A Lire : One Piece
Quel est le point commun entre un homme élastique, un épéiste spécialisé dans le combat à trois sabres, une voleuse experte en climatologie ainsi qu’en navigation, un tireur d’élite mythomane et inventeur à ses heures perdues, un cordon bleu à la galanterie aussi affûté que son jeu de jambes, un renne à moitié humain et médecin de son état, une archéologue qui peut faire pousser des mains où bon lui semble, un charpentier de génie qui s’est lui-même transformé en cyborg et pour finir, un squelette bretteur et musicien virtuose?
Une question pour laquelle Eiichiro Oda (scénariste et dessinateur) donne depuis 1997 une multitude d’éléments de réponse, à travers un Shonen façon Dragon Ball axé sur l’univers de la piraterie, époque gallion, rhum et pavillon noir. Il a nommé : One Piece.
Le héros, Monkey D. Luffy est une jeune garçon de Fushia Town, un petit village d’East Blue, qui décide de partir à l’aventure sur la Route de Tous les Périls. Ayant accidentellement mangé un des fruits du démon, son corps est désormais en caoutchouc, ce qui lui permet d’étendre ses membres sur commande et de résister aux balles. Comme tous les utilisateurs des fruits du démon, il perd en même temps la faculté de nager, ce qui ne l’empêche pas de chercher à réaliser son rêve : rassembler un puissant équipage et mettre la main sur le One Piece, le plus gros trésor jamais amassé par le seul homme qui a pu prétendre au titre de Seigneur des Pirates, le défunt Gold D. Roger.
Eiishiro Oda reprend à merveille les ingrédients du Treasure Island de Robert Louis Stevenson, et construit à partir de cette base un univers crée de toutes pièces dans lequel se débattent tour à tour, monstres marins, pirates et aventuriers de toutes sortes et communautés insulaires, alors que deux forces s’opposent sans relâche: le Gouvernement du Monde et la Marine d’une part, et les Empreurs des Mers de l’autre, regroupant les pirates les plus puissants, à la recherche du One Piece et de l’héritage du Seigneur des Pirates.
L’histoire du monde, dans ce manga, est d’ailleurs entâchée par un conflit majeur à la suite duquel 100 ans ont été effacé de la mémoire collective, toute tentative de s’approcher de cette vérité étant cruellement réprimée par les forces en place.
Voilà pour le contexte..
Un univers haut en couleurs et extrêmenent riche, combiné à une intrigue à tiroirs, des héros aussi atypiques qu’attachants, un bestiaire à faire pâlir le zoo du Bronx, One Piece s’impose comme une référence incontournable du manga contemporain. Le dessin en noir et blanc est souvent volontairement simpliste voire brouillon, ce qui permet à Oda de nous faire avaler n’importe quoi avec une dose d’humour des plus déjanté, sans pour autant manquer d’une certaine finesse. Le rythme de l’aventure est soutenu et euphorique, et il est très difficile d’en prédire le dénouement, même au bout de 561 chapitres parus dans le Weekly Shonen Jump depuis 1997.
Pour l’anecdote, la série devait s’achever au bout de 7 ans.
51 volumes parus en France (Glénat) pour 55 reliés au Japon (Shueisha) font de One Piece un sacré morceau à attaquer. Rappelons que la saga est encore inachevée. Même si la série animée (signée Toei Animation), déjà riche de plus de 400 épisodes, reprend adroitement l’oeuvre originale, je conseille à ce qui sont tentés par les aventures de Luffy de passer d’abord par la case manga (d’ailleurs, je vous fais grâce des génériques, qui sont tous insupportables).
Car en plus du réel plaisir de lecture que procure One Piece, des extraits de correspondances entre l’auteur et ses lecteurs agrémentent le passage d’un chapitre à l’autre, accompagnés d’histoires courtes transcrites en une page et qui reprennent les péripéties de certains personnages avant ou après qu’ils ne croisent la route de notre héros et de son équipage. Une sacrée valeur ajoutée!
Bref, amis lecteurs, partez sans retenue à la découverte de One Piece! Je m’en vais, pour ma part, chercher le Ratafia de Binks…
Si vous ne devez qu’en lire un : À l’aube d’une grande aventure (Tome 1, qui met une claque d’entrée de jeu).
Et pour finir, mon préféré : Déclaration de guerre (Tome 41).
Prix Fnac : 6.18 €
PHB







Héhé on va bientôt tout connaître des secrets d’Elasticman !
Héhé, pour l’anecdote, j’ai crée E-M une semaine avant d’attaquer le manga (dont j’avais lu le premier tome 2 ans plus tôt-faute d’avoi la suite sous la main, j’avais reporté le chantier)…
C’était assez drole de se rendre compte en lisant One piece que je l’avais plagié de chez plagié ^_^ pour créer le plus grands héros de tous les temps (Muahahahaha)
très bonne présentation fylyp. Je pense qu’il faut insister sur la richesse et la profondeur des personnages secondaires.
Il faudra bientôt créer un topic dans le forum pour débattre.
Mais ce sera fait cher ami ^_^ et je compte sur toi pour mener le débat… Concernant ta remarque (on ne peut plus juste), j’ai préféré tendre l’hameçon avec la phrase d’intro, qui, je l’espère, aiguisera la curisosité des lecteurs.
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