A lire : 1602
Ce que j’aime bien avec les super héros (Marvel ou DC d’ailleurs) c’est l’incroyable quantité d’histoires qu’on peut nous présenter, le nombre de monde parallèle, reboot, cross over et autres fantaisies qu’on peut y trouver. Et il est souvent difficile de s’y retrouver si on a raté telle ou telle histoire. Parce que quand on apprend que son héros favori est devenu méchant, parce que dans un monde parallèle sa petite amie c’est fait tuée par une créature d’une autre série, et que maintenant dans le mon réel, les deux loustics vont se foutre sur la tronche… et bien on est content d’avoir le numéro 1. Si on veut aller par là, il y a toujours un commencement à ces histoires, mais y’aura jamais vraiment de fin.
Tout ça pour vous parler de 1602 de Neil Gaiman et Andy Hubert, un comic édité par Marvel dans la collection… 100% MARVEL .
L’histoire se passe comme de bien entendu en 1602, alors que les héros Marvel font leur véritable première apparition sur terre.
Le décalage avec les temps modernes est bien amené et Gaiman s’en sert remarquablement bien pour nous conter une histoire dont il à le secret.
On croisera dans cette aventure de nombreux personnages tels que les X-mens, Spider-Man, Daredevil, Thor, les 4 Fantastiques…
Devant un tel foisonnement, Gaiman a su garder pour chaque personnage les traits principaux, mais devant un tel foisonnement, pour ne pas perdre les non-initiés, ils sont ici réduits au strict minimum : quelques phrases ici et là appellent des références connues pour les amateurs de l’univers Marvel, mais ça s’arrête là.
Sorti en deux tomes en France, le visuel est agréable et vraiment léché. Tout en couleur, le dessin sied parfaitement à cette époque, les éclairages y sont pour beaucoup.
L’histoire elle-même est très courte et les scènes se suivent à rythme soutenu. Ça ne gâche pas le plaisir, loin de là, on rentre facilement dans cet univers, et au final l’intégration des super héros se fait naturellement. Je ne dirais rien du scénario, mais il est bien ficelé. Rien de très surprenant pour les habitués qui ont déjà vu pire, mais suffisamment entraînant pour qu’on regrette d’en être si vite à la fin.
Toutefois, une suite à vu le jour, pas d’autres auteurs. Je ne l’ai pas lu, mais elle se déroule juste après les 2 premiers tomes. A priori, aucune autre suite n’est prévue, ce qui est bien dommage : l’histoire des super héros est tellement liée, tellement indissociable de l’histoire américaine qu’une relecture au premier temps de ce pays aurait pu apporter de bons moments (même en considérant que les deux premiers tomes effleurent le sujet avec talent).
À quand l’univers DC en 1802 ?






