Casino Royale

Aston forever
CASINO ROYALE de Martin Campbell
2006
L’histoire :
A peine gradé agent 00, James Bond doit faire face à sa première mission, arrêter Le Chiffre, banquier d’un mystérieux groupe terroriste, en le battant à un tournoi de poker à 150 millions de dollars au Monténégro, au Casino Royale. Mais que se passe-t-il quand un bulldozer se rend compte qu’il a une âme ? Comment James est devenu Bond ?

DANIEL CRAIG IS THE NEW JAMES BOND. DEAL WITH IT.
Vous savez ce qui est bien avec les virages dangereux qu’on prend à pleine vitesse ? C’est les tonneaux qu’on se prend avec joie et brutalité.
En 2006, nous vivions une drôle d’époque où la mode était aux remakes, aux reboots, aux relaunchs. Les deux exemples les plus célèbres et qui ont tendance a mettre le plus de gens d’accord c’est Batman Begins et ce Casino Royale qui fut initié par une suite invraisemblable d’événements qui ont fait que Barbara Broccoli et Michael Wilson, les pharaons de Pinewood, ont décidé de mettre fin au service de Pierce Brosnan.
Née d’une vieille idée saugrenue mélangée à un impératif commercial ainsi que d’un intense brainstorming de 3 ans, Casino Royale est le produit (oh oui “produit” c’est le mot) d’une gestation très étrange conçue pour non seulement moderniser la franchise, mais aussi réussir un grand écart vertigineux entre les aspirations des fans les plus hardcore (un bond flemingien dans la lignée de OHMSS), le grand public (un film d’action post-moderne post-11 septembre), le studio (une vitrine publicitaire), le distributeur (la machine a lancer les ventes de la Playstation 3 et du format blu-ray) et les producteurs (garants de la sacro-sainte formule bondienne). Sans parler en plus de répondre à une attente de 4 ans et à la concurrence qui a sévit depuis (La mort dans la peau et Mission impossible 3 en tête).
Il s’agit d’une révolution très élaborée, qui garde ses leçons des Brosnan (grosso modo la même structure) et prend des risques par a-coups.
Donc exit Moneypenny et Q sous prétexte que c’est un film origine (je vois pas le rapport : ils étaient au MI-6 avant bond, non ?) qui n’a pas grand intérêt puisque M a bien un secrétaire (zéro charisme) et que le film a bien des gadgets finalement (la puce dans le bras, le téléphone GPS 3D, le kit de survie ultra-élaboré de la boite a gant de l’aston martin).
De manière assez foireuse, on garde le même M, Judi Dench (la continuité bondienne est un trou de ver…) et comme on peut plus toucher au SPECTRE pour raisons de droit et que le SMERSH n’a plus de raisons d’exister depuis la fin de la guerre froide, on invente une nouvelle organisation terroriste, qui sera a peine élaboré dans ce premier épisode, un peu de la même manière que dans Dr. No où il s’agissait de supprimer un simple agent d’une entreprise incroyablement plus vaste et qui culminait 5 films plus tard à son chef, Blofeld. D’ailleurs si on y regarde bien, Le Chiffre n’est qu’un bouffon de l’histoire, les vrais méchants du film sont les agents de l’organisation a peine esquissés : Mr White qui traverse le film comme le lapin dans Alice au pays des merveilles et Gettler, obscur borgne a une réplique à la fin du film. Moins on en sait et mieux ça vaut : l’art de créer un buzz sur le prochain film alors qu’il est même pas encore écrit.
L’entourage de Bond est renouvelé pour la plus grande joie des fans : on fête le grand retour de Felix Leiter (Jeffrey Wright) pas vu depuis Permis de tuer et René Mathis apparu dans plusieurs romans mais jamais au cinéma (Giancarlo Gianni).
Les bond-girls reviennent dans leur forme classique : deux, une mineure juste là pour le sexe et une majeure avec qui finir le film. Ce qui est moins classique c’est quand la nana ne termine pas le film, on y reviendra. Et si Caterina Murino se place parmi les pires nanas de la saga, Eva Green se place divinement aux côtés de Diana Rigg dans le coeur des fans.
Maintenant attaquons le gros morceau, le bulldozer, le dada, le cracra, le Daniel Craig.
Alors lui, on peut pas dire qu’il fasse les choses à moitié. En quelques mois il s’est taillé une musculature et un volume de body-builder franchement nouveau pour un Bond (avant c’était plutôt le style grand fin, là le mec est taillé en V). Il s’est préparé physiquement et psychologiquement, et il a fait quelque chose qu’on pensait impossible avant lui. Il a fait de son Bond celui de Ian Fleming. Il est brutal, dur, salaud au coeur de pierre, très bourrin, pratique le sexe comme un passe-temps et il a la maturité d’un adolescent en rut. Donc il est parfait.
Il a saisit a la perfection la complexité de la psychologie de Bond et mieux que ça, on lui a laissé la marge nécessaire pour le montrer (Brosnan n’y a jamais eu droit). Pour la deuxième fois en 21 films (voir OHMSS), on sent une vraie profondeur émotionnelle derrière ses yeux bleus de tueur. Le mec tue avec facilité, sans plaisir mais sans se faire prier (malgré un petit bodycount de 11 morts seulement dans ce film, ce qui est très peu). Et de manière fluide, distincte et évidente il n’est plus la même personne entre le début et la fin du film. Comme dans le livre, il est comme un gamin qui vit une expérience traumatique, son premier grand amour et sa perte, qui lui fait permet de se rendre compte pendant un temps très court que, malgré l’image qu’il donnait de lui comme agent et être humain et de sa fameuse “armure” psychologique, il avait une conscience, il avait une âme. Et pour une fois qu’il avait une chose a perdre, il a tout perdu. Le lien métaphysique qui unit le film à OHMSS est troublant quand on voit Bond vraiment sous le choc, et bien plus qu’après ses 7 tonneaux en voiture ou sa scène de torture, quand il la ramène sur le toit, qu’il essaye de la ranimer, qu’il comprend que c’est foutu, qu’il s’éloigne puis la reprend. Le mec qui a gagné la partie de poker 20 minutes avant, c’est plus du tout le même mec qui balance à M “the bitch is dead” (la dernière réplique du livre). Le choc est comme l’attaque cardiaque vue au milieu du film. Et en bon personnage de film qu’il est, ce qui lui arrive au coeur lui arrive aussi aux tripes, d’où la scène de torture castratrice très significative. Il a fallu détruire son appareil génital, ses couilles (donc ce qu’il est) pour venir a bout de son armure et en faire un être humain ou du moins de quelque chose d’approchant.

Tu bluff Martoni !
Le film vaut de l’or au moins pour ça : il montre très bien ce qu’était Bond avant d’incarner 007, il montre bien la transformation en machine de guerre insensible et implacable. Et on le doit à Daniel Craig, et à sa rudesse. Et à Eva Green qui remplit son rôle : Bond ne peut tomber amoureux que d’une fille “faible”. Elle ne peut pas être une femme fatale ou une femme d’action comme on en voit un film sur deux dans la saga. Il fallait qu’elle ne soit pas une femme indépendante, elle ne pouvait en aucun cas être une femme libre ou libérée. Il faut qu’elle soit fragile physiquement, qu’elle craigne la violence (la scène de la douche), parce que Bond a besoin qu’elle ai besoin de lui. Il n’y a que comme ça qu’il pouvait être prêt a tout quitter.
Et sa relation avec Vesper on la doit à Paul Haggis qui s’est bien adapté au boulot de commande imposé. Il a réussi l’inédit : injecter du naturel sans perdre du bondien en dialogues.
Quand au travail d’adaptation, Purvis et Wade s’en sortent très bien même si on les sent timorées par le manque de folie du projet.
Et là on attaque ce qui me fait grincer des dents : le manque de rêve.
Parce que c’est bien beau le réalisme, le naturel, le crédible mais faudrait pas oublier qu’il s’agit de james bond. le “larger than life” est une philosophie qui n’accepte pas les compromis et c’est là que les problèmes commencent. Autant je peux comprendre l’omniprésence des scènes de poker (7 au compteur) , même si elles manquent vraiment d’intensité face à une vraie grosse explosion, et je peux comprendre l’importance de l’évolution du personnage principal, je peux comprendre qu’il n’y ait que 3 grandes séquences d’action pour tout le film. Le problème c’est que sur ces trois-là, y’en a qu’une qui soit vraiment géniale et elle est au début du film.
En effet la poursuite en parkour avec le yamakasi foucan est une introduction superbe, une promesse d’un Bond bourrin et dur de dur… mais la promesse n’est pas forcément tenue sur le reste du film. Certes la séquence de l’aéroport a de beaux moments et je vois parfaitement ce qu’a voulu faire Vic Armstrong : un lien subconscient avec le permis de tuer de Dalton dans lequel Bond se débattait aussi avec un camion-citerne. Sauf que dans le Dalton y’en avait 8, c’était infernal et jouissivement interminable et là au contraire on fait moins bien que la référence et en plus petit. Donc même si c’est plus réaliste, on perd en fun et en bondien.
La troisième scène d’action du film, dans l’immeuble qui s’effondre a Venise, elle est typiquement bondienne, ça pas de problèmes. Mais elle est affreusement courte, mal montée et elle s’appuie sur un ennemi trop intangible pour le public puisque le bad guy du film est déjà mort a ce moment-là depuis un moment. Si ils avaient remplacé Gettler par Le Chiffre, ça aurait été une vraie montée en puissance et moins frustrant et plus spectaculaire dans la mesure où Bond aurait tué le mec et perdu la fille en une seule scène. Saluons tout de même l’effort technique, la prouesse d’avoir fait passer une petite maquette et des effets en CGI pour un véritable immeuble venitien en train de couler.
Autre élément de taille en faveur du film, la direction de la photo de Phil Meheux qui tranche avec les précédents films. On sent que la colorimétrie lumineuse et la profondeur de champ ont été calculés aussi pour le portage du film en HD. C’est un film qui pète de couleurs et de lumières malgré une prod design dépourvu d’extravagance.
En effet Peter Lamont s’est fait une fois de plus piégé par un scénar rédhibitoire, et encore, heureusement que le gars avait un immeuble a couler…
Un revenant est à la réalisation, Martin Campbell, dont le seul exploit de carrière aura été de relancer la franchise par deux fois. S’il semble avoir changé de fusil d’épaule depuis Goldeneye, il n’en demeure pas moins un yes-man de luxe qui connaît les problèmes du métier. Disons qu’il a les qualités de ses défauts : puisque le film ne porte pas sa signature, vu qu’il en a pas, il ne fait que mieux ressortir le fait que le film est porté par Green/Craig à l’écran et par Broccoli/Wilson derrière la caméra. Et alors là eux, ils peuvent être fiers, c’est effectivement le meilleur film qu’ils aient produits a eux deux.
Enfin la musique de David Arnold est comme a chaque fois un moment d’anthologie renouvelé. Plus Barryesque que jamais, ses nouveaux thèmes donnent une vraie saveur au film et pour la première fois, sans le james bond theme ! enfin jusqu’au générique de fin. Et la chanson de Chris Cornell est à l’image du film, cool et brutale et rock et masculine et bourrinne. Une des meilleures, en plus sur un générique novateur de Daniel Kleinman sans les silhouettes.
Bref, Casino Royale est un bon film, même si il oublie parfois un peu trop qu’il est un bond et qu’il est avant tout un film d’action, il opte pour une approche flemingienne salvatrice et indispensable à la re-création du personnage, porté par un acteur dont la fraîcheur et la générosité auront marqué son temps. Dans l’exercice hautement périlleux du remplacement d’acteur, on s’en sort très bien, notamment grâce à une bond-girl parfaite, un scénar bien écrit, une photo à tomber par terre et un score d’enfer. c’est pas parfait, mais c’est amplement suffisant à nôtre bonheur. Et si en plus, on aime le poker, alors là…
Les +
-Ian Fleming lives ! Jamais en 30 ans dans la franchise on aura montré autant de volonté a vouloir adapter sans chichis et avec des couilles le matériau d’origines de Fleming. Une vraie fidélité de coeur sur 3 points indispensables : la dureté de Bond, la scène de torture et Vesper Lynd. Le reste c’est de la littérature…
-David Arnold, au top.
-Daniel Craig, grande révélation du film.
-Eva Green, la bond-girl fragile qu’on avait besoin de voir depuis longtemps.
-L’Aston Martin Vantage. sous-utilisée mais bien cabossée.
-La poursuite au Madagascar, grand moment muet de cinéma d’action pure.
-Les dialogues Vesper/Bond de Paul Haggis
-Le Relaunch qui donne une nouvelle fraîcheur à l’ensemble
-La photo de Phil Meheux, raffinée.
-”vodka-martini”, “secoué ou agité ?”, “rien a foutre”
-la scène de torture. “le monde entier saura que vous êtes mort en me grattant les couilles”…. J’ai attendu cette réplique toute ma vie.
-la mort spectaculaire et bondienne de Vesper
-l’introduction de l’organisation Quantum via des personnages joker dans le film, mr. white et gettler, sans aucune autre dimension qu’incarner des agents d’on sait pas trop quoi.
-”the bitch is dead”
-la crise cardiaque. on avait besoin d’un éléctrochoc…
-Le générique se terminant sur la gueule de Craig s’imposant radicalement comme le nouveau Bond. C’est exactement ce qu’il fallait faire et ils l’ont fait.
-la chanson de Chris Cornell, you know my name, pleine de bruit et de fureur.
-le gunbarrel.
-René mathis et Felix Leiter. Construits pour durer !
-la scène qui voit Bond se soigner et boire cul sec un bourbon.
-le noeud algérien de Vesper, en forme de gunbarrel.
-La pose finale annonçant un prochain film sur la vengeance plein de promesses.
Les –
-Caterina Murino, “Catastrophe Marinée” pour les intimes. Mauvaise actrice, mauvais personnage.
-Simon Abkarian, compagnon de Murino dans le film. Même topo que pour sa copine et ajoutons à cela un fâcheux manque d’envergure
-La partie du film au Bahamas. Si l’on excepte deux éléments scénaristiques importants (l’aston martin et “Ellipsis”), pas grand intérêt.
-Le Chiffre. Malgré son côté bondien avec ses larmes de sang, il est trop faible, physiquement et intellectuellement pour offrir un vrai défi à 007. Et il n’est vraiment utile que pour la scène de torture. Un des méchants les plus faiblards de la saga.
-Les hommes de main. Pas un qui sort du lot.
-la gueule d’eva green photoshopée dans le générique, qui n’a rien a faire là, et fait stupidement kitsch. Incompréhensible.
-l’expo body worlds
-l’absence de Q et de Moneypenny alors que M a toujours un secrétaire et que Bond a toujours des gadgets. Hypocrite.
-le côté vitrine publicitaire du film. On faisait plus subtil dans le temps.
-y’a-t-’il un réal dans l’avion ?
Note générale : 5/6
Sur l’échelle des Bonds : 6/7
La Renaissance. Encore. Re-démarrage solide s’appuyant sur un acteur de poids que personne n’a vu venir. Rapidement devenu culte, le film mérite a être reconnu comme un savant juste milieu des demandes des fans et de ce que le public en attendait vraiment. Si le film n’est pas parfait, surtout en termes d’action, il offre un tremplin époustouflant qui ne demande qu’a être sublimé par le prochain épisode.
Et surtout, Daniel Craig est James Bond. Et si ça vous plaît pas, allez vous faire foutre !

Le syndrome "Morticia"
CE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS
-Le Vesper Martini que commande Bond est impossible dans le monde réel : la demi-mesure de Kina Lillet nécessaire serait difficile a produire vu que le Kina Lillet n’est plus produit depuis 1985. L’anachronisme est peut-être voulu.
-Techniquement parlant, c’est le 4ème Bond à avoir un “Casino Royale”. Outre les deux autres films titrés Casino Royale,Jamais Plus Jamais en avait aussi un, situé à Monte-Carlo. Dans le livre, le Casino est à Royale-les-eaux, ville fictive crée par Fleming. Cela dit, il y a bien un vrai “Casino Royal” dans le sud de la France, actif officieusement depuis al seconde guerre mondiale. Je vous dirai pas où il est.
-Deuxième Bond a montrer une partie de carte aux Bahamas, après Opération Tonnerre.
-Premier Bond depuis L’homme au pistolet d’or (1974) a ne pas avoir de grande séquence d’action pré-générique. Je parie ma chemise que ce sera rectifié dans le prochain.
-Premier Bond a ne pas commencer sur le gunbarrel, bien qu’il soit inclus plus tard, en introduction au générique.
-Premier Bond a avoir une séquence en noir et blanc.
-Premier Bond a avoir une scène sous la pluie.
-Premier Bond a ne pas avoir Q depuis Vivre et Laisser mourir, le premier Roger Moore.
-Premier Bond à montrer un Felix Leiter joué par un noir. Officieusement c’était déjà le cas dans Jamais plus Jamais, mais bon… c’est pas un vrai.
-Premier bond depuis Tuer n’est pas Jouer a utiliser un titre de Fleming.
-Quatrième fois que Bond se sépare de son permis de tuer, en démissionnant ou se faisant virer, les autres étant OHMSS,permis de tuer et meurs un autre jour.
-Deuxième fois qu’on voit la demeure d’un M. La première était dans OHMSS.
-Troisième passage à Venise dans la saga, après Bons Baisers de Russie (1963) et Moonraker (1979). Devinez avec lequelCasino Royale cherche la filiation.
-Daniel Craig est le premier acteur à faire un 007 plus jeune que la franchise elle-même.
-Dans Layer Cake, on voyait Craig parodier Bond, flingue allemand a la main dans une scène. C’était plus d’un an avant de savoir qu’il serait le nouveau Bond. D’après lui et les producteurs, ce film et Munich (dans lequel il joue un espion du Mossad) ont beaucoup joué en sa faveur.
-L’idée de raconter les origines de Bond a plus de 20 ans. Après le départ de Roger Moore, un script fut écrit, parait-îl très ambitieux, qui voyait un jeune Bond évoluer dans la Royal Navy. Le script fut rejeté par Albert Broccoli en 1986. Il disait que le public n’était pas prêt.
-premier générique animé dans un Bond depuis la parodie Casino Royale. Premier depuis Dr. No a ne pas montrer des silhouettes de femmes nues.
-Premier Bond a montrer le logo de Sony/Columbia, qui détient la boîte EoN, qui ne fait quasiment que produire des Bonds depuis près de 50 ans.
-Ian Fleming a basé le personnage de Vesper Lynd sur la résistante Christine Granville (1915-1952), qu’il a rencontré et avec qui, entre autres, il a mené le débarquement en Province. Son surnom anglais était “Vesper” et ils ont probablement couché ensemble pendant la seconde guerre mondiale. ça a pas du très bien se terminer parce qu’elle était mariée à l’époque. Sacré Ian, va.
-Sony a placé ses produits un peu partout dans le film. Assez ironiquement, c’est le premier film de fiction à montrer un lecteur Blu-Ray alors que Casino Royale fut lui-même le Blu-Ray le mieux vendu de 2007.
-Eva Green, 5ème Bond Girl française a battu en finale de casting Cécile de France et Audrey Tautou. Ouf.
-Comme par hasard quasiment toutes les voitures du film sont de ford : Land Rover, Ford, Aston Martin (la marque a été rachetée par Ford), Volvo, Jaguar, que des Fords. Et la voiture qui se fait exploser le pare-choc dans le parking était une Mercedes. On appelle ça du marketing sauvage.
-Chris Cornell est le premier homme a chanter une chanson Bondienne depuis Ah-Ha en 1987. le compteur est à 8 films pour les hommes et 13 pour les dames.
-Ironiquement, a cause de l’expo body worlds, c’est le 1er Bond a montrer de vrais cadavres à l’écran.
-Martin Campbell fait un caméo de 8 plans. C’est le conducteur du camion-citerne qui se fait tuer à l’aéroport.
-9 nominations aux césars anglais, les BAFTA. 16 prix gagnés dans des festivals techniques ainsi que meilleur film aux saturn awards, récompensant les meilleurs films de genre.
-En 2004, Quentin Tarantino proposa de faire un Casino Royale avec Brosnan qui aurait été la vraie suite de OHMSS, probablement l’idée de fan la plus dingue et bandante qu’on ait proposé. Broccoli et Wilson n’auraient jamais pris un “vrai” réalisateur et c’était mort vu que le film avait pas une chance de se faire avec Brosnan. On a donc sans doute échappé à un chef d’oeuvre instantané… et à la mort de la franchise.
-Un flyer au Japon pour promouvoir le film mentionnait les 7 règles pour recevoir un status double-zéro, jugez plutôt :
1) Ne pas craindre la mort, ne rien lâcher sous la torture
2) Niveau olympien au tir
3) Vous pouvez trahir vos parents mais jamais vous ne trahirez l’organisation
4) Vous avez la connaissance suffisante pour surprendre un universitaire et un sens de l’humour pouvant faire pouffer n’importe quelle blasée.
5) Vous êtes sociable comme un agneau, mais vous restez un loup solitaire
6) Vous avez le plus haut niveau d’expérience avec l’alcool, le jeu, les grosses voitures et la bouffe (ils précisent pas les femmes)
7) Vous pouvez tomber amoureux, mais jamais vous ne pourrez aimer.
-Richard Branson, patron de Virgin fait un caméo dans le film (a sa propre demande), dans l’aéroport. Les airbus qu’on voit dans le film sont tous de Virgin Atlantic.
-Le costume 3-pièces porté par Bond a la toute fin du film, est une version marine de la même portée par Connery dansGoldfinger
-Premier Bond a a voir été approuvé par la censure Chinoise. Tous les autres avant lui étaient des versions pirates vendus dans les rues.
-Une semaine après la fin du tournage, le plateau 007 (le plus grand du monde) a brûlé le 30 juillet 2006. C’est la deuxième fois que ça arrive, la première étant sur le tournage de Dangereusement Vôtre.
-La fameuse cascade des 7 tonneaux de l’Aston fut répétée à 3 reprises, détruisant 3 voitures valant chacune à l’époque 300 000 dollars.
- En 1999, Sony voulait sortir une nouvelle version de Casino Royale, vu qu’ils détenaient les droits. MGM paya Sony 5 millions de dollars après un long procès pour avoir les droits. Puis, ironiquement, Sony racheta la MGM en 2005 et ils n’avaient plus que jusqu’à 2007 pour avoir les droits sur un film Casino Royale, il étaient obligés de sortir un film portant ce titre avant cette date. Ce fut donc avant tout pour des raisons de droits et de gros sous (40 M $ dépensés au procès en 5 ans) que fut décidé queCasino Royale serait le prochain Bond. Et la paire Broccoli/Wilson d’en profiter pour faire un relaunch.
-Craig gagna 11 kilos de masse musculaire durant son entraînement draconien.
-Comme toujours, Michael Wilson s’offre un caméo burlesque, cette fois en chef de la police de Monténégro corrompu. Après avoir joué entre autres dans la saga un général américain et un général russe, il tombe donc en grade.
-Pour la scène de la douche, Vesper devait être à l’origine en sous-vêtements. Craig protestait, disant que Vesper si elle commençait a s’enlever ses vêtements, n’aurait aucune raison d’arrêter avant d’avoir tout enlever….. La scène fut donc modifiée. Sacré Daniel, va.
-Le prototype du S570 vu dans le film est évidemment une parodie de l’airbus A380, l’avion le plus grand du monde. Celui qu’on voit dans le film est un vieux 747 modifié par la prod.
-Un nombre impressionnant d’actrices profitèrent du casting de la nouvelle bond-girl pour lancer de fausses rumeurs via leurs agents et le net pour faire croire qu’elles avaient été engagées et créer du buzz sur leurs noms. Parmi elles on trouve Aishwarya Rai, Naomi Watts, Thandie Newton, Angelina Jolie, Sienna Miller, Rose Byrne, Jessica Simpson, Scarlet Johansson et beaucoup d’autres.
-Parmi les acteurs mâles ayant été retenus après un premier tour de casting, on pouvait voir sur la liste les noms de Julian McMahon, Hugh Jackman, Gerad Butler. Les finalistes aux côtés de Craig furent Goran Visjnic (pas assez british), Sam Worthington (pas fait ses preuves), Alex O’Loughlin (pareil), Rupert Friend (trop jeune). Henry Cavill était le remplaçant désigné si Craig lâchait le rôle pour une raison X ou Y. Cavill avait 23 ans en 2006. Un de ses noms pourrait remplacer Craig d’ici quelques films.
-Le Chiffre est un méchant de star. Avant d’être sobrement interprété par Mads Mikkelsen (qui connaissait rien à Bond avant et je pense pas qu’il en sache beaucoup plus aujourd’hui), le personnage a été joué par Peter Lorre dans le téléfilm de 1954 et par le Dieu Orson Welles dans la parodie de 1967.
-La vieille chinoise qu’on voit jouer au poker sur le bateau de Le Chiffre était l’agent chinois d’Hong-Kong dans On ne vit que Deux fois. Plus fort, la femme au tournoi du Casino Royale avait un ptit rôle (trois répliques) au Kiss Kiss Bang Bang Club dansOpération Tonnerre. C’était il y a 40 ans.
-Quand Bond a son attaque cardiaque, son coeur s’arrête de battre. Donc techniquement parlant, c’est la première fois qu’on voit Bond vraiment mourir dans un Bond officiel. Les 7 james bond de Casino Royale (1967) mouraient tous aussi, étrangement.
-troisième Bond consécutif où Bond est torturé. Ce qui est assez ironique puisque la chaise vue dans Le monde ne suffit pas est une subtile référence à la scène de torture du livre Casino Royale.
-Deuxième Bond faisant mourir les deux bond-girls principales. La première fois étant dans On ne vit que deux fois (il terminait le film avec une fille tertiaire). Le deuxième également depuis OHMSS a montrer la mort de la nana principale, fidèles au roman également.
-Dans le roman, Vesper se suicide avec une overdose de somnifères. Le film a rendu ça plus…Cinégénique on va dire.
-Regardez bien le film : alors que le mot de code pour la valise et l’argent devrait être VESPER (donc 837737) on voit Bond taper 836547. J’ai essayé toutes les combinaisons de mots possibles, ça donne rien de sensé ou de pertinent.
-Comme les autres avant lui, mais de manière plus voyante a cause d’Internet, Craig fut sévèrement attaqué pendant le tournage par la presse et sur le net. Beaucoup le critiquèrent pour sa, je cite “gueule de russe” ainsi que son teint blond. On disait entre autres qu’il ne savait pas nager, qu’il ne savait pas conduire, qu’il s’était pété des dents de devant et un tas d’autres rumeurs aussi stupides que fausses. Casino Royale est le seul Bond a être entré dans le top 250 imdb et a une moyenne 8/10. Il est le bond qui a le mieux marché sur le sol us, en Angleterre et dans le monde, récoltant presque 600 millions de dollars sur la planète, faisant de lui le film d’espionnage ayant le mieux marché au box-office. Ah, ça rafraîchit un bon vieux coup de boule dans la gueule, hein ?
-Dans certains pays, certains fans ont pu avoir la chance de voir le film sortir avec 2 mois de retard, faisant de cet épisode le seul a être sorti en 2007, donc sur une année 007. ça n’arrive qu’une fois tous les 1000 ans, ce genre de trucs !




Attitude
6 commentaires
Entièrement d’accord ! Ce Bond-là est classe jusqu’au bout des ongles. J’avais beaucoup aimé la prestation de Jeffrey Wrigt (que j’avais vraiment remarqué dans Shaft avec Samuel L Jackson).
Et puis c’est vrai que dans l’ensemble, ce James n’est pas en carton.
Définitivement le Bond qui ma réconcilié avec la saga. Je commençais à me lasser du mannequin Brosnan, et les anciens avec Moore ne font plus rire.
Virage bien négocié, bien montré et bien venu. Mais je préfère sa suite directe !
Très très bon Bond, même si je ne suis pas aussi passioné que toi Marv ^^
Tout comme toi, Grishka, je commençait à me lasser de Brosnan, et Craig correspond au renouveau que j’attendais pour le personnage : plus bourrin, plus bestial… plus, quoi. Le coup du vodka-martini “rien a foutre” me fait toujours autant marré !
Ca me rappelle d’ailleurs que je n’ai toujours pas eu le loisir de voir la suite directe que tu mentionnes, Grishka ;-p
Bah écoute si tu passes ce week-end on se le fait !
Je viens de l’emprunter en dvd, mais si tu l’as en HD je veux bien
Tu me connais, je dis jamais non à un petit Bluray