fils de Hashiba est certainement liée aux bonnes relations de ce dernier entretenait avec son vassal, qui, entre autres, impressionna le Daimyo par sa maîtrise de la cérémonie du thé (le <em>Chanoyu</em>).<span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal; font-size: 13px;"> </span></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/2013-6_COXFT-satsuma-gishiden-v01-c01-06-manga-sketchbook-satsuma-gishiden-v01-c06-manga-sketchbook-satsuma-gishiden-v01-c06-235-jpg.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7666" title="Satsuma 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/2013-6_COXFT-satsuma-gishiden-v01-c01-06-manga-sketchbook-satsuma-gishiden-v01-c06-manga-sketchbook-satsuma-gishiden-v01-c06-235-jpg-696x1024.jpg" alt="" width="487" height="717" /></a></p>
<h6></h6>
<p>La trahison de <strong>Kobayakawa Hideaki</strong> (1577-1602), neveu de Hashiba et allié d&#8217;Ishida, précipita en effet l&#8217;issue de la bataille en faveur des Tokugawa. Mais au cours de cet affrontement, le chef des Shimazu, à la tête d&#8217;une cinquantaine de guerriers de Satsuma marqua les esprits par son courage et son abnégation et réussit à survivre à la défaite des armées de l&#8217;Ouest. Il était alors âgé de soixante-six ans. Ce coup d&#8217;éclat attisa le ressentiment des Tokugawa, qui restaient sur un échec cuisant lors de leur dernière tentative d&#8217;invasion de la province orientale en 1587. Les aspirations légitimes de paix de Yoshihro et Ieyasu après des années de conflits incessants amenèrent donc le premier à faire alliance avec le second, le futur Shogun engageant son clan à ne jamais intervenir sur les territoires de la province de Satsuma, un privilège parmi d&#8217;autres qui envinima lentement la relation de confiance déjà si fragile des deux clans.</p>
<p>Monsieur Hirata revient donc sur l&#8217;épisode du chantier du barrage des trois fleuves qui, à partir de la fin de l&#8217;année 1753, et pour plus d&#8217;une année, servit autant à humilier et ruiner les Shimazu qu&#8217;à construire des digues capables de contenir les violentes crues de la région. L&#8217;auteur fait de plus remarquer, dans les dernières pages du sixième tome de cette histoire, que les samourais de Satsuma, qui étaient pourtant réputés pour être parmi les plus vaillants de l&#8217;archipel, ont été singulièrement marginalisés par la littérature japonaise pendant longtemps. C&#8217;est donc aussi dans une perspective d&#8217;une réhabilitation de cette Histoire-là, que<em> Satsuma Gishiden</em> a été imaginé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/satsuma-gishiden-v01-c01-06-manga-sketchbook-satsuma-gishiden-v01-c04-manga-sketchbook-satsuma-gishiden-v01-c04-163-jpg.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7672" title="Satsuma 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/satsuma-gishiden-v01-c01-06-manga-sketchbook-satsuma-gishiden-v01-c04-manga-sketchbook-satsuma-gishiden-v01-c04-163-jpg-704x1024.jpg" alt="" width="493" height="717" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Quel meilleur choix pour s&#8217;attaquer à un tel chantier que celui d&#8217;un homme qui s&#8217;est fait tout seul dans la douleur et qui a embrassé la carrière de dessinateur par pure nécessité alimentaire? La biographie de Monsieur Hirata figurant en annexe du premier volume de <em>Satsuma Gishiden</em> énumère sommairement quelques dates importantes de la vie de l&#8217;auteur, parmi lesquelles se trouvent celle de la mort de son père (1954) qui le fait passer du statut d&#8217;aîné à celui de responsable d&#8217;une famille nombreuse ou encore celle qui marque sa rencontre providentielle avec un ami du collège (1958), qui lui permet de publier sa première histoire, <em>Aizô-hissatsuken</em> (Le Sabre tueur d&#8217;amour et de haine). Son talent pour le dessin trouve lui sa source dans son amour pour les illustrations des revues des romans historiques alors que sa passion pour les revues techniques lui permets de développer une certaine habilité pour le bricolage. La calligraphie est également l&#8217;une des spécialités. Fait amusant : les mangas et les gegikas ne l&#8217;intéressaient absolument pas au départ. L&#8217;Histoire de son pays, par contre, devint très vite sa marotte et c&#8217;est finalement à travers la bande dessinée qu&#8217;il trouva le moyen de la rendre plus accessible sans la dénaturer pour autant.</p>
<p style="text-align: left;">Il s&#8217;attelle à la création de <em>Satsuma Gishiden</em> en 1977, que l&#8217;éditeur <em>Nihon Bungeisha</em> publiera dans les pages du <em>Weekly Manga Goraku</em> <strong>(8)</strong>, magazine au contenu orienté seinen, avec quelques détours par le shōnen (manga pour adultes et pour jeunes garçons). Il est alors âgé de 40 ans. La publication continue jusqu&#8217;en 1982 et l&#8217;épuise au point de lâcher ses pinceaux pendant un an pour excercer le métier d&#8217;électricien. La <em>Comic Convention</em> de San Diego en 1978 marque le début de la reconnaissance en dehors des frontières du Japon, en exposant son travail sur ce titre. La France doit attendre 2001 et le flair des éditions <em>Delcourt</em> pour le découvrir. Six tomes intenses et bien remplis forment la première époque de la participation des Samourais de Satsuma à la rénovation du barrage des trois fleuves et le projet que nourrissait Monsieur Hirata de continuer la série est resté en suspens jusqu&#8217;à ce jour.</p>
<h6 style="text-align: left;">(8) J&#8217;ai eu un mal fou à trouver cette information qui ne figure ni sur Wikipedia, ni sur la plupart des sites spécialisés. C&#8217;est finalement l&#8217;ouvrage exhaustif de l&#8217;australien Toni Johnson-Woods (<em>Manga : An Anthlogy of Global and Cultural Perspective</em>) qui est venu à mon secours sur ce coup-là.</h6>
<h6 style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/c305532b40ba17da881209fa9378a842.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7686" title="Satsuma 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/c305532b40ba17da881209fa9378a842-712x1024.jpg" alt="" width="498" height="717" /></a></h6>
<p style="text-align: left;">Avec un style graphique qui se rapproche de celui de <strong>Kojima Goseki (9)</strong>, Monsieur Hirata parvient avec une rigueur assez exceptionnelle à transporter le lecteur dans la dure réalité des samourais en temps de paix. En dehors du contexte historique et de son importance, telle qu&#8217;elle a été soulignée plus haut, c&#8217;est bien dans la richesse des détails sur le mode de vie et le fonctionnement de la société de l&#8217;époque que<em> Satsuma Gishiden</em> se distingue. Rien n&#8217;est trop dur pour être montré, à commencer par le fanatisme de l&#8217;honneur du guerrier, source de puissance ou de faiblesse qui détermine unilatéralement la position de la femme, du paysan et de l&#8217;handicapé sur l&#8217;échelle sociale.</p>
<p style="text-align: left;">Le lecteur apprendra, en parcourant les six passionnants chapitres découpés en tranches de vie, les rapports complexes entre castes, l&#8217;importance des rites funéraires, le déshonneur de manger des pommes de terre ou encore la cruelle tradition du <em>Hienmontori</em>. Il découvrira aussi, s&#8217;il est un peu curieux, toute la particularité de la problématique des crues fluviales au Japon, territoire étroit et fortement montagneux <strong>(10)</strong>. Il s&#8217;enfoncera enfin dans une aventure résolument humaine, difficile à aborder, mais extrêment plaisante à se remémorer. Un certain degré de maturité sera toutefois nécessaire pour en apprécier toutes les qualités.</p>
<p style="text-align: left;">Pour terminer cet article, je souhaite énoncer deux ultimes remarques : premièrement, le gegika, qui se rapproche donc plus du roman illustré que du manga proprement dit, a connu un certain succès à partir des années soixante, au Japon. Son équivalent occidental est le roman graphique, qui n&#8217;a pas réussi, à ce jour, à s&#8217;institutionnaliser comme son cousin nippon. Enfin, au delà de la maîtrise artistique de Monsieur Hirata, la démarche qu&#8217;il a adpotée et qui consiste à exhumer des faits historiques occultés par les doctrines officielles, est une leçon de courage que nombre d&#8217;enseignants, d&#8217;historiens, de journalistes, et, pour rester dans l&#8217;ère du temps, de bloggueurs, feraient bien de ruminer.</p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;or des Samourais était le courage, et Monsieur Hirata l&#8217;a transformé en plomb, à destination de nos cervelles d&#8217;oiseaux.</p>
<h6>(9) Auteur de mangas contemporain à Tezuka Ozamu (il est né le même jour que l&#8217;auteur d&#8217;Astro Boy, en 1928). Il décède en l&#8217;an 2000 à l&#8217;âge de 71  ans. On lui doit notamment le gegika<em> Lone Wolf and Cub.</em></h6>
<h6>(10) A ce sujet, je vous recommande <a href="http://www.riob.org/IMG/pdf/Tokyo_Hirai_French.pdf">ce document publié par le Ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Infrastructure et des Transports Japonais.</a></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/satsuma1-163.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7689" title="Satsuma 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/satsuma1-163-693x1024.jpg" alt="" width="485" height="717" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Si vous ne devez en lire qu&#8217;un</strong> : Pas de coup de pouce, cette fois-ci : lisez-tout ou passez votre chemin.</p>
<p><strong>Prix  :</strong> autours de 7.50 euros.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/869479-L.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7690" title="Satsuma 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/869479-L.jpg" alt="" width="243" height="350" /></a><br />
PHB</p>
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		<title>A lire : Young GTO (Shōnan Junai Gumi)</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 13:36:46 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d&#8217;une précédente chronique (qui remonte à près d&#8217;un an et demi), j&#8217;exhortais les lecteurs du blog à se jeter sans retenue sur les aventures du &laquo;&nbsp;GTO&nbsp;&raquo;, le bien nommé Onizuka Eikichi, ancien loubard ayant choisi d&#8217;embrasser la carrière d&#8217;enseignant dans le Japon des années 90. C&#8217;est avec le même enthousiasme que je vous présente aujourd&#8217;hui la préquelle du manga de <strong>Tōru Fusijawa</strong><em>,</em> plus connu en France sous le nom <em>de Young GTO</em>. Son titre original, <em>Shōnan Junai Gumi</em>, se traduit lui par &laquo;&nbsp;le gang de l&#8217;amour pur de Shōnan <strong>(1)</strong>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><em>Young GTO</em> invite donc le lecteur à voyager à travers les plus belles années de l&#8217;adolescence délinquante d&#8217;Onizuka et de son ami d&#8217;enfance Ryuji Danma, seuls et uniques membres de l&#8217;Onibaku Combi, le duo de choc qui -on ne le dira jamais assez- fit trembler plus d&#8217;une fois les murs des quartiers de Shōnan et les <em>Bōsōzokus </em>qui les rasent habituellement <strong>(2).</strong></p>
<p>Pour ceux qui se posent déjà la question, <em>Young GTO</em> est loin d&#8217;être une nouveauté. Le lancement de la prépublication de ce manga au Japon dans les pages du Sh<em>ōnen Magazine de l&#8217;éditeur K</em><em>odansh</em>a remonte en effet à 1990 et fit le bonheur des lecteurs jusqu&#8217;en 1996, soit un an avant le début de <em>GTO</em> dans le même périodique. L&#8217;appellation &laquo;&nbsp;Young GTO&nbsp;&raquo; est, quant à elle, une trouvaille de <em>Pika Edition</em>, soucieux de souligner la parenté de ce manga avec son illustre successeur (pour des raisons eminemment commerciales), lequel a donc été importé en 2005, soit un an après la publication du dernier tome de GTO sur le sol français.</p>
<h6><span class="Apple-style-span" style="font-size: 10px; font-weight: bold;">(1) <strong>Shōnan</strong> (湘南) est le nom donné à la partie côtière de la préfecture de Kanagawa, autours de la baie de Sagami, à 50 km au sud-ouest de Tokyo..</span></h6>
<h6>(2) Un <em><strong>bōsōzoku</strong></em> (暴走族) est un membre d&#8217;une contre-culture nippone associée à des clubs des motos et des gangs.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/09/Y.GTO_.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-7334" title="Y.GTO" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/09/Y.GTO_-1024x597.png" alt="" width="717" height="418" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce manga nous téléporte dans un Shônan des années 90 reconstitué par l&#8217;auteur et dans lequel les gangs d&#8217;adolescents font la loi et découvrent la vie, dans une impunité quasi-totale. Parmi ces jeunes désœuvrés qui rejettent clairement les valeurs d&#8217;un Japon dévoué corps et âme à la culture du travail et de la réussite scolaire, émerge un duo dont la seule évocation suffit à inonder la plupart des fonds de culotte des malfrats pubères qui hantent la baie de Sagami : l&#8217;Onibaku Combi, composé de Damna Ryuji Damna et d&#8217;Onizuka Eikichi <strong>(3)</strong>.</p>
<p>Il faut savoir que les deux compères ont déjà acquis leur statut de &laquo;&nbsp;membres du duo de la mort&nbsp;&raquo; lorsque le lecteur les rencontre le long des premières pages du manga <strong>(4).</strong> Sans perdre de vue la défense de leur rang, ils se préparent désormais à remporter la victoire dans un autre combat, tout aussi important dans la vie d&#8217;un homme : celui qui fera tomber leur pucelage dans l&#8217;oubli. Leur première confrontation avec le miracle de l&#8217;amour se fera donc pendant les vacances d&#8217;été, aux côtés de deux jeunes étudiantes venues chercher le soleil et l&#8217;aventure sur les plages de Yoroshima <strong>(5)</strong>&#8230;</p>
<h6>(3) Combi&nbsp;&raquo; pour duo et &laquo;&nbsp;oni&nbsp;&raquo; de Onizuka, qui signifie démon et &laquo;&nbsp;baku&nbsp;&raquo; pour Danma, parce que &laquo;&nbsp;bakudan&nbsp;&raquo; signifie bombe, autrement dit : le &laquo;&nbsp;duo démon-bombe&nbsp;&raquo;.</h6>
<h6>(4) Les circonstances de la naissance de leur amitié a fait l&#8217;objet d&#8217;un double volume intitulé <em>Bad Company</em>, paru au Japon en 1998.</h6>
<h6>(5)  Ile situé au nord d&#8217;Okinawa et dépendant de la préfecture de Kagoshima.</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/09/319-1a_YKTQQ-Shounan-Junai-Gumi-v01-c001-009.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7395" title="Young GTO 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/09/319-1a_YKTQQ-Shounan-Junai-Gumi-v01-c001-009-642x1024.jpg" alt="" width="449" height="717" /></a></p>
<p style="text-align: left;">A l&#8217;image de son personnage principal, <em>Young GTO</em> est un manga atypique et inspiré faisant la part belle au sentimentalisme tordu et à la castagne de rue. Détail qui coule de source : la différence se fait au niveau de la maturité du même personnage dans les deux oeuvres. Si l&#8217;Onizuka de <em>GTO</em> cherche sa place dans la mécanique défaillante de la société dans laquelle il évolue, celui de <em>Young GTO</em> se contente de vivre sa vie et de profiter le plus longtemps possible de ce que la jeunesse a à offrir en matière de liberté, de rêve et d&#8217;insouciance. Loin de s&#8217;opposer, les deux personnages sont finalement complémentaires, leurs légendes respectives se justifiant l&#8217;une l&#8217;autre le plus naturellement du monde. Son camarade Ruyji <strong>(6)</strong> se distingue quant à lui par son indéfectible amitié avec Onizuka et par son incorrigible cœur d&#8217;artichaut, qui lui permettra d&#8217;ailleurs de prendre de l&#8217;avance dans sa lutte personnelle contre la virginité.</p>
<p style="text-align: left;">Techniquement,<em> Shōnan Junai Gumi</em> est loin d&#8217;être le prototype du manga parfait. Au niveau du visuel, même s&#8217;il est maîtrisé, le trait de Fujisawa reste résolument grossier et martyrise le concept de l&#8217;esthétique à coups de pioche<strong> (7)</strong>. Ce qui le sauve à ce niveau, c&#8217;est d&#8217;abord sa capacité à caricaturer ses propres personnages avec brio. Un talent naissant dans cette série et qu&#8217;il exploitera à merveille dans la suite des aventures du protagoniste de son histoire. Il y a ensuite sa clairvoyance dans le découpage des scènes de tensions et de combat, qui sont d&#8217;une rigueur clinique, transformant ainsi un manga qui aurait pu être illisible en une véritable autoroute quatre voies avec éclairage permanent qui peut donc se goinfrer en moins de temps qu&#8217;il ne faut pour aller acheter les tomes suivants chez le libraire du coin. Enfin, les choix esthétiques dans la construction des personnages (visages typés shōnen, corps et vêtements d&#8217;adultes portés par des adolescents de 16/17 ans) donnent beaucoup de caractère à l&#8217;ensemble du travail de l&#8217;auteur.</p>
<p style="text-align: left;">
<h6 style="text-align: left;">(6) Qui ira s&#8217;installer à Tokyo en même temps qu&#8217;Eikichi après le lycée et que le lecteur retrouvera donc comme personnage secondaire dans GTO.</h6>
<p style="text-align: left;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 10px; font-weight: bold;">(7) Ami lecteur, retrouveras-t-tu où il est question de pioche dans ce manga ? Indice : chercher du côté de Makoto. Je réfléchirai à une récompense pour toute bonne réponse postée dans les commentaires.</span></p>
<h6 style="text-align: left;"></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/319-61_VUJRA-SJG_v07_c061_p151..jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7420" title="Young GTO 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/319-61_VUJRA-SJG_v07_c061_p151.-682x1024.jpg" alt="" width="477" height="717" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Scénaristiquement, le principal reproche que l&#8217;on peut faire à Fujisawa sur <em>Shōnan Junai Gumi</em> est qu&#8217;il donne l&#8217;impression de ne pas vraiment savoir où il va. Cette observation trouve sa source dans le rythme des aventures de l&#8217;Onibaku : le manga alterne en effet d&#8217;une part, des histoires courtes racontées en un ou deux chapitres et d&#8217;autre part, de véritables feuilletons à rallonge centrés sur une intrigue en particulier. Du coup, le lecteur a du mal à se situer entre l&#8217;histoire complète et la série proprement dit. Pour transposer à la BD européenne, c&#8217;est comme s&#8217;il y avait plusieurs histoires dans un même album de Tintin, et que les dernières pages de ce dernier introduisaient une nouvelle aventure qui s&#8217;étenderait sur deux ou trois volumes suivants, avant de se concentrer à nouveau sur une histoire courte, et ainsi de suite. L&#8217;auteur arrive malgré tout à rester cohérent car c&#8217;est finalement l&#8217;évolution d&#8217;une bande de voyous abandonnant progressivement l&#8217;âge de l&#8217;adolescence qui s&#8217;impose comme l&#8217;un des véritables fil conducteur de ce manga. L&#8217;humour, déjanté sans jamais être indigeste, en est un autre.</p>
<p style="text-align: left;">Autre détail qui pourra, au choix, ravir ou écœurer les lecteurs potentiels : la dose phénomènale de violence verbale et physique dont sont remplis à rabord les 31 volumes qui composent l&#8217;intégralité de cette époque de la vie du GTO. Insultes, appels au meurtre, machisme, violence, torture, glorification des gangs, anarchie, règlements de compte&#8230; la liste est longue et même si le grand cœur du héros de cette histoire s&#8217;abreuve de nobles sentiments, sa reconnaissance commence d&#8217;abord là où ses talents de <em>Bōsōzoku </em>taillent sa réputation de terreur.</p>
<p style="text-align: left;">Ceci dit, toute cette surenchère sert surtout à reproduire le plus romantiquement possible le comportement d&#8217;adolescents bagarreurs s&#8217;employant de manière inconsidérée à se lancer des défis frappés du sceau du bellicisme et de la naïveté. Comme on le devine en parcourant <a href="http://passion-gto.net/gto/interview.php">cette interview de l&#8217;auteur livrée à la fin de la prépublication de GTO</a>, le centre d&#8217;intérêt de Fujisawa n&#8217;est pas le combat, le monde de la rue ou la violence en soi, mais bien la jeunesse qui est obligée d&#8217;évoluer dans ce contexte. Le duo qui forme Onibaku combi est donc avant tout le champion d&#8217;une génération de jeunes qui veulent vivre leur vie sans se faire marcher sur les pieds, dans un pays où ils sont presque tous destinés à passer au hachoir de la vie active nippone <strong>(8)</strong>. Dans une certain sens, on se rapproche d&#8217;Antoine de Saint Exupéry et de son Petit Prince, dans sa défiance pour le monde des adultes, le folklore des voyous japonais en prime.</p>
<p style="text-align: left;">Pour finir cet article, je citerai Monsieur Fujisawa, qui s&#8217;exprimait dans une interview  livrée lors du Comicon de 2002 à San diego (USA) :</p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;TF : Quand j&#8217;étais au lycée, les étudiants détestaient les professeurs et les professeurs pensaient que les étudiants n&#8217;étaient que des trouble-fête. En devenant adulte, j&#8217;ai compris ce que les professeurs enduraient. Naturellement, je comprends les sentiments des étudiants aussi. C&#8217;est la raison pour laquelle j&#8217;ai écrit GTO du point de vue d&#8217;un professeur, même si je n&#8217;ai pas vraiment aimé de professeurs. Puisque maintenant je comprends un peu mieux ce que les professeurs pensent, j&#8217;ai créé le rôle d&#8217;Onizuka pour transmettre aux étudiants comment les professeurs se sentent, même si j&#8217;ai pu être en désaccord avec leurs idéaux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Shonan Junai Gumi</em> fait donc écho à sa suite en se situant cette fois-ci du point de vue des élèves, pour un résultat inspiré qui fait assez vite oublier ses nombreux défauts. Je le recommande donc, pour ceux qui ont été convaincus par GTO, ou les amoureux du manga en général. Par contre, ceux qui sont encore étrangers à ce média devront peut-être faire un détour par des classiques un peu plus accessibles pour pouvoir pleinement apprécier toute l&#8217;intensité et la richesse culturelle <strong>(9)</strong> des aventures de l&#8217;Onibaku.</p>
<p style="text-align: left;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 10px; font-weight: bold;">(8) Rappelons au passage que celle-ci est reconnue pour être l&#8217;une des plus difficiles à vivre en métropole, le pays étant de plus, à l&#8217;époque où est publié <em>Shonan Junaï Gumi</em>, frappé par la crise financière et immobilière subséquente à la politique de surinvestissement du guvernement japonais dans les années 80.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 10px; font-weight: bold;">(9) Monsieur Fujisawa fait partie des auteurs qui sont émerveillés devant la popularité mondiale du manga alors que ces derniers sont souvent destinés au public japonais. De ce fait, il existe de nombreuses références implicites au fonctionnement de la vie en société disséminées dans Shōnan Junai Gumi qui en renforce intelligemment l&#8217;intérêt.</span></p>
<h6 style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/319-54_CPOBL-SJG_v07_c054_p004-005.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7428" title="Young GTO 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/319-54_CPOBL-SJG_v07_c054_p004-005.jpg" alt="" width="540" height="405" /></a><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/2696812338325182208o.png"><br />
</a></h6>
<p style="text-align: left;"><strong>Si vous ne devez en lire qu&#8217;un :</strong> Le tome 1 est assez complet pour servir de test.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Et pour finir, mon préféré :</strong> Le tome 9 ou le terrible secret du professeur Minamino.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Prix par tome</strong> (Pika éditions) : Autours de 6 euros neuf (2 euros en occasion). Chaque tome est assorti d&#8217;un petit lexique pour certains termes techniques ou références culturelles propres au Japon.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Personnage préféré :</strong> comme l&#8217;auteur et son éditeur, je suis un énorme fan de l&#8217;ignoble <strong>Toshiyuki Saéjima </strong>(à l&#8217;extrême droite, sur l&#8217;image ci-dessus) qui est pourtant l&#8217;un des personnages les moins appréciés du public (un détail que vous pouvez découvrir au fil des commentaires laissées par l&#8217;auteur entre les chapitres).</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Divers :</strong> Il existe une série animée forte de 5 épisodes de 52 minutes chacun, qui n&#8217;apportent pas grand chose de nouveau au débat (1994 à 1997) + une adaptation télévisée (un<em> Drama</em>) qui ne casse pas des briques non plus.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/onibakumanga.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-7429" title="Young GTO 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/onibakumanga.png" alt="" width="315" height="364" /></a>PHB</p>
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		<title>Clip n&#8217; Play : Special AMV II</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 09:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qu&#8217;est ce qui fait un bon AMV ? C&#8217;est la question que posait en conclusion le précédent article publié sur ce blog à ce sujet. La problématique a bien entendu déjà été abordée et institutionnalisée, comme en témoigne le calendrier mis à disposition sur le site animemusicvideos.org, révélant l&#8217;existence de nombreuses compétitions centrées sur cette discipline, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qu&#8217;est ce qui fait un bon AMV ? C&#8217;est la question que posait en conclusion le précédent article publié sur ce blog à ce sujet. La problématique a bien entendu déjà été abordée et institutionnalisée, comme en témoigne le <a href="http://www.animemusicvideos.org/help/calendar/">calendrier</a> mis à disposition sur le site <a href="http://www.animemusicvideos.org">animemusicvideos.org</a>, révélant l&#8217;existence de nombreuses compétitions centrées sur cette discipline, pour la plupart essentiellement organisées aux Etats-Unis et au Japon. Ailleurs, ce mode d&#8217;expression artistique est également devenu partie intégrante des diverses conventions <strong>(1) </strong>regroupant les fans d&#8217;anime et de manga, une tendance qui a aujourd&#8217;hui largement et définitivement dépassé le stade du phénomène de mode. En France, c&#8217;est au cours de la célèbre <a href="http://www.amv-france.com/concours/japan-expo-11-2010-112">Japan Expo</a> qu&#8217;est offerte la possibilité aux monteurs gaulois d&#8217;exhiber l&#8217;étendue de leurs talents alors que le phénomène trouve même écho jusqu&#8217;en Tunisie.</p>
<p>Cette interrogation amène un constat que les fans du <em>Club Dorothé</em> <strong>(2)</strong> de la première heure corroboreront : l&#8217;aseptisation a fini par frapper les différentes productions nippones destinées au grand public. L&#8217;expression réaliste d&#8217;une violence exagérée, que l&#8217;on pouvait observer dans le long métrage<em> Akira</em>, inspiré du manga éponyme d&#8217;<strong>Otomo Katsuhiro</strong>, jusque dans les tribulations de <em>Ken le survivant</em> (<em>Hokuto no Ken</em>, de <strong>Buronson</strong> et <strong>Hara Tetsuo</strong><em>)</em>, s&#8217;est perdue au profit d&#8217;une charte graphique beaucoup plus tendre, bien secondée en cela par l&#8217;introduction progressive des technologies numériques de traitement de l&#8217;image. Il suffit, pour s&#8217;en rendre compte, de regarder l&#8217;évolution de la série <em>Sainst Seiya </em><strong>(3)</strong> dans son ensemble sur une quinzaine d&#8217;années.</p>
<p>Fini donc les <em>Guyver</em> (adaptation du manga de <strong>Yoshiki Takaya</strong>), <em>Doomed Megalopolis</em> (adpatation du Teito Monogatari du romancier <strong>Hiroshi Aramata</strong>) ou encore <em>Armitage III</em> (série d&#8217;animation originale des studios <strong>AIC</strong> et <strong>Pioneer L.D.C</strong>.). Des titres d&#8217;une violence sans nom et d&#8217;un réalisme spectaculaire, importés pêle-mêle au grand public sans réelle évaluation responsable, à l&#8217;époque où l&#8217;occident découvrait les talents nippons dans le domaine de l&#8217;animation. Aujourd&#8217;hui, dès que l&#8217;on sort du registre de l&#8217;extrême, tout devient automatiquement plus lisse : les gerbes de sang dans <em>Bleach</em> ont plus vocation à faire dans l&#8217;impressionisme qu&#8217;à soulever les coeurs; les blessures dans <em>One Piece</em> se limitent à quelques traces de rouge ou de noir, et seul le récent <em>Hellsing Ultimate</em> parvient à rappeler qu&#8217;on peut faire couler des hectolitres de fluides corporels en arrachant une mâchoire dans une baston entre vampires. Bref, en vingt ans, la fluidité de l&#8217;animation s&#8217;est faite au détriment du réalisme, et cela a bien entendu eu un impact sur les AMV qui puisent leurs ingrédients dans les productions de leur temps, pour d&#8217;évidentes questions de définition et de support.</p>
<p>Est-ce bien grave, docteur ? Je pense personnellement que oui, mais c&#8217;est un débat sur lequel nous reviendrons sans doute un jour. Pour l&#8217;heure, retour aux AMV d&#8217;aujourd&#8217;hui et à leurs critères objectifs de qualité et d&#8217;esthétique, à l&#8217;aide de quelques morceaux choisis. Musique <strong>(4)</strong>&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6><strong>(1) <a href="http://www.bellaonline.com/articles/art30433.asp">http://www.bellaonline.com/articles/art30433.asp</a>; liste des conventions en Europe, Asie et Australie.</strong></h6>
<h6><strong>(2) L&#8217;émission par laquelle l&#8217;anime fit sont entrée en France. </strong></h6>
<h6><strong> </strong><strong>(3) Les fameux Chevaliers du Zodiaque chers à </strong><strong>Masami Kuramada. Les moins de 18 ans connaissent sans doute mieux la franchise à travers l&#8217;Episode G ou Lost Canvas.</strong></h6>
<h6><strong>(4) C&#8217;est bien le <em>Dies Irae</em> du Requiem de Verdi qui sert de fond sonore à la vidéo suivante, fabriquée à partir d&#8217;extraits de long-métrage d&#8217;animation et d&#8217;OAV datant du début des années 90 : <em>Cobra</em>, <em>Battle Angel Alita</em>, <em>Akira</em>, <em>Street Fighter II : The Animated Movie</em>, <em>Ninja Scroll</em>, <em>Patlabor</em>, <em>Cyber City Oedo 808</em>, pour ne citer que ces derniers.</strong></h6>
<p>&nbsp;</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/81GO1WAyC2c?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/81GO1WAyC2c?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>L&#8217;appréciation de l&#8217;aboutissement d&#8217;un AMV n&#8217;étant pas une science exacte, il est malgré tout possible de définir trois gages déterminants de qualité, sans chercher bien loin : primo, la puissance des extraits utilisés; secondo, le choix du titre musical récupéré pour construire le clip, et tertio, la technique du monteur. Une liste qui semble évidente de prime abord mais qui mérite tout de même d&#8217;être détaillée</p>
<p>En ce qui concerne le choix des images, tout d&#8217;abord, il semble évident que plus l&#8217;oeuvre détournée côtoie les sommets, plus l&#8217;AMV qui sera fabriqué à partir de ses extraits aura du cachet. Cette règle n&#8217;est néanmoins pas absolue et se retrouve contrariée par la popularité d&#8217;un titre ou d&#8217;un personnage récurrent d&#8217;une franchise, qui peut faire passer l&#8217;émotion avant l&#8217;esthétique de la mise en scène. Le cas de <em>Vegeta</em>, protagoniste charismatique et populaire de <em>Dragon Ball</em> en est le parfait exemple : tirant parti de la piètre qualité d&#8217;animation des différentes adaptations du manga par la <strong>Toei Animation</strong>, l&#8217;AMV suivant arrive à transcender ce qui fait la force et la complexité du personnage à travers une série de scènes le montrant aux prises avec ses ennemis ou ses démons. Plus que l&#8217;image au sens propre, c&#8217;est le reflet de la personnalité du héros choisi qui fait mouche, bien épaulé par le titre<em> In The End</em> de <strong>Linkin Park</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/PG3gPTsQ8Pw?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/PG3gPTsQ8Pw?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour en revenir au principe, on peut donc malgré tout affirmer que dans la plupart des cas, à talents de monteurs et calibre musical du morceau utilisé égaux, la différence se fait donc souvent au niveau de la qualité des images réutilisées. En guise d&#8217;exemple, voici un superbe montage réalisé à partir d&#8217;extraits du long-métrage d&#8217;animation<em> Vampire Hunter D : Bloodlust</em> sorti en 2000, et réalisé par <strong>Yoshiaki Kawajiri</strong>, à qui l&#8217;on doit, entre autres, l&#8217;excellent Ninja Scroll (1993) et une participation au projet Animatrix (sections <em>Program</em> et <em>World Record; 2003</em>). Bien soutenu par un entraînant <em>Heavyweight</em> d&#8217;<strong>Infected Mushroom</strong>s, ce clip se démarque avant tout par la beauté et la clarté des images qu&#8217;il dispense. Difficile d&#8217;atteindre ce niveau en reprenant de l&#8217;OAV ou de la série animée à la petite semaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><object width="500" height="281"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/54h80CfvqX0?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/54h80CfvqX0?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="281" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le choix du son est bien entendu d&#8217;une importance capitale, et peut presque faire la différence tout seul. Exemple ici avec un extrait du Requiem de <strong>Mozart</strong> (<em>K.626 Dies Irae</em>) mis à contribution pour rendre hommage à l&#8217;univers de <em>Wolf&#8217;s Rain</em>, une série d&#8217;animation signée par le <strong>Studio Bones</strong>, dans laquelle humains et loups croisent leurs tragiques destinées dans un monde frappé par une nouvelle ère glaciaire. Le montage est sobre et statique, l&#8217;anime recyclé d&#8217;assez bonne facture, et c&#8217;est le morceau composé par le petit génie de l&#8217;histoire de la musique classique qui fait finalement la différence et donne envie de se plonger dans l&#8217;univers proposé par l&#8217;anime détourné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/PshW1Gsixy0?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/PshW1Gsixy0?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deuxième démonstration de l&#8217;influence du son utilisé avec ce clip centré sur l&#8217;univers de <em>Soul Eater</em>, un anime à succès adapté du manga éponyme d&#8217;<strong>Atsushi Okubo</strong>, dont le design semble directement inspiré de l&#8217;univers de<strong> Gorillaz</strong>. Le gros son pêchu respirant la joie de vivre du producteur marocain <strong>RedOne</strong> en collaboration avec <strong>Mika</strong> donne un souffle nouveau à une franchise, qui souffre pourtant de son manque de personnalité et de rythme dans sa réalisation d&#8217;origine. Bon, il est vrai que sur cet AMV, le monteur tire bien parti des points forts de l&#8217;anime, s&#8217;il l&#8217;on met la définition moyenne de la vidéo dans son ensemble de côté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/JOkerXAyuV4?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/JOkerXAyuV4?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous en arrivons donc à ce qui fait l&#8217;essentiel du succès d&#8217;un AMV : le talent du monteur. En plus du choix des ingrédients de son montage (traitement de l&#8217;image compris), ce dernier a la responsabilité, pour peu qu&#8217;il se prête au jeu, de trouver le bon fil conducteur de son clip. La vidéo suivante exprime bien cet aspect, en livrant un condensé de l&#8217;intrigue de la série <em>Fullmetal Alchemist </em>(adaptée du manga d&#8217;<strong>Arakawa Hiromu</strong>), qui donne quelques pistes sur la trame de l&#8217;histoire sans pour autant en révéler le moindre détail significatif qui gâcherait le plaisir de la découverte à quiquonque n&#8217;a pas eu l&#8217;occasion de se plonger dans l&#8217;univers du manga ou de l&#8217;anime. Rythme, coordination, textures, et habilité à trouver les bons extraits : tel est le cahier des charges de l&#8217;artiste qui se lance dans cette délicate opération. Si l&#8217;AMV est centré sur une franchise en particulier, une connaissance approfondie de l&#8217;oeuvre est bien entendu de rigueur. Le titre du morceau détourné s&#8217;intitule <em>Hollow</em>, interprété par un groupe d&#8217;alternative originaire de Stephenville, <strong>Submersed</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/hbhaADAZHJI?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/hbhaADAZHJI?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au final, on est en droit de se demander si le talent du monteur ne fait pas tout&#8230; Je n&#8217;en suis, pour ma part, pas réellement convaincu, car si les morceaux choisis (musique ou image) sont de bien trop mauvaise facture pour être exploitables, il sera alors difficile pour l&#8217;artiste de dispenser à travers son AMV ce qui constitue la raison d&#8217;être des mangas, des animes et de tout ce qui découle de leurs industries respectives : le rêve. Sur ce, amis lecteurs, je vous laisse avec un dernier petit clip construit sur l&#8217;univers du jeu <em>Final Fantasy 8</em> et la délicieuse voix d&#8217;<strong>Enya</strong> au service du titre <em>Gravity of Love</em> signé par <strong>Enigma</strong>.</p>
<p>Un moment de pur kitsch romantique pour conclure un petit dossier qui, je l&#8217;espère, vous aura autant plu qu&#8217;éclairé.</p>
<p>Musiqueeeuh&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qq-45wXw7E8?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/qq-45wXw7E8?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>PHB</p>
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		<title>A lire (un de ces jours en France) : Drifters</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Apr 2011 19:53:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que le public initié attend toujours le huitième épisode de la deuxième adaptation en anime de Hellsing (1), le manga culte imaginé par Kohta Hirano, les amateurs de son style sombre et sanguinolant ont le plaisir (malsain) depuis le 30 avril 2009 de découvrir sa nouvelle série intitulée Drifters (2). Après avoir donc mis en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Alors que le public initié attend toujours le huitième épisode de la deuxième adaptation en anime de <em>Hellsing</em> <strong>(1)</strong>, le manga culte imaginé par <strong>Kohta Hirano</strong>, les amateurs de son style sombre et sanguinolant ont le plaisir (malsain) depuis le 30 avril 2009 de découvrir sa nouvelle série intitulée <em>Drifters</em> <strong>(2)</strong>. Après avoir donc mis en scène une guerre totale entre vampires nazis et exorcistes au service de sa Majesté la Reine d&#8217;Angleterre <strong>(3)</strong>, Kohta Hirano pousse cette fois-ci le délire encore plus loin, pour le plus grand plaisir des amateurs d&#8217;Histoire et d&#8217;heroic fantasy. En voici un aperçu, en quelques lignes et extraits.</p>
<p style="text-align: left;">Le récit débute au Japon, à l&#8217;ère Sengoku, une époque trouble et riche en conflits de toutes sortes qui s&#8217;étend entre la moitié du XVème siècle et la fin du XVIème. Lors de la bataille de Sekigahara, (1600 apr. J.-C.), opposant les <strong>Shimazu</strong> de la province rebelle de Satsuma et les forces des<strong>Togukawa</strong>, alors à l&#8217;aube de leur règne sur la période Edo (1603 à 1867 apr. J.-C.), <strong>Shimazu Toyohisa</strong>, guerrier de génie reconnu pour son courage inconsidéré, se fait mortellement blesser en couvrant la retraite de son oncle, le général <strong>Shimazu Yoshihiro (4).</strong></p>
<h6 style="text-align: left;">(1) Une sortie à l&#8217;origine décalée au printemps 2011, avant que le Japon ne soit victime de la plus grande catastrophe sismique et nucléaire de son Histoire.</h6>
<h6>(2) Un terme anglo-saxon qui pourrait se traduire par vagabond.</h6>
<h6>(3) Comptant notamment la célèbre créature de <strong>Bram Stoker </strong>parmi ses troupes.</h6>
<h6>(4) Second fils du gouverneur Shimazu Takahisa, connu pour être un brillant général qui stabilisera la position des Shimazu sous le rège des Togukawa, dont la bataille de Sekigahara marquera officieusement le début du shogunat.</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-499394.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6880" title="drifters 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-499394.jpg" alt="" width="504" height="725" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après la bataille, alors qu&#8217;il cherche, hagard, le chemin du retour dans sa province natale, Toyohisa se retrouve subitement transporté dans un long corridor s&#8217;étendant à l&#8217;infini. Le plafond y est assez bas et les murs de part et d&#8217;autre sont entrecoupés d&#8217;une interminable série de portes de diverses conceptions. Mais ce qui attire d&#8217;abord l&#8217;attention du guerrier est un homme attablé face à lui, en plein milieu de l&#8217;allée. L&#8217;individu, au cheveux clairs et ordonnés, est vêtu d&#8217;un ensemble assez sobre dont on peut distinguer un gilet recouvrant une chemise à carreaux au col duquel se rattache une cravate sombre et discrète. D&#8217;épaisses lunettes masquent ses yeux démesurés et il ne semble pas le moins du monde supris de cette visite impromptue. Avec un flegme glacial et un stylo à la main, il se saisit de l&#8217;un des documents qui jonchent son bureau, consulte brièvement sa montre et prononce ses premières et dernières paroles à l&#8217;adresse du samouraï hébété : &laquo;&nbsp;Suivant.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Un mot qui a pour effet immédiat d&#8217;aspirer ce dernier en un éclair vers l&#8217;ouverture alors créée par une porte située à son niveau&#8230;</p>
<h6></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-499419.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6882" title="drifters 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-499419.jpg" alt="" width="541" height="294" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&#8217;est ainsi que le lecteur est transporté dans une dimension spatio-temporelle parallèle à la nôtre, contruite sur les bases de l&#8217;univers heroic fantasy (humains, elfes, nains, dragons et tutti quanti), et dans laquelle s&#8217;affrontent d&#8217;un côté les &laquo;&nbsp;Drifters&nbsp;&raquo;, de l&#8217;autre les &laquo;&nbsp;Offscourings&nbsp;&raquo;. Tous les membres de ces deux clans sont des personnages célèbres issus de différentes époques de notre Histoire, qu&#8217;ils soient samouraïs, militaires, archers, assassins, chevaliers, cowboys, pilotes de chasse, stratèges ou encore gouverneurs. Mais si les &laquo;&nbsp;Drifters&nbsp;&raquo; ne gardent aucune rancoeur de leur éviction du monde réel et se battent en n&#8217;utilisant que leurs talents respectifs, les &laquo;&nbsp;Offscourings&nbsp;&raquo; entretiennent quant à eux un fort ressentiment vis-à-vis de l&#8217;espèce humaine et ont renoncé à leur propre humanité pour obtenir une puissance maléfique qui dépasse l&#8217;entendement. Dirigés par le &laquo;&nbsp;Black King&nbsp;&raquo;, ces derniers n&#8217;aspirent qu&#8217;au meutre et à la destruction. Les &laquo;&nbsp;Drifters&nbsp;&raquo;, quant à eux, sont essentiellement motivés par la soif de conquête et d&#8217;aventure.</p>
<p>Shimazu Toyohisa grossira donc les rangs des conquérants, aux côtés du gouverneur <strong>Nobunaga Oda</strong> (1534-1582 apr. J.-C.), l&#8217;un des trois premiers unificateurs du Japon sous l&#8217;ère Sengoku, de <strong>Hannibal</strong> (247-183 av. J.-C.), le stratège Carthaginois qui fit trembler Rome ou encore de <strong>Scipion l&#8217;Africain</strong> (235-183 av. J.-C.), genéral et homme d&#8217;Etat romain et rival du précédent, pour ne citer que ceux-là.</p>
<p>En face, il sera possible de s&#8217;extasier sur une version pyromane de <strong>Jeanne d&#8217;Arc</strong> (1412-1431 apr. J.-C.), la pucelle d&#8217;Orléans, un <strong>Grigori Efimovitch Raspoutine </strong>(1969-1916 apr. J.-C.), le mystificateur de Saint-Pétersbourg, passé chez l&#8217;esthéticienne pour l&#8217;occasion, voire un ténébreux <strong>Toshiz</strong><strong>ō Hijikata</strong> (1835-1869 apr. J.-C.) guerrier japonais au service du <em>Shinsen Gumi</em> <strong>(5)</strong> dont l&#8217;intransigeance n&#8217;avait d&#8217;égal que sa maîtrise du Bushido. Une liste qui est là aussi loin d&#8217;être exhaustive.</p>
<p>Quand à l&#8217;identité du &laquo;&nbsp;Black King&nbsp;&raquo;, le peu qui est dévoilé à son sujet autorise les spéculations les plus démentes sur son identité.</p>
<h6>(5) Force de police spéciale japonaise à la fin du shogunat Togukawa (1853-1867 apr. J.-C.).</h6>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-1185417.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6886" title="drifters-Jeanne d'Arc" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-1185417.jpg" alt="" width="520" height="578" /></a>Jeanne d&#8217;Arc, dans toute sa splendeur.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout ce beau monde se cotoie donc et s&#8217;affronte le coeur léger dans la plus pure tradition graphique et scénaristique de Kohta Hirano. Son trait gras et maîtrisé multiplie les scènes de mutilation, de crémation et autres raffinements. Les protagonistes s&#8217;en donnent à coeur joie, le regard dément et un sourire sadique aux lèvres. Par ailleurs, à ce niveau, la ressemblance avec <em>Hellsing</em> est flagrante, ce qui ne pose toutefois pas de problème, tant l&#8217;intrigue de <em>Drifters</em> se démarque de celle de son illustre prédecesseur par ses fondations comme par son traitement. Car si le carnage est l&#8217;apect le plus visible de ce manga, l&#8217;accent est en réalité surtout mis sur la stratégie guerrière dans ce qu&#8217;elle comporte de plus technique : on apprendra par exemple, grâce au savoir faire de Nobunaga Oda<strong>,</strong> surnommé en son temps le &laquo;&nbsp;Roi-Démon du 6ème Ciel&nbsp;&raquo;<strong>(6)</strong>, comment fabriquer du salpêtre (ou nitrate de potassium) à partir de cadavres humains et d&#8217;excréments, ou encore, qu&#8217;il est impératif, pour stimuler l&#8217;entrain d&#8217;une population à partir en guerre, de priver cette dernière de nourriture après en avoir brisé la fierté. Une paire de leçons parmi tant d&#8217;autre que l&#8217;auteur puise dans l&#8217;innénarable parcours de la race humaine depuis la nuit des temps.</p>
<p>Le cynisme et l&#8217;humour potache sont aussi au rendez-vous, savamment distillés au fil des pages.</p>
<p>Si l&#8217;on ajoute à cela la richesse naturelle des personnages dont les réincarnations sont vraiment plaisantes à découvrir, et le découpage redoutablement efficace de l&#8217;action, qui suinte le talent d&#8217;un magaka confirmé, <em>Drifters</em> s&#8217;impose de facto comme une future référence du manga de baston. Il est d&#8217;ailleurs amusant et instructif d&#8217;observer l&#8217;évolution du style de Kohta Hirano en comparant ce titre à son illustre prédécesseur <em>Hellsing</em>, pour observer tout ce qui fait la différence entre un auteur de mangas qui débute une série à succès et celui qui remet le couvert : on remarquera ainsi que le travail du second comporte moins de déchets, d&#8217;approximations et de perte de temps dans le déroulement de l&#8217;intrigue, signe que la trame est d&#8217;ores et déjà bouclée avant même que la première planche ne soit entamée.</p>
<p><span style="font-size: 10px; font-weight: bold;">(6) Au sujet de ce surnom, voir à Mararaja sur le lien suivant <a href="http://www.nichiren-etudes.net/dico/m.htm">http://www.nichiren-etudes.net/dico/m.htm</a></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-499442.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6889" title="drifters 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-499442.jpg" alt="" width="471" height="672" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Que dire de plus sinon qu&#8217;il serait imprudent pour quiquonque n&#8217;a pas atteint l&#8217;âge de la puberté de s&#8217;aventurer aux côtés de Shimazu Toyohisa, ce manga étant franchement cru au niveau du visuel comme du scénario. Pour l&#8217;heure, seuls vingt chapitres d&#8217;une vingtaine de pages chacun ont été prépubliés dans les pages du mensuel nippon <em>Young Kings Ours</em> de l&#8217;éditeur historique Shōnen Gahōsha (en activité depuis 1945). En France, c&#8217;est <strong>Tonkam</strong> qui va se charger de la traduction du seul tome actuellement paru au Japon, en attendant les suivants.</p>
<p style="text-align: left;">Affaire à suivre donc, en espérant que le soufflet ne retombe pas !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-499402.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6894" title="drifters 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/04/drifters-499402.jpg" alt="" width="480" height="692" /></a>PHB</p>
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		<title>Japon : L&#8217;industrie du manga gère l&#8217;après-tsunami</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 09:19:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Japon est touché par un désastre sans précédent. Une fois avoir appris la nouvelle avec stupeur et effroi, ma petite personne égoïste, qui comme beaucoup d'internautes ne connaît ce pays que par le biais d'une de ses sous-cultures les plus populaires dans le monde, à savoir le manga, me suis instantanément angoissé pour la survie de ceux qui s'échinent à les dessiner, à les animer et à les distribuer.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Japon est aujourd&#8217;hui touché par un désastre sans précédent. Une fois avoir appris la nouvelle avec stupeur et effroi, ma petite personne égoïste, qui comme beaucoup d&#8217;internautes ne connaît ce pays que par le biais d&#8217;une de ses sous-cultures les plus populaires dans le monde, à savoir le manga, s&#8217;est instantanément angoissé pour la survie de ceux qui s&#8217;échinent à les dessiner, à les animer et à les distribuer.</p>
<p>Bien que déplacée, la question n&#8217;en restait pas moins censée dans la mesure ou le raz-de-marée qui se déchaînait sur les côtes japonaises quelques heures après le tremblement de terre, endommageait un nombre incalculable (et pourtant calculé) d&#8217;infrastructures en tout genre au Nord du Japon, handicapant ainsi l&#8217;ensemble du pays et faisant même planer le spectre d&#8217;une nouvelle catastrophe nucléaire, après celles de <strong>Three Miles Island</strong> aux Etats-Unis (1979), <strong>Tchernobyl</strong> en Ukraine (1986), ou encore <strong>Blayais</strong> en France girondine (2002), pour ne citer que ces dernières <strong>(1)</strong>.</p>
<p>Le premier réflexe de beaucoup d&#8217;internautes, quelques heures après le début des hostilités de mère nature, fut donc de s&#8217;enquérir sur la santé et l&#8217;intégrité physique de leurs magakas préférés. Le site anglo-saxon des canadiens <strong>Christopher MacDonald</strong> et <strong>Daniel Delorme</strong>, <em><a href="http://www.animenewsnetwork.com/">Anime News Network</a> mis </em>ainsi en place un système de recensement listant la majeure partie des membres de l&#8217;industrie du manga et de l&#8217;anime, mis à jour par les administrateurs comme par les visiteurs du site en fonction des informations glanées à leur sujet. A noter que ce sont les <em>tweets</em> qui facilitèrent le traçage pour alimenter cette <a href="http://www.animenewsnetwork.com/news/2011-03-11/anime/manga/game-industry-members-check-in-after-quake">page</a>. A ce jour, aucun décès n&#8217;est apparemment à déplorer chez les grosses têtes, alors que les petites mains semblent aussi avoir été épargnées.</p>
<p>Relevons tout de même que quelques voix ont été fort agacées par cette compassion ciblée, qui n&#8217;accordait que peu d&#8217;intérêt pour les anonymes ou encore les membres d&#8217;autres industries, à commencer par ceux qui s&#8217;occupent des centrales. Sur ce point, je me contenterai d&#8217;avancer que cet argument est recevable, sans pour autant suffire à condamner.</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(1) Wikipedia recense d&#8217;ailleurs un nombre bien plus important d&#8217;incidents survenus dans des centrales nucléaires depuis les années 60. Une liste qui fait froid dans le dos :</span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d'accidents_nucléaires"><span style="font-weight: normal;"> http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d&#8217;accidents_nucléaires</span></a><span style="font-weight: normal;">.</span></h6>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/jump2122.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6773" title="jump2122" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/jump2122.jpg" alt="" width="445" height="640" /></a></p>
<p>Il restait bien sûr une autre inconnue après le désastre : le décalage dans la parution des différents magazines prébubliant toutes les séries en cours, tout comme dans la diffusion de leurs adaptations en anime. Après une surprenante publication dans les temps, la semaine du 14 mars dernier, du <em>Weekly Shônen Jump</em> (<em>Bleach</em>, <em>Naruto</em>, <em>One Piece</em>&#8230;) de Shueisha, et du <em>Weekly Shônen Magazine</em> (<em>Fairy Tail</em>, <em>Ashita no Joe</em>, <em>Air Gear</em>&#8230;) de Kōdansha, soit deux des plus imposants membres de l&#8217;industrie du manga, l&#8217;heure est aux aménagements de planning, pour d&#8217;évidentes raisons des disfonctionnement des infrastrutures de bases (électricité, eau courante, gaz, routes&#8230;). Le Jump a donc par exemple publié en lieu et place de son numéro de la semaine, un <a href="http://www.animesbakuhatsu.info/">communiqué</a> organisant le report des prochaines éditions jusqu&#8217;en mai : il faut donc attendre le 4 avril pour avoir le prochain numéro. Les fans de<em> Bleach</em> attendront&#8230;</p>
<p>Beaucoup d&#8217;autres éditeurs, studios ou chaînes de télévision avaient d&#8217;ores et déjà annoncé quel impact allait avoir le désastre sur les différentes programmations en cours. Le forum du site <em><a href="http://theanimelounge.com/">The Anime Lounge</a></em> avait d&#8217;ailleurs publié le 15 mars, une liste d&#8217;annonces allant dans ce sens et concernant plusieurs groupes, dont l&#8217;éditeur <strong>Shogakukan</strong> ou encore la chaîne de télévision nippone <strong>NHK</strong>. Pour plus d&#8217;informations :</p>
<p><a href="http://theanimelounge.com/thread/16184-animemanga-releases-delayed-cancelled-after-quake/">http://theanimelounge.com/thread/16184-animemanga-releases-delayed-cancelled-after-quake/</a></p>
<p>Si vous souhaitez obtenir des informations à ce sujet, je vous recommande le site<em><a href="http://www.animenewsnetwork.com/"> Anime News Network</a></em>, qui est le plus complet et le plus actif de tout ceux qui touchent de près ou de loin à ce domaine. Le site <a href="http://mangastream.com/">Mangastream</a>, spécialisé dans la scanlation (l&#8217;art de traduire et de numériser le 9ème art) communique lui via tweeter les informations sur les séries qu&#8217;ils mettent habituellement en ligne. Je n&#8217;ai pour l&#8217;instant pas trouvé de site similaire assez rigoureux en français, donc n&#8217;hésitez pas à partagez si vous en connaissez un.</p>
<p>Pour finir, l&#8217;image en tête de cet article est tiré de la version colorée du manga <em>Akira</em> signé par <strong>Otomo Katsuhiro</strong> (qui semble aller bien, lui aussi), le seul à mes yeux qui a réussi à retranscrir avec beaucoup de réalisme, ce que pouvait provoquer une catastrophe naturelle de grande ampleur sur les constructions humaines. Après avoir vu une semaine plus tôt les images du tsunami ravageant tout sur son passage, j&#8217;ai malheureusement pu me rende compte à quel point la terre pouvait être autrement plus terrifiante que dans les plus apocalyptiques de nos fantasmes.</p>
<p>Bref, affaire à suivre donc et une sincère pensée pour ceux dont personne ne parle jamais&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/japan.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-6775" title="japan" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/japan.gif" alt="" width="420" height="280" /></a></p>
<p style="text-align: center;">PHB</p>
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		<title>Nanobook : Faiz Nabheebucus</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 09:19:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce nom ne vous dira peut-être rien, et pour cause : pour changer ses vieilles habitudes, le nanobook d&#8217;aujourd&#8217;hui délaisse la rétrospective des talents confirmés pour se consacrer aux perspectives d&#8217;avenir d&#8217;une jeune pousse, Faiz Nabheebucus, a.k.a Uver, comme il se fait connaître sur le site communautaire à vocation artistique DeviantART, à travers les pages [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce nom ne vous dira peut-être rien, et pour cause : pour changer ses vieilles habitudes, le <em>nanobook</em> d&#8217;aujourd&#8217;hui délaisse la rétrospective des talents confirmés pour se consacrer aux perspectives d&#8217;avenir d&#8217;une jeune pousse,<strong> Faiz<span style="font-weight: normal;"><strong> Nabheebucus</strong>, a.k.a <strong><a href="http://uver.deviantart.com/">Uver</a></strong>, comme il se fait connaître sur le site communautaire à vocation artistique <a href="http://www.deviantart.com">DeviantART</a>, à travers les pages duquel vous pouvez découvrir certaines de ses oeuvres qu&#8217;il publie régulièrement depuis cinq ans. On peut notamment y admirer cette récente illustration, intitulée <em>Birth of a Butterfly,</em> qui remplit à merveille le rôle de vignette sur cet article. </span></strong></p>
<p>Faiz est donc un jeune Mauricien de 21 ans, pétri de talents <strong>(1)</strong> divers, et installé à Lyon depuis 2007 pour y poursuivre ses études en sciences économiques (Université Lumière, Lyon II). Né dans la ville de <em>Moka</em>, (comme un peu tout le monde à Maurice, paraît-il), il se passionne très jeune pour le dessin, une activité qui s&#8217;installe définitivement dans le parc de ses habitudes alors qu&#8217;il écume les bancs (et les pupitres) du lycée.</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(1) Une expression chère aux commentateurs de football en France.</span></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Meduse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6576" title="Meduse" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Meduse.jpg" alt="" width="410" height="576" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Entretenant cette passion qu&#8217;il trouve très vite apaisante, selon ses propres mots, et qui lui permet de transcender librement les limites du monde réel, Faiz partage sa vie lyonnaise entre ses heures de cours et ses interminables sessions de dessin, qui l&#8217;amènent parfois à s&#8217;enfermer pendant plusieurs jours pour faire mûrir ses compositions, fortement influencées par l&#8217;univers du manga et du jeu vidéo.</p>
<p style="text-align: left;">En outre, le jeune Mauricien troque très vite ses crayons pour <em>Photoshop</em>, logiciel qu&#8217;il manipule avec une grande maîtrise.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Wall-E-by-Uver.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6581" title="Wall E by Uver" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Wall-E-by-Uver.jpg" alt="" width="524" height="295" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Aucune règle d&#8217;or ne régit le travail de cet artiste, si ce n&#8217;est un certain souci du réalisme, tant pour la représentation des personnages et des environnements, que pour le choix des couleurs. Ceci dit, Faiz ne s&#8217;impose aucune limite, et avoue même nourrir le désir de faire voler une baleine dans l&#8217;une de ses futures compositions, pour exprimer cet affranchissement on ne peut plus naturel pour un autodidacte. Toujours est-il que le <em>fan art</em> <strong>(2)</strong> reste un de ses principaux vecteurs d&#8217;inspiration.</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est de plus un grand admirateur d&#8217;un autre artiste de <em>DeviantART</em>, <a href="http://shonensan.deviantart.com/">Henson Chenh</a>, qui évolue dans un registre assez similaire.</p>
<h6><strong><span style="font-weight: normal;">(2) Le fanart ou </span><span style="font-weight: normal;">fan art</span><span style="font-weight: normal;"> désigne en anglais toute œuvre réalisée par un fan et s’inspirant ou reproduisant un ou plusieurs personnages, une scène ou l’univers d’une œuvre existante, qu’elle soit littéraire, picturale ou audiovisuelle.</span></strong></h6>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/A_Walk_in_the_Rain_by_UVER.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6578" title="A_Walk_in_the_Rain_by_UVER" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/A_Walk_in_the_Rain_by_UVER.jpg" alt="" width="420" height="581" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Féru de metal, Faiz affectionne particulièrement certains artistes nippons, comme <strong>Mucc</strong> ou <strong>X Japan</strong> <strong>(3)</strong>, sans pour autant en oublier les classiques du genre, <strong>Metallica</strong> en tête. Il se tourne également vers les compositeurs de musiques de jeu vidéo, vouant une préférence à <strong>Nobuo Uematsu</strong>, l&#8217;auteur des thèmes de la série des <em>Final Fantasy. </em>Cette orientation le pousse petit à petit à ajouter une corde à son arc, en se lançant lui-même dans cette discipline, avec autant d&#8217;application que pour le dessin, ses solides bases de guitariste amateur, conjugués à son habitude de l&#8217;informatique l&#8217;amenant à domestiquer assez rapidement les logiciels <em>Fruity Loops</em> et <em>Audacity </em>(entre autres) pour donner vie à ses partitions. La musique classique avait entretemps fait son entrée dans son répertoire de références, comme en témoigne le thème suivant.</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(3) Deux groupes composés de vrais musiciens, aux antipodes de la J-Pop de base dont les chroniqueurs de la chaîne No Life sont friands.</span></h6>
<p style="text-align: left;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/WLnEqLeh7uc&amp;feature" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/WLnEqLeh7uc&amp;feature"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">La qualité de son travail l&#8217;a finalement amené à être contacté pour collaborer en tant qu&#8217;artiste et musicien avec <em>Megara Entertainment</em>, studios pour lesquels il a participé, entre autres, à l&#8217;adaptation du jeu de rôle <em><a href="http://fabledlands.blogspot.com/2010/11/fabled-lands-in-print-and-on-ipad.html">Fable Lands</a></em> sur Ipad et Ipod. Il serait également dans la confidence en ce qui concerne le projet de création d&#8217;un jeu <em>Final Fantasy</em> signé par les fans de la franchise, et pour lequel il mettrait tous ses talents à contribution.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Cloup-by-Uver.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6593" title="Cloup by Uver" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Cloup-by-Uver.jpg" alt="" width="509" height="720" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Fin 2011, Faiz quittera Lyon et la France pour s&#8217;envoler vers l&#8217;Australie. Nous garderons donc un oeil sur cet artiste appliqué, en espérant qu&#8217;il ne finisse pas par grossir le rang des économistes, comme le voudrait la logique académique que suit son parcours universitaire, et qu&#8217;il se consacre plutôt à persévérer dans le chemin parallèle qu&#8217;il a pris jusque-là.</p>
<p style="text-align: left;">Et pour cela, nous lui souhaitons bonne chance !</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Butterfly_Kiss_II_by_UVER.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6596" title="Butterfly_Kiss_II_by_UVER" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Butterfly_Kiss_II_by_UVER.jpg" alt="" width="389" height="550" /></a></p>
<p style="text-align: center;">PHB</p>
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		<title>A lire (Et pourquoi pas, à voir) : Get Backers</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 18:22:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>&laquo;&nbsp;Nous sommes les Get Backers!  Nous récupérons ce qui vous a été volé ou ce que vous avez perdu. Satisfaction garantie à 100% ou presque&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em> </em>Voici (librement retranscrit) le slogan qu&#8217;entonnent en cœur <strong>Mido Ban</strong> (le brun) et <strong>Ginji Amano</strong> (le blond), sur le macadam de cette bonne vieille mégalopole de Tokyo, dans un futur proche. Leur business ne marche pas aussi bien qu&#8217;ils le voudraient, et payer une amende par semaine à la fourrière pour stationnement illicite, n&#8217;arrange rien à l&#8217;état de leurs finances. Peu importe ! Capables de jeûner pendant trois jours, dépositaire d&#8217;une ardoise astronomique au <em>Honky Tonk</em>, la dinette qui leur sert de quartier général, et mus par une motivation sans faille à jouer les justiciers du dimanche, les <em>Get Backers</em> sont indétrônables dans leurs propres petits papiers.</p>
<p>Surtout que les deux énergumènes qui font office de duo de choc dans ce shônen portant le nom de leur raison sociale, ne sont pas de jeunes loups de commune portée. Candide comme la mort, avec son gilet vert et son bermuda court qui lui donnent des allures d&#8217;adolescent attardé, Ginji fut autrefois connu sous le majesteux pseudonyme d&#8217;Empeureur de la foudre. Un titre dont l&#8217;origine n&#8217;est pas étrangère à sa faculté à produire naturellement de l&#8217;électricité et de manipuler les champs magnétiques. Les yeux de Mido Ban, recèlent quant à eux un pouvoir terrifiant appelé le <em>Jagan. </em>Il permet en effet à son utilisateur d&#8217;hypnotiser totalement quiconque croise son regard, et ce pendant une minute, pouvant ainsi réveiller les rêves les plus tendres comme les cauchemards les plus terrifiants dans l&#8217;esprit de ses victimes.</p>
<p>La série des <em>Get Backers</em>, quant à elle, est donc un manga capable de prouver qu&#8217;un scénariste peut tenir une intrigue aussi cohérente qu&#8217;haletante et longue de 39 volumes bien dodus avec une ébauche aussi biscornue.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/569_largeAnimePaperscans_Get-Backers_Hentora_93973.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6287" title="Get Backers 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/569_largeAnimePaperscans_Get-Backers_Hentora_93973.jpg" alt="" width="403" height="470" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Le succès de franchise doit d&#8217;ailleurs beaucoup au talent du très prolifique<strong> Kibayashi Shin</strong>, auteur du fascinant <em>Psychometrer Eiji</em>, ou encore des <em>Gouttes de Dieu</em>, un manga centré sur l&#8217;œnologie et qui défraie forcément la chronique du 9ème art nippon en France. Sous le pseudonyme de<strong> Yûya Aoki</strong>, il est ici associé au dessinateur <strong>Ayamine Rando</strong>, pour qui la renommée se limite, essentiellement et jusqu&#8217;à ce jour, à ce seul titre.</p>
<p style="text-align: left;">Né à Tokyo en 1962, Kibayashi Shin fut diplomé à vingt ans de l&#8217;université de <em>Waseda</em> au sortir d&#8217;un cursus en sciences politiques et d&#8217;économie, et intègra huit ans plus tard la célèbre maison d&#8217;édition <em>Kôdansha</em> (<em>Akira</em>, <em>GTO&#8230;</em>), devenant responsable éditorial de plusieurs titres du <em>Shônen Magazine</em>. L&#8217;influence de ces rédacteurs en chef sur la construction d&#8217;un manga est si grande, que le jargon de la profession les gratifie du titre de &laquo;&nbsp;mangakas de l&#8217;ombre&nbsp;&raquo; (ou <em>tantô</em>, en japonais). Du coup, après avoir participé à l&#8217;élaboration de plusieurs séries, dont le cultissime <em>GTO</em> de <strong>Fusijawa Tooru</strong>, et tenté sa chance dans le registre de la littérature (huit romans inspiré du manga <em>K</em><em>indaichi shōnen no jikenbo </em><strong>(1)</strong>, publié sous le pseudonume d&#8217;<strong>Amaji Seimaru</strong>), il se lança dans la création de <em>Psychometrer Eiji</em>, là encore, sous un autre nom, celui d&#8217;<strong>Andô Yûma</strong>. Ce manga marquera le début de la reconnaissance pour Kibayashi Shin en tant que scénariste de manga, une grâce qu&#8217;il honorera en imaginant<em> Psycho Buster</em>, <em>Tantei Gakuen Q </em>(L&#8217;école des détectives Q) ou encore <em>Kami no Shizuku, </em>le nom japonais des <em>Gouttes de Dieu,</em> pour lesquels il se cache sous le nom de <strong>Tadashi Agi</strong><strong> (2)</strong>. En tout, ce n&#8217;est pas moins de sept pseudonymes différents en plus du vrai nom de l&#8217;auteur qui se partagent l&#8217;ensemble de l&#8217;œuvre de Kibayashi Shin. Aux quatre déjà cités dans ce paragraphe, il faut aussi ajouter <strong>Jôji Arimori</strong> (<em>Snow Dolphin</em> et <em>Asobotto Senki Gokû</em>),<strong> Igano Hiroaki</strong> (<em>Area No Kishi</em>) et <strong>Ryo Ryûmon</strong> (<em>Bloody Monday</em>). Parallèlement, Kibayashi Shin s&#8217;est également essayé au drama (3) et prend aujourd&#8217;hui ses marques dans le kabuki (4).</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(1) Les Enquêtes de Kinaichi, en français, manga dont le scénario de <strong>Kanari Yôzaburô</strong> est soupçonné d&#8217;avoir été initialement crée par </span><span style="font-weight: normal;">Kibayashi</span><span style="font-weight: normal;"> en personne (<strong>Sâto Fumiya</strong> au dessin).</span></h6>
<h6><span style="font-weight: normal;">(2) Merci à la rédaction du mensuel Animeland pour leur dossier sur Kibayashi Shin dans leur numéro de mai 2010.</span></h6>
<h6><span style="font-weight: normal;">(3) Terme utilisé au Japon, en Chine et en Corée pour désigner les séries télévisées racontant une même histoire en plusierus épisodes.</span></h6>
<h6><span style="font-weight: normal;">(4) Théâtre traditionnel japonais.</span></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/ban-mido-6634.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6278" title="ban-mido-6634" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/ban-mido-6634.jpg" alt="" width="551" height="430" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Pour revenir à nos caprinés du genre ovis (à nos moutons, quoi), Get Backers est un manga fantastique qui oscille entre genre policier, shônen de combat et shôjo <strong>(5)</strong> au goût de hentai. Un patchwork improbable auquel les nombreuses références empruntées par le manga fait écho :</p>
<p style="text-align: left;">* Ginji a des faux airs de <em>Naruto</em>, tant sur le plan physique que sur celui du caractère.</p>
<p style="text-align: left;">* Kudo Himiko, amie d&#8217;enfance de Mido Ban est une photocopie de Caska dans <em>Berserk.</em></p>
<p style="text-align: left;">* Kurodo Akabane, aussi connu sous le nom de Dr Jackal, rapelle étrangement Alucard dans <em>Hellsing.</em></p>
<p style="text-align: left;">* Shido Fuyuki, le Beastmaster, est un clone de Sagara Sanosuke dans <em>Kenshin.</em></p>
<p style="text-align: left;">* Mido Ban lui-même ressemble assez à Kenshin Himura, du même manga (même si la ressemblance est un peu moins évidente).</p>
<p style="text-align: left;">* Et que dire du petit côté <em>Sailor Moon</em> de Fucho-In Kazuki, alias le tisseur.</p>
<p style="text-align: left;">En dehors des ressemblances des personnages avec d&#8217;autres héros de manga, <em>Get Backers</em> contient quelques similitudes en terme de décors et de traitement avec d&#8217;autres de ses concurrents. Le quartier de Shinkuju par exemple est ici dominé par une tour gigantesque baptisée <em>Babylon City</em>, et dont le statut n&#8217;est pas sans rappeler la ville de Zalem dans <em>Gummn. </em>Enfin,<em> <span style="font-style: normal;">si </span><span style="font-style: normal;">l&#8217;ambiance générale, l&#8217;humour et le design urbain emprunte quant à eux au registre de </span>GTO<span style="font-style: normal;"> pour les scènes tranquilles (dialogues, contemplations, repas), les combats diffusent, quant à eux, un petit parfum de </span><span style="font-style: normal;">Saint Seiya</span><span style="font-style: normal;">, en moins blèche.</span></em></p>
<p style="text-align: left;"><em><span style="font-style: normal;">Malgré tout, il serait résolument injuste de crier au plagiat.</span></em></p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(5) Désigne un type de manga destiné aux jeunes et petites filles.</span></h6>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Himiska1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-6300" title="Himiska" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Himiska1.png" alt="" width="571" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;impression d&#8217;avoir entre les mains une série qui prône le recyclage sans foi ni loi s&#8217;estompe en effet au bout de quelques chapitres, le temps que le style d&#8217;Ayamine Rando apprivoise le lecteur, et que la trame de Kibayashi Shin fasse clairement comprendre à quel point son géniteur maîtrise les arcanes de l&#8217;intrigue addictive. D&#8217;abord rythmé par une petite série d&#8217;enquêtes destinées à présenter les personnages et leurs capacités, l&#8217;histoire prend une toute autre dimension avec l&#8217;apparition du Dr Jackal, qui oblige les héros, comme dans tout shônen qui se respecte, à placer la barre plus haut. Tout le génie de Kibayashi est d&#8217;avoir su réutiliser les recettes qui marchent en y modifiant le dosage de certains ingrédients à sa manière. Le public aime les méchants qui deviennent gentils ? Dr Jackal sera un méchant qui sera amené à collaborer avec nos héros, sans pour autant devenir leur allié et prenant un malin plaisir à faire planer le doute sur ses motivations. Le public s&#8217;accroche à la logique du héros qui devient de plus en plus fort ? Amano Ginji et Mido Ban sont, dès le début du manga, deux terreurs qui ont décidé de changer de vie. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un aspect assez intéressant de leur relation qui mérite d&#8217;être mis en avant : les deux protagonistes ne sont pas des amis de longue date et le lecteur apprend très vite que leur amitié est assez récente, laissant la place à une révélation progressive de leurs passés respectifs.</p>
<p style="text-align: left;">Côté combat, Ayamine assume sans grande originalité mais avec une finesse somme toute très agréable, l&#8217;orchestration de combats au dénouements aussi variés que la panoplie des techniques employées par les belligérants, qui s&#8217;inspirent d&#8217;un petit peu tout ce qui existe, sans jamais réellement copier personne. Le côté Saint Seiya relevé plus tôt se manifeste à ce niveau, les duels se réglant plus à la botte secrète (avec explication du procédé en cours de route) qu&#8217;à l&#8217;enchaînement de coups comme le ferait un manga plus orienté vers les arts martiaux. Du coup, le découpage tend plus à mettre en avant une série de cases spectaculaires, parfois au détriment de la lisibilité globale. Pour finir sur ce registre, le Jagan (ou l&#8217;œil du démon) est une création intelligente qui apporte le vrai plus de cette série.</p>
<p style="text-align: left;">Reste l&#8217;humour, tantôt enfantin, tantôt adulte, et qui est parfaitement maîtrisé par le scénariste comme par le dessinateur, qui donne par exemple à Ginji les traits d&#8217;un cochon d&#8217;Inde lorsque ce dernier se sent dépassé par les évènements. L&#8217;ensemble est au final plaisant et tient le lecteur en haleine, malgré quelques petits passages à vide bien trop anecdotiques pour entraver l&#8217;engloutissement boulimique de l&#8217;intégralité de la série.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Raitei.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6294" title="Raitei" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/Raitei.jpg" alt="" width="388" height="588" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Publié de 1999 à 2007 dans le Weekly Shônen Magazine (<em>Kôdansha</em>)<em>, Get Backers</em> est ce qu&#8217;on pourrait appeler un standard du manga, un cran en dessous du blockbuster international façon <em>One Piece</em>, mais largement plus populaire que des séries plus confidentielles. Les 39 volumes sont disponibles en langue française grâce au éditions <em>Pika</em>. Pour les allergiques aux tankōbon <strong>(6)</strong>, il existe depuis 2002 une adaptation en anime de 49 épisodes de vingt minutes chacun, signé par les Studios <em>DEEN</em> et qui reprend certaines grandes lignes de l&#8217;histoire. D&#8217;assez moyenne facture, celle-ci ne transmettant pas toute la richesse du travail de Kibayashi Shin et Ayamine Rando, je ne saurais que trop vous conseiller de prendre votre courage à deux mains et de plutôt engloutir la quarantaine de volumes qui retrace la délicieuse aventure des Get Backers.</p>
<p style="text-align: left;">Pour vous en convaincre&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<h6><span style="font-weight: normal;">(6) Volumes reliés.</span></h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/1735152610_small.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6297" title="Get Backers 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/02/1735152610_small.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p>Si vous ne devez en lire qu&#8217;un : l&#8217;un des deux premiers, l&#8217;histoire prenant un gros coup d&#8217;accélérateur à partir du 3ème.</p>
<p>Et pour finir, mon préféré : Le volume 10, ou le réveil de l&#8217;Empereur de la Foudre.</p>
<p>Prix par volume : aurtours de 6.50 euros.</p>
<p style="text-align: center;">PHB</p>
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		<title>A lire : Jackals</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 06:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Les mangas sont souvent d&#8217;une longévité rébarbative. Celui-ci, est relativement court et tient en sept tomes. Il s&#8217;intitule <em>Jackals</em> et ne pêche pas par son originalité. Mais attention ! Le travail du japonais <strong>Murata Shinya</strong> (aux stylos) et du sud-koréen <strong>Kim Byung-Jin</strong> (à la plume) est loin d&#8217;être un banal exemple de seinen <strong>(1)</strong> axé sur le combat à l&#8217;arme blanche de destruction massive. La preuve en syllabes.</p>
<p>Il était une fois, une ville gangrénée par une lutte entre deux organisations criminelles, répondant respectivements aux tendres noms de Tennouren et Gabriella. Au beau milieu de ce cirque, calqué sur l&#8217;Amérique urbaine à l&#8217;époque de la prohibition, avait émergé une profession pour le moins singulière : les <em>Jackals</em>, sorte de caste de mercenaires gagnant leur pitance d&#8217;hommes libres et affranchis de toute morale en honorant des contrats pour le compte des deux clans rivaux.</p>
<p>Parmi ces assassins vénaux, craints et méprisés de tous, un nom avait marqué les esprits plus que tout autre : celui d&#8217;une femme, surnommée Roxy, La Grande Faucheuse.</p>
<h6>(1) Manga pour jeune homme, ciblant un public de 15 à 30 ans.</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/jackals.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5779" title="Hans le Dynamiteur, Isaac le Ténébreux et Cyclone Claude" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/jackals.jpg" alt="" width="390" height="548" /></a></p>
<p>Cette démone était connue pour avoir longtemps été la plus puissante et la plus cruelle de tous les Jackals que Cicero City n&#8217;avait jamais connu. Sa seule silhouette inspirait la terreur, exhibant sa terrifiante arme, une sorte de hachoir monstrueux de par ses dimensions et son tranchant. Un personnage aussi dangereux et n&#8217;agissant qu&#8217;en vertu de son propre code ne pouvait que représenter une menace pour n&#8217;importe quelle forme d&#8217;organisation, et Roxy n&#8217;y fit pas exception, la mort frappant à sa porte au terme d&#8217;un complot fromenté par ses propres employeurs.</p>
<p>Mais la belle Roxy avait un fils, un petit blondinet prénommé Nichol. Arrivé à l&#8217;âge de se battre, ce dernier décida de devenir lui-même un Jackal, récupérant l&#8217;arme de sa mère dont il épousa le nom et le style de combat. <em>Alligator Nichol</em> devint ainsi par la même occasion le héros de ce manga.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/nichol-d-eward-et-foa-godfrey.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5788" title="Alligator Nichol et Foa Requiem" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/nichol-d-eward-et-foa-godfrey.jpg" alt="" width="390" height="548" /></a></p>
<p>Il est plus légitime d&#8217;aborder <em>Jackals</em> en commençant par ce qui fâche, ce qui permettra ensuite de se focaliser pleinement sur ce qui ravit.</p>
<p>A première vue, l&#8217;originalité n&#8217;est donc pas le point fort de ce <em>seinen</em>, que ce soit du point de vue graphique ou de celui du scénario. Aussi convenu que soigné, le style de Kim Byung-Jin ne cache pas ses sources d&#8217;inspiration. Nichol est en effet un clone bourru (et bourrin) d&#8217;Ichigo Kurosaki de <em>Bleach </em>avec<em> </em>les fringues du Dante de <em>Devil May Cry</em><em>. </em>Cicero City est une Gotham City façon début XXème, alors qu&#8217;un autre protagoniste de l&#8217;histoire, Foa Requiem, emprunte autant au Wolfwood de <em>Trigun</em> qu&#8217;à l&#8217;inaltérable cellule souche qu&#8217;est Guts de <em>Berserk</em>. Le trait est parfois un peu carré, et les personnages qui ont le malheur d&#8217;être illustrés torse nu ont l&#8217;air d&#8217;être passés au gaufrier.</p>
<p>Est-ce le scénario qui guide le dessinateur ou le scénariste qui est influencé par les dessins de son collaborateurs ? Toujours est-il que dans l&#8217;ensemble, Murata Shinya livre de son côté une intrigue plutôt conventionnelle centré sur la vengeance et les duels, avec un fond de mystère sommairement abordé, comme le ferait n&#8217;importe quel film d&#8217;action. C&#8217;est carré, c&#8217;est propre mais c&#8217;est loin d&#8217;être révolutionnaire et ça cache très mal un désir de plaire au plus grand nombre au détriment de la profondeur du récit.</p>
<p><em>However</em>, comme le dirait nos amis britanniques, en insistant délicatement sur le &laquo;&nbsp;w&nbsp;&raquo;, il serait vraiment injuste de ne juger <em>Jackals</em> que sur ce constat réducteur, tant ce manga se révèle au final, et contre toute attente, plaisant à lire comme à se remémorer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/Jackals-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5793" title="Jackals Nichol vs Foa" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/Jackals-1.jpg" alt="" width="540" height="384" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Dans la liste des petites choses qui font la différence, il y a tout d&#8217;abord les scènes de combat, pour lesquelles Kim Byung-Jin montre le vrai visage de son talent, excellant dans la représentation des mouvements, de l&#8217;intensité ou des impacts, que ce soit dans le découpage ou pour les détails. Son associé, Murata Shinya, lui fait écho en livrant au moins un mort sanglant par combat, et en ne reportant que peu d&#8217;échéances dans le déroulement de l&#8217;intrigue. Ce choix de traitement donne à chaque affrontement un caractère décisif, donc enthousiasmant pour le lecteur, qui sent que personne n&#8217;essaye de le faire mariner trop longtemps pour répondre à ses attentes, comme c&#8217;est souvent le cas dans les séries au long cours dans lequelles se multiplient les duels à rallonge (qui peuvent se compter en tomes une fois publiés). Bref, ici tout va très vite et se règle en quelques pages de haute voltige. Même si ce sont essentiellement les armes blanches, dans toutes leurs variétés et leur splendeur, qui se taillent la part du lion, les poisons et autres techniques plus subtiles sont également mise à l&#8217;honneur. Enfin, les dénouements des combats sont tantôt logiques, tantôt renversants, ce qui nous amène au deuxième point fort de <em>Jackals</em>.</p>
<p style="text-align: left;">A ne jamais trop vouloir rentrer dans les détails, Murata Shinya en est arrivé à nous raconter beaucoup plus de choses en sept tomes que le ferait un Naruto en quinze. Au final, son intrigue principale n&#8217;est que l&#8217;occasion de permettre à une foule de petites comptes parallèles de se régler, et qui ont finalement chacun autant d&#8217;intérêt que la trame principale de l&#8217;histoire. Des sortes de mini-feuilletons qui se règlent en quelques cases par-ci, par-là, mais qui sont celles qui reviennent le plus à l&#8217;esprit, à froid, simplement parce que certaines interrogations qu&#8217;elles suscitaient sont restées lettres mortes, une fois la dernière page du manga tournée. Le lecteur a ainsi le plaisir de pouvoir s&#8217;amuser à deviner d&#8217;où venait untel et ce qu&#8217;était devenu tel autre, ce qui au final, laisse plus de plaisir que de regrets.</p>
<p style="text-align: left;">Sans être développé à la hauteur de son potentiel, le scénario n&#8217;en reste pas moins consistant : mine de rien, sans jamais se perdre dans la surenchère du flashback et des explications, le scénariste arrive à construire un univers cohérent et assez riche pour alimenter son histoire, livrant ça et là les organigrammes des organisations en place, des informations sur mode de vie de certains personnages, le passé de certains autres ou encore leur ambitions personnelles, le tout, entre deux scènes de boucherie. D&#8217;où la comparaison faite plus tôt avec un bon film d&#8217;action à l&#8217;américaine, la petite touche psychodramatique à la japonaise en plus et, bien entendu quelques particularités liées à la différence de support narratif. Il est d&#8217;ailleurs amusant de noter que même si la localisation géographique de Cicero City <strong>(2)</strong> est occultée, on peut apprendre que cette ville imaginaire n&#8217;en demeure pas moins peuplée de chinois et de japonais, dont les traits changent légèrement d&#8217;une citoyenneté à l&#8217;autre à travers les dessins de Kim Byung-Jin.</p>
<p style="text-align: left;">Vu sous cet angle, Murata Shinya réussit finalement son coup, bien aidé par son compère, qui à défaut de posséder un style bien à lui, est arrivé à livrer une brochette de personnages pour la plupart très attachants ou charismatiques, avec en prime, des noms de la mort qui tue comme Isaac le Ténébreux ou Foa Requiem.</p>
<h6>(2) Cicero est d&#8217;ailleurs le nom empreunté par plusieurs petites villes dans le monde, aux Etats-Unis d&#8217;abord, mais aussi en Espagne, au Brésil et même en Turquie.</h6>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/jackals-885267.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5804" title="Jackals Chapitre 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/jackals-885267.jpg" alt="" width="560" height="806" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Reste un petit détail qui ne manque pas de saveur : au cours de l&#8217;histoire, les auteurs vont laisser survivre certains personnages que d&#8217;autres n&#8217;auraient pas hésiter à sacrifier sur l&#8217;autel de la morale et du défoulement. Des personnages assez faibles, antipathiques, lâches et sadiques que le lecteur aura le loisir de regarder en train de surnager désespérément au cours de l&#8217;histoire, totalement dépassés par les évènements, et avec des sorts plus ou moins heureux pour chacun à la tombée de rideau. Une petite douceur qui peut cette fois-ci sans conteste remporter sa petite palme du micro-détail original.</p>
<p style="text-align: left;">Comme la durée d&#8217;un manga est presque quasiment toujours déterminée au Japon par son succès auprès du public, sa création comme son développement sont largement conditionnés par l&#8217;interventionnisme de l&#8217;éditeur et la tyrannie du vote des lecteurs, qui mettent souvent les nerfs du magaka à rude épreuve. <em>Jackals</em> a été prépublié pendant deux ans dans les pages du <em>Young Gagan</em> de <em>Square Enix</em><strong> (3)</strong>, qui a notamment hébergé les chapitres du brillantissime <em>Full Metal Alchemist</em> d&#8217;<strong>Hiromu Karakawa</strong>, et qui propose une alternative aux productions populaires et stéréotypées des séries publiées par <em>Shonen Jump</em>, leader historique du marché du manga au pays du soleil levant.</p>
<p style="text-align: left;">Au regard du final de <em>Jackals</em>, la question se pose de savoir si la série a été arrêtée ou raccourcie en cours de route, ou si elle n&#8217;était pas réellement programmée que pour cette durée, par la volonté des auteurs ou de l&#8217;éditeur lui-même. Dans un cas comme dans l&#8217;autre, la boucle a été bouclée au bon moment, et ce manga s&#8217;impose, ni vu ni connu, comme un solide moment de détente qui laisse songeur, plutôt adressé à un public avide de combats surréalistes et haletants, dans une ambiance sombre et mystérieuse.</p>
<p style="text-align: left;">Comme quoi les bonnes vieilles recettes bien classiques n&#8217;existent pas que pour être dénigrées aux nom des chefs-d&#8217;œuvre.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Prix moyen par tome : autours de 7 euros.</p>
<p style="text-align: left;">
<h6>(3) La publication française, d&#8217;assez bonne facture, est le fait des éditions Ki-oon.</h6>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/jackals-885421.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5811" title="Foa deadly blow" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/01/jackals-885421.jpg" alt="" width="529" height="379" /></a></p>
<p style="text-align: center;">PHB</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
]]></content:encoded>
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		<title>A Lire : 20th Century Boys</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Sep 2010 11:49:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une fois n&#8217;est pas coutume, je vais commencer la présentation du manga de Kurasawa Naoki en vous recommandant d&#8217;écouter ce morceau au titre éponyme du groupe britannique de Glam rock T-Rex, qui sévit de 1967 à 1977, pour s&#8217;éteindre avec le décès dans un accident de voiture, la même année, de son membre fondateur, Marc Bolan, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois n&#8217;est pas coutume, je vais commencer la présentation du manga de Kurasawa Naoki en vous recommandant d&#8217;écouter ce morceau au titre éponyme du groupe britannique de Glam rock T-Rex, qui sévit de 1967 à 1977, pour s&#8217;éteindre avec le décès dans un accident de voiture, la même année, de son membre fondateur, Marc Bolan, officiant en tant que chanteur, guitariste et compositeur de cette formation.</p>
<p>Cette fantaisie tend à servir deux objectifs : tout d&#8217;abord, faire connaissance avec ce vieux tube qui sert de titre à cet ouvrage comme d&#8217;élément-clé dans l&#8217;intrigue que je suis sur le point de vous dévoiler. Ensuite, vu qu&#8217;il est important que vous découvriez par vous-même ce chef d&#8217;oeuvre de la bande dessinée nippone, vous faire écouter ce morceau est finalement un bon moyen de vous mettre dans l&#8217;ambiance sans trop vous donner de détails. Aussi, je vous souhaite bonne écoute, et bonne lecture !</p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Ylww2dOW7fg?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Ylww2dOW7fg?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>La bande à Kenji</strong></p>
<p>Les enfants adorent jouer aux adultes. Ces derniers passant une bonne partie de leur temps à se battre entre eux et à se plaindre du monde tel qu&#8217;il existe, il n&#8217;est pas étonnant que leurs rejetons tentent souvent de se construire un destin, dont ils consignent les élements constitutifs dans leur jardin secret. Le rêve de la bande à Endô Kenji était de sauver la terre d&#8217;une organisation maléfique imaginaire qui ne souhaitait ni plus, ni moins, la destruction de l&#8217;humanité. Les grandes lignes de ce combat épique furent par conséquent inscrites à jamais dans le &laquo;&nbsp;cahier des prédictions&nbsp;&raquo;. C&#8217;était en 1969. Puis, le temps fit son oeuvre, les enfant devinrent adultes, et le cahier, un souvenir éteint.</p>
<p>Mais en 1997, Donkey, l&#8217;un des membres de cette petite troupe, depuis devenu enseignant, se suicide, laissant les anciens membres de la bande à Kenji découvrir peu à peu que quelqu&#8217;un a commencé à donner vie aux prédictions du cahier&#8230;</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th_century_boys.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4958" title="20th_century_boys" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th_century_boys.jpg" alt="" width="437" height="450" /></a></p>
<p>Ce qui ont déjà lu <a href="http://www.blog-bazar.com/monster/">Monster</a> reconnaîtrons aisément le style d&#8217;Urasawa : son trait sobre mais précis, presque académique; sa tendance à privilégier le texte au dessin (en terme de quantité); sa minutie dans la description des environnements développés (tant sur le plan visuel que scénaristique); ou encore, sa fascination pour le charisme des tyrans et l&#8217;aveuglement des hommes face au pouvoir de ces derniers. Mais il est important de noter que les deux titres n&#8217;ont pourtant pas été traités de la même manière.</p>
<p>Premièrement, si <em>Monster</em> se passe essentiellement en Allemagne, pays que l&#8217;auteur s&#8217;emploie à reconstruire avec brio,<em> 20th Century Boy </em>se déroule dans le Japon natal d&#8217;Urasawa (qui a grandit à Tokyo), d&#8217;où le côté très intimiste du traitement de l&#8217;environnement, dans lequel sont reconstitués pêle-mêle petits restaurants de râmen (nouilles chinoises), combinis (sorte d&#8217;épicerie franchisée), bowling de quartier, quartiers mal famés et autres singularités urbaines que seul un autochtone peut décrire avec autant d&#8217;authenticité.</p>
<p style="text-align: left;">Ceux qui souhaitent parcourir la biographie de l&#8217;auteur découvriront d&#8217;ailleurs, qu&#8217;entre le rock, les références à <em>Astro Boy</em> et aux autres mangas de l&#8217;époque, il se dégage de <em>20th Century Boys</em> un doux parfum de journal intime. C&#8217;est certainement l&#8217;une des raisons pour lesquelles cette histoire touche la corde sensible du lecteur, en reconstituant ce sentiment mélancolique que ressent peut-être tout adulte face aux souvenirs de ses rêves d&#8217;enfance oubliés.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th-century-boys-kanna-kenji.jpg"><img class="size-full wp-image-4959  aligncenter" title="20th-century-boys-kanna-kenji" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th-century-boys-kanna-kenji.jpg" alt="" width="560" height="711" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Ce manga se distingue également par la construction du récit lui-même, dont le fil conducteur zigzague entre plusieurs époques différentes, avec d&#8217;incessants retours en arrière qui apportent autant d&#8217;éléments de réponses aux évènements les plus récents. Pour faire simple, le flashback est ici plus qu&#8217;un outil pour connaître la vérité : c&#8217;est une dimension à part entière. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus, mais sachez toutefois qu&#8217;Urasawa ne s&#8217;est pas perdu en route et qu&#8217;au final, vous aurez droit a un dénouement à la hauteur des vertigineux détours que l&#8217;intrigue nous fait prendre sur 24 tomes. En d&#8217;autres termes, le soufflé ne retombe pas une fois sorti du four, et ce, malgré la rareté des scènes d&#8217;actions.</p>
<p style="text-align: left;">Enfin, la dernière particularité de <em>20th Century Boys </em>réside dans la multiplicité de ses personnages principaux, si bien qu&#8217;il ne serait pas absurde d&#8217;affirmer que le héros de ce manga n&#8217;est autre que l&#8217;ensemble de la bande à Kenji sur près de cinquante ans. Quant à l&#8217;adversaire que doit affronter cette bande, sachez juste qu&#8217;il donne pleinement son sens au mot &laquo;&nbsp;Ami&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20thmanga.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4962" title="20thmanga" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20thmanga.jpg" alt="" width="558" height="539" /></a></p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Que dire de plus, sinon qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;un des mangas les plus palpitants de l&#8217;histoire de l&#8217;interprétation extrême orientale du 9ème art. Un chef d&#8217;oeuvre plébiscité à quatre reprises par de prestigieux prix, dont celui de la meilleure série au festival de la bande dessiné d&#8217;Angoulême, en 2008. Publiée de 2000 à 2007 (avec une coupure de quelques mois en 2006) dans les pages de <em>Weekly Big Comic Spirits</em> (de l&#8217;éditeur <em>Shogakukan</em>), <em>20th Century Boys</em> existe en version reliée de 24 tomes, dont les deux derniers sont intitulés <em>XXI Century Boys</em>, pour des raisons que je vous laisse là aussi découvrir. C&#8217;est sous l&#8217;édition soignée signée <em>Générations Comics</em> (<em>Panini Comics France</em>) que les francophones peuvent se les procurer. Le Japon a lui eu droit a une édition collector des plus originales, avec, entre autres, les paroles et les accords d&#8217;un morceau rock composé par Kenji dans le manga lui-même. Pour finir, le manga a été adapté au cinéma sous la forme d&#8217;une trilogie, sortie dans les salles obscures nippones de 2008 à 2009.</p>
<p style="text-align: left;">Bref, <em>20th Century Boys</em> est un must de chez must, à dévorer sans modération !</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th-century-boyz.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4964" title="20th century boyz" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20th-century-boyz.jpg" alt="" width="525" height="389" /></a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Si vous ne devez en lire qu&#8217;un : la question n&#8217;a absolument aucun sens&#8230;il faut tout lire. En fait, si vous ne devez lire qu&#8217;un seul manga de toute votre vie, 2<em>0th Century Boy</em> est un sérieux prétendant.</p>
<p style="text-align: left;">Et pour finir, mon préféré : Le Tome 16, <em>La Base Secrète</em>.</p>
<p style="text-align: left;">Prix par tome : environ 8,50 euros.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20thcb.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4966" title="20thcb" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/09/20thcb.jpg" alt="" width="450" height="345" /></a>PHB</p>
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		<title>Nanobook : Masamune Shirow</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 06:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Masamune Shirow est un célèbre auteur et dessinateur japonais de manga né à Kōbé le 23 novembre 1961, ville qu&#8217;il ne quittera qu&#8217;en 1995, à la suite du séisme dévastateur qui frappa la région à cette époque. De son vrai nom Masanori Ōta (ou Ōda), il choisit un pseudonyme rendant hommage à un célèbre forgeron nippon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Masamune Shirow est un célèbre auteur et dessinateur japonais de manga né à Kōbé le 23 novembre 1961, ville qu&#8217;il ne quittera qu&#8217;en 1995, à la suite du séisme dévastateur qui frappa la région à cette époque.</p>
<p>De son vrai nom Masanori Ōta (ou Ōda), il choisit un pseudonyme rendant hommage à un célèbre forgeron nippon du XIXème siècle (Masamune). Complexe et discret (son visage est inconnu du grand public), sa première orientation professionnelle l&#8217;amène à devenir professeur de dessin après des études classiques à l&#8217;université d&#8217;arts d&#8217;Osaka, carrière qu&#8217;il abandonne en 1989 pour se consacrer à son travail de mangaka, qu&#8217;il avait débuté en parallèle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/masamune_shirow20.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4588" title="masamune_shirow20" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/masamune_shirow20.jpg" alt="" width="472" height="654" /></a></p>
<p>Il est l&#8217;un des premiers auteurs avec <strong>Katsuhiro Otomo</strong> (<em>Akira</em>), <strong>Toriyama Akira</strong> (<em>Dragon Ball</em>) ou <strong>Yukito Kishiro</strong> (<em>Gunnm</em>) à s&#8217;être massivement exporté en occident. Son style se rapproche sensiblement de celui des comics américains.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/1751_45368.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4590" title="Shirow 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/1751_45368.jpg" alt="" width="482" height="748" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Shirow excelle dans la construction d&#8217;univers complexes et cohérents pour servir des récits essentiellement centrés sur les mechas, l&#8217;univers cyber-punk et les forces de l&#8217;ordre. Les cases de ses mangas sont souvent entrecoupées de notes techniques en tout genre destinées à développer les différents aspects de ses scénarios.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/Konachan.com-29554-galgrease-shirow_masamune-tagme.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4604" title="Shirow 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/Konachan.com-29554-galgrease-shirow_masamune-tagme.jpg" alt="" width="532" height="398" /></a></p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;érotisme pervers et baroque est également partie intégrante de son registre et bon nombre de ses dessins ont été commercialisées sous forme d&#8217;affiches grand format. A noter également, à l&#8217;actif de l&#8217;auteur, la création d&#8217;une série érotique publiée dans le magazine japonais <em>Uppers </em><em>Magazine</em> dès 2002 et composée d&#8217;histoires courtes et d&#8217;illustrations.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/appleseed030609.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4594" title="Shirow 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/appleseed030609.jpg" alt="" width="507" height="428" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Il compte deux oeuvres majeures à son actifs dont la notoriété a dépassé les frontières du pays du soleil levant : <em>Ghost In The Shell (</em>1989 à 1997;<em> Young Magazine, </em>et <em>Appleseed </em>(1985 à 1989; <em>Seishinsha</em>)<em>,</em> toutes deux adaptées en film d&#8217;animation à plusieurs reprises, la plus réussie restant la première adaptation de <em>Ghost In The Shell</em>, signée <strong>Mamoru Oshii</strong>, sortie dans les salles obscures en 1995 et plébiscitée par le public.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/moe-66763-ghost_in_the_shell-kusanagi_motoko-shirow_masamune-wallpaper.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4597" title="Shirow 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/moe-66763-ghost_in_the_shell-kusanagi_motoko-shirow_masamune-wallpaper.jpg" alt="" width="540" height="406" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Dans leur version originale, ces deux séries se distinguent notamment par le fractionnement du récit en tranches de vies centrées sur les existences des personnages principaux, les couples Kusanagi/Batou et Dunan Nuts/Briareos, respectivement.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/masamune_shirow19.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4600" title="masamune_shirow19" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/masamune_shirow19.jpg" alt="" width="540" height="722" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Masamune Shirow affectionne particulièrement le traitement informatique de ses dessins, après s&#8217;être longtemps cantonné aux techniques traditionnelles. Le résultat, bien que haut en couleurs, partage les fans de la première heure, tant ses premières planches éblouissaient par la finesse de son trait et la richesse des détails qu&#8217;elles contenaient déjà à l&#8217;époque.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/briareos-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4606" title="Shirow 8" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/briareos-4.jpg" alt="" width="438" height="633" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Petite anecdote, pour finir : fasciné par les armes, l&#8217;auteur a poussé le vice jusqu&#8217;à créer <em>Seburo,</em> un fabricant d&#8217;arme imaginaire qui apparaît dans plusieurs de ses oeuvres.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/seburo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4607" title="Shirow 9" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/seburo.jpg" alt="" width="453" height="640" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Visionnaire, virtuose et un brin salingue, la griffe de Masamune Shirow a valu son pensant d&#8217;or. Ses admirateurs restent maintenant dans l&#8217;attente d&#8217;une nouvelle série aussi innovante que ses illustres prédécesseurs.</p>
<p style="text-align: left;">Mais qui sait de quoi demain sera fait ?</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/bb1e0d8e51e6e6a07f813d94c2525.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4592" title="Shirow 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/bb1e0d8e51e6e6a07f813d94c2525.jpg" alt="" width="526" height="753" /></a></p>
<p style="text-align: center;">PHB</p>
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