A lire : Bastard !
Il était une fois, dans un ère dominée par l’acier et la magie, quatre puissants royaumes à l’indescriptible passé qui protégaient chacun le fragment d’un sort destiné à emprisonner Anthrax, le dieu maudit de la destruction. Ce sort était bien entendu l’objet de toutes les convoitises et les royaumes étaient fréquemment attaqués par les êtres les plus mal intentionnés, cherchant à contrôler cette source de puissance.
Parmi les innombrables assaillants qui tentèrent de briser les sceaux d’Anthrax, les murs du royaume de Metalicana se souviennent de l’un d’entre eux en particulier : un Wizard dément à l’ambition démesurée, qui, avec l’aide de ses quatres généraux, avait presque réussi à soumettre le monde entier. Ce Wizard, qui fut finalement vaincu par les pairs du royaume au terme d’un combat épique et sanguinaire, s’appelait Dark Schneider.
On raconte qu’à l’issu du combat qui l’opposait à Lars, le chevalier Dragon et Geo Note Soto, le grand prêtre de Metalicana, Dark Schneider réussit à se lancer un sort de réincarnation juste avant de mourir, sort qu’aurait sensiblement dévié le grand prêtre pour enfermer le Wizard dans le corps d’un nouveau-né, Lucié Len len, qu’il prit ensuite sous son aile et qu’il éduqua au côté de sa propre fille, Tya Note Yoko.
Quinze ans plus tard, Metalicana est à nouveau la cible d’un puissant ennemi : les quatre généraux de Dark Scheneider se sont à nouveau réunis pour s’emparer du pouvoir d’Anthrax et avec la disparition du chevalier Dragon, il ne reste plus qu’un homme qui puisse protéger le royaume, pour peu qu’il ait envie de le faire …
Bastard est un manga atypique à bien des égards : tout d’abord, au-delà du scénario qui propose un patchwork façon « partie déjantée de jeu de rôle », le lecteur est amené à suivre l’évolution du personnage principal, à avoir l’ingnoble, l’indécent, le cruel Dark Scheinder. Prétentieux comme une armée de paons, obscène comme une tribu de macaque qui aurait trouvé un stock de viagra, Dark Schneider est ce qu’on appelle soit un connard, soit une enflure, soit toute autre synonyme du terme « enfoiré » disponible dans n’importe quel dictionnaire. En un mot comme en mille, le titre de ce manga lui correspond parfaitement.
Imbu de sa personne et toujours aussi assoiffé de pouvoir, Dark Schneider va devoir compter avec l’influence de Lucié Lenlen, le garçon dans le coprs duquel il a été enfermé, et dont le caractère a eu le temps en quinze ans de déteindre sur le Wizard, adoucissant sensiblement son coeur, sans pour autant réussir à polir son langage.
Deuxième particularité du manga de Kazushi Hagiwara, sa longévité étrangement assumée : le premier épisode a été publié au Japon dans les pages du célèbre Weekly Shonen Jump dès 1988 ! Après avoir respecté un certain rythme de parution, les planches se sont fait de plus en plus irrégulières au fur et à mesure que la série traînait en longueur. Je ne vous parlerai pas de l’intrigue ou c’est passé de l’escarmouche locale au règlement de compte divin, avec redistribution des rôles à la clé et toute les cliques du paradis et de l’enfer impliquées dans le bordel,et le minimum syndical de cohérence
Le style de dessin a aussi radicalement (et bizzarement) évolué, passant d’un pur style shônen fantastique à un design plus lustré abusant du traitement informatique des images.
Le resultat perd un peu en caractère mais gagne en spectacle, les images des derniers tomes étant particulièrement fouillées et frandioses. Toute fois, à ce stade, le même problème que pour Saint Seiya G se pose, le support manga à l’air trop petit pour contenir certaines cases sans en entraver la lisibilité.
Hagiwara retouche d’ailleurs ses premières planches depuis quelques temps pour essayer d’apporter un peu de cohérence dans tout ça. Ci-dessous : à gauche, la planche il y a 20 ans, à droite, le résultat retouché.
Bref, Bastard ! est un manga un peu bizzare, entre l’oeuvre heroic fantasy sérieuse et le délire biblique le plus perché du monde, avec de la fesse, du sang, des rires et des larmes, le tout en grande pompes. Le rythme de parution est cauchemardesque, même pour nos amis nippons (26 volumes jusque là, édition Ultra Jump).
Mais bon, Bastard fait rire ! Beaucoup et franchement. Et ça, je vous laisse découvrir pourquoi ! Petite piste : les fans de metal adoreront retrouver certains noms de titres ou de groupes célèbres disséminés dans les dialogues.
C’est Glénat qui s’est occupé de l’importation de ce hors-d’oeuvre en France, alors qu’une série de 6 OAV a vu le jour en 1992, reprenant les premiers chapitres de la saga.
A dévorer jusqu’à l’hystérie !
Si vous ne devez en lire qu’un : Les tomes 1 à 3, au choix (quitte à revenir en arrière, si ça vous a plu).
Et pour finir, mon préféré : Le tome 12 (ou le grand départ en sucette de l’intrigue).
Prix moyen : autours de 7 euros tomes






Autant le personnage a l’air cool, marrant et intéressant, autant le reste de l’histoire ne m’attire pas trop. C’est toujours le format manga qui me coince…