A Lire : Full Metal Alchemist

mai 08, 2010 3 commentaires de

Dans un monde et une époque qui ne sont pas sans rappeler l’Europe industrielle du XIXème siècle, Edward et Alphonse Elric, deux jeunes alchimistes d’Etat, sont à la recherche de la légendaire pierre philosohale.

Ed, l’aîné des deux frères a perdu un bras et une jambe au cours d’une dangeureuse expérience qu’il a mené par le passé. Des membres qu’il a par la suite fait remplacer par des automails, sorte de prothèses métalliques articulées. Quant à Al, le cadet, son corps à tout simplement disparu au cours de cette même expérience ratée. Son âme a donc été fixée par Ed à une vieille armure afin qu’il puisse rester dans le monde des vivants.

Les deux frères, qui avaient tenté de percer le secret de la transmutation humaine, cherchent maintenant à récupérer leurs corps.

L’Alchimie est l’une des disciplines les plus anciennes de la civilisation. Elle se définit généralement comme l’art de purifier l’impur en imitant et en accélérant les opérations de la nature afin de parfaire la matière. S’il faut attendre le début du deuxième millénaire (ap J.C.) pour que l’Europe du moyen-âge se passionne pour cette science ésotérique, on en retrouve déjà des traces en Egypte, en Chine ou en Inde dès le IIème siècle ap J.C.

« Il s’agit d’un corpus de savoirs, distinct de la religion et de la philosophie (même si cela n’est pas toujours net), car se croyant fondé sur des faits et des déductions, mais sans qu’il soit possible d’y trouver des bases scientifiques au sens moderne. Elle se présente comme un ensemble de concepts très généraux et éloignés des faits, qui inspirent cependant un certain nombre de recettes opératoires, et auquel se ramène, de toute façon, toute interprétation des résultats. » (Larousse)

« La Pierre Philosophale (ou Pierre des Sages), centre d’intérêt de l’alchimie représente l’aboutissement de ce qui était appelé le Grand Oeuvre. Cette « pierre » serait une substance capable de réaliser la transmutation des métaux « vils » — il faut comprendre non précieux — en or. On pourrait également en extraire la Panacée ou Élixir de Longue Vie, qui aurait le pouvoir de guérir tous les maux et rendrait immortel celui qui le boit. » (Wikipédia).

C’est donc autours de ce concept que la charmante Hiromu Arakawa va bâtir son manga.

Full Metal Alchemist fait partie de ces shônens qui ne me séduisent généralement pas au premier coup d’oeil, la faute à un design général trop conventionnel et pauvre en détails. J’ai donc mis un certain temps avant de me décider à me plonger dans cette aventure qui est communément considérée comme l’un des titres phares de cette dernière décennie. Je constate après coup que ce statut est largement mérité, car ce que je ne jugeais que de loin s’avère être un petit bijou si on l’observe d’un peu plus près.

Le dessin, pour commencer, tient bon la rampe et on se rend compte très vite que le côté dépouillé est plus un choix artistique qu’un aveu de faiblesse face aux impératifs de rythme de diffusion des magazines nippons. Le trait d’Hiromu est dense et maîtrisé, se concentrant plus sur la clarté des perspectives que sur le détails des textures, ce qui a le mérite de rendre les scènes les plus complexes beaucoup plus lisibles que si elles étaient plus détaillées. On peut sans doute reprocher quelques grossiertés ça et là, mais l’ensemble est très bon.

Comme souvent dans les shônen à rallonge, les personnages secondaires sont légions. Dans Full Metal Alchemist, tous ont une importance dans le scénario, que ce soit dans le développement de l’intrigue principale ou juste pour leur participation aux innombrables séquences d’humour anachronique dont nous fait grâce l’auteur et que je vous laisse découvrir seuls.

Quand à la trame principale, elle est tout simplement géniale et ne s’arrête pas au simple devenir des héros du manga, plaçant l’alchimie au coeur du débat. Une trame également renforcée par un petit côté « road movie au coeur du II ème Reich » qui se dégage au fil des chapitres, ce qui permet au lecteur de véritablement plonger dans l’univers d’Amestris, le pays dans lequel évoluent nos héros. Dernier détails, qui joue beaucoup sur l’attrait que peut inspirer Full Metal Alchemist : le mélange entre la magie et l’armée. Une combinaison qui avait déjà été exploitée de manière assez similaire dans la saga des Final Fantasy. C’est d’ailleurs l’éditeur nippon Square Enix qui se charge de la publication de la série en volumes (25 tomes disponibles début 2010, série en cours).

Arrivé en France en 2005, grâce à l’éditeur Kurokawa (qui en est à 24 tomes traduits), Full Metal Alchemist est ce qu’on appelle une grosse cylindrée : meilleure vente en 2005, au grand bonheur du Monthly Shonen Gagan de Square Enix, 30 millions de volumes vendus en 2008, une série animée de 53 épisodes s’inspirant librement de l’univers en 2003/2004, suivie d’une autre en 2009, plus fidèle à la trame du manga et toujours en cours, un long métrage animé de très bonne qualité (The Conqueror of Shamballa, 2005), une dizaine de jeux vidéos, la plupart n’ayant pas été traduits en Europe, et même une série de romans autours de l’univers du shônen signée Makoto Inoue, disponible en France aux éditions Fleuve Noire… un palmarès qui en dit long !

Personellement, après avoir vaincu mon scepticisme et m’être laissé convaincre par l’histoire, je suis actuellement en train d’acquérir les tomes de la série. Comble du bonheur, à la fin de chaque volume, l’auteur se lâche en livrant quelques strips mettant en scène soit les personnages de son manga, soit son humble personne, grimée en vachette nervrotique.

Que du bonheur !

Bref, comme j’ai l’habitude de dire, Full Metal Alchemist c’est vachement bien. N’hésitez pas ! N’hésitez plus !

Si vous ne devez en lire qu’un : Le tome 1.

Et pour finir, mon préféré : Le tome 7 (dans lequel on découvre le personnage de Greed)

Prix moyen: autours de 7 euros par tome.

Bibliothèque, Manga

Related posts:

  1. A Lire : Death Note
  2. A lire (Et Pourquoi Pas, A voir) : Naruto
  3. A lire : GTO
  4. A lire : MPD Psycho
  5. A lire: Orion

A propos de l'auteur

Né au point A. En route pour le point G. Vous pouvez me retrouver sur mon blog perso..

3 réponses to “A Lire : Full Metal Alchemist”

  1. Grishka says:

    On dirait que tu prend un malin plaisir a vouloir faire acheter des mangas aux personnes qui en lisent peu ! Encore un à tester.

  2. fylyp82 says:

    Heheheh, c’est pas ma faute s’il y en a bcp de très bon. Bon je vous rassure, y en a aussi de très pourris, mais ceux-là, ya peu de chance qu’on en parle ici (ou alors dans un dossier spécial pourri)!

  3. fylyp82 says:

    Petite news pour signaler, avec un mois de retard, que Full Metal Alchemist, le manga, est TERMINE après 9 ans de parutions mensuelles dans les pages du magazine nippon Gagan !

    On notera que le finale est tout ce qu’il ya de plus réussi et a été publié en éditions spéciale de 120 pages pour le dernier épisode.

    Les francophones n’ont plus qu’à espérer que Kurokawa se se démerde pas pour perdre les droits de diffusion avant la parution du dernier tome !

Laisser une réponse