<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Blog-Bazar &#187; Livre</title>
	<atom:link href="http://www.blog-bazar.com/category/bibliotheque/livre-bibliotheque/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.blog-bazar.com</link>
	<description>Blog touche a tout</description>
	<lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 12:00:09 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	
<xhtml:meta xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" name="robots" content="noindex" />
		<item>
		<title>La Saga du Sorceleur</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/sorceleur/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/sorceleur/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 07:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Andrzej Sapkowski]]></category>
		<category><![CDATA[Geralt de Riv]]></category>
		<category><![CDATA[sorceleur]]></category>
		<category><![CDATA[the witcher]]></category>
		<category><![CDATA[triss merigold]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=7861</guid>
		<description><![CDATA[J'en suis venu à m'intéresser à ce livre grâce à son adaptation videoludique intitulée The Witcher. L'ironie de la chose, c'est que je me suis basé sur les différents tests que j'ai lu, si bien qu'en commençant le bouquin je n'avais en fait jamais jouer au jeu. Et quoi qu'il en soit je n'avais jamais vu le nom de l'auteur en librairie, ce qui prouve que je ne cherche jamais assez. Mais après de longues heures à jouer à STALKER, je dois être mûr pour la littérature de l'Est :-)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Sang des Elfes</strong> &amp; <strong>Le Temps du Mépris</strong> &#8211; tomes 1 &amp; 2<br />
de <em>Andrzej Sapkowski</em> - <em>Bragelonne</em></p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7921" title="sorceleur 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/sorceleur-1.gif" alt="" width="301" height="475" /></div>
<p>J&#8217;en suis venu à m&#8217;intéresser à ce livre grâce à son adaptation videoludique intitulée The Witcher. L&#8217;ironie de la chose, c&#8217;est que je me suis basé sur les différents tests que j&#8217;ai lu, si bien qu&#8217;en commençant le bouquin je n&#8217;avais en fait jamais jouer au jeu. Et quoi qu&#8217;il en soit je n&#8217;avais jamais vu le nom de l&#8217;auteur en librairie, ce qui prouve que je ne cherche jamais assez. Mais après de longues heures à jouer à STALKER, je dois être mûr pour la littérature de l&#8217;Est <img src='http://www.blog-bazar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>La Saga du sorceleur est composée de 5 romans et quelques nouvelles, jusqu&#8217;à maintenant. L&#8217;auteur ayant développé un univers très riche et cohérent, il serait presque surprenant qu&#8217;aucune nouvelle aventure ne parvienne sur nos rayon, surtout avec le succès du jeu-vidéo qui à permis aux livre de se refaire une santé en librairie.<br />
Ce sont les deux premiers tomes qui nous intéressent aujourd&#8217;hui, <strong>Le Sang des Elfes</strong> et <strong>Le Temps du Mépris</strong>.</p>
<p>Si on a bien affaire à un univers de fantasay, Sapkowski évite malgrés tout les pièges trop évidents du déjà vu ou du trop exotiques (des pièges certes, mais pas forcément des faiblesses). Géralt De Riv, notre sorceleur, est un homme très fier, sur de lui et cynique. Un sorceleur est un homme consommant des mutagènes lui permettant d&#8217;améliorer ses capacités. Il s&#8217;est fait une spécialité de tueur de monstres, et ne touche pas à le magie. Lors des chapitres en sa compagnie, on découvre un individu au caractère assez marqué, quoique réservé, qui tente coute que coute de suivre son éthique et sa morale dans un monde ou l&#8217;intérêt personnel, le racisme et l&#8217;appat du gain mènent la danse. Geralt n&#8217;est pas un chevalier servant ne vivant que pour secourir la veuve et l&#8217;orphelin : il monaye ses talents de tueur de monstres quelles que soient les circonstances. Il sait pertinement qu&#8217;il aura gain de cause, car personne à part lui ne pourra régler la situation. Il n&#8217;a que faire de l&#8217;honneur et de la reconnaissance, et ne vit pas pour aider son prochain : il à un talent, et en fait son gagne pain. c&#8217;est un sorte d&#8217;enflure au coeur tendre.</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7922" title="sorceleur 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/sorceleur-2.jpg" alt="" width="450" height="700" /></div>
<p>Il est aussi adroit qu&#8217;il est borné. Non dénué d&#8217;intelligence, il préfera toujours se fier à ses instincts et son expérience plutôt que de suivre les conseils avisés soumis par ses rares amis, n&#8217;hésitant pas ainsi à foncer dans le tas, parfois au mépris des conséquences. Ce comportement est en partie lié à sa position sociale : Pour le peuple, il est un individu dangereux, et son statut de mutant (inexpliqué pour la quasi totalité de la population) le met à la portée du racisme commun. Mais rares sont ces clients à le respecter tel qu&#8217;il est, sans le craindre ni le mépriser. Pour les hommes d&#8217;armes expérimentés, il est dangereux, quant aux mages, ils le méprisent, le voient comme une curiosité vaguement intéréssante, comme un bon numéro de comique.</p>
<p>L&#8217;intrigue déployée par l&#8217;auteur bénéficie d&#8217;un background complexe et fouillé, avec un contexte politique solide où il sera parfois difficile de saisir qui sert qui ou trahit qui, tant il y a de personnages différents. Mais on croisera tout de même les poncifs du genre : mercenaires, armées, magiciens, bourgeois et populaces, ainsi qu&#8217;un bestiaires fantastique classique mais efficace. Mon premier regret est que (jusque la), l&#8217;auteur n&#8217;est pas plus developpé les différentes ethnies.</p>
<p>L&#8217;univers du sorceleur est assez noir et adulte. Comme je l&#8217;ai dit, un climat de racismes permanent plante un déccord propice aux atrocités et vendettas de toutes sortes. L&#8217;auteur n&#8217;hésite pas à aborder d&#8217;autre thèmes comme le sexe, la pedophilie, le meurtre, le sacrifice. Ce qui déstabilise c&#8217;est sa façon d&#8217;en parler : parfois très directement avec un vocabulaire assez rude mais simple, parfois de façon détournée et subtile. Cette alternance n&#8217;est pas foncierement justifiée par le texte, donant le sentiment que l&#8217;auteur choisi selon l&#8217;humeur du moment.</p>
<p>Autre défaut pour moi : le vocabulaire utilisé. La je ne comprend pas, et comme j&#8217;ai arrêté le polonais en 5ème année de maternelle je n&#8217;arrive pas déterminer si, c&#8217;est un défaut de l&#8217;oeuvre ou de la traductrice. Mais l&#8217;utisation de certains mots ou locutions generalement lié à un contexte moderne fait tache. Quand l&#8217;auteur cite un &laquo;&nbsp;poing americain&nbsp;&raquo;, on sort immédiatement du récit. Cela ne se produit pas à chaque page, mais trop de formulations ou locutions introduisent systématiquement une distance entre l&#8217;histoire et le lecteur, c&#8217;est un gros frein à l&#8217;immersion. Sans oublier que pour le reste, l&#8217;ecriture reste tres simpliste, et les dialogues ne viennent pas vraiment relever le niveau.</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7923" title="sorceleur 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/sorceleur-3.png" alt="" width="358" height="400" /></div>
<p>Ces quelques regrets exposés, l&#8217;histoire se laisse decouvrir de façon tres plaisante, avec un rythme changeant et quelques alternances de points de vue toutes les 5 à 10 pages.<br />
Reste donc une aventure bien construite, dans un univers qui bien que peu original, brille par sa complexité et le climat social qui y reigne, le tout emballé dans une écriture et un style sympa, avec des chapitres sans saveur particuliére. Cela dit, la fin du tome 2 relève légèrement le niveau général, esperons que ça continue comme ça. C&#8217;est dommage, mais ça vaut quand meme le coup de s&#8217;y plonger, ne serait ce que pour le sorceleur lui-même, qui reste un personnage trés intéressant.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/sorceleur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le cycle Tiphaine Patraque</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/le-cycle-tiphaine-patraque/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/le-cycle-tiphaine-patraque/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 03:55:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[discworld]]></category>
		<category><![CDATA[disque-monde]]></category>
		<category><![CDATA[feegles]]></category>
		<category><![CDATA[mémé ciredutemps]]></category>
		<category><![CDATA[miss tique]]></category>
		<category><![CDATA[patrick couton]]></category>
		<category><![CDATA[romand du disque monde]]></category>
		<category><![CDATA[terry pratchett]]></category>
		<category><![CDATA[tiphaine patraque]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=7859</guid>
		<description><![CDATA[Tiphaine Patraque, apprentie sorcière atypique dont le quatrième volume des aventures est paru le 21 avril cette année dans nos grises contrées. Estampillée Roman du Disque-Monde  en lieu et place des habituelles Anales du Disque-Monde, cette mini-série ne renie par pour autant ces compatriotes et s'évertue au fur à mesure à resserer les liens avec d'autres personnages et lieux connus.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong>Les Ch&#8217;tis Hommes Libres</strong>  (<em>The Wee Free Me</em>n) &#8211; 2006</li>
<li><strong>Un Chapeau de Ciel</strong> (<em>A Hat Full of Sky</em>) &#8211; 2007</li>
<li><strong>L&#8217;Hiverrier</strong> (<em>Wintersmith</em>) &#8211; 2009</li>
<li><strong>Je M&#8217;Habillerai de Nuit</strong> (<em>I Shall Wear Midnight</em>) &#8211; 2011</li>
</ul>
<p>de <strong>Terry Pratchett</strong></p>
<p><strong></strong><br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-7892" title="Les Ch'tits Hommes Libres" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Les-Chtits-Hommes-Libres-e1323937835202.jpg" alt="" width="500" height="700" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Terry Pratchett</strong> c&#8217;est une sorte de dieu pour moi. Voilà maintenant presque 10 ans que ces livres m&#8217;accompagne au grés des sorties françaises et depuis peu anglaises. Presque 10 ans. Je suis pas un très gros lecteur, mais je lis quand même pas mal de livres, et c&#8217;est le seul auteur dont je puisse dire : &laquo;&nbsp;j&#8217;ai grandi avec&nbsp;&raquo; et ça, c&#8217;est pas rien.<br />
Forcément, j&#8217;ai aussi vu l&#8217;auteur évoluer, mûrir, entre l&#8217;âge et la maladie (il lutte contre Parkinson depuis quelques années). Son style, si fluide, imagé et satirique n&#8217;a cessé de se bonnifier au fil du temps, si bien que si un roman de Terry est toujours rapidement identifiables, je préfères quelqu&#8217;uns des récents aux premiers.<br />
Et dans les récents, il y a Tiphaine Patraque, apprentie sorcière atypique dont le quatrième (et dernier ?) volume des aventures est paru le 21 avril cette année dans nos grises contrées. Estampillée <em>Roman du Disque-Monde </em> en lieu et place des habituelles <em>Anales du Disque-Monde</em>, cette mini-série ne renie par pour autant ces compatriotes et s&#8217;évertue au fur à mesure à resserer les liens avec d&#8217;autres personnages et lieux  connus.<br />
Tout commence avec <em>Les Ch&#8217;tis Hommes Libres</em> (<em>The Wee Free Men</em>). <em>Tiphaine Patraque</em> est la fille d&#8217;un fermier dans le Causse, un pays de coline que ne renierai pas un <em>hobbit</em>. La vie n&#8217;y est ni trop facile, ni trop dure, c&#8217;est juste la vie quoi. <em>Tiphaine</em> à 9 ans, aide ses parents du mieux et a les pieds bien sur terre : elle sait autant gerer la fabrication du fromage, le nettoyage de l&#8217;étable, que le monstre de la rivière. Quand son petit frère se fait enlever par la reine des fées, elle sait logiquement que personne d&#8217;autre dans le coin ne peut se charger de l&#8217;affaire, et va donc le chercher, armée d&#8217;une poele à frire et des <em>Feegles</em>. Qui ne sont autres que des tout petits bonhommes bleus en kilt, très costauds, passablement bagarreurs et souvent alcoolisés. Et je vous parle pas de leur défauts… De toute façon faudra s&#8217;y faire, ils suivent <em>Tiphaine</em> tout au long des quatre bouquins.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7894" title="Un Chapeau de Ciel" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Un-Chapeau-de-Ciel-e1323937903865.jpg" alt="" width="500" height="695" /></div>
<p><em>Tiphaine</em> est un personnage très attanchant. Déjà parce qu&#8217;elle est débrouillarde et mature, mais surtout elle réfléchit à tout, et voit et comprend beaucoup plus de choses que le commun des habitants du <em>Causse</em>. Car <em>Tiphaine</em> est une sorcière, et elle va devoir apprendre non seulement la sorcellerie, mais la vie.<br />
<strong>Pratchett</strong>, qui n&#8217;a jamais eu le bégin pour les clichés, ne parle pas ici de sorcellerie classique avec son déluges de baguettes magiques, effets spéciaux et formules magiques rigolottes. Non, la sorcellerie ici est difficile, mal payée, utile et pourtant souvent mal vue. Les sorcières ne sont pas exemptes de pouvoirs, mais le plus grand consiste à écouter, observer et comprendre. Une sorcière, c&#8217;est celle qu&#8217;on appel quand une femme va accoucher, quand le grand-père à encore mal au dos, ou quand deux voisines ne s&#8217;entendent pas, que la jument est malade… C&#8217;est celle qui sait les choses, et parce qu&#8217;elle sait ces choses là, elle est redoutée. Et une sorcière intelligente fait toujours en sorte d&#8217;être quelque peu redoutée. Elle prend les décisions faciles et difficiles, et on l&#8217;écoute, parce que personne d&#8217;autre ne les prends. Très peu de magie là dedans (en même temps la magie c&#8217;est bon pour les mages !). Les sorcières ne réclament jamais d&#8217;argent, mais ont trouve toujours un moyen de les payer (encore qu&#8217;aucune n&#8217;utiliserai jamais ce mot là) : elles ne manquent jamais de nourriture, vieux tissus, chaussure ou bois de chauffage.<br />
Certaines ont malgrés tout quelques talents spéciaux, mais s&#8217;en servent peu. Oh, et elles volent en balais bien sur. Non pas qu&#8217;elles sachent les faire voler, ce sont les nains qui fabriquent les balais volants, tout le monde sait ça non ?<br />
J&#8217;ai trouvé cette vision de la sorcellerie absolument géniale. Parce que franchement, les sorcières avec boules de feu et tout le tralala, on patauge littéralement dedans, et si les visions originales de la magie existent, elles restent en minaurité (Gagner la Guerre, Le Sorcelleur, Jonatan Strange &amp; Mr Norrell pour ne citer qu&#8217;eux). Tiphaine apprend à la dure, dans la vraie vie ou les vieux ont besoin d&#8217;aide pour aller aux toilettes ou prendre un bain, ou les gens ne sont pas bien malin et les taches difficiles sont toujours aussi dificiles. Mais il faut bien que quelqu&#8217;un les fasses pas vrai ? Cela étant dit, Tiphaine à quand même quelques talents plus magiques, mais motus, vous découvrirez ça vous-mêmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7893" title="L'Hiverrier" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/LHiverrier-e1323937934263.jpg" alt="" width="500" height="686" /></div>
<p>Pour des romans qualifiés jeunesse, les aventures de <em>Tiphaine</em> se permettent d&#8217;aborder pas mal de sujet sérieux, parfois bien noir comme cette jeune fille enceinte battue par son père qui en vient à perdre son bébé. Ce parti pris a d&#8217;ailleurs alimenté quelques discussions de fan opposant joyeusement les univers et thèmes de<em> Harry Potter</em> à <em>Tiphaine Patraque</em> (discussions sur-alimentée par une lettre de <strong>Pratchett</strong> au <strong>Times</strong>, <a title="reaction pratchett" href="www.beyondhogwarts.com/story.20050802.html">suivi de cette réaction</a>). Personnellement j&#8217;ai lu les deux, j&#8217;aime les deux et même s&#8217;il est tentant de faire quelques comparaisons, je ne pense pas que ce soit très pertinent : chaque série à des choses différentes à dire, à montrer. Les seuls points communs se résument à l&#8217;univers de la magie (et c&#8217;est clairement pas le même) et à un personnage principal jeune devant grandir. De plus, là où saga de <strong>Rowling</strong> nous offres des personnages évoluants et grandissants dans une histoire de fond vaste et très bien menée, Pratchett lui s&#8217;intéresse à l&#8217;évolution de <em>Tiphaine</em>. Chaque livre à son histoire propre, avec quelques liens et renvois aus précédents, mais on a pas de grande trame de fond prenant le pas sur le personnage ou le guidant vers un dénouement.<br />
Les personnages secondaires sont, comme souvent sous la plume de <strong>Pratchett</strong>, tout aussi bons les uns que les autres. On découvre beaucoup de nouvelles têtes et quelques connues (<em>Mémé Ciredutemps</em> en tête de liste). Je trouve qu&#8217;avec le temps l&#8217;auteur maitrise de mieux en mieux la notion d&#8217;univers partagé : sans parler de lien entre les histoires, on trouve de plus en plus de références, de personnages connus, de contextes introduis par d&#8217;autres tomes. <em>Je m&#8217;habillerai de nuit</em> est à ce titre exemplaire puisque on y croise <em>Ankh-Morpork</em>, avec notemment <em>le Guet</em> et même un personnage qu&#8217;on avait pas revu depuis… le troisème tome des annales ! <strong>Terry</strong> s&#8217;amuse à relier les points, de façon toujours justifiées par l&#8217;histoire. Et disons le tout net, on adore ça ! C&#8217;est un vrai plaisir de fan.<br />
Une autre chose qui me fait plaisir : il y a quelques histoires secondaires qui émmergent, et j&#8217;ai été assez surpris à chaque fois par leur déroulement, tout simplement parce que j&#8217;étais persuadé d&#8217;avoir deviné la suite. Des surprises de temps en temps, on va pas cracher dessus quand même.</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7891" title="Je m'Habillerai de Nuit" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Je-mHabillerai-de-Nuit-e1323937960860.jpg" alt="" width="500" height="685" /></div>
<p>Voilà encore une bonne série de <strong>Sir Terry</strong>. J&#8217;ai dévoré les quatres bouquins avec plaisir (aux éditions <em>Atalantes</em> as always) et j&#8217;espère revoir miss <em>Tiphaine</em> un de ces quatre au détour d&#8217;un nouveau livre. Que vous aimiez ou non la fantasy et quelque soit votre âge, je ne peux que vous recommander cette perle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/le-cycle-tiphaine-patraque/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nation</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/nation/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/nation/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 13:11:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[daphne]]></category>
		<category><![CDATA[ile]]></category>
		<category><![CDATA[mau]]></category>
		<category><![CDATA[nation]]></category>
		<category><![CDATA[survivre]]></category>
		<category><![CDATA[terry pratchett]]></category>
		<category><![CDATA[Tsunami]]></category>
		<category><![CDATA[vague]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=7304</guid>
		<description><![CDATA[Je vais me fixer un objectif : réussir à vous parler de Nation et de Pratchett sans m'éparpiller, sans vous parler de ses célèbres Annales du Disque-Monde, ni vous faire la biographie de l'auteur... Argh. Et pourtant je vais m'efforcer de le faire, tant Nation est un livre qui mérite d'avoir un article pour lui tout seul. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7305" title="nation 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-1-667x1024.jpg" alt="" width="667" height="1024" /></p>
<p><strong>Nation</strong> de <em>Terry Pratchett</em> &#8211; <em>Edition Atalante</em> &#8211; 2010</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><em>How can I answer you? There is no language</em></p></blockquote>
<p>Je vais me fixer un objectif : réussir à vous parler de Nation et de Pratchett sans m&#8217;éparpiller, sans vous parler de ses célèbres Annales du Disque-Monde, ni vous faire la biographie de l&#8217;auteur&#8230; Argh. Et pourtant je vais m&#8217;efforcer de le faire, tant Nation est un livre qui mérite d&#8217;avoir un article pour lui tout seul.</p>
<p>En bref, Terry Pratchett est un auteur anglais dont le domaine de prédilection est la fantasy satirique/décalée. Depuis de nombreuses années, il nous abreuve de ses Annales du Disque-Monde, une série de plus de trente livres se déroulant sur le Disque-Monde. Un monde plat comme une pizza qui voyage sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur le dos de A&#8217;Tuin, la grande tortue qui parcours l&#8217;espace. Hum&#8230; je m&#8217;égare non ? À quelques rares exceptions, toutes ces histoires se déroulent là bas.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7307" title="ation 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/ation-5.jpeg" alt="" width="294" height="219" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&#8217;adore cet auteur. Peut-être le premier auteur de littérature dont je sois réellement devenu fan depuis le premier bouquin jusqu&#8217;au dernier. Son écriture est particulièrement fluide et très agréable à lire. Les dialogues sont assez savoureux, les descriptions à la fois détaillées et très simples. C&#8217;est juste génial de voir comment il arrive à décrire une ambiance, un lieu en quelques mots, en faisant appel à des tournures imagées. Mais surtout Pratchett fait rire et réfléchir à la fois : c&#8217;est un maitre de l&#8217;ironie, de l&#8217;humour décalé et occasionnellement noir. Chacun de ses livres aborde une panoplie de thèmes et il se fait un devoir de les mettre en relief dans l&#8217;absurde.</p>
<p>Tour à tour, il parle de la guerre, du meurtre, de la famille, de la vérité&#8230; et beaucoup d&#8217;autres. J&#8217;ai souvent vu collée l&#8217;étiquette « littérature jeunesse » sur ses livres. Ce que je ne comprends pas bien : certes, l&#8217;écriture n&#8217;est pas très complexe et est donc abordable aux plus jeunes, mais pour les lires depuis plus de 10 ans maintenant, je peux vous dire qu&#8217;à chaque relecture, je découvre plus de détail, de sous-entendu et de thèmes qui me font encore réfléchir. Bon je m&#8217;arrête là sinon je suis parti pour plusieurs jours.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7306" title="nation 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-2.jpeg" alt="" width="300" height="418" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><em>Life get really complicated if you think too much</em></p></blockquote>
<p>Et une fois n&#8217;est pas coutume, l&#8217;auteur nous offre aujourd&#8217;hui un livre qui se déroule&#8230; sur terre. Point de fantasy, juste une histoire humaine qu&#8217;on pourrait situer au XIXe siècle. À l&#8217;époque, une jeune fille de la bourgeoisie victorienne, Daphne,  s&#8217;embarque sur un bateau à destination de l&#8217;Angleterre, car une peste décime les populations. Plus loin, dans l&#8217;océan Pacifique, un garçon nommé Mau est sur le point de quitter l&#8217;ile des garçons pour retrouver son peuple sur l&#8217;ile du Soleil et devenir un homme. C&#8217;est alors qu&#8217;est arrivée la Vague, un énorme tsunami.</p>
<p>Mau se réveille dans sa barque, en pleine mer. Avec beaucoup d&#8217;efforts, il arrive à retrouver son ile : elle est en partie dévastée et son peuple a disparu. Sur cette même ile se trouve le Sweet Judy, le bateau de Daphne, qui s&#8217;est échoué en plein milieu d&#8217;une forêt. Bien sûr ils finiront par se rencontrer, et alors que des survivants des iles voisines affluent, il faudra survivre et tout reconstruire.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7308" title="nation 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-4-668x1024.jpg" alt="" width="668" height="1024" /></p>
<p>Le livre porte bien son nom : comment rebâtir une nation, un pays à partir de rien ? Mau et Daphne viennent de deux mondes différents : l&#8217;un appartient à une tribu autonome de pêcheur et de chasseur vivant sur une petite ile, et l&#8217;autre appartient à la bourgeoisie de l&#8217;empire anglais, avec toute sa modernité et ses lois. Et sur cette ile, avec ces personnages humains et tellement proches de nous au final, le lecteur assiste à la naissance d&#8217;une civilisation.</p>
<p>Pratchett est un vieux routier, il sait comment manier ses personnages, et sait précisément où il va. Mau est jeune, et il est curieux. Il questionne tout : les dieux, le monde, les règles, les motifs des uns et des autres. L&#8217;histoire se permet d&#8217;aborder la religion, la culture et la transmission des connaissances, bref à tout ce qui fait une société. Et comme toujours l&#8217;auteur met en relief l&#8217;absurde de certaines situations, de certaines réactions, dans ce choc des cultures modèle géant.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7309" title="nation 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-6.jpeg" alt="" width="400" height="263" /></p>
<p>Tant de croyances différentes se télescopent sur ce petit bout de terre perdu dans l&#8217;océan, qu&#8217;il devient difficile pour les personnages de se reposer sur leurs certitudes. Qui croire ? Après avoir tout perdu, comment tenir si nos dernières croyances volent en éclat ? Où trouver la justice, dans les règles ou les hommes ?</p>
<blockquote><p><em>If a lie make us strong, a lie will be my weapon</em></p></blockquote>
<p>Tout au long de l&#8217;histoire, on assiste à la définition de la religion par ceux qui la voient et ceux qui la font. Rapidement un rescapé nommé Ataba débarque, c&#8217;est un prêtre d&#8217;une des iles voisines. L&#8217;homme à un profond respect pour ses dieux (tous créé par Imo, le créateur du monde). Mais Mau veut savoir pourquoi les dieux ont envoyé la grande vague, pourquoi tout est détruit, et qu&#8217;on fait les habitants pour êtres punis. Au travers de leurs différents désaccords, ces deux personnages vont changer, chacun va découvrir une facette de l&#8217;autre qui le surprendra, et chacun devra admettre qu&#8217;ils ont tous les deux torts. Après tout, qui créer les dieux ? Les Dieux eux-mêmes ou les hommes ? Qu&#8217;est-ce que la croyance ? D&#8217;où viennent les hommes et le monde qui les porte ? Et c&#8217;est là que Pratchett fait preuve d&#8217;intelligence : en aucun cas il ne donne de réponse définitive du style « Dieu existe, maintenant fermez là ! » ou « Croyez moi, tout ça, c&#8217;est des conneries ». Il arrive à concilier toutes les opinions, toutes les croyances de façon logique et respectueuse, et c&#8217;est un vrai tour de force.</p>
<p>De la même façon, Mau et Daphne doivent tous deux apprendre à vivre dans un monde changé qu&#8217;ils ne connaissent plus vraiment. Concernant la mode vestimentaire par exemple : les femmes natives des iles voisines sont vêtues de pagne et autres accessoires, alors que Daphne porte sur elle la panoplie complète de la jeune fille anglaise irréprochable, avec ces 6 couches de vêtements. Elle est choquée par ce qu&#8217;elle voit, mais finit par s&#8217;y faire et même par adopter certaines de ces modes locales. La question posée est très simple : d&#8217;où viennent les règles ? D&#8217;où viennent les lois ? Sont-elles par définition universelles ou doivent-elles s&#8217;adapter ? Sont-elles inflexibles ? Sur quoi sont elles basées, peut-on remettre en cause le raisonnement qui mène à « tu ne tueras point » ? Au final il apparait que la plupart des règles n&#8217;existent pas par elle même comme un état de fait, mais n&#8217;existent que dans leurs têtes. Ils les trimballent partout, elles font partie d&#8217;eux depuis l&#8217;enfance, et comme ils ne connaissent rien d&#8217;autre, elles ne sont jamais remises en doute. Mais on critique ceux qui ne la suivent pas. Mais est-il pour autant plus sain de tout remettre en question ? Au final, la notion de vérité est assez incertaine et surtout réside dans la conviction de chacun.</p>
<p>Au travers de ses personnages, Pratchett interroge le lecteur sur des thèmes importants tels que les fondements de la civilisation et ce qui la différencie du barbarisme, sur le fait de grandir prématurément, sur les notions de traditions et de progrès, et sur la place de l&#8217;individu dans la société.</p>
<p>Je n&#8217;en dis pas plus, l&#8217;histoire réserve de très beaux moments et apporte son lot de réflexion. Ici Pratchett n&#8217;invente rien, et met en image des idées, une philosophie que j&#8217;aime beaucoup, et surtout engage à réfléchir, sur tout et tout le temps, à ne rien prendre pour acquis : à se faire sa propre opinion des choses.</p>
<blockquote><p><em>Silence fell like a hammer made of feathers. It left holes in the shape of the sound of the sea</em></p></blockquote>
<p>J&#8217;ai lu ce livre en anglais, et c&#8217;était pour moi l&#8217;occasion de vérifier si les excellentes traductions françaises de Patrick Couton étaient respectueuses de l&#8217;auteur : et c&#8217;est bien le cas, toute la saveur des textes de Pratchett est correctement retranscrite dans notre langue. Néanmoins, c&#8217;est un vrai bonheur que de lire les mots de l&#8217;auteur dans sa langue originale, avec toutes les tournures de phrases et autres pépites qui parsèment le récit (quitte à perdre ici et là des références culturelles).</p>
<p>Attention toutefois, si vous êtes du genre à n&#8217;apprécier un livre qu&#8217;à condition d&#8217;être tenu en haleine par un scénario complexe avec plein de surprises : l&#8217;histoire est relativement simple et recèle peu de rebondissements. Le récit étant très beau comme ça, on lui pardonne aisément.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7310" title="nation 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-3-1022x1024.jpg" alt="" width="1022" height="1024" /></p>
<p>Un livre à penser, un livre à conserver, et de la part d&#8217;un des meilleurs auteurs anglais que je connaisse, que demander de plus ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/nation/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Lignée</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/la-lignee/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/la-lignee/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 12:53:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[chuck hogan]]></category>
		<category><![CDATA[guillermo del toro]]></category>
		<category><![CDATA[la lignée]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[the strain]]></category>
		<category><![CDATA[Trilogie]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4714</guid>
		<description><![CDATA[Depuis son atterrissage à l'aéroport JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des morgues de la ville, Ephraïm comprend qu'une menace sans précédent plane sur New York. Vous avez dit vampire ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Lignée</strong> de <em>Guillermo Del Toro</em> &amp; <em>Chuck Hogan</em></p>
<p>Titre original : <strong>The Strain</strong></p>
<blockquote><p><strong>Depuis son atterrissage à l&#8217;aéroport JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. Le spectacle qu&#8217;Ephraïm et son équipe d&#8217;épidémiologistes découvrent à bord a de quoi glacer le sang : tous les passagers sauf quatre sont morts, en apparence paisiblement. Ont-ils été victimes d&#8217;un attentat au gaz ? D&#8217;une bactérie foudroyante ? Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des morgues de la ville, Ephraïm comprend qu&#8217;une menace sans précédent plane sur New York. Lui et un petit groupe décident de s&#8217;organiser. Pas seulement pour sauver leurs proches. C&#8217;est la survie de l&#8217;humanité entière qui est en jeu&#8230;</strong></p>
<p><strong> </strong></p></blockquote>
<dl id="attachment_4718" class="wp-caption aligncenter" style="width: 585px;"></dl>
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-4718 aligncenter" title="la lignée" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/strain-1-e1278679971448.jpg" alt="" width="575" height="884" /></dt>
<blockquote><dd class="wp-caption-dd">French cover</dd>
</blockquote>
<p><em>Guillermo Del Toro</em> est un cinéaste que j&#8217;adore. Je l&#8217;ai découvert sans le savoir il y a des année avec <strong>Mimic</strong>, petit film d&#8217;horreur dans les bas fonds New-Yorkais. Puis plus tard avec l&#8217;excellent <strong>Blade 2</strong>, où déjà il s&#8217;intéressait aux vampires.  Depuis, entre autre, il a fait les très bons <strong>HellBoy 1</strong> et <strong>2</strong>, et son chef d&#8217;œuvre <strong>Labyrinthe de Pan</strong> : mi-film de guerre, mi-conte dans l&#8217;Espagne de Franco.</p>
<p>Ce type sait réaliser, il sait s&#8217;adapter a son propos, donner un sens au cadre, éclairer ses scènes ; mais il a aussi un talent de compteur hors pair, avec un sens du détail et de l&#8217;ambiance qui ont fait le succès de ses films. Et voilà que le bonhomme se lance dans l&#8217;écriture d&#8217;une trilogie vampirique (qu&#8217;il compte d&#8217;ailleurs réaliser un jour). Étant visiblement conscient de certaines lacunes dans la narration littéraire, il sera aidé par <em>Chuck Hogan</em> auteur entre autre du Prince des Voleurs, que je n&#8217;ai pas lu.</p>
<p>L&#8217;histoire se déroule à <em>New-York</em> : un avion est en approche, la tour de contrôle l&#8217;autorise à atterrir. Une fois au sol, plus personne ne répond, toutes les lumières sont éteintes. Rapidement la panique gagne les autorité locales qui ne savent pas comment réagir.</p>
<p>Petit à petit l&#8217;enquête se lance, où l&#8217;on suivra plusieurs personnages dont deux épidémiologistes, un vieux professeur, un dératiseur&#8230; Une galerie variée, et surtout différente des habituels flics ou personnages d&#8217;actions qu&#8217;on nous sert dans ces histoires là.</p>
<p>L&#8217;intrigue est plus ou moins construite en 3 temps. La première partie concernant l&#8217;avion est géniale, une perle d&#8217;ambiance bien menée, mais relativement pauvre en action. La deuxième partie est plus rythmée, on entre dans la partie « enquête » à proprement parler et l&#8217;intrigue avance beaucoup, pour le bonheur du lecteur. L&#8217;ambiance est toujours prenante, quoi que un peu moins qu&#8217;au début. La dernière partie, qu&#8217;on peut appeler globalement la fin (du tome 1 en tout cas) est elle plus orientée action / dénouement, avec une séquence finale dans une maison globalement moins bonne que le reste. A noter, que plusieurs interludes permettront de découvrir le passé d&#8217;un des personnages, et la longue histoire qu&#8217;il entretient avec les créatures de la nuit.</p>
<p><em>Del Toro</em> vient du cinéma, il écrit des script, et son écriture s&#8217;en ressent. Les deux premières parties (a plus forte raison la première) ne fourmillent pas de détails, mais donnent juste ce qu&#8217;il faut pour guider le lecteur sur le chemin, en laissant son imagination construire le reste. Et ça fonctionne très bien. L&#8217;intrigue ne va pas très vite, les cents premières pages (a peu près) n&#8217;exposant qu&#8217;une nuit et une journée. Le côté script ressort dans le découpage de l&#8217;action, très marqué entre les différents personnages, et assez typé dans la temporalité de l&#8217;action, divisée en petite partie qui se suivent ou se chevauchent, parfois de moins de 5min. Il y a une vraie maitrise du suspens, une montée en puissance palpable et intelligente (quand même certains lecteurs pesteront contre ce rythme). Personnellement ce rythme atypique (je veux dire dans un livre) ne m&#8217;a pas gêné : mais je ne saurais dire si c&#8217;est du au talent des auteurs, ou à ma culture ciné qui me permet de reconnaitre l&#8217;élément.</p>
<p>La deuxième grosse partie du livre adopte un rythme plus soutenue, avec notamment un chapitre intitulé « la première nuit » qui apporte son lot de scènes sympathiques. On y suivra ponctuellement d&#8217;autre personnages secondaires confrontés au phénomène.</p>
<p>Mon seul regret concerne la fin, surtout la fin dans la grande maison : trop rapide, on a l&#8217;impression que le tout est expédié pour terminer rapidement le passage, avec une ambiance peu palpable, et un manque de détail. Ce qui confirme pour moi une chose : <em>Del Toro</em> est certes un très bon conteur, mais pour des grosse séquence d&#8217;action il lui faut une caméra. Il a une approche visuelle des mouvements qu&#8217;il sait extrêmement bien capter par l&#8217;image, mais plus difficilement par écrit. Et visiblement <em>Chuck Hogan</em> ne l&#8217;aide pas beaucoup de ce côté là. Il en ressort une scène qui fait trop « combat de la fin », trop boss de fin de niveau dans un jeu. Dommage.</p>
<div id="attachment_4719" class="wp-caption aligncenter" style="width: 585px"><img class="size-full wp-image-4719" title="strain 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/07/strain-2-e1278680007770.jpg" alt="" width="575" height="915" /><p class="wp-caption-text">English cover</p></div>
<p><em>Del Toro</em> reprend ici le mythe du vampire à sa sauce. Tout un mouvement du fantastique s&#8217;était employé à s&#8217;éloigner du vampire séduisant à la Stoker, et du coup ça fini par devenir prévisible. Cela étant dit, <em>Del Toro</em> apporte ici quelques éléments originaux bien trouvé, et qui restent logiques dans l&#8217;histoire. On adopte toujours le points de vue d&#8217;un humain standard, on ne découvrira que très peu les motivations des vampires. Quoi qu&#8217;il en soit, concernant ces derniers, nous sommes tout de même loin d&#8217;une ambiance à <strong>La Masquarade</strong>, du moins dans le premier tome : certains éléments de la fin de ce volume mettent tout de même en appétit avec la possible apparition d&#8217;autres clans, avec leur anciens, et leurs règles. Une future guerre territoriale ? Possible.</p>
<p>Mais la fin n&#8217;a pas suffit à gâcher mon plaisir : j&#8217;ai adoré cette histoire. Les personnages, même s&#8217;ils n&#8217;échappent pas à quelques stéréotypes de temps à autres, sont agréables à suivre. Et quelle ambiance pour cette première partie ! Une ambiance très filmique en fin de compte, et je ne sais pas si elle plaira à tout le monde. Mais moi j&#8217;attends avec impatience la sortie du tome 2 !</p>
<p>PS : la vignette de l&#8217;article montre Guillermo Del Toro sur le tournage de Blade 2, avec un machin derrière lui.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/la-lignee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hordes</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/hordes/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/hordes/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 11:48:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[arbres de vie]]></category>
		<category><![CDATA[audric]]></category>
		<category><![CDATA[augure]]></category>
		<category><![CDATA[bras-demon]]></category>
		<category><![CDATA[coresh]]></category>
		<category><![CDATA[fantasie]]></category>
		<category><![CDATA[hordes]]></category>
		<category><![CDATA[laurent genefort]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4522</guid>
		<description><![CDATA[Cette semaine, je vous propose un petit article sur la trilogie Hordes, écrite pas le franchie Laurent Genefort. Une lecture entamée à la sortie du tome 1, l'Ascension du Serpent, sorti en 2007. Je ne connaissais pas du tout M. Genefort avant cela, je crois que c'est autant la couverture que la promo de Bragelone qui m'ont attirés. Les Dieux nous aiment !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hordes</strong> &#8211; <em>Laurent Genefort</em></p>
<p>Cette semaine, je vous propose un petit article sur la trilogie <strong>Hordes</strong>, écrite pas le franchie Laurent <em>Genefort</em>. Une lecture entamée à la sortie du tome 1, <strong>l&#8217;Ascension du Serpent</strong>, sorti en 2007. Je ne connaissais pas du tout <em>M. Genefort</em> avant cela, je crois que c&#8217;est autant la couverture que la promo de <em>Bragelone </em>qui m&#8217;ont attirés.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4528" title="Hordes 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/Hordes-1-e1276861601625.jpeg" alt="" width="580" height="883" /></p>
<p>L&#8217;histoire se déroule dans un univers médiéval fantastique classique, que viennent rafraichir quelques trouvailles sympathiques. Dans ce monde, des seigneurs se partagent le monde. Ils vivent dans leurs forteresses, le plus souvent taillés dans la carcasse majestueuse des gigantesques arbres de vie. La légende dit que tous les êtres vivants viennent des graines de ses arbres gigantesques, il y a bien longtemps.</p>
<p>Les seigneurs n&#8217;ont pas pour ambition de faire eux-mêmes la guerre, aussi font-ils appel aux Hordes : des compagnies de mercenaires vendant leurs services. L&#8217;histoire commence avec la Horde du Serpent, qui, dirigée par le charismatique capitaine <strong>Audric</strong>, vient de remporter une victoire pour un seigneur local. Le capitaine possède une arme redoutable : un bras démon d&#8217;une puissance inouïe, seul capable de manier a gigantesque épée. Remarqué pour ses prouesses militaires, <strong>Audric</strong> est approché par le seigneur <strong>Coresh</strong>, qui l’envoie en mission dans une contrée lointaine pour trouver et ramener la Prime Augure <strong>Solene</strong>, une jeune fille capable de voir l&#8217;avenir.</p>
<p>L&#8217;histoire est longue et s&#8217;étale sur plusieurs années. Au grès des trois tomes, le lecteur se retrouvera embarqué dans une guerre aux multiples facettes entre hommes et démons, une guerre dont on sentira pleinement la montée en puissance jusqu&#8217;au dénouement, un peu simple il est vrai.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4529" title="Hordes 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/Hordes-2.jpeg" alt="" width="580" height="914" /></p>
<p>La force de <strong>Hordes</strong> ne tient pas tant dans les qualités d&#8217;écriture de <em>Laurent Genefort</em>, que dans la maitrise de la narration. Techniquement le roman se tient, fluide et cohérent. Le passage du temps est bien rendu. Je ne reprocherai a l&#8217;auteur qu&#8217;un léger manque d&#8217;originalité dans le vocabulaire. Cela a toutefois un avantage, on ce concentre plus efficacement sur la narration. Et là c&#8217;est pas mal du tout ! Que ce soit dans les scènes de la vie des hordes, dans les palabres politiques ou les grandes batailles, l&#8217;auteur nous gratifie de descriptions pointues et complètes. Quand il s&#8217;agit de survoler l&#8217;organisation du ravitaillement, de l&#8217;entretien et des longues marches, <em>Genefort</em> fait preuve d&#8217;autant (voir plus) de détail que pour l&#8217;histoire elle-même (bien rendue elles aussi).</p>
<p>Un truc qui m&#8217;a beaucoup plu c&#8217;est que ce n&#8217;est pas une histoire a <em>twist</em>. Il y a bien quelques rebondissements, mais la plupart du temps on n’essaye pas de surprendre le lecteur avec force surprise incroyable. On découvre donc plaisamment l&#8217;univers et les protagonistes qui le peuple et tentent chacun a leur façon d&#8217;échapper a sa condition, d&#8217;être autre chose que des pions dans le jeu des autres, et aspirent à être libre.</p>
<p>J&#8217;ai lu quelques avis sur le web, et on reproche souvent a Hordes d&#8217;avoir plagié La <strong>Compagnie Noire</strong> et <strong>Berserk</strong>. Je ne connais pas bien le deuxième, mais <em>Fylyp</em> a écrit un article récemment sur ce manga. Effectivement, il y a quelques similitudes, notamment autour des deux héros. Mais à ce compte-là, on ne peut plus écrire sur gars qui manie une grosse épée avec un bras dans une armure. Quid de Clad dans <strong>Final Fantasy 7</strong> ?</p>
<p>Pour la <strong>Compagnie Noire</strong> en revanche je ne sais pas, je dois commencer à le lire bientôt.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4530" title="Hordes 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/06/Hordes-3.jpeg" alt="" width="580" height="909" /></p>
<p>Au final, <strong>Hordes</strong> est une aventure plaisante a lire, assez simple dans sa structure, mais bien travaillée. Les trois tomes se lisent relativement vite. Le plus gros défaut que je puisse trouver a l&#8217;histoire, c&#8217;est sa fin. Elle n&#8217;est pas ratée, mais avec la montée en puissance des deux précédents tomes et les enjeux en cause, j&#8217;attendais mieux : plus grand, plus rythmé, plus osé. À titre de comparaison, j&#8217;ai trouvé que la fin du tome 2 parfaite avec un souffle légèrement épique et terrible a la fois. Dommage, car il reste un gout d&#8217;inachevé peu agréable.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/hordes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Janua Vera</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/janua-vera/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/janua-vera/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 11 May 2010 22:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[gagner la guerre]]></category>
		<category><![CDATA[janua vera]]></category>
		<category><![CDATA[jean-philippe jaworski]]></category>
		<category><![CDATA[le confident]]></category>
		<category><![CDATA[le conte de suzelle]]></category>
		<category><![CDATA[le service des dames]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise donne]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[recueil]]></category>
		<category><![CDATA[un amour dévorant]]></category>
		<category><![CDATA[une offrande très précieuse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=4196</guid>
		<description><![CDATA[Voilà un recueil de nouvelles que je content d'avoir lu ! Merci au Cercle d'Atuan pour la découverte.
Je me souviens encore de certains recueils de nouvelles qu'on nous faisait lire au lycée... rarement passionnant en ce qui me concerne. Il a fallut attendre Miroirs et Fumées de Neil Gaiman pour renouer avec ce format.
Et je découvre cette fois-ci un auteur que je ne connaissait pas, Jean-Philippe Jaworski. Auteur de quelques jeux de rôles, il à écrit ensuite le recueil qui m'amène : Janu Vera, collection de nouvelles se situant dans le Vieux Royaume, monde médiéval fantastique, encore que la fantasy s'y fasse rare. En huit nouvelles distinctes, c'est à un petit voyage dans les temps anciens d'un monde inconnu que nous convie l'auteur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Janua Vera</strong> <em>de Jean-Philippe Jaworski (éditions )</em></p>
<p>Voilà un recueil de nouvelles que je suis content d&#8217;avoir lu ! Merci au <a href="http://lecercle.atuan.org/index.php" target="_blank">Cercle d&#8217;Atuan</a> pour la découverte.</p>
<p>Je me souviens encore de certains recueils de nouvelles qu&#8217;on nous faisait lire au lycée&#8230; rarement passionnant en ce qui me concerne. Il a fallut attendre Miroirs et Fumées de Neil Gaiman pour renouer avec ce format.</p>
<p>Et je découvre cette fois-ci un auteur qui m&#8217;ai inconnu, Jean-Philippe Jaworski. Auteur de quelques jeux de rôles, il à écrit ensuite le recueil qui m&#8217;amène : Janu Vera, collection de nouvelles se situant dans le Vieux Royaume, monde médiéval fantastique, encore que la fantasy s&#8217;y fasse rare. En huit nouvelles distinctes, c&#8217;est à un petit voyage dans les temps anciens d&#8217;un monde inconnu que nous convie l&#8217;auteur.</p>
<p style="text-align: center;">◊◊◊◊◊◊◊◊</p>
<p style="text-align: left;">La première de ses nouvelles porte le nom du livre : <strong>Janua Vera</strong>. Relativement courte, mais dégageant un parfum de mythe et de légende, ce passage s&#8217;intéresse au Dieu-Roi Leodegar qui reigne sur le vieux royaume. Chaque nuit il est réveillé par un rêve, qui se termine invariablement par des coups donnés sur une porte. Et ses sujets s&#8217;inquiètent, comment un Dieu vivant peut-il être troublé par ses rêves. Leodegar ne comprend pas. Il va chercher par tous les moyens la clé de cette énigme qu&#8217;il ne comprend pas, nous entrainant à sa suite dans cet univers onirique, teinté d&#8217;une flamboyance sur le déclin.</p>
<p>Le style de Jaworski est assez incroyable. Sa connaissance et son utilisation du vocabulaire français (autant le dire tout de suite, il faudra garder un dico sous la main) est saisissante. Il dresse le portrait de lieux et d&#8217;ambiances de façon précises et envoutante. Et que dire de cette plongée dans la tête d&#8217;un homme qui a tout conquis, tout unifié, mais doit se souvenir qu&#8217;il n&#8217;est qu&#8217;humain, devant cette porte ?</p>
<p>J&#8217;ai adoré cette petit tranche de vie (au sens propre) ; Leodegar est impressionnant, hautain et chancelant, avec une aura grandiose. On pourrait aussi passer des heures à s&#8217;interroger sur le parallèle entre le souverain et son royaume grandiose mais vacillant.</p>
<p style="text-align: center;">♣♣♣♣♣♣♣♣</p>
<p>La deuxième nouvelle s&#8217;intitule <strong>Mauvaise Donne</strong>. On y découvre, plusieurs siècle après la vie de Leodegar, Don Benvenuto, assassin dans la prestigieuse république de Ciudala. Acceptant un contrat confié par son mentor, notre homme se retrouve rapidement mêlé à un vaste complot, qui l&#8217;amènera à user de toutes ses ressources et de toute sa tête pour s&#8217;en sortir. Excellent nouvelle, on retrouve ici la savoureuse maitrise du français qui fait le style de notre auteur. Le découpage est exemplaire, avec un rythme quasi parfait. Sans oublier des personnages fascinants et profonds. Le personnage principal, Don Benvenuto peut sans problème concourir dans la catégorie des &laquo;&nbsp;salopards sympatiques&nbsp;&raquo;, auquel on s&#8217;attache très rapidement. Cette nouvelle a une suite, Gagner la Guerre, dans laquelle on retrouvera notre héros pour la suite des ses aventures. Et c&#8217;est tant mieux, tant la nouvelle m&#8217;a laissé sur ma faim.</p>
<p style="text-align: center;">♥♥♥♥♥♥♥♥</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_4238" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-4238 " title="Jean-Philippe Jaworski" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/janua_vera-1.jpg" alt="" width="300" height="300" /><p class="wp-caption-text">Notre auteur, barbu en plus</p></div>
<p style="text-align: left;">Un groupe d&#8217;homme, dont un chevalier, souhaite traverser un guet, détenu par une petite bourgade. Seulement la châtelaine du coin en à interdit l&#8217;accès. Le groupe sollicite alors audience pour obtenir l&#8217;autorisation de passage. Telle est l&#8217;histoire de la troisième nouvelle, <strong>Le Service des Dames</strong>. Jaworski nous invite ici à une aventure en deux partie. La première explore allègrement les us et coutume de la courtoisie médiévale. Partie fort bien menée, tant elle ressemble à un jeu que se jouent deux personnages. La deuxième partie relate une petite expédition avec notre trio. Je ne suis pas le plus qualifié pour en juger, mais d&#8217;autre lecteurs du Cercle ont trouvé les description que fait Jaworski des chevaux tout à fait exemplaires.</p>
<p style="text-align: left;">J&#8217;aime beaucoup le personnage d&#8217;Aedan, le chevalier : à l&#8217;aise avec la courtoisie légèrement mordante, il sait aussi réfléchir vite et bien. La Châtelaine est merveilleusement&#8230; retorse.  La chute est une petite merveille.</p>
<p style="text-align: left;">Jaworski renouvelle ici son vocabulaire de fort belle manière pour s&#8217;adapter à un ton plus léger en première partie. Si les différentes parties sont bien marquées, la nouvelle se lit bien.Tout juste une légère baisse de rythme au début de l&#8217;expédition, mais ça ne m&#8217;a pas gêné.</p>
<p style="text-align: center;">♦♦♦♦♦♦♦♦</p>
<p><strong>Une offrande très précieuse</strong>. Pas ma préférée celle-là, j&#8217;ai eu du mal à la lire. L&#8217;histoire d&#8217;un soldat grièvement blessé suite à une échafourrée qui à mal tournée. Il se retrouve à traverser une forêt étrange, portant son compagnon mourant. Ce n&#8217;est pas toute l&#8217;histoire, mais je peux pas en dire beaucoup plus sans gâcher le récit . Le personnage est intéressant dans la mesure ou il subit beaucoup, et sort du moule des personnages maitre de leur vie, de leur destinée, de leur liste de course&#8230; Lui il veut pas décider, ni choisir ; il veut juste faire ce qu&#8217;on lui dit.  Et il souffre, blessé dans les premières pages, il va trainer ses blessures pendant toute la nouvelle, et je peux vous dire qu&#8217;on souffre avec lui, looooonguement.</p>
<p>C&#8217;est surtout le rythme avec lequel j&#8217;ai eu du mal : dans la forêt, les interminables marches&#8230; Ça peut s&#8217;expliquer par ses blessures qui lui brouillent le cerveau&#8230; Ça peut s&#8217;expliquer par son lourd passer, qu&#8217;il traine avec lui à chaque pas. Mais ça reste long. Le récit accélère sensiblement plus tard, juste a temps pour nous servir un épilogue poignant. A noter qu&#8217;on retrouvera le chevalier Aedan dans un rôle plus que secondaire.</p>
<p style="text-align: center;">◊◊◊◊◊◊◊◊</p>
<p style="text-align: left;">La cinquième nouvelle se présente sous la forme d&#8217;un petit conte, le bien nommé <strong>Conte de Suzelle</strong>.</p>
<p>Joli travail de l&#8217;auteur qui arrive en une cinquantaine de page à nous faire vivre la vie de Suzelle, depuis on enfance, avec un sens du détail et du rythme pointu (et c&#8217;est peu de le dire tant les périodes peut intéressantes pour elle nous semblent lentes).<br />
L&#8217;histoire en elle-même est jolie aussi, j&#8217;ai tout de suite accroché a cette gamine maladroite mais au final plus attachante que les autres. Elle n&#8217;a pas eu une vie rêvée c&#8217;est sur. Mais à la fin, elle a eu la chance de retrouver, brièvement, une partie de son enfance, de ses émotions enfouies, un petit bout de rêve. Mon seul regret, ne pas en savoir plus sur ce mystérieux Annoeth qui ne vieillit pas, mais Jaworski ne s&#8217;étale pas sur les éléments fantastiques de ses récits, quand bien même il s&#8217;agit d&#8217;un elfe.</p>
<p style="text-align: center;">♣♣♣♣♣♣♣♣</p>
<p style="text-align: left;">Et un hommage, un ! Jaworski s&#8217;emploi dans <strong>Jour de guigne</strong> à explorer un genre qui à fait le succès de Terry Pratchett : la fantasy burlesque. On découvre ici Maitre Calame, qui se retrouve affligé du terrible syndrome de Palimpseste : quoi qu&#8217;il fasse, il est poursuivit en tout chose par une malchance des plus tenaces-, et heureusement pour le lecteur, des plus cocasse. Malheureusement pour notre héros, sa malchance est double, puisqu&#8217;il se trouve atteint par ledit syndrome alors qu&#8217;une vague de meurtres atroces plonge la ville dans l&#8217;horreur.</p>
<p style="text-align: left;">Bien qu&#8217;étant un hommage appuyé à Sir Terry, Jaworski utilise ici son propre style, et c&#8217;est d&#8217;autant plus plaisant à lire. Le décalage avec les précédentes nouvelles est frais et l&#8217;aventure est menée tambour battant. Je me suis bien amusé devant les péripéties improbables et dangereuses de Maitre Calame. La légèreté du ton en fait une histoire entrainante. Je l&#8217;ai lu d&#8217;une traite, le sourire au lèvre ; c&#8217;est une des plus &laquo;&nbsp;fluide&nbsp;&raquo; que j&#8217;ai lu jusque là, elle coule de source. Et a vrai dire, c&#8217;est une touche de fraicheur bienvenue entre certaines autres nouvelles plus triste.</p>
<p style="text-align: center;">♥♥♥♥♥♥♥♥</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_4239" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img class="size-full wp-image-4239 " title="janua vera - 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/05/janua-vera-2.jpeg" alt="" width="400" height="637" /><p class="wp-caption-text">Couverture d&#39;une édition des Moutons Electriques</p></div>
<p style="text-align: left;">Ils sont deux, deux hommes, courant la nuit dans le bois. Et ils appellent, sans jamais cesser, un prénom de femme. Et tandis qu&#8217;ils cherchent, les habitants n&#8217;osent sortir&#8230; Encore une excellente nouvelle ! <strong>Un Amour Dévorant</strong> s&#8217;apparente à la fois à une histoire de fantome terrorisant une simple bourgade, et à une enquête polière visant à élucider la présence de nos fantômes. Plutôt bien menée, intrigante, elle nous offre une galerie de personnages et de petites mésaventures savamment racontés. Le premier chapitre est une petite merveille d&#8217;ambiance et de mise en place, qui m&#8217;a de suite happé dans l&#8217;histoire. La suite alterne entre ambiance et enquête d&#8217;un personnage singulier, voulant coute que coute élucider ce mystère.</p>
<p style="text-align: left;">Les appelleurs, puisque c&#8217;est leur surnom, content parmi les plus chouettes fantômes que j&#8217;ai rencontré en lecture. Non qu&#8217;ils soient aimables, mais leur consistance, leur apparence, leur histoire et leur réactions sont juste géniales. Point de forme blanche éthérée ici, juste le reflet d&#8217;une réalité lointaine. La chute est un petit bijou d&#8217;humour noir. Bien qu&#8217;elle n&#8217;explique pas tout, elle est piquante et clos le récit comme il faut. Certains seront sans doute déçus de ne pas avoir le fin mot de l&#8217;histoire, mais ce n&#8217;est pas nécessaire, le récit ce tient tel quel.</p>
<p style="text-align: center;">◊◊◊◊◊◊◊◊</p>
<p>Dernière nouvelle (du moins dans mon édition), <strong>Le Confident</strong> tient du grand art. On se retrouve plongé dés la première page avec le narrateur, un prêtre du Desséché, qui a fait voeu d&#8217;obscurité. Cela consiste à choisir de vivre le restant de sa vie dans le noir le plus complet, sous terre. Et le voilà qui nous raconte ses occupation, son ancienne vie, sa perception du temps. Il nous explique ainsi les raisons de son choix, ses difficultés, et nous conte le entrevues qu&#8217;il a avec ses multiples visiteurs. Le tout avec une simplicité déconcertante, une humilité et une clarté d&#8217;esprit impressionnante.</p>
<p>Le monologue du moribond est prenant, et j&#8217;ai a peine eu l&#8217;impression de commencé la nouvelle que la fin était là. Pourtant elle n&#8217;est pas plus courte que les autres. J&#8217;ai bloqué un moment sur les quelques lignes de la fin avec une sorte de long frisson, tant elles impliquent le lecteur directement dans l&#8217;histoire.<br />
Tout simplement génial.</p>
<p style="text-align: center;">§</p>
<p>Que retenir au final ? Déjà que Jaworski est un auteur génial, pointu, et sachant naviguer avec talent dans plusieurs registres, mais en gardant toujours une maitrise peu commune des langue, des mots et de leur contexte. J&#8217;ai passé la moitié de mon temps à m&#8217;en émerveiller, en ouvrant régulièrement un dictionnaire.</p>
<p>Ensuite que son univers est intéressant. Il ne cherche pas l&#8217;originalité à tout prix, en empruntant quelque élément aux classiques du genre, et à la représentation médiévale collective. Mais on sent une histoire fouillée (plusieurs siècles séparent la première nouvelle de la deuxième) et consistante. Il en ressort une impression de cohérence solide, aidée par les multiples références que ce font entre elles certaines nouvelles (ou alors deux nouvelles faisant discrètement référence à un même lieu, un même personnage, un même passé). Elles sont pourtant absolument autonomes, et les petites touches dont je parle flatteront l&#8217;imagination des lecteurs attentifs.</p>
<p>Un sacré livre donc, regorgeant d&#8217;ambiances et de structures diverses. Jaworski entre de plein pied dans le monde des mes auteurs préférés, et je suivrais avec attention ses prochaines publications (sans oublier de lire son deuxième livre, Gagner la guerre, ou j&#8217;aurais la joie de retrouver Don Benvenuto). Sans forcément avoir de suite aux nouvelles du présent ouvrage, j&#8217;espère retrouver certains personnages dans d&#8217;autres histoires.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>A noter qu&#8217;il existe plusieurs éditions, dont une récente, augmentée, avec une nouvelle supplémentaire.</p>
<p><a href="http://http://www.actusf.com/spip/article-4914.html" target="_blank">Interview sur ActuSF</a> &#8211; <a href="http://www.cafardcosmique.com/Jean-Philippe-JAWORSKI-a-propos-de" target="_blank">Interview sur le Cafard Cosmique</a></p>
<p>Et quelques autres avis éclairés :</p>
<p><a href="http://brunissend.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html" target="_blank">Chez Brunissende</a> &#8211; <a href="http://chez-craklou.over-blog.com/article-janua-vera-jean-philippe-jaworski-49711489.html" target="_blank">La Bibliothèque de Craklou</a> &#8211; <a href="http://www.imaginelf.com/2010/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski/" target="_blank">Imaginelf</a> &#8211; <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jeanphilippe-jaworsky.html" target="_blank">Le Dragon Galactique</a> &#8211; <a href="http://nevertwhere.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html" target="_blank">Nevertwhere</a> &#8211; <a href="http://olyaolenka.over-blog.com/article-juana-vera-de-jean-philippe-jaworski-49650949.html" target="_blank">Mes lectures de l&#8217;imaginaire</a> &#8211; <a href="http://quadrant-alpha.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html" target="_blank">Quadrant Alpha</a> -</p>
<p style="text-align: left;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/janua-vera/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>No More Wars, Please</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/no-more-wars-please/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/no-more-wars-please/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 11:36:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fylyp82</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Hage Boutros]]></category>
		<category><![CDATA[iUniverse]]></category>
		<category><![CDATA[Lebanon]]></category>
		<category><![CDATA[No More Wars]]></category>
		<category><![CDATA[Please]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=3884</guid>
		<description><![CDATA[&#171;&#160;J&#8217;ai écrit ce livre pour raconter l&#8217;histoire de mon voyage du Liban aux Etats-Unis pour qu&#8217;un jour, mes enfants et les vôtres puisse vivre dans un monde sans guerre&#160;&#187;. L&#8217;intention est sincère, l&#8217;homme qui la formule, aguerri. Alexandre Hage Boutros n&#8217;est pas écrivain. C&#8217;est un brillant cancérologue et hématologue qui vit actuellement dans les vertes banlieues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai écrit ce livre pour raconter l&#8217;histoire de mon voyage du Liban aux Etats-Unis pour qu&#8217;un jour, mes enfants et les vôtres puisse vivre dans un monde sans guerre&nbsp;&raquo;. L&#8217;intention est sincère, l&#8217;homme qui la formule, aguerri.</p>
<p>Alexandre Hage Boutros n&#8217;est pas écrivain. C&#8217;est un brillant cancérologue et hématologue qui vit actuellement dans les vertes banlieues du New Jesey. En 1987, l&#8217;année de son mariage, il décide avec son épouse, Ghada, de quitter le Pays du Cèdre alors encore rongé par des guerres intestines depuis plus d&#8217;une décennie déjà. Il quitte ses parents et son frère pour être accueilli par son oncle Georges, en Californie. Fraîchement diplômé de la faculté de médecine de l&#8217;Universite Saint-Joseph à Beyrouth, il entame alors sa longue progression vers son statut actuel et fonde sa propore famille aux Etats-Unis.</p>
<p>Abonné à la rédaction d&#8217;études et d&#8217;articles gravitant autours de spécialité, Alexandre Hage Boutros, sort donc de son registre habituel pour nous raconter le périple de sa vie dans un livre rédigé dans la langue de son pays d&#8217;adoption, et qui s&#8217;attarde longuement sur son pays natal, victimes d&#8217;évènements qui auront logiquement influencer sa décision d&#8217;émigrer à l&#8217;étranger, comme beaucoup de libanais avant et après lui.</p>
<p>La guerre du Liban dont il est question dans cet ouvrage n&#8217;est autre que celle qui déchira le pays de 1975 à 1990 en portant toutes les casquettes (guerre civile, guerre totale, guerre religieuse, guerre froide) et en faisant participer un nombre considérable d&#8217;acteurs locaux et internationaux à un jeu dont les conditions de victoire n&#8217;étaient jamais claires dans cette région d&#8217;espions et de désinformation. Le pays n&#8217;en est d&#8217;ailleurs pas à son coup d&#8217;essai, lui qui a vu se construire et s&#8217;effondrer tous les empires de la région depuis l&#8217;époque des pharaons, empires dont les vestiges sont éparpillés sur son territoire. Ce que le monde appelle avec complaisance la guerre civile libanaise a donc fait osciller pendant plus de quinze ans une partie du peuple libanais entre les abris et la radio, l&#8217;autre s&#8217;étant massivement exportée aux quatre coins du monde.</p>
<p>La guerre, Alexandre Hage Boutros la goûta d&#8217;abord comme les autres, puis un peu plus que les autres lors de son passage à la Croix-Rouge, en plein cursus universitaire. Mais, si ce qu&#8217;il y vécut le poussa à quitter le pays (&laquo;&nbsp;Enough Stories Of War&nbsp;&raquo;), c&#8217;est pour finalement se concentrer sur une carrière médicale dans une branche qui connaît un important taux de mortalité parmi les patients. Un moyen comme un autre de constater qu&#8217;il ne suffit pas d&#8217;être en paix pour vivre heureux et en bonne santé. Une façon de réaliser aussi que malgré les avancées technologiques spectaculaires dont l&#8217;humanité s&#8217;est enorgueillie ces dernières décennies, le recours à la violence est toujours aussi incontournable dans nos modes de communication.</p>
<p>Dans <em><a href="http://nomorewarsplease.com/NoMoreWarsPlease/No_More_Wars.html">No More Wars, Please</a></em>, l&#8217;auteur témoigne donc des expériences qui ont marqué son parcours, le long d&#8217;un monologue laconique et posé, tantôt scolaire lorsqu&#8217;il aborde en détails certains pans de l&#8217;Histoire du Liban, tantôt attendri lorsqu&#8217;il évoque sa famille. Seul un sentiment fort domine dans l&#8217;ensemble de l&#8217;ouvrage : la volonté de tous nous convaincre qu&#8217;un lendemain sans guerre ne serait pas du luxe.</p>
<p>Naïf? Certainement. Mais on pourrait retourner le problème dans tous les sens, tenter de disséquer l&#8217;humanité à l&#8217;aide de mille scalpels pour démontrer que vivre en paix nous est impossible, voire interdit, cette proposition mérite d&#8217;être avancée, juste pour y croire un peu plus. Et c&#8217;est là que le livre prend du poids : lorsqu&#8217;il s&#8217;adresse ce message à l&#8217;oncle Sam, actionnaire dans une bonne majorité des conflits actuels sur terre, Alexandre Hage Boutros n&#8217;est plus libanais : il est américain d&#8217;origine libanaise, un statut qu&#8217;il a intégré sans heurts, ni violences, preuve qu&#8217;il n&#8217;y a pas que le conflit qui est source de changement.</p>
<p><em><a href="http://nomorewarsplease.com/NoMoreWarsPlease/No_More_Wars.html">No More Wars Please</a>, </em>publié en 2009 chez<em> iUniverse</em> est un livre soigné, sans prétention, et qui ouvre un nombre considérable d&#8217;axes d&#8217;étude et de réflexion, pour peu qu&#8217;on se donne la peine de vouloir en savoir plus. Ce qu&#8217;on peut lui reprocher, c&#8217;est de vouloir être trop accessible au point d&#8217;en devenir transparent. Ce qui par contre est plus qu&#8217;appréciable, c&#8217;est que la démarche autobiographique est largement tempérée par l&#8217;auteur, qui exclut souvent sa propre personne du cadre pour se concentrer sur son environnement. A une époque où tout le monde se passionne pour son nombril, l&#8217;intention à elle seule vaut le détour.</p>
<p>Bref, un premier essai encourageant pour le docteur Hage Boutros qui donnera en plus aux francophones une excellente occasion de travailler leur anglais.</p>
<h6>(Photo : le quartier Sodeco à Beyrouth, avec ses stigmates et ses ambitions)</h6>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/No-More-Wars.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3893" title="No More Wars" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/No-More-Wars.jpg" alt="" width="247" height="320" /></a></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/no-more-wars-please/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Science du Disque-Monde</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/la-science-du-disque/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/la-science-du-disque/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 05:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[annales du disque-monde]]></category>
		<category><![CDATA[big bang]]></category>
		<category><![CDATA[dinosaure]]></category>
		<category><![CDATA[disworld]]></category>
		<category><![CDATA[évolution]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[humain]]></category>
		<category><![CDATA[ian stewart]]></category>
		<category><![CDATA[jack cohen]]></category>
		<category><![CDATA[passé]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>
		<category><![CDATA[science du disque-monde]]></category>
		<category><![CDATA[terry pratchett]]></category>
		<category><![CDATA[univers]]></category>
		<category><![CDATA[vulgarisation scientifique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=3579</guid>
		<description><![CDATA[Le bouquin qui m'amène aujourd'hui n'est pas exactement un roman, mais presque. C'est un livre écrit à 6 mains, Pratchett s'y retrouvant épaulé par Ian Stewart et Jack Cohen, respectivement mathématicien (berk !) et biologiste. En ressort un ouvrage explorant le passé de l'univers et l'histoire de notre planète. Mais avec la banane ! Oook !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Science du Disque-Monde (The Science of Discwolrd) &#8211; Terry Pratchett &amp; Ian Stewart &amp; Jack Cohen</strong></p>
<p>Pour ceux d&#8217;entre vous qui ne sont pas encore tombés dans les inénarrables <em>Annales du Disque-Monde</em>, <strong>Terry Pratchet</strong>t est un auteur anglais, donnant surtout dans la fantaisie humoristique. Son univers, le Disque-Monde est une terre plate, qui voyage dans l&#8217;espace telle une grosse pizza, nonchalamment posée sur le dos de quatre Éléphants gigantesques (ils méritent la majuscule), eux-mêmes juchés sur le dos dans la majestueuse A&#8217;Tuin, la grande tortue stellaire. Vous y êtes ? Nous y sommes. Décliné en une trentaine de romans plus ou moins indépendants, on y trouve un monde fantastique bourré de mages, flics à l&#8217;ancienne, nains, trolls, touristes, dieux et autres créatures intéressantes. Comme il est écrit au début des <em>Tribulations d&#8217;un Mage en Aurient</em> : il y a une malédiction qui dit &laquo;&nbsp;puisses-tu vivre des moments passionnants&nbsp;&raquo;. Et c&#8217;est exactement ce qui vous attend si vous vous attelez à découvrir les bouquins de Sir Pratchett. Pour une description plus poussée, je ne saurais que vous encourager à visiter l&#8217;excellent site du <a href="http://www.vademecum-dm.com/index.php" target="_blank">Vade-Mecum</a>.</p>
<div id="attachment_3587" class="wp-caption aligncenter" style="width: 550px"><img class="size-full wp-image-3587 " title="LSDM 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/LSDM-1.jpg" alt="" width="540" height="420" /><p class="wp-caption-text">Je ne vous mentais pas, y&#39;a une Tortue !</p></div>
<p>Le bouquin qui m&#8217;amène aujourd&#8217;hui n&#8217;est pas exactement un roman, mais presque. C&#8217;est un livre écrit à 6 mains, Pratchett s&#8217;y retrouvant épaulé par Ian Stewart et Jack Cohen, respectivement mathématicien (berk !) et biologiste .</p>
<p>L&#8217;idée maitresse consiste à proposer un panorama de nos connaissances scientifiques, teinté de philosophie et d&#8217;impertinence. Et pour rendre le tout rigolo et intéressant, ils ont encré leur récit dans le Disque-Monde, et plus précisément dans l&#8217;Université de l&#8217;Invisible, domaine d&#8217;apprentissage et d&#8217;expérimentation (et surtout de glandouillage) des mages. Tout commence par une tentative ratée de créer une sorte de radiateur magique. Le résultat prend la forme d&#8217;un univers naissant, sous les yeux circonspects des mages (il en faut plus pour les ébahir). Ils vont alors l&#8217;abriter sous un dôme de verre et l&#8217;étudier. Mais très vite ils ne comprennent pas ! Dans cet univers, les mondes sont ronds, suivent des courbes et des règles logiques ! Et plus grave encore : il n&#8217;y a pas de tortue pour les porter ! Comment un monde peut-il espérer vivre sa petite vie sans Chelonium ?</p>
<p>L&#8217;histoire adopte une structure simple : un chapitre sur le Disque-Monde, avec les mages qui s&#8217;interrogent, étudient et mangent. Et le chapitre suivant prend la forme d&#8217;une dissertation scientifique sur un thème donné : on a donc une mini histoire entrecoupée d&#8217;explications sur l&#8217;histoire de la terre, son histoire, sa vie, son oeuvre. Qui dit vulgarisation scientifique dit compréhensible par tous. De ce côté là pas de soucis, les auteurs semblent avoir trouvé le juste milieu entre accessibilité et explication pointue et complète. Aucun piège de nous est tendu, tout est décortiqué, illustré et placé dans le bon contexte. Tous les sujets y passent : du Bigbang à la formation de notre planète, et son histoire jusqu&#8217;à l&#8217;avènement de l&#8217;Homme, en passant par &laquo;&nbsp;l&#8217;affaire des Dinosaures&nbsp;&raquo;.</p>
<p>J&#8217;ai adoré cet ouvrage ! Il permet d&#8217;aborder une vaste quantité de sujets, tous plus intéressants les uns que les autres, sans s&#8217;ennuyer. J&#8217;y ai découvert moult petites choses rarement accessibles au grand public, et surtout j&#8217;ai allègrement élargi ma vision de notre bonne vieille (punaise oui) Terre. Si certains chapitres sont un peu plus complexes à appréhender que d&#8217;autres (notamment dans la définition de certains concepts), le tout se lit très facilement, sans pour autant laisser le cerveau se reposer sur ses neurones. Si notre passé vous intéresse autant que notre futur, si l&#8217;évolution vous passionne, foncez ! Non seulement les amateurs de Pratchett retrouveront au fil des pages des personnages connus, mais vous passerez l&#8217;autre moitié du bouquin à explorer notre histoire sous toutes les coutures, avec un grand sourire. Je vais me jeter sur la suite dès que je pourrais : le livre s&#8217;attaque à l&#8217;évolution humaine à proprement parler, depuis le premier primate&#8230; Ça s&#8217;annonce passionnant !</p>
<p>Et vive les Tortues !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/la-science-du-disque/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les Âmes Vagabondes</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/les-ames-vagabondes/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/les-ames-vagabondes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 06:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[extraterrestre]]></category>
		<category><![CDATA[fascination]]></category>
		<category><![CDATA[homme]]></category>
		<category><![CDATA[invasion]]></category>
		<category><![CDATA[les ames vagabondes]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[parcours initiatique]]></category>
		<category><![CDATA[rébellion]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[stephanie meyer]]></category>
		<category><![CDATA[survie]]></category>
		<category><![CDATA[the host]]></category>
		<category><![CDATA[twilight]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=3569</guid>
		<description><![CDATA[Beaucoup d'entre vous on découvert Stéphanie Meyer grâce à Twilight version livre ou film. Et si on jetais un oeil à son précédent ouvrage ? Sans vampire, si si, c'est promis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les Âmes Vagabondes (The Host) &#8211; Stephanie Meyer</p>
<p>Je ne vais pas revenir sur le non-évènement que constitue l&#8217;arrivée de Twilight au cinéma, parce qu&#8217;on va encore exploser le record de commentaire. Mais on peut rapidement parler de la version papier. Sorti comme chacun le sait (même mon chat le sait), en 4 tomes distincts (rejoins en juin prochain par un spin off : La Seconde et Brève Vie de Bree Tanner), la saga Twilight a donc connu un succès considérable. Par la même occasion, on a découvert son auteur, Stephanie Meyer. Ce n&#8217;est pourtant pas sa première publication, on lui doit notamment The Host, alias Les Âmes Vagabondes dans notre chère France. Ne crions pas tout de suite au scandale : les chemins tortueux de la traduction anglais / français sont tortueux, mais en l&#8217;occurrence un effort a été fait pour que ce ne soit pas totalement débile.</p>
<p>Ayant lu Twilight, on m&#8217;a conseillé de lire Les Âmes Vagabondes (écrit avant Twilight. Il aura fallu que cette saga-là marche pour qu&#8217;on ressorte le précédent. Marrant la vie hein ? Comme pour Hugh Laurie : il écrit un bouquin très sympa, mais il n&#8217;a été mis en avant que quand le Dr House est devenu célèbre).</p>
<p>On retrouve très rapidement le style tranquille de l&#8217;auteur, dès les premiers mots. L&#8217;histoire prend place sur notre bonne vieille Terre, une fois qu&#8217;elle a été colonisée par des aliens parasites (imaginez un Goa&#8217;uld, en beaucoup moins moche) qui ont pris le contrôle de la quasi-totalité des êtres humains. Et ils sont gentils ses aliens, tout pleins de bonnes intentions ! Ils veulent la paix, et trouvent les humains cruels, égoïstes et barbares. Quoi de plus naturel donc que les coloniser en les privant de leurs vies, de leur libre arbitre ? Nous allons donc suivre Vagabonde, parasite de son état, fraichement &laquo;&nbsp;insérée&nbsp;&raquo; dans le corps de Mélanie. Vagabonde a pour mission d&#8217;explorer les souvenirs de son hôte forcée de façon a permettre aux Traqueurs (sorte de gentille Gestapo) de localiser un groupe d&#8217;êtres humains non colonisés, qui résistent encore et toujours à l&#8217;envahisseur. Mais ce que Vagabonde n&#8217;avait pas prévu, c&#8217;est que Mélanie est encore là dans son corps, prise au piège. S&#8217;en suit une aventure initiatique dont je ne révèlerai rien. Mais vous avez déjà compris hein ?</p>
<p>L&#8217;histoire n&#8217;est pas à tomber raide, certes : didactique au possible, dotée du rythme moyen d&#8217;une tortue unijambiste et assez prévisible. Un des défauts reste pour moi le fait que les extraterrestres envahisseurs sont finalement très (trop ?) humains. Leur société, leurs précédentes expériences sur d&#8217;autres planètes — quand bien même elles sont très exotiques — ressemblent à un copier-coller de ce qui se passe sur la planète bleue, que ce soit au niveau des valeurs, autant que des descriptions. Vous l&#8217;aurez compris, nous ne tenons pas là l&#8217;aspect le plus intéressant du roman.</p>
<p>En ouvrant la première page, on se retrouve rapidement dans la même situation que Twilight : on embarque pour un voyage de 600 pages enfermé dans la tête d&#8217;une adolescente qui partage son corps avec un parasite. Un corps, deux personnes, et pas une pour rattraper l&#8217;autre. C&#8217;est peut-être une caractéristique essentielle de l&#8217;écriture de Meyer, youpi, mais c&#8217;est incroyable comme on a toujours plusieurs pages, voir plusieurs chapitres d&#8217;avance sur notre personnage schizophrène. Au point d&#8217;être régulièrement tenté de sauter une dizaine de pages pour voir si ça va mieux plus loin : un peu handicapant tout de même, et ennuyeux sur la longueur, car l&#8217;histoire regorge de moments où il ne se passe rien. Pour le reste, l&#8217;écriture reste très accessible, facile à lire et fluide.</p>
<p>Si ce type de narration ne vous fait pas peur, si vous ne recherchez pas l&#8217;originalité à tout prix, ou même une sémantique poussée, alors vous pourrez vous intéresser à ce qui reste l&#8217;attrait principal de l&#8217;aventure : le parcours initiatique de cet envahisseur chez les derniers humains libres. Et de ce côté-là, à condition de ne pas trop poser de question, ça ce se tient plutôt bien. J&#8217;ai pris plaisir à voir l&#8217;évolution (convenue) de ces êtres finalement pas si différents. Tout juste aurait-il fallu retirer 200 pages pour avoir un vrai rythme.</p>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit, malgré les différents défauts propres à l&#8217;auteur, l&#8217;histoire est plaisante. Sans être une révélation, sans prétendre au titre de livre culte, il a sa place sur nos rayons.</p>
<div id="attachment_3585" class="wp-caption aligncenter" style="width: 590px"><img class="size-full wp-image-3585" title="LAV 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2010/04/LAV-1-e1271017137634.jpeg" alt="" width="580" height="932" /><p class="wp-caption-text">I see you</p></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/les-ames-vagabondes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>I Am A Legend</title>
		<link>http://www.blog-bazar.com/i-am-legend/</link>
		<comments>http://www.blog-bazar.com/i-am-legend/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 13:53:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[dernier homme sur terre]]></category>
		<category><![CDATA[i am legend]]></category>
		<category><![CDATA[richard matheson]]></category>
		<category><![CDATA[robert neville]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blog-bazar.com/?p=843</guid>
		<description><![CDATA[I Am a Legend (de Richard MATHESON) Afin de faire une petite mise a à jour du site, je me décide à prendre le taureau par les cornes, ou au moins le vampire par les dents pour la première critique. Et c&#8217;est un livre de Richard Matheson, le seul que j&#8217;ai lu pour le moment, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>I Am a Legend</em> (de <strong>Richard MATHESON</strong>)</p>
<p>Afin de faire une petite mise a à jour du site, je me décide à prendre le taureau par les cornes, ou au moins le vampire par les dents pour la première critique. Et c&#8217;est un livre de <strong>R</strong><strong>ichard Matheson</strong>, le seul que j&#8217;ai lu pour le moment, qui ouvre le bal : <em>Je Suis une Légende.</em></p>
<p>Quand on m&#8217;a prêté le bouquin, je me suis dit « chouette des vampires ». Puis je l&#8217;ai pas lu, plus tout à fait sur de vraiment m&#8217;amuser avec une histoire de vampire en roman (c&#8217;est visuel un vampire quand même. Le sang aussi). 1 mois plus tard je l&#8217;attaque.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-846  aligncenter" title="iamlegend 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2009/09/iamlegend-1-290x300.jpg" alt="dur d'être seul..." width="261" height="270" /></p>
<p style="text-align: center;">Dur d&#8217;être seul&#8230;</p>
<p>Et bien pour être direct c&#8217;est un SUPER bouquin. Et ça commence avec une histoire du tonnerre : la vie du dernier homme sur Terre, alors que les vampires sont partout et l&#8217;assaillent toutes les nuits inlassablement. Cet homme c&#8217;est <em>Robert Neville</em>. Par définition « monsieur Tout-le-Monde et encore », il va par la force des choses devenir le dernier homme. Seul. Sa vie va s&#8217;articuler autour de rituels précis, tous les jours. Comme souvent dans ces cas-là il se parle tout seul, souvent à haute voix. Il ne lui reste rien, personne : seulement sa maison transformée en bunkeur du pauvre, un groupe électrogène, et de substantielles réserves de nourritures et boissons (c&#8217;est important de se bourrer la gueule quand on est seul et désespéré depuis 3 ans&#8230; quand on est 5 dans un bar aussi, mais c&#8217;est pas pareil). Le jour, il faut réparer les minces protections, tuer des vampires affaiblis, tailler des pieux, faire pousser ce qui pousse encore&#8230; et la nuit c&#8217;est l&#8217;enfer. Il faudrait dormir, mais les vampires sont là, dehors, ils crient, lancent des cailloux, l&#8217;appellent, l&#8217;insultent ou tentent de l&#8217;attirer par les pauses obscènes des femmes. Toutes les nuits. Ce ne sont pas des vampires « classiques » : pas de transformation en chauve souris, de diner romantique dans de grandes salles obscures ni de rire démoniaque à la tombée de la nuit (et je passe sur le costume &#8211; cape&#8230;).</p>
<p>Après ce départ original et passionnant, on embarque très vite dans la tête de <em>Neville</em>, direction la fin du livre sans arrêt. L&#8217;écriture de <em>Matheson</em> est passionnante et on ressent comme Neville ses moindres joies, peines, découragements et espoirs. L&#8217;absence d&#8217;autres personnages principaux n&#8217;est pas un handicap&#8230; c&#8217;est un huis clos dans sa tête. L&#8217;ambiance de fin du monde est extrêmement réaliste, <em>Matheson</em> ne part pas dans les délires fantasmagoriques habituels quand on parle de vampires et c&#8217;est tant mieux. On se sent aussi seul que le « héros » (par défaut) et comme lui, on ne veut pas lâcher prise, on veut savoir ce qui se passe et pourquoi parce que dans un sens c&#8217;est tout ce qui reste. L&#8217;histoire réserve pas mal de surprises et l&#8217;intrigue est très bien menée de bout en bout. Il y a toujours un élément pour relancer l&#8217;intérêt et souvent des choses auxquelles on n&#8217;aurait pas pensé sans cela. Seul regret, le livre se finit très, mais alors très vite : compter 2 jours sans se forcer si ça vous plait et que vous avez un peu de temps.</p>
<p>Le livre a été adapté au cinéma trois fois déjà : <strong>The Last Man on Earth</strong> (espagnol &#8211; 1964 avec le très bon <em>Vincent Price</em>) et <strong>I Am a Legend</strong> (usa &#8211; ?) ; et dernièrement au cinéma avec <em>Will Smith</em>, filmé par <em>Francis Lawrence</em> : <strong>I Am Legend</strong>. Ce n’est pas une apdatation fidèle, mais une adaptation libre de l’oeuvre de Matheson, différente, mais tout aussi réussie; mon préféré avec <strong>The Last Man On Earth</strong>.</p>
<p>D&#8217;ici là je vous conseille de vous ruer en librairie pour déguster comme il se doit ce petit chef-d&#8217;oeuvre : une oeuvre originale, logique de bout en bout et très bien écrite, une autre vision des vampires qui dépoussière un genre un peu englué (bon ok on à Blade aussi pour ceux qui aiment&#8230;).</p>
<p>[nggallery id=3]</p>
<p>A venir peut être une critique du cycle de <em>Stepahnie Meyer</em>, un quand je l’aurais fini, un article sur «<strong>la lignée</strong>».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blog-bazar.com/i-am-legend/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

