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	<title>Blog-Bazar &#187; grishka</title>
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	<description>Blog touche a tout</description>
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		<title>Bioshock 1 &amp; 2</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 11:29:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A une époque où le genre roi sur PC est le FPS, et où celui-ci est exploité à outrance et souvent sans génie,  est-il encore possible d'innover et de proposer une expérience riche, belle et inédite ? Et bien oui. Et pour une fois ce n'est pas Valve qui s'y colle mais 2K Games.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><img class="aligncenter size-full wp-image-8059" title="Bioshock 15 Ryan" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-15-Ryan-e1324465101365.jpg" alt="" width="800" height="450" /></h4>
<h4><strong>Bioshock 1 &amp; 2</strong> &#8211; <em>2K Games</em> &#8211; 2007 &amp; 2010</h4>
<p>À une époque où le genre roi sur PC est le FPS, et où celui-ci est exploité à outrance et souvent sans génie,  est-il encore possible d&#8217;innover et de proposer une expérience riche, belle et inédite ? Eh bien oui. Et pour une fois, ce n&#8217;est pas Valve qui s&#8217;y colle, mais 2K Games. <em>ID Software</em> a ouvert la voie avec <strong>Wolfenstein</strong>, <strong>Doom</strong> et <strong>Quake</strong>. Puis la moitié de l&#8217;industrie s’est engouffrée dans la brèche. Bilan : on a beaucoup de jeux sympas, mais pas exceptionnels, beaucoup de jeux globalement bien nuls, et quelques titres qui font briller les yeux des gamers les plus endurcis et rappellent de sacrés souvenirs. Et les deux <strong>Bioshock</strong> font définitivement partis de ces jeux-là ! Le premier <strong>Bioshock</strong> est sorti fin 2007 sur PC et a très rapidement collectionné les bonnes critiques de la presse spécialisée et les louanges des joueurs enchantés. Il faut dire que<em> 2K Games</em> ne s&#8217;est pas contenté de piocher ici et là de bonnes idées pour les intégrer à une base classique, non, ils ont créé un jeu ou chaque élément a été pensé et amélioré pour former un tout cohérent et diablement immersif.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8061" title="Bioshock 17 crach" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-17-crach-e1324465148635.jpg" alt="" width="800" height="500" /></p>
<p><strong>No Gods or Kings. Only Man.</strong></p>
<p>L&#8217;histoire de <strong>Bioshock</strong> commence en 1960 par une cinématique à la première personne : nous sommes dans la peau d&#8217;un homme dans un avion. Il tient un paquet cadeau et fume un cigare. Soudainement l&#8217;appareil subit une perturbation et perd de l&#8217;altitude jusqu&#8217;à s&#8217;écraser en plein océan atlantique. Notre homme se retrouve sous l&#8217;eau, et au prix d&#8217;un énorme effort parvient à atteindre la surface. Le jour prend alors le contrôle : émergeant au milieu des débris en flamme, avec l&#8217;océan à perte de vue, il voit alors un phare, planté là tout seul. Après quelques brasses, il pose le pied sur un vieil escalier de pierre et atteint la porte du phare, entrouverte, comme l&#8217;attendant depuis toujours. Dans le phare il découvre un bathyscaphe. Le joueur y entre et abaisse un levier, et le voilà en train de descendre sous l&#8217;océan, une voix commerciale l&#8217;accompagnant pendant qu&#8217;apparait par le hublot la majestueuse cité sous-marine de Rapture.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8060" title="Bioshock 16 phare" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-16-phare-e1324465184502.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p>Cette cité, véritable miracle technologique et artistique, est l&#8217;oeuvre d&#8217;Andy Ryan. En pleine seconde guerre mondiale, Ryan voit le monde tomber en ruine. Les idéaux de sociétés semblent se résumer à quelques choix caricaturaux et liberticides : le capitalisme libéral de l&#8217;occident, le communisme totalitaire de l&#8217;U.R.S.S et le refuge moral de la religion. Comme le résume très bien le pitch de Ryan que le joueur entend pendant sa descente :</p>
<blockquote><p> « Mon nom est Andrew Ryan. Permettez-moi de vous poser une simple question : ce qu&#8217;un homme obtient par le travail à la sueur de son front… Cela ne lui revient-il pas de droit ? Non répond l&#8217;homme de Washington, cela appartient aux pauvres. Non répond l&#8217;homme du Vatican, cela appartient à Dieu. Non, répond à son tour l&#8217;homme de Moscou, cela appartient au peuple. Pour ma part, j&#8217;ai choisi d&#8217;ignorer ces réponses. J&#8217;ai choisi une voie différente. J&#8217;ai choisi l&#8217;impossible. J&#8217;ai choisi Rapture. Une cité où les artistes ne craindraient pas les foudres des censeurs. Où les scientifiques ne seraient pas inhibés par une éthique aussi artificielle que vaine. Où les grands ne seraient plus humiliés par les petits. Et à la sueur de votre front, cette cité peut aussi devenir là vôtre. »</p></blockquote>
<p>Hélas, tout n&#8217;a pas bien tourné, et l&#8217;utopie de Rapture n&#8217;a pas tardé à sombrer dans une guerre civile opposant Ryan à un certain Atlas pour le contrôle de la cité et la lutte des classes.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8075" title="Rapture 8 Welcome" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-8-Welcome-e1324465237823.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p><strong>Somwhere behind the sea…</strong></p>
<p><em>2K Games</em> a effectué un boulot monstrueux sur Rapture. Ici il ne s&#8217;agit pas de proposer un complexe sous-marin servant de cadre à un FPS défouloir. Il a fallu imaginer Rapture non seulement en tenant compte des possibilités de constructions de l&#8217;époque (matériaux, outils) mais aussi en tenant compte de l&#8217;évolution artistique d&#8217;un tel monde en vase clos, qui reflète les changements des mentalités ainsi que les problèmes ayant causé, et étant survenu après sa chute. D&#8217;autre part le jeu dans son ensemble est designé autour de Rapture. C&#8217;est la cité qui est au centre du processus de création du jeu, la cité et son histoire, tout le reste découle de là. Et le résultat est magnifique. <strong>Bioshock</strong> fait partie de ces jeux ou l&#8217;aspect technique sert un visuel extrêmement travaillé, et passe au second plan. C&#8217;est un jeu culte, dont l&#8217;expérience restera identique dans 10 ans, quand de nombreux autres jeux reposant trop sur leur moteur graphique auront disparu de mémoires. La cité arbore donc un aspect mi-industriel mi-loisir, le tout sous influence art déco. C&#8217;est beau. En fait, chaque lieu, chaque détour, chaque baie vitrée donnant sur l&#8217;océan est un spectacle pour le joueur, une invitation à la contemplation et à la découverte. Rarement un FPS m&#8217;aura autant donné envie de fouiller chaque recoin, d&#8217;observer chaque objet ou affiche tant chacun des éléments à l&#8217;écran est à la fois très beau <strong>et</strong> constitutif de l&#8217;histoire de Rapture. On en apprend autant en observant qu&#8217;en écoutant les multiples journaux audios laissés par les habitants. L&#8217;architecture même de la cité est révélatrice des contradictions qui ont forcé la chute de cette société nouvelle : évoluant coupée du monde sur des bases purement capitalistes, l&#8217;utopie naïve de Ryan s&#8217;est révélée imparfaite, provoquant des inégalités difficiles à gérer.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8046" title="Bioshock 2 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-place-e1324465307121.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>L&#8217;ambiance sous-marine, oppressive et claustrophobe est parfaitement rendue, les éclairages, sublimes, mettent en valeur des scènes d&#8217;intérieur avec d&#8217;énormes baies vitrées derrières lesquelles évoluent des poissons bien heureux de pas être dedans, et derrière lesquels se déploient la magnifique Rapture. Magnifique, quoiqu&#8217;endommagée : ils y a des fuites d&#8217;eau partout, c&#8217;est un vrai gruyère ce coin. Ah un moment donné, les scientifiques de Rapture se sont retrouvés en roue libre (sans éthique) et ont découvert l&#8217;Adam, une substance sécrétée par des grosses limaces du fond de l&#8217;océan. Grâce à l&#8217;Adam, ils ont été en mesure de développer les Plasmides, qui sont en quelque sorte des kits de modification génétique : une fois acheté (a prix d&#8217;or, accentuant le clivage de la cité) et assimilé, ils permettent de développer des capacités diverses et variées dont les plus communes touchent à la télékinésie, les pouvoirs élementaux et j&#8217;en passe. Très vite, il y a eu pénurie d&#8217;Adam, et des effets de manque se sont fait ressentir. Pendant la guerre civile opposant Ryan et Atlas, des habitants ont commencé à muter pour devenir des Chrosomes. Violents, intelligents et vifs, il en existe plusieurs sortes qui vont très rapidement vous gâcher vos vacances improvisées.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8048" title="Bioshock 4 action" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-4-action-e1324465355309.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>Heureusement, le joueur peut lui aussi utiliser ses plasmides et alterner entre plusieurs armes à feu et divers pouvoirs : on se retrouve avec des possibilités quasi illimitées permettant de monter des stratégies très diverses selon la situation et surtout selon le style de jeu : vous avez dit <strong>Deus Ex</strong> ? <strong>System Shock</strong> ?</p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte que le joueur débarque à Rapture. Il se retrouve rapidement en contact avec Atlas qui à besoin de son aide pour libérer sa femme et sa fille, faits prisonniers par Ryan. Le joueur est donc guidé d&#8217;un quartier à l&#8217;autre de Rapture pour y effectuer diverses tâches qui lui sont confiées : ouvrir un accès, permettre au jardin de fonctionner pour rétablir l&#8217;apport d&#8217;oxygène… Elles sont variées et permettent d&#8217;en apprendre toujours plus sur l&#8217;opposition Atlas / Ryan, et de faire la connaissance d&#8217;autres personnages.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8045" title="Bioshock 1 elec" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-1-elec-e1324465393360.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><strong>Are you my Big Daddy ?</strong></p>
<p>Très vite, le joueur croise la route des petites soeurs et de leurs Protecteurs : les terribles Big Daddy. Techniquement, les premières sont des petites filles armées d&#8217;une énorme seringue leur permettant de ponctionner l&#8217;Adam restant dans les cadavres des habitants de Rapture. Ensuite, elles se faufilent dans des conduits d&#8217;aération pour ramener leur butin quelque part. Mais les Chrosomes arpentent aussi la ville pour trouver l&#8217;Adam, donc les Protecteurs ont été créés. Ce sont des hommes enfermés dans un énorme scaphandre de plongée, armée la plupart du temps d&#8217;une foreuse ou d&#8217;une arme à feu. Leur démarche lourde résonne bien avant que vous les aperceviez, et fait même trembler le sol. Ils ne parlent pas et sont conditionnés pour une seule chose : protéger les Petites Soeurs (qui les surnomment Big Daddy, je vous épargne la VF).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8051" title="Bioshock 7 PLS" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-7-PLS-e1324465444440.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>Et à ce point-là, le jeu prend le parti d&#8217;impliquer moralement le joueur dans l&#8217;histoire : chaque petite soeur possède dans sa seringue une bonne quantité d&#8217;Adam. Hors le joueur à besoin de la substance pour améliorer et acquérir des plasmides. Lorsque l&#8217;on croise le duo Protecteur / Petite Soeur, on peut soit ne rien faire (ils vous ignorent), soit les attaquer. Commence alors un duel d&#8217;anthologie avec le Big Daddy : celui-ci va vous charger et tenter de vous tuer par tous les moyens à sa disposition, dans un déluge de violence. Ces duels sont assez exigeants, et demandent un minimum de préparation (repérage des lieux, posage de pièges, préparation des munitions adéquates…). En difficulté normale, ils sont tendus, mais faisables avec un minimum d&#8217;efficacité (bon, quand les Chrosomes s&#8217;en mêlent, ça devient très vite coton). Au-delà du mode normal, accrochez vous, c&#8217;est des bons gros bourrins !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8050" title="Bioshock 6 P" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-6-P-e1324465490966.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Où est Charlie ?</em></p>
<p>Une fois vaincu, le joueur se voit poser un choix moral dont les répercussions et les enjeux ne se dévoileront qu&#8217;au fur et à mesure du jeu (allant jusqu&#8217;à modifier la fin). On peut libérer la Petite Soeur de son conditionnement, pour qu&#8217;elle redevienne une fillette comme une autre et s&#8217;enfuie. Un personnage du jeu nous récompense alors par divers moyens, mais toujours avec un peu d&#8217;Adam. Ou alors la tuer et récupérer une grosse quantité d&#8217;Adam contenu dans la seringue et dans son sang ? Libre à vous, mais attention, tout n&#8217;est pas aussi simple et les conséquences sont grandes. Personnellement j&#8217;ai fait ma première partie en les sauvant toutes. Je ne m&#8217;attendais pas aux implications pour la suite de l&#8217;histoire.</p>
<p><strong>Let&#8217;s Dance</strong></p>
<p>Le gameplay du jeu est réglé au poil de cul. On peut utiliser un grand nombre d&#8217;armes, et chacune peut être améliorée de différentes façons (mais jamais toutes à la fois) et peut utiliser plusieurs types de munition (jusqu&#8217;à 3 ou 4 : perforante, explosive, chercheuse, électrique&#8230;). Déjà là, on se retrouve avec une richesse peu commune dans un FPS. Mais à cela vient s&#8217;ajouter les plasmides, très nombreux, que l&#8217;on peut aussi améliorer contre de l&#8217;Adam. On alterne entre arme et plasmide très simple avec une touche, et là les possibilités sont  juste énormes. Certaines armes et plasmides permettent de poser des pièges, de prendre le contrôle des caméras et tourelles de sécurités… Sans oublier que le joueur peut lui-même s&#8217;améliorer grâce à des « bonus » déblocables de plusieurs façons, notamment grâce à un appareil photo ! Mais on ne peut activer que quelques améliorations à la fois grâce à des bornes ce qui implique des choix cornéliens.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8058" title="Bioshock 14 P" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-14-P-e1324465533797.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Alive and on fire</em></p>
<p>Les systèmes de sécurités sont donc contournables, affrontables et même piratables grâce à un minijeu de logique et de rapidité, certes un peu répétitif. Mais c&#8217;est toujours plus fun que de trouver un tournevis, ouvrir la boite, repérer les bons câbles, shunter le système, et tout ça à clochepied sur une caisse pour atteindre la caméra tout en évitant d&#8217;être repéré. Les combats sont donc tout sauf faciles et répétitifs. Chaque rencontre, c&#8217;est des ennemis dont le nombre et les capacités sont différents, parfois avec des combinaisons bien casse-noisette. L&#8217;environnement changeant permet aussi des petites fantaisies comme enflammer des nappes d&#8217;essences au sol, faire fondre de la glace, ou encore utiliser son plasmide d&#8217;électricité dans l&#8217;eau quand les Chrosomes ou les Protecteurs ont les pieds dedans. Mouahahaha. C&#8217;est simple : que vous soyez furtif, bourrin au contact ou à distance, ou que vous laissiez les autres se battre pour vous, tous les styles de jeux sont possibles et viables. Un petit mot sur la musique : composée par Garry Schyman elle est absolument magnifique et très inspirée.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8055" title="Bioshock 11 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-11-place-e1324465584519.jpg" alt="" width="800" height="500" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8054" title="Bioshock 10 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-10-place-e1324465623946.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>De par sa narration et son univers original et maitrisé de fond en comble, grâce à un gameplay complet, exigeant et parfaitement huilé, <strong>Bioshock</strong> s&#8217;impose naturellement comme un jeu culte, un des meilleurs représentant du petit monde des FPS, aux côtés de Half-Life, Deus Ex et consorts. En tout je peux vous dire qu&#8217;il m&#8217;a scotché du début à la fin comme peu de jeux ont su le faire.</p>
<p><strong><em>Mais…</em></strong></p>
<p><strong>Episode 2 : The Return of the Big Daddy</strong></p>
<p><strong></strong> <em>2K Games</em> ne pouvait pas en rester là. Ils sont donc remis le couvert en 2010 avec <strong>Bioshock</strong> 2. Et croyez-le ou non, mais ils arrivent à faire encore mieux que le 1 sur beaucoup de points (mais pas tous). L&#8217;histoire de <strong>Bioshock</strong> 2 s&#8217;ouvre sur une cinématique intrigante : à la première personne une fois de plus, elle met en scène un Protecteur avec sa Petite Soeur, au milieu d&#8217;une réception datant d&#8217;avant la chute de Rapture. Soudainement, la fillette disparait. Le Protecteur s&#8217;élance comme un bourrin et finit par tomber sur le kidnappeur, qui lui tire dessus. BAM. Fondu au noir, fin de la cinématique. Ok. D&#8217;accord. Pas de problème, on y va !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8066" title="Bioshock 2 5 duel P" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-5-duel-P-e1324465880361.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><strong>Superfreak</strong></p>
<p>Le jeu lui-même commence 10 ans plus tard, après les évènements du premier volet. Le joueur n&#8217;est autre que le Protecteur de la cinématique, qui semble s&#8217;éveiller d&#8217;un long coma. C&#8217;est un modèle Delta, un des premiers modèles de protecteur, costaud, mais bien fragile en comparaison des modèles suivants. On découvre une Rapture toujours aussi belle et fascinante, toujours intrigante et encore un peu plus délabrée. Depuis les évènements du 1, tout part un peu en sucette. Bon, si j&#8217;ai pu donner de minces indications scénaristiques au début, je ne peux pas faire de même pour le second volet : cela donnerait trop d&#8217;indications sur l&#8217;histoire précédente, bla bla bla vous avez compris. Tout ce qu&#8217;il y a à savoir, c&#8217;est que le scénario est toujours aussi adulte et profond, complexe tout en étant moins tortueux que le premier, et réservant moins de surprises. Fatalement on est un tout petit peu moins passionné (mais vraiment un tout petit peu), d&#8217;autant que le jeu ne peut plus autant jouer sur la nouveauté queRapture.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8070" title="Rapture 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-2-e1324465945416.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p>Les ennemis évoluent eux aussi : plus agressifs et rapides, disposants de nouvelles capacités, les combats sont encore plus exigeants et nerveux que par le passé. Notre condition de Protecteur nous offre heureusement une résistance appréciable, quoiqu’insuffisante, et surtout la foreuse ! Celle-ci nous permet de faire une charge violente, souvent fatale (et accessoirement permet d&#8217;ouvrir des murs fragiles bien planqués). Le joueur à encore une fois à sa disposition des plasmides et des armes, sauf que cette fois (enfin) il peut utiliser les deux à la fois : l&#8217;arme dans la main droite, le plasmide dans la main gauche et c&#8217;est parti pour les combos ! Les anciens plasmides ont été modifiés pour inclure de nouvelles subtilités, et de nouveaux venus font leur apparition. Les armes elles aussi connaissent un lifting bienvenue, si bien qu&#8217;on se retrouve avec des sensations de jeux assez fraiches, tout en gardant le gameplay si efficace de<strong> Bioshock 1</strong>, encore qu&#8217;en tant Protecteur, le joueur à la démarche plus lourde (sans oublier le casque).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8062" title="Bioshock 2 1 action" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-1-action-e1324466008105.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><strong>Hey you, want to come with me ?</strong></p>
<p>Et comme plus on est de fou plus, on rit, il y a toujours les Petites Soeurs et leur Big Daddy. Mais avec quelques subtilités en plus : chaque zone du jeu contient un nombre précis de Petite Soeur. On peut les laisser tranquilles de A à Z. Ou alors comme d&#8217;habitude on fonce dans le tas, on fout sur la gueule au Protecteur… et là nouveau choix ! On libère la Petite Soeur ? On récupère l&#8217;Adam ? Ou… on l&#8217;adopte ? Privée de Big Daddy, elle peut tout à fait devenir votre protégée : elle suivra le joueur partout, et lui signalera les cadavres pleins d&#8217;Adam à récolter. Mais attention à chaque fois que vous autoriserez la fillette à ponctionner la précieuse substance des corps, tous les chrosomes du coin seront alertés, et il faudra défendre votre position bec et ongle, et bien sûr surveiller votre protégée. Des phases de jeu qui demande beaucoup de préparation et de repérage, et donc un bon sens tactique.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8071" title="Rapture 3 LS" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-3-LS-e1324466056946.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Are you my Big Daddy ?</em></p>
<p>Et là second choix : récupérer l&#8217;ensemble de l&#8217;Adam en sacrifiant la fillette, ou la sauver (choix identique au 1 à ce point-là). Les conséquences sont moindres que dans le précédent volet, mais impliquent tout de même le joueur dans l&#8217;histoire de Rapture. Sauf que… si par hasard votre soif d&#8217;Adam vous amène à adopter une par une toutes les Petites Soeurs d&#8217;un niveau, vous libérez alors la fureur d&#8217;une… Big Sister. Donc le rôle est de protéger les petites quand les Big Daddy ont échoué. Et à c&#8217;est carrément coton. Sorte de Protecteur au féminin, dopé comme un vainqueur du Tour, pouvant bondir sur les murs, esquiver en un clin d&#8217;oeil et maitrisant autant les plasmides, que les attaques à distance, et au corps à corps, ces Big Sister font passer les Big Daddy pour des vieux marins en service gériatrique, et propose un véritable challenge au joueur souhaitant les affronter. Heureusement, en cas de succès, la récompense est à la hauteur de la difficulté. Je n&#8217;ai jamais essayé en difficile, et je vous avoue que je ne suis pas pressé !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8068" title="Bioshock 2 7 BS" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-7-BS-e1324466102124.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Big Sister want you</em></p>
<p>D&#8217;autres choix moraux sont proposés au joueur. Régulièrement, on rencontrera divers personnages secondaires, dont nous aurons tôt ou tard le sort entre les mains : libre à vous d&#8217;agir selon votre conscience… ou non.</p>
<p><strong>Like a fish</strong></p>
<p>Le monde de Rapture s&#8217;explore toujours avec autant de plaisir, la surprise en moins. Néanmoins, les différents lieux (majoritairement différent de ceux du 1) apportent assez de nouveautés pour entretenir la flamme. Visuellement, le jeu connait quelques améliorations techniques qui servent toujours avant tout le game design et l&#8217;expérience du joueur. Autre nouveauté sympathique bien qu&#8217;anecdotique : les passages sous l&#8217;eau, où, enfermé bien au sec dans notre scaphandre, il nous faudra rejoindre d&#8217;autres entrées dans les bâtiments.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8067" title="Bioshock 2 6 place" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Bioshock-2-6-place-e1324466209163.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ça à quand même plus de gueule que les entrées du métro lyonnais&#8230;</em></p>
<p>Scénaristiquement, on n’est pas au niveau du <strong>Bioshock 1</strong>. Légère panne d&#8217;inspiration, pas de grosses révélations, pas de cliffenger à vous retourner la tête… Mais le plaisir de jouer n&#8217;en est pas diminué, car comme auparavant, l&#8217;histoire de ce monde unique ce découvre par l&#8217;exploration, et souvent dans les détails. On nous sert ici sur un plateau des pans entiers de l&#8217;histoire qui étaient passés sous silence dans le 1, sans parler du lever de rideau sur ce qu&#8217;il s&#8217;est passé ces dix dernières années. Toujours aussi fascinant et captivant. À noter un petit passage vers la fin dans la peau d&#8217;un autre personnage, trop court !</p>
<p><strong>On the road again</strong></p>
<p>Et voilà : en l&#8217;espace de trois ans, on nous a servi deux des meilleurs FPS jamais créés. Quasiment parfaits, il faudrait vraiment se découvrir une allergie profonde pour ce monde sous-marin art déco pour ne pas pouvoir en profiter pleinement. Ou alors, préférer les FPS plus basiques (Call of Machin 12). Tout le mal que je vous souhaite, c&#8217;est d&#8217;y prendre autant de plaisir à découvrir Rapture que je n&#8217;en ai eu.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8072" title="Rapture 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Rapture-4-e1324466270543.jpg" alt="" width="800" height="715" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>She is waiting for you</em></p>
<p>    <em>PS</em> : L’équipe a décidé de continuer… dans le changement. En effet, dans quelques mois sortira sur nos machines <strong>Biochock Infinite</strong>. Exit <em>Rapture</em>, et bonjour <em>Columbia</em> la cité volante steam-punk ! Nouveau monde, nouvelle histoire et nouvelles règles : avec un gameplay renouvellé proposant une fois de plus des expériences uniques et un scénario adulte, je peux vous dire que j&#8217;ai sacrément hâte de m&#8217;y plonger ! Stay hungry.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8077" title="infinite 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/infinite-1-e1324466380194.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Comme dirait Buzz, to infinity and beyond</em></p>
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		<title>La Saga du Sorceleur</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 07:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J'en suis venu à m'intéresser à ce livre grâce à son adaptation videoludique intitulée The Witcher. L'ironie de la chose, c'est que je me suis basé sur les différents tests que j'ai lu, si bien qu'en commençant le bouquin je n'avais en fait jamais jouer au jeu. Et quoi qu'il en soit je n'avais jamais vu le nom de l'auteur en librairie, ce qui prouve que je ne cherche jamais assez. Mais après de longues heures à jouer à STALKER, je dois être mûr pour la littérature de l'Est :-)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Sang des Elfes</strong> &amp; <strong>Le Temps du Mépris</strong> &#8211; tomes 1 &amp; 2<br />
de <em>Andrzej Sapkowski</em> - <em>Bragelonne</em></p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7921" title="sorceleur 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/sorceleur-1.gif" alt="" width="301" height="475" /></div>
<p>J&#8217;en suis venu à m&#8217;intéresser à ce livre grâce à son adaptation videoludique intitulée The Witcher. L&#8217;ironie de la chose, c&#8217;est que je me suis basé sur les différents tests que j&#8217;ai lu, si bien qu&#8217;en commençant le bouquin je n&#8217;avais en fait jamais jouer au jeu. Et quoi qu&#8217;il en soit je n&#8217;avais jamais vu le nom de l&#8217;auteur en librairie, ce qui prouve que je ne cherche jamais assez. Mais après de longues heures à jouer à STALKER, je dois être mûr pour la littérature de l&#8217;Est <img src='http://www.blog-bazar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>La Saga du sorceleur est composée de 5 romans et quelques nouvelles, jusqu&#8217;à maintenant. L&#8217;auteur ayant développé un univers très riche et cohérent, il serait presque surprenant qu&#8217;aucune nouvelle aventure ne parvienne sur nos rayon, surtout avec le succès du jeu-vidéo qui à permis aux livre de se refaire une santé en librairie.<br />
Ce sont les deux premiers tomes qui nous intéressent aujourd&#8217;hui, <strong>Le Sang des Elfes</strong> et <strong>Le Temps du Mépris</strong>.</p>
<p>Si on a bien affaire à un univers de fantasay, Sapkowski évite malgrés tout les pièges trop évidents du déjà vu ou du trop exotiques (des pièges certes, mais pas forcément des faiblesses). Géralt De Riv, notre sorceleur, est un homme très fier, sur de lui et cynique. Un sorceleur est un homme consommant des mutagènes lui permettant d&#8217;améliorer ses capacités. Il s&#8217;est fait une spécialité de tueur de monstres, et ne touche pas à le magie. Lors des chapitres en sa compagnie, on découvre un individu au caractère assez marqué, quoique réservé, qui tente coute que coute de suivre son éthique et sa morale dans un monde ou l&#8217;intérêt personnel, le racisme et l&#8217;appat du gain mènent la danse. Geralt n&#8217;est pas un chevalier servant ne vivant que pour secourir la veuve et l&#8217;orphelin : il monaye ses talents de tueur de monstres quelles que soient les circonstances. Il sait pertinement qu&#8217;il aura gain de cause, car personne à part lui ne pourra régler la situation. Il n&#8217;a que faire de l&#8217;honneur et de la reconnaissance, et ne vit pas pour aider son prochain : il à un talent, et en fait son gagne pain. c&#8217;est un sorte d&#8217;enflure au coeur tendre.</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7922" title="sorceleur 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/sorceleur-2.jpg" alt="" width="450" height="700" /></div>
<p>Il est aussi adroit qu&#8217;il est borné. Non dénué d&#8217;intelligence, il préfera toujours se fier à ses instincts et son expérience plutôt que de suivre les conseils avisés soumis par ses rares amis, n&#8217;hésitant pas ainsi à foncer dans le tas, parfois au mépris des conséquences. Ce comportement est en partie lié à sa position sociale : Pour le peuple, il est un individu dangereux, et son statut de mutant (inexpliqué pour la quasi totalité de la population) le met à la portée du racisme commun. Mais rares sont ces clients à le respecter tel qu&#8217;il est, sans le craindre ni le mépriser. Pour les hommes d&#8217;armes expérimentés, il est dangereux, quant aux mages, ils le méprisent, le voient comme une curiosité vaguement intéréssante, comme un bon numéro de comique.</p>
<p>L&#8217;intrigue déployée par l&#8217;auteur bénéficie d&#8217;un background complexe et fouillé, avec un contexte politique solide où il sera parfois difficile de saisir qui sert qui ou trahit qui, tant il y a de personnages différents. Mais on croisera tout de même les poncifs du genre : mercenaires, armées, magiciens, bourgeois et populaces, ainsi qu&#8217;un bestiaires fantastique classique mais efficace. Mon premier regret est que (jusque la), l&#8217;auteur n&#8217;est pas plus developpé les différentes ethnies.</p>
<p>L&#8217;univers du sorceleur est assez noir et adulte. Comme je l&#8217;ai dit, un climat de racismes permanent plante un déccord propice aux atrocités et vendettas de toutes sortes. L&#8217;auteur n&#8217;hésite pas à aborder d&#8217;autre thèmes comme le sexe, la pedophilie, le meurtre, le sacrifice. Ce qui déstabilise c&#8217;est sa façon d&#8217;en parler : parfois très directement avec un vocabulaire assez rude mais simple, parfois de façon détournée et subtile. Cette alternance n&#8217;est pas foncierement justifiée par le texte, donant le sentiment que l&#8217;auteur choisi selon l&#8217;humeur du moment.</p>
<p>Autre défaut pour moi : le vocabulaire utilisé. La je ne comprend pas, et comme j&#8217;ai arrêté le polonais en 5ème année de maternelle je n&#8217;arrive pas déterminer si, c&#8217;est un défaut de l&#8217;oeuvre ou de la traductrice. Mais l&#8217;utisation de certains mots ou locutions generalement lié à un contexte moderne fait tache. Quand l&#8217;auteur cite un &laquo;&nbsp;poing americain&nbsp;&raquo;, on sort immédiatement du récit. Cela ne se produit pas à chaque page, mais trop de formulations ou locutions introduisent systématiquement une distance entre l&#8217;histoire et le lecteur, c&#8217;est un gros frein à l&#8217;immersion. Sans oublier que pour le reste, l&#8217;ecriture reste tres simpliste, et les dialogues ne viennent pas vraiment relever le niveau.</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7923" title="sorceleur 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/sorceleur-3.png" alt="" width="358" height="400" /></div>
<p>Ces quelques regrets exposés, l&#8217;histoire se laisse decouvrir de façon tres plaisante, avec un rythme changeant et quelques alternances de points de vue toutes les 5 à 10 pages.<br />
Reste donc une aventure bien construite, dans un univers qui bien que peu original, brille par sa complexité et le climat social qui y reigne, le tout emballé dans une écriture et un style sympa, avec des chapitres sans saveur particuliére. Cela dit, la fin du tome 2 relève légèrement le niveau général, esperons que ça continue comme ça. C&#8217;est dommage, mais ça vaut quand meme le coup de s&#8217;y plonger, ne serait ce que pour le sorceleur lui-même, qui reste un personnage trés intéressant.</p>
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		<title>Le cycle Tiphaine Patraque</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 03:55:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tiphaine Patraque, apprentie sorcière atypique dont le quatrième volume des aventures est paru le 21 avril cette année dans nos grises contrées. Estampillée Roman du Disque-Monde  en lieu et place des habituelles Anales du Disque-Monde, cette mini-série ne renie par pour autant ces compatriotes et s'évertue au fur à mesure à resserer les liens avec d'autres personnages et lieux connus.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong>Les Ch&#8217;tis Hommes Libres</strong>  (<em>The Wee Free Me</em>n) &#8211; 2006</li>
<li><strong>Un Chapeau de Ciel</strong> (<em>A Hat Full of Sky</em>) &#8211; 2007</li>
<li><strong>L&#8217;Hiverrier</strong> (<em>Wintersmith</em>) &#8211; 2009</li>
<li><strong>Je M&#8217;Habillerai de Nuit</strong> (<em>I Shall Wear Midnight</em>) &#8211; 2011</li>
</ul>
<p>de <strong>Terry Pratchett</strong></p>
<p><strong></strong><br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-7892" title="Les Ch'tits Hommes Libres" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Les-Chtits-Hommes-Libres-e1323937835202.jpg" alt="" width="500" height="700" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Terry Pratchett</strong> c&#8217;est une sorte de dieu pour moi. Voilà maintenant presque 10 ans que ces livres m&#8217;accompagne au grés des sorties françaises et depuis peu anglaises. Presque 10 ans. Je suis pas un très gros lecteur, mais je lis quand même pas mal de livres, et c&#8217;est le seul auteur dont je puisse dire : &laquo;&nbsp;j&#8217;ai grandi avec&nbsp;&raquo; et ça, c&#8217;est pas rien.<br />
Forcément, j&#8217;ai aussi vu l&#8217;auteur évoluer, mûrir, entre l&#8217;âge et la maladie (il lutte contre Parkinson depuis quelques années). Son style, si fluide, imagé et satirique n&#8217;a cessé de se bonnifier au fil du temps, si bien que si un roman de Terry est toujours rapidement identifiables, je préfères quelqu&#8217;uns des récents aux premiers.<br />
Et dans les récents, il y a Tiphaine Patraque, apprentie sorcière atypique dont le quatrième (et dernier ?) volume des aventures est paru le 21 avril cette année dans nos grises contrées. Estampillée <em>Roman du Disque-Monde </em> en lieu et place des habituelles <em>Anales du Disque-Monde</em>, cette mini-série ne renie par pour autant ces compatriotes et s&#8217;évertue au fur à mesure à resserer les liens avec d&#8217;autres personnages et lieux  connus.<br />
Tout commence avec <em>Les Ch&#8217;tis Hommes Libres</em> (<em>The Wee Free Men</em>). <em>Tiphaine Patraque</em> est la fille d&#8217;un fermier dans le Causse, un pays de coline que ne renierai pas un <em>hobbit</em>. La vie n&#8217;y est ni trop facile, ni trop dure, c&#8217;est juste la vie quoi. <em>Tiphaine</em> à 9 ans, aide ses parents du mieux et a les pieds bien sur terre : elle sait autant gerer la fabrication du fromage, le nettoyage de l&#8217;étable, que le monstre de la rivière. Quand son petit frère se fait enlever par la reine des fées, elle sait logiquement que personne d&#8217;autre dans le coin ne peut se charger de l&#8217;affaire, et va donc le chercher, armée d&#8217;une poele à frire et des <em>Feegles</em>. Qui ne sont autres que des tout petits bonhommes bleus en kilt, très costauds, passablement bagarreurs et souvent alcoolisés. Et je vous parle pas de leur défauts… De toute façon faudra s&#8217;y faire, ils suivent <em>Tiphaine</em> tout au long des quatre bouquins.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7894" title="Un Chapeau de Ciel" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Un-Chapeau-de-Ciel-e1323937903865.jpg" alt="" width="500" height="695" /></div>
<p><em>Tiphaine</em> est un personnage très attanchant. Déjà parce qu&#8217;elle est débrouillarde et mature, mais surtout elle réfléchit à tout, et voit et comprend beaucoup plus de choses que le commun des habitants du <em>Causse</em>. Car <em>Tiphaine</em> est une sorcière, et elle va devoir apprendre non seulement la sorcellerie, mais la vie.<br />
<strong>Pratchett</strong>, qui n&#8217;a jamais eu le bégin pour les clichés, ne parle pas ici de sorcellerie classique avec son déluges de baguettes magiques, effets spéciaux et formules magiques rigolottes. Non, la sorcellerie ici est difficile, mal payée, utile et pourtant souvent mal vue. Les sorcières ne sont pas exemptes de pouvoirs, mais le plus grand consiste à écouter, observer et comprendre. Une sorcière, c&#8217;est celle qu&#8217;on appel quand une femme va accoucher, quand le grand-père à encore mal au dos, ou quand deux voisines ne s&#8217;entendent pas, que la jument est malade… C&#8217;est celle qui sait les choses, et parce qu&#8217;elle sait ces choses là, elle est redoutée. Et une sorcière intelligente fait toujours en sorte d&#8217;être quelque peu redoutée. Elle prend les décisions faciles et difficiles, et on l&#8217;écoute, parce que personne d&#8217;autre ne les prends. Très peu de magie là dedans (en même temps la magie c&#8217;est bon pour les mages !). Les sorcières ne réclament jamais d&#8217;argent, mais ont trouve toujours un moyen de les payer (encore qu&#8217;aucune n&#8217;utiliserai jamais ce mot là) : elles ne manquent jamais de nourriture, vieux tissus, chaussure ou bois de chauffage.<br />
Certaines ont malgrés tout quelques talents spéciaux, mais s&#8217;en servent peu. Oh, et elles volent en balais bien sur. Non pas qu&#8217;elles sachent les faire voler, ce sont les nains qui fabriquent les balais volants, tout le monde sait ça non ?<br />
J&#8217;ai trouvé cette vision de la sorcellerie absolument géniale. Parce que franchement, les sorcières avec boules de feu et tout le tralala, on patauge littéralement dedans, et si les visions originales de la magie existent, elles restent en minaurité (Gagner la Guerre, Le Sorcelleur, Jonatan Strange &amp; Mr Norrell pour ne citer qu&#8217;eux). Tiphaine apprend à la dure, dans la vraie vie ou les vieux ont besoin d&#8217;aide pour aller aux toilettes ou prendre un bain, ou les gens ne sont pas bien malin et les taches difficiles sont toujours aussi dificiles. Mais il faut bien que quelqu&#8217;un les fasses pas vrai ? Cela étant dit, Tiphaine à quand même quelques talents plus magiques, mais motus, vous découvrirez ça vous-mêmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7893" title="L'Hiverrier" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/LHiverrier-e1323937934263.jpg" alt="" width="500" height="686" /></div>
<p>Pour des romans qualifiés jeunesse, les aventures de <em>Tiphaine</em> se permettent d&#8217;aborder pas mal de sujet sérieux, parfois bien noir comme cette jeune fille enceinte battue par son père qui en vient à perdre son bébé. Ce parti pris a d&#8217;ailleurs alimenté quelques discussions de fan opposant joyeusement les univers et thèmes de<em> Harry Potter</em> à <em>Tiphaine Patraque</em> (discussions sur-alimentée par une lettre de <strong>Pratchett</strong> au <strong>Times</strong>, <a title="reaction pratchett" href="www.beyondhogwarts.com/story.20050802.html">suivi de cette réaction</a>). Personnellement j&#8217;ai lu les deux, j&#8217;aime les deux et même s&#8217;il est tentant de faire quelques comparaisons, je ne pense pas que ce soit très pertinent : chaque série à des choses différentes à dire, à montrer. Les seuls points communs se résument à l&#8217;univers de la magie (et c&#8217;est clairement pas le même) et à un personnage principal jeune devant grandir. De plus, là où saga de <strong>Rowling</strong> nous offres des personnages évoluants et grandissants dans une histoire de fond vaste et très bien menée, Pratchett lui s&#8217;intéresse à l&#8217;évolution de <em>Tiphaine</em>. Chaque livre à son histoire propre, avec quelques liens et renvois aus précédents, mais on a pas de grande trame de fond prenant le pas sur le personnage ou le guidant vers un dénouement.<br />
Les personnages secondaires sont, comme souvent sous la plume de <strong>Pratchett</strong>, tout aussi bons les uns que les autres. On découvre beaucoup de nouvelles têtes et quelques connues (<em>Mémé Ciredutemps</em> en tête de liste). Je trouve qu&#8217;avec le temps l&#8217;auteur maitrise de mieux en mieux la notion d&#8217;univers partagé : sans parler de lien entre les histoires, on trouve de plus en plus de références, de personnages connus, de contextes introduis par d&#8217;autres tomes. <em>Je m&#8217;habillerai de nuit</em> est à ce titre exemplaire puisque on y croise <em>Ankh-Morpork</em>, avec notemment <em>le Guet</em> et même un personnage qu&#8217;on avait pas revu depuis… le troisème tome des annales ! <strong>Terry</strong> s&#8217;amuse à relier les points, de façon toujours justifiées par l&#8217;histoire. Et disons le tout net, on adore ça ! C&#8217;est un vrai plaisir de fan.<br />
Une autre chose qui me fait plaisir : il y a quelques histoires secondaires qui émmergent, et j&#8217;ai été assez surpris à chaque fois par leur déroulement, tout simplement parce que j&#8217;étais persuadé d&#8217;avoir deviné la suite. Des surprises de temps en temps, on va pas cracher dessus quand même.</p>
<div><img class="aligncenter size-full wp-image-7891" title="Je m'Habillerai de Nuit" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/Je-mHabillerai-de-Nuit-e1323937960860.jpg" alt="" width="500" height="685" /></div>
<p>Voilà encore une bonne série de <strong>Sir Terry</strong>. J&#8217;ai dévoré les quatres bouquins avec plaisir (aux éditions <em>Atalantes</em> as always) et j&#8217;espère revoir miss <em>Tiphaine</em> un de ces quatre au détour d&#8217;un nouveau livre. Que vous aimiez ou non la fantasy et quelque soit votre âge, je ne peux que vous recommander cette perle.</p>
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		<title>Assassin&#8217;s Creed</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 07:47:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ubisoft nous invite à incarner un assassin au temps des croisades. Si d'autres jeux nous ont par le passé proposé d'incarner un tueur à gages (Hitman pour ne citer que lui), le contexte historique choisi ici est très intéressant, mais la véritable originalité du titre, c'est le freerun.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<h4 id="internal-source-marker_0.9643133752979338" dir="ltr"><img class="aligncenter size-full wp-image-7874" title="AC1 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-3-e1323848530683.jpg" alt="" width="800" height="500" /></h4>
<h4 dir="ltr">Assassin&#8217;s Creed &#8211; <em>Ubisoft</em> &#8211; PC / PS3 — 2007</h4>
<p>Et voilà, avec quelques années de retard sur sa sortie, je m&#8217;attaque enfin au premier Assassin&#8217;s Creed, un jeu très sympa, mais terriblement frustrant !</p>
<p>Ubisoft nous invite à incarner un assassin au temps des croisades. Si d&#8217;autres jeux nous ont par le passé proposé d&#8217;incarner un tueur à gages (Hitman pour ne citer que lui), le contexte historique choisi ici est très intéressant, mais la véritable originalité du titre, c&#8217;est le freerun.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7873" title="AC1 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-2-e1323848471527.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p><em>Here come the killer</em></p>
<p>Le joueur incarne Desmond Miles, un jeune homme sans histoire se retrouvant kidnappé par une organisation souhaitant, grâce à une technologie appelée Animus,  explorer les souvenirs de son ancêtre Altaïr. Celui-ci est membre d&#8217;une confrérie d&#8217;assassins oeuvrant dans l&#8217;ombre afin d&#8217;influencer le cours de l&#8217;histoire tout en servant ses intérêts. Si l’on est bien loin des préoccupations de 47, le tueur de la série Hitman, l&#8217;objectif sera globalement le même : assassiner un certain nombre de cibles. La méthode est assez répétitive : le chef de la confrérie assigne une cible et le joueur doit ensuite atteindre la ville où il se trouve, rencontrer le contact local des assassins, accomplir une sorte d&#8217;enquête afin d&#8217;accumuler des informations permettant ensuite l&#8217;accomplissement de l&#8217;assassinat lui-même.</p>
<p>Le jeu compte trois villes,  Damas, Jérusalem et Acre, elles-mêmes divisées en trois quartiers progressivement débloqués au fil des succès d&#8217;Altaïr. Une fois sa mission connue, le joueur quitte la citadelle des assassins à cheval, traverse la pampa locale : une zone inintéressante, malgré quelques points d&#8217;observation à débloquer, quelques drapeaux à trouver et quelques soldats à occire si l’envie se présente. J&#8217;ai trouvé ces chevauchées un peu longuettes, l&#8217;absence totale de mission annexe n&#8217;aidant pas à briser la monotonie : les décors sont jolis, mais on a vite fait le tour de la question.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7875" title="AC1 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-1-e1323848566346.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
<p>Chaque ville étant gardée par des soldats, il faut trouver un moyen d&#8217;entrer : pas besoin d’avoir une grande imagination, ce sera **toujours** la même chose : un citoyen du coin est agressé par des soldats. Une fois débarrassé des mécréants (au fil de l&#8217;épée bien sûr), des moines apparaissent, et vous font passer les portes de la ville en toute sécurité : les moines étant habillés pratiquement comme les assassins, il suffit de marcher avec eux en faisant semblant de prier. Les voix du Seigneur sont impénétrables.<br />
C&#8217;est là que commence la partie principale du jeu : l’enquête qui mènera fatalement à l’assassinat. Il faut tout d’abord trouver le bureau local des assassins et parler à son responsable. Ensuite, il suffit de localiser et d’escalader les points d&#8217;observation (grande tour type minaret) afin de compléter la carte du quartier et de localiser  les différentes missions. Missions qui sont… répétitives, et en très petit nombre :</p>
<p>1. Sauver des citoyens agressés par la milice locale<br />
2. Trouver, tabasser et interroger un quidam<br />
3. Espionner (s&#8217;assoir sur un banc par loin et écouter quoi, James Bond doit en pleurer)<br />
4. Voler un objet (trouver le gars, le suivre et lui faire les poches discrètement en 15 sec)<br />
5. Aider les membres de la guilde : petite course en freerun, tuer des archers, escorter…</p>
<p>Voilà, c’est a peu près tout ce qu’on va faire pendant le jeu. Bref, autant dire qu&#8217;au début c&#8217;est chouette, mais à la moitié du scénario on s&#8217;amuse déjà beaucoup moins. Ce manque de diversité est clairement le plus gros faible du jeu.<br />
Chaque mission réussie débloque un indice, une fois qu&#8217;on en a assez on peut débloquer la séquence d&#8217;assassinat à proprement parler, qui n&#8217;ont rien de bien original non plus, mais ont le mérite de pousser le joueur à adopter des approches différentes. Une fois le méfait accompli, il ne reste plus qu’a traversé la ville en alerte pour retourner au bureau, puis à la maison-mère.<br />
A chaque assassinat accompli, on gagne ensuite de nouvelles capacités : nouvelle armes, lancé de couteau, parade, attaque puissante&#8230; De quoi renouveler un peu les combats et les approches.</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7876" title="AC1 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-4.jpg" alt="" width="740" height="416" /></a></p>
<p><em>Yamakasi couscous</em></p>
<p>Le scénario est&#8230; comment dire, franchement longuet. On calcule certains retournements quasiment depuis le début du jeu,  et le reste se perd dans une narration complètement ratée qui n’arrive pas à impliquer le joueur dans ces actions. Bof.<br />
Visuellement on prend une claque. Très aboutit techniquement, le jeu affiche des décors magnifiques avec une profondeur de champ assez énorme. De plus le game design distille une ambiance réussie, fruit d’un  gros travail de recherche pour coller à l&#8217;époque (habits, architecture, religion). Le résultat est très beau et donne envie d’explorer. Bon, le moteur graphique n&#8217;est pas non plus exempt de défaut, à savoir du clipping (objets qui clignotent ou apparaissent soudainement à 5m devant le joueur), et des ombres pixellisées dés qu&#8217;on s&#8217;en éloigne un peu (c’est à dire 5m aussi). Rien de très grave, mais l’immersion en pâti.<br />
Musicalement, rien de bien transcendant, un accompagnement simple et pas spécialement remarquable. Certains jingles récurrents sont moches mais ne dures pas longtemps.</p>
<p>Mais tout ça, on s&#8217;en fout ! Là où Assassin&#8217;s Creed est juste jubilatoire, c&#8217;est dans sa maniabilité associée au freerun. Le concept est simple : vous êtes agile. Très agile. En fait vous pouvez grimper, escalader, courir absolument partout et vous accrochez à la moindre poutres, au moindre rebord.</p>
<p>Et là j&#8217;aime autant vous dire que c&#8217;est la fête ! On cours dans tous les sens, on saute de la moindre corniche et on se raccroche en face sur un rebord de fenêtre épais comme une carte de crédit, on se laisse tomber sur une barre en métal avant de sautiller gaiement sur celles qui suivent, puis de tomber sur le dos ce pauvre archer qui ne nous a pas vu venir. De toute façon il ira plus se plaindre à personne.</p>
<p>La liberté impliquée par ce système est tout bonnement phénoménale, chaque recoin, immeuble, toit peut être parcouru (un mini jeu consiste à trouver plusieurs centaines de drapeaux planqués un peu partout). Et comme les trois villes sont immenses, on passe facilement des heures à crapahuter comme un assassin fou. Pour corser le tout, les ennemis (milices, soldats, templiers, archers) sont eux-mêmes assez casse-cous et n&#8217;hésitent à nous traquer en hauteur s&#8217;il le faut, donnant parfois lieu à des situations assez ubuesques : un toit de 4m2 avec le héros et 9 soldats en équilibre. Du coup on passe souvent un meilleurs moment à escalader les points d’observation et rejoindre les lieux des missions qu’à accomplir ces dernières.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7879" title="AC1 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-5.jpg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p><em>Born to kill</em></p>
<p>Heureusement, Altaïr met aussi à profit son agilité en combat. Que ce soit avec une épée, un couteau ou sa lame d&#8217;assassin (une lame courte attachée au bras par un dispositif ingénieux, qui se rétracte quand on ne l&#8217;utilise pas), il donne l&#8217;impression de danser en esquivant les attaques ennemies (gros travail sur les animations). Le système de jeux est basé sur un concept simple : on verrouille l&#8217;ennemi en cours, il faut ensuite parer ses attaques d&#8217;une touche et contre-attaquer d&#8217;une autre touche, avec le bon timing. On peut aussi attaquer non-stop en mode berserk, mais très vite les ennemis se protègent et contre-attaquent aussi. Mais quel plaisir de surprendre sa cible de la façon la plus acrobatique possible, puis ensuite lui sauter dessus et planter une lame dans sa gorge… À ce niveau, c’est un sport. Le jeu aurait sûrement profiter d’un système plus fluide et dynamique comme celui de Batman Arkham City, mais en l’état ça reste parfaitement jouable. On notera que les deux jeux utilise la même ficelle pour faire ressentir la puissance du héros au joueur : en face à face, il est juste impossible de perdre, à moins de jouer avec une main un seul oeil. Le jeux prend un malin plaisir à opposer notre assassin à des groupes de soldat (entre 3 et plus de dix selon les cas), ce qui donne des moments bien sympathiques.</p>
<p>Que retenir du premier Assassin&#8217;s Creed donc ? Loin d&#8217;être parfait, avec quelques longueurs et répétitions mal venues, le jeu a surtout le mérite de poser les bases de la série. Il faut compter une dizaine d&#8217;heures pour le finir, et au final on ressort quand même avec l&#8217;impression d&#8217;avoir passé un bon moment, malgré ses erreurs de jeunesse. Puis ça permet d&#8217;enchaîner directement sur la suite, beaucoup plus intéressante et travaillée.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7880" title="AC1 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/12/AC1-6.jpg" alt="" width="800" height="450" /></p>
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		<title>Ta gueule !</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 05:27:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
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		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Un prof dépressif qui fait le point, un truand méfiant qui fait le mort, une clinique psy : une rencontre délicieusement décalée et drôle à souhait ! C'est le menu de cette pièce de théâtre qui vous est proposée par Jacques Chambon et Dominic Palandri.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Merci à l&#8217;Espace Gerson pour les deux dernières photos !)</p>
<p>Pour commencer, je met très rarement les pieds dans un théâtre je l&#8217;avoue. Non pas que j&#8217;ai quoi que ce soit contre, mais mon truc c&#8217;est définitivement plus le cinéma. Et pourtant, j&#8217;aime bien le théâtre ! Mais je ne me motive quasiment jamais à y aller, à en suivre l&#8217;actualité, à prendre le temps de le regarder droit dans les yeux en lui demandant d&#8217;un air intéréssé &laquo;&nbsp;eh! Quoi de neuf ?&nbsp;&raquo;. Et je sais que j&#8217;en rate des choses sympa.</p>
<p>Cette année, miracle, j&#8217;y suis allé. Pas plus tard que jeudi soir d&#8217;ailleurs. Pourquoi donc cette exception à ma règle de non interaction ? Tout simplement à cause de Kaamelott. Tout simplement parce que c&#8217;est série, qui représente une vraie bouffée d&#8217;air frais dans le paysage audiovisuel français et que j&#8217;adore pour une foultitude de raisons m&#8217;a fait découvrir toute une brochette d&#8217;acteurs et d&#8217;actrices très sympathiques. Notamment notre <em>Merlin</em> national <strong>Jacques Chambon</strong> (non mais sans déconner, même quand je regarde une autre série avec le même personnage, je pense au concepteur de la potion de guérison des ongles incarnés&#8230;</p>
<p>Tout ça pour dire qu&#8217;il y&#8217;a quelques mois j&#8217;ai découvert au hasard sur le net &#8211; sur le site <a title="on en a gros" href="http://www.onenagros.org/" target="_blank">On en a gros !</a> &#8211; que Chambon allait joué dans une pièce qu&#8217;il a écrite, intitulée <strong>Ta Gueule !</strong> et ceci sur Lyon. A la lecture de l&#8217;article, mon intérêt grandissant, je prend la décision d&#8217;aller voir cette pièce. Hélas, problème de planning, fainéantise, mauvais alignement des astres, j&#8217;ai raté le coche.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7630" title="tagueule 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/tagueule-3.jpg" alt="" width="480" height="720" /></p>
<p>Heureusement, la pièce est de retour, et j&#8217;ai donc réparé mon erreur. C&#8217;est donc plein d&#8217;une impatiente joyeuse que je suis allé à l&#8217;<a title="espace gerson" href="http://www.espacegerson.com/" target="_blank">Espace Gerson </a>ce jeudi soir. Il s&#8217;agit d&#8217;un petit café-théâtre très sympa, juste à côté de la Gare Saint-Paul. Petite salle donc, mais bonne ambiance avec ces petites tables rondes devant la scène (et même quasiment sur scène, à droite, un canap&#8217;). Un peu comme la salle de l&#8217;émission &laquo;&nbsp;Le Plus Grand Cabaret du Monde&nbsp;&raquo; mais en plus petit et donc vachement mieux quand même.</p>
<p>Et voilà que la pièce commence. Deux personnages sur scène, d&#8217;un côté <em>Jean-Claude</em>, prof dépressif en plein naufrage personnel (<strong>Chambon</strong>), et de l&#8217;autre <em>Gino </em>(<strong>Palandri</strong>), qui fait le mort afin d&#8217;esquiver une fin tragique. Ils se retrouvent à partager la même chambre dans une clinique. Comme souvent, certaines des meilleurs histoires de rencontres sont celles qui n&#8217;aurait jamais du arriver. Et comme toujours, les rencontres qui n&#8217;aurait jamais du arriver nous font passer un bon moment. Et quel moment ! Cette comédie légère et très bien écrite à eu le mérite de me coller de force un sourire franc et des éclats de rire irrépressibles du début jusqu&#8217;après la fin. Voir ces deux mondes totalement opposés, avec leurs clichés et trouvailles, entrer en collision frontale à quelque chose de parfaitement joyeux, 1h30 de bonheur instantané en barre. L&#8217;ouverture de la scène avec <em>Jean-Claude</em> qui remplit son journal de thérapie donne rapidement le ton.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7650" title="ta gueule 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/IMG_3535.jpg" alt="copyright Espace Gerson" width="720" height="479" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p>Et ceci ne serait encore qu&#8217;une bonne pièce sans les deux interprètes, qui mettent une telle bonne humeur, un tel entrain doublé d&#8217;une jovialité contagieuse, qu&#8217;on ne peut qu&#8217;en saluer le grand talent. <strong>Jacques Chambon</strong> m&#8217;a épaté ! J&#8217;ai toujours pensé qu&#8217;une des différences entre bon et mauvais acteurs, c&#8217;est ça capacité à jouer un rôle et non son rôle, à être là tout en disparaissant derrière son personnage, et non à jouer l&#8217;acteur qui joue un personnage. Partant de là, j&#8217;avais une légère crainte de retrouver sur scène un merlin bis&#8230; Doutes balayés à dés le début de la pièce : ce <em>Jean-Claude</em>, frêle esquif peu assuré qui suite à une collision avec l&#8217;iceberg de la vie envisage un rapport d&#8217;avarie pour colmater les brèches, faire le point et sauver son couple, existe pendant 1h30 sur scène. C&#8217;est aussi là, au théâtre un jeudi soir, que je me rappel qu&#8217;un comédien, c&#8217;est pas seulement un texte, une voix et une scène, mais aussi un corps. Et <strong>Chambon</strong> se révèle sur scène bien plus sportif que je ne m&#8217;y attendais (toute mes excuses ) : chaque mimique, geste, démarche mal assurée fait partie du personnage et donne vie à ce prof qu&#8217;on a décidément du mal à envier.  Second comédien, et grosse découverte de la soirée, <strong>Dominic Palandri</strong>. Que dire, si ce n&#8217;est que je vais dorénavant suivre son actu avec acuité ! Son interprétation de <em>Gino</em>, petit truand tentant d&#8217;échapper à la concurrence est juste&#8230; juste. Une présence sur scène moins agitée que celle de Jean-Claude, et donc massive, donnant à chaque légère accélération un léger parfum de menace qui fait le sel du personnage.</p>
<p>Magistralement drôle, très bien écrit et diablement bien joué : aucune excuse pour ne pas aller profiter de toute urgence de cette séance de rire thérapeutique.  Seul regret, c&#8217;est trop court ! Devant ce simple constat, je me vois donc dans l&#8217;obligation de devoir reprendre rendez-vous avec nos deux compères prochainement afin de profiter à nouveau de leur présence et de leur talent.</p>
<p>Dominic Palandri, Jacques Chambon : un grand bravo, et un très grand merci ! A bientôt <img src='http://www.blog-bazar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /><br />
<iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xb78um" frameborder="0" width="480" height="360"></iframe></p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/xb78um_ta-gueule-la-piece-de-theatre_fun" target="_blank">&laquo;&nbsp;ta gueule&nbsp;&raquo;, la pièce de théâtre </a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/lyon_videos_fr" target="_blank">lyon_videos_fr</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-7651 aligncenter" title="ta gueule 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/10/JackDom1-Ta-gueule.jpg" alt="copyright Espace Gerson" width="830" height="1002" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
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		<title>Nation</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 13:11:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
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		<description><![CDATA[Je vais me fixer un objectif : réussir à vous parler de Nation et de Pratchett sans m'éparpiller, sans vous parler de ses célèbres Annales du Disque-Monde, ni vous faire la biographie de l'auteur... Argh. Et pourtant je vais m'efforcer de le faire, tant Nation est un livre qui mérite d'avoir un article pour lui tout seul. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7305" title="nation 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-1-667x1024.jpg" alt="" width="667" height="1024" /></p>
<p><strong>Nation</strong> de <em>Terry Pratchett</em> &#8211; <em>Edition Atalante</em> &#8211; 2010</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><em>How can I answer you? There is no language</em></p></blockquote>
<p>Je vais me fixer un objectif : réussir à vous parler de Nation et de Pratchett sans m&#8217;éparpiller, sans vous parler de ses célèbres Annales du Disque-Monde, ni vous faire la biographie de l&#8217;auteur&#8230; Argh. Et pourtant je vais m&#8217;efforcer de le faire, tant Nation est un livre qui mérite d&#8217;avoir un article pour lui tout seul.</p>
<p>En bref, Terry Pratchett est un auteur anglais dont le domaine de prédilection est la fantasy satirique/décalée. Depuis de nombreuses années, il nous abreuve de ses Annales du Disque-Monde, une série de plus de trente livres se déroulant sur le Disque-Monde. Un monde plat comme une pizza qui voyage sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur le dos de A&#8217;Tuin, la grande tortue qui parcours l&#8217;espace. Hum&#8230; je m&#8217;égare non ? À quelques rares exceptions, toutes ces histoires se déroulent là bas.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7307" title="ation 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/ation-5.jpeg" alt="" width="294" height="219" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&#8217;adore cet auteur. Peut-être le premier auteur de littérature dont je sois réellement devenu fan depuis le premier bouquin jusqu&#8217;au dernier. Son écriture est particulièrement fluide et très agréable à lire. Les dialogues sont assez savoureux, les descriptions à la fois détaillées et très simples. C&#8217;est juste génial de voir comment il arrive à décrire une ambiance, un lieu en quelques mots, en faisant appel à des tournures imagées. Mais surtout Pratchett fait rire et réfléchir à la fois : c&#8217;est un maitre de l&#8217;ironie, de l&#8217;humour décalé et occasionnellement noir. Chacun de ses livres aborde une panoplie de thèmes et il se fait un devoir de les mettre en relief dans l&#8217;absurde.</p>
<p>Tour à tour, il parle de la guerre, du meurtre, de la famille, de la vérité&#8230; et beaucoup d&#8217;autres. J&#8217;ai souvent vu collée l&#8217;étiquette « littérature jeunesse » sur ses livres. Ce que je ne comprends pas bien : certes, l&#8217;écriture n&#8217;est pas très complexe et est donc abordable aux plus jeunes, mais pour les lires depuis plus de 10 ans maintenant, je peux vous dire qu&#8217;à chaque relecture, je découvre plus de détail, de sous-entendu et de thèmes qui me font encore réfléchir. Bon je m&#8217;arrête là sinon je suis parti pour plusieurs jours.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7306" title="nation 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-2.jpeg" alt="" width="300" height="418" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><em>Life get really complicated if you think too much</em></p></blockquote>
<p>Et une fois n&#8217;est pas coutume, l&#8217;auteur nous offre aujourd&#8217;hui un livre qui se déroule&#8230; sur terre. Point de fantasy, juste une histoire humaine qu&#8217;on pourrait situer au XIXe siècle. À l&#8217;époque, une jeune fille de la bourgeoisie victorienne, Daphne,  s&#8217;embarque sur un bateau à destination de l&#8217;Angleterre, car une peste décime les populations. Plus loin, dans l&#8217;océan Pacifique, un garçon nommé Mau est sur le point de quitter l&#8217;ile des garçons pour retrouver son peuple sur l&#8217;ile du Soleil et devenir un homme. C&#8217;est alors qu&#8217;est arrivée la Vague, un énorme tsunami.</p>
<p>Mau se réveille dans sa barque, en pleine mer. Avec beaucoup d&#8217;efforts, il arrive à retrouver son ile : elle est en partie dévastée et son peuple a disparu. Sur cette même ile se trouve le Sweet Judy, le bateau de Daphne, qui s&#8217;est échoué en plein milieu d&#8217;une forêt. Bien sûr ils finiront par se rencontrer, et alors que des survivants des iles voisines affluent, il faudra survivre et tout reconstruire.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7308" title="nation 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-4-668x1024.jpg" alt="" width="668" height="1024" /></p>
<p>Le livre porte bien son nom : comment rebâtir une nation, un pays à partir de rien ? Mau et Daphne viennent de deux mondes différents : l&#8217;un appartient à une tribu autonome de pêcheur et de chasseur vivant sur une petite ile, et l&#8217;autre appartient à la bourgeoisie de l&#8217;empire anglais, avec toute sa modernité et ses lois. Et sur cette ile, avec ces personnages humains et tellement proches de nous au final, le lecteur assiste à la naissance d&#8217;une civilisation.</p>
<p>Pratchett est un vieux routier, il sait comment manier ses personnages, et sait précisément où il va. Mau est jeune, et il est curieux. Il questionne tout : les dieux, le monde, les règles, les motifs des uns et des autres. L&#8217;histoire se permet d&#8217;aborder la religion, la culture et la transmission des connaissances, bref à tout ce qui fait une société. Et comme toujours l&#8217;auteur met en relief l&#8217;absurde de certaines situations, de certaines réactions, dans ce choc des cultures modèle géant.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7309" title="nation 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-6.jpeg" alt="" width="400" height="263" /></p>
<p>Tant de croyances différentes se télescopent sur ce petit bout de terre perdu dans l&#8217;océan, qu&#8217;il devient difficile pour les personnages de se reposer sur leurs certitudes. Qui croire ? Après avoir tout perdu, comment tenir si nos dernières croyances volent en éclat ? Où trouver la justice, dans les règles ou les hommes ?</p>
<blockquote><p><em>If a lie make us strong, a lie will be my weapon</em></p></blockquote>
<p>Tout au long de l&#8217;histoire, on assiste à la définition de la religion par ceux qui la voient et ceux qui la font. Rapidement un rescapé nommé Ataba débarque, c&#8217;est un prêtre d&#8217;une des iles voisines. L&#8217;homme à un profond respect pour ses dieux (tous créé par Imo, le créateur du monde). Mais Mau veut savoir pourquoi les dieux ont envoyé la grande vague, pourquoi tout est détruit, et qu&#8217;on fait les habitants pour êtres punis. Au travers de leurs différents désaccords, ces deux personnages vont changer, chacun va découvrir une facette de l&#8217;autre qui le surprendra, et chacun devra admettre qu&#8217;ils ont tous les deux torts. Après tout, qui créer les dieux ? Les Dieux eux-mêmes ou les hommes ? Qu&#8217;est-ce que la croyance ? D&#8217;où viennent les hommes et le monde qui les porte ? Et c&#8217;est là que Pratchett fait preuve d&#8217;intelligence : en aucun cas il ne donne de réponse définitive du style « Dieu existe, maintenant fermez là ! » ou « Croyez moi, tout ça, c&#8217;est des conneries ». Il arrive à concilier toutes les opinions, toutes les croyances de façon logique et respectueuse, et c&#8217;est un vrai tour de force.</p>
<p>De la même façon, Mau et Daphne doivent tous deux apprendre à vivre dans un monde changé qu&#8217;ils ne connaissent plus vraiment. Concernant la mode vestimentaire par exemple : les femmes natives des iles voisines sont vêtues de pagne et autres accessoires, alors que Daphne porte sur elle la panoplie complète de la jeune fille anglaise irréprochable, avec ces 6 couches de vêtements. Elle est choquée par ce qu&#8217;elle voit, mais finit par s&#8217;y faire et même par adopter certaines de ces modes locales. La question posée est très simple : d&#8217;où viennent les règles ? D&#8217;où viennent les lois ? Sont-elles par définition universelles ou doivent-elles s&#8217;adapter ? Sont-elles inflexibles ? Sur quoi sont elles basées, peut-on remettre en cause le raisonnement qui mène à « tu ne tueras point » ? Au final il apparait que la plupart des règles n&#8217;existent pas par elle même comme un état de fait, mais n&#8217;existent que dans leurs têtes. Ils les trimballent partout, elles font partie d&#8217;eux depuis l&#8217;enfance, et comme ils ne connaissent rien d&#8217;autre, elles ne sont jamais remises en doute. Mais on critique ceux qui ne la suivent pas. Mais est-il pour autant plus sain de tout remettre en question ? Au final, la notion de vérité est assez incertaine et surtout réside dans la conviction de chacun.</p>
<p>Au travers de ses personnages, Pratchett interroge le lecteur sur des thèmes importants tels que les fondements de la civilisation et ce qui la différencie du barbarisme, sur le fait de grandir prématurément, sur les notions de traditions et de progrès, et sur la place de l&#8217;individu dans la société.</p>
<p>Je n&#8217;en dis pas plus, l&#8217;histoire réserve de très beaux moments et apporte son lot de réflexion. Ici Pratchett n&#8217;invente rien, et met en image des idées, une philosophie que j&#8217;aime beaucoup, et surtout engage à réfléchir, sur tout et tout le temps, à ne rien prendre pour acquis : à se faire sa propre opinion des choses.</p>
<blockquote><p><em>Silence fell like a hammer made of feathers. It left holes in the shape of the sound of the sea</em></p></blockquote>
<p>J&#8217;ai lu ce livre en anglais, et c&#8217;était pour moi l&#8217;occasion de vérifier si les excellentes traductions françaises de Patrick Couton étaient respectueuses de l&#8217;auteur : et c&#8217;est bien le cas, toute la saveur des textes de Pratchett est correctement retranscrite dans notre langue. Néanmoins, c&#8217;est un vrai bonheur que de lire les mots de l&#8217;auteur dans sa langue originale, avec toutes les tournures de phrases et autres pépites qui parsèment le récit (quitte à perdre ici et là des références culturelles).</p>
<p>Attention toutefois, si vous êtes du genre à n&#8217;apprécier un livre qu&#8217;à condition d&#8217;être tenu en haleine par un scénario complexe avec plein de surprises : l&#8217;histoire est relativement simple et recèle peu de rebondissements. Le récit étant très beau comme ça, on lui pardonne aisément.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7310" title="nation 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/nation-3-1022x1024.jpg" alt="" width="1022" height="1024" /></p>
<p>Un livre à penser, un livre à conserver, et de la part d&#8217;un des meilleurs auteurs anglais que je connaisse, que demander de plus ?</p>
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		<title>Battlestar Galactica 2003</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 12:44:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si je vous dis Science-Fiction et Télévision, vous allez me répondre des choses comme Star Trek, Stargate, Cosmos, V...
Un nombre incalculable de séries se vendent comme de la SF, du bon, du moins bon et du bof déjà vu un bon millier de fois.
Il est une série qui ces dernières années à su réinventer le genre et lui redonner ses lettres de noblesse : Battlestar Galactica. Deux mots qui me filent des frissons.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7283" title="galactica 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-1.jpeg" alt="" width="782" height="499" /></p>
<p><strong>Battlestar Galactica</strong> &#8211; <em>2003/2006 </em>-<em> 4 saisons, 3 téléfilms (The Series, Razor, The Plan)</em></p>
<p>Si je vous dis Science-Fiction et Télévision, vous allez me répondre des choses comme Star Trek, Stargate, Cosmos 99, V&#8230; Un nombre incalculable de séries se vendent comme de la SF, du bon, du moins bon et du bof déjà vu un bon millier de fois. Il est une série qui ces dernières années à su réinventer le genre et lui redonner ses lettres de noblesse : Battlestar Galactica. Deux mots qui me filent des frissons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Jump !</strong></em></p>
<p>La série dont je vous parle est un remake : l&#8217;original s&#8217;appelait Galactica et passait sur le petit écran en 1978. Mais ce n&#8217;est pas un simple remake avec des effets spéciaux tout neufs, non il s&#8217;agit ici d&#8217;une véritable réécriture, actualisée et pourtant intemporelle.</p>
<p>Tout commence par un Battlestar Galactica the miniséries, une introduction de 3 h diffusée en deux parties à la télé, et visible d&#8217;un seul tenant en DVD : nous découvrons ici la civilisation humaine vivant sur douze planètes (les colonies), dans le même système solaire. Point de Terre ici, mais une religion polythéiste inspirée par la Grèce antique. Caprica est la planète la plus peuplée, et une des plus influente et cosmopolites de toutes. Ce jour célèbre la mise aux rebus du vieux Battlestar Galactica, un ancien vaisseau spatial de guerre. Car il y a 30 ans, l&#8217;homme a créé les Cylon (CYbernetic LifefOrm Node, et aussi <a title="cylon wiki" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cylon" target="_blank">un conspirateur athénien</a>, hasard ? je ne crois pas !), une intelligence artificielle dirigeant une armée de robots métallique avec qui l&#8217;humanité est entrée en guerre. Après de lourdes pertes et sacrifices de part et d&#8217;autre, les Cylons ont été exilés et ont fui aux confins de la galaxie.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7284" title="galactica 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-2.jpeg" alt="" width="400" height="268" /></p>
<p>Seulement voilà, ils sont de retour. Et ils sont bien préparés ! Après des années de recherches (qui avaient déjà commencé il y a trente ans), les Cylons sont parvenus à créer 12 modèles humains : des êtres de chairs et d&#8217;os, dont la nature synthétique ne peut être prouvée que suite à des analyses approfondies. Depuis quelques années, certains de ces modèles ont infiltré les mondes humains pour préparer leur vengeance. Et c&#8217;est ainsi qu&#8217;ayant les codes militaires de la défense des planètes humaines, ils vont exterminer 99,9 % de la population dans la première heure du pilote, un véritable holocauste nucléaire.</p>
<p>Les survivants, au nombre d&#8217;un peu plus de 47 000 âmes sont majoritairement des personnes se trouvant dans l&#8217;espace à ce moment-là, vont devoir fuir, accompagnés et protégés par le vieillissant Battlestar Galactica. C’est le point de départ d&#8217;une aventure humaine comme on en a rarement vu.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7285" title="galactica 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-3-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p><em><strong>Frackin&#8217; toasters</strong></em></p>
<p>Car s&#8217;il elle se déroule dans l&#8217;espace, avec des vaisseaux, quelques technologies futuristes et de belles images, il ne faut pas s&#8217;y tromper, cette série parle de l&#8217;homme, de son histoire, de sa survie et de sa nature.</p>
<p>Imaginez un peu la situation : 20 000 personnes, réparties sur une vingtaine de vaisseaux de taille et de provenance différentes (croisière, prison, exploitation minière, transport, guerre&#8230;) avec un vaisseau militaire qui prend la tête de l&#8217;expédition et qui possède dans son armature 99 % des armes, une ministre de l&#8217;éducation rescapée et atteinte d&#8217;un cancer, des fanatiques religieux, des terroristes, et aucune source d&#8217;approvisionnement en eau, nourriture et matières premières (comme le carburant pour ne citer que lui). Pour couronner le tout, ils sont privés de foyer, de société, de règles, et poursuivis par un ennemi implacable, supérieur en nombre et omniprésent. Sans compter quelques modèles de Cylons humains infiltrés dans les rangs, ce qui permet la mise en place d&#8217;un climat de paranoïa absolument inquiétant.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7287" title="galactica 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-5-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p><strong>Catch your gun and bring the cat</strong></p>
<p>A mes yeux la grande force de BSG, c&#8217;est ces personnages. Contrairement à d&#8217;autres séries de SF (Stargate par exemple), les créateurs ont parfaitement réussi à éviter l&#8217;écueil des stéréotypes inhérent au genre : gentil et méchant éclairement identifié, rapport de force qui n&#8217;évolue quasiment jamais.</p>
<p>Ici chaque personnage peut être adoré et détesté : le clivage gentil/méchant n&#8217;existe tout simplement pas, mais chaque rôle est juste, et évolue tout au long de l&#8217;aventure. Les persos passent par des hauts, des bas, agissent comme des héros ou comme de gros salauds, parfois en même temps. Ni blanc, ni noir, ni gris : juste humain et donc changeant au gré des évènements et des intérêts. Si on peut noter une évolution légère des personnages de Stargate sur 10 saisons, dans BSG ils évoluent tous les 2 épisodes quasiment. Cela permet un grand dynamisme dans les situations, et pas mal de surprises inattendues. Mais dans tous les cas, on s&#8217;attache très rapidement à la galerie de rôle qui nous est présentée.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7288" title="galactica 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-6-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p>D&#8217;autre part BSG est une série adulte, et elle est traitée comme telle, sans fantaisie, sans concession et sans facilité. Les différents personnages sont régulièrement amenés à faire des choix impossibles, avec des conséquences difficiles à prévoir sur le long terme. Et comme le but de cette fuite en avant est de survivre coute que coute, ces conséquences sont souvent désastreuses : d&#8217;ailleurs, le décompte des survivants, présent au début du générique des trois premières saisons, nous le rappel douloureusement en diminuant régulièrement. D&#8217;autant plus que les scénaristes n&#8217;hésitent pas à sacrifier des centaines de personnes d&#8217;un coup, lorsque l&#8217;histoire le justifie. Sans parler des personnages principaux qui semblent parfois disparaitre à tour de bras.</p>
<p>Mention spéciale également aux dialogues qui juste très bien écrit. Sans pour autant tomber dans le style léger et pourtant très intelligent de Dr Who, on a ici des échanges justes, et parfois très poignants (j&#8217;ai en tête plusieurs dialogues sur les Cylons pour justifier des décisions parfois très dures, ou encore un témoignage lors d&#8217;un procès de la saison 3). Entre les one shoot (histoire simple sur un épisode), les différents arcs scénaristiques, les dialogues, les personnages, les thèmes : on obtient une vraie pépite scénaristique, qu&#8217;on ne lâche plus avant le dernier épisode.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7289" title="galactica 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-7-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p><em><strong>All along the watchtowers</strong></em></p>
<p>Autre élément déterminant, la musique de Bear McCreary, absolument somptueuse. Les thèmes composés sont diablement efficaces et restent en mémoire. Le compositeur a su marier plusieurs influences telles que la musique tribale, militaire, l&#8217;opéra et la guitare pour un mélange original (je vous garantis que ça ne ressemble à rien d&#8217;autre), collant parfaitement aux épisodes. À noter la présence du thème de l&#8217;ancienne série, composé par Glen A. Larson, ainsi que d&#8217;une reprise de All Along the Watchtowers, qui a une grande importance dans l&#8217;histoire. Personnellement, c’est la meilleure BO de série que je connaisse (rejointe récemment par celle de Dr Who, grandiose elle aussi)</p>
<p>Voici deux sélections de musique via youtube : <a title="jukebox 1" href="http://www.youtube.com/watch?v=5vcFFf9aa7k&amp;playnext=1&amp;list=PL16908258F9BACB92" target="_blank">la première</a> et <a title="jukebox 2" href="http://www.youtube.com/watch?v=31LLTrFkTAY&amp;feature=bf_prev&amp;list=PL14B06704826CD331&amp;index=9" target="_blank">la seconde</a>.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7290" title="galactica 8" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-8-1024x576.png" alt="" width="1024" height="576" /></p>
<p><em><strong>Why don&#8217;t you get off my ship, colonel ?</strong></em></p>
<p>Une série de SF sans effet spéciaux c&#8217;est compliqué, et dans l&#8217;espace c&#8217;est impossible. Dans certaines séries, cet un élément ajouté pour faire bien, mais le manque de moyens et de talent en fait un élément raté, qui sort le spectateur du… et bien du spectacle. C&#8217;est un élément qu&#8217;on pouvait facilement craindre dans BSG : heureusement, là aussi les créateurs ont assuré le coup.</p>
<p>Le maitre mot de la série, que ce soit en terme de décors réels ou d&#8217;effets spéciaux, c&#8217;est le réalisme. Le Battlestar Galactica est un vieux vaisseau de guerre à la coque criblée d&#8217;impact, avec seulement une baie vitrée sur l&#8217;extérieur et un poste de commandement fermé. Pas de bouclier énergétique ici, ni de laser à tout va, et encore moins de technologie futuriste : on avance avec du carburant, on utilise toujours du papier, les pannes sont aussi fréquentes que la pluie à Londre et quand on se fait canarder, bah on présente la partie blindée et on tient bon.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7295" title="galactica 13" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-13-1024x640.jpg" alt="" width="1024" height="640" /></p>
<p>Les vaisseaux sont extrêmement bien modélisés et leur comportement dans l&#8217;espace est assez réaliste. Les Vipers notamment (petit chasseur monoplace, principale force d&#8217;attaque ou de défense) sont très maniables, et utilisent des jets de gaz comprimé pour manoeuvrer. Les pilotes en prennent soin, les munitions sont comptées et les pièces de rechange aussi.</p>
<p>Pour les plus gros vaisseaux, ça ne se manoeuvre pas comme un vaisseau de Stargate (encore, oui désolé, pourtant je l&#8217;aime bien aussi cette série). Et il ne faut pas trop de plusieurs pilotes (un peu comme un sous-marin) pour déplacer précisément un bâtiment du gabarit du Galactica.</p>
<p>Dans l&#8217;ensemble, les scènes spatiales sont très bien rendues, avec juste ce qu&#8217;il faut de technique et de talents pour avoir un rendu propre, réaliste et efficace. Il suffit de voir une flotte Cylon attaquer la flotte humaine, et voir les différents vaisseaux changer de formation, le Galactica se mettre en travers en alignant ses canons de DCA pour protéger les plus petits… Magnifique, un vrai ballet.</p>
<p>Les autres effets fonctionnent aussi, je pense notamment aux Cylons mécaniques, explosions ou autres décors difficiles à produire en vrai. Et ce qui est formidable, c&#8217;est que jamais les effets spéciaux ne prennent le pas sur l&#8217;aventure humaine, sur l&#8217;émotion, les enjeux et le jeu des acteurs. C&#8217;est juste un contexte, un accompagnement sans tape à l&#8217;oeil.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7294" title="galactica 12" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-12.jpeg" alt="" width="299" height="277" /></p>
<p><em><strong>Switch off this caméra !</strong></em></p>
<p>Côté réalisation, chapeau bas : on n’avait pas vu une telle maitrise de la réalisation dans une série depuis longtemps. Encore une fois l&#8217;approche réaliste est privilégiée, avec beaucoup de caméras à l&#8217;épaule et des zooms panoramiques dignes d&#8217;un reportage dans l&#8217;espace. Mais attention, on ne tombe pas ici dans le syndrome Blair Witch : l&#8217;image et les actions restent parfaitement lisibles. J&#8217;ai trouvé intéressant le parti pris de faire de la caméra un objet à part entière qui subit aussi l&#8217;action : les souffles ou autres tremblements d&#8217;explosion, les chocs avec d&#8217;autres objets projetés, les éclaboussures… Tout ceci rend le spectacle plus vrai, plus immersif.</p>
<p>L&#8217;alternance de séquence différente démontre tout le talent des réalisateurs, et croyez moi ils maitrisent leur sujet : que ce soit au sol, dans les airs, dans l&#8217;espace ou dans les couloirs claustrophobiques des vaisseaux, le cadre s&#8217;adapte, se fait tantôt contemplatif, tantôt menaçant, discret ou bien omniprésent. Une vraie réussite.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7292" title="galactica 10" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-10.jpeg" alt="" width="500" height="371" /></p>
<p><em><strong>Are you an angel ?</strong></em></p>
<p>Un des grands avantages de la série, c&#8217;est d&#8217;avoir su s&#8217;arrêter. La série s&#8217;étale sur 4 saisons de durées variables (la saison un notamment est plus courte), et on assiste à une histoire complète, avec un vrai début et une vraie fin. Un gros avantage à une époque où beaucoup de séries commencent sans jamais finir ou durent sur plus de saisons qu&#8217;il n&#8217;en faut, dans le but de capitaliser leur succès. Si l&#8217;histoire le justifie, je ne dis pas. Mais Lost par exemple n&#8217;a pas su s&#8217;arrêter à temps, et du coup n&#8217;a pas fini son histoire à la fin (un vrai paradoxe lostien quand on y pense). La fin d&#8217;ailleurs, parlons-en : moi, j&#8217;ai juste adoré, et j&#8217;aurais même été tenté de verser une petite larme. Son ampleur ne se révèle qu&#8217;au bon moment, et croyez moi c&#8217;est du lourd. MAIS je peux comprendre qu&#8217;elle paraisse légère à certains. Pour moi, on nous a offert la seule conclusion logique possible.</p>
<p>Voilà j&#8217;ai fait le tour, j&#8217;espère que ça vous aura donné envie de tenter l&#8217;aventure, et plus encore j&#8217;espère que vous adorerez autant que moi. Évidemment, si vous n&#8217;aimez pas la SF, tant pis, je ne peux plus rien pour vous <img src='http://www.blog-bazar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7291" title="galactica 9" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/08/galactica-9.jpeg" alt="" width="630" height="385" /></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/q2x14ZhEc9k" frameborder="0" width="425" height="349"></iframe></p>
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		<title>Deus-Ex</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jun 2011 20:36:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’avais abordé il y a quelque temps le cas d'Half-Life, le jeu qui a changé le monde du FPS. Je continue donc sur ma lancée et vais maintenant revenir sur une autre référence des FPS à l'aube des années 2000, le cultissime Deus Ex.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Deus EX </strong>développé par <em>Ion Storm</em>, édité par <em>Eidos Interactive</em>/<em>Square Enix</em> &#8211; sorti en 2000 sur PC</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7138" title="deus-ex - 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/deus-ex-6.jpeg" alt="" width="800" height="600" /></p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à <strong>Half-Life</strong> qui a révolutionné la narration dans un FPS, l&#8217;immersion et le rapport à l&#8217;environnement du joueur (en faisant un des premiers shooter intelligent), Deus EX, lui n&#8217;a rien inventé. Et pourtant, c&#8217;est un des plus grands FPS jamais sortis.</p>
<p style="text-align: justify;">Deus Ex aurait pu être un First Person Shooter comme les autres : des ennemis bourrins, des environnements basiques et des boss de fin de niveau en pagaille. Mais Warren Spector, un des créateurs du jeu, avait d&#8217;autres ambitions, que je pourrais résumer en deux points :<br />
- Un scénario adulte, complexe et moderne<br />
- Un gameplay réussissant à marier plusieurs héritages à priori opposés, et pourtant complémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire de <strong>Deus Ex</strong> est difficile à résumer, tant elle brasse d&#8217;influences et de références diverses. Tout commence dans les années 2050 (sans qu&#8217;on en sache plus). La technologie a évolué, et on peut dorénavant bénéficier d&#8217;implants nanotechnologiques permettant d&#8217;acquérir ou de perfectionner des compétences diverses. De plus, depuis quelque temps une nouvelle maladie, appelée la Peste Grise, décime la population. Une multinationale  a réussi à créer un remède (l&#8217;Ambroisie), mais n&#8217;arrive pas à le synthétiser en quantité suffisante pour soigner toute la population. Dans ces conditions, les classes défavorisées ne peuvent espérer obtenir des soins, alors que les classes fortunées, ou les personnalités politiques bénéficient d&#8217;un approvisionnement continu. Plusieurs groupes terroristes se sont formés et tentent de profiter de l&#8217;instabilité générale.<br />
Pour les contrer, les Nations Unies ont créé l&#8217;UNACTO, une agence internationale antiterrorisme.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-7133" title="deus-ex - 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/deus-ex-1-1024x768.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario est clairement influencé par la mouvance cyberpunk, et on sent que les auteurs sont allés au fond du sujet : théorie du complot, organisations réelles ou fictionnelles, en passant par les extraterrestres et la religion ; tout est ici brassé et lié de façon presque logique, en respectant la *mythologie* existante au poil de cul (<em>Illuminati</em>, <em>Templiers</em>, etc.). L’histoire ne propose que peu d&#8217;embranchements à proprement parler, mais s&#8217;adapte assez bien aux actions du joueur, tout ça sur fond de musique électro tantôt discrète tantôt bruyante, mais jamais épique.</p>
<p style="text-align: justify;">En tant que joueur, on incarne JC Denton, une nouvelle recrue de l&#8217;UNACTO, bénéficiant du dernier cri des implants technologiques. Le début du jeu nous voit débarquer sur Liberty Island de nuit, alors que l&#8217;ile (qui abrite la Statue de la Liberté et le siège de l&#8217;UNCATO) est occupée par le groupe terroriste NSF. Le frère de JC est aussi présent et ne tarde pas à lui donner deux objectifs : libérer un autre agent pris en otage, et localiser et interroger le chef de l&#8217;opération des NSF afin de récupérer deux barils d&#8217;Ambroisie qu&#8217;ils viennent de détourner. Pour une première mission, ça s’annonce bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;agit en somme d&#8217;un premier niveau très intéressant puisqu&#8217;il permet de se familiariser avec la quasi-totalité des mécaniques du jeu. Car comme je l&#8217;ai dit, <strong>Deus Ex</strong> mélange plusieurs gameplay d&#8217;origine différente.</p>
<p style="text-align: justify;">Et le coup de génie, c&#8217;est d&#8217;avoir intégré toute une partie RPG ! Qu&#8217;on ne s&#8217;y trompe pas, <strong>Deus Ex</strong> reste un FPS, mais il réussit le pari de marier ce genre assez bourrin avec la complexité et la subtilité du jeu de rôle.<br />
Et ça commence dés le lancement du jeu, après avoir choisi si l&#8217;on veut modifier le nom du héros, s&#8217;ouvre une fenêtre listant des compétences aussi diverses que la médecine, le crochetage de serrure, le maniement de divers type d&#8217;arme, la survie ou la natation (et j&#8217;en passe). Chacune de ces skill peut être améliorée 3 fois moyennant la dépense de points d&#8217;expérience. Ces points sont gagnés en effectuant certaines actions ou en découvrant certains lieux. Il sera très difficile d&#8217;être bon dans plusieurs compétences à la fois, ce qui assure déjà une rejouabilité assez énorme. Tous les types de joueur y trouveront leur compte : les bourrins, les furtifs, les hackers, et les multiclassés.<br />
Second ajout en provenance des jeux de rôle : l&#8217;inventaire. Ici pas de poids, mais un nombre de cases vite rempli. Les gros objets prennent plus de place, et les petits peuvent s&#8217;empiler. À noter la présence d&#8217;une fenêtre qui détaille précisément les caractéristiques et l&#8217;utilité de chaque objet sélectionné.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7137" title="deus-ex - 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/deus-ex-5.jpeg" alt="" width="1024" height="768" /></p>
<p style="text-align: justify;">Troisième ajout, et non des moindres, le système des modifications. Là, il s&#8217;agit de remplacer les sorts de magie par un équivalent moderne. Le corps du héros possède un certain nombre d&#8217;emplacements pour modification. Au fur et à mesure de l&#8217;aventure (et encore plus en explorant partout), on trouve des capsules qui contiennent deux modifications pouvant s&#8217;insérer dans un seul emplacement : il va donc falloir choisir. Plus tard on pourra upgrader chaque implant 3 fois. La mana est ici remplacée par de la bioélectricité qu&#8217;on peut recharger grâce à des piles. Associées au système des compétences, et en prenant en compte les niveaux d&#8217;upgrade, on obtient une multitude de possibilités, et autant de façon de jouer. L&#8217;évolution est très naturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Passons à la partie FPS. Le jeu se déroule à la première personne (exception faite des dialogues où la caméra enchaine les champs contrechamps très cinématographiques). La maniabilité est assez différente d&#8217;<strong>Half-Life</strong>, non pas qu&#8217;elle soit moins précise ou agréable, mais on sent plus l&#8217;incarnation « corporelle » du héros : le champ de vision oscille légèrement quand on marche, et une légère latence dans certains mouvements introduit une notion de réalisme bienvenue. Par exemple dans la plupart des FPS de l&#8217;époque, en appuyant sur la touche s&#8217;accroupir, le joueur se retrouve instantanément au ras du sol. Dans <strong>Deus Ex</strong> c&#8217;est l&#8217;inverse, en appuyant sur la même touche, on sent toute l&#8217;inertie du mec baraqué qui fait bien ses 80kg, pareil pour se relever ou se pencher sur les côtés. Je dois dire que lors de ma première partie, cette sensation m&#8217;a fait un drôle d&#8217;effet, mais on s&#8217;habitue très rapidement.<br />
La même philosophie a été appliquée au changement d&#8217;arme et à leur maniabilité : mieux vaut se mettre à couvert pour recharger un fusil ou attraper une matraque, sans quoi les différents ennemis du jeu auront tout le loisir de vous canarder pendant de longues secondes. Enfin ça c&#8217;est s’ils vous voient&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/deus-ex-2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-7134" title="deus-ex - 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/deus-ex-2.png" alt="" width="791" height="652" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Car non content de mixer ces éléments avec brio, d&#8217;encadrer le tout avec un scénario passionnant (et réellement prenant. Je ne veux pas dénigrer un scénario comme celui de Doom 3, mais&#8230; oh et puis si, c&#8217;est de la merde), le jeu permet au joueur de jouer comme il veut.</p>
<p style="text-align: justify;">Retour au début du jeu : au bout du ponton, on met réellement pied sur l&#8217;ile. Que faire pour atteindre nos objectifs ? Et bien, c&#8217;est avant tout une question de choix. J&#8217;ai réellement été bluffé par cet aspect « jouer comme vous voulez », au point d&#8217;essayer plusieurs possibilités : passer en mode furtif, tenter de pirater les éléments pour retourner les défenses contre les ennemis, foncer dans le tas, se la jouer tueur à distance&#8230; Tout marche ! Le jeu ne sanctionne aucun comportement, et trouve toujours le moyen de récompenser le joueur (objets cachés, multiples chemins détournés, points d&#8217;XP pour l&#8217;exploration). Alors évidemment cette première mission permet de tester à peu près toutes les possibilités, mais une fois qu&#8217;on avance dans le jeu nous allons personnaliser nos capacités et implants en fonction de notre façon de jouer, et il deviendra donc plus dur de sortir de ce schéma (et je peux vous dire qu&#8217;il y a du challenge !).<br />
Chaque situation, chaque lieu, chaque porte est un choix cornélien. Par exemple, pour entrer dans un immeuble, vaut-il mieux :<br />
- Faire sauter la porte à l&#8217;explosif en sacrifiant une grenade, et en alertant tous les ennemis alentour ?<br />
- Fouiller les environs à la recherche du code ou de la clé, qui peut être aussi bien sur un personnage, que dans un meuble ?<br />
- Trouver un accès au système de sécurité, le pirater et commander l&#8217;ouverture de la porte tout en désactivant les caméras ?<br />
- Utiliser nos deux derniers crochets pour triturer la serrure silencieusement ?<br />
- Chercher un chemin détourné (parfois piégé) par les égouts, le toit, une fenêtre&#8230; ?</p>
<p style="text-align: justify;">Et c&#8217;est tout le temps comme ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-7135" title="deus-ex - 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/deus-ex-3-1024x768.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour tout dire, je l&#8217;ai recommencé depuis un mois, en anglais cette fois (très bien, mais la VF est plutôt de bonne facture), et je prends un pied incroyable à explorer tout ça. Bon, on pourra toujours dire que techniquement il a mal vieilli&#8230; et c&#8217;est vrai. Le jeu tourne avec le moteur de Unreal Tournament (oui le premier) et certaines textures font pleurer les yeux. Mais le tout est rattrapé par un level design de haute volée et cohérent de bout en bout. Et c&#8217;est peu dire, car le jeu fait voir du pays : <em>New York</em>, <em>Hong Kong</em>, <em>Paris</em> et bien d&#8217;autres lieux nous offrent un terrain de jeux assez énorme. Pour tout dire, j’hallucine toujours autant sur la durée de titre, à des années-lumière des productions actuelles comme <strong>Call of Duty</strong>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Deus Ex est aujourd&#8217;hui disponible sur plusieurs plateformes de téléchargement de jeux telle que <strong>Steam</strong>, souvent en anglais et pour un prix modique : il n&#8217;y a aucune excuse pour passer à côté de cette petite merveille qui a d&#8217;ailleurs reçu les éloges de nombreuses critiques dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-large wp-image-7139" title="deus-ex - 7" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/deus-ex-7-1024x768.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il se trouve qu&#8217;une suite est sortie quelque temps après, nommée <strong>Deus Ex : Invisible War</strong>. Pas terrible, mais si je m&#8217;y rejette une fois le premier fini, je vous en parlerai. Et un nouvel opus va sortir dans les mois qui viennent, intitulé Deus Ex Human Revolution. Ce sera une préquelle, et ça à l&#8217;air franchement bon !</p>
<p style="text-align: justify;">Il est aussi important de dire que le plus récent et néanmoins fabuleux <strong>Bioshock</strong> est un descendant direct de <strong>Deus Ex</strong>. Des ancêtres comme ça, on peut en être fier.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Superman &#8211; Red Son</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 16:13:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout le monde connait Superman, de son crash en plein Kansas jusqu'à sa vie de super-héros. Mais que se serait-il passé si notre homme d'acier s’était écrasé en pleine U.R.S.S ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Superman : Red Son</strong> de <em>Mark Millar, Dave Jonhson &amp; Kilian Plunkett</em> &#8211; Panini Comics</p>
<p><em><span style="color: #888888;">Attention, malgré des efforts de tous les instants, quelques petits spoilers ont pu s&#8217;égarer dans cet article. Si vous les trouvez, merci d&#8217;appeler leurs parents.</span></em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7110" title="superman_red_son 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/superman_red_son-4.jpeg" alt="" width="1024" height="768" /></p>
<p>Superman est un des super-héros les plus connus au monde. On pourrait penser que tout a été dit sur cet alien ayant élu domicile sur Terre, parmi les humains, mais un groupe d&#8217;irréductibles auteurs en a décidé autrement.Pour rappel, le petit Kal-El est recueilli bébé par Jonathan et Martha Kent dans le Kansas, suite au crash de son vaisseau spatial. Il sera alors élevé dans un cadre familial rempli d’amour, baigné dans les grandes valeurs américaines, et apprendra à utiliser ses pouvoirs jusqu’à devenir le héros que tout le monde connait.</p>
<p>Le personnage est créé en 1938 par Jerry Siegel et Joe Shuster pour le compte de DC Comics. Son histoire a connu plusieurs versions au fil du temps, avec des développements divers sur Terre et ailleurs. Le cinéma lui a fait l’honneur de cinq adaptations sur grand écran (voir critiques), et la télévision lui a dédié une multitude de séries et dessins animés. Aujourd&#8217;hui, Superman c’est tout un bloc de la culture populaire, et c’est pour beaucoup une porte d’entrée dans le monde des comics.</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/superman_red_son-2.jpeg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7108" title="superman_red_son 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/superman_red_son-2-1024x768.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></a></p>
<p>L’histoire de Superman est vaste. Mais l’intérêt du comics ne réside pas uniquement dans ces différents affrontements ou sauvetages. Le point de départ c’est un être disposant de pouvoirs extraordinaires, qui arrive bébé sur un monde inconnu. Superman, c’est une histoire d&#8217;intégration et de pouvoir : durant toute son enfance, il est nourri par des valeurs et des règles faites par les hommes pour les hommes. Comment dès lors vivre parmi eux quand ses capacités le place au niveau des dieux ? Est-il au dessus des lois ? Le surpuissant Superman aurait pu conquérir et diriger le monde d&#8217;une main d&#8217;acier, au lieu de quoi il décide d&#8217;incarner un symbole d&#8217;espoir. On assiste donc à la vie d&#8217;un super-héros qui se refuse à profiter de ses pouvoirs pour dominer, tout en se mettant au service d&#8217;une humanité qui ne l&#8217;accepte pas toujours.<br />
Et voilà Red Son. Plus un mythe est intéressant, plus il peut être passionnant de le détourner, à condition de le faire intelligemment.En changeant un petit élément du postulat de départ, un seul petit élément, nos deux auteurs nous offre une vision originale du mythe, bourrée de références, et tentant de répondre à de nouvelles questions.</p>
<p>Dans cette réalité, Kal-El s’est écrasé dans l’U.R.S.S de Jospeh Staline. Changement de décors, mais pas seulement. Ici on travail la terre pour survivre et pour la mère Russie, on voue son existence au Parti : bienvenue dans en terre communiste. C’est là l’idée de génie de Mark Millar : faire éclore notre super-héros dans un monde aux valeurs et aux règles différentes des USA.</p>
<p>Ici, Superman n’a pas créé son déguisement de Clark Kent : le parti l’a découvert et l’a élevé pour en faire un représentant, un porte-étendard du communisme. Kal-El vit donc dans et pour cet idéal, en tant que Superman, sans se cacher : son foyer d’origine l’a intégré tel qu’il est (on notera une allusion au fait qu’avec sa tignasse brune, Superman s’éloigne quelque peut de l’idéal caucasien).</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-7109" title="superman_red_son 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/superman_red_son-3-682x1024.jpg" alt="" width="682" height="1024" /></p>
<p>Exit l’apprentissage avec Jor-El et la découverte de ces origines, ce Superman n’arbore désormais sur son torse que le marteau et la faucille, symbole de son appartenance à sa nouvelle maison. On touche ici à une différence cruciale : l’original ne se bat pas pour la grandeur des USA, ni en tant que symbole du capitalisme. En affichant le symbole de la maison kryptionniene des El, il assume pleinement son statut d’extraterrestre et ne se bat que pour les hommes. Ses idéaux de liberté, de justice, de vérité ne sont que les corolaires de son éducation américaine.C’est une des forces majeures du récit : chaque phrase, action, ou réaction dans le comics apporte un éclairage nouveau sur les personnages DC. Rien de nouveau en soi, mais on remarque des détails, on découvre des notions qui sont à la base de l’univers original, mais auxquelles ont ne faisait pas attention, tant on les tenait pour acquise. Un peu comme si, vivant sur la banquise on nous avait dit toute votre vie « c’est ça le froid », jusqu’au jour ou on découvrirait la chaleur africaine. Notre perception et notre réflexion sont parfois stimulées par les contrastes : et ce Superman Red Son redéfini l’univers original de fort plaisante manière.</p>
<p>Et c’est à partir de là que se pose une thématique absolument passionnante pour peu qu&#8217;on apprécie le personnage : Superman est-il ce qu’il est par nature, ou n’est-il que le produit d’un environnement ?<br />
Pour commencer, il est intéressant de voir que dans cette réalité, Superman refuse tout d’abord d’avoir un rôle politique. Il est proche du Parti, il est un symbole vivant pour l’idéologie communiste **mais** reste concentré sur sa mission : sauver des vies. Mais quelles vies me direz-vous ? Toutes ! Il ne fait pas la distinction entre un individu russe et un autre. Tout ceci avec la bénédiction du Parti bien sûr : en affichant ainsi ces capacités dans le monde, Superman fait la pub du communisme et démontre la puissance de l’U.R.S.S.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7113" title="superman_red_son 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/superman_red_son-11.jpeg" alt="" width="544" height="1024" /></p>
<p>Mais je ne veux pas vous couper l’envie de le lire, je n’en dirais donc pas plus. Sachez que beaucoup des repères habituels de l’univers Superman sont ici inversés, et qu’on croisera au fil des pages beaucoup de tête connues parmi les mortels et les super-héros : Luthor, Green Lantern, Batman, Brainiac, Wonder Woman, Lois&#8230; Chacun d&#8217;entre eux a droit à un lifting aussi réussi que celui de l&#8217;homme d&#8217;acier. Un vrai plaisir de gosse ^^</p>
<p>Un autre point fort du récit, au-delà de sa réflexion sur le mythe, réside dans le foisonnement de références à l’univers original. Que ce soit au travers des personnages ou des situations, pratiquement chaque page renvoie à un évènement connu (à condition de connaitre la mythologie Superman). Il s’agit donc bien ici d’une double redécouverte du mythe et de ses fondations.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7112" title="superman_red_son 6" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/superman_red_son-6.jpeg" alt="" width="682" height="1024" /></p>
<p>Visuellement, le comics est très léché. On sent qu’un énorme travail a été fait sur le design de cette réalité et son évolution : le costume de Superman évolue pendant le récit, selon sa place politique et les standards militaires de l’époque. Il y a aussi un gros travail de recherche sur l&#8217;iconographie liée à la doctrine communiste, c&#8217;est dans ces détails que j&#8217;ai le plus apprécié le souci de qualité des auteurs.Toujours lisible, le découpage est comme souvent dans les comics très clairs, privilégiant une vue d&#8217;ensemble, à l’inverse des mangas avec leur découpage plus rythmé et proche de l’action. Le tout est semblable à une fresque, et le statut quasi divin de Superman s’y prête à merveille, avec des perspectives mettant en avant la démesure de ses pouvoirs.</p>
<p>Contrairement à un Watchmen plutôt long et difficile à digérer, j&#8217;ai trouvé Superman Red Son court et facile à lire. Trois épisodes seulement lors de sa parution, un seul tome broché (environ 250 pages) dans son édition française chez ÉDITEUR. J&#8217;ai énormément apprécié d&#8217;avoir dans les mains une histoire complète ne se terminant sur un cliffanger : malgré la présence de quelques retournements bien pensés, l’histoire est finie.<br />
C’est frais, original et passionnant, le côté mythologie parallèle permet de renouveler l’intérêt, tout en faisant réfléchir sur le mythe que l’on connait tous. Et quel plaisir de découvrir les différentes références plus ou moins planquées ! Honnêtement, qui d’autre que les geeks adorent chercher, trouver et tirer une immense autosatisfaction des références culturelles cachées par d’autres geeks passionnés ? Moi j&#8217;adore, autant en profiter <img src='http://www.blog-bazar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Curieux ou connaisseurs (encore que je prêche des convertis qui ne m’auront sans doute pas attendu) foncent ! Superman Red Son est disponible en album broché pour une vingtaine d’euros chez tous les bons fournisseurs. Vous m’en direz des nouvelles !</p>
<p>En attendant, direction <strong>Kingdom Come</strong>&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7111" title="superman_red_son 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/06/superman_red_son-5.jpeg" alt="" width="1024" height="768" /></p>
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		<title>Star Trek II : The Wrath of Khan</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2011 11:41:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>grishka</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Star Trek II : The Wrath of Khan de Nicholas Meyer &#8211; 1982</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-0.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6788" title="ST2 0" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-0-e1301398319109.jpg" alt="" width="575" height="858" /></a></p>
<p>L’histoire : Année 2282. A bord de l’USS Enterprise, l’Amiral James T. Kirk accomplit une inspection de routine lorsqu’il reçoit un s.o.s. de détresse d’un laboratoire spatial, le Regula One. Khan, génie du mal tout droit sorti des errements génétiques du XXème siècle et vieil ennemi de Kirk s’est emparé du projet Genesis, dispositif capable de rayer de la carte toute vie dans l’univers. Dans l’espace, une terrible bataille va commencer. Une bataille entre le bien et le mal. Une bataille entre la justice et la vengeance. Une bataille entre le vaisseau Enterprise et la colère de Khan.</p>
<div id="attachment_6789" class="wp-caption aligncenter" style="width: 585px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-1.jpg"><img class="size-full wp-image-6789" title="ST2 1" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-1-e1301398380759.jpg" alt="" width="575" height="335" /></a><p class="wp-caption-text">La vieillesse est-elle un naufrage ?</p></div>
<p>AT THE END OF THE UNIVERSE LIES THE BEGINNING OF VENGEANCE Attention, grand film en approche ! Bien que très méconnu en France, ce second épisode ciné de la saga Trekienne cache le meilleur film de space opera, juste derrière l’Empire Contre-Attaque ! 4 ans après un premier film monstre mais totalement hérmétique, la Paramount décide de produire une suite qui rénuira fans hardcore, geeks, nerds, cinéphiles, néophytes et spectateurs lambdas tout en même temps, oui c’est possible ! On engage un petit malin d’hollywood au dents longues (l’équivalent de Bryan Singer en 2000 sur bien des points) un certain Nicholas Meyer, écrivain et connu pour avoir écrit un film sur Sherlock Holmes très bien ficelé où il rencontrait Sigmund Freud. En 1979 il réalise son premier film Time after time, sur la rencontre improbable cette fois de H.G. Wells et de Jack l’éventreur. Il est engagé sur Star Trek II pour réussir l’impossible pari de faire l’épisode qui mettra tous les publics d’accord. Sans le savoir, il va révolutionner Star Trek et poser toutes les bases qui vont faire de la franchise ce qu’elle a de meilleur.</p>
<p>Tout d’abord tout le décorum est modernisé. Chaque pièce du vaisseau semble réelle et il n’est pas rare de voir un technicien en arrière-plan faire son boulot quotidien. Tout semble tangible car tout semble banal pour les personnages du film : oui nous sommes des explorateurs de l’espace, oui nous sommes des fonctionnaires. Pour la première fois, on voit ces gens manger, boire (et là coup de génie avec l’invention de la bière romulienne), dormir, lire un bouquin, philosopher au coin du feu, parler de leurs petits tracas personnels et tout ça entre deux batailles extraordinaires entre vaisseaux gigantesques. Là aussi c’est une première, sans doute décomplexé par les effets spéciaux de Star Wars, Star Trek ose enfin des batailles de vaisseaux sur le même plan géographique tels des navires de guerre de l’empire britannique. D’ailleurs, autre élément venant de la Royal Navy, a présent chaque membre d’équipage ne portera plus une combinaison mais un uniforme tout ce qu’il y a de plus militaire avec grades, protocoles et hiérarchie très organisée (d’où une scène géniale de préparation laborieuse de lancement d’un missile comme dans un sous-marin, d’une simulation de combat pour la bleusaille ou encore de l’utilisation d’un jargon militariste).<br />
La magie et la philosophie du premier film laissent donc place à un univers plus crédible, plus matériel et plus passionné.</p>
<div id="attachment_6790" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-2.jpg"><img class="size-full wp-image-6790" title="ST2 2" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-2.jpg" alt="" width="400" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Le plus grand enculé de l&#39;univers</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>KHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!!!</p>
<p>Autre dimension non négligeable du film : le coté théâtral shakespearien assumé donnant au space opera des lettres de noblesses insoupçonnables.</p>
<p>Le film est en réalité la suite directe d’un épisode la 2ème saison de la série d’origine, l’un des meilleurs de toute la série. L’Enterprise y croisait un vaisseau de la fin du XXème siècle contenant des personnes en cryogénisation depuis près de 300 ans. Kirk y découvrait Khan Noonien Singh et son armée de surhommes génétiquement modifiés. Après quelques combats, Khan prenait de force la barre du vaisseau, ce qui mit Kirk pour la seule et unique fois de la série dans une rage sincère. Pris de colère, Kirk abandonna Khan et ses fidèles sur une planète abandonnée et désertique.</p>
<p>Situé 15 ans après cet événement, le film retrace la vengeance entreprise par Khan et les rares survivants de son armée pour s’échapper de sa planète à bord d’un vaisseau de Starfleet. Puis il attaque l’Enterprise avec une arme capable d’un désastre au niveau apocalyptique. Comme dans Macbeth et Hamlet, on suit en parallèle les destins de Kirk et Khan, tous deux pris dans une guerre dont l’affrontement personnel est certes le point culminant du film, mais seulement une partie d’un grand tableau comprenant  beaucoup de schémas complexes entre les personnages et leur histoire. Remplit d’orgueil et de colère, Khan est prêt à retourner l’univers de fond en comble pour tenir Kirk contre l’avis de ses lieutenants et Kirk de son coté doit faire face à la crise de la 50-aine, devenant dépressif à l’idée de vieillir et de mourir tandis qu’il se découvre un fils déjà adulte pas vraiment prêt a jouer l’esprit de famille. Comme vous pouvez le voir, on est loin de fumisteries kitsch ultra-manichénnes et ce n’est ni le rythme de feu du métrage ou ses superbes effets spéciaux (signés ILM) qui vont contredire la qualité du scénario.</p>
<div id="attachment_6791" class="wp-caption aligncenter" style="width: 585px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-3.jpg"><img class="size-full wp-image-6791" title="ST2 3" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-3-e1301398463556.jpg" alt="" width="575" height="335" /></a><p class="wp-caption-text">Une des scènes les plus déchirantes de l&#39;histoire de la science-fiction moderne.</p></div>
<p>L’épisode est en réalité si marquant par ses nombreuses scènes et répliques cultes qu’elles ont influencé un grand nombre de  films et de cinéastes, par exemple l’utilisation du proverbe shakespearien-klingon « la vengeance est un plat qui se mange froid » vient de cet opus, A chaque fois que vous entendez le nom ou l’expression Kobayashi Maru comme dans Usual Suspects ça vient de Khan, South Park et Futurama y placent toujours une référence, Tarantino et Rodriguez puisent régulièrement leur imagination dans ce film et on peut même voir X-men 2 de Singer comme un remake inavoué de Star Trek II, les mutants empruntant le même début, le même déroulement, de nombreux détails, personnages et séquences et exactement la même fin et le même plan final. Comme l’Empire Contre-Attaque, La Colère de Khan est devenue un film-phénomène de toute une génération dans le monde entier (sauf en France) devenant un point de repère de ce que doit être un film Star Trek dans l’idéal.<br />
Porté par des acteurs qui y croient plus que jamais (William Shatner, Ricardo Montalban et Leonard Nimoy sont impeccables de la première à la dernière image et on a même droit au premier rôle au ciné pour Kirstie Alley dans le rôle de Saavik) et une réalisation incroyablement bien inspirée, le tout culminant dans un twist imprévisible à s’en bouffer les cojones si on enchaîne pas immédiatement avec le film suivant.</p>
<p><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6792" title="ST2 4" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-4-e1301398496349.jpg" alt="" width="575" height="311" /></a></p>
<div id="attachment_6793" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><a href="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-5.png"><img class="size-full wp-image-6793" title="ST2 5" src="http://www.blog-bazar.com/wp-content/uploads/2011/03/ST2-5.png" alt="" width="450" height="190" /></a><p class="wp-caption-text">Une des plus belles batailles de l’histoire de la science-fiction : l’affrontement final dans la nébuleuse mutara</p></div>
<p>6/6 Le plus grand film de l’histoire de la space opera aux cotés de l’Empire contre-Attaque c’est bien Star Trek II, monument de s-f beau, drôle, fun, touchant, intelligent, boulversant lors du final et si complet qu’il appelle à des comparaisons Shakespeariennes évidentes.</p>
<p>Un chef d&#8217;oeuvre indispensable à voir en boucle pour les fans comme pour les néophytes.</p>
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